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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

mars

Publié le par maplumefee
Publié dans : #mars, #neige, #printemps, # mars

Pour la Carte de France des Paysages tenue par Claudine (Canelle)

image01.jpg Début mars, une printanière douceur régnait sur nos paysages. Aimantées par un soleil généreux, des fleurs délicates avaient jailli de terre. Bourgeons et petits fruits se doraient dans la lumière étincelante mais l'hiver n'avait pas dit son dernier mot...

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 J'ai photographié ces fins crocus, les premiers messagers du printemps, au Jardin des Plantes, le 4 mars 2013.

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Avec les stigmates rouge sang du crocus sativus, on obtient le précieux safran, appelé « or rouge ».

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Au pied des arbres, cette palette de couleurs douces annonçait la venue du printemps mais en l'espace de quelques jours, la neige a repris l'ascendant sur les forces de fécondité.

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Comme aucun bus ne circulait et qu'espérer atteindre Paris en RER était purement illusoire, je me suis promenée autour de mon immeuble, à Sarcelles, dans le Val d'Oise.

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Lundi 11 mars, la couleur du ciel témoignait, dès le réveil, d'une rude offensive du froid.

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Une tempête de flocons avait métamorphosé la ville en un monde figé où les bruits se mêlaient tout doucement.

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image14.jpg   Quelques heures après la prise de cette image, la neige atteignait sur la chaussée une hauteur de vingt centimètres.

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  Une atmosphère un peu inquiétante enveloppait les lieux. L'air crépitait, gorgé de murmures étranges et de chants d'oiseaux assourdis. Le quartier semblait vidé de ses habitants.

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 Dame Pie, sur son arbre perché, dominait le paysage, minuscule dans les hauteurs...

 

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  L'avenue du 8 mai 1945, lieu de passage de notre futur tramway. D'habitude, les embouteillages y sont impressionnants.

 

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L'avenue forme l'axe de communication principal de la ville moderne. Elle est bordée par de nombreux immeubles de bureau et d'habitation. On aperçoit les Labourdettes, grandes tours des années soixante.

  

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 Le vent redoublait d'intensité. Je ne me suis pas aventurée plus loin.

 

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  Les doigts gourds, les joues cramoisies, je suis revenue en direction de mon immeuble devant lequel s'étaient formées des vagues d'une blancheur immaculée.

 

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  J'ai salué, comme à l'accoutumée, le vénérable houx qui se dresse à l'entrée de ma résidence.

 

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Le voici, photographié au tout début de la tempête. Je le contemple plusieurs fois par jour depuis la fenêtre de mon salon et je le considère comme un ami, un ami qui a failli disparaître il y a des années...

 

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En 2004, lors d'une campagne de travaux effectuée sur les parties communes et les espaces verts du quartier, il fut décidé que la végétation locale serait modifiée. J'ai vu avec angoisse disparaître les bosquets et les buissons familiers jusqu'à ce qu'il ne reste plus que ce houx, mon ami houx dressé au milieu d'un océan de terre retournée! Un matin, quelqu'un s'est approché de lui, une tronçonneuse à la main et je me suis précipitée pour essayer de le sauver.

Quand je suis arrivée en bas, le paysagiste qui dirigeait les travaux venait de suspendre l'intention meurtrière de son employé. Il a fait le tour de l'arbre, observé la qualité de ses feuilles et la vigueur de son écorce. Je l'ai entendu dire à son équipe combien il était rare de trouver, dans les méandres d'une cité, un ilex d'une taille aussi développée. Il a également choisi de planter des houx dans la moitié de la rue.

 

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Les houx constituent des abris privilégiés pour les moineaux. Ils s'y lovent en grand nombre et nous donnent la sérénade dès que le temps le permet!

 

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Les jolies baies rouges, appelées cerises du merle ou cerises du bouvreuil, sont très appréciées par les oiseaux.

 

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Les lutins des légendes celtes et nordiques les récoltent pour confectionner des colliers d'invisibilité.

 

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Devant chaque entrée d'immeuble, les houx forment des carrés verdoyants dans lesquels s'épanouissent des weigelias.

 

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A la fin du printemps, ces arbustes à la floraison abondante nous offrent une myriade de fleurs en clochettes qui peuvent être blanches, roses ou rouges (variété Lucifer).

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Mars est le premier mois du printemps météorologique. Le pouvoir de la végétation s'éveille autour de nous mais la variabilité du temps est extrême. Les plus vives périodes de temps froid, associées à ce mois capricieux, sont appelées « hiver de l'épine noire » car elles coïncident avec la floraison du prunellier sauvage.

 

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Les anciens almanachs regorgent de dictons concernant le mois de Mars. Le regard aimanté par cette neige crépitante, je me suis laissée imprégner par la sagesse et la poésie des mots d'antan.

 

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« Mars avec ses marteaux

Vient frapper à nos portes. »

 

« Veaux de Mars et biquets d'Avril. »

 

« Marteaux », « veaux » et « biquets » désignent les giboulées.

 

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« Mars le fou

Mars n'a pas deux jours pareils. »

 

« Mars bon ou méchant,

Ton boeuf à l'herbe, ton chien dedans. »

 

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 « Fleur marsière

 Ne tient guère. »

 

 « Neige de mars brûle le bourgeon

 Quand il gèle en mars, il gèle autant en mai. »

 

« Des fleurs qui s'ouvrent en mars

On n'en a que le regard. »

 

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« Soit au début, soit à la fin

 Mars nous montre son venin. »

 

 « Au mois de mars, vent fou et pluie,

 Que chacun veille bien sur lui! »

 

 « Pluie de mars grandit l'herbette

 Et souvent annonce disette. »

 

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 « Si mars commence en courroux,

 Il finira tout doux, tout doux. »

 

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 « En mars quand il fait beau

Prends ton manteau. »

 

« Le soleil de mars

 Donne des rhumes tenaces. »

 

« Quand mars se déguise en été

 Avril prend ses habits fourrés. »

 

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  « Pluie de Mars n'engraisse ni oie ni jars. »

 

 « Mars est capable

 De tuer les bêtes à l'étable. »

 

 « Neige de mars vaut un parc (fumier). »

 

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« Mars martèle, Avril coutelle. »

 

 « Autant de gelées en mars,

 Autant de rosées en avril. »

 

 « Brouillard en mars, gelée en mai. »

 

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 « Poussière de mars, poussière d'or. »

 

« Mars venteux

Vergers pommeux »

 

 « Quand le mois de mars est poussiéreux,

 Le bouvier devient orgueilleux. »

 

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 « A mars poudreux,

Avril pluvieux. »

 

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« Ce que Mars couve on le sait toujours

 Après son trente et unième jour. »

 

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« Mars gris, Avril pluvieux

Font l'an fertile et plantureux. »

 

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 « Hâles de Mars, rosées de Mai

Emplissent le grenier. »

 

« Mars pluvieux

An disetteux »

 

 « Si le seigle est sans épis,

 Au mois de mars c'est tant pis! »

 

La pluie qui retarde les cultures de Printemps et diminue leur rendement est réputée malfaisante mais contrairement au paysan, le vigneron se réjouit quand il pleut en mars car la pluie éloigne la gelée et favorise la santé de la vigne.

 

« Quand Mars mouillera

Boire du vin tu récolteras. »

 

La pluie est également bénéfique pour le lin et le chanvre.

 « Quand Mars bien mouillé sera

 Bien du lin se récoltera. »

 

 « Plus les rivières s'enflent en mars,

 Plus les chennevières croissent. »

 

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« S'il gèle à Notre-Dame de Mars (25 mars)

Chaque mois en aura sa part. »

 

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« Le foin manquera et le lait sera rare

 S'il tonne avant Notre-Dame de Mars. »

 

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« A Notre-Dame de Mars

 A bas les veillées. »

 

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Le cycle folklorique des veillées qui commençait, vers le 31 octobre, à la période de Samain/Halloween, s'achève au moment de l'équinoxe de Printemps, Ostara, célébré aux alentours du 21 mars. Les créatures hivernales qui tissaient la peur dans l'esprit de nos ancêtres retournent dans les mondes obscurs. Le Printemps attise la sève et vient colorer la Nature.

 

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« Le 25 mars, le compagnon

Rend la chandelle au patron. »

Ce dicton signifie que l'on peut désormais se coucher sans allumer de bougie. Les êtres dangereux qui hantent l'imaginaire des populations fondent comme neige au soleil.

 

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Vert et blanc, les couleurs de l'Autre Monde, de la magie pure et de la Dame des Forêts dans les croyances celtiques.

 

 

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A l'orée du Printemps, je vous offre cette fleur de cire et cette flamme aux lèvres d'or.

 

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Délicates fantaisies nées sous les doigts de Christophe... Nous partageons la même passion pour les bougies.

 

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Je remercie tous ceux qui m'ont suivie sur mon nouveau blog. Je vous adresse, avec cette rose des neiges, mes pensées les plus douces.

Je souhaite aussi le meilleur des rétablissements aux ami(e)s qui ont glissé sur le verglas ces jours derniers. J'espère que ceux qui se sont fait très mal s'en remettront le plus rapidement possible...

 

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Avec mon amitié!

 

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #dieu, #fontaine, #gros, #mars, #paris

 

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Elle se dresse au numéro 129 de la rue Saint-Dominique, dans le 7e arrondissement de Paris. Située autrefois face à l'Hôpital Militaire du Gros Caillou, elle s'élève aujourd'hui au coeur d'une élégante petite place bordée d'arcades.

 

Elle fut édifiée en 1806 à partir des plans de François-Jean Bralle (1750-1831), ingénieur en chef des Ponts et Chaussées et maître d'oeuvre des travaux hydrauliques de la Ville de Paris. Son gracieux décor fut réalisé par Pierre-Nicolas Beauvallet (1750-1818).

 

Elle appartenait à un ensemble de quinze fontaines commandées par Napoléon Ier (1769-1821).

 

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Ornée d'un bas-relief qui représente la déesse Hygie apportant ses soins au dieu Mars, elle se compose d'un édicule carré, souligné à chaque angle par un pilastre d'ordre dorique. Une frise de conques marines alternant avec des triglyphes court au sommet de l'édifice.

 

La proximité du Champ de Mars et la position stratégique de l'Hôpital Militaire du Gros Caillou ont déterminé le choix de l'iconographie.

 

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Un vase au décor mythologique est sculpté sur chaque face latérale.

 

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Des créatures chimériques viennent compléter l'ensemble.

 

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Une sorte de « dragon des eaux », doté d'une queue bifide et de pattes palmées, semble jaillir des flots.

 

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Un capricorne marin se pare de belles cornes de bélier. La lumière souligne les enroulements de sa queue et la finesse de ses écailles.

 

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Des mascarons fantastiques versent l'eau dans des bassins en forme de demi-lune. L'eau venait jadis de la pompe du Gros-Caillou.

 

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D'après Amaury Duval: « Le nom de Gros-Caillou, que porte aujourd'hui le faubourg, lui vient (…) de l'enseigne qu'avait prise une maison de débauche placée auprès d'un rocher. C'est au lieu où existait cette pierre et cette maison, qu'a été construite, dans le dernier siècle, l'église dite du Gros-Caillou, comme succursale de Saint-Sulpice. » Les Fontaines de Paris, anciennes et nouvelles. P.98.

 

Érigée en 1859 autour de la fontaine, la place bordée d'arcades s'inspire des loggias de la Renaissance italienne.

 

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Les dieux de la fontaine

 

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Déesse très honorée dans la Grèce antique, Hygie était la fille d'Asclépios, le dieu de la médecine. Protectrice de la santé, elle veillait à la propreté et à la bonne distribution des soins. De son nom dérive le mot « hygiène ».

 

Invoquée pour prévenir les maladies et apaiser la douleur, elle était également associée à des cultes lunaires.

 

Elle tient ici une coupe contenant le remède qu'elle offre au dieu Mars. Un serpent, emblème de purification et de vigilance, s'enroule autour de son bras.

 

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Mars est figuré « à l'antique », dans la nudité du guerrier, mais il porte une moustache et d'impressionnants favoris, à l'instar des grognards de la première Grande Armée.

 

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Il est appuyé contre un bouclier et accompagné d'un coq au torse fièrement bombé.

 

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Depuis l'Antiquité, le coq est un emblème solaire qui annonce, par son cri si caractéristique, la venue du jour. Il était représenté sur les boucliers, les stèles et les camées et considéré comme une redoutable amulette contre les démons nocturnes.

 

Il apparaît sur des monnaies de Grèce et d'Asie Mineure, auréolé de flammes ou couronné par des spirales qui évoquent la course du soleil.

 

Gardien des forces de lumière, il était associé à de nombreuses divinités:

 

Lug/Mercureet Apollon/Belenosdit « le brillant » qui préside au lever du jour. Mars, le dieu de la guerre et du combat contre les puissances maléfiques. Asclépios, le dieu de la médecine, victorieux de la maladie et destructeur des miasmes.

 

D'après la croyance populaire, le coq pouvait éloigner les épidémies grâce à son sang, apaiser la fièvre et déceler l'emplacement des meilleures plantes médicinales. Il favorisait la cicatrisation des blessures. Son regard hypnotisait les malades et guérissait les problèmes oculaires.

 

Des troupeaux de coqs sacrés vivaient dans les sanctuaires d'Asclépios où ils symbolisaient les pouvoirs mêlés de la lumière et de l'hypnose, les vertus des racines et des herbes et l'exploration des rêves.

 

Sentinelle au sommet des tours et des clochers, le coq défend les villes contre les puissances infernales et les vents de tempête. Doté d'une nature farouche et belliqueuse, il est celui qui ressuscite l'aurore après la nuit.

 

Il se dévoile ici comme le compagnon de Mars et l'animal sacré d'Asclépios, le père d'Hygie.

 

 

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La construction de la fontaine est emblématique des changements majeurs survenus dans Paris après l'arrivée de Napoléon au pouvoir.

 

Quand Napoléon devint Premier Consul (en 1799) après le Directoire, il trouva une France épuisée, affamée et insalubre. Les rues de Paris se noyaient dans une atmosphère médiévale et les vieilles fontaines ne pouvaient plus fournir de l'eau aux Parisiens qui devaient s'approvisionner dans la Seine.

 

Napoléon s'employa donc à moderniser et à assainir la capitale dont il fit démolir de nombreuses ruelles. Il fit construire un réseau d'égouts, des trottoirs et des caniveaux, éclairer les rues, édifier des ponts et des fontaines. Il fit aussi numéroter les maisons.

 

A partir de 1806, les chantiers fleurirent dans Paris qui se métamorphosa rapidement. Dans ce contexte, Mars et Hygie apparurent comme les divinités tutélaires de cette politique de conquête et d'embellissement.

 

Pour le promeneur contemporain, la rue Saint-Dominique constitue une fort agréable balade, le long des hôtels particuliers et des vitrines alléchantes, à la découverte d'un monument qui a contribué à offrir de l'eau et des perspectives nouvelles aux habitants de Paris.

 

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Bibliographie

 

André CASTELOT: Napoléon. Paris: Tallandier, 1969.

 

Amaury DUVAL: Les Fontaines de Paris, anciennes et nouvelles. Nouvelle édition, Paris: Bance aîné, 1828.

 

Adolphe JOANNE: Paris illustré. Paris: Hachette, 1863.

 

Théophile LAVALLÉE: Histoire de Paris depuis le temps des Gaulois jusqu'en 1850.Paris: Hetzel, 1852.

 

 

 

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