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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

tour

Publié le par maplumefee
Publié dans : #jpg, #neuf, #paris, #tour, #tresor

 

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Neuf Années de présence sur la toile, en votre compagnie, chers Aminautes !

 

Neuf petites flammes qui ont dansé et qui inventent, au cœur d'une aventure esthétique que j'aime infiniment, une dixième flamme et, je l'espère, bien d'autres !

 

Je veux vous dire MERCI, de tout cœur, pour votre fidélité et le soutien apporté en raison de mon état de santé.

 

Pour fêter cet anniversaire, j'ai eu envie de publier ou de republier des photos que j'aime, tout simplement... Un florilège d'images qui sont autant d'instantanés d'émotions.

 

Belles pensées pour vous, je vous envoie de gros bisous et je rajoute, en souvenir de notre amie Lady Marianne, un poème en ce mardi. J'ai choisi « L'Artiste », de Maurice Carême (1899-1978).

 

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L'Artiste

 

« Il voulut peindre une rivière,

Elle coula hors du tableau.

 

Il peignit une pie grièche,

Elle s’envola aussitôt.

 

Il dessina une dorade,

D’un bond, elle brisa le cadre.

 

Il peignit ensuite une étoile,

Elle mit le feu à la toile.

 

Alors, il peignit une porte

Au milieu même du tableau.

 

Elle s’ouvrit sur d’autres portes,

Et il entra dans le château. »

 

Poème issu du recueil « Entre Deux Mondes » paru en 1970.

 

 

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Album de photos pour célébrer les Neuf ans de mon Jardin sur la Toile...

 

J'ai pris plaisir à retourner dans les publications de mon blog. Plaisir de marcher le long de la Seine et de contempler La Conciergerie, de présenter des lieux secrets dans Paris et de revenir, au fil du temps, me lover dans l'écrin du Jardin des Tuileries, du Luxembourg, du Parc de Bercy, du Parc Monceau... Plaisir de plonger dans mes rêveries entre les boiseries de la Maison Eymonaud ou parmi les rhododendrons de la rue du Trésor, dans le maillage fascinant des rues du Marais...

 

En cliquant sur les liens présents dans mon article, vous pouvez retrouver l'historique des lieux évoqués à travers les photos.

 

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Conciergerie... Ce vestige de l'ancien Palais de la Cité a des allures de château féerique mais l'Histoire y a semé son lot de tragédies.

Des tours en poivrière rythment la majestueuse façade. La Tour de l'Horloge se dresse à l'angle nord-est du palais, tour de guet rectangulaire au clocheton fin et scintillant. Je vous conterai bientôt son histoire et celle de la magnifique horloge qu'elle abrite...

 

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Les tours jumelles que vous apercevez sur cette vue plus rapprochée datent du règne de Philippe le Bel (1268-1314) qui fit remodeler et agrandir le palais. La Tour de César, à gauche, fait référence à la présence romaine dans l'Île de la Cité et la Tour d'Argent, à droite, garde le souvenir du trésor royal.

 

La tour isolée ou Tour Bonbec, un petit peu plus loin, est la plus ancienne de l'édifice. Ses soubassements datent du règne de Saint-Louis (1214-1270) mais elle fut surhaussée au XVIe siècle et coiffée de sa tourelle conique. Elle abritait la sinistre salle où était pratiquée la question.

 

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Grâce à l'ouverture des voies sur berge dans la capitale, on peut bénéficier d'un panorama exceptionnel sur l'Île de la Cité. J'aime savourer la subtile palette des couleurs, la beauté porcelainée du ciel ou les tons d'orage qui hantent le paysage.

 

J'ai une quantité impressionnante de photos prises à l'intérieur et à l'extérieur de la Conciergerie et que je n'ai pas encore publiées alors je compte bien préparer, à ce sujet, une série d'articles. Ainsi nous reparlerons de ce superbe monument.

 

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 Pour célébrer les neuf ans de mon blog, je poursuis ma promenade à travers les beautés de Paris. Je feuillette les pages d'un livre à la fois réel et imaginaire...

 

 

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Je contemple heurtoirs et boiseries d'apparat de l'Hôtel de Béhague, appelé « la Byzance du VIIe arrondissement » et perçu comme l'une des plus prestigieuses demeures « Belle-Époque » de Paris.

 

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http://maplumefeedansparis.eklablog.com/les-splendeurs-de-l-hotel-de-behague-a129273782

 Le lien permet de retrouver l'histoire de ce splendide édifice devenu Ambassade de Roumanie.

 

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Des boiseries ornées de motifs d'inspiration rocaille : coquilles, entrelacs, oves, masques, palmettes, rinceaux, grappes de raisin, trophées de musique et d'art...

 

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Des trésors à explorer...

 

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Je redécouvre aussi les visages poupins et les ombellifères qui ornent l'élégante façade du Café Roussillon, rue Cler, dans le 7e arrondissement de Paris.

 

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http://maplumefeedansparis.eklablog.com/les-ombelliferes-du-cafe-roussillon-a148957698

 

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Je maraude comme un chat vers la Maison Eymonaud, ancien Hôtel de l'Escalopier, demeure située dans le Montmartre secret, au fond d'une impasse appelée Marie-Blanche.

 

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/la-maison-eymonaud-ancien-hotel-de-l-escalopier-a131491706

 

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Je suis accueillie par une myriade de personnages sculptés qui chuchotent des histoires et m'invitent à emprunter un fascinant escalier...

 

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Je promène mes rêveries dans la Rue du Trésor, charmante impasse ombragée, située au cœur du Marais, où l'on chemine à des années lumière de l'agitation des grandes voies parisiennes et où il y eut réellement un trésor...

 

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/la-rue-du-tresor-a145660678

 

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La rue se pare d'une infinité de fleurs, des rhododendrons de plusieurs couleurs, à la saison propice...

 

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Je salue ensuite les Ondines de la Fontaine de la Porte d'Auteuil...

 

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/la-fontaine-de-la-porte-d-auteuil-a132270854

 

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Et le chimérique bestiaire marin de la Fontaine Gaillon, dans le 2e arrondissement de Paris.

 

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/le-bestiaire-marin-de-la-fontaine-gaillon-a142702846

 

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L'enfant au dauphin, les poissons fantastiques...

 

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A proximité, je suis observée par un visage avenant...

 

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http://maplumefeedansparis.eklablog.com/les-belles-demeures-de-la-rue-gaillon-a143850798

 

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En attendant de vous retrouver pour d'autres promenades à travers Paris et ses alentours, je vais lover mes pensées dans le vert et les alcôves parfumées qui rythment la trame romantique de la Roseraie de Bercy... En pensant bien à vous...

 

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/la-roseraie-et-les-parterres-de-bercy-a100974845

 

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Gros bisous et merci de votre fidélité !

 

Prenez bien soin de vous...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #couleur, #eiffel, #peinture, #rouge, #tour

 

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C'est une belle rencontre, aux couleurs pimpantes, entre deux emblèmes de l'art de vivre sous le ciel de la capitale... En faisant du rangement dans mon ordinateur, j'ai retrouvé ces photos que je n'avais pas publiées. C'était en 2014 à Paris Plages. La Tour Eiffel fêtait ses 125 ans et la Chaise Bistro également, alors la société Fermob, créatrice de la fameuse chaise, en 1889, sur les bords de Marne, avait réalisé cette sculpture pour l'occasion.

 

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324 chaises Bistro

Se prennent pour la Tour Eiffel

Elles se font fait la courte échelle

Dans leur jolie tenue rétro

 

Dame de fer au chant du ciel

Qui aime se mirer dans l'eau

Émaillée de rouge rebelle

Aussi ardue qu'un Meccano...

                                      Cendrine

 

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Constituée de chaises entremêlées, cette tour « mobile » a eu beaucoup de succès et ce qui m'a plu c'est la référence à la couleur originelle de la dame de fer car dans les premiers temps de sa construction, elle était recouverte d'une peinture rouge.

 

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Aujourd'hui, on la repeint tous les cinq ans alors qu'au XXe siècle, on lui refaisait une beauté tous les sept ans. Des peintres spécialisés en alpinisme accomplissent ce travail impressionnant, épuisant et dangereux en dépit des précautions prises pour assurer leur sécurité. Au cours de leur ascension, les peintres peuvent signaler la présence de fissures ou des problèmes concernant les rivets et les boulons qui soutiennent l'ossature du monument.

 

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Même si cela ne se voit pas depuis le sol, la Tour Eiffel est un nuancier de couleurs. Une couleur sombre habille les parties inférieures, une couleur plus claire est appliquée sur les étages supérieurs et plus on progresse vers les hauteurs plus la couleur s'éclaircit. Ainsi, sur les vues panoramiques, la tour se fond de manière esthétique dans le maillage architectural de la capitale.

 

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Au premier étage, un boîte à suggestions permet aux visiteurs de donner leur avis sur le choix des couleurs, entre tons de brun, de marron et de bronze, associées aux futures campagnes de peinture.

 

Au départ, la tour était à dominante rouge puis elle s'est parée d'un jaune ocre avant de de se « vêtir » de brun cuivré et de nuances de bronze.

 

Le rouge originel était obtenu grâce à du fer rouge vif de Venise et à de l'huile de lin et comme il faut environ 50 tonnes de peinture pour peindre une surface de 250 000 m2, inutile de vous dire qu'on ne peut plus utiliser ce genre de matière première ! En 1889, il fallait 60 000 francs or pour assurer l'intégrité de la peinture pendant seulement une année !!!

 

 

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Dame à l'Exposition Universelle de 1889, par Luis Jiménez Y Aranda (21 juin 1845-1er mars 1928), Meadows Museum of Art, Dallas.

 

Le premier entrepreneur de peinture s'appelait monsieur Nourrisson. A l'origine du système de peinture en dégradé, il orchestra l'utilisation du fameux rouge de Venise.

 

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 Embrasement de la Tour Eiffel pendant l'Exposition Universelle de 1889, gravure en couleur offerte à Gustave Eiffel par Georges Félix Garen (1854-après 1912).

 

En 1892, monsieur Rivière, un autre entrepreneur, s'occupa de faire lessiver la tour et de la recouvrir d'huile pigmentée à l'ocre jaune pour un coût de 57 000 francs or.

 

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Tour Eiffel, par Robert Delaunay (12 avril 1885-25 octobre 1941).

 

En 1899, on décida de faire repeindre la tour tous les 7 ans et cela dura tout au long du XXe siècle. Il y eut un flottement entre 1907 et 1917 en raison de la guerre puis les choses reprirent leur cours. L'année 2001 marqua un tournant avec l'application d'une peinture sans plomb dans un but de protection de l'environnement et en 2009, plusieurs solvants disparurent du mélange employé.

 

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 La Tour, (c) Miroslaw Scheib

 

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Je vous avoue que j'aimerais bien revoir la tour Eiffel peinte en rouge, le rouge étant ma couleur préférée ! Mais quelle que soit sa couleur, sa mise en valeur au fil du temps a toujours été une réussite.

 

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Initialement « désirée » comme une construction éphémère, l’œuvre est devenue l'emblème d'un défi technique et architectural. Avec ses 321 mètres, elle était, jusqu’à la construction du Chrysler Building à New York en 1930, le plus haut édifice du monde. Plus haute que les cathédrales, les pyramides et le monument le plus haut de son temps : l'obélisque de Washington qui ne mesurait « que » 169 mètres.

 

A travers une myriade de polémiques, Gustave Eiffel a su faire en sorte que cette utopie de métal puisse prendre vie. La postérité a retenu essentiellement son nom mais la création de la tour n'est pourtant pas l'affaire d'un seul homme. A la tête d'un gros cabinet d'ingénieurs et d'architectes, ce brillant industriel avait déjà construit d'importants ouvrages en métal comme la gare de Budapest, un pont sur le Douro au Portugal, le viaduc de Garabit, dans le Cantal, en 1884 et l’armature de la statue de la Liberté envoyée à New York en 1885.

 

Concernant la tour, il a su cristalliser le talent des ingénieurs Maurice Koechlin et Émile Nouguier et celui de l'architecte Stephen Sauvestre afin de perfectionner l'esthétique de ce « grand pylône » à la fois familier et qui a toujours des choses à nous apprendre.

 

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Chimère d'acier que certains qualifiaient de squelette tant ils la trouvaient abominable et qui a réussi à défier le temps et la colère des esprits.

 

Celle qui chevauche les modes fut taxée de monstre, de Tour de Babel, de gribouillis d'encre infâme sur le ciel de Paris. On voulut éclater « son corps de cheminée d'usine » alors que d'autres voyaient en elle une reine de puissance mathématique, un nouvel arbre de vie, une vigie des utopies...

 

Entre 1887 et 1889, son audacieuse ossature jaillit d'un magma de gravier, d'un lacis de poutrelles métalliques, d'une forêt de boulons d'ancrage et de puissants arbalétriers. Elle fut inaugurée par Gustave Eiffel, le 31 mars 1889, et ouverte au public le 15 mai 1889, pour l'Exposition Universelle.

 

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Poésie de la tour photographiée par temps gelé...

 

Continuons d'aimer notre Tour Eiffel et de nous laisser séduire par ses broderies d'acier tellement aériennes !

 

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Tour Eiffel, Robe Rouge, aquarelle, (c) Trish Biddle

 

Je vous souhaite un bel été mes ami(e)s, avec de la passion, du bonheur, du repos et l'expression en chacun de nous des petits plaisirs du quotidien si précieux. Je voulais publier cet article hier (je n'ai pas pu), pour notre Fête Nationale et joindre mes pensées aux commémorations pour les victimes des attentats de Nice. Mes mots ne changeront pas grand chose mais des symboles comme notre Tour Eiffel nous montrent combien le fait de croire en soi et l'audace payent. Notre monde avance, bizarrement mais il avance et tant que nous resteront unis, nous préserverons le sens de notre devise : « Liberté, Égalité, Fraternité »...

 

Je vous fais de gros bisous, prenez bien soin de vous !

 

Des pensées également pour notre aminaute Linda et pour son cher Picasso, chat âgé de 22 ans qui s'en est allé la nuit dernière.

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #dame, #montent, #paris, #rose, #tour

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Je vous remercie pour vos nombreux messages d'amitié, vos cartes postales, vos pensées gorgées de réconfort et votre soutien sans faille.

 

Tout doucement mais sûrement, mon énergie se reconstitue. J'espère reprendre mes activités fin octobre ou début novembre.

 

En attendant, je vous offre cette belle aux atours voluptueux, accompagnée d'un florilège de vues de Paris. Promenons-nous, pour le plaisir, entre lieux intimistes et monuments connus, sur les chemins buissonniers de la capitale...

 

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J'ai rêvé que le coeur de Paris battait près de l'eau, dans un coffret de pierre moussue, ciselé par les gargouilles de Notre-Dame.

 

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Et la clef du coffret était suspendue, à la barbe des nuages, sur l'échine de la Tour Eiffel...

 

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Notre-Dame et la Dame de Fer préservent les secrets de Paris. Bibliothèques d'Art et d'Histoire aux piliers de Poésie, tant de siècles les séparent et pourtant...

 

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Elles se mirent dans le ciel, s'enivrent des rumeurs de l'eau, s'élancent, avec une éternelle jeunesse, entre les racines de la ville et les mystères étoilés.

 

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La Tour Eiffel, entre deux averses estivales, bienveillante envers la joyeuse cohue qui s'étire entre ses drôles de jambes. Chaque fois que je la contemple, le vent chuchote à mon oreille ce poème de Maurice Carême (1899-1978).

 

 

« Mais oui, je suis une girafe,

M’a raconté la tour Eiffel,

Et si ma tête est dans le ciel,

C’est pour mieux brouter les nuages,

Car ils me rendent éternelle.

Mais j’ai quatre pieds bien assis

Dans une courbe de la Seine.

On ne s’ennuie pas à Paris :

Les femmes, comme des phalènes,

Les hommes, comme des fourmis,

Glissent sans fin entre mes jambes

Et les plus fous, les plus ingambes

Montent et descendent le long

De mon cou comme des frelons

La nuit, je lèche les étoiles.

Et si l’on m’aperçoit de loin,

C’est que très souvent, j’en avale

Une sans avoir l’air de rien. »

 

Ce festin d'écriture, aux allures de comptine, célèbre celle qui a essuyé tant de mépris à ses débuts. Certains esprits se crispent avant d'évoluer, c'est ainsi...

 

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Celle qui chevauche les modes fut taxée de monstre, de Tour de Babel, de gribouillis d'encre infâme sur le ciel de Paris. On voulut éclater « son corps de cheminée d'usine » alors que d'autres voyaient en elle une reine de puissance mathématique, un nouvel arbre de vie, une vigie des utopies...

 

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Je l'ai photographiée de près comme de loin, dans la ronde des saisons...

 

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Entre 1887 et 1889, son audacieuse ossature jaillit d'un magma de gravier, d'un lacis de poutrelles métalliques, d'une forêt de boulons d'ancrage et de puissants arbalétriers. Elle fut inaugurée par Gustave Eiffel, le 31 mars 1889, et ouverte au public le 15 mai 1889, pour l'Exposition Universelle.

 

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Elle fut chantée, en 1893, par la facétieuse Yvette Guilbert (1865-1944).

 

« Le bon Dieu, les saints et les saintes

Regardent par les trous du ciel

L'instrument que Monsieur Eiffel

Vient de dresser dans nos enceintes.

Ils discutent. Le Dieu des dieux,

Qui, vu son âge, est un peu myope,

Prononce : "C'est un télescope."

Jésus dit : "Papa devient vieux !"

 

Pierre, craignant pour sa ferrure,

Dit : "Nous sommes perdus, Seigneur,

C'est une pince-monseigneur

Pour crocheter notre serrure."

Jésus, depuis sa passion,

Redoutant toujours la souffrance,

Dit : "Ça, c'est un pal que la France

Élève à mon intention."

 

"Non, c'est une échelle hardie",

Dit Michel le conquérant.

"C'est un flambeau", dit saint Laurent

Qui craint toujours quelque incendie.

Alors la Vierge qui sourit

Dit à son tour, et toute rose :

"C'est un mystère, quelque chose

Dans le genre du Saint-Esprit ! »

 

(Paroles et musique de Léon Xanrof, 1867-1953).

 

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Cette vigie de 300 mètres faillit disparaître au premier janvier 1910, date à laquelle se terminait la concession accordée à Gustave Eiffel! Mais elle survécut grâce au Réseau Télégraphique sans Fil (TSF) dont l'importance fut hautement stratégique pendant la Première Guerre Mondiale. Au fil du temps, elle se révéla indissociable des évolutions technologiques et de l'histoire « moderne » de Paris.

 

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La Dame de Fer était autrefois appelée « l'épingle à chapeaux ».

 

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Fascinante verticalité de la tour, des lampadaires et des pylônes du Pont Alexandre III,
dominé par Pégase et la Renommée d'or.

 

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En cheminant le long de la Seine, dans le sillage des bateaux de songes, nous évoluons d'une dame à une autre. De l'ère du fer aux secrets maçonniques de la pierre, du Paris du futur à celui des légendes et des roses de lumière, le temps s'écoule à rebours...

 

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Aux merveilles de Notre-Dame, j'ai prévu de consacrer plusieurs articles. A l'ombre de ses délicates broderies, j'ai noirci les pages de nombreux carnets, escaladé sa flèche d'argent, emporté dans mes nuits son fabuleux bestiaire.

 

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Quand mes textes auront suffisamment « décanté » dans le creuset alchimique de mes pensées, je vous les offrirai...

 

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Au chevet de la cathédrale, les roses sont reines. Tendons l'oreille, en frôlant leurs sublimes livrées de velours et d'épines, et nous entendrons peut-être chuchoter les mystères du vieux Paris, danser les sabots des licornes et crépiter le souffle des dragons...

 

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Des jupons soyeux, des courbes parfumées...

 

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Des roses d'automne dont les appas se fanent sous les assauts de la pluie...

 

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Au gré du macadam, Paris devient jardin, pépinière de couleurs, de sons et de parfums. La Nature et la ville savent dialoguer, s'entrelacer, réinventer le paysage.

 

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Dans de nombreux endroits, la Nature n'est pas ordonnancée. Elle s'épanouit à sa guise et s'enrichit des graines semées aux quatre vents par des urbains qui rêvent de campagne et façonnent autour d'eux un petit monde bucolique.

 

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Aux Tuileries se révèle une majestueuse géométrie de l'espace, un subtil équilibre entre rigueur à la française, luxuriance et fantaisie. Dans ce royaume chatoyant, j'écoute respirer le marbre des vasques et des statues.

 

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La douce atmosphère du petit matin...

 

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Avant que tombent les voiles de la nuit...

 

Au Palais-Royal, je me love dans les frondaisons des tilleuls et le rire de l'eau, pendant que les roses dévoilent leurs secrets.

 

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Sub rosa, « Sous le sceau du silence. »

 

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On peut ouvrir son coeur dans le parfum des roses... Lors des festins antiques, quand on échangeait des propos sous une rose suspendue, on se plaçait sous la protection d'Harpocrate, le dieu du silence. La confidentialité des mots partagés était alors de mise.

 

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Au Luxembourg, je musarde sous le regard des Blanches Dames, Reines de France et Femmes illustres qui, depuis le règne de Louis-Philippe (1830-1848), couronnent la partie haute du jardin.

 

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Clémence Isaure, la mythique fondatrice des Jeux Florauxde Toulouse, à l'époque médiévale. Elle fut superbement sculptée par Auguste Préault, en 1848.

 

Paris fait palpiter l'imagination. On y rencontre des cavaliers dans les arbres, de mystérieux totems, des amants éternels...

 

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Le long de la Promenade du Cours-la-Reine, se dresse le monument équestre à Albert Ier (1875-1934), le Roi des Belges. Cet arrière petit-fils du roi Louis-Philippefit son possible pour assurer la neutralité de la Belgique à la veille de la Première Guerre mondiale. Il refusa d'accorder le passage à l'armée allemande mais, le 3 août 1914, son pays fut envahi. Il prit la tête de ses troupes et s'efforça de relever sa chère patrie, dévastée par le conflit. Quand il perdit la vie dans un accident, les Français, attristés, lancèrent une souscription pour honorer ce valeureux allié, à travers un portrait équestre, réalisé par le sculpteur Armand Martial (1884-1960).

 

Dans quelques temps, je consacrerai un article au Cours-la-Reine et au monument à Albert Ier. Mais cette rencontre dans les vertes frondaisons m'a donné l'occasion de saluer et de remercier pour leur gentillesse mes ami(e)s de Belgique.

 

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Le chevalier des ombres...

 

A travers les branches qui semblent jaillir d'un conte hivernal, il galope, insensible au tumulte de la ville.

 

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A deux pas de l'Espace Champerret, dans le XVIIe arrondissement de Paris, ce mystérieux totem est une porte insolite vers un lieu mythique des années 1980: la Main Jaune, première boîte de nuit d'Europe réservée aux patins à roulettes. Mais après être restés à l'abandon et avoir accueilli un collectif d'artistes, les lieux seront bientôt revendus. Quelle sera leur vocation nouvelle?

 

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Les pas des amoureux résonnent sur les pavés de Paris mais la Fortune en a réuni certains « pour l'éternité », de manière réelle ou symbolique, à différents endroits de la capitale.

 

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Acis et Galatée, dans les moirures de la Fontaine Médicis.

 

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Le tombeau d'Héloïse et Abélard, amants réels à la passion mythique, au cimetière du Père-Lachaise. Arraché au supplice de l'absence, leur souvenir est étendu parmi les tombes moussues ou fracassées par le temps.

 

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Regards croisés d'Héloïse et d'Abélard, sur une porte d'époque Louis-Philippe.

           
 

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Il y a toujours dans Paris un coin de nature, une bulle verdoyante, une émulsion de couleurs et de parfums, un monument qui attise ma soif d'écrire et mon imagination.

 

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La Tour Saint-Jacques, vestige de l'église Saint-Jacques de la Boucherie (XIIe siècle, reconstruite au XVIe siècle et démolie en 1797), emporte mes pensées vers le ciel. Au carrefour de la rue de Rivoli et du boulevard de Sébastopol, ce monument gorgé de mystère domine un square où j'adore m'installer.

 

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Située dans l'axe de la rue Nicolas Flamel, la tour est considérée comme un chef d'oeuvre du gothique flamboyant. Sa riche ornementation est associée, depuis fort longtemps, aux secrets de l'alchimie.

 

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D'après la tradition populaire, un fabuleux trésor serait enterré, dans les entrailles de Paris, et accessible par les profondeurs de la tour. Mes pas m'ont guidée tant de fois vers cette gardienne des légendes de Paris...

 

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Mais il est temps de redescendre, après cette ascension vertigineuse, et de succomber au charme de cette fleur à la robe immaculée.

 

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Puisse-t-elle exprimer l'amitié que je ressens pour vous!

Plume4

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