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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

lune

Publié le par maplumefee
Publié dans : #christian, #jpg, #lune, #monde, #schloe

 

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© Christian Schloé

 

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INTERNET et ORDINATEUR indisponibles du 10 au 17 Décembre

 

Merci de tout cœur, chers aminautes, pour vos pensées de réconfort et vos petits mots déposés sous mon précédent billet. Je reste en pause pendant quelques jours encore. J'ai demandé à Christophe de publier cet article que j'avais écrit le mois dernier. J'espère que cette touche de magie vous fera plaisir.

 

La semaine prochaine, il y aura dans ma ville des coupures d'électricité dues à des travaux sur le réseau ERDF. Et mon ordinateur portable sera indisponible lui aussi. Je ne pourrai donc pas voir vos mails et missives pendant quelques jours. Surtout ne vous inquiétez pas.

 

Merci encore pour votre sollicitude et votre fidélité. Je pense bien à vous !

 

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© Christian Schloé, Wish upon a Star

 

Dans les mondes de Christian Schloé, artiste autrichien contemporain, s'élabore une alchimie subtile entre peinture, illustration, photographie et possibilités numériques.

 

Sur ce terreau de créativité, l'artiste sème des graines poétiques et des visions imprégnées d'un surréalisme très personnel.

 

La lune, ardente déité, y est mise en scène d'une façon particulièrement remarquable. Il suffit qu'elle paraisse et chaque personnage peut accomplir des merveilles.

 

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© Christian Schloé, Au-dessus de la ville

 

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© Christian Schloé, Peindre la Lune

 

Avec les nombreuses qualités de sa palette, elle éclaire ces œuvres fabuleuses où se déploient des motifs enchantés.

 

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© Christian Schloé, Gouttes lunaires

 

Sorcière opalescente, muse fantasmagorique, sibylle nacrée, elle se dévoile, au rythme de compositions énigmatiques et l'artiste tisse un réseau de fantaisies complexes autour de l'esprit du visiteur...

 

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© Christian Schloé, La Lectrice

 

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© Christian Schloé, La Rivière de Lune

 

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© Christian Schloé, L'entrée secrète

 

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© Christian Schloé, Floraison

 

Luminaire accroché entre terre féconde et ciel infini des chimères étoilées...

 

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© Christian Schloé, La Berceuse

 

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© Christian Schloé, Nuit de Contes de Fées

 

Beautés énigmatiques, à l'instar des dames de la Renaissance qui peuplent les tableaux des musées.

 

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© Christian Schloé, Lady Midnight

 

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© Christian Schloé, Nuit avec Vue

 

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© Christian Schloé, Élans de plume

 

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© Christian Schloé, L'instant précieux

 

Visages « botticelliens », pureté que l'on croirait formelle et qui masque de séduisantes aspérités.

 

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© Christian Schloé

 

Sirène au sang de nacre...

 

Les héroïnes de Christian Schloé se lovent dans des décors brodés de symboles comme le papillon, la rose, la clef...

 

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© Christian Schloé, La Porte Secrète

 

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© Christian Schloé, L'Offrande

 

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© Christian Schloé, Inspiration

 

Hypostases de déesses antiques, fiancées de la Nuit et mères universelles ayant des oiseaux pour familiers...

 

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© Christian Schloé, Sur les toits de la ville

 

Corneille, messagère d'Autre Monde, prophétesse aux plumes de jais, gardienne de la Triade Sacrée des Sorcières. Oiseau fétiche et incarnation de la Morrigan, la Triple Lune des Celtes qui « éveille et moissonne » à l'instar de la puissante Hécate des mondes gréco-romains.

 

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© Christian Schloé, Sur mon épaule

 

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© Christian Schloé, Le Messager

 

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© Christian Schloé

 

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© Christian Schloé, Élévation

 

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© Christian Schloé, Le Voyage

 

Cygne noir, dédoublement de la personnalité, image poétique de l'imprévu... Cygne de Nuit, émanation du désir sexuel et de la créativité sauvage de l'esprit.

 

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© Christian Schloé, Un autre monde

 

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© Christian Schloé, Le Roi de la Nuit

 

Cerf aux ramures dressées... Avec son port altier, il est vénéré, dans les anciennes traditions, pour sa force et le renouvellement périodique de ses bois. Associé aux anciens cultes des arbres et au passage des saisons, incarnation du Soleil, il est considéré comme l'amant de la Déesse Lune.

 

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© Christian Schloé, La forêt des souhaits

 

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© Christian Schloé, Mon ami le jeune cerf

 

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© Christian Schloé, La Dame de la Forêt

 

Éléments météorologiques qui reflètent les émotions des personnages, entre ciel et terre...

 

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© Christian Schloé, Les Amoureux

 

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© Christian Schloé, La mélodie de la pluie

 

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© Christian Schloé, L'ouverture du cœur

 

Le papillon, seigneur des métamorphoses et des secrets, hante l’œuvre de l'artiste.

 

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© Christian Schloé, Une lumière dans l'obscurité

 

Maître des changements et compagnon des sorcières et des fées, le papillon est un symbole érotique impérieux dans les rêves. Sa trompe donne et aspire les sucs, à la croisée des mondes, entre mort et fécondité.

 

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© Christian Schloé

 

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© Christian Schloé, Leaving Wonderland

 

Attribut de Somnus, le dieu des songes...

 

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© Christian Schloé, Autre Monde

 

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© Christian Schloé, Imagine...

 

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© Christian Schloé, Métamorphoses du Papillon

 

Les personnages de Christian Schloé caracolent souvent dans les airs...

 

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© Christian Schloé

 

Héroïne perchée sur un cheval céleste. Chevaux que l'on rencontre dans les mythes amérindiens et que l'on associait, selon la couleur de leur robe, aux différentes directions de l'espace.

 

Chevaux magiques du Nord qui apportaient tantôt l'aurore « crinière brillante », Skinfaxi, tantôt le crépuscule « crinière de givre », Hrimfaxi. Animaux chamaniques, montures des divinités, des esprits et des âmes, symboles aiguisés de clairvoyance.

 

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© Christian Schloé

 

Chat noir, enfant de la lune en décours, gardien des mondes intermédiaires et veilleur des croisées de chemins.

 

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© Christian Schloé, Le chat noir

 

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© Christian Schloé, Le chat de la nuit

 

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© Christian Schloé, La femme du marin

 

Et l'Esprit hante avec un E majuscule ces contrées de songes si personnels où la logique chavire et devient voilier...

 

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© Christian Schloé, Déesse des eaux

 

Ainsi, par-delà les tempêtes et les mers de l'existence, s'accomplissent les destinées...

 

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© Christian Schloé, Le cœur en mouvement (Longing)

 

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© Christian Schloé, You

 

Merci encore pour vos pensées et gentils petits mots associés. Je vous retrouve dans quelques jours. Prenez bien soin de vous, gros bisous !

 

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© Christian Schloé, La rivière des secrets

 

https://www.facebook.com/ChristianSchloeDigitalArt/

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #grimshaw, #jpg, #leeds, #lune, #ville

 

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La dame de l'automne, 1871

 

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Lovers in the night

 

Laissons-nous happer, au clair de lune, par les brumes fantastiques et les couleurs mouvantes de la palette de John Atkinson Grimshaw, artiste emblématique de l'ère victorienne. La lumière dorée, argentée ou nacrée de la ronde lune irrigue souvent ses œuvres où règne une sensibilité puissante.

 

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Réflexions sur le Thames, Westminster, 1880

 

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Lune d'hiver

 

A travers son regard, la ville victorienne s'offre à nous, vêtue de nuit et de brouillard, mouillée de cendres, voilée d'opale... Elle émane d'un réseau d'ombres labyrinthiques et précieuses. Une ville personnage où s'enfoncent, entre ivresse et mélancolie, le regard et l'esprit...

 

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Ombres sur le mur, Roundhay Park, Leeds, 1880

 

John Atkinson Grimshaw naquit à Leeds, une ville du nord de l'Angleterre, en 1836, dans une famille très stricte. Il fut clerc de notaire et travailla, pendant quelques années, pour une compagnie de chemin de fer anglaise, la GNR (Great Northern Railway) mais, insatisfait de ses activités, il décida de suivre une carrière artistique.

 

Son choix se fit au grand dam de ses parents qui considéraient l'art comme une chose néfaste. Il ne reçut donc aucun soutien de la part de son père, policier et de sa mère qui s'employa à détruire, bien des années après, une partie de ses tableaux !

 

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Les amants

 

Dans sa jeunesse, il bénéficia de l'aide morale et financière de son cousin germain, T.S Cooper, et de l'assentiment de son épouse et cousine éloignée, Theodosia Frances Hubbard (1835-1917), ce qui lui permit de tenter sa chance et d'exposer pour la première fois, en 1862, « sous le haut patronage de la Société Philosophique et Littéraire de Leeds » des tableaux représentant des fleurs, des fruits et des oiseaux.

 

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Headingley Lane à Leeds

 

En 1865, ses peintures étaient vendues dans plusieurs galeries d'art et librairies de Leeds et un antiquaire nommé Thomas Fenteman était l'un de ses clients principaux. Il put faire l'acquisition de Knostrop Hall, une jolie propriété du XVIe siècle située dans les parties « riches » de la ville et en 1870, il se fit construire une maison secondaire à Scarborough, ville côtière située dans le comté du Yorkshire du Nord, qui devint son sujet de prédilection.

 

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Knostrop Hall, tôt le matin, 1870

 

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Après-midi de novembre à Stapleton Park, 1877

 

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Forge Valley à Scarborough

 

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Scarborough, 1878

 

Une très jolie ville, belvédère sur la mer du Nord, peuplée de maisons pimpantes qui se dressent au bord de l'eau... Elle est appréciée pour son phare, ses demeures historiques et ses activités de voile. La romancière Anne Brontë (1820-1849) est enterrée dans son cimetière.

 

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The lighthouse à Scarborough

 

S'y adonnant à sa passion pour les atmosphères d'entre-deux, John Atkinson Grimshaw gagna en notoriété, loua un studio de peinture à Londres et vendit plusieurs de ses œuvres à William Agnew, un marchand d'art londonien. Une de ses œuvres fut également acceptée par la Royal Academy.

 

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La maison hantée

 

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Le pont de Leeds, 1880.

 

Mais quelques années plus tard, il connut de graves problèmes financiers qui l’obligèrent à revenir à Leeds et à peindre des portraits, essentiellement féminins et des scènes de la vie de la ville, comme les marchés, les places, les fêtes locales... Il peignit aussi des scènes de plage, des vues maritimes et des paysages hivernaux.

 

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The cradle song, la berceuse.

 

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The cradle song, détail

 

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Snowbound, Enneigée, 1883

 

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Le virage, 1883

 

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Automne d'or

 

Grimshaw mourut d'une leucémie, le 13 octobre 1893, à l’âge de 57 ans. Il repose à Leeds, dans le cimetière de Woodhouse. Surnommé « Grimmy » par ses proches, il sut saisir avec brio les atmosphères changeantes de la ville victorienne, entité mystérieuse et ambivalente. Il aimait particulièrement décrire les effets de lumière et la magie des saisons, les variations météorologiques mais dans une veine plutôt Réaliste.

 

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Matin d'automne

 

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A golden beam, un rayon doré

 

Marqué par le Préraphaélisme, il le fut aussi par l'Aesthétic Movement (Mouvement Esthétique), une évolution du Préraphaélisme que l'on qualifie de Post-Préraphaélisme et qui partit en guerre contre l'industrialisation massive et « la laideur manufacturée », pour reprendre les mots d'Oscar Wilde (1854-1900).

 

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Promenade du soir

 

Pour les personnes qui s'interrogeraient, je rappelle ce qu'est le Préraphaélisme. Il s'agit d'un phénomène de l'art, puissamment inspiré, gorgé d'un sang rebelle, qui fut initié par trois étudiants de la Royal Academy : Dante Gabriel Rossetti (1828-1882), John Everett Millais (1829-1896) et William Holman Hunt (1827-1910).

 

Ces trois jeunes gens ne supportaient plus le poids des conventions, la morale qu'ils qualifiaient d'insidieuse, le dogmatisme et la mièvrerie sentimentale qui caractérisait pour eux la peinture britannique de leur temps. Ils considéraient que de lourdes règles esthétiques issues de la Renaissance étaient responsable d'une sclérose de l'art et que l'esprit du spectateur, se voyant obligé de composer avec de la peinture de genre où ne brillait aucune créativité, se racornissait. Ils partirent donc en guerre contre l'enseignement académique et leur trio s'agrandit rapidement.

 

Il y eut plusieurs périodes et courants Préraphaélites et de nombreux artistes concernés mais restons en compagnie de John Atkinson Grimshaw...

 

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Clair de lune de novembre

 

Grimmy admira aussi l’œuvre de James Tissot (1836-1902), artiste complexe, ami de Degas et de Manet, qui partagea sa vie entre Paris et Londres où il devint l'un des plus célèbres portraitistes de son époque. Fils d'un marchand de mode et d'une modiste, Tissot ne cessa d'accorder dans ses toiles la primauté aux vêtements et aux accessoires. Il aimait également mettre en scène ses personnages de manière « photographique ».Les musées anglais abritent un grand nombre de ses œuvres.

 

On trouve, entre autres, des références à Tissot dans le tableau La Berceuse (The cradle song que je vous ai montré plus haut), avec sa belle atmosphère « japonisante » et dans le tableau qui suit.

 

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La vigie de la nuit

 

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Méditation, 1875

 

Les Clairs de Lune de Grimshaw sont très appréciés des collectionneurs.

 

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Silver moonlight, clair de lune argenté

 

L'instant du crépuscule qui conduit à la nuit, la clarté fine et fantasmagorique de la lune, le brouillard et sa texture si particulière, les atmosphères singulières l'inspiraient. Il exploitait avec grand talent les effets de l'humidité à la fois réelle et chimérique.

 

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Le port de Whitby

 

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Port de Whitby sous le clair de lune

 

Whitby, petite ville située sur la côte du Yorkshire, à l’embouchure de l’Esk, est un port à l’existence très ancienne. Whitby est renommée pour ses plages, le souvenir des pêcheurs de baleines qui la peuplèrent, ses bijoux de jais à connotation magico-religieuse, ses fossiles très réputés auprès des collectionneurs (des ammonites entre autres...), sa superbe abbaye Sainte-Mary considérée comme hantée et pour avoir inspiré Bram Stoker (1847-1912) le célèbre auteur de Dracula.

 

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Le vieux Chelsea

 

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Pluie sur Hampstead

 

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Old Hall sous la lune

 

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Fasciné par la photographie, Grimshaw faisait appel au procédé de la camera oscura...

 

Ce mot italien qui signifie « chambre noire » désigne un appareil d'optique grâce auquel on obtient une image la plus nette possible d'un objet que l'on souhaite reproduire.

 

La lumière entre dans une sorte de boîte par un petit orifice et se heurte, de l'autre côté, à un papier blanc de relative épaisseur ou à un verre dépoli. Certaines versions de la camera oscura, plus élaborées, font appel à une lentille convergente ou à des cloisons coulissantes qui permettent de moduler la distance à laquelle se trouve l'objet, d'accroître la netteté de ce que l'on voit etc...

 

La camera oscura fut utilisée par de nombreux artistes au fil des siècles à l'instar de Léonard de Vinci, de Vermeer de Delft ou des védutistes italiens du XVIIIe siècles comme Giuseppe Canaletto... Tant et tant d'artistes y eurent recours et plus proches de nous, les recherches de Louis Daguerre (1787-1851) et de Joseph Nicéphore Niepce (1765-1833) se réfèrent à la manière dont la camera oscura retranscrit une image.

 

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Glasgow, 1887

 

Vous apprécierez la puissance fantasmagorique des effets de lumière, les lignes qui se dévoilent et se fondent dans une envoûtante atmosphère, les parties sombres qui palpitent comme des frissons d'encre...

 

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Les docks de Glasgow

 

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Liverpool

 

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Westminster Bridge avec les maisons du Parlement

 

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Westminster Bridge au crépuscule... Je pourrais regarder ce tableau et le paysage pendant des heures ! Il y a tant de magie...

 

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Paysage entre clair et obscur

 

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Moonlight

 

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Esprit de la nuit

 

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Automne

 

Grimshaw a également peint des scènes féeriques et illustré les balades littéraires et les poèmes d'Henry Longfellow (1807-1882) et d'Alfred Tennyson (1809-1892), monuments de la littérature américaine et anglaise. Il a d'ailleurs donné à ses enfants (sur les quinze qu'il eut, seulement six atteignirent l'âge adulte) les prénoms de personnages mis en scène par Tennyson.

 

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La dame de Shalott, 1879

 

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Elaine

 

Lady Elaine de Shalott est une héroïne récurrente des légendes arthuriennes, « ressuscitée » par Alfred Tennyson (1809-1892) et muse des peintres préraphaélites.

 

Sur l'île de Shalott, une belle dame, enfermée dans une tour mystérieuse, doit tisser une tapisserie pour l'éternité. La malédiction qui l'étreint lui interdit de regarder par la fenêtre mais elle contemple le monde dans un miroir où elle aperçoit un jour le reflet du chevalier Lancelot. Elle en tombe éperdument amoureuse et décide de lui exprimer ses sentiments.

 

Consciente du sort funeste qui l'attend en quittant la tour, elle embarque pourtant sur un navire qu'elle a baptisé de son nom. Tout au long du voyage, elle continue de tisser son ouvrage mais comme elle approche de Camelot une tempête automnale se lève et la tapisserie épuise ses dernières forces. Les dames et les chevaliers d'Arthur découvrent son corps glacé sur une berge. Ils lui rendent hommage et Lancelot promet de ne jamais oublier son beau visage qui semblait endormi.

 

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Elaine...

 

Avec ses paysages à la fois réels et brodés de féerie et de mystère, John Atkinson Grimshaw nous a laissé une œuvre pleine de poésie et d'élégance très personnelle mais les historiens d'art ne possèdent pas de documents privés susceptibles de les aider à explorer davantage son art. Il eut sa renommée, ses créations sont accessibles grâce à des expositions qui lui ont été consacrées (surtout à Leeds) mais le temps s'est écoulé. Les dates de plusieurs de ses œuvres sont incertaines ou ne sont pas précisées et l'artiste mérite qu'on s'intéresse à lui davantage. J'espère que vous aurez pris plaisir à accomplir ce voyage...

 

En vous souhaitant un très agréable mois de mars, je vous envoie de gros bisous et vous remercie de votre fidélité !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #certains, #diana, #lune, #new, #peintre

 

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Jules Joseph Lefebvre (1836-1911), Diana, 1879.

 

Elle se cache sous la horde des nuages mais son pouvoir d'eau et de fièvre est bel et bien réveillé. Pleine lune de février qui éclot, voluptueusement, dans la tempête... Je voulais lui consacrer un article illustré d'une série de tableaux mais comme certains d'entre vous le savent, je bataille avec ma connexion Internet. Dire qu'elle est fluctuante est un euphémisme !

 

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Diana, seconde version.

 

Portraitiste et peintre de genre, également professeur à l'École des Beaux-Arts, Jules Joseph Lefebvre puisa son inspiration parmi les nus italiens de la Renaissance. Au cœur de sa palette opalescente, la femme est à la fois déesse de l'Antiquité (Diana, Luna...), héroïne du folklore et de la littérature (Lady Godiva), allégorie aux charmes mystérieux (La Vérité...), odalisque ou nymphe du printemps et de l'été.

 

Le tableau qui suit m'enveloppe de sa magie dès que je le contemple. Il m'évoque un monde secret, une sorte d'entre-deux accessible quand on se perd dans la nuit ou qu'on divague sur des chemins nacrés.

 

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Thomas Cole (1801-1848), Moonlight, 1834. Collection of the New York Historical Society.

 

Peintre américain d'origine anglaise, Thomas Cole était le fondateur de l'Hudson River School, mouvement qui traduisait une vision romantique de l'art, la passion des grands espaces et des merveilles naturelles (à l'instar des Montagnes Rocheuses) et le désir de sublimer l'ensemble par un travail très approfondi, quasi mystique, sur la lumière.

Il aimait peindre des paysages réels (notamment ceux des montagnes Catskill situées au nord de l'État de New York), avec un remarquable souci du détail, en y mêlant toujours quelque chose d'imaginaire et de mystérieux. Ainsi, dans ce théâtre de nature où s'opèrent de puissants contrastes d'ombre et de lumière, où la figure humaine apparaît minuscule, la lune se dévoile comme un bijou, un soleil de nuit visible par certains initiés...

 

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J'aurais aimé continuer à discuter de peinture et de « visions lunaires » avec vous mais je dois attendre de retrouver un meilleur débit Internet. J'ai pu me connecter sur quelques blogs mais il m'a fallu un temps fou pour y arriver et certains commentaires se sont perdus dans les limbes du net alors je n'insiste pas davantage.

 

A très bientôt, je pense à vous...

 

Cendrine

Plume

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