Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

parfum

Publié le par maplumefee
Publié dans : #albert, #jpg, #merat, #parfum, #Parnasse, #poeme

 

Image001.jpg

 

Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

 

Parfums de Nature, chemins où vibre l'Été, instants plaisir à butiner...

J'ai choisi un poème, signé Albert Mérat (1840-1909), qui m'a happée dans sa trame subtile. Issu du recueil intitulé « Les Chimères », paru en 1866, il exprime une myriade de sensations que je voulais illustrer avec des photos cueillies au gré des mes pérégrinations.

 

Image002.jpg

 

Image003.jpg

 

Les Parfums

 

« La moisson sent le pain : la terre boulangère

Se trahit dans ses lourds épis aux grains roussis,

Et caresse au parfum de ses chaumes durcis

L'odorat du poète et de la ménagère.

 

La tête dans l'air bleu, les pieds dans la fougère,

Les bois sont embaumés d'un arôme indécis.

La mer souffle, en mourant sur les rochers noircis,

Son haleine salubre et sa vapeur légère.

 

L'Océan, la moisson jaune, les arbres verts,

Voilà les bons et grands parfums de l'univers ;

Et l'on doute lequel est le parfum suprême.

 

J'oubliais les cheveux, tissu fragile et blond,

Qu'on déroule et qu'on fait ruisseler tout du long,

Tout du long des reins blancs de la femme qu'on aime. »

 

Image004.jpg

 

Image005.jpg

 

Pour les amoureux de littérature, je prends plaisir à rappeler la biographie d'Albert Mérat (1840-1909), poète parnassien plutôt méconnu du grand public. Un poète dont j'apprécie infiniment les œuvres...

 

Image006.jpg

 

Dans sa jeunesse, Albert Mérat fit des études de Droit puis il travailla à la Préfecture de la Seine. Passionné de poésie, il fréquenta les milieux littéraires et rencontra Paul Verlaine avec qui il tissa des liens profonds. Il fut apprécié de son vivant pour son talent mais à la différence d'autres poètes de son temps, il fut oublié ensuite dans nombre d'ouvrages et malmené par la postérité.

 

Rimbaud le qualifia « d'artiste visionnaire », Verlaine lui dédia un poème appelé « Jadis » et il fut l'auteur de plusieurs poésies pour la revue intitulée « Le Parnasse Contemporain ».

 

Le mouvement littéraire du Parnasse naquit sur une opposition aux effets lyriques du Romantisme. Le chef de file de cette école d'art et de pensée fut Leconte de Lisle et ses membres principaux furent Théodore de Banville, Théophile Gautier, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, José Maria de Heredia, Stéphane Mallarmé, Sully Prud'homme, François Coppée... Il y eut aussi Baudelaire dont la manière et le talent s'aventurèrent jusqu'au Symbolisme.

 

Image007.jpg

 

La Poésie Parnassienne décrit et explore la vie de manière pittoresque, en faisant appel à un sens solide et scientifique de l'observation. Elle englobe souvent des notions historiques et archéologiques mais nombre d'artistes liés au Parnasse ont développé un art plein de fougue et de sensibilité, loin des grands effets de style et de certaines froideurs associées aux Sciences dont pourtant ils se réclamaient.

 

Albert Mérat eut une vie riche sur un plan artistique et il partagea une belle amitié avec Verlaine. En revanche, ses relations furent plus tendues avec Rimbaud. Dans la dernière partie de sa vie, nommé Chevalier de la Légion d'honneur il devint bibliothécaire au Palais du Luxembourg, l'actuel Sénat.

 

Image008.jpg

 

Belles pensées, chers Aminautes...

Butinons saveurs et parfums d'Été et que dansent les couleurs !

Prenez bien soin de vous !

Image009.jpg

 

Image010.jpg

 

Plume

Voir les commentaires

Publié le par maplumefee
Publié dans : #bouquet, #parfum, #portrait, #printemps, #violette

 Un délicieux parfum de violette

 Georges Louis Picard (1857-1943), La vendeuse de violettes.

 Le printemps frissonne encore sous ses dentelles givrées mais, solitaire ou en bouquets, la délicate violette exhale, dans les jardins et les bois, ses effluves sucrés. Elle est une des premières fleurs qui apparaît au sortir de l'hiver et elle est appréciée, depuis l'Antiquité, pour ses vertus médicinales et son parfum envoûtant.

 

image</p>02.jpg

 

Vivace, elle apprécie l'atmosphère ombragée des jardins et des bois où elle forme des touffes à partir d'une souche centrale d'où rayonnent de longs stolons. Ses feuilles en forme de cœur ou de rein, pubescentes et longuement pétiolées, dessinent une rosette au ras du sol alors que ses fleurs violet sombre et parfois roses ou blanches s'étirent à l'extrémité des longues tiges. Elles éclosent généralement de mars à mai mais certaines variétés sont plus précoces ou plus tardives.

 

image</p>03.jpg

 

Connue depuis la plus haute Antiquité dans le Bassin Méditerranéen, la violette est originaire d'Europe, d'Asie et d'Afrique du Nord. De nos jours, elle est surtout cultivée dans le sud est de la France et la région de Toulouse. La violette et la pensée appartiennent toutes deux à l'espèce de la viola.

 

image</p>04.jpg

Blanche Odin (1865-1957), Panier de violettes.

 

Noms populaires

 Fleur de Carême

Violette de Mars

Violette des haies

Violette bleue

Violette des chiens

Violette à la couleuvre

Violier commun

Violetier

Vioulétié

 

Étymologie

 Violette vient du latin viola et du grec lon, désignant la couleur violette.

 

image</p>05.jpg

 

Naissance de la violette

 

image</p>06.jpg

 

La violette naquit du sang du dieu phrygien Attis dont la déesse aux lions, Cybèle/Agdistis, était passionnément amoureuse. Attis étant promis à Atta, la fille du roi de Pessinonte, Agdistis le frappa de folie. Attis erra par les forêts et les clairières avant de saisir son poignard pour s'émasculer. De son sang jaillit un tapis de violettes parfumées. Quand Atta l'eut retrouvé, elle mit fin à ses jours et leurs sangs mélangés engendrèrent d'autres violettes.

 

A bien des égards, le mythe d'Attis se rapproche de celui d'Adonis dont le sang fit naître les anémones.

 

image</p>07.jpg

Adonis par James Northcote (1746-1831), artiste romantique anglais.

 

La violette est également associée, dans la mythologie grecque, aux amours de Zeus et de Io. Zeus s'éprit de la nymphe Io mais Héra, la reine des dieux, nourrit une jalousie si vive que le seigneur de l'Olympe dut métamorphoser sa ravissante maîtresse en génisse blanche. Les larmes de Io se changèrent en violettes parfumées.

 

image</p>08.jpg

Ambrogio Figino (1540-1608), Io et Zeus.

 

Consacrée à Vénus, la déesse de l'amour, la violette était placée dans les temples et les maisons sous forme de couronnes odorantes. D'après certains récits, Vénus céda aux avances de Vulcain, le dieu du feu, maître des forges olympiennes, qui s'était couronné de violettes...

 

image</p>09.jpg

John William Godward (1861-1922), Danseuse ionienne portant une couronne de violettes, 1902.



Jeune femme couronnée de violettes, 1902.



A l'équinoxe de printemps ou au solstice d'été, le parfum délicieux de la violette réveille les légendes et les traditions magiques du Petit Peuple. Elle est la fleur sacrée, annonciatrice du renouveau de la Nature...

 

image</p>11.jpg

Cicely Mary Barker (1895-1973), Flower Fairies

 

Dans les croyances anglo-saxonnes, la violette apporte l'amour, la chance et la fécondité. Au moment d'Ostara, le sabbat de la lune de printemps, les anciennes traditions invitent à offrir à la reine des fées une petite écuelle de crème sucrée sur laquelle on aura semé quelques violettes. Mais si une violette fleurit en automne il ne faut pas la cueillir ou respirer son parfum car elle appartient aux « sombres mondes ». Il faut passer son chemin.

 

image</p>12.jpg

 

Pour les chrétiens, la violette est l'attribut de Santa Viola, honorée le 3 mai à Vérone et l'emblème de Sainte-Fina qui vécut au XIIIe siècle en Toscane, à San Gimignano. Fina mourut à l'âge de quinze ans, d'une maladie ulcéreuse, après avoir aidé les plus démunis. Les récits populaires rapportent que des violettes jaillirent autour d'elle au moment de sa mort.

 

image</p>13.jpg

Sainte-Fina par Benozzo Gozzoli (1420/1424-1497).

 

Dans le langage des fleurs, la violette symbolise la modestie, la pudeur et la timidité car elle dissimule ses semences et s'autoféconde dans son écrin de feuilles.

 

Quand elle est bleue, elle évoque la fidélité. Si elle est blanche elle représente le bonheur et la sérénité mais elle est avant tout un symbole d’amour secret.

 

image</p>14.jpg

 

Les poètes du Moyen Âge et de la Renaissance l'ont chantée. Théophraste, élève d'Aristote, considéré comme un des « pères de la botanique », a évoqué ses vertus.

 

image</p>15.jpg

 

Dans l'ancienne Athènes, des pommades et des tisanes à base de violette étaient réputées embellir et apaiser certaines inflammations de la peau . Dans la Rome antique, les violettes odorantes ou violettes de mars, tressées en couronnes, étaient destinées à apaiser les maux de tête et les effets de l'ivresse. On déposait aussi sur les tombes des bouquets de violettes que l'on associait à la mémoire des ancêtres.

 

image</p>16.jpg

Blanche Odin (1865-1957), Vase aux violettes.

 

La violette entra naturellement dans les monastères et les jardins de simples du Moyen Age. Elle figure dans de nombreux traités de médecine et de botanique et dans La Flore de Basilius Besler (1561-1629), médecin, botaniste et pharmacien de Nuremberg, où de fines planches décrivent avec précision ses différentes variétés.

 

image</p>17.jpg

 

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les aristocrates des cours européennes se parfumaient avec de la poudre de violette musquée. La violette occupa une place privilégiée dans le Potager du Roi à Versailles et fut dégustée sur les tables les plus prestigieuses. La Quintinie, le jardinier de Louis XIV, créait, avec plusieurs variétés de violettes, des compositions luxuriantes où se mêlaient le rose, le blanc et le bleu.

 

image</p>18.jpg

 

Napoléon Bonaparte fut appelé « Père la Violette » par ses soldats lors de son exil à l’île d’Elbe car il était censé « revenir avec les violettes », c’est-à-dire avec le printemps.

 

image</p>19.jpg

Sarkis Diranian (1854-1918), Élégante au bouquet de violettes.

 

La passion de Napoléon pour les violettes naquit lors de sa rencontre avec Joséphine de Beauharnais. Elle lui offrit le petit bouquet de violettes qu’elle arborait à la ceinture ou près de son corsage.

 

image</p>20.jpg

Éléonore Escallier (1827-1888): Bouquet de violettes, 1856.

 

D'après la tradition populaire, Napoléon cueillit des violettes sur la tombe de Joséphine et les conserva dans un médaillon jusqu’à sa mort.

 

image</p>21.jpg

Élisabeth Whitehead Violettes, vers 1900.

 

L'impératrice Marie-Louise, seconde épouse de Napoléon 1er, devenue Duchesse de Parme après la chute de l’Empire en 1814, adorait la violette et en fit l'emblème de la ville.

 

image</p>22.jpg

Marie-Louise (1791-1847), fille de l'empereur d'Autriche et petite-nièce de Marie-Antoinette.

 

image</p>23.jpg

 

La violette cucullée est l’emblème floral de la province canadienne du Nouveau-Brunswick, officiellement créée le 16 août 1784.

 

image</p>24.jpg

 

En France, sous le Second Empire (1866), les Palmes académiques adoptèrent la couleur des violettes impériales.

 

image</p>25.jpg

 

«Violettes impériales» est le titre d’une opérette interprétée par Luis Mariano, d’abord sur la scène du théâtre Mogador puis au cinéma, en 1952, dans un film de Richard Pottier.

 

image</p>26.jpg

 

L'héroïne de cette fable musicale est Violetta, une danseuse gitane, vendeuse de violettes, qui s'éprend d'un comte et devient fleuriste à la cour de l'impératrice Eugénie de Montijo...

 

image</p>27.jpg

Théodore Chassériau (1819-1856), Mademoiselle Cabarrus, 1848, musée de Quimper.

 

Sous le Second Empire et à la Belle-Époque, la violette s'imposa comme la fleur des élégantes. Les dames glissaient des petits bouquets ronds dans leur corsage ou piquaient des violettes sur leurs manchons de fourrure, agrémentant ainsi leurs toilettes d'une touche chic et parfumée. Des poésies de Shakespeare étaient parfois glissées à l'intérieur des bouquets.

 

image</p>28.jpg

Walter Crane (1845-1915), Shakespeare's Garden XI: Violette et Primevère.

 

Ainsi ai-je réprimandé la violette précoce:

«Suave friponne, où as-tu volé le parfum que tu exhales si ce n’est au souffle de mon amour? Cet éclat empourpré qui fait le teint de ta joue si douce, tu l’as outrageusement teinté aux veines de mon aimée. »

 

(William Shakespeare, Sonnets XCIX)

 

image</p>29.jpg

 

Les « Violette » sont célébrées le 5 octobre, à la Sainte Fleur. Réputées fidèles et pures dans leurs sentiments, elles sont aussi qualifiées de « grandes amoureuses ».

 

« L'amour est un bouquet de violettes » chantait Luis Mariano. Emblème du printemps naissant, la violette, sur les cartes de Saint-Valentin et de Bonne Année, attise les désirs ensommeillés, la chance et la prospérité.

 

image</p>30.jpg

 

image</p>31.jpg

 

image</p>32.jpg

 

image</p>33.jpg

Carte de 1905

 

image</p>34.jpg

 

image</p>35.jpg

 

La violette est devenue l'emblème de la ville de Toulouse où chantent les couleurs et les parfums. Confréries et coopératives de la ville rose, appelée aussi « cité des violettes », ont donné ses lettres de noblesse à cette fleur symbole de renouveau.

 

Aux alentours de 1854, la violette de Parme fut introduite dans les jardins des maraîchers qui s'étendaient au nord de Toulouse. Cultivée en alternance avec les légumes, elle était vendue sur le Marché aux Violettes du quartier des Jacobins et dans les rues animées du centre ville.

 

image</p>36.jpg

 

La violette de Toulouse connut un âge d'or pendant la première moitié du XXe siècle. Elle fut exportée à travers toute l’Europe jusqu’en Russie. Il semble que l'hiver 1956 ait détruit une part conséquente des cultures et que les producteurs se soient raréfiés dans la deuxième partie du siècle mais en 1985, Adrien Roucolle, un ingénieur agronome, réussit à relancer la culture de la violette à Toulouse. Elle est aujourd'hui un produit régional incontournable, une manne sucrée qui se décline à travers une myriade de gourmandises...

 

image</p>37.jpg

Les violettes cristallisées, un de mes pêchés mignons!!!

 

Des sucres enivrants...

 

image</p>38.jpg

 

image</p>39.jpg

 

Des liqueurs et des sirops... (Je ne fais pas de publicité, je vous fais partager mes coups de coeur gourmands...)

 

image</p>40.jpg

 

image</p>41.jpg

 

La violette nous fait pénétrer dans un univers de poésie culinaire... Elle se savoure en salade, en confiture, en gelée, sous forme de miel et de pâte gélifiée. Le vin de violettes est particulièrement capiteux.

 

image</p>42.jpg

 

La «Violette» est aussi l’une des récompenses décernées par l’Académie poétique des Jeux floraux.

 

image</p>43.jpg

 

Et n'oublions pas qu'elle est appréciée depuis fort longtemps par la médecine populaire.

 

image</p>44.jpg

Albrecht Dürer (1471-1528), Violettes, vers 1500, aquarelle sur parchemin.



« La première violette que tu trouveras au printemps, mange-la, et l'an devant, tu n'auras jamais la fièvre. » Ce proverbe normand fait allusion à la violette des haies que les anciens grimoires médicaux prescrivent à raison d'une pincée par tasse d'eau bouillante, sucrée au miel.



Dans la Rome antique, l'usage voulait que les invités des banquets portent des couronnes de violettes tressées pour apaiser les migraines dues à l'ivresse. D'après un texte de l'École de Salerne:

« Pour dissiper l'ivresse et chasser la migraine,

La violette est souveraine

D'une tête pesante elle ôte le fardeau,

Et d'un rhume fâcheux délivre le cerveau. »



L'abbé Sebastian Kneipp (1821-1897), incontournable personnalité de la médecine « non conventionnelle », recommandait les compresses imprégnées de décoction de fleurs de violette pour calmer les névralgies et la nervosité.



 

Un délicieux parfum de violette

 

L'infusion de fleurs séchées est indiquée contre les inflammations des voies respiratoires, le rhume, la bronchite et la toux quinteuse. Elle adoucit la peau et favorise la cicatrisation des petites plaies. Elle exerce sur l'intestin une action légèrement laxative. La décoction de racine est vomitive. La teinture homéopathique de plante fraîche est utilisée pour calmer les douleurs d'oreille et la toux quinteuse.



Un délicieux parfum de violette

 

Un parfum nommé désir

 

Au XVIe siècle, la poudre de violette musquée était préconisée pour embellir la chevelure. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, elle était utilisée pour couvrir les odeurs corporelles et à l'époque victorienne, grâce à sa richesse en irone, un composé odorant d'une particulière intensité, la violette contribua à l'essor de la parfumerie.

 

image</p>47.jpg

 

Symbole de modestie et de discrétion, la violette émet pourtant des notes parfumées à la signature puissante que les parfumeurs utilisent pour créer des fragrances féminines aussi bien que masculines.

 

image</p>48.jpg

 

image</p>49.jpg

 

La violette dans les arts

 

Représentée dans l'enluminure médiévale comme un symbole à la fois marial et courtois, la violette s'impose, à travers différents portraits comme un emblème d'innocence, d'humilité et d'exquise féminité.

 

image</p>50.jpg

Le Jardin de Paradis, peinture sur bois réalisée vers 1410.

 

Dans l'hortus conclusus (jardin clos) de la Vierge Marie, la violette éclot près de la rose, de l'iris et du lys blanc. Elle décore aussi les marges, les initiales et les bordures des manuscrits.

 

image</p>51.jpg

Stephan Lochner (1400/1410-1451), la Madone à la violette, vers 1435-1440.

 

image</p>52.jpg

 

image</p>53.jpg

Luca Signorelli (vers 1445-1523), La Vierge Marie et l'enfant Jésus avec des saints, 1484. La violette se révèle au premier plan.

 

Violette des humbles, manne embaumée qui se vendait à la criée ou au gré de la marche, dans les rues des grandes villes.

 

image</p>54.jpg

Ferdinand Pelez (1848-1913), Un martyr ou le marchand de violettes.

 

image</p>55.jpg

Stanislaw Wyspianski (1869-1907), la fille aux violettes.

 

Pétales d'innocence qui se dévoilent sous la caresse du printemps...

 

image</p>56.jpg

Paul Peel (1860-1892), Portrait de Gloria Roberts, 1889.

 

Violettes des dames, messagères des élégances et compagnes des rêveries.

 

image</p>57.jpg

Franz Xavier Winterhalter (1805-1873): L'impératrice Eugénie entourée de ses dames d'honneur, 1855.

 

image</p>58.jpg

L'impératrice arbore une couronne de violettes et tient un bouquet de violettes dans la main droite.

 

image</p>59.jpg

Edgar Maxence (1871-1954), Jeune fille au bouquet de violettes, musée des Beaux-Arts de Rennes.

 

Ce peintre symboliste, originaire de Nantes, peut être rapproché des préraphaélites. Les racines de son art plongent dans le mythique passé de la Bretagne.

 

image</p>60.jpg

Henry Meynell Rheam (1859-1920), Violettes, 1904. Artiste préraphaélite.

 

image</p>61.jpg

Sir John Lavery (1856-1941), Portrait de Miss Julia Macguire.

 

image</p>62.jpg

Lilla Cabot Perry (1848-1933), une des premières artistes impressionnistes aux États-Unis. Portrait d'Alice Perry Grew au bouquet de violettes.

 

image</p>63.jpg

Eva Gonzalez(1849-1883), La Paresse ou l'Indolence, 1871-1872.

 

image</p>64.jpg

William Worcester Churchill (1858-1926), Le petit bouquet de violettes.

 

image</p>65.jpg

Édouard Manet (1832-1883), Berthe Morisot au bouquet de violettes, 1872.

 

A la fin de l'année 1871, marqué par la guerre franco-prussienne et les évènements de la Commune, Manet retrouve son amie artiste et future belle-soeur Berthe Morisot (1841-1895).

Il la représente vêtue de noir, telle une mystérieuse apparition, dans une oeuvre tout en ombre et en lumière. Ce portrait « aux noirs », comme l'appellent les historiens d'art, a été prêté à la Royal Academy of Arts de Londres, jusqu'au 14 avril 2013, pour l'exposition « Portraying Life ».

L'écrivain Paul Valéry (1871-1945) disait: « Je ne mets rien dans l'oeuvre de Manet au-dessus d'un certain portrait de Berthe Morisot daté de 1872. »

 

image</p>66.jpg

Paul Chmaroff (1874-1950), Femme au bouquet de violettes.

 

Liqueur de violettes au trouble et mystérieux sillage... Quand fleurs et tissu se confondent dans la transe des couleurs.

 

image</p>67.jpg

Giovanni Boldini (1842-1931), Luisa Casati avec un lévrier, 1908. Marquise, muse, mécène la Casati est un sacré personnage!

 

Violette des âmes et des esprits accompagnant la mythique Ophélie dans sa dernière demeure, au fil de l'eau...

 

image</p>68.jpg

Sir John Everett Millais (1829-1896), Ophélia, 1851-1852.

 

L'héroïne d'Hamlet arbore un collier de violettes en guise d'offrande funéraire.

 

image</p>69.jpg

 

Elles symbolisent aussi la pureté de son amour, dans la vie comme dans la mort.

 

image</p>70.jpg

Claude Monet(1840-1926), Portrait de Camille au bouquet de violettes.

 

Camille Léonie Doncieux (1847-1879) était la première femme et le modèle favori de Monet. Elle a également posé pour Pierre-Auguste Renoir et Édouard Manet. Sur ce tableau, elle est déjà très malade et soignée par Alice Hoschedé, la maîtresse de Monet. Les violettes sont à nouveau investies d'une connotation funéraire.

 

Mais n'oublions pas que leur merveilleux parfum dessine les chemins du rêve et de la fantaisie la plus vive.

 

image</p>71.jpg

René Magritte (1898-1967), La grande guerre, 1964.

 

Surréalistes violettes au service d'une poésie de l'image capable de délier toute imagination...

 

image</p>72.jpg

Blanche Odin

 

Les aquarellistes et les artistes de natures mortes ont admirablement saisi la beauté qui palpite dans ces bouquets de senteurs.

 

image</p>73.jpg

Antoine Vollon (1833-1900), Nature morte aux violettes.

 

image</p>74.jpg

Eugène Claude (1841-1922), Corbeille de bouquets de violettes.

 

Profondément enracinée dans l'imaginaire des artistes, la violette nous offre une palette d'émotions délicieuses et nous invite à succomber à ses charmes veloutés. J'espère que cette promenade culturelle, gourmande et parfumée vous aura enivrés autant que moi...

 

image</p>75.jpg

Édouard Manet (1832-1883), Bouquet de violettes, 1872.

 

Je vous remercie de votre fidélité, je vous embrasse!

 

image</p>76.jpg

Plume

Voir les commentaires

Articles récents

Hébergé par Eklablog