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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

dame

Publié le par maplumefee
Publié dans : #avril, #dame, #Notre Dame de Paris, #paris, #parvis, #pompiers

 

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 Notre-Dame vue, pendant l'hiver 2019, depuis le parvis de l'Hôtel de Ville avec au premier plan, à gauche, La Science, 1880-1882, de Jules Blanchard (1832-1916).

 

Comment ne pas se sentir bouleversé par tant de beauté, de mystère, de force esthétique ?

 

Nous avons failli perdre un inestimable joyau...

 

Sans les pompiers de Paris auxquels un hommage ô combien mérité vient d'être rendu, Notre-Dame ne serait qu'un spectre de pierre, noyé dans la poussière... Alors bravo à celles et ceux qui se sont battus, au péril de leur vie, pour que la Cathédrale demeure, œuvre de Foi et de Ferveur au cœur de l'Île de la Cité.

 

Il faudra du temps pour la reconstruction... A ce sujet, je ressens l'Espérance de bien des personnes, une Espérance qui balaye, bien heureusement, de vaines polémiques associées à l'argent versé pour permettre la renaissance d'un chef-d’œuvre.

 

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La Cathédrale est un Trésor Intemporel. Au-delà de toutes croyances, elle incarne la Concorde entre Religion et Laïcité, elle est notre héritage à travers les siècles, elle a résonné de toute son âme pendant les moments clefs de notre histoire...

 

Comme nombre d'entre nous, je dois digérer ma tristesse et l'angoisse que j'ai ressentie en cette nuit où elle flambait, une nuit qui semblait irréelle...

 

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Image L'Opinion

 

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Image Europe 1

 

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Image France 24.fr

 

Notre-Dame est encore debout et les 200 000 abeilles qui vivent au sommet de la sacristie attenante ont survécu ! C'est un beau symbole... Petites abeilles industrieuses qui se gorgent de miel afin de protéger leur reine lorsqu'elles détectent un danger et qui s'endorment dans les atmosphères enfumées. Leurs minuscules organismes se sont réveillés après l'incendie. Les réactions affluent du monde entier pour saluer la bonne nouvelle.

 

Une autre nouvelle... La girouette en forme de coq qui couronnait la pointe de la flèche a été retrouvée dans la soirée du 16 avril. « Cabossée mais vraisemblablement restaurable » d'après le ministère de la Culture.

 

Le coq contenait, à l'instar d'un « paratonnerre spirituel », un fragment de la Couronne d’Épines, une relique de Saint-Denis et une relique de Sainte-Geneviève, la sainte patronne et protectrice de Paris. Ce coq reliquaire, en cuivre repoussé, est enfoncé et il est compliqué de savoir s'il abrite encore une partie de ses trésors.

 

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Photo © Jacques Chanut montrant Philippe Villeneuve, l'architecte en charge des travaux de Notre-Dame, avec la girouette.

 

La flèche que nous connaissions fut conçue, entre 1859 et 1860, par l'architecte Eugène Viollet-le-Duc. Heureusement les douze apôtres et les quatre évangélistes monumentaux qui ornaient sa splendeur avaient été retirés des hauteurs de Notre-Dame quelques jours avant l'incendie. Ils sont en cours de restauration dans la ville de Périgueux.

 

La flèche originelle avait été érigée en 1250 et démontée entre 1786 et 1792.

 

Je veux dire encore BRAVO aux pompiers de Paris qui ont sauvé la Cathédrale et espérer qu'un magnifique projet de restauration puisse voir le jour...

 

Pour les personnes intéressées, j'avais publié un billet consacré à Notre-Dame de Paris, au moment des fêtes de Noël 2018, sur La Chimère Écarlate :

 http://chimereecarlate.over-blog.com/2018/12/notre-dame-de-paris-et-son-sapin.html

 

 

Les photos qui suivent ont été prises les 16 et 18 avril. Les rues qui entourent le parvis ne sont pas accessibles. Il y a un monde fou et plein de télévisions françaises et étrangères. Il n'est pas évident de se frayer un chemin pour photographier mais vous aurez une idée de l'état de Notre-Dame... Avec beaucoup d'émotion associée...

 

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On ne peut se rendre sur le parvis. Les pompiers ont toujours beaucoup de travail à accomplir car des pignons et différents éléments sculptés risquent -hélas- de tomber.

 

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Notre-Dame est vraiment une miraculée !

 

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18 avril

 

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16 avril

 

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18 avril, jour de l'Hommage rendu aux pompiers et à Notre-Dame sur le parvis de l'Hôtel de Ville. La foule s'était dispersée après les discours d'Anne Hidalgo et de Christophe Castaner.

 

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Continuons de penser très fort à la Dame du cœur de l'Île de la Cité et à ses pierres vives...

 

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J'aimais tellement voir cette flèche s'élancer dans le ciel...

 

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Image Infos.fr

 

Pensées pour tous les bâtisseurs, petits ou grands et que résonnent à jamais les mots des amoureux de Notre-Dame...

 

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Superbe roman paru en 1831 chez l'éditeur Charles Gosselin.

 

Né de la plume ardente de Victor Hugo (1802-1885) qui nous emporte dans le Paris de 1482.

 

A redécouvrir ou à découvrir avec un féroce appétit littéraire !

 

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Notre-Dame de Paris, Quasimodo et Esmeralda, illustration de © Benjamin Lacombe.

 

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Esmeralda par © Benjamin Lacombe

 

Pensées pour vous chers Aminautes et merci de votre fidélité...

 

Gros bisous gourmands à l'orée de Pâques...

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© Lynn Bonnette

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #caillebotte, #dame, #famille, #gustave, #martial

 

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Elle se dresse, élégante, sous les arbres du parc dont elle constitue l'une des fabriques, petite chapelle aux lignes pures qui fut consacrée en 1864.

 

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Elle fut construite pour Alfred Caillebotte, demi-frère de Gustave, qui était prêtre et son nom est emblématique du charme bucolique de l'endroit.

 

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Quand on s'approche, on imagine un ancien lieu de culte lunaire associé à une déesse mère parée de lierre, le « Gort » de la tradition celtique qui signifie « l'embrassement »  mais il apparaît surtout que la chapelle soit liée à la rivière et que le nom qu'elle porte soit le fruit d'un jeu d'écriture.

 

A travers son nom, il faut « entendre » Notre-Dame de l'Yerres, rivière dont je vous ai parlé mais pour les personnes qui n'auraient pas lu mon premier article sur la propriété Caillebotte, voici ce que j'avais écrit :

 

Cette rivière, en partie souterraine sur son cours supérieur, naît en Seine-et-Marne, à Courbon, près de l’étang de Guerlande. Elle « nourrit » les villages de Soignolles-en-Brie et de Brie-Comte-Robert, traverse le département de l’Essonne et rejoint la Seine à Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne. Sinueuse à son point de départ, elle se nourrit de sources et de rus pour franchir autant de communes rurales que d'espaces très urbanisés. Son principal affluent se nomme Le Réveillon.

 

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 Créature de nuages à sa surface...

 

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Bijou d'architecture, Notre-Dame du Lierre (ou de l'Yerres) mêle dans sa structure des éléments de style roman comme les baies en plein-cintre et des formes élancées et ciselées de style gothique.

 

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J'écrivais plus haut qu'elle avait été construite pour Alfred Caillebotte...

Petite incursion dans l'histoire de la famille Caillebotte

 

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 Rising road (Route ascendante), 1881.

 

Vous l'avez constaté en vous « promenant » à travers mes articles, Gustave Caillebotte n'était pas un artiste maudit. La réussite de son père, Martial Caillebotte, lui permit d'être un généreux mécène pour les peintres impressionnistes et de pouvoir contribuer à la constitution d'une collection d’œuvres emblématiques de l'Impressionnisme, au-delà de ses propres réalisations.

 

Grâce à la fortune paternelle, Gustave créa ses tableaux dans un cadre privilégié et l'un de ses frères, nommé Martial comme le père providentiel, put donner libre cours à sa passion pour la photographie.

 

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 Martial (1853-1910) et Gustave (1848-1894). Collection particulière.

 

Issu d’une famille très fortunée de la bourgeoisie du Second Empire, Martial père naquit à Domfront, dans l’Orne, le 8 avril 1799. Négociant en draps, il avait hérité en 1830 de l’affaire familiale qu'il fit prospérer en venant à Paris. Puissant industriel, il fut également juge au Tribunal de Commerce de la Seine et reçut la distinction de Chevalier de la Légion d'Honneur. A travers l’histoire de sa famille, c’est l'histoire de l'élaboration des fortunes dans le Paris haussmannien qui nous est révélée.

 

Martial Caillebotte père eut plusieurs fils : Alfred (1834-1896), né d'un premier mariage, Max qui mourut à la naissance dans le cadre d'un second mariage et, fruits d'une troisième union : Gustave, le célèbre peintre, Martial qui devint photographe et René qui mourut à l'âge de vingt cinq ans.

 

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Le jeune à la fenêtre, 1876. (Ce portrait rend hommage à René, disparu le 1er novembre 1876. Il est emblématique d'une veine de portraits, fascinants et énigmatiques, présentés de dos).

 

Alfred fut ordonné prêtre en 1858 et il eut semble-t-il, tout au long de sa vie, de bonnes relations avec ses demi frères. Doté d'une grande spiritualité, il fut vicaire de l'église Saint-Jean-Baptiste de Belleville puis curé de la toute nouvelle église Saint-Georges-de-La-Villette et enfin abbé de la célèbre Notre-Dame-de-Lorette.

 

La construction de la chapelle Notre-Dame du Lierre était une façon pour son père de « l'inclure » dans l'existence de la famille Caillebotte recomposée.

 

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 Photographie de Martial Caillebotte « montrant » Gustave en promenade avec sa chienne Bergère, sur la place du Carrousel. Collection particulière.

 

Une très belle relation unit Gustave à ses frères et plus particulièrement à Martial auprès de qui il donnait aisément libre cours à son inspiration.

 

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 Photo de Martial qui était aussi un remarquable pianiste.

 

Gustave et Martial aimaient décrire chacun à leur manière les grandes modifications de leur temps et cette entité fascinante qu'était Paris en pleine mutation : les nouveaux squares et les jardins haussmanniens, les immeubles élégants, les infrastructures comme les gares, les ponts, les voies de communication... et bien évidemment les bords de rivières, les charmes secrets de l'eau, les loisirs aquatiques, les voiliers, les régates, le canotage... Ils aimaient aussi présenter leurs proches dans un cadre de vie plus intime.

 

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 Un balcon, boulevard Haussmann, 1880.

 

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 Les canotiers, 1877.

 

Le 7 mai 1881, Gustave et Martial firent l'acquisition d'une parcelle au Petit Gennevilliers, au lieu-dit « L'île aux draps », proche du Cercle de voile de Paris, entre les ponts d'Argenteuil et de Colombes et s'y adonnèrent à leurs passions communes : philatélie, horticulture, yachting...

 

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 Le bateau jaune, 1891.

 

En 1887, après le mariage de Martial avec Marie Minoret, mariage célébré par Alfred, Gustave racheta les parts que Martial possédait au Petit-Gennevilliers. Il fit agrandir la propriété et s'y installa définitivement pour y dessiner et construire des bateaux, y jouir des plaisirs de la voile et entretenir une collection florale dans de remarquables serres. Il y mourut hélas, encore jeune, d'une congestion cérébrale, mais ceci est une autre histoire...

 

Les femmes furent aussi très importantes dans la famille Caillebotte. Il y eut notamment Léonie, sœur d'Alfred, qui mourut quand elle n'était qu'une petite fille et dont le souvenir hanta les jours de Martial Caillebotte père. Il y eut Céleste Daufresne, la matriarche, mère de Gustave, de Martial et de René et Marie Minoret qui eut deux enfants avec Martial : Geneviève et Jean.

 

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Quatre femmes à Yerres, à l'ombre des orangers...

 

Au premier plan dans la jolie robe bleue, on voit Marie Caillebotte, cousine de Gustave, puis dans un effet de perspective, l’artiste a représenté Marie Amanda Chaumont, sa tante, Madame Hue, une amie de la famille et enfin sa mère Céleste Daufresne, près du parterre de pélargoniums.

 

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 Une photographie de la famille Caillebotte déjeunant à proximité d'Aix.

 

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Contempler la jolie chapelle Notre-Dame du Lierre m'a donné envie de vous parler de cette famille dont les membres furent des témoins privilégiés des évolutions de leur temps.

 

Je compte publier des articles cet été alors je vous donne rendez-vous dans quelques jours pour d'autres « aventures » artistiques. En attendant, je vous fais de gros bisous, merci de votre fidélité !

 

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J'ajoute ces roses... pour le blogueur Marc de Metz, pour sa famille et ses amis. Marc nous a quittés. J'avais échangé quelques pensées très gentilles avec lui. Nous nous connaissions peu mais j'avais conservé le souvenir d'un homme attentif aux autres et généreux. Je pense à mon amie Annick qui l'appréciait énormément. Je déteste sentir qu'une amie a de la peine...

 

Lien vers le très bel article hommage qu'Annick lui a consacré...

 http://annick-amiens.eklablog.com/

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bal, #dame, #feu, #minuit, #sous

Un rêve m'a troublée, il est devenu poème...


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Bal de Minuit à Notre-Dame


Flammes saignant dans ton regard

L'orage attise sa chaleur

Sous le ciel d'or et de brocart

Je danse au rythme des couleurs


La cathédrale en ses atours

Offre son parvis étoilé

Aux personnages de velours

A nos désirs ensorcelés


Happées dans cette bacchanale

Nos ombres se sont dévorées

La pleine lune cardinale

Tisse la moire des secrets


Vampires sous vos beaux visages

Lamies et serpentes voilées

Investissez ce paysage

De pierre et de cendres mêlées!


Voici la rose boréale

Torrent de feu cristallisé

Sous le spasme de ses pétales

Le chant du Diable s'est brisé...


Cendrine


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L'oeil des songes, corolle de lumière en suspension...


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La scène du bal des vampires dans le film Van Helsing, réalisé par Stephen Sommers, 2004.


Rouges étreintes mêlées d'or

Le feu et son rire haletant

Les particules de mon corps

Tremblent aux lèvres de l'instant...


Cendrine


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Publié le par maplumefee
Publié dans : #dame, #montent, #paris, #rose, #tour

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Je vous remercie pour vos nombreux messages d'amitié, vos cartes postales, vos pensées gorgées de réconfort et votre soutien sans faille.

 

Tout doucement mais sûrement, mon énergie se reconstitue. J'espère reprendre mes activités fin octobre ou début novembre.

 

En attendant, je vous offre cette belle aux atours voluptueux, accompagnée d'un florilège de vues de Paris. Promenons-nous, pour le plaisir, entre lieux intimistes et monuments connus, sur les chemins buissonniers de la capitale...

 

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J'ai rêvé que le coeur de Paris battait près de l'eau, dans un coffret de pierre moussue, ciselé par les gargouilles de Notre-Dame.

 

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Et la clef du coffret était suspendue, à la barbe des nuages, sur l'échine de la Tour Eiffel...

 

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Notre-Dame et la Dame de Fer préservent les secrets de Paris. Bibliothèques d'Art et d'Histoire aux piliers de Poésie, tant de siècles les séparent et pourtant...

 

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Elles se mirent dans le ciel, s'enivrent des rumeurs de l'eau, s'élancent, avec une éternelle jeunesse, entre les racines de la ville et les mystères étoilés.

 

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La Tour Eiffel, entre deux averses estivales, bienveillante envers la joyeuse cohue qui s'étire entre ses drôles de jambes. Chaque fois que je la contemple, le vent chuchote à mon oreille ce poème de Maurice Carême (1899-1978).

 

 

« Mais oui, je suis une girafe,

M’a raconté la tour Eiffel,

Et si ma tête est dans le ciel,

C’est pour mieux brouter les nuages,

Car ils me rendent éternelle.

Mais j’ai quatre pieds bien assis

Dans une courbe de la Seine.

On ne s’ennuie pas à Paris :

Les femmes, comme des phalènes,

Les hommes, comme des fourmis,

Glissent sans fin entre mes jambes

Et les plus fous, les plus ingambes

Montent et descendent le long

De mon cou comme des frelons

La nuit, je lèche les étoiles.

Et si l’on m’aperçoit de loin,

C’est que très souvent, j’en avale

Une sans avoir l’air de rien. »

 

Ce festin d'écriture, aux allures de comptine, célèbre celle qui a essuyé tant de mépris à ses débuts. Certains esprits se crispent avant d'évoluer, c'est ainsi...

 

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Celle qui chevauche les modes fut taxée de monstre, de Tour de Babel, de gribouillis d'encre infâme sur le ciel de Paris. On voulut éclater « son corps de cheminée d'usine » alors que d'autres voyaient en elle une reine de puissance mathématique, un nouvel arbre de vie, une vigie des utopies...

 

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Je l'ai photographiée de près comme de loin, dans la ronde des saisons...

 

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Entre 1887 et 1889, son audacieuse ossature jaillit d'un magma de gravier, d'un lacis de poutrelles métalliques, d'une forêt de boulons d'ancrage et de puissants arbalétriers. Elle fut inaugurée par Gustave Eiffel, le 31 mars 1889, et ouverte au public le 15 mai 1889, pour l'Exposition Universelle.

 

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Elle fut chantée, en 1893, par la facétieuse Yvette Guilbert (1865-1944).

 

« Le bon Dieu, les saints et les saintes

Regardent par les trous du ciel

L'instrument que Monsieur Eiffel

Vient de dresser dans nos enceintes.

Ils discutent. Le Dieu des dieux,

Qui, vu son âge, est un peu myope,

Prononce : "C'est un télescope."

Jésus dit : "Papa devient vieux !"

 

Pierre, craignant pour sa ferrure,

Dit : "Nous sommes perdus, Seigneur,

C'est une pince-monseigneur

Pour crocheter notre serrure."

Jésus, depuis sa passion,

Redoutant toujours la souffrance,

Dit : "Ça, c'est un pal que la France

Élève à mon intention."

 

"Non, c'est une échelle hardie",

Dit Michel le conquérant.

"C'est un flambeau", dit saint Laurent

Qui craint toujours quelque incendie.

Alors la Vierge qui sourit

Dit à son tour, et toute rose :

"C'est un mystère, quelque chose

Dans le genre du Saint-Esprit ! »

 

(Paroles et musique de Léon Xanrof, 1867-1953).

 

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Cette vigie de 300 mètres faillit disparaître au premier janvier 1910, date à laquelle se terminait la concession accordée à Gustave Eiffel! Mais elle survécut grâce au Réseau Télégraphique sans Fil (TSF) dont l'importance fut hautement stratégique pendant la Première Guerre Mondiale. Au fil du temps, elle se révéla indissociable des évolutions technologiques et de l'histoire « moderne » de Paris.

 

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La Dame de Fer était autrefois appelée « l'épingle à chapeaux ».

 

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Fascinante verticalité de la tour, des lampadaires et des pylônes du Pont Alexandre III,
dominé par Pégase et la Renommée d'or.

 

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En cheminant le long de la Seine, dans le sillage des bateaux de songes, nous évoluons d'une dame à une autre. De l'ère du fer aux secrets maçonniques de la pierre, du Paris du futur à celui des légendes et des roses de lumière, le temps s'écoule à rebours...

 

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Aux merveilles de Notre-Dame, j'ai prévu de consacrer plusieurs articles. A l'ombre de ses délicates broderies, j'ai noirci les pages de nombreux carnets, escaladé sa flèche d'argent, emporté dans mes nuits son fabuleux bestiaire.

 

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Quand mes textes auront suffisamment « décanté » dans le creuset alchimique de mes pensées, je vous les offrirai...

 

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Au chevet de la cathédrale, les roses sont reines. Tendons l'oreille, en frôlant leurs sublimes livrées de velours et d'épines, et nous entendrons peut-être chuchoter les mystères du vieux Paris, danser les sabots des licornes et crépiter le souffle des dragons...

 

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Des jupons soyeux, des courbes parfumées...

 

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Des roses d'automne dont les appas se fanent sous les assauts de la pluie...

 

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Au gré du macadam, Paris devient jardin, pépinière de couleurs, de sons et de parfums. La Nature et la ville savent dialoguer, s'entrelacer, réinventer le paysage.

 

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Dans de nombreux endroits, la Nature n'est pas ordonnancée. Elle s'épanouit à sa guise et s'enrichit des graines semées aux quatre vents par des urbains qui rêvent de campagne et façonnent autour d'eux un petit monde bucolique.

 

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Aux Tuileries se révèle une majestueuse géométrie de l'espace, un subtil équilibre entre rigueur à la française, luxuriance et fantaisie. Dans ce royaume chatoyant, j'écoute respirer le marbre des vasques et des statues.

 

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La douce atmosphère du petit matin...

 

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Avant que tombent les voiles de la nuit...

 

Au Palais-Royal, je me love dans les frondaisons des tilleuls et le rire de l'eau, pendant que les roses dévoilent leurs secrets.

 

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Sub rosa, « Sous le sceau du silence. »

 

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On peut ouvrir son coeur dans le parfum des roses... Lors des festins antiques, quand on échangeait des propos sous une rose suspendue, on se plaçait sous la protection d'Harpocrate, le dieu du silence. La confidentialité des mots partagés était alors de mise.

 

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Au Luxembourg, je musarde sous le regard des Blanches Dames, Reines de France et Femmes illustres qui, depuis le règne de Louis-Philippe (1830-1848), couronnent la partie haute du jardin.

 

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Clémence Isaure, la mythique fondatrice des Jeux Florauxde Toulouse, à l'époque médiévale. Elle fut superbement sculptée par Auguste Préault, en 1848.

 

Paris fait palpiter l'imagination. On y rencontre des cavaliers dans les arbres, de mystérieux totems, des amants éternels...

 

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Le long de la Promenade du Cours-la-Reine, se dresse le monument équestre à Albert Ier (1875-1934), le Roi des Belges. Cet arrière petit-fils du roi Louis-Philippefit son possible pour assurer la neutralité de la Belgique à la veille de la Première Guerre mondiale. Il refusa d'accorder le passage à l'armée allemande mais, le 3 août 1914, son pays fut envahi. Il prit la tête de ses troupes et s'efforça de relever sa chère patrie, dévastée par le conflit. Quand il perdit la vie dans un accident, les Français, attristés, lancèrent une souscription pour honorer ce valeureux allié, à travers un portrait équestre, réalisé par le sculpteur Armand Martial (1884-1960).

 

Dans quelques temps, je consacrerai un article au Cours-la-Reine et au monument à Albert Ier. Mais cette rencontre dans les vertes frondaisons m'a donné l'occasion de saluer et de remercier pour leur gentillesse mes ami(e)s de Belgique.

 

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Le chevalier des ombres...

 

A travers les branches qui semblent jaillir d'un conte hivernal, il galope, insensible au tumulte de la ville.

 

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A deux pas de l'Espace Champerret, dans le XVIIe arrondissement de Paris, ce mystérieux totem est une porte insolite vers un lieu mythique des années 1980: la Main Jaune, première boîte de nuit d'Europe réservée aux patins à roulettes. Mais après être restés à l'abandon et avoir accueilli un collectif d'artistes, les lieux seront bientôt revendus. Quelle sera leur vocation nouvelle?

 

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Les pas des amoureux résonnent sur les pavés de Paris mais la Fortune en a réuni certains « pour l'éternité », de manière réelle ou symbolique, à différents endroits de la capitale.

 

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Acis et Galatée, dans les moirures de la Fontaine Médicis.

 

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Le tombeau d'Héloïse et Abélard, amants réels à la passion mythique, au cimetière du Père-Lachaise. Arraché au supplice de l'absence, leur souvenir est étendu parmi les tombes moussues ou fracassées par le temps.

 

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Regards croisés d'Héloïse et d'Abélard, sur une porte d'époque Louis-Philippe.

           
 

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Il y a toujours dans Paris un coin de nature, une bulle verdoyante, une émulsion de couleurs et de parfums, un monument qui attise ma soif d'écrire et mon imagination.

 

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La Tour Saint-Jacques, vestige de l'église Saint-Jacques de la Boucherie (XIIe siècle, reconstruite au XVIe siècle et démolie en 1797), emporte mes pensées vers le ciel. Au carrefour de la rue de Rivoli et du boulevard de Sébastopol, ce monument gorgé de mystère domine un square où j'adore m'installer.

 

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Située dans l'axe de la rue Nicolas Flamel, la tour est considérée comme un chef d'oeuvre du gothique flamboyant. Sa riche ornementation est associée, depuis fort longtemps, aux secrets de l'alchimie.

 

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D'après la tradition populaire, un fabuleux trésor serait enterré, dans les entrailles de Paris, et accessible par les profondeurs de la tour. Mes pas m'ont guidée tant de fois vers cette gardienne des légendes de Paris...

 

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Mais il est temps de redescendre, après cette ascension vertigineuse, et de succomber au charme de cette fleur à la robe immaculée.

 

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Puisse-t-elle exprimer l'amitié que je ressens pour vous!

Plume4

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