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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

couleur

Publié le par maplumefee
Publié dans : #couleur, #eiffel, #peinture, #rouge, #tour

 

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C'est une belle rencontre, aux couleurs pimpantes, entre deux emblèmes de l'art de vivre sous le ciel de la capitale... En faisant du rangement dans mon ordinateur, j'ai retrouvé ces photos que je n'avais pas publiées. C'était en 2014 à Paris Plages. La Tour Eiffel fêtait ses 125 ans et la Chaise Bistro également, alors la société Fermob, créatrice de la fameuse chaise, en 1889, sur les bords de Marne, avait réalisé cette sculpture pour l'occasion.

 

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324 chaises Bistro

Se prennent pour la Tour Eiffel

Elles se font fait la courte échelle

Dans leur jolie tenue rétro

 

Dame de fer au chant du ciel

Qui aime se mirer dans l'eau

Émaillée de rouge rebelle

Aussi ardue qu'un Meccano...

                                      Cendrine

 

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Constituée de chaises entremêlées, cette tour « mobile » a eu beaucoup de succès et ce qui m'a plu c'est la référence à la couleur originelle de la dame de fer car dans les premiers temps de sa construction, elle était recouverte d'une peinture rouge.

 

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Aujourd'hui, on la repeint tous les cinq ans alors qu'au XXe siècle, on lui refaisait une beauté tous les sept ans. Des peintres spécialisés en alpinisme accomplissent ce travail impressionnant, épuisant et dangereux en dépit des précautions prises pour assurer leur sécurité. Au cours de leur ascension, les peintres peuvent signaler la présence de fissures ou des problèmes concernant les rivets et les boulons qui soutiennent l'ossature du monument.

 

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Même si cela ne se voit pas depuis le sol, la Tour Eiffel est un nuancier de couleurs. Une couleur sombre habille les parties inférieures, une couleur plus claire est appliquée sur les étages supérieurs et plus on progresse vers les hauteurs plus la couleur s'éclaircit. Ainsi, sur les vues panoramiques, la tour se fond de manière esthétique dans le maillage architectural de la capitale.

 

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Au premier étage, un boîte à suggestions permet aux visiteurs de donner leur avis sur le choix des couleurs, entre tons de brun, de marron et de bronze, associées aux futures campagnes de peinture.

 

Au départ, la tour était à dominante rouge puis elle s'est parée d'un jaune ocre avant de de se « vêtir » de brun cuivré et de nuances de bronze.

 

Le rouge originel était obtenu grâce à du fer rouge vif de Venise et à de l'huile de lin et comme il faut environ 50 tonnes de peinture pour peindre une surface de 250 000 m2, inutile de vous dire qu'on ne peut plus utiliser ce genre de matière première ! En 1889, il fallait 60 000 francs or pour assurer l'intégrité de la peinture pendant seulement une année !!!

 

 

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Dame à l'Exposition Universelle de 1889, par Luis Jiménez Y Aranda (21 juin 1845-1er mars 1928), Meadows Museum of Art, Dallas.

 

Le premier entrepreneur de peinture s'appelait monsieur Nourrisson. A l'origine du système de peinture en dégradé, il orchestra l'utilisation du fameux rouge de Venise.

 

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 Embrasement de la Tour Eiffel pendant l'Exposition Universelle de 1889, gravure en couleur offerte à Gustave Eiffel par Georges Félix Garen (1854-après 1912).

 

En 1892, monsieur Rivière, un autre entrepreneur, s'occupa de faire lessiver la tour et de la recouvrir d'huile pigmentée à l'ocre jaune pour un coût de 57 000 francs or.

 

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Tour Eiffel, par Robert Delaunay (12 avril 1885-25 octobre 1941).

 

En 1899, on décida de faire repeindre la tour tous les 7 ans et cela dura tout au long du XXe siècle. Il y eut un flottement entre 1907 et 1917 en raison de la guerre puis les choses reprirent leur cours. L'année 2001 marqua un tournant avec l'application d'une peinture sans plomb dans un but de protection de l'environnement et en 2009, plusieurs solvants disparurent du mélange employé.

 

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 La Tour, (c) Miroslaw Scheib

 

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Je vous avoue que j'aimerais bien revoir la tour Eiffel peinte en rouge, le rouge étant ma couleur préférée ! Mais quelle que soit sa couleur, sa mise en valeur au fil du temps a toujours été une réussite.

 

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Initialement « désirée » comme une construction éphémère, l’œuvre est devenue l'emblème d'un défi technique et architectural. Avec ses 321 mètres, elle était, jusqu’à la construction du Chrysler Building à New York en 1930, le plus haut édifice du monde. Plus haute que les cathédrales, les pyramides et le monument le plus haut de son temps : l'obélisque de Washington qui ne mesurait « que » 169 mètres.

 

A travers une myriade de polémiques, Gustave Eiffel a su faire en sorte que cette utopie de métal puisse prendre vie. La postérité a retenu essentiellement son nom mais la création de la tour n'est pourtant pas l'affaire d'un seul homme. A la tête d'un gros cabinet d'ingénieurs et d'architectes, ce brillant industriel avait déjà construit d'importants ouvrages en métal comme la gare de Budapest, un pont sur le Douro au Portugal, le viaduc de Garabit, dans le Cantal, en 1884 et l’armature de la statue de la Liberté envoyée à New York en 1885.

 

Concernant la tour, il a su cristalliser le talent des ingénieurs Maurice Koechlin et Émile Nouguier et celui de l'architecte Stephen Sauvestre afin de perfectionner l'esthétique de ce « grand pylône » à la fois familier et qui a toujours des choses à nous apprendre.

 

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Chimère d'acier que certains qualifiaient de squelette tant ils la trouvaient abominable et qui a réussi à défier le temps et la colère des esprits.

 

Celle qui chevauche les modes fut taxée de monstre, de Tour de Babel, de gribouillis d'encre infâme sur le ciel de Paris. On voulut éclater « son corps de cheminée d'usine » alors que d'autres voyaient en elle une reine de puissance mathématique, un nouvel arbre de vie, une vigie des utopies...

 

Entre 1887 et 1889, son audacieuse ossature jaillit d'un magma de gravier, d'un lacis de poutrelles métalliques, d'une forêt de boulons d'ancrage et de puissants arbalétriers. Elle fut inaugurée par Gustave Eiffel, le 31 mars 1889, et ouverte au public le 15 mai 1889, pour l'Exposition Universelle.

 

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Poésie de la tour photographiée par temps gelé...

 

Continuons d'aimer notre Tour Eiffel et de nous laisser séduire par ses broderies d'acier tellement aériennes !

 

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Tour Eiffel, Robe Rouge, aquarelle, (c) Trish Biddle

 

Je vous souhaite un bel été mes ami(e)s, avec de la passion, du bonheur, du repos et l'expression en chacun de nous des petits plaisirs du quotidien si précieux. Je voulais publier cet article hier (je n'ai pas pu), pour notre Fête Nationale et joindre mes pensées aux commémorations pour les victimes des attentats de Nice. Mes mots ne changeront pas grand chose mais des symboles comme notre Tour Eiffel nous montrent combien le fait de croire en soi et l'audace payent. Notre monde avance, bizarrement mais il avance et tant que nous resteront unis, nous préserverons le sens de notre devise : « Liberté, Égalité, Fraternité »...

 

Je vous fais de gros bisous, prenez bien soin de vous !

 

Des pensées également pour notre aminaute Linda et pour son cher Picasso, chat âgé de 22 ans qui s'en est allé la nuit dernière.

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #arbre, #automne, #couleur, #erable, #feuille

 

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Sous les platanes féeriques

Drapé dans sa robe de sang

Flamboyant et fantomatique

L'automne danse avec le vent

 

Feuilles d'or mat qui caracolent

Entre les ombres mélangées

Passe une rouge farandole

Au sillage étrange et sucré...

 

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Beau lampadaire dans le Jardin des Grands Explorateurs (1867)

 

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Cerfs majestueux, dans la lumière des arbres, au Jardin du Luxembourg.

 

 

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Le danseur dans les arbres

 

 

Alchimie de l'Automne

 

Le flamboiement des couleurs d'automne survient quand la chlorophylle disparaît. Ce pigment vert domine au printemps et en été mais avec les changements de température et les modifications de la lumière, en automne, sa production ralentit. Entre l'arbre et les feuilles, la communication s'estompe. Une substance qui ressemble à du liège se forme à la base du pétiole de chaque feuille et l'arbre s'isole doucement. La couleur verte s'efface, au profit de pigments plus résistants, les carotènes et les xanthophyllesqui engendrent des couleurs rutilantes, flamboyantes et dorées, jaunes et orangées.

 

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Sérénade dans les feuilles rousses

 

Quand les feuilles sont gorgées de sucres, les somptueuses anthocyanines embrasent le feuillage des érables et la peau des pommes, créent le rouge sombre et bleuté des mûres et des myrtilles, la robe pourpre du raisin...

 

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Feuilles violettes et champignons de lune

 

Au Japon, la « chasse aux érables rougeoyants » ou « chasse aux feuilles d'automne » est appelée « Momijigari ». L'érable du Japon offre une palette du jaune au rouge vif et le gingko biloba révèle sa parure dorée.

 

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« Momiji » vient de « momizu » qui signifie changer de couleur dans le Japon ancien. En automne, le ciel est clair, les journées sont encore chaudes mais les soirées rafraîchissent. Au bord des étangs, le long des routes, dans les jardins de thé, les érables se parent de couleurs spectaculaires.

 

D'après mon amie Vanessa, qui connaît très bien les arts et les traditions du Japon, "Momiji" désigne spécifiquement les feuilles rouges des érables. Le feuillage jaune/rouge d'automne des arbres en général s'écrit avec les mêmes caractères signifiant "feuilles écarlates" mais se prononce "Kôyô".  

 

 

 

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Arbre des fées

 

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Atmosphère mélancolique aux Tuileries

 

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Fleurs d'automne

 

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Au crépuscule, quand le cri des corneilles s'intensifie, les feuilles brunes et or craquent sous mes pas. J'entre sur le territoire d'une étrange créature appelée l'Ami de Personne.

 

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Erik Dietman, (1937-2002), le concepteur de cette œuvre émouvante, était un libre penseur suédois qui explora, avec humour et subtilité, des territoires poétiques nichés dans la réalité. Il façonna, pour le Jardin des Tuileries, ce personnage en bronze patiné et en acier galvanisé.

 

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Depuis 1999, ce solitaire attachant paraît inviter les promeneurs à s'assoir près de lui.

 

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Monstre débonnaire, lutin des bois, gardien d'un monde énigmatique, il contemple un espace peuplé de chaises vides et de corneilles capricieuses...

 

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Ombres sylvestres

 

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Chamarrures

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Les branches des platanes révèlent leur fabuleuse puissance graphique. Les taches de l'écorce tissent une peau de serpent sublimée par les couleurs de l'air...

 

 

Dans la lumière bleue, à la lisière des contes, le Chat Botté, figure mythique, se dévoile au pied du monument dédié à Charles Perrault...

 

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Ce groupe sculpté figure, depuis 1910, au Jardin des Tuileries.

 

 

 

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Ce petit écureuil appartient au bestiaire de l'automne. Quand paraît sa frimousse il faut en profiter car il est aussi vif que l'éclair. Mais pour quelques biscuits bio fourrés au chocolat il s'immobilise volontiers!

 

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Terre de réflexion et de mélancolie, l'automne est aussi un monde luxuriant. La Nature est généreuse. Elle offre les pommes et les poires aux joues rebondies, le raisin voluptueux, les champignons, les noix, les châtaignes au saveurs puissantes...

 

La terre, les écorces et les feuilles nous émerveillent avec leurs variations colorées.

 

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Les arbres deviennent encore plus mystérieux...

 

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Arbre serpent

 

 

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Racines fantastiques

 

 

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Arbre des légendes

 

 

L'automne se révèle aussi au numéro 140 de l'avenue de Suffren, dans le 15e arrondissement de Paris. On y découvre une porte magnifique, à la fois sobre et délicatement sculptée.

 

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Les pampres de vigne, les feuilles et les grappes évoquent l'abondance dont la Nature fait preuve avant la venue de l'hiver.

 

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Je me dis en souriant que nous venons peut-être de trouver la demeure du dieu de l'automne mais chut, ce mystérieux personnage préfère sûrement garder l'anonymat!

 

 

La transformation du raisin en vin relève, à bien des égards, d'une opération « magique ». De « l'œuvre au rouge » à « l'élixir de longue vie des alchimistes », le jus extrait du raisin représente le sang de la terre, « sève » rouge indissociable du pouvoir poétique et mystique de l'automne.

 

Si le vin, bu en trop grande quantité, suscite l'ébriété, il fut surtout considéré, dans les civilisations anciennes, comme une boisson spirituelle, un intermédiaire entre le monde humain et celui des dieux.

 

Cadeau du Seigneur de l'Extase, Hermès le Vendangeur, il favorisait le passage à un état d'ivresse sacrée. Le vieil adage « In vino veritas » signifiait que le vin était utilisé pour déceler les mensonges. Boisson initiatique, il permettait la révélation des choses cachées.

 

Consacré à Osiris dans l'Egypte ancienne et à Dionysos, le « deux fois né », dans la Grèce antique, il était voué par les Celtes au dieu de la mer, Manannan Mac Lir Morfessa, à Morgane la Fée et à la Morrigan, appelée la Grande Reine ou Reine des Fantômes.

 

Offert en libation sur les tombes, utilisé par les chamanes pour l'invocation des esprits, lié à la richesse matérielle et à la fertilité, il symbolise aussi le sang du Christ versé pour racheter les pêchés de l'humanité.

 

Nectar universel, il apparaît comme la quintessence des pouvoirs de l'automne qui confronte, à travers ses métamorphoses, les énergies de mort et les forces de fécondité.

 

 

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