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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

peintre

Publié le par maplumefee
Publié dans : #david, #peintre, #remouleur, #tableau, #teniers

 

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En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et LilouSoleil.

 

https://lilousoleil.wordpress.com

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com

 

Pour le samedi 6 Mars, le thème est « Métiers qui ont aujourd'hui disparu, ou quasiment disparu... »

Les participations sont sur le blog de LilouSoleilhttps://lilousoleil.wordpress.com

 

Bon Courage à Lilou pour ses ennuis Internet, j'espère que ça va aller mieux...

 

Je précise aussi qu'avec Christophe, nous avons de gros soucis de réseau et hier la box ne marchait plus pendant des heures. Du coup, impossible de souhaiter les vœux d'anniversaire à une Amie très chère qui se reconnaîtra, désolée, grr... Mais, j'ai réussi ensuite, youpi !

 

Je publie et je passe chez vous comme je peux. Le réseau coupe brutalement et quand ça le fait, ça peut durer des heures, du coup, stand by... Je pense à vous mais la technique a ses caprices...

 

Allez, je crois au fait de pouvoir publier mes articles ce samedi...

 

J'ai choisi d'évoquer le personnage du Rémouleur, à travers un tableau de David Teniers le Jeune (1610-1690) qui fut l'un des plus grands artistes flamands de son temps.

Le Rémouleur... Un mot plein de charme suranné qui désigne un vieux métier, une activité itinérante d'antan qui peut se pratiquer encore mais de façon très confidentielle. Autrefois, le Rémouleur ou Gagne-Petit sillonnait les rues avec une sorte de banc portatif ou une charrette agrémentée d'une meule grâce à laquelle il pouvait aiguiser une myriade d'ustensiles et d'instruments dotés de lames.

« Rémouleur, Rémouleur ! Repasse couteaux ! Repasse ciseaux ! »

 

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Le tableau de David Teniers est une huile sur bois, conservée au Louvre, qui a servi de modèle d'enseigne pour un magasin du Vieux Paris. On appelait ce commerce dont la façade se laisse admirer au numéro 23 de l'avenue de l'Opéra : « Au Gagne-Petit ». Un Monoprix y est installé depuis de longues années et, depuis le 22 mars 1983, les ornements préservés de la façade sont protégés « au titre des Monuments Historiques ».

 

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« Au Gagne-Petit » fut édifié par l’architecte Auguste Tronquois (1829-1884) entre 1876 et 1877, à l'emplacement d'un magasin de toiles qui avait été fondé en 1844 par Monsieur Bouruet-Aubertot, rue des Moineaux, avant la création de l'Avenue de l'Opéra. Perçu comme un hommage au métier de Rémouleur, « Au Gagne-Petit » donna son nom à différentes boutiques dans toute la France.

 

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La belle entrée se pare, dans ses hauteurs, d'un bas-relief directement inspiré du tableau Le Rémouleur de David Teniers. On reconnaît aisément le personnage et son espace de travail. Quant à l'arrière-plan de la composition sculptée, il est à la fois retravaillé et ressemblant à celui du tableau initial.

 

 

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Je me souviens du Rémouleur qui, lorsque j'étais petite, s'arrêtait devant la maison de ma grand-mère maternelle, en Charente-Maritime. Cela m'amusait de le voir surgir sous la fenêtre de la cuisine comme s'il émergeait d'un almanach. J'aimais bien entendre tinter sa clochette et résonner son « cri/chant » caractéristique...

Ma grand-mère et ses voisins lui apportaient toutes sortes d'objets alors je me faufilais dans la foule et je contemplais les étincelles rouge et or qui jaillissaient de la roue/meule tournoyant grâce à une pédale sur laquelle, tel un homme orchestre, il appuyait.

Outre les objets de cuisine, il y a fort longtemps, il aiguisait aussi les armes... donnant ainsi une seconde jeunesse aux lames des épées, des couteaux et des poignards. Il savait se rendre, particulièrement, utile !

Évoluant sous l'égide de Sainte-Catherine d'Alexandrie (292-307), les Rémouleurs possédaient pour la plupart une petite image ou une effigie de leur sainte patronne, maîtresse de la roue...

Le nom Gagne-Petit vient des rudes conditions de vie de ces êtres qui sillonnaient les rues et les routes et ne gagnaient, bien qu'indispensables à la vie quotidienne, que peu d'argent...

 

 

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Esprit prolifique et brillant, David Teniers le Jeune (David II) fut peintre, miniaturiste, graveur, dessinateur, copiste de renom et il s'illustra à travers la nature morte et la peinture d'histoire, le portrait, la peinture de paysage et de genre.

 

Il naquit dans la haute société artistique d'Anvers, ville phare des arts à son époque. Il était le fils de David Teniers le Vieux, peintre émérite et de Dymphna de Wilde, une amatrice éclairée. Il devint, en 1637, le gendre de Jan Brueghel l'Ancien en épousant Anna Brueghel qui lui donna cinq enfants. Son oncle, Julian Teniers III était un célèbre peintre et un marchand de tableaux. Il fut un intime d'Adriaen Brouwer (1605-1638) et de Pierre Paul Rubens (1577-1640). Il fut aussi le père du peintre David Teniers III.

 

 

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Autre version de son Rémouleur

 

 

Avec un sens affirmé du détail et un audacieux mélange de truculence et d'élégance, il représenta des alchimistes, des apothicaires, des comédiens, des médecins, des buveurs (Le Joyeux Buveur...) et des joueurs de cartes et de dés dans les tavernes, des fumeurs de pipe, des paysans travaillant la terre... Il était fasciné par les effets de lumière et plusieurs de ses paysages possèdent un côté crépusculaire et fantasmagorique. Il aimait représenter les éléments, la neige, les mouvements changeants des nuages et les clairs de lune... Sa touche, au fil des années, s'allégea pour devenir de plus en plus poétique.

Il occupa des postes prestigieux : Doyen de la Guilde de Saint-Luc, Maître de la Chapelle du Saint-Sacrement à l'église Saint-Jacques d'Anvers, responsable de Collections Royales et Princières... Il reproduisit des tableaux de maîtres vénitiens dans des catalogues (Le Theatrum Pictorium) très renommés qui enrichirent les collections de l’archiduc Léopold-Guillaume de Habsbourg mais également celles de souverains épris d'art, comme le roi Philippe IV d'Espagne, la reine Christine de Suède, le Prince Guillaume II d'Orange...

Anobli en 1663, il fonda une Académie d'Art à Anvers.

 

 

Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi une œuvre de Georges Louis Picard (1857-1943), intitulée La Vendeuse de Violettes... Autre regard sur la vie, autre métier d'antan, la bouquetière itinérante...

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http://chimereecarlate.over-blog.com/2021/03/le-tableau-du-samedi-georges-louis-picard-1857-1943-la-vendeuse-de-violettes.html

 

 

Je réitère mes soucis d'Internet et de réseau... Réussir à publier quelque chose est déjà bien, vu le contexte...

 

Gros bisous, prenez bien soin de vous, merci de votre fidélité !

 

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Des couleurs pour vous ! Autour de mon immeuble...

 

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #art, #artiste, #fut, #peintre, #realise

 

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Illustration de © Miharu Yokota.

 

Chers aminautes, je vous souhaite une excellente rentrée 2018 ! Avec mes meilleures pensées pour les écoliers, les parents et les professeurs qui font de leur mieux, au fil des jours, pour dispenser les savoirs fondamentaux.

 

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Johann Georg Meyer Von Bremen (1813-1886), peintre de genre allemand. La petite écolière.

 

Que le plaisir de lire, de découvrir des mondes à l'infini à travers une myriade d'ouvrages et de partager de captivantes impressions littéraires soit au rendez-vous !

 

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Charles Roka (1912-1999), peintre hongrois, L'instant de la lecture.

 

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Johann Georg Meyer Von Bremen (1813-1886), Une fillette lisant.

 

Je pense bien à vous. Merci à celles et ceux qui ont si gentiment lu et commenté mes articles d'été et que la reprise sur nos blogs respectifs soit riche de beaux échanges d'amitié !

 

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© Alfredo Rodriguez, artiste mexicain né en 1954, reconnu et récompensé, de manière internationale, pour ses peintures qui décrivent, avec sensibilité, l'Ouest américain.

 

Vive les livres, nos royaumes d'imagination !

 

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© Cindy Grundsten, CindyArt sur DeviantArt, spécialiste en art digital.

 

 

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© George Hartley, artiste né en 1933. Son art oscille entre Réalisme et Réalisme Magique.

 

 

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Jean-Baptiste Greuze (1725-1805), L'enfant endormi sur son livre, dit Le petit paresseux, 1755, Montpellier, Musée Fabre.

 

Artiste majeur du XVIIIe siècle, Jean-Baptiste Greuze naquit à Tournus, en Saône-et-Loire, en 1725. Son père, maître couvreur, le plaça en apprentissage chez un peintre de Lyon, nommé Charles Grandon (1691-1762), auprès duquel il apprit à copier des tableaux anciens. En 1750, il se rendit à Paris et suivit les cours du maître Charles-Joseph Natoire (1700-1777) à l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture.

 

Tout au long de sa vie, Greuze s'employa, avec douceur et générosité, à rendre un éloge esthétique à la Vertu. Il fut aimé des philosophes, à l'instar de Diderot mais il connut quelques déconvenues, ne parvenant pas à être considéré comme un peintre d'histoire. En revanche, il fut très apprécié comme peintre de genre et nombre de ses œuvres, considérées comme « édifiantes » furent diffusées, en grande quantité, par les ateliers de gravure.

 

Jean-Baptiste Greuze voyagea en Italie mais la vogue de l'antique ne l'intéressa pas plus que cela. Il préféra étudier le charme des visages et la richesse pittoresque des scènes familiales et populaires pittoresques.

 

Se spécialisant dans la représentation des mœurs du peuple et de la bourgeoisie, il rompit avec la mode des tableautins galants et des scènes mythologiques de son temps et son « originalité » le fit reconnaître comme un grand peintre par de célèbres critiques d'art comme les Frères Goncourt.

 

Son « Petit Paresseux » a été reproduit de nombreuses fois...

 

 

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James Charles (1851-1906), portraitiste et peintre de genre anglais qui oscilla, tout au long de sa carrière, entre le Réalisme et l'Impressionnisme. Jeune fille lisant pendant que son chien la regarde, 1895.

 

 

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James Francis Day (1863-1942), Le temps de la lecture. Ce peintre et designer américain étudia d'abord à New York puis il se rendit à l'École des Beaux-Arts de Paris où il suivit un cursus auprès des maîtres Luc-Oliver Merson (1846-1920) et Ernest Hébert (1817-1908).

 

 

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« Lire auprès de ma poupée »... par Mechtaniya sur @DeviantArt.com

 

 

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Elliott Bouton Torrey (1867-1949), La petite liseuse.

 

Ce peintre américain, de sensibilité Impressionniste, étudia l'art à Paris, à Florence et dans des villes américaines comme New York, Boston ou encore San Diego. Il est peu connu en Europe mais les musées américains conservent une part importante de ses oeuvres composées de paysages et de portraits animés par une vibration délicatement personnelle des couleurs.

 

 

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Winslow Homer (1836-1910), Le Nouveau Roman, 1877.

 

Peintre américain, Winslow Homer fut d'abord attiré par l'Impressionnisme avant d'orienter sa palette entre Réalisme et Symbolisme. Reporter dessinateur pendant la Guerre de Sécession, il peignit le quotidien des militaires puis s'intéressa au monde rural, aux animaux et aux mouvements à la fois réalistes et oniriques de l'océan. Il réalisa de nombreuses marines, des scènes de pêche et aussi des portraits.

 

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Honor Charlotte Appleton (1879-1951), Fille lisant.

 

Illustratrice anglaise prolifique, Honor Charlotte Appleton (1879-1951) a réalisé de fines aquarelles en s'inspirant d'artistes comme Kate Greenaway (1846-1901) et Annie French (1872-1965).

 

Kate Greenaway a écrit et illustré de nombreux livres pour enfants. Les costumes délicats de ses personnages ont influencé considérablement la mode enfantine de son époque. Elle fut aussi une source d'inspiration pour la célébrissime Cicely Mary Barker (1895-1973), l'auteur des Flower Fairies...

 

Quant à Annie French, elle a exercé ses talents de peintre, d'illustratrice et de décoratrice auprès des membres de l'École de Glasgow, qui mêlaient des influences celtiques, japonisantes aux techniques de design et d'artisanat issues du mouvement Arts & Crafts.

 

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Honor Charlotte Appleton, Dans la bibliothèque.

 

 

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Nicolas van der Waay (1855-1936), peintre, aquarelliste, dessinateur et lithographe néerlandais. La jeune liseuse.

 

 

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Albert Edelfelt (1854-1905), Portrait de Bertha Edelfelt, soeur de l'artiste, en 1881.

 

Cet artiste finlandais étudia en Suède, à l’Université d'Helsinki puis à Anvers, à l'Académie des Beaux-Arts. En 1874, il suivit à Paris les cours de la prestigieuse École des Beaux-Arts et du maître néo-grec Jean-Léon Gérôme (1824-1904).

 

Il fut abondamment récompensé, dans les salons officiels, pour la qualité de son œuvre et en 1886, il reçut la Légion d'Honneur pour avoir réalisé le portrait de Louis Pasteur, chimiste et biologiste émérite.

 

Très apprécié dans les milieux littéraires et artistiques, il se lia d'amitié avec des peintres comme Jules Bastien-Lepage (1848-1884), Gustave Courtois (1852-1923), Pierre Puvis de Chavannes (1824-1898) et de grands écrivains comme Émile Zola (1840-1902) et Alphonse Daudet (1840-1897).

 

Il a contribué à faire connaître en France certains aspects de l'art finlandais.

 

 

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Rêverie enfantine par © Komako Sakaï, illustratrice japonaise née en 1966.

 

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Je souscris volontiers à ces mots et je vous souhaite à nouveau, avec d'amicales pensées, une...

 

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A nos lectures !!!

 

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Image Pinterest

 

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Carte de 1920...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #fete, #fleurs, #maman, #moscou, #peintre

 

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A toutes les mamans et à ma maman chérie, envolée bien trop tôt mais dont l'amour est enraciné à jamais dans mon cœur, je souhaite une très belle fête !

 

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Avec les fleurs chatoyantes et oniriques de l'artiste russe contemporain Igor Levashov...

 

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Cet artiste au talent reconnu, internationalement, est né en 1964 près de Moscou. Il a étudié l'art dans de prestigieux établissements comme l'Institut Sourykoff à Moscou et l’Académie Royale Moderne de la Haye.

 

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Fasciné par les possibilités de création qu'offrent les fleurs en leurs territoires mystérieux, il réalise, grâce à une palette intense et douce, fine et précieuse, des portraits de roses mais aussi de tulipes, d'iris, de magnolias, de lotus, de jonquilles, de digitales, de tournesols, d'arums, de coquelicots, de pavots etc... Sa peinture est tissée de notes élégantes et subtiles et ses œuvres, très recherchées, sont exposées dans nombre de musées et de galeries d'art à travers le monde : Russie, Hollande, Grèce, Angleterre, États-Unis...

 

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Régalons-nous de ce florilège et si, à l'occasion de la Fête des Mamans, vous désirez contempler de « Délicieuses Maternités », vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous...

 http://chimereecarlate.over-blog.com/2018/05/delicieuses-maternites.html

 

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Hugues Merle (1822-1881), peintre de genre et portraitiste, Affection maternelle, 1867.

 

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Émile Munier (1840-1895), peintre académique spécialisé dans les scènes d'enfance, Tendres enlacements.

 

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Gros bisous parfumés de tendresse, merci de votre fidélité !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #apollon, #daphne, #dieu, #musee, #peintre

 

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Aux Tuileries, à Versailles, à Marly, à Sceaux..., dans une infinité de parcs et de jardins s'ébattent, au rythme capricieux des saisons, deux célèbres personnages de la mythologie gréco-romaine.

 

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A Sceaux, dans les Hauts de Seine, près du bassin de l'Octogone, dans une partie agréablement boisée du domaine qui entoure le château musée de l'Île de France, Apollon saisit Daphné qui se cambre dans un essai de fuite. L’œuvre est un moulage de pierre créé dans la deuxième moitié du XVIIe siècle à partir d'un marbre conservé dans l'Orangerie locale et qui n'est pas accessible. Ce marbre reproduit une sculpture de Gian Lorenzo Bernini, dit Le Bernin (1598-1680).

 

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Photo RMN

 

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Photo RMN

 

En 1622, le Cardinal Scipione Caffarelli-Borghèse (1577-1633) commanda cette œuvre éperdument baroque et le groupe original, achevé en 1625 et illustrant un passage des Métamorphoses d'Ovide (43 avant J-C-17 ou 18 après J-C), se laisse admirer à la Galerie Borghèse de Rome.

 

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Le mouvement suscité par les lignes foisonnantes et les corps en déséquilibre happe le regard.

 

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Daphné est une nymphe, fille du dieu fleuve Pénée et de la déesse Terre.

 

Après avoir vaincu le monstrueux serpent Python, Apollon rencontra Cupidon sur le bord du chemin. Il se vanta de sa réussite en raillant les sortilèges du chérubin. Piqué au vif, Cupidon décocha deux flèches, l'une, en or, sur Apollon qui s'éprit de la ravissante Daphné, et l'autre, en plomb, dans le cœur de la nymphe. Elle en éprouva de la répulsion pour les plaisirs charnels mais Apollon la poursuivit de ses assiduités. Épuisée, Daphné sollicita l'aide de son père et le dieu fleuve la métamorphosa en un bosquet de laurier rose (rhododaphné). Apollon la désigna alors comme son arbre sacré.

 

« (...) Une lourde torpeur envahit ses membres, une mince écorce ceint sa délicate poitrine, ses cheveux poussent en feuillage, ses bras s'allongent en rameaux ; ses pieds, il y a un instant, si rapides sont fixés au sol par de solides racines, la cime d'un arbre occupe sa tête ; de sa beauté, ne demeure que l'éclat.

 

Phébus, cependant, brûle de la même passion, la main droite posée sur le tronc, il sent encore, sous la nouvelle écorce, battre le cœur ; entourant de ses bras les rameaux - qui étaient les membres de Daphné - il étouffe le bois de baisers ; mais les baisers du dieu, le bois les refuse. Alors le dieu lui dit : " Puisque tu ne peux être ma femme, tu seras, du moins, mon arbre " ; laurier, tu pareras toujours ma chevelure, ma cithare, mon carquois ; (...) Péan avait fini de parler; alors le laurier inclina ses jeunes rameaux et on le vit agiter sa cime comme une tête. » (Péan est une épiclèse, c'est à dire une épithète associée à Apollon. )

 

Apollon rattrape Daphné au moment où débute la métamorphose. La nymphe lève les bras. L'écorce l'enveloppe jusqu'aux hanches et son corps dessine une arabesque souple et passionnée. Son sang devient sève et sa peau, ses doigts, sa chevelure se changent en feuilles ondoyantes. Simultanément, une expression d'effroi se lit sur son visage. Apollon saisit sa taille d'une main mais il ne peut la faire revenir à son humanité.

 

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Photo de Alvesgaspar

 

La sculpture du Bernin est une œuvre de jeunesse qui appartenait à un ensemble de quatre statues et groupes sculptés. Elle était placée de telle sorte que les visiteurs découvraient Apollon de dos, s'élançant à la poursuite de la nymphe qui commençait à se métamorphoser.

 

La présence de ce groupe sensuel et païen dans la villa du cardinal fut « justifiée » par un adage composé en latin par le cardinal Maffeo Barberini, futur pape Urbain VIII. Des mots gravés sur la base et disant : « Celui qui aime à poursuivre les formes fugaces du plaisir ne trouve que feuilles et fruits amers sous sa main. » Il fallait bien se justifier, en effet... Sourires !

 

 

Au fil des siècles, le mythe d'Apollon et de Daphné a profondément inspiré les artistes...

 

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Apollon et Daphné sont représentés à Pompéi, dans la Maison de l'Éphèbe, vers 70 après J.-C.

 

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On les retrouve dans les pages d'un recueil de sonnets italiens datant du XVe siècle.

 

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 Ils s'ébattent dans un tableau du peintre Antonio del Pollaiuolo (1429/33-1498), réalisé entre 1470-1480 et conservé à la National Gallery de Londres.

 

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J'aime beaucoup cette représentation de Daphné en argent ciselé, surmontée par une ramure de corail. Cet ornement de table fut créé, vers 1550, par Wenzel Jamnitzer (1507/08-1585), un célèbre orfèvre de Nuremberg. On peut l'admirer au Musée National de la Renaissance, à Écouen.

 

L'artiste décrit le moment où s'opère la métamorphose de Daphné. L’œuvre élégante et influencée par la statuaire antique révèle aussi le goût des artistes de la Renaissance pour l’exotisme et les univers marins.

 

Daphné repose sur un socle décoré de têtes d’anges et de mufles de lion d'où émergent des fragments de roches métamorphiques. Un certain mystère entoure cette pièce d'argenterie. Était-elle un luxueux centre de table associé aux armoiries d'un prince germanique, un ustensile médiéval appelé « languier » où l’on suspendait des « langues de serpent », dents de requin fossilisées utilisées pour détecter le poison, ou une « merveille », (mirabilia) recherchée par des collectionneurs?

 

Pêché en grande profondeur en Méditerranée, le corail rouge était réputé pour ses vertus prophylactiques. On le considérait comme une espèce étrange qui oscillait entre végétal et minéral. Très apprécié pour sa beauté, il était fréquemment utilisé dans les arts à la Renaissance.

 

 

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Apollon et Daphné par Paolo Caliari dit Véronèse (1528-1588), entre 1560 et 1565.

 

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Apollon et Daphné par Pierre Paul Rubens (1577-1640).

 

Cette huile sur bois conservée au musée Bonnat-Helleu, le musée des Beaux-Arts de Bayonne, est une étude réalisée en vue d'une commande pour le roi Philippe IV d'Espagne. On y retrouve les principales qualités artistiques de Rubens soit l'intensité du mouvement, le lyrisme narratif, les couleurs bruissantes.

 

 

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 A Versailles, Apollon et Daphné d'Antoine Coypel (1661-1722) se laissent admirer parmi les joyaux du Salon de Mercure.

 

 

Aux Tuileries, Apollon et Daphné s'animent au-dessus du bassin de l'exèdre sud, dans leurs atours de marbre blanc et semblent prendre leur élan.

 

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Daphné poursuivie par Apollon et d'Apollon poursuivant Daphné.

 

Le dieu du soleil, sculpté par Nicolas Coustou (1658-1733), et la nymphe des bois, réalisée par Guillaume Coustou (1677-1746), ornèrent, vers 1713–1714, un des bassins des Carpes du Parc de Marly. En 1798, on les plaça dans l'exèdre Sud des Tuileries où ils demeurèrent jusqu'en 1940.

 

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On les installa après la guerre au musée du Louvre où ils sont conservés.

 

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Apollon

 

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Daphné

 

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Apollon et Daphné, 1625, par Nicolas Poussin (1594-1665).

 

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Apollon et Daphné, 1681, par le peintre baroque Carlo Maratta (1625-1713).

 

 

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Apollon et Daphné, 1702, par Paolo de Matteis (1662-1728), peintre baroque italien.

 

 

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 Apollon et Daphné par René-Antoine Houasse (1645-1710), peintre décorateur du Grand Siècle et l'un des plus fidèles collaborateurs de Le Brun aux Tuileries et à Versailles.

 

 

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Cet éventail du XVIIIe siècle, conservé au Musée des Arts Décoratifs de Bordeaux, nous offre, par ses couleurs précieuses et son dessin raffiné, sa vision plus apaisée du mythe d'Apollon et Daphné.

 

 

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 Toujours sur le même thème, le Département des Arts Graphiques du Louvre conserve cette jolie miniature signée Jean-Honoré Fragonard (1732-1806).

 

 

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 Au musée Calvet à Avignon, on peut admirer ce tableau de l'école romaine du XVIIIe siècle, attribué à Pietro Bianchi (1694-1740) et très apprécié des historiens d'art pour la qualité de ses couleurs.

 

 

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 Ce bas-relief montrant Daphné surprise par Apollon provient de l'ancienne Folie de la Bouëxière, autrefois située dans le 18e arrondissement de Paris. Réalisé par Sébastien-Nicolas Adam (1705-1778), il est aujourd'hui conservé au Musée Carnavalet.

 

 

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Apollon et Daphné par Francesco Trevisani (1655-1746), peintre italien représentatif du Baroque tardif. L’œuvre est conservée au Musée de l'Ermitage.

 

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Apollon et Daphné par le graveur néerlandais Pieter Van Gunst (1659-1731).

 

 

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Apollon et Daphné par Michele Rocca (1671-1751), peintre baroque italien.

 

 

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Apollon et Daphné par le portraitiste et peintre d'histoire Jean-François de Troy (1679-1752). La sensualité de l’œuvre est remarquable !

 

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Apollon et Daphné, 1736, par Jean-Étienne Liotard (1702-1789), peintre, pastelliste et miniaturiste orientaliste qui s'est inspiré de la sculpture du Bernin.

 

 

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 Apollon, Daphné et le dieu fleuve, père de Daphné, par le maître vénitien Giambattista Tiepolo (1696-1770), toile conservée à la National Gallery de Washington.

 

 

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 Apollon et Daphné, 1771, par Johann Heinrich Tischbein l'Ancien (1722-1789). L’œuvre se trouve au musée de Cassel en Allemagne. Le travail de métamorphose au niveau des mains de Daphné est particulièrement réussi.

 

 

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Apollon et Daphné par le peintre italien néo-classique Andrea Appiani (1754-1817). L’œuvre est conservée à la Pinacothèque de Brera.

 

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 L'une de mes visions préférées du mythe d'Apollon et Daphné est sans conteste celle du peintre romantique et orientaliste Théodore Chassériau (1819-1856). Elle date de 1844.

 

La transformation de Daphné est sublimée par les couleurs voluptueuses, la pureté des lignes, la grâce et le romantisme qui émanent de la composition. Le corps lunaire, chrysalide sensuelle sur fond de sylve, et l'attitude suppliante d'Apollon nous offrent un spectacle d'une troublante beauté.

 

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 Je suis également sous le charme de la composition de John William Waterhouse (1849-1917) : Apollon poursuivant Daphné, 1908.

 

Le peintre, de sensibilité préraphaélite, nous livre une vision intime du mythe, centrée sur les jeux de regards et l'élégance des attitudes. La métamorphose s'opère dans un monde luxuriant où la femme devient une sorte de prêtresse épousant les forces de la Nature. Le tableau de Waterhouse révèle aussi une complexe attirance entre les personnages... On ne sent pas particulièrement de rejet mais des possibilités...

 

 

La manière dont les artistes représentent Apollon et Daphné est très souvent renouvelée comme en témoignent les œuvres que nous contemplons.

 

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Beauté formelle, conventionnelle et un brin glacée du couple, en 1810, par Robert Lefèvre (1756-1830), portraitiste et peintre d'histoire.

 

 

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 Ardeur et spiritualité avec Apollon et Daphné, en 1919, sous le pinceau d'Armand Point (1860-1932), le créateur de la Confrérie d'Hauteclaire à Marlotte, dans la forêt de Fontainebleau, un phalanstère d'art aux inspirations Symbolistes.

 

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Daphné, imaginée par l'illustrateur de féerie et de fantasy Arthur Rackham (1867-1939).

 

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Apollon et Daphné par George Spencer Watson (1869-1934), grand admirateur de l'art de la Renaissance Italienne, une course poursuite enflammée...

 

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Apollon et Daphné, 1940, par le sculpteur allemand Arno Breker (1900-1991).

 

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Apollon et Daphné, particulièrement « ravageurs » en 1969, dans la vision de l'illustrateur de fantasy Boris Vallejo, né en 1941.

 

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 Quelle intensité des regards et quel charme de la chair dans la représentation d'Apollon et Daphné par Hélène Knoop, une artiste norvégienne née en 1979 et inspirée par le Symbolisme et l'art de la Renaissance !

 

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Apollon et Daphné, en état de transe onirique, par l'artiste surréaliste espagnole Beatriz Martin Vidal.

 

Les relations d'Apollon et de Daphné, fascinantes, s'exercent à la fois dans le jardin et dans la sylve. Le mythe originel nous conte une histoire d'amour à la fois impossible et peut-être bien possible et l'on peut interpréter les rapports qui unissent le dieu et la nymphe de plusieurs manières.

 

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Apollon et Daphné par Georges Patsouras (Ggaddict sur DeviantArt)

 

-Daphné, victime d'un sort orchestré par le facétieux Cupidon (capable de donner autant que de reprendre, attention à ne pas contrarier ce sacré Chérubin!), est prise de frayeur à l'idée de vivre une passion charnelle avec Apollon. Elle s'échappe donc à travers la métamorphose, troquant son corps de femme contre une apparence végétale. L'amour ressenti par le dieu ne s'éteint pas pour autant...

 

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-Daphné, à la fois nymphe et vierge n'a pas encore opéré les transformations naturelles de son corps de femme. Elle a peur de vivre les modifications liées à la perte de la virginité et demande l'aide de son père afin d'échapper à l'amant fougueux représenté par Apollon... Le soleil qui brûle le sang ! L'état végétal peut donc être assimilé à un état de chrysalide verte dans lequel Daphné prend le temps nécessaire à la maturation de ses désirs et de ses sentiments.

 

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New Life par MrDexArts sur DeviantArt

 

-Daphné incarne les cycles de la Nature... En tant que « femme verte », elle est l'un des avatars de la Grande Déesse des temps anciens. Elle se refuse d'abord aux désirs du dieu puis elle se livre lorsque celui la rejoint, sur un même plan d'initiation...

 

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Tomasz Alen Kopera, artiste surréaliste né en 1976.

 

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Séverine Pineaux, Les Amants de la Sylve.

 

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Delphine Gache

 

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Joséphine Wall, Nature's Embrace...

 

A force de se poursuivre...wink2

 

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Gros bisous et merci de votre fidélité !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #artiste, #jpg, #mer, #monet, #peintre

 

 

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 William Henry Margetson (1861-1940), portraitiste et peintre de genre de l'époque victorienne. « Au bord de la mer », 1900.

 

Avec ses mues couleur de ciel et ses lames nacrées, ses songes gris perle, émeraude ou turquoise, ses colères anthracite et ses ombres d'argent, la mer nous invite à accomplir un fascinant voyage poétique, à plonger sans retenue dans ses murmures salés, ses frissons d'outre-monde et ses grondements impétueux...

 

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Claude Monet (1840-1926), « La mer à Pourville », 1882.

 

L'eau exerçait une véritable fascination sur Monet, lui permettant d'égrener à l'infini sa passion pour les fluctuations de la lumière, les humeurs changeantes du ciel et l'ambivalence poétique des formes.

 

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Claude Monet, Coucher de soleil à Pourville, 1882.

 Bleu d'opale impressionniste et force enivrante des éléments...

 

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Sir John Lavery (1856-1941), peintre irlandais, célèbre portraitiste. « Depuis les falaises », 1901.

 

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Sir John Lavery, « Windy Day ».

 

Célébrée par une myriade d'artistes, à la fois crainte et aimée, représentée de manière réaliste ou onirique et souvent personnifiée par de voluptueuses créatures, la mer est un décor insaisissable qui happe nos pensées vagabondes et nous offre sa beauté ambivalente, mystérieuse, enchanteresse... A l'orée de sa splendeur, sous le pinceau des artistes, on récolte une multitude de petits trésors, galets et coquillages nacrés.

 

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 Lord Frederick Leighton (1830-1896), peintre et sculpteur britannique de l'époque victorienne. « Jeunes filles grecques ramassant des galets sur la plage », 1871. Mexico, Collection Pérez Simón.

 

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Beautés classiques, aux drapés d'une remarquable élégance qui flottent dans le vent marin.

 

Très célèbre au Royaume-Uni, Lord Frederick Leighton fut élu en 1878 président de la Royale Académie des Arts. Percevant l'Antiquité Gréco-Romaine comme une sorte d'âge d'or, il idéalisa, dans ses différentes œuvres, ce passé en vogue à son époque.

 

Il fut fait chevalier en 1878, baronnet en 1886 et fut le premier peintre britannique à devenir « pair du royaume », en 1896.

 

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William Henry Margetson (1861-1940), portraitiste et peintre de genre de l'époque victorienne. « Sea hath its pearl » : La mer a sa perle.

 

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William Henry Margetson, un soir d'été.

 

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William Henry Margetson, La fiancée de Poséidon dansant sur la rive.

 

Cheveux au vent, cheminons, de toile en toile, à travers des siècles de paysages et de portraits et laissons affluer nos souvenirs d'enfance au contact de l'écume, de l'eau ou du sable doré...

 

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Edmund Charles Tarbell (1862-1938), impressionniste américain, « La fillette au bateau », 1899.

 

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Edmund Charles Tarbell, « Garçon sur la plage », 1885.

 

Tarbell était membre des Ten American Painters, une association de dix peintres américains du XIXe siècle qui démissionnèrent de la Société des artistes afin de protester contre le mercantilisme de l'art. Ils se détachèrent aussi de l'Académie Nationale d'Esthétique sous l'impulsion de Mary Cassatt, de James Whistler, de Thomas Eakins et de Winslow Homer.

Le groupe des Dix était constitué de : Frederick Childe Hassam, Julian Alden Weir, John Henry Twachtman, Robert Reid, Willard Metcalf, Frank Weston Benson, Edmund Charles Tarbell, Thomas Wilmer Dewing, Joseph DeCamp et Edward Simmons.

 

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Charles Courtney Curran (1861-1942), impressionniste américain, « Enfants sur la plage ».

 

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Edward Henry Potthast (1857-1927), impressionniste américain, « By the beach ».

 

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Edward Henry Potthast, « Liseuses à la plage ».

 

Pour découvrir d'autres œuvres de ce peintre sur mon deuxième blog : La Chimère écarlate, vous pouvez cliquer sur le lien suivant : Edward Henry Potthast, peintre des étés heureux.

 

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« At the beach »

 

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« Le vendeur de ballons », 1910.
(Pour mon amie Vanessa... moi aussi, j'adore les ombres dansantes et bleutées de ce tableau!)

 

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Charles Sims (1873-1928), portraitiste et paysagiste britannique, « By summer seas ».

 

La mer est l'un des sujets de prédilection des peintres impressionnistes qui excellent à saisir ses colères, ses félicités, ses humeurs changeantes. Les couleurs du ciel et de la mer traduisent les mouvements du cœur et de l'atmosphère. Avec le bruit des vagues en filigrane, les artistes nous offrent mille et une variations sur le thème de l'eau, l'évanescence mystérieuse et la nature ambivalente des éléments.

 

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Claude Monet, « Tempête de Belle-Île en mer ». Paris, musée d'Orsay.

 

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Claude Monet, « Étretat, la porte d'Aval », 1885. Musée des Beaux-Arts de Dijon.

 

La mer et le ciel se confondent, absorbant presque toute la ligne d'horizon et l’œuvre vibre, clapote, scintille, attirant le regard vers la palette mouvante des couleurs, à de multiples endroits.

 

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Eugène Boudin (1824-1898), « Marée montante à Deauville ».

 

Celui qu'on appelait « le roi des ciels » aimait décrire les côtes normandes, les caprices des forces océanes et les activités du bord de mer avec d'élégants effets de lumière et de talentueux dégradés de gris et de bleu. Dans ses œuvres, on apprécie la profondeur de champ, l'intensité poétique des éléments et la subtilité du rendu de l'atmosphère.

 

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Eugène Boudin, L'heure du bain à Deauville, 1865.

 

Belle société et chroniques mondaines... L'artiste voyageait beaucoup mais il revenait toujours à Deauville ainsi qu'à Honfleur où il était propriétaire d'une papeterie, lieu de rencontre pour de nombreux artistes.

 

En 1858, il incita Monet à peindre sur le motif et en 1862, il créa une forme particulière de marine, celle des plages de Deauville et de Trouville qui allait devenir une véritable institution. Tout au long de sa vie, il donna libre cours à sa passion pour les « merveilleux nuages » qui dansent et courent au-dessus de la mer.

 

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Eugène Boudin, Marée basse à Étaples, 1886.

 

En 1859, Charles Baudelaire qualifia ses études au pastel de « prodigieuses magies de l'air et de l'eau ». L'artiste voulait « nager en plein ciel » et sa quête de la lumière le poussa à exécuter des centaines d'études de cieux et de nuages, au crayon, au pastel, à l'aquarelle et à l'huile.

 

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Eugène Boudin, Étude de nuages sur un ciel bleu, 1888.

 

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Frederick Childe Hassam (1855 ou 1859-1935), peintre impressionniste américain, membre de la confrérie des Ten que j'évoquais plus haut. « Duck island from Appledore » (L'île aux canards à Appledore).

 

Tout au long de sa vie, Childe Hassam a oscillé entre deux pôles d'attraction : les États-Unis et la France. Grand admirateur de l’œuvre de Claude Monet, il étudia l'art à Boston puis à Paris, à l'Académie Julian, entre 1886 à 1889 où il fut influencé par les travaux des maîtres Louis Boulanger et Jules Joseph Lefebvre.

 

Il aimait la peinture à l'huile mais il appréciait aussi beaucoup l'aquarelle et en 1897, il fonda en compagnie d'autres artistes le New York Water Color Club, (club d'aquarellistes réputé). Il devint ensuite l'un des membres fondateurs du fameux Groupe des Ten.

 

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Frederick Childe Hassam, « Appledore, The South Ledges » (Les corniches du sud).

 

Il a peint très souvent la mer et les rochers mais aussi l'atmosphère de New York au début du XXe siècle. Il a d'ailleurs fait l'acquisition d'une propriété à Long Island, en 1919.

 

La série "Appledore" représente des paysages côtiers très lumineux et pleins de magnificence. La puissance de la Nature y est exaltée.

 

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Frederick Childe Hassam, « Seaweed and Surf, Appledore » (Les algues et le surf).

 

Artiste très prolifique, il s'est aussi rendu célèbre en peignant une série de 22 tableaux montrant des drapeaux. Cette série fut perçue comme un hommage à Claude Monet.

 

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Jean-Louis Forain (1852-1931), peintre de mœurs et caricaturiste de la Belle Époque, « La plage à Trouville ».

 

Cet artiste acquit la notoriété en publiant, dans des journaux comme Le Figaro, Le Courrier français, Le New York Herald ou Le Rire, des dessins satiriques qui dénonçaient les travers et les égoïsmes de la bourgeoisie de son temps.

 

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 Joaquin Sorolla y Batisda (1863-1923), peintre impressionniste et luministe espagnol, « Femmes au bord de la mer », 1909. Musée Sorolla à Madrid.

 

 

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John William Godward (1861-1922), peintre anglais néoclassique et d'inspiration préraphaélite. Nérissa, 1906.

 

Le thème de la mer permit également aux artistes de mettre en scène des beautés nues, alanguies sur le sable ou chevauchant les forces aquatiques.

 

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Guillaume Seignac (1870-1924), peintre académique, représentant de l'École d'Écouen (je ne développe pas car j'ai prévu un article à ce sujet...), Nymphe des eaux, 1908.

 

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Guillaume Seignac, La Vague, 1908.

 

Voluptueuses personnifications de l'eau matricielle et avatars d'Amphitrite, déesse des flots et parèdre de Neptune, le seigneur des océans.

 

Les lignes serpentines des corps évoquent le flux et le reflux, les enroulements fertiles des vagues, l'intensité des mouvements de l'eau où s'incarnent l'Amour et la Vie.

 

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Paul Albert Laurens (1870-1934), peintre académique, portraitiste et enseignant dans les meilleures académies d'art de Paris. Les baigneuses, 1903.

 

Peintures considérées en leur temps comme profondément indécentes. Classées comme érotiques, elles furent très recherchées « sous le manteau » et installées, dans des cabinets de curiosités bien dissimulés, pour le plaisir de leurs propriétaires...

 

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Paul Albert Laurens, Les baigneuses, seconde version.

 

En vous souhaitant de belles rêveries artistiques à l'orée du mois de septembre, je vous adresse mes pensées d'amitié et de gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #certains, #diana, #lune, #new, #peintre

 

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Jules Joseph Lefebvre (1836-1911), Diana, 1879.

 

Elle se cache sous la horde des nuages mais son pouvoir d'eau et de fièvre est bel et bien réveillé. Pleine lune de février qui éclot, voluptueusement, dans la tempête... Je voulais lui consacrer un article illustré d'une série de tableaux mais comme certains d'entre vous le savent, je bataille avec ma connexion Internet. Dire qu'elle est fluctuante est un euphémisme !

 

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Diana, seconde version.

 

Portraitiste et peintre de genre, également professeur à l'École des Beaux-Arts, Jules Joseph Lefebvre puisa son inspiration parmi les nus italiens de la Renaissance. Au cœur de sa palette opalescente, la femme est à la fois déesse de l'Antiquité (Diana, Luna...), héroïne du folklore et de la littérature (Lady Godiva), allégorie aux charmes mystérieux (La Vérité...), odalisque ou nymphe du printemps et de l'été.

 

Le tableau qui suit m'enveloppe de sa magie dès que je le contemple. Il m'évoque un monde secret, une sorte d'entre-deux accessible quand on se perd dans la nuit ou qu'on divague sur des chemins nacrés.

 

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Thomas Cole (1801-1848), Moonlight, 1834. Collection of the New York Historical Society.

 

Peintre américain d'origine anglaise, Thomas Cole était le fondateur de l'Hudson River School, mouvement qui traduisait une vision romantique de l'art, la passion des grands espaces et des merveilles naturelles (à l'instar des Montagnes Rocheuses) et le désir de sublimer l'ensemble par un travail très approfondi, quasi mystique, sur la lumière.

Il aimait peindre des paysages réels (notamment ceux des montagnes Catskill situées au nord de l'État de New York), avec un remarquable souci du détail, en y mêlant toujours quelque chose d'imaginaire et de mystérieux. Ainsi, dans ce théâtre de nature où s'opèrent de puissants contrastes d'ombre et de lumière, où la figure humaine apparaît minuscule, la lune se dévoile comme un bijou, un soleil de nuit visible par certains initiés...

 

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J'aurais aimé continuer à discuter de peinture et de « visions lunaires » avec vous mais je dois attendre de retrouver un meilleur débit Internet. J'ai pu me connecter sur quelques blogs mais il m'a fallu un temps fou pour y arriver et certains commentaires se sont perdus dans les limbes du net alors je n'insiste pas davantage.

 

A très bientôt, je pense à vous...

 

Cendrine

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #artiste, #lanterne, #lumiere, #nuit, #peintre

BLOG EN MODE BUISSONNIER

 

Je vous souhaite un très bel été!

 

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Arthur Rackham (1867-1939), Le songe d'une nuit d'été, 1908.

 

Lovée dans la chaleur, suspendue au bleu de mes pensées, je contemple les étoiles et l'envie de laisser danser ma plume sur le papier monte, comme une vague, dans l'encrier de la nuit.

 

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Maxfield Parrish (1870-1966), Rêveries, 1913.

 

Nuit d'été

 

Valse rubis frisson d'argent

Au clair de lune miroitant

Le feu délie son écriture

Et nos secrets sous la ramure

 

Étreins ce chant né de la terre

Ivre de braise à l'horizon

Le chemin rouge de lumière

Serpente au souffle des moissons

 

La nuit a bercé le soleil

Courons au verger mystérieux

Ravir les étranges merveilles

Gorgées de la sève des dieux

 

Sais-tu que mon âme a dansé

Jusqu'aux nacres de l'océan

Insaisissable au bal des fées

Nue sous le chêne des amants

 

L'arbre où fusionnent les murmures

Et les sortilèges du temps

L'or émeraude et les diaprures

Le miel de l'ombre avec mon sang...

 

                                           Cendrine

 

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Maxfield Parrish, Étoiles.

 

A l'heure où les sirènes dansent

Le vent file sur son rouet

Cette étrange luminescence

Qui s'évapore en mots de fée...

 

Magiques nuits d'été...

 

Des paysages ambivalents de l'Angleterre Victorienne aux incomparables lumières du Nord de l'Europe, elles se parent de mystère et dévoilent leur beauté, inspirant de nombreux peintres au fil des époques.

 

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John Simmons (1823-1876), Nuit d'été.

 

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John Simmons, Une fée parmi les liserons.

 

Ce peintre, originaire de Bristol en Angleterre, exerça d'abord le métier de miniaturiste d'où l'extrême précision apportée aux détails entourant chacun de ses personnages. En pleine vogue préraphaélite, il se spécialisa dans la peinture de nus féeriques.

 

L'observation de la Nature était primordiale pour les artistes victoriens. La fée devint une muse de l'histoire naturelle, insufflant à l'artiste le désir de peindre le vivant, les pulsations des couleurs, les scintillements de la rosée, de la lumière et de l'eau.

 

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L'étoile du soir

 

Le ciel d'été est tapissé de nombreuses étoiles, diamants dont la luminosité envoûte ceux qui cheminent dans les méandres de la nuit. Au crépuscule jaillit Vénus, « l'étoile du berger », en orbite autour du soleil, qui se love dans le ciel du soir ou dans le ciel du matin.

 

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L'étoile du matin

 

Vénus nous aimante vers les nacres stellaires de la Voie Lactée. Les anciennes croyances nous chuchotent que les rêves s'y forment et que les voeux papillonnent dans l'immensité, gorgés du lait de la déesse Héra qui s'est répandu dans le ciel après que le héros Héraclès, encore nourrisson, l'ait tété en secret pour acquérir l'immortalité.

 

Au-dessus de nos têtes, nébuleuses et constellations tourbillonnent et serpentent dans le vaste univers entre sombres veines et filaments argentés.

 

De temps à autre, mue par une fabuleuse énergie gravitationnelle une étoile tombe dans un fracas de poussière opalescente.

 

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Witold Pruszkowski (1846-1896), peintre et illustrateur polonais, Étoile tombante, 1884.

 

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John Atkinson Grimshaw (1836-1893), Esprit de la nuit, 1879.

 

Artiste de l'époque Victorienne, préoccupé par les modifications industrielles de son temps, il excellait à peindre les clairs de lune, les effets de lumière changeante et les paysages aussi bien urbains que ruraux. Cette fée d'une nuit d'été est une émissaire de la magie des Anciens Mondes.

 

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Aux êtres sensibles d'ouvrir les yeux et de laisser cette beauté rayonnante leur emplir le coeur et l'esprit!

 

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Le pont de Battersea, 1885.

 

Dans l'Europe du Nord, les peintres nous dévoilent la magie des « Sommernacht » où règne le mystère, où l'impalpable se révèle aux heures confondues du jour et de la nuit, à la période du soleil de minuit.

 

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Edvard Munch (1863-1944), Sommernacht.

 

L'oeuvre est imprégnée de cette lumière bleutée typique des nuits de l'été nordique. Les tons se rencontrent dans un savant ruissellement d'énergie animé de forts contrastes. Cette puissance chromatique fut remarquée par les artistes phares du Fauvisme: Raoul Dufy, Albert Marquet, André Derain, Henri Matisse...

 

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Prince Eugène (Eugen) Napoléon Nicolas de Suède (1865-1947), Nuages de nuit.

 

Ce prince du Nord était un collectionneur et un paysagiste émérite.

 

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Nuit d'été

 

Il décrivit avec une remarquable finesse cet état mystérieux où la Nature ne s'endort pas. Grâce à une facture douce, sensible et une imprégnation profonde de la beauté des éléments, le paysage se dévoile au coeur de la fine brume de nuit.

 

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Laurits Andersen Ring (1854-1933), peintre symboliste danois. Soir d'été sur le fjord de Roskilde, vers 1885.

 

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Eilif Peterssen (1852-1928), Nuit d'été, 1886.

 

Une oeuvre néo-romantique qui ressemble à une photographie et qui nous aimante vers le reflet du ciel et de la lune au creux de l'étang.

 

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Un subtil mélange de nuances variées de bleu compose la palette de ce ciel d'été nordique. En ces lieux, la nuit ne tombe pas et le ciel se mélange à la beauté réelle et fantasmée de l'eau, dans un concert de notes saphir, émeraude, jade et violacées.

 

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Eilif Peterssen, Nocturne, 1887.

 

Les nuits d'été ont leurs muses et leurs nymphes, leurs beautés rêveuses ou alanguies dans la moiteur enveloppante.

 

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Albert Joseph Moore (1841-1893), Argent. Troublante et lunaire féminité.

 

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Nuit d'été au gynécée, rayonnante de sensualité.

 

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Midsummer, 1886.

 

La nuit du solstice d'été, personnifiée avec élégance, par cet artiste victorien, né dans le Yorkshire, un vieux comté d'Angleterre. Fasciné par l'Antique, il fit preuve d'une extrême minutie dans l'utilisation des couleurs dont la vibration oscille entre douceur et puissance.

 

L’Esthétisme domine dans cette oeuvre qui préfigure le Symbolisme et la couleur orange, teinte de prédilection des artistes du mouvement victorien, nous invite dans les reflets du soleil couchant, aux portes du domaine des rêves.

 

Le orange représente à la fois l'ardeur extrême et la douceur de l'instant, la joie de vivre, l'éveil des sens et la force de la création. Elle est associée aux Muses et à Dionysos, le Seigneur de l'Inspiration. Elle est aussi la couleur des Épicuriens.

 

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Lord Frederick Leighton (1830-1896), peintre et sculpteur victorien. June flamboyante, 1895.

 

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Sir Lawrence Alma-Tadema (1836-1912), Le Tepidarium, 1881.

 

Sir Alma-Tadema fut l'un des artistes les plus en vogue du XIXe siècle victorien. Ce passionné d'Antiquité gréco-romaine et d'archéologie égyptienne décrivit avec une minutie spectaculaire des scènes de la vie antique, juxtaposant des éléments réels et des éléments fantasmés.

 

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George Frederic Watts (1817-1904), peintre et sculpteur victorien et symboliste. La jeune fille à la plume de paon.

 

Les nuits d'été attisent l'imaginaire et nous apportent un surcroît de douceur après les feux des journées caniculaires. Nuits brillantes où s'émoussent les contours de la réalité pour se recomposer sous le frisson du mystère.

 

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Winslow Homer (1836-1910), Nuit d'été, 1890.

 

J'ai eu le plaisir de contempler ce nocturne poétique à l'Orangerie des Tuileries, lors de l'exposition consacrée à la musique de Claude Debussy (1862-1918). Deux silhouettes féminines, quasi fantomatiques et lovées dans un fascinant clair-obscur, dansent au bord de la mer, emportées par le chant du ciel et des éléments.

 

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Peintre américain, Winslow Homer fut d'abord attiré par l'Impressionnisme avant d'orienter sa palette entre Réalisme et Symbolisme. Reporter dessinateur pendant la Guerre de Sécession, il peignit le quotidien des militaires puis s'intéressa au monde rural, aux animaux et aux mouvements oniriques de l'océan.

 

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Au clair de lune...

 

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Edward Henry Potthast (1857-1927), Été, nuit impressionniste.

 

Calme et puissance des impressions fugitives, magistrale présence de la lumière au creux de la nuit et la lune qui s'offre, telle un miroir évanescent, aux spectateurs de son étrange beauté...

 

Fantasmagoriques nuits d'été où s'allument des lanternes, chimères d'or et de papier...

 

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Charles Courtney Curran (1861-1942), Lanternes impressionnistes, 1913.

 

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Ulpiano Checa y Sanz (1860-1916), peintre et illustrateur espagnol, précurseur de l'Impressionnisme. Barque aux lampions du solstice d'été (Carnival Eve).

 

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Percy William Gibbs (1894-1937), Promenade sur la rivière.

 

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Tavik Frantisek Simon (1877-1942), Soir de fête à Paris.

 

Cet artiste tchèque, amoureux de Paris, peignit avec passion les jardins, les squares, les places, les monuments et les rues pittoresques de la capitale. Pendant la première guerre mondiale, il retrouva sa patrie mais n'oublia jamais les atmosphères de la Ville Lumière. Il sombra dans l'oubli après avoir connu le succès en son temps. Espérons qu'il soit redécouvert...

 

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Henri Le Sidaner (1862-1939), artiste impressionniste et réaliste. Table avec lanternes à Gerberoy.

 

Fleurs et souffles de papier traduisent la délicieuse évanescence de ces moments privilégiés où le temps ralentit sa course pour un subtil « arrêt sur image ».

 

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John Singer Sargent (1856-1925), Lys, roses et oeillets, 1886. (Londres, Tate Gallery).

 

Peintres de la lumière, influencés par la clarté sublime émanant des oeuvres de la Renaissance florentine.

 

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Luther Emerson Van Gorder (1861-1931), Lanternes japonaises, 1895.

 

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Maxfield Parrish (1870-1966), peintre et illustrateur américain aux oeuvres oniriques. Les porteurs de lanternes, 1908.

 

Pierrots lunaires, magiciens des ombres de la nuit...

 

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Konstantin Alexeïevitch Korovin (1861-1939), peintre impressionniste et décorateur de théâtre russe. Lanternes de papier.

 

Nuits d'été gorgées de lumière et de fragrances fleuries qui se conjuguent avec la sensualité de l'air.

 

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Marguerite Pearson (1898-1978), Lanternes.

 

« La seule matière de la peinture, c'est la lumière. » Gilles Genty, historien de l'art.

 

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Delphin Enjolras (1857-1945), peintre aquarelliste, paysagiste et portraitiste. L'installation des lanternes.

 

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Pati Bannister, artiste anglaise née en 1929, Fleurs et lanternes.

 

Nuits ensorcelées, propices à la rencontre des désirs et des rêves, nuits de liesse et d'amour où les émotions palpitent en farandole.

 

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Louis-Adolphe Tessier (1858-1915), peintre de genre et d'histoire. Tourbillon, 1911.

 

« La vie est une lumière dans le vent. » Proverbe japonais.

 

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Gaston de Latouche (1854-1913), artiste post-impressionniste. Intrigue nocturne.

 

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Max Carlier (1872-1938), Les préparatifs de la fête.

 

Cet artiste belge était spécialisé dans les natures mortes, les compositions florales, les scènes de genre et la peinture de chats.

 

Sous les lampions, les couleurs de la nuit se métamorphosent et nous happent vers d'autres réalités, dans la moiteur et la brillance du clair de lune estival.

 

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Gene Pressler (1893-?), illustrateur américain.

 

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Gene Pressler, la jeune fille à la lanterne, 1921.

 

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Delphin Enjolras, Nuit d'été, la lanterne japonaise.

 

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Frederick Childe Hassam (1859-1935), peintre impressionniste américain. Nuit de Juillet, 1898.

 

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Soir d'été à Paris, 1889.

 

« Que serait la lumière sans les êtres qui la perçoivent? »: Philippe Montillier (explorateur et photographe).

 

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Ludwig Knoefel (1851-1933), La belle à la lanterne.

 

Je vous souhaite de savoureuses nuits d'été, dans la palette conjuguée des parfums, des rêves et des émotions. Prenez le temps, prenez soin de vous et merci de votre fidélité!

 

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Mon ciel d'été, juste avant la nuit...

 

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Avec mes plus douces pensées...

 

Plume

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