
La rose ouvre les yeux, enivrée par l'éclat de ses fines fragrances, à l'heure où papillonnent mille et un secrets. Dans cette gangue de printemps moite où les couleurs s'affolent, exultent et se fondent parmi les spectres des fleurs de cerisier.
La rose ouvre les yeux, dans le mauve et le gris perlés de bleu changeant, à peine froissée par le sillage des giboulées. Quand le ciel ne sait plus s'il attise l'or du paysage ou s'il en trouble la fugacité. Rose de juin, à contretemps.
Et je suis là près d'elle, tissant des mondes éphémères sur la page qui tremble, filant ma fièvre sur l'écheveau de la lumière, au creux des ombres vertes. Ici et maintenant, sous le nuage qui veille, mouton de nacre au-dessus de la ville, étrange mue d'un sortilège...
(Cendrine)

Je repars en catimini, avec mon carnet et mon stylo adoré...

Belles pensées, gros bisous d'amitié!
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