
Je continue avec plaisir la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'aime beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées pour sa famille et ses ami(e)s.
J'ai choisi un poème que j'aime intensément depuis longtemps et que je me récite souvent.
Je veux « l'offrir » en ce mardi 16 juin à mon Christophe adoré en lui souhaitant un très Joyeux Anniversaire avec plein de facéties et de gourmandises à partager, la tête dans les étoiles et nos cœurs dans le même brasier...

©Marie Cardouat
« La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j’ai vécu
C’est que tes yeux ne m’ont pas toujours vu.
Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,
Parfums éclos d’une couvée d’aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l’innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards. »
Paul Eluard (1895-1952), poème écrit en 1926.
Pour les personnes intéressées, voici un lien pour accéder à une excellente biographie et à une chronologie des œuvres d'Eluard.


J'illustre ce poème avec une sculpture que j'aime infiniment pour sa force et sa simplicité. Elle est issue d'un ensemble de sculptures réparties dans le Quartier de la Défense, le long de l'Esplanade du Général de Gaulle, qui mène à la Grande Arche. Ces sculptures regroupées sous le terme « La Danse » sont des jardinières qui mêlent le béton et le grès, des émanations de matière « intense » et matricielle, situées dans ce qu'on appelle le Jardin de la Place Basse. Je vous en reparlerai bientôt avec des articles sur La Défense.
Cette sculpture d'amour, datant de 1983, entre joliment en résonance, je trouve, avec les mots de Paul Eluard. Elle est l’œuvre de Shelimo Selinger, artiste Franco-Israélien né en 1928 en Pologne. Interné dans les camps nazis, l'artiste ne cessa, en contraste avec ce qu'il avait vécu, de multiplier les œuvres « douces ». Il choisit la beauté et l'amour pour s'exprimer. En 1989, François Mitterrand l'a fait Chevalier de la Légion d'Honneur. Il est appelé « le sculpteur de lumière ».

Très Joyeux Anniversaire à mon Christophe et aussi à l'une de mes amies qui se reconnaîtra, sous le signe du Farfadet... Sourires et secrets murmurés sur un chemin bordé de pavots...
Avec une infinité de gros bisous !

/image%2F0651418%2F20250102%2Fob_62dc81_image007.jpg)


