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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

albert

Publié le par maplumefee
Publié dans : #albert, #jpg, #merat, #parfum, #Parnasse, #poeme

 

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Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

 

Parfums de Nature, chemins où vibre l'Été, instants plaisir à butiner...

J'ai choisi un poème, signé Albert Mérat (1840-1909), qui m'a happée dans sa trame subtile. Issu du recueil intitulé « Les Chimères », paru en 1866, il exprime une myriade de sensations que je voulais illustrer avec des photos cueillies au gré des mes pérégrinations.

 

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Les Parfums

 

« La moisson sent le pain : la terre boulangère

Se trahit dans ses lourds épis aux grains roussis,

Et caresse au parfum de ses chaumes durcis

L'odorat du poète et de la ménagère.

 

La tête dans l'air bleu, les pieds dans la fougère,

Les bois sont embaumés d'un arôme indécis.

La mer souffle, en mourant sur les rochers noircis,

Son haleine salubre et sa vapeur légère.

 

L'Océan, la moisson jaune, les arbres verts,

Voilà les bons et grands parfums de l'univers ;

Et l'on doute lequel est le parfum suprême.

 

J'oubliais les cheveux, tissu fragile et blond,

Qu'on déroule et qu'on fait ruisseler tout du long,

Tout du long des reins blancs de la femme qu'on aime. »

 

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Pour les amoureux de littérature, je prends plaisir à rappeler la biographie d'Albert Mérat (1840-1909), poète parnassien plutôt méconnu du grand public. Un poète dont j'apprécie infiniment les œuvres...

 

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Dans sa jeunesse, Albert Mérat fit des études de Droit puis il travailla à la Préfecture de la Seine. Passionné de poésie, il fréquenta les milieux littéraires et rencontra Paul Verlaine avec qui il tissa des liens profonds. Il fut apprécié de son vivant pour son talent mais à la différence d'autres poètes de son temps, il fut oublié ensuite dans nombre d'ouvrages et malmené par la postérité.

 

Rimbaud le qualifia « d'artiste visionnaire », Verlaine lui dédia un poème appelé « Jadis » et il fut l'auteur de plusieurs poésies pour la revue intitulée « Le Parnasse Contemporain ».

 

Le mouvement littéraire du Parnasse naquit sur une opposition aux effets lyriques du Romantisme. Le chef de file de cette école d'art et de pensée fut Leconte de Lisle et ses membres principaux furent Théodore de Banville, Théophile Gautier, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, José Maria de Heredia, Stéphane Mallarmé, Sully Prud'homme, François Coppée... Il y eut aussi Baudelaire dont la manière et le talent s'aventurèrent jusqu'au Symbolisme.

 

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La Poésie Parnassienne décrit et explore la vie de manière pittoresque, en faisant appel à un sens solide et scientifique de l'observation. Elle englobe souvent des notions historiques et archéologiques mais nombre d'artistes liés au Parnasse ont développé un art plein de fougue et de sensibilité, loin des grands effets de style et de certaines froideurs associées aux Sciences dont pourtant ils se réclamaient.

 

Albert Mérat eut une vie riche sur un plan artistique et il partagea une belle amitié avec Verlaine. En revanche, ses relations furent plus tendues avec Rimbaud. Dans la dernière partie de sa vie, nommé Chevalier de la Légion d'honneur il devint bibliothécaire au Palais du Luxembourg, l'actuel Sénat.

 

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Belles pensées, chers Aminautes...

Butinons saveurs et parfums d'Été et que dansent les couleurs !

Prenez bien soin de vous !

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #albert, #jpg, #lozeau, #messagere, #poete

 

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Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

 

J'ai choisi un poème qui me ravit car il célèbre un être merveilleux et tellement indispensable à la Vie : la Fleur... Muse des Cœurs, Ardente Inspiratrice, Enchanteresse qui exalte nos émotions !

 

J'illustre ce poème avec avec des « Messagères » butinées avec passion dans la Nature et dans la Ville, sous la caresse des saisons...

 

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La Messagère

 

La fleur, exquise messagère,

En son petit cœur rose ou bleu

Qu’embaume une senteur légère,

Enferme l’infini d’un vœu.

 

Frissonnante dans sa corolle,

La fleur, ce vivant billet doux,

Exhale en parfum la parole

Dite, en tremblant, du fond de nous...

 

Parfois, sous le poids chaud d’une âme,

Meurtrie, elle se penche et meurt…

Il faut être poète ou femme

Pour ne pas accabler la fleur.

 

Seule, une phrase délicate

Brûle en elle comme un encens;

Mais son âme fragile éclate

Sous le fardeau des mots pesants.

 

Pour épargner sa grâce fine,

Confions-lui le rêve aimé

Dont l’émoi subtil se devine,

En un soupir, sans l’exprimer...

 

Albert Lozeau

 

 

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Albert Lozeau (1878-1924) est un auteur québecois que j'apprécie beaucoup et dont j'avais présenté un poème (La Girouette), il y a quelques mois.

 

Au Québec, Albert Lozeau (1878-1924) est perçu comme un monument de la littérature poétique. Artiste sensible et profondément humaniste, il naquit à Montréal, aima les études et fut hélas atteint, à l'âge de treize ans, d'une arthrose de l'épine dorsale due à la tuberculose. Les années passèrent et sa maladie empira. Quand il eut 18 ans, il fut dans l'incapacité de se tenir debout et donc de marcher. Il resta tout le reste de son existence alité ou derrière sa fenêtre, à observer la Nature, le Ciel, les couleurs changeantes des Saisons.

 

Il développa une âme poétique des plus subtiles et il écrivit, de tout son être, en laissant s'aventurer son esprit au dehors...

 

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Une messagère dans l'espace urbain...

 

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Et d'autres messagères de nos pensées vagabondes et de nos espérances précieuses...

 

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Et pour nous porter bonheur...

 

Bien affectueusement, chers Aminautes !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #albert, #jpg, #poeme, #Samain, #selene, #soir

 

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Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

 

J'aime les atmosphères changeantes, en différentes saisons, aussi ce poème m'a-t-il envoûtée. Le poète nous conte une vision mythologique du soir, territoire d'entre-deux qui happe les promeneurs dans la trame d'un jardin où, doucement, s'endorment les statues.

 

J'ai choisi pour illustrer ce texte des photos prises, sur des chemins de campagne et dans plusieurs jardins de Paris et d'Île de France, à la tombée du soir...

 

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C’est un beau soir, couleur de rose et d’ambre clair

Le temple d’Adonis, en haut du promontoire,

Découpe sur fond d’or sa colonnade noire,

Et la première étoile a brillé sur la mer...

 

Pendant qu’un roseau pur module un lent accord

Là-bas, Pan, accoudé sur les monts se soulève

Pour voir danser pieds nus les nymphes sur la grève

Et des vaisseaux d’Asie embaument le vieux port...

 

Des femmes, épuisant tout bas l’heure incertaine

Causent, l’urne appuyée au bord de la fontaine,

Et des bœufs accouplés délaissent les sillons...

 

La nuit vient parfumée aux roses de Syrie

Et Diane au croissant clair ce soir en rêverie,

Au fond des grands bois noirs qu’argente un long rayon

 

Baise ineffablement les yeux d’Endymion.

 

 

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Albert Samain (1858-1900) était un poète orfèvre, ciseleur de mots, sensible et élégant. Son art est lié au Symbolisme avec un sens de la composition très personnel.

 

Il naquit à Lille, dans une famille qui tenait un petit commerce de vins et de spiritueux. On le décrivait comme timide et doux, plutôt taciturne et avide de connaissances. Il perdit son père en 1868 et quand il eut 14 ans, il dut trouver un emploi pour aider sa famille. Il travailla comme saute-ruisseau chez un notaire (le saute-ruisseau était un jeune garçon chargé des courses dans une étude juridique) puis chez un courtier en sucre et dans une banque. Il fut autodidacte, passionné de belle langue française et aussi d'anglais et de grec.

 

Il vécut à Paris à partir de 1880 et devint « expéditionnaire au bureau de l’Enseignement à l’Hôtel de Ville. » Très proche de son frère et de sa mère qui mourut en 1889, il manifesta tout au long de sa vie une angoisse profonde face aux maladies. Personnage attachant au tempérament solitaire, il parvint à « forcer sa nature » pour fréquenter les cercles de poésie et frayer parmi les clubs littéraires à la mode.

 

Il admira profondément Baudelaire et en 1893, il publia un recueil intitulé « Au Jardin de l'Infante » qui fut salué par la critique.

 

Ses amis ne lui connurent aucune relation amoureuse. Il fut souvent triste et atteint de langueur mais il sut aussi s'émerveiller, s'éprendre des petits riens de la vie et ressentir de la joie devant la beauté des paysages et en lisant de la grande littérature.

 

En 1898, il publia « Aux flancs du vase »et deux ans après, il mourut. En raison de son caractère secret, il demeure une part très importante de zones d'ombre dans sa biographie...

 

 

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Il évoque très joliment le Soir et les Amours de Diane/Séléné et Endymion qui composent un thème fort séduisant dans la mythologie. Amours sensuelles et fantasmagoriques qui dessinent, avec élégance et romantisme, la magie des instants changeants.

 

Séléné, la Lune, appelée aussi Diane, Artémis ou Méné, sœur d'Hélios/Apollon, le Soleil, est réputée faire venir le Soir en flottant dans les airs. Elle s'élève de l'Océan Primordial, superbement belle et parfois ailée, en fonction des auteurs de l'Antiquité. De ses vêtements émane une lumière précieuse que l'on voit luire au crépuscule.

Elle prend place dans un char de nacre et d'argent et de fiers destriers aux crinières brillantes composent son équipage.

 

Un soir, elle rencontre Endymion, un personnage qui se situe à la croisée de plusieurs légendes. L'une d'elles fait de lui un jeune prince qui s'endormit dans la forêt ou dans une grotte. Il apparaît aussi comme un berger doté d'une beauté sans pareille. Séléné s'éprit de lui, les choses se compliquèrent... Pour résumer, Endymion reste éternellement jeune en dormant d'un sommeil magique et Séléné vient chaque soir le visiter et le couvrir de sa lumière opalescente... Ainsi l'Humanité se prépare-t-elle au rêve et à la traversée du domaine de la Nuit...

 

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Belles pensées pour vous, chers Aminautes ! Que le Soir vous envoûte de sa Magie...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #Albert, #eau, #petit, #petitsMérat, #rosne

 

 

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Je continue avec plaisir la tradition du Poème du Mardi... avec des pensées pour Lady Marianne.

 

J'ai choisi ce texte en m'imaginant suivre le cours de cette petite rivière de poésie... Aller gambader, caracoler, papillonner au bord de l'eau qui chante et laisser toute perturbation derrière soi... Quel bonheur de ressentir la vie ainsi, une vie qui pétille dans le charme des couleurs et la symphonie des reflets aquatiques.

 

« La petite rivière, bleue

Si peu que le ciel ait d'azur,

D'ici fait encore une lieue,

Puis verse au fleuve son flot pur.

 

Plus grande, elle serait moins douce,

Elle n'aurait pas la lenteur

Qui dans les herbes mène et pousse

Son cours délicat et chanteur.

 

Elle n'aurait pas de prairies

Plus vertes si près de la main,

Non plus que ces berges fleuries

Où marque à peine le chemin.

 

Ni le silence si paisible,

Ni parmi les plantes des eaux

L'étroit chenal presque invisible

Entre les joncs et les roseaux.

 

Et le moulin qui sort des branches

N'aurait pas à bruire ailleurs

Plus d'eau dans ses palettes blanches,

Ni plus de mousses et de fleurs.

 

La petite rivière est gaie

Ou mélancolique, suivant

Qu'un oiseau chante dans la haie

Ou qu'il pleut et qu'il fait du vent.

 

Selon l'heure, joyeuse ou triste,

Couleur du soir ou du matin,

Comme une charmeuse elle insiste,

Lorsque l'œil la perd au lointain,

 

Derrière le saule incolore

Ou le vert des grands peupliers,

A montrer une fois encore

Ses caprices inoubliés.

 

Albert Mérat

 

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J'aime énormément cette petite rivière. Je ressens son énergie bienfaisante à travers la lecture du poème d'Albert Mérat (1840-1909), poète parnassien plutôt méconnu du grand public.

 

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Dans sa jeunesse, Albert Mérat fit des études de Droit puis il travailla à la Préfecture de la Seine. Passionné de poésie, il fréquenta les milieux littéraires et rencontra Paul Verlaine avec qui il tissa des liens profonds. Il fut apprécié de son vivant pour son talent mais à la différence d'autres poètes de son temps, il fut oublié ensuite dans nombre d'ouvrages et malmené par la postérité.

 

Rimbaud le qualifia « d'artiste visionnaire », Verlaine lui dédia un poème appelé « Jadis » et il fut l'auteur de plusieurs poésies pour la revue intitulée « Le Parnasse Contemporain ».

 

Le mouvement littéraire du Parnasse naquit sur une opposition aux effets lyriques du Romantisme. Le chef de file de cette école d'art et de pensée fut Leconte de Lisle et ses membres principaux furent Théodore de Banville, Théophile Gautier, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, José Maria de Heredia, Stéphane Mallarmé, Sully Prud'homme, François Coppée... Il y eut aussi Baudelaire dont la manière et le talent s'aventurèrent jusqu'au Symbolisme.

 

La Poésie Parnassienne décrit et explore la vie de manière pittoresque, en faisant appel à un sens solide et scientifique de l'observation. Elle englobe souvent des notions historiques et archéologiques mais nombre d'artistes liés au Parnasse ont développé un art plein de fougue et de sensibilité, loin des grands effets de style et de certaines froideurs associées aux Sciences dont pourtant ils se réclamaient.

 

Albert Mérat eut une vie riche sur un plan artistique et il partagea une belle amitié avec Verlaine. En revanche, ses relations furent plus tendues avec Rimbaud. Dans la dernière partie de sa vie, nommé Chevalier de la Légion d'honneur il devint bibliothécaire au Palais du Luxembourg, l'actuel Sénat.

 

 

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Mes photos illustrant ce billet vous montrent bien une « Petite Rivière ». Il s'agit du Petit Rosne de Sarcelles, la rivière qui coule dans ma ville. Depuis peu d'années, le Petit Rosne revit. Il a été oublié pendant très longtemps, on l'avait transformé en cloaque et enterré depuis le début du XIXe siècle. Désormais, son chant se fait entendre avec un aménagement qui fait plaisir aux habitants de Sarcelles.

 

Grâce à un projet chapeauté par le SIAH (Syndicat Intercommunal pour l’Aménagement Hydraulique des Vallées du Croult et du Petit Rosne, créé en 1945) et la ville de Sarcelles, le Petit Rosne a été nettoyé, réaménagé et il coule à ciel ouvert.

 

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Le Petit Rosne naît à Bouffémont, au pied de la forêt de Montmorency et se charge des eaux de ruissellement venant de petits cours d'eau dotés de noms pittoresques : le Ruisseau des Quarante-Sous, le Ruisseau des Longs-Prés...

 

Au Ier siècle de notre ère, des thermes gallo-romains furent installés sur ses berges et il fut qualifié, quelques temps plus tard, de « Fluvio Rodono », un vocable celtique.

 

Au IXe siècle, après une donation effectuée par Eudes, le roi des Francs, l'eau du Petit Rosne irrigua un paysage où se dressaient des moulins à blé. Il traversait une vallée fertile et bien placée pour les échanges commerciaux avec la capitale. Le blé obtenu par les meuniers était de qualité et au début du XVIIIe siècle apparurent des moulins à tissu. Mais au XIXe siècle, les machines utilisant l'électricité et la vapeur détruisirent les industries de la région.

 

Les moulins périclitèrent, la pollution s'installa et les rivières locales, à l'instar du Petit Rosne, furent condamnées, enterrées, effacées des mémoires de nombreux habitants. Cependant, en 1929, une terrible inondation eut lieu à Sarcelles-Village et en 1992, le Village fut noyé sous 1,60 mètres d'eau.

 

 

Le Petit Rosne est aujourd'hui bien présent, avec sérénité, dans le paysage urbain, à l'instar d'un autre cours d'eau dont il est l'affluent, le Croult. Cela est le résultat d'un travail de longue haleine, comme vous vous en doutez.

 

J'aime me promener sur les berges agréablement recréées et cheminer à travers une jolie petite zone humide peuplée de mares miniatures, d'un « ponton pédagogique », d'une « passerelle-observatoire » et agrémentée d'une végétation composée « d'espèces autochtones comme l’épilobe à grandes fleurs, l'eupatoire chanvrine, le roseau commun, la lysimaque commune, le fenouil d’eau, la salicaire commune, la menthe aquatique, le jonc hérissé...

 

Je suis contente de vous montrer notre Petit Rosne, je l'apprécie beaucoup...

 

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Mon ami le rocher au bord de l'eau, voyez-vous son visage ?

 

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Notre Petit Rosne en pleine ville, se dirigeant vers les Halles du Marché de Sarcelles.

 

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De l'autre côté, vers la passerelle-observatoire.

 

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Gros bisous, chers Aminautes !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #albert, #doux, #jpg, #octobre, #samain

 

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Le Mardi, on propose un poème chez Lady Marianne.

 

Le thème du 1er Octobre est « Octobre et ses dérivés... » sur un choix de Colette Chouinard ou libre...

 

Albert Samain, Octobre est doux…

 

Octobre est doux. – L’hiver pèlerin s’achemine

Au ciel où la dernière hirondelle s’étonne.

Rêvons… le feu s’allume et la bise chantonne.

Rêvons… le feu s’endort sous sa cendre d’hermine.

 

L’abat-jour transparent de rose s’illumine.

La vitre est noire sous l’averse monotone.

Oh ! le doux « remember » en la chambre d’automne,

Où des trumeaux défunts l’âme se dissémine.

 

La ville est loin. Plus rien qu’un bruit sourd de voitures

Qui meurt, mélancolique, aux plis lourds des tentures…

Formons des rêves fins sur des miniatures.

 

Vers de mauves lointains d’une douceur fanée

Mon âme s’est perdue ; et l’Heure enrubannée

Sonne cent ans à la pendule surannée…

 

Albert Samain, Au jardin de l’Infante

 

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J'aime dans ce poème l'écho d'une intense sensibilité.

Les émotions qui fusent, la mélancolie et la beauté sans oublier une certaine forme de préciosité...

Le poète écoute la voix des éléments. Il ressent les mouvements subtils du feu, entité qui donne lumière et chaleur au foyer, devenant le relais du soleil en automne.

Le feu de l'âtre attise les manifestations de l'esprit du lieu, celui qui inspire l'artiste et nourrit les mots des conteurs et des conteuses.

Octobre est le mois des couleurs qui dansent. La Nature se défeuille et les chemins se voilent, annonçant les cortèges brumeux de Novembre, les sensations furtives, les spectres des légendes. Tant de choses crépitent en ce poème, comme les braises dans la cheminée...

 

Et doucement, tout s'alanguit...

 

Mais avant, la Nature ourdit ses flamboyances !

 

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Albert Samain (1858-1900) était un poète orfèvre, ciseleur de mots, sensible et élégant. Son art est lié au Symbolisme avec un sens de la composition très personnel.

 

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Il naquit à Lille, dans une famille qui tenait un petit commerce de vins et de spiritueux. On le décrivait comme timide et doux, plutôt taciturne et avide de connaissances. Il perdit son père en 1868 et quand il eut 14 ans, il dut trouver un emploi pour aider sa famille. Il travailla comme saute-ruisseau chez un notaire (le saute-ruisseau était un jeune garçon chargé des courses dans une étude juridique) puis chez un courtier en sucre et dans une banque. Il fut autodidacte, passionné de belle langue française et aussi d'anglais et de grec.

 

Il vécut à Paris à partir de 1880 et devint « expéditionnaire au bureau de l’Enseignement à l’Hôtel de Ville. » Très proche de son frère et de sa mère qui mourut en 1889, il manifesta tout au long de sa vie une angoisse profonde face aux maladies. Personnage attachant au tempérament solitaire, il parvint à « forcer sa nature » pour fréquenter les cercles de poésie et frayer parmi les clubs littéraires à la mode.

 

Il admira profondément Baudelaire et en 1893, il publia un recueil intitulé « Au Jardin de l'Infante » qui fut salué par la critique.

 

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Ses amis ne lui connurent aucune relation amoureuse. Il fut souvent triste et atteint de langueur mais il sut aussi s'émerveiller, s'éprendre des petits riens de la vie et ressentir de la joie devant la beauté des paysages et en lisant de la grande littérature.

 

En 1898, il publia « Aux flancs du vase »et deux ans après, il mourut. En raison de son caractère secret, il demeure des zones d'ombre dans sa biographie...

 

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MERCI beaucoup pour les messages que vous m'avez envoyés, chers Aminautes, je pense bien à vous moi aussi...

 

Gros bisous et sourires d'amitié ! Je vous souhaite un doux mois d'octobre...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #albert, #chapeau, #jeune, #lynch, #paille

 

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Agnès Noyes Goodsir (1864-1939), portraitiste australienne. La Lettre, 1915.

 

Je vous remercie, vous qui m'avez témoigné tant de sympathie et de gentillesse avec vos mails, vos cartes et vos commentaires tendres et touchants. Je reviens doucement mais déterminée à savourer des instants de bonheur en votre compagnie alors que les lumières de Noël commencent à briller. Je vous manifeste mon amitié profonde, avant de vous retrouver très prochainement sur vos blogs. Merci encore !

 

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Pour répondre aux questions que vous m'avez posées, j'ai commencé, il y a plusieurs semaines, une rééducation pour ma jambe droite, blessée par mes -trop nombreuses- crises d'épilepsie. Mon organisme a beaucoup souffert, j'ai pour l'instant retrouvé l'usage de mon poignet droit, tordu lui aussi lors d'une crise, mais je reste vigilante.

 

Au début de ma rééducation, j'avais le bassin basculé, les cervicales et les mâchoires en porte-à-faux, le genou déboîté à quatre endroits, la hanche, le tibia et la cheville de travers. Je sais, ça fait un drôle d'inventaire et encore je ne dis pas tout, ça serait fastidieux à lire... Le praticien qui me soigne est confiant pour mon bassin et mon genou mais inquiet pour mes mâchoires et ma cheville qui est sortie de son axe. Le ligament a été déchiré et plié trop souvent et il est difficile de pouvoir intervenir positivement. Il essaie malgré tout, en douceur. Il faut être patient. Ce monsieur travaille avec des polytraumatisés. Il fait preuve de beaucoup de gentillesse, d'empathie et il est l'ami du chirurgien spécialiste des maladies neurologiques orphelines qui m'a opérée en 2006. Je suis entre de bonnes mains et cela nous rassure.

 

L'opération des nerfs qui a été maintes fois repoussée en raison de mes blessures n'aura pas lieu avant février 2015. Je dois avoir cicatrisé pour supporter les « difficultés » de l'intervention.

 

J'ai échappé aux fractures et je commence à m'appuyer un peu plus longtemps sur mes articulations, je suis contente mais la route est encore longue et les douleurs se manifestent chaque jour de manière aiguë. Alors promis, je l'écris pour ceux qui m'ont fait part de leur inquiétude, je fais attention à moi.

 

Mes pensées vont aussi aux ami(e)s pour qui l'année 2014 n'a pas été facile et qui appréhendent avec angoisse l'arrivée des fêtes en raison de leur état de santé. Nous nous sommes toujours soutenu(e)s et nous allons continuer, je pense à vous et je vous embrasse bien fort...

 

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En ce jour où l'on célèbre les Catherine, je vous propose de lire ou de relire mon article intitulé Sainte-Catherine, la fileuse des voeux. Vous y trouverez l'historique de la fête, sa signification, les symboles et les dictons associés et toute une collection de cartes anciennes. J'ai eu le plaisir de voir cet article plébiscité sur le net et répertorié dans de nombreux moteurs de recherches, je ne m'y attendais pas, je suis ravie.

 

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Pour rendre hommage aux modistes et à ma grand-mère Hélène qui confectionna dans sa jeunesse de très jolis chapeaux, je vous offre un florilège de tableaux que j'aime tout particulièrement. Les chapeaux présentés ne sont pas tous jaunes et verts (les couleurs de Catherine) mais le plaisir des yeux est garanti.

 

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Louise Elisabeth Vigée-Lebrun (1755-1842), Autoportrait au chapeau de paille, 1782. National Gallery (Londres).

 

Talentueuse artiste, fille et élève du peintre Louis Vigée, madame Vigée-Lebrun se spécialisa dans l'art du portrait, croquant avec élégance ses contemporains. Elle immortalisa de séduisantes jeunes femmes, mit à l'honneur des robes légères, des coiffures gracieuses et des décors simplifiés. Sa manière sensible et naturelle anticipa le néo-classicisme. La reine Marie-Antoinette fut sa plus célèbre commanditaire.

 

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L'Autoportrait au chapeau de paille offre un jeu subtil entre la fine lumière du jour et la lumière solaire, plus affirmée. Il rend hommage aux maîtres italiens et flamands et notamment au Chapeau de paille de Rubens. L'artiste se représente en pleine nature, sur un fond de ciel moucheté de nuages. Ses cheveux et son visage ne sont pas poudrés. Son décolleté se livre au regard, gorgé de clarté rayonnante. Paré de fleurs des champs et d'une plume d'autruche, le chapeau de paille est à la fois simple et élégant.

 

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Pierre Paul Rubens (1577-1640), Le chapeau de paille ou portrait de Suzanne Lundent, peinture sur bois, entre 1622 et 1625. National Gallery (Londres). A noter que le chapeau, malgré le titre de l’œuvre, n'est pas constitué de paille mais de poil de castor.

 

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Albert Lynch (1851-1912), Jeune beauté au chapeau vert.

 

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Albert Lynch, Jeune fille au chapeau de paille et au nœud noir.

 

Ce peintre originaire du Pérou reçut la médaille d'or de la Peinture lors de l'Exposition Universelle de 1900. Il excellait à peindre des portraits de de jeunes femmes coiffées d'élégants chapeaux. Il fut aussi un remarquable illustrateur, travaillant pour les éditions de luxe des ouvrages d'Honoré de Balzac et d'Alexandre Dumas fils. Les dates de la plupart de ses œuvres ne sont pas connues.

 

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Albert Lynch, Portrait de Betty.

 

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Albert Lynch, Jeune beauté à la coiffe blanche.

 

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Albert Lynch, Portrait au chapeau noir.

 

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Albert Lynch, Portrait d'une jeune rêveuse.

 

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Albert Lynch, Le chapeau de roses.

 

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Albert Lynch, Élégante au chapeau rose.

 

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François-Martin Kavel (1861-1931), Jeune fille avec un chapeau souple.

 

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 Gustav Klimt (1862-1918), Dame au chapeau et boa de plume, 1909.

 

(Je vous reparlerai de ce tableau qui suscita la polémique lors d'une exposition quand on découvrit qu'il avait été extorqué par un fonctionnaire nazi à un juif qui essayait de fuir l'Allemagne. L'histoire de cette œuvre est pleine de rebondissements, il faut y consacrer pleinement un article.)

 

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Edgar Degas (1834-1917), Femme au chapeau bleu, date incertaine.

 

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Edgar Degas, femme essayant un chapeau.

 

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Auguste Renoir (1841-1919), Jeune fille au chapeau rose et noir, 1890. Metropolitan Museum of Art, New York.

 

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Edouard Manet (1832-1883), La femme au chapeau noir : portrait d'Irma Brunner, vers 1880, pastel sur toile, musée d'Orsay.

 

J'aime profondément cette œuvre d'une élégance simple et raffinée... Le visage se dessine et se fond parmi la matière poudrée. Tout est brume et velours...

 

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Léo Fontan (1884-1965), Jeune femme au chapeau, vers 1920.

 

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Merci encore pour vos messages, prenez bien soin de vous, gros bisous !

Plume

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