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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

monde

Publié le par maplumefee
Publié dans : #christian, #jpg, #lune, #monde, #schloe

 

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© Christian Schloé

 

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INTERNET et ORDINATEUR indisponibles du 10 au 17 Décembre

 

Merci de tout cœur, chers aminautes, pour vos pensées de réconfort et vos petits mots déposés sous mon précédent billet. Je reste en pause pendant quelques jours encore. J'ai demandé à Christophe de publier cet article que j'avais écrit le mois dernier. J'espère que cette touche de magie vous fera plaisir.

 

La semaine prochaine, il y aura dans ma ville des coupures d'électricité dues à des travaux sur le réseau ERDF. Et mon ordinateur portable sera indisponible lui aussi. Je ne pourrai donc pas voir vos mails et missives pendant quelques jours. Surtout ne vous inquiétez pas.

 

Merci encore pour votre sollicitude et votre fidélité. Je pense bien à vous !

 

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© Christian Schloé, Wish upon a Star

 

Dans les mondes de Christian Schloé, artiste autrichien contemporain, s'élabore une alchimie subtile entre peinture, illustration, photographie et possibilités numériques.

 

Sur ce terreau de créativité, l'artiste sème des graines poétiques et des visions imprégnées d'un surréalisme très personnel.

 

La lune, ardente déité, y est mise en scène d'une façon particulièrement remarquable. Il suffit qu'elle paraisse et chaque personnage peut accomplir des merveilles.

 

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© Christian Schloé, Au-dessus de la ville

 

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© Christian Schloé, Peindre la Lune

 

Avec les nombreuses qualités de sa palette, elle éclaire ces œuvres fabuleuses où se déploient des motifs enchantés.

 

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© Christian Schloé, Gouttes lunaires

 

Sorcière opalescente, muse fantasmagorique, sibylle nacrée, elle se dévoile, au rythme de compositions énigmatiques et l'artiste tisse un réseau de fantaisies complexes autour de l'esprit du visiteur...

 

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© Christian Schloé, La Lectrice

 

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© Christian Schloé, La Rivière de Lune

 

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© Christian Schloé, L'entrée secrète

 

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© Christian Schloé, Floraison

 

Luminaire accroché entre terre féconde et ciel infini des chimères étoilées...

 

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© Christian Schloé, La Berceuse

 

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© Christian Schloé, Nuit de Contes de Fées

 

Beautés énigmatiques, à l'instar des dames de la Renaissance qui peuplent les tableaux des musées.

 

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© Christian Schloé, Lady Midnight

 

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© Christian Schloé, Nuit avec Vue

 

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© Christian Schloé, Élans de plume

 

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© Christian Schloé, L'instant précieux

 

Visages « botticelliens », pureté que l'on croirait formelle et qui masque de séduisantes aspérités.

 

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© Christian Schloé

 

Sirène au sang de nacre...

 

Les héroïnes de Christian Schloé se lovent dans des décors brodés de symboles comme le papillon, la rose, la clef...

 

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© Christian Schloé, La Porte Secrète

 

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© Christian Schloé, L'Offrande

 

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© Christian Schloé, Inspiration

 

Hypostases de déesses antiques, fiancées de la Nuit et mères universelles ayant des oiseaux pour familiers...

 

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© Christian Schloé, Sur les toits de la ville

 

Corneille, messagère d'Autre Monde, prophétesse aux plumes de jais, gardienne de la Triade Sacrée des Sorcières. Oiseau fétiche et incarnation de la Morrigan, la Triple Lune des Celtes qui « éveille et moissonne » à l'instar de la puissante Hécate des mondes gréco-romains.

 

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© Christian Schloé, Sur mon épaule

 

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© Christian Schloé, Le Messager

 

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© Christian Schloé

 

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© Christian Schloé, Élévation

 

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© Christian Schloé, Le Voyage

 

Cygne noir, dédoublement de la personnalité, image poétique de l'imprévu... Cygne de Nuit, émanation du désir sexuel et de la créativité sauvage de l'esprit.

 

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© Christian Schloé, Un autre monde

 

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© Christian Schloé, Le Roi de la Nuit

 

Cerf aux ramures dressées... Avec son port altier, il est vénéré, dans les anciennes traditions, pour sa force et le renouvellement périodique de ses bois. Associé aux anciens cultes des arbres et au passage des saisons, incarnation du Soleil, il est considéré comme l'amant de la Déesse Lune.

 

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© Christian Schloé, La forêt des souhaits

 

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© Christian Schloé, Mon ami le jeune cerf

 

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© Christian Schloé, La Dame de la Forêt

 

Éléments météorologiques qui reflètent les émotions des personnages, entre ciel et terre...

 

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© Christian Schloé, Les Amoureux

 

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© Christian Schloé, La mélodie de la pluie

 

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© Christian Schloé, L'ouverture du cœur

 

Le papillon, seigneur des métamorphoses et des secrets, hante l’œuvre de l'artiste.

 

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© Christian Schloé, Une lumière dans l'obscurité

 

Maître des changements et compagnon des sorcières et des fées, le papillon est un symbole érotique impérieux dans les rêves. Sa trompe donne et aspire les sucs, à la croisée des mondes, entre mort et fécondité.

 

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© Christian Schloé

 

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© Christian Schloé, Leaving Wonderland

 

Attribut de Somnus, le dieu des songes...

 

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© Christian Schloé, Autre Monde

 

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© Christian Schloé, Imagine...

 

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© Christian Schloé, Métamorphoses du Papillon

 

Les personnages de Christian Schloé caracolent souvent dans les airs...

 

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© Christian Schloé

 

Héroïne perchée sur un cheval céleste. Chevaux que l'on rencontre dans les mythes amérindiens et que l'on associait, selon la couleur de leur robe, aux différentes directions de l'espace.

 

Chevaux magiques du Nord qui apportaient tantôt l'aurore « crinière brillante », Skinfaxi, tantôt le crépuscule « crinière de givre », Hrimfaxi. Animaux chamaniques, montures des divinités, des esprits et des âmes, symboles aiguisés de clairvoyance.

 

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© Christian Schloé

 

Chat noir, enfant de la lune en décours, gardien des mondes intermédiaires et veilleur des croisées de chemins.

 

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© Christian Schloé, Le chat noir

 

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© Christian Schloé, Le chat de la nuit

 

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© Christian Schloé, La femme du marin

 

Et l'Esprit hante avec un E majuscule ces contrées de songes si personnels où la logique chavire et devient voilier...

 

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© Christian Schloé, Déesse des eaux

 

Ainsi, par-delà les tempêtes et les mers de l'existence, s'accomplissent les destinées...

 

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© Christian Schloé, Le cœur en mouvement (Longing)

 

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© Christian Schloé, You

 

Merci encore pour vos pensées et gentils petits mots associés. Je vous retrouve dans quelques jours. Prenez bien soin de vous, gros bisous !

 

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© Christian Schloé, La rivière des secrets

 

https://www.facebook.com/ChristianSchloeDigitalArt/

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #citrouille, #hallowed, #monde, #nuit, #samain

 

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William Henry Hunt (1790-1864), The turnip lantern, 1838, New Walk Museum & Art Gallery de Leicester.(Turnip signifie navet).

 

Nous revoici à l'heure d'Halloween, fête mêlée de flammes et de ténèbres qui ressuscite les secrets de la très ancienne Samain. Si vous souhaitez lire ou relire mes travaux concernant le folklore automnal, les symboles d'Halloween, la Toussaint ou le Jour des Morts en Amérique du Sud, il vous suffit de cliquer sur le titre ci-dessous :

Sortilèges d'Halloween et traditions de la Toussaint.

 

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L'article en question étant d'une taille « conséquente », laissez-moi vous rappeler ce que désignait Samain.

 

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Samain, qui signifie « réunion », était la nuit mystérieuse qui ouvrait les portes de l'année sombre. Appelée Samhain, Soween ou Oiche Shamhna: « la nuit de la fin de l'été » en Irlande, Samhuinn en Écosse, Samon ou Samonios en Gaule, elle rassemblait les tribus celtes autour de grands brasiers.

 

Fête des récoltes émanant de rites agraires du Néolithique, elle se ranimait, cycliquement, dès que les puissances de l'obscurité déferlaient sur le monde humain et célébrait, de manière étrange et flamboyante, l'entrée dans le monde hivernal.

 

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Charles Wysocki (1928-2002), peintre et illustrateur américain. Les moissons d'Halloween.

 

L'année celtique commençait dans la nuit du 31 octobre lorsque s'ouvraient les portes de Samain, fête de l'entrée dans l'hiver, dont Halloween est la résurgence. Elle se divisait en deux périodes: une période sombre s'écoulant de Samain à Beltane, (du 31 octobre au 30 avril) et une période claire qui s'étendait de Beltane à Samain, (du 30 avril au 31 octobre).

 

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Célébrée dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, principalement aux États-Unis, au Canada et dans les pays anglo-saxons mais pas seulement, Halloween plonge ses racines complexes dans les croyances et la mythologie celtiques. Elle réveille aussi un code symbolique commun à plusieurs régions de France.

 

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Au XIXe siècle, ayant survécu à la christianisation sur le Vieux Continent, les traditions de Samain furent transportées en Amérique du Nord par les Irlandais, les Écossais et les Gallois, contraints par millions de quitter leur pays en raison de la famine qui y sévissait. Elles s'implantèrent dans le Nouveau Monde et s'adaptèrent, avec certaines contradictions, aux contraintes de cette terre en friche, creuset de populations variées et de religions multiples.

 

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D'après les anciennes croyances, à l'orée de Samain, le voile entre le monde humain et le monde des esprits s'amoindrissait. Trois jours avant la nuit fatidique et trois jours après, les populations festoyaient autour de grands feux afin de bannir les créatures dangereuses qui hantaient l'obscurité mais certaines célébrations pouvaient s'étendre sur une durée de 31 jours.

 

La communication avec le Sidh, l'Autre Monde de la tradition celtique, était favorisée. Intimement lié à la féerie, aux dieux et aux esprits, cet Autre Monde était accessible à des êtres qui portaient d'étranges marques de naissance, détenaient certains dons ou souffraient d'épilepsie. Les héros et les êtres au sang vif étaient happés sur ces mystérieux chemins.

 

Inversement, des créatures inquiétantes, venues du Sidh, pouvaient pénétrer dans le monde humain mais des êtres protecteurs, d'une sagesse intemporelle, évoluaient parmi les ombres de la nuit.

 

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Très présentes dans l'imaginaire d'Halloween, les sorcières jouent le rôle d'initiatrices auprès des enfants. Dans les représentations populaires, elles insufflent la connaissance et transmettent leurs secrets avec bienveillance.

 

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La magie de Samain est restée vivante dans les célébrations d'Halloween, à travers la volonté de repousser les entités néfastes et d'attirer les faveurs des esprits en revêtant leur apparence par le biais de déguisements et de masques.

 

Elle a perduré dans la tradition des soul cakes, « gâteaux d'âmes » ou « gâteaux pour les âmes », toujours vivace dans plusieurs régions d'Écosse, d'Irlande, de France, dans les comtés d'Angleterre et dans certains pays d'Europe de l'Est et d'Europe du Nord. Autrefois, les femmes y dissimulaient une bague pour déterminer qui se marierait en premier; une figurine en terre cuite pour connaître l'identité de celle qui deviendrait mère dans l'année; une pièce de monnaie pour attirer les richesses; un petit morceau de bois destiné à honorer un proche défunt. Des enfants et de pauvres hères, appelés soulers, recevaient ces gâteaux et allaient chanter, de maison en maison, des prières pour les disparus.

 

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Aujourd'hui, ces biscuits, qui célèbrent le All Souls'Day, « le jour de toutes les âmes », ressemblent davantage à des cookies.

 

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On disait, pendant la nuit de Samain, que les âmes des personnes aimées venaient se réchauffer au feu de l'âtre familier ou près des bougies allumées sur le rebord des fenêtres. On chuchotait aussi que les spectres de personnes décédées de mort violente cherchaient à exercer leur vengeance... La «chandelle des âmes» était donc allumée pour repousser les fantômes malveillants et montrer aux défunts «débonnaires» la voie souhaitée pour atteindre le repos éternel. Pour éloigner les présences non désirées, on plaçait autour des lits des fèves, des graines de fenouil et des brins de lavande.

 

On laissait également de la nourriture sur la table familiale, sur le seuil de la porte ou devant la cheminée, pour les esprits du lieu.

 

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Il était fortement déconseillé de balayer après le coucher du soleil pendant les trois jours qui suivent le 31 octobre car, à cette période, le balai domestique détient le pouvoir d'absorber les esprits familiers, protecteurs du foyer. Seul le balai de sorcière, rituellement consacré à Aradia, dame lunaire des croisées de chemins et avatar de la sombre Hécate, pouvait être utilisé.

 

On ne devait ni coudre, ni filer, ni laver le linge, de crainte que les couturières, les fileuses ou les lavandières de nuit (âmes errantes, damnées et carnassières) jettent des sorts aux vivants et sucent leur sang pendant le sommeil.

 

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De nos jours, les anciens rituels se lovent dans les coutumes populaires. Les pommes, fruits fétiches des sorcières et les citrouilles ciselées, décorées avec de petites bougies et promenées devant les maisons sont autant de gourmandises et de visages facétieux destinés à faire fuir les entités maléfiques.

 

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Noms et Etymologie d'Halloween

« Hall » est lié à la racine germanique « hel », qui a donné le mot anglais « hell » signifiant « enfer », mais ces termes ne doivent pas être interprétés dans un sens chrétien.

Halloween, que l'on appelle aussi Hallowmas, est la contraction des termes suivants:

« Hallowed Even » signifiant « Nuit Sacrée ».

« Alls-Souls-Eve » désignant la « Veille de toutes les âmes ».

« All Hallow's Eve/Evening » ou « Veille de la Toussaint ».

 

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Les Citrouilles d'Halloween

 

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Évidées, sculptées et garnies de bougies, elles défient l'obscurité de la nuit et sont considérées, dans les récits de veillée, comme très efficaces pour repousser les bêtes voraces et les esprits tourmenteurs.

 

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(Image du net)

 

Ces têtes lumineuses, rendues « vivantes » par les flammes des bougies, sont une réminiscence des feux que l'on allumait jadis à la limite des villages et des villes. Protectrices contre la peur du noir et les cauchemars associés au monde de l'enfance, elles favorisent la transmission des secrets et perpétuent une forme de connaissance orale qui nous prépare à affronter le monde de l'hiver.

 

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Elles sont omniprésentes dans les pays anglo-saxons où les enfants et les adultes, costumés et masqués, défilent dans les rues en brandissant des lanternes, des balais de sorcière et différents objets magiques. Les enfants frappent aux portes des maisons et prononcent la phrase consacrée « Trick or Treat » qui signifie « un bonbon ou un sort » ou « tu payes ou tu as un sort! » Messagers ludiques du monde des esprits, ils reçoivent des sucreries et de l'argent dans un sac ou un petit chaudron.

 

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Traditionnellement, les lampes d'Halloween étaient creusées dans de gros légumes que l'on ramassait vers l'équinoxe d'automne, aux alentours du 21 septembre. Racines, rhizomes et tubercules étaient transformés en lanternes flamboyantes pour repousser les démons tapis dans le noir.

 

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Pour conjurer le mauvais sort, les têtes lumineuses étaient placées à la croisée de plusieurs chemins (lieux associés aux apparitions du Diable et aux rituels des sorcières), à l'entrée des cimetières ou devant les bâtiments en ruines, repaires de rôdeurs maléfiques...

 

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La tradition des Rommelbootzen ou « têtes de mort de la Toussaint » existe toujours en Lorraine et en Moselle. De grosses betteraves creusées, ciselées en forme de visages grotesques sont illuminées par une myriade de bougies. Elles sont ensuite placées aux croisées de chemins, au pied des calvaires et sur le rebord des fenêtres. La coutume veut que les sculpteurs de betteraves y « transfèrent » un peu de leur âme.

 

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Image www.quevaucamps.be

 

Les racines relient le monde des profondeurs, celui de la mort nourricière et des esprits chthoniens, au monde de la surface où évoluent les vivants. Dans le folklore du nord de l'Europe, certaines racines sont « habitées » par de mystérieux esprits dont il faut se concilier les faveurs. Les légendes allemandes font référence à Rübezahl, le «compteur de navets» que l'on appelle aussi «Maître Jean», «Seigneur Jean» ou «Sire Jean», des noms qui désignent le Maître Obscur/le Diable.

 

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En Wallonie, ce sont les Lumerottes ou Grinche-Dents/Grignedins qui ont la cote auprès du public et surtout des enfants. Ils creusent des betteraves fourragères, appelées «racines d'abondance», et placent des bougies à l'intérieur. Ils accrochent chaque betterave à un fil et suspendent le fil à un bâton. Ils vont collecter des bonbons en faisant danser ces lumières étincelantes.

 

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Affiche du festival des « Betteraves Grimaçantes » qui se déroule tous les ans au château Saint Sixte de Freistroff, près de Bouzonville en Moselle. En 2015, les festivités auront lieu les 25, 28 et 31 octobre.

Pour effrayer les créatures de l'hiver qui approche, on glisse parfois des allumettes rouges dans la « bouche » des betteraves.

 

Le 11 Novembre, dans le Pas-de-Calais, des adultes et des enfants, réunis en processions joyeuses pour fêter Saint-Martin, tiennent des lanternes fantastiques constituées de courges, de betteraves, de potirons ou de pommes de terre. Ces masques végétaux, éclairés par des bougies, ravivent la tradition des Têtes flamboyantes qui marquaient la fin des travaux agricoles (fête des guénels).

 

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En Écosse, les enfants promènent une neepy candle, visage brasillant creusé dans un gros rutabaga (neep), destiné à chasser les êtres malveillants et à stimuler la venue des fées protectrices.

 

Qui peut donc prétendre qu'Halloween est purement américaine et n'a aucun lien avec «nous» alors que nous sommes en présence d'un fonds culturel commun qui a traversé les âges et s'est profondément enraciné dans l'inconscient collectif?

 

Les Citrouilles Indiennes

Quand les Irlandais, victimes de la famine, s'expatrièrent en masse vers les États-Unis, leurs croyances trouvèrent un écho dans celles des Amérindiens. Ces derniers célébraient l'arrivée des jours sombres et le retour sur la terre des âmes des défunts, venues donner du courage et de la force aux vivants.

 

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Winslow Homer (1836-1910), la Citrouille, 1878, aquarelle.

 

Peintre américain, Winslow Homer fut attiré par l'Impressionnisme avant d'orienter sa palette entre Réalisme et Symbolisme. Reporter dessinateur pendant la Guerre de Sécession, il peignit le quotidien des militaires et s'intéressa au monde rural, aux animaux et aux mouvements oniriques de l'océan. Il aimait illustrer d'anciennes comptines et des chansons associées au folklore anglo-saxon.

 

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Winslow Homer, « For to be a Farmer's boy », 1887.

 

Dans cette aquarelle qui évoque une chanson populaire anglaise, liée au thème du soleil couchant, la belle couleur gourmande de la citrouille se dévoile à travers les brumes de novembre. L'artiste met en scène un jeune garçon dans un univers empreint d'une douceur mystérieuse, sublimé par le moment où la clarté du soleil se dilue derrière les collines. Fantasmagorique, le monde des citrouilles entre en symbiose avec les forces nourricières et mortifères de l'automne tout puissant.

 

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Originaires d'Amérique, les grosses citrouilles oranges (pumpkin), se développent sur des lianes luxuriantes. Leur peau épaisse se partage en quartiers. Leurs grandes feuilles vert vif forment des vrilles décoratives. Leurs fleurs jaune d'or en forme d'entonnoir se forment à la fin du printemps. Gorgées de graines au moment d'Halloween, elles évoquent la mort et la fécondité, la connaissance et les liens subtils entre les mondes. Leurs graines rissolées sont des trésors de vitamines et d'énergie.

 

Dans certaines tombes mayas, on a retrouvé des citrouilles fossilisées, âgées de plus de 6500 ans.

 

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Le potiron vient aussi des Amériques. Ce beau fruit se distingue par ses couleurs variées, du rouge vif au vert foncé en passant par l'orange lumineux. Sa chair appétissante excite les papilles et stimule l'imagination des gourmands. Sa chair est moins filandreuse et plus sucrée que celle de la citrouille.

 

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Courges musquées, butternut ou spaghetti, giraumons, potimarrons, pâtissons... le monde des cucurbitacées nous régale de ses saveurs. Avec leurs couleurs solaires et leurs étranges silhouettes, ces «merveilles végétales» sont les emblèmes d'Halloween.

 

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La légende de Jack O'Lantern

 

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Jack était un fermier irlandais, buveur impénitent qui écumait les pubs et les auberges de son petit village. Une nuit d'Halloween, alors qu'il déambulait dans les rues en quête d'une âme désireuse de lui offrir à boire, il aperçut un jeune homme élégant à la croisée de plusieurs chemins. Il l'interpella et l'inconnu se transforma en pièce luisante qui roula sur le sol. Jack ramassa la pièce et se précipita vers la première taverne venue. Sans le savoir, il avait conclu un pacte avec le Diable mais comme sa bourse était protégée par une serrure en forme de croix, Satan dut lui accorder une année supplémentaire de vie, en toute tranquillité.

 

Une fois le délai écoulé, le Diable vint chercher Jack mais ce dernier le berna en le faisant grimper dans un arbre. Incapable d'en redescendre, Satan dut accepter que Jack ne soit jamais emporté en Enfer.

 

Quand Jack mourut, les portes du Paradis se refermèrent devant lui en raison de ses nombreux pêchés. Il devint une âme errante et dut s'éclairer dans l'obscurité avec un gros navet qu'il avait rempli d'un peu de braise, subtilisée aux abords de l'Enfer.

 

On peut le rencontrer, la nuit d'Halloween, sur les vieilles voies ténébreuses. Solitaire, il porte une énorme citrouille sur le dos...

 

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Ainsi, dans la nuit « entre les temps », à l'instar de Jack O'Lantern, vont les moissonneurs d'âmes, enfants de la Faucheuse. Ils se déplacent à pied ou empruntent des charrettes, des barques et des carrosses inquiétants. Présente sous une multitude de formes, dans les légendes celtiques, la mort est initiatique et nourricière. Dans les légendes celtes, elle attend le roi et ses guerriers au creux d'un chaudron magique, puits ouvert sur le monde d'en bas, espace temps d'épreuves et de dangers qui régénèrent l'impétrant et renouvellent les forces de la communauté. Entre Halloween et la Toussaint, la mort creuse ses inéluctables sillons mais la vie est là, dans la chaleur ondoyante des flammes, les gourmandises partagées, les facéties des enfants...

 

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Vous pourrez trouver dans l'article cité plus haut (Sortilèges d'Halloween et traditions de la Toussaint) des renseignements plus approfondis encore sur le thème de la chevauchée des sorcières, l'histoire de la Toussaint en France et en Europe, le personnage de l'Ankou en Bretagne, les célébrations du Jour des Morts au Mexique, la symbolique du chrysanthème...

 

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Illustration de Richard Lank

 

En attendant nos prochains échanges, je vous souhaite un mois de Novembre riche d'une multitude de petits bonheurs et de plaisirs gourmands à partager avec ceux que vous aimez. Mes pensées volent aussi vers les personnes qui souffrent et les êtres chers qui ne sont plus là...

 

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Prenez bien soin de vous, merci encore pour vos gentils messages et gros bisous !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #2014, #monde, #noel, #temps, #vitrine

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Je tiens à vous remercier, une nouvelle fois, pour votre soutien pendant les moments difficiles  que j'ai vécus. J'ai écrit cet article, en grande partie, avant ma crise d'épilepsie et ses conséquences bien douloureuses. Le publier signifie donc un renouveau pour moi... Merci à vous d'être là...

 

Paris aux couleurs de Noël

 

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Quand décembre montre son nez poudré de blanc, les façades parisiennes s'illuminent et les vitrines dévoilent, dans un concert d'animations variées, la magie de leurs mises en scène enchantées. C'est le temps des fêtes, un temps ambivalent mêlé de joie et d'une certaine mélancolie, le renouveau des plaisirs d'enfance à travers une myriade de sucreries, le temps des retrouvailles, des confidences et du partage mais aussi le temps de la solitude exacerbée pour les naufragés de la vie. C'est une période profondément initiatique...

 

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Sans oublier ceux qui n'ont pas la chance de vivre ces moments festifs, je vous invite à contempler la féerie moderne des décors de Noël, à arpenter la ville maquillée de lumière et à prêter l'oreille au murmure des légendes hivernales, entre deux dégustations de chocolat chaud.

 

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Comme chaque année, les vitrines des grands magasins du boulevard Haussmann revêtent leurs plus beaux atours.

 

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Les Galeries Lafayette ont choisi de mettre à l'honneur les contes de fées à travers des saynètes aux couleurs chatoyantes.

 

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 « Il était une fois Noël...avant les douze coups de minuit. »

 

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Sous la prestigieuse coupole Art Nouveau, se dresse un sapin d'une vingtaine de mètres, surmonté d'une chouette des neiges.

 

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Un arbre enchanté, sponsorisé par l'horloger suisse Swatch.

 

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En cette fin d'année 2013, le temps se matérialise à travers une multitude d'horloges, de rouages et de sabliers.

 

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Au pied du majestueux conifère, un village peuplé d'animaux et de charmants personnages s'anime toutes les heures.

 

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Un délicieux théâtre en mouvement, à quatre mètres au-dessus du sol...

 

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De facétieuses petites souris déclenchent les mécanismes qui font s'ébranler le décor.

 

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Chats noirs, lapins, singes, ours, chiens, oiseaux... se livrent à une farandole endiablée.

 

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Les détails de l'oeuvre (château, tourelles, clochers, maisons de formes variées) sont particulièrement soignés.

 

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Le long du boulevard Haussmann, la magie opère grâce à une charmante poupée rousse nommée Lilly.

 

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Rêveuse et aventureuse, Lilly nous accueille en compagnie du petit ours Martin.

 

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Lilly et Martin sont la version enfantine du thème de la Belle et la Bête qui s'épanouit, à travers une mise en scène onirique, du côté de la rue de la Chaussée d'Antin.

 

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La tête dans les étoiles, nos deux amis caracolent de vitrine en vitrine, après avoir reçu une singulière invitation.

 

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Au fil de leurs pérégrinations, ils découvrent des mondes enchantés qui s'animent au rythme d'horloges mystérieuses.

 

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Ils rencontrent des souricettes en tutu...

 

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Ils rêvent ou devisent sous un ciel constellé d'étoiles de glace...

 

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Pendant que perchées sur un arbre magique, des chouettes chuchotent les secrets des légendes hivernales.

 

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Ils font connaissance avec des singes et des lapins au cours d'un festin baroque.

 

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Ils s'aventurent entre des sabliers géants et rencontrent des lapins emmitouflés dans de jolies écharpes.

 

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Ils découvrent une étrange forêt peuplée de chats noirs...

 

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et un immense matou aux yeux très particuliers... Un autre gardien du temps!

 

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Temps dont les sortilèges happent notre attention grâce à des coucous musicaux, des métronomes et des rouages colorés, animés par des souris pleines de fantaisie.

 

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Un univers onirique qui semble très apprécié par Lilly la gourmande...

 

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Le temps, irrémédiablement, s'écoule mais nos amis cheminent vers la demeure de Monsieur et Madame Loup qu'ils doivent atteindre avant le douzième coup de minuit.

 

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Après avoir traversé un jardin peuplé de mécanismes mystérieux, ils découvrent des horloges mobiles gardées par des singes affublés de chapeaux haut de forme.

 

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Et ils collectent chez Monsieur et Madame Loup, dans la chaleur de l'amitié, une myriade de petits trésors.

 

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Le long de la rue de la Chaussée d'Antin, se dévoile un monde féerique... Monde imaginé par les Galeries Lafayette et les films Pathé pour annoncer le film événement du début de l'année 2014: La Belle et la Bête de Christophe Gans. Je ne vous montre pas ici tous les éléments de ce décor car je veux consacrer un article au thème de la Belle et la Bête et à la magnifique exposition intitulée « Jean Cocteau et le cinématographe » qui se tient à la Cinémathèque de Bercy jusqu'au 23 février 2014.

 

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« Noël, Joyeuse Obsession ».

 

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Du côté du Printemps Haussmann, petits et grands sont aimantés par les vitrines où s'ébattent d'irrésistibles oursons, héros régressifs de paysages aux couleurs sucrées.

 

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La maison italienne Prada a imaginé huit décors inspirés de l'univers des fêtes et truffés de références facétieuses au monde de la mode.

 

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Les oursons fétiches de la maison de haute couture ont été mis en scène par la créatrice Miuccia Prada autour d'un gâteau de pain d'épices géant, à l'intérieur d'un atelier de couture ou sur une piste de ski.

 

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Univers doux, drôles et chatoyants, indissociables du savoir-faire du marionnettiste Jean-Claude Dehix qui coordonne depuis 40 ans l'animation des vitrines afin que nos yeux s'illuminent. Ce « Gepetto des décors de Noël » dirige, à l'instar d'un chef d'orchestre, une armée de décorateurs, d'éclairagistes et d'ingénieurs du son et insuffle la vie à des personnages de chiffon, de cire, de papier dans son atelier de Gagny, en Seine-Saint-Denis. Chaque année, il anime environ deux cents personnages, dans des décors opulents et poétiques, pour les Galeries Lafayette et le Printemps.

 

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J'espère que vous avez apprécié les facéties de ces petits personnages qui animeront les vitrines des Galeries Lafayette jusqu'au 2 janvier 2014 et celles du Printemps jusqu'au 4 janvier 2014.

 

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Avec une poésie fantasque, le thème principal des vitrines de ce Noël 2013 s'articule autour du thème du temps, le temps qui file comme un fou et parfois s'arrête dans un jardin enchanté, le temps qui rêve sous les étoiles ou s'épanouit dans les dunes d'un paysage enneigé, le temps qui nous happe et nous ensorcèle...

 

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Une symphonie d'horloges et de rouages qui nous invite à nous poser à contretemps d'un monde où tout s'accélère, afin de savourer ce qui est le plus précieux...

 

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Je vous souhaite, ainsi qu'à vos proches, un très Joyeux Noël et une magnifique nouvelle année!

 

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Avec mon Amitié...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #anciens, #halloween, #monde, #racines, #sorciers

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Peuplée de sorcières, de vampires, de fantômes et de créatures issues du folklore anglo-saxon, la fête d'Halloween jaillit dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre. Importée aux Etats-Unis par les Irlandais, les Gallois et les Ecossais vers le milieu du XIXe siècle, Halloween plonge ses racines complexes dans le terreau des siècles celtiques. Dans ces périodes lointaines, on célébrait Samain ou Samhain, Samon ou Samonios en Gaule et Soween, en Irlande, qui signifie « fête de l'entrée dans l'hiver ».

 

Sacrée pour les Celtes et les Gaulois, cette nuit mystérieuse ouvrait les portes de « l'année sombre », du 31 octobre au 31 avril.

Image2 (Illustration ancienne venant de la collection de Gabriella Oldham. Carte éditée en 1988 par Dover Publications.)

 

 

Une fête aux multiples visages

 

A cette date fatidique, les tribus se réunissaient autour de grands brasiers pour affronter l'obscurité, peuplée d'êtres maléfiques. Des festins se succédaient, marquant la fin des activités guerrières au début de l'hiver. Agapes initiatiques au cours desquelles on « dévorait » rituellement le roi de l'ancienne année avant d'introniser le nouveau.

 

Des porcs, animaux chthoniens, conducteurs des âmes et messagers entre le monde humain et celui des dieux, étaient sacrifiés.

 

Des repas étaient dédiés aux ancêtres. Des chants, accompagnés de danses à caractère prophylactique, éclataient dans la nuit. Les outils agricoles étaient mis au repos.

 

Présente sous de nombreuses formes, la mort est initiatique et nourricière. Dans les légendes celtiques, elle attend le roi et ses guerriers dans le ventre d'un chaudron magique, sorte de puits ouvert sur le monde d'en-bas, espace temps d'épreuves et de dangers qui régénèrent l'impétrant, renouvellent ses forces en même temps que celles de la communauté.

 

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(La Déesse à la Pomme, illustration venant du Tarot de Merlin, créé par R.J. Stewart et illustré par Miranda Gray).

 

 

Dans la terre profonde, entremêlée de racines que les sorcières utilisent pour concocter leurs différentes mixtures, vivent des esprits qui s'incarnent sous la forme de lutins maraudeurs et d'animaux noirs. Ces « entités » sont particulièrement voraces à la période d'Halloween.

 

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Héritière de superstitions et de rituels très anciens, ancrés dans le folklore anglo-saxon, Halloween se présente comme la résurgence de nos propres traditions, réveillant un code symbolique commun à plusieurs régions de France.

 

Parés de costumes et de masques, les enfants et les adultes défilent dans les rues en tenant des lampions, des lanternes, des balais de sorcières et différents accessoires magiques.

 

Dans le monde anglo-saxon, les enfants frappent aux portes des maisons et prononcent une phrase consacrée: « trick or treat » qui signifie « un bonbon ou un sort » ou « tu payes ou tu as un sort »! Ils reçoivent des sucreries, des babioles ou des pièces de monnaie dans un sac ou un petit chaudron.

 

Un peu partout, se dressent des citrouilles évidées et sculptées dans lesquelles sont placées des bougies, de manière à créer des visages de feu qui défient l'obscurité de la nuit.

 

 

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(Illustratrice Ellen H. Clapsaddle (1865-1934), collection de Gabriella Oldham. Carte éditée en 1988 par Dover Publications.)

 

 

« Fruits-visages » et lampes d'Halloween

 

Originellement, ces lampes fantastiques étaient creusées dans de gros légumes et dans des fruits. A partir de l'équinoxe d'automne, les racines, les rhizomes et les tubercules se « chargent » de pouvoir. Transformés en lanternes flamboyantes, ils sont réputés éloigner les démons tapis dans les ténèbres et le froid.

 

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Ces « têtes lumineuses » étaient placées autrefois à la croisée de plusieurs chemins (lieu associé aux apparitions du Diable, aux sabbats des sorcières, aux rencontres avec l'au-delà), à l'entrée des cimetières et devant les bâtiments en ruines, repaires de rôdeurs maléfiques...

 

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La tradition des Rommelbootzen ou « têtes de mort de la Toussaint » existe toujours en Lorraine et en Moselle. De grosses betteraves sont creusées en formes de masques grotesques et illuminées par de petites bougies. Elles sont ensuite placées aux croisées de chemins, au pied des calvaires et sur le rebord des fenêtres. La coutume veut que les sculpteurs de betteraves y « transfèrent » un peu de leur âme.

 

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(Affiche du festival des « Betteraves Grimaçantes »
qui se déroule au château Saint Sixte de Freistroff,
près de Bouzonville en Moselle, du 26 au 31 octobre 2011.)

 

Les racines relient le monde des profondeurs au monde de la surface où évoluent les vivants. Dans le folklore du nord de l'Europe, certaines racines sont « habitées » par des esprits dont il faut se concilier les faveurs. Les légendes allemandes font référence à Rübezahl, le « compteur de navets », un démon de la terre que l'on appelle aussi « Maître Jean », « Seigneur Jean » ou « Sire Jean ».

 

Originaires d'Amérique, les grosses citrouilles oranges (pumpkin), se développent sur des lianes luxuriantes. Leur peau épaisse se partage en quartiers. Leurs grandes feuilles vert vif forment des vrilles décoratives. Leurs fleurs jaune d'or en forme d'entonnoirs se forment à la fin du printemps. Gorgées de graines à la période d'Halloween, elles évoquent la fécondité et la mort. Elles symbolisent la connaissance et tissent des liens subtils entre les mondes. Leurs graines rissolées sont des trésors d'énergie et de vitamines à déguster.

 

Le potiron vient aussi des Amériques. Ce beau fruit se distingue par ses couleurs variées, du rouge vif au vert foncé en passant par l'orange lumineux. Sa chair appétissante excite les papilles et stimule l'imagination des gourmands. Sa chair est moins filandreuse et plus sucrée que celle de la citrouille.

 

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Courges musquées, butternut ou spaghetti, giraumons, potimarrons, pâtissons... le monde des cucurbitacées nous régale de bienfaits. Avec leurs couleurs solaires et leurs silhouettes bizarres, ces « merveilles végétales » sont les emblèmes d'Halloween.

 

Le lendemain d'Halloween, on aborde la « sobre » Toussaint, suivie, le 2 novembre, du « Jour des Morts ».

 

Contrariée par la survivance des rituels de Samain, l'Eglise voulut substituer le culte des saints à celui des esprits et des âmes. Au IXe siècle, sous l'égide du pape Grégoire IV et de l'empereur Louis le Pieux, la Toussaint telle que nous la connaissons prit davantage d'importance. Mais l'Eglise ne put éradiquer les vieilles croyances qui perdurèrent, sous des formes plus ou moins actives, suivant les régions.

 

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A la fin du Xe siècle, l'abbé Odilon de Cluny ordonna qu'une messe soit célébrée pour les morts, le 2 novembre, mais chaque 31 octobre, l'ancienne tradition est perpétuée par les chandelles brillantes, les citrouilles grimaçantes, les incantations ludiques et les déguisements facétieux.

 

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Halloween Greetings!

 

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(Illustration ancienne venant de la collection de Gabriella Oldham. Carte éditée en 1988 par Dover Publications.)

 

 

Bibliographie

 

MARKALE, Jean: Halloween: histoire et traditions. Imago Editions, 2000.

 

PREAUD, Maxime: Les Sorcières Catalogue d'exposition. Paris, 16 Janvier-20 Avril 1973, B.N. Paris: Bibliothèque Nationale, 1973.

 

RONECKER, Jean-Paul: Halloween.Puiseaux: Pardès, 2000.

 

VALENCE, Marie de: S comme sorcière.Vallon-en-Sully: Cercle Beltane, 2000.

 

WARGNY, Guy de: La France des sorciers.Saint-Pierre-lès-Nemours: EUREDIF, 1980.

 

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