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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

gros

Publié le par maplumefee
Publié dans : #belle, #bien, #gros, #reveillon, #soiree

 

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L'année est sur le départ...

Elle a chaussé ses grosses bottes glacées, enfilé sa pelisse aux couleurs changeantes et la voilà qui saisit son sac à dos rempli de tant de souvenirs...

Nous disons Au Revoir à 2020 qui ne nous a pas épargnés... C'est le moins qu'on puisse dire !

Elle nous a éprouvés, cette drôle d'année... Elle a failli rendre fous bien des gens mais elle nous a aussi rapprochés et fait repenser notre quotidien, de bien des façons.

Alors en attendant que jaillissent, sous le Gui, de nouvelles énergies et en continuant de croire en Nous, avec force et humilité, je vous souhaite une belle et douce soirée, précieuse en Amour et en Amitié...

Gros bisous, avec des pensées pour les plus en souffrance !

 

Et un bouquet de photos prises ça et là en butinant quelques vitrines... Juste un petit plaisir...

 

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Gros Bisous, prenez bien soin de vous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #Café, #cler, #fut, #gros, #jpg, #Roussillon., #rue

 

 

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A l'angle de la rue Cler et de la rue de Grenelle, au numéro 23, dans le 7e arrondissement de Paris, on découvre un bâtiment sobre et puissant, doté d'un bien joli décor. Construit en 1911, il abrite le Café Roussillon.

 

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Plusieurs zones d'ombre entourent la création de cet immeuble. Le nom de l'architecte et celui du sculpteur n'apparaissent pas et la peau d'ombellifères luxuriante où se lovent des figures de femmes et d'enfants revêt un charme énigmatique.

 

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Cette broderie invite le promeneur à suspendre le cours de sa marche.

 

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Femmes et enfants se lovent parmi les feuilles et les fleurs d'une forêt imaginaire.

 

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Les ornements floraux épousent les lignes structurelles du bâtiment et créent une forme d'enchantement entre ombre et lumière.

 

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Le motif des ombellifères est récurrent dans l'Art Nouveau mais on le rencontre plus souvent sur les vases et les ouvrages de marqueterie que dans l'architecture.

 

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Aquarelle « Ombellifères » de l'atelier d'Émile Gallé (1846-1904), Musée d'Orsay.

 

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La porte d'entrée est décorée d'un magnifique motif en fer forgé sur le thème de l'ombelle.

 

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Après cette halte devant le Café Roussillon, il suffit de traverser la rue de Grenelle pour s'engager dans la partie piétonne de la rue Cler.

 

J'ai déjà emmené certains lecteurs en promenade, via mon blog, dans cette rue semi-piétonne du 7e arrondissement de Paris mais c'était au tout début de mon aventure sur la toile. Bordée, sur sa moitié, par des commerces et des restaurants, la rue Cler s'insère dans ce qu'on appelait autrefois « le bourg du Gros-Caillou »et rencontre la rue du Champ-de-Mars, la rue Saint-Dominique et la rue de Grenelle. Elle s'achève, vers le sud, au niveau de l'avenue de la Motte-Picquet.

 

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Au numéro 36, on admire cette jolie porte dont le décor évoque Héloïse et Abélard, amants tragiques et passionnés.

 

 

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Ancienne « rue Neuve-de-l'Église » puis « rue de l'Église », la rue Cler changea de nom en 1864, pour rendre hommage au Général Jean Joseph Gustave Cler (1814-1859), vainqueur de l'Alma et tué à la bataille de Magenta. Photo ci-dessus.

 

 

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Le Bourg du Gros-Caillou

 

Ce quartier fort agréable, à la fois huppé et populaire, se situe à l'ouest du 7e arrondissement. L'une de ses originalités est d'avoir conservé, à différents endroits, l'apparence d'un village du XVIIIe siècle. Plusieurs rues ont gardé leur nom et leur tracé d'avant la Révolution et leur ancien pavement a été préservé.

 

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La rue Cler vers 1900

 

Jusqu'au milieu du XVIIe siècle, une « garenne verdoyante » (garanella: grenelle) s'étendait à l'emplacement du quartier actuel. Elle était couverte de vignes et de prés, de vergers et de potagers. On y chassait la caille et le lièvre.

 

L'abbaye de Saint-Germain-des-Prés et l'abbaye de Sainte-Geneviève se partageaient la jouissance de cet espace luxuriant. La rue de Grenelle était appelée le « grand chemin des Vaches » et la rue Saint-Dominique, « rue aux Vaches » car les vaches du Faubourg Saint-Germain la remontaient pour aller paître dans le Pré aux Clercs.

 

L'église Saint-Pierre-du-Gros-Caillou se dresse au croisement des rues Cler et Saint-Dominique près de l'endroit où jadis, un gros caillou marquait la limite entre les terres des deux abbayes.

 

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Cette église, conçue par l'architecte néo-classique Étienne-Hippolyte Godde (1781-1869), prend la forme d'une basilique romaine. Elle est précédée d'un péristyle dorique. Dans le fronton, une inscription latine fait référence à l'apôtre Pierre et à la pierre de bornage.

 

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Ce « Gros-Caillou » était un énorme bloc alluvial qui servait de point de repère dans le paysage et délimitait la frontière entre les abbayes établies sur la plaine de Grenelle. D'après le géographe Charles Pomerol, le caillou aurait été détruit, avec des explosifs, en 1738 mais le nom de l'église a perpétué son souvenir.

 

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De nombreux artisans s'établirent dans le quartier lorsque Louis XIV décida la construction de l'Hôtel des Invalides pour y loger les vétérans de l'armée. Des lavandières affluèrent pour blanchir le linge des anciens soldats. Elles exerçaient leur activité dans des blanchisseries flottantes, les bateaux-lavoirs. Sous l'impulsion des habitants du bourg, une église fut édifiée à partir de 1738, à l'extrémité de la rue Cler mais le bâtiment devint rapidement trop petit. L'édifice actuel fut construit, en majeure partie, entre 1822 et 1829.

 

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Le bourg connut donc un formidable essor grâce à la proximité des Invalides. Entre 1786 et 1858, une pompe à feu monumentale, créée par les frères Périer, alimenta en eau le quartier du Gros-Caillou, l'École Militaire, les Invalides et le faubourg Saint-Germain.

 

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A la fin du XVIIIe siècle, les « pompes à feu » remplacèrent les « pompes hydrauliques », du type de celle de la Samaritaine (mise en service sur le Pont-Neuf en 1608 à l'initiative d'Henri IV et du duc de Sully).

 

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Vue de la « pompe à feu de Chaillot », prise depuis le Gros-Caillou. Le dessin est de Jean-Baptiste Lallemand. Source: Gallica.bnf.fr/Bibliothèque nationale de France.

 

La première pompe à feu fut installée à Chaillot, sur la rive droite, en 1781. En 1788, la pompe du Gros-Caillou fut mise en place sur la rive gauche (Quai d'Orsay).

 

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La tour que l'on aperçoit mesurait 35 mètres de hauteur. Elle contenait un réservoir géant et desservait les différents quartiers grâce à d'imposantes machines à vapeur, fabriquées en Angleterre. Elle fut abandonnée en 1851.

 

Le port du Gros-Caillou fut aménagé pour transporter les matériaux nécessaires à la construction des Invalides. Il ne cessa de se développer, de la fin du XVIIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Anecdote intéressante, une école de natation fut créée, dans le port, en 1822. La première école de natation fut fondée à Paris, en 1785, par le sieur Turquin, l'inventeur des Bains Chinois (des cabinets de bains réputés hygiéniques) et le créateur de la première piscine (Piscine Deligny), en 1801, le long des berges du Quai d'Orsay.

 

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En 1810, une manufacture de tabac fut implantée sur une vaste parcelle de terrain située dans la partie nord du bourg. Cette gravure, qui provient du site de la BNF, est de Joris Minne d'après une illustration de A. Jahandier.

 

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Manufacture des Tabacs, 1905. Photographie de Jean-Eugène Durand, trouvée sur le site culture.gouv.fr.

 

Comme vous l'aurez compris, l'histoire de ce quartier est passionnante à explorer et je ne manquerai pas de vous en faire découvrir d'autres aspects, au fil du temps.

 

Petit clin d’œil à Isa-Marie et à son blog Grelinette et Cassolettes pour qui la rue Cler revêt une importance toute particulière...

 

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Gros bisous et merci de votre fidélité...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #gros, #nuage, #ouvre, #rose, #yeux

 

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La rose ouvre les yeux, enivrée par l'éclat de ses fines fragrances, à l'heure où papillonnent mille et un secrets. Dans cette gangue de printemps moite où les couleurs s'affolent, exultent et se fondent parmi les spectres des fleurs de cerisier.

 

La rose ouvre les yeux, dans le mauve et le gris perlés de bleu changeant, à peine froissée par le sillage des giboulées. Quand le ciel ne sait plus s'il attise l'or du paysage ou s'il en trouble la fugacité. Rose de juin, à contretemps.

 

Et je suis là près d'elle, tissant des mondes éphémères sur la page qui tremble, filant ma fièvre sur l'écheveau de la lumière, au creux des ombres vertes. Ici et maintenant, sous le nuage qui veille, mouton de nacre au-dessus de la ville, étrange mue d'un sortilège...

 

(Cendrine)

 

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Je repars en catimini, avec mon carnet et mon stylo adoré...

 

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Belles pensées, gros bisous d'amitié!

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #dieu, #fontaine, #gros, #mars, #paris

 

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Elle se dresse au numéro 129 de la rue Saint-Dominique, dans le 7e arrondissement de Paris. Située autrefois face à l'Hôpital Militaire du Gros Caillou, elle s'élève aujourd'hui au coeur d'une élégante petite place bordée d'arcades.

 

Elle fut édifiée en 1806 à partir des plans de François-Jean Bralle (1750-1831), ingénieur en chef des Ponts et Chaussées et maître d'oeuvre des travaux hydrauliques de la Ville de Paris. Son gracieux décor fut réalisé par Pierre-Nicolas Beauvallet (1750-1818).

 

Elle appartenait à un ensemble de quinze fontaines commandées par Napoléon Ier (1769-1821).

 

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Ornée d'un bas-relief qui représente la déesse Hygie apportant ses soins au dieu Mars, elle se compose d'un édicule carré, souligné à chaque angle par un pilastre d'ordre dorique. Une frise de conques marines alternant avec des triglyphes court au sommet de l'édifice.

 

La proximité du Champ de Mars et la position stratégique de l'Hôpital Militaire du Gros Caillou ont déterminé le choix de l'iconographie.

 

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Un vase au décor mythologique est sculpté sur chaque face latérale.

 

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Des créatures chimériques viennent compléter l'ensemble.

 

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Une sorte de « dragon des eaux », doté d'une queue bifide et de pattes palmées, semble jaillir des flots.

 

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Un capricorne marin se pare de belles cornes de bélier. La lumière souligne les enroulements de sa queue et la finesse de ses écailles.

 

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Des mascarons fantastiques versent l'eau dans des bassins en forme de demi-lune. L'eau venait jadis de la pompe du Gros-Caillou.

 

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D'après Amaury Duval: « Le nom de Gros-Caillou, que porte aujourd'hui le faubourg, lui vient (…) de l'enseigne qu'avait prise une maison de débauche placée auprès d'un rocher. C'est au lieu où existait cette pierre et cette maison, qu'a été construite, dans le dernier siècle, l'église dite du Gros-Caillou, comme succursale de Saint-Sulpice. » Les Fontaines de Paris, anciennes et nouvelles. P.98.

 

Érigée en 1859 autour de la fontaine, la place bordée d'arcades s'inspire des loggias de la Renaissance italienne.

 

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Les dieux de la fontaine

 

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Déesse très honorée dans la Grèce antique, Hygie était la fille d'Asclépios, le dieu de la médecine. Protectrice de la santé, elle veillait à la propreté et à la bonne distribution des soins. De son nom dérive le mot « hygiène ».

 

Invoquée pour prévenir les maladies et apaiser la douleur, elle était également associée à des cultes lunaires.

 

Elle tient ici une coupe contenant le remède qu'elle offre au dieu Mars. Un serpent, emblème de purification et de vigilance, s'enroule autour de son bras.

 

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Mars est figuré « à l'antique », dans la nudité du guerrier, mais il porte une moustache et d'impressionnants favoris, à l'instar des grognards de la première Grande Armée.

 

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Il est appuyé contre un bouclier et accompagné d'un coq au torse fièrement bombé.

 

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Depuis l'Antiquité, le coq est un emblème solaire qui annonce, par son cri si caractéristique, la venue du jour. Il était représenté sur les boucliers, les stèles et les camées et considéré comme une redoutable amulette contre les démons nocturnes.

 

Il apparaît sur des monnaies de Grèce et d'Asie Mineure, auréolé de flammes ou couronné par des spirales qui évoquent la course du soleil.

 

Gardien des forces de lumière, il était associé à de nombreuses divinités:

 

Lug/Mercureet Apollon/Belenosdit « le brillant » qui préside au lever du jour. Mars, le dieu de la guerre et du combat contre les puissances maléfiques. Asclépios, le dieu de la médecine, victorieux de la maladie et destructeur des miasmes.

 

D'après la croyance populaire, le coq pouvait éloigner les épidémies grâce à son sang, apaiser la fièvre et déceler l'emplacement des meilleures plantes médicinales. Il favorisait la cicatrisation des blessures. Son regard hypnotisait les malades et guérissait les problèmes oculaires.

 

Des troupeaux de coqs sacrés vivaient dans les sanctuaires d'Asclépios où ils symbolisaient les pouvoirs mêlés de la lumière et de l'hypnose, les vertus des racines et des herbes et l'exploration des rêves.

 

Sentinelle au sommet des tours et des clochers, le coq défend les villes contre les puissances infernales et les vents de tempête. Doté d'une nature farouche et belliqueuse, il est celui qui ressuscite l'aurore après la nuit.

 

Il se dévoile ici comme le compagnon de Mars et l'animal sacré d'Asclépios, le père d'Hygie.

 

 

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La construction de la fontaine est emblématique des changements majeurs survenus dans Paris après l'arrivée de Napoléon au pouvoir.

 

Quand Napoléon devint Premier Consul (en 1799) après le Directoire, il trouva une France épuisée, affamée et insalubre. Les rues de Paris se noyaient dans une atmosphère médiévale et les vieilles fontaines ne pouvaient plus fournir de l'eau aux Parisiens qui devaient s'approvisionner dans la Seine.

 

Napoléon s'employa donc à moderniser et à assainir la capitale dont il fit démolir de nombreuses ruelles. Il fit construire un réseau d'égouts, des trottoirs et des caniveaux, éclairer les rues, édifier des ponts et des fontaines. Il fit aussi numéroter les maisons.

 

A partir de 1806, les chantiers fleurirent dans Paris qui se métamorphosa rapidement. Dans ce contexte, Mars et Hygie apparurent comme les divinités tutélaires de cette politique de conquête et d'embellissement.

 

Pour le promeneur contemporain, la rue Saint-Dominique constitue une fort agréable balade, le long des hôtels particuliers et des vitrines alléchantes, à la découverte d'un monument qui a contribué à offrir de l'eau et des perspectives nouvelles aux habitants de Paris.

 

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Bibliographie

 

André CASTELOT: Napoléon. Paris: Tallandier, 1969.

 

Amaury DUVAL: Les Fontaines de Paris, anciennes et nouvelles. Nouvelle édition, Paris: Bance aîné, 1828.

 

Adolphe JOANNE: Paris illustré. Paris: Hachette, 1863.

 

Théophile LAVALLÉE: Histoire de Paris depuis le temps des Gaulois jusqu'en 1850.Paris: Hetzel, 1852.

 

 

 

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