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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

musique

Publié le par maplumefee
Publié dans : #dieu, #euterpe, #jpg, #muse, #musique

 

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En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com

 

Pour ce 28 novembre, retour au thème choisi soit « La Musique, joie d'écouter ou de jouer d'un instrument ». Les participations sont sur le blog de LilouSoleil... Merci à Fardoise et à Lilou ??

 

https://lilousol.wordpress.com

 

 

En poursuivant l'exploration de ce thème, à travers une œuvre de l'artiste suisse Jakob Emanuel Handmann (1718-1781), je veux rendre hommage à la muse Euterpe qui règne sur la magie des sons et le pouvoir de la Musique. Je prends également plaisir à évoquer ses sœurs qui régissent les Arts car les dons et talents qu'elles insufflent sont imprégnés d'une même énergie ardente.

 

Les Arts sont liés, leur fusion nous enchante !

 

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Euterpe est la créatrice de la musique, la reine des instruments à vent. Couronnée de fleurs, elle tient une flûte d'où émane, à travers différents récits mythologiques, le Son Originel. Elle appartient à la célébrissime fratrie des Neuf Muses.

 

Les Neuf Muses, filles de Mnémosyne, la Mémoire et de Zeus/Jupiter, le maître des Olympiens sont honorées comme des Déesses. Leurs voix mélodieuses résonnent dans les lieux élevés. Leur assemblée est présidée par le dieu Apollon. Les Grâces paraissent auprès d'elles ainsi que le dieu de l'Amour, des artistes, des sages et des philosophes.

 

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Belles, jeunes, brillantes, sensuelles, gardiennes de la Connaissance, inspiratrices des Arts, les Muses (Mnémosynides) ne se laissent pas défier sans réagir avec intensité. Elles sont à l'origine de la transformation des Sirènes, esprits de l'air sous leur forme initiale, en demoiselles des eaux. Les Sirènes, femmes ailées, leurs disputèrent le premier prix de chant auprès des Olympiens. Les Muses, opiniâtres, gagnèrent et les Sirènes perdirent leur plumage et furent obligées de s'exiler sur une île lointaine, à proximité des terrifiants Charybde et Scylla.

 

Quelques temps plus tard, neuf sœurs dotées de belles qualités artistiques, les Piérides, se mesurèrent aux Muses. Elles perdirent et se mirent en colère. En guise de punition pour avoir vilipendé les Muses, elles furent transformées en pies par les dieux. Condamnées à jacasser pour l'Éternité...

 

De nombreuses fontaines et sources sont consacrées aux Muses, à l'instar de l'Hippocrène, source née d'un coup de sabot du cheval ailé Pégase, coursier merveilleux associé à l'Inspiration Poétique.

 

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Visite de Minerve aux Muses par Joos de Momper le Jeune (1564-1635). Pégase et la source/fontaine Hippocrène apparaissent à droite. Un concert, dans cette œuvre précieuse, s'organise autour d'Euterpe.

 

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Euterpe a pour sœurs :

 

Uranie « la savante » qui règne sur l’Astronomie et l’Astrologie.

 

Calliope, la spécialiste de l’éloquence et de la poésie héroïque, mère du poète Orphée.

 

Clio, suzeraine de l'Histoire, gardienne des grands événements et des mémoires ancestrales.

 

Thalie, « la vive », qui préside à la comédie et apporte la joie.

 

Melpomène, la reine de la tragédie, celle qui charme par ses vers héroïques.

 

Érato, suzeraine de la poésie passionnée, muse des vers ardents et de l'élégie.

 

Polymnie, fondatrice de la poésie lyrique et de l’harmonie.

 

Terpsichore, maîtresse de la danse et de l'énergie flamboyante des mouvements.

 

Dans l'Antiquité, on les invoquait au début et à la fin de chaque chanson et on leur offrait des libations à base d’eau fraîche, de lait parfumé à la rose et de miel.

 

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Jakob Emanuel Handmann naquit à Bâle en 1718. Amoureux des Arts, il fut l'élève du portraitiste Johann Ulrich Schnetzler (1704-1763) avant d'approfondir sa technique à Paris, dans l'atelier de Jean Restout II dit Le Jeune (1692-1768) et d'étudier à Rome, chez Pierre Subleyras (1699-1749) et dans le Studiolo de Marco Benefial (1684-1764), peintre d'inspiration baroque.

 

Grand voyageur, expert en copies de chefs d’œuvre de l'Antiquité et de la Renaissance, il a peint une Euterpe rayonnante en sa douceur juvénile, dans un décor champêtre élégant, sous le regard d'un Satyre en buste qui représente le dieu Pan.

 

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Pan, dieu de la Nature, était vénéré, dans la Grèce antique, par les bergers et les peuples du Pagus. Gardien des troupeaux et protecteur des habitants des bois et des prairies, ce dieu agreste adorait la musique et fut l'inventeur de la Syrinx, la flûte emblématique des bergers dite « Flûte de Pan ». Une autre histoire à développer dans un autre article car j'ai plein de choses à dire sur Pan... Toujours aussi bavarde cette Plume Fée... Sourires !

 

 

Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi des créations délicieusement féminines, réalisées par l'artiste russe Anna Razumovskaya.

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/11/le-tableau-du-samedi-anna-razumovskaya-musiciennes.html

 

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©Anna Razumovskaya

Vive le pouvoir de la Musique !

 

Et belles pensées pour vous chers Aminautes, en ces temps où l'on a bien besoin de se changer les idées...

 

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Musique de l'Air à la fenêtre et plaisirs de l'instant...

 

 

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Le vent a soufflé ses notes en symphonie...

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #john, #jpg, #musique, #poynter, #sirene

 

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En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

 

Pour les 21 et 28 novembre, le thème choisi est « La Musique, joie d'écouter ou de jouer d'un instrument ». Les participations sont sur le blog de LilouSoleil... Merci à Fardoise et à Lilou ??

 

https://lilousol.wordpress.com/

 

J'ai choisi cette semaine une Sirène jouant de la musique, œuvre de Sir Edward John Poynter (1836-1919), peintre et sculpteur britannique considéré comme un maître en son temps. La Sirène est une beauté qui exerce sur moi, depuis l'enfance, une fascination ardente. Elle est l'un de « mes » personnages fantasmagoriques préférés.

 

Réputée à la fois douce et vénéneuse, son étreinte suscitait, à l'époque Victorienne, de nombreux fantasmes. On racontait, dans les villes portuaires et pas seulement, des histoires mettant en scène des relations amoureuses torrides entre des jeunes femmes aux pouvoirs de sirènes et des pêcheurs ou des jeunes hommes attrapés par les dites sirènes alors qu'ils nageaient ou se promenaient au bord de l'eau.

 

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La Sirène est profondément liée aux énergies de la musique et du chant. Celle que Sir Edward John Poynter (1836-1919) met en scène correspond aux canons esthétiques victoriens de la Beauté, Beauté qui s'enracine dans les grâces idéalisées des mondes antiques et se pare de détails élégants.

 

Les couleurs du tableau sont des plus remarquables. Les artistes victoriens appréciaient les nuances de pierres fines ou précieuses. Ici, se rencontrent l'aventurine, le saphir et le brun doré de l’œil de tigre, couleurs profondes, au charme mystérieux, réputées stimuler le potentiel artistique, attiser le feu bénéfique de la créativité et « affiner l'intelligence » aux dires de Léonard de Vinci (1452-1519).

 

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Fils de l'architecte Ambrose Poynter, John Edward Poynter naquit à Paris et grandit en développant ses aptitudes pour les Arts (Peinture, Sculpture, Mosaïque) et en faisant des études internationales. Il voyagea à Londres puis à Rome où il se passionna pour les sculptures de Michel-Ange et il revint à Paris où il fut admis dans l'atelier du maître Charles Gleyre (1806-1874).

 

Fort connu et apprécié en son temps, il fut considéré comme un talentueux artiste en matière de peinture d'histoire. Doté de nombreuses récompenses, il occupa des postes prestigieux : Directeur du Royal College of Art de 1875 à 1881, Directeur de la National Gallery de 1894 à 1904, Académicien, Président de la Royal Academy en 1896. Il fut anobli, nommé Chevalier en 1896 et Baronnet en 1902. En 1898, il fut gratifié du Titre Honorifique de Personnalité de l'Université de Cambridge.

 

Ses œuvres sont visibles dans les plus grands musées et l'une de ses mosaïques pare le grand hall du Palais de Westminster.

 

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Il aima peindre l'Antiquité comme un Âge d'Or, un monde idéal peuplé d'élégantes héroïnes aux formes voluptueuses et surtout, il mit en valeur la femme à travers différentes émanations de ses charmes et de ses vertus.

 

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Les Sirènes de la mythologie grecque vivaient sur une île située au milieu du détroit de Sicile, entre le territoire d'Aea et les deux célèbres rochers-monstres Charybde et Scylla. Célèbres pour leurs chants mélodieux qui attiraient, de manière irrépressible, les marins, elles étaient représentées souvent en train de jouer d'un instrument de musique (harpe, lyre, flûte...) ou de coiffer leur longue chevelure qui pouvait être « naturelle » ou constellée de corail, de perles, de fleurs aquatiques, de coquillages voire de petits os.

 

On les disait filles du dieu fleuve Achéloos et en fonction des légendes et des récits, elles avaient pour mère Calliope, Melpomène ou Gaïa.

 

A l'époque romaine, on les considérait comme des femmes oiseaux que l'on croyait métamorphosées par la déesse Cérès pour ne pas être intervenues pendant l'enlèvement de la jeune déesse Proserpine, fille de Cérès, par Pluton, l'Hadès grec.

 

Au Moyen-Âge, on leur attribua peu à peu une queue de poisson et elles évoluèrent dans un monde féerique.

 

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Le chant de la Sirène est une étendue musicale sauvage, une contrée infinie de fantasmes, une initiation par les sortilèges de l'eau. Ce chant était au départ l'attribut des Sirènes Ailées car les premières Sirènes, comme je l'évoquais ci-dessus, possédaient un corps d'oiseau, des ailes puissantes et un visage de jeune fille.

Particulièrement fières de la beauté de leurs voix, elles décidèrent un jour de défier les Muses, filles de Mnémosyne, la déesse de la Mémoire et de Zeus, le roi des dieux. Au terme d'un « affrontement » artistique d'une qualité des plus intenses, les Muses furent déclarées victorieuses et elles choisirent de recevoir pour trophée une couronne réalisée avec les plumes des Sirènes.

Privées de la possibilité de voler, les Sirènes s'installèrent alors sur les côtes tourmentées d'Italie Méridionale et leurs corps se transformèrent. Elles devinrent des femmes poissons et des esprits ambivalents des mouvements de l'eau.

 

On les retrouve, de par le monde, dans une infinité de légendes et de mythes. Ainsi, nombre de héros ont-ils dû, sur des mers hostiles, affronter les Sirènes et redoubler d'efforts afin de ne pas succomber à la tentation de leurs chants qui les auraient précipités dans les abysses de l'Océan.

 

Mais les Sirènes, trop souvent décriées à travers une vision patriarcale, sont aussi des Protectrices, des Matriarches que l'on invoque, depuis des temps très anciens, à l'instar de Yemanja ou de Lemanja, déesse afro-brésilienne qui veille sur les communautés de pêcheurs et leur apporte, outre un soutien sur les flots, la réalisation de leurs vœux. Yemanja est représentée soit comme une magnifique femme à la peau noire, soit comme une Sirène que l'on honore en lui offrant des fleurs blanches au cœur doré, des bougies, des petits gâteaux, des pièces de monnaie, des figurines en cire parfumée...

 

La force nourricière et bienveillante de Yemanja se retrouve dans les célébrations du culte de Notre-Dame des Navigateurs, une Marie des Caraïbes dévolue aux « peuples des eaux ».

 

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Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi une œuvre du peintre anglais néo-classique John William Godward (1861-1922), intitulée La Joueuse de Tambourin.

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/11/le-tableau-du-samedi-john-william-godward-la-joueuse-de-tambourin.html

 

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« La musique... est la vapeur de l'art. Elle est à la poésie ce que la rêverie est à la pensée, ce que le fluide est au liquide, ce que l'océan des nuées est à l'océan des ondes. », Victor Hugo (1802-1885).

 

« Si la musique nous est si chère, c'est qu'elle est la parole la plus profonde de l'âme, le cri harmonieux de sa joie et de sa douleur. », Romain Rolland (1866-1944).

 

« La musique est la langue des émotions. », Emmanuel Kant (1724-1804).

 

« La musique est l'aliment de l'amour ! », William Shakespeare (1564-1616).

 

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Je pense bien à vous chers Aminautes, prenez soin de vous, gros bisous !

Plume

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