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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #davioud, #fontaine, #jpg, #pavillon, #place

BLOGUEUSE EN CONVALESCENCE


(Merci pour vos gentils petits mots. Je continue à cicatriser mais avec l'élévation des températures c'est plus difficile et mes plaies sont encore profondes. Je publie des articles courts en raison de mes problèmes oculaires. Je vous envoie de grosses bises. Prenez bien soin de vous...)

 

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A proximité de la fontaine des Ruches (voir mon précédent article), on découvre ce petit pavillon qui abritait autrefois un café restaurant appelé « Buffet de la Pépinière ». Il fut réalisé, en 1867, dans l'enceinte du Jardin du Luxembourg, par l'architecte Gabriel Davioud (1823-1881).

 

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Fervent représentant de l'éclectisme architectural en vogue sous Napoléon III (1808-1873), Davioud fut nommé, sous la direction du Baron Haussmann (1809-1891), Inspecteur général des travaux d'architecture de la ville de Paris et Architecte en Chef au service des Promenades et Plantations.

 

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Image trouvée sur le site de la librairie Le Cabanon, spécialisée dans les ouvrages d'art, les livres anciens et les monographies d'architectes bien documentées.



Sculpteur et paysagiste, il conçut, entre autres bâtiments remarquables, les plans des deux théâtres de la place du Châtelet et ceux du théâtre du Rond-Point Renaud-Barrault (ancien Panorama National réalisé pour l'Exposition Universelle de 1855, dans le 8e arrondissement de la capitale), les plans du Palais du Trocadéro (aujourd'hui détruit), de la Caserne et des Magasins Réunis de la Place de la République, la mairie du 19e arrondissement (place Armand Carrel), la fontaine de l'Observatoire, la fontaine Saint-Michel, la fontaine du Château d'Eau sur l'actuelle place Félix Éboué (ancienne place Daumesnil), les pavillons d'entrée du bois de Boulogne, les tribunes de Longchamp et plusieurs fabriques disséminées dans le parc des Buttes-Chaumont, comme le temple de la Sybille sur l'île du Belvédère (1869).

 

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La fontaine Saint-Michel (il vous suffit de cliquer sur le lien associé pour lire mon article).

 

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 Un des lions de la place Félix Éboué (je vous en parlerai bientôt).

 

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 Le Théâtre du Châtelet



Il orchestra, place du Châtelet, le déplacement de la fontaine du Palmier et créa de nombreux squares dans Paris : square des Batignolles, de Grenelle, de Montrouge, de Charonne, de Saint-Denis, square Pigalle, squares et fontaines des Champs-Élysées... Nous lui devons aussi la réalisation du théâtre d'Étampes (1851-1852), une grande quantité de mobilier urbain et les magnifiques grilles dorées du Parc Monceau (voir la photo ci-dessous).

 

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Le pavillon Davioud accueille aujourd’hui des expositions de peinture et de sculpture, des conférences culturelles, les cours publics et gratuits de l’École d’Horticulture du Luxembourg et les cours payants de la Société Centrale d’Apiculture.

 

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On aperçoit, à proximité, un élégant groupe sculpté appelé « Joies de la Famille ».

 

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Un modèle en plâtre de l'oeuvre, appelé « Bonheur », fut présenté au Salon de 1885. L'ensemble définitif, en marbre et doté d'un nouveau nom, fut apprécié à l'Exposition Universelle de 1889.

 

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Je vous souhaite de profiter, le plus agréablement possible, de cette deuxième partie du mois de juin. Bon courage à celles et ceux qui passent le bac et différents examens. Grosses bises et amicales pensées !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #fut, #hotel, #numero, #place, #rue

 

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Cette voie calme et ombragée, bordée par de superbes hôtels particuliers aux façades sculptées, se situe dans le 17e arrondissement de Paris. Née de la spéculation immobilière en vogue dans la Plaine Monceau pendant la deuxième moitié du XIXe siècle, elle faisait originellement partie de la rue Legendre. Elle reçut, en 1912, le nom de Georges Berger.

 

Paul Louis Georges Berger (1844-1910) était ingénieur civil des mines, professeur à l'École supérieure des Beaux-Arts, député et ancien combattant. Il fut le gestionnaire de la section étrangère de l'Exposition Universelle de 1867. Il dirigea l'Exposition Universelle de 1876 puis celle de 1889 avec Jean-Charles Alphand et Alfred Picard. Il siégea dans le comité de direction de l'Exposition de 1900 et participa également aux Expositions d'Amsterdam (1869-1883), de Melbourne (1880) et d'Anvers (1885).

 

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Cette entrée se dévoile, comme celle d'un temple de l'Antiquité, aux abords de la Place de la République Dominicaine.

 

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Sous le fronton triangulaire en fort relief qui couronne la porte, apparaît un personnage barbu coiffé d'une tête de lion. Il s'agit peut-être du héros Hercule paré de la dépouille du lion de Némée.

 

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Le mélange harmonieux de la brique et de la pierre de taille est rehaussé par des frontons miniatures qui composent un décor néo-classique de toute beauté.

 

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La qualité des ferronneries, des agrafes et des ornements sculptés mérite amplement le détour.

 

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Le mascaron qui domine la porte d'entrée est une représentation du dieu Mercure. Il revêt le chapeau ailé ou pétase, symbole de ruse et de vélocité.

 

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Divinité majeure du panthéon antique, Hermès/Mercure était le messager des dieux et celui qui présidait aux nouvelles. Dieu du négoce, protecteur des voyageurs, des bergers et des commerçants, il était aussi le patron des escrocs et des brigands! Dieu civilisateur, il était honoré par des amas de cailloux rassemblés le long des routes et « régnait » sur les bornes milliaires.

 

Psychopompe et psychagogue, il conduisait les âmes aux Enfers et les convoquait par le biais de sortilèges puissants. On l'invoquait également comme gardien du seuil.

 

Hormis le chapeau ailé, ses autres attributs sont les sandales ailées, le caducée, la bourse et des animaux symboliques comme le coq, le bélier, la chèvre, la tortue...

 

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L'entrée raffinée du numéro 4.

 

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Du numéro 6 au numéro 8, deux bâtiments, érigés à la fin du XIXe siècle autour d'une cour, accueillent le Consulat du Portugal.

 

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Au numéro 10, se dresse un hôtel particulier qui était la propriété, en 1878, de l'architecte Achille Hermant. Son fils, Jacques Hermant (1855-1930), en remodela le décor et la structure, entre 1904 et 1905.

 

Au niveau des balcons et des consoles, le travail de sculpture est d'une finesse remarquable.

 

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Un portrait d'inspiration rococo accueille le visiteur, une beauté rêveuse, la muse de l'architecte...

 

Les ferronneries révèlent une influence Art Nouveau. Une gracieuse ombelle, qui semble jaillir d'un monde fantastique, se dessine sur la porte d'entrée.

 

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Jacques Hermant fut architecte en chef de la ville de Paris et professeur à l'École des Beaux-Arts de Paris. Il métamorphosa, entre 1890 et 1905, le Quartier des Célestins, près de la Bastille et il apparut comme un des pionniers de l'utilisation du béton armé, matériau apprécié tant pour sa solidité structurelle que pour des raisons économiques.

 

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La monumentale façade du numéro 11 révèle des ornements sculptés d'une grande qualité. Les refends du rez-de-chaussée opposent avec élégance leurs lignes horizontales aux meneaux des fenêtres.

 

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Une galerie de personnages facétieux observe le promeneur.

 

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Cette trogne très expressive s'inscrit dans la tradition des mascarons du Pont-Neuf, des visages de pierre aux traits grimaçants, bien plus drôles qu'inquiétants, qui représentent des divinités forestières et champêtres.

 

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Ce masque cornu s'inspire de ceux qui ornent les somptueux hôtels particuliers du Marais ou de l'Île Saint-Louis.

 

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La date de 1881 apparaît sous ce curieux visage.

 

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Sous leur apparente fantaisie, ces personnages, nés d'une vogue pour l'exotisme et les grotesques de la Renaissance, jouent un rôle déterminant dans la protection des demeures. A l'instar des gargouilles qui veillent sur les édifices religieux, ils ont pour fonction de repousser le mal. Véritables gardiens du seuil, ils sont l'émanation de très anciennes croyances.

 

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Cet hôtel particulier, situé au 11 bis, fut construit aux alentours de 1900. Il conjugue divers éléments architecturaux de style historiciste. Sa grande porte d'entrée est surmontée par des colonnes d'ordre corinthien. Les balcons ont de puissants gardes-corps en fonte, de style Louis XV. Un oculus couronne une corniche décorée de modillons.

 

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Des cornes d'abondance et de fines guirlandes ornent le gracieux cartouche qui surplombe l'entrée.

 

La Nonciature établit ses quartiers à cet emplacement, sous l'obédience de Mgr Clari, de janvier 1897 à mars 1899, puis de juillet 1899 à 1901, avec Mgr Benoît Lorenzelli. (Merci Mr Jacques Brice pour ce renseignement).

 

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Cet hôtel particulier, de style néo-renaissance, fut édifié à la fin du XIXe siècle. Sa puissante façade en pierre de taille puise son inspiration dans l'architecture des palais italiens. On aperçoit une grande fenêtre à meneaux, caractéristique de l'art du Moyen-Âge et de la Renaissance.

A l'étage supérieur, les fenêtres compartimentées sont encadrées de pilastres. Les corniches sont en fort relief.

 

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D'élégantes baies géminées, réminiscences de l'architecture romane, animent la façade et surmontent un entablement complexe, décoré de vases.

 

Quand la rue Georges Berger s'appelait encore rue Legendre, l'écrivain et homme politique Maurice Barrès vécut, entre 1890 et 1891, à ce numéro. Il fut l'un des mentors du nationalisme et du traditionalisme français. Son oeuvre, constituée d'une profusion de romans, de livres politiques et d'essais, révèle un profond attachement à l'armée, aux valeurs familiales et à la terre de naissance.

 

Dans ses jeunes années, il fut ami avec l'occultiste Stanislas de Guaita.

 

L'année 1906 fut marquée par son élection à l'Académie Française et par sa nomination en tant que député de Paris.

 

 

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Au 11 ter de la rue Georges Berger et à l'angle de la Place du Général Catroux, se dresse une magnifique demeure, réalisée par l'architecte Victor-Jules Février, entre 1878 et 1882, pour le banquier Émile Gaillard. Le bâtiment ressemble à un petit château de la Renaissance. (Je lui consacrerai très prochainement un article à part entière.)

 

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Victor-Jules Février puisa son inspiration dans les châteaux de Gien et de Blois.L'appareil de brique polychrome, les hautes fenêtres, les lucarnes et les ornements sculptés sont caractéristiques de l'art de la Première Renaissance.

 

Après la mort du commanditaire, le monument fut racheté par la Banque de France.

 

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La Place du Général Catroux est une place rectangulaire, créée en 1862, à l'emplacement d'un parc qui appartenait à une certaine Madame de Guingamp. Ancienne Place Malesherbes, elle est bordée par de magnifiques immeubles de style éclectique et historiciste.

 

Elle fut rebaptisée, en 1977, pour rendre hommage à Georges Catroux (1877-1969) qui rejoignit le Général de Gaulle à Londres.

 

Une statue de Sarah Bernhardt dans le rôle de Phèdre, oeuvre du sculpteur François-Léon Sicard (1862-1934), orne, depuis 1926, un des côtés de la place.

 

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Rêveuse et intemporelle, elle apparaît comme une dame blanche devant la somptueuse façade de l'Hôtel Gaillard.

 

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L'actrice (1844-1923) possédait un hôtel particulier à l'angle de la rue de Villiers et de la rue Fortuny.

 

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La Place célébrait autrefois les Trois Dumas.

 

Le Général Thomas Alexandre Dumas (1762-1806) fut représenté en 1912 par Alphonse Emmanuel de Moncel de Perrin (1866-1930). L'oeuvre décrivait le Général, appuyé sur un fusil imposant, mais elle fut hélas détruite par les Allemands en 1942.

 

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En vertu d'une loi promulguée par le Gouvernement de Vichy, le 11 octobre 1941, les statues métalliques non ferreuses devaient être fondues, ce qui fit disparaître de nombreuses sculptures dans les jardins et sur les places de Paris.

 

Aujourd'hui, des fers d'esclaves brisés, oeuvre de Driss Sans-Arcidet , alias Musée Khômbol (2009) rendent hommage au Général métisse, fils naturel d'un aristocrate français et d'une esclave d'origine africaine.

 

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La statue d'Alexandre Dumas Père (1802-1870), dernière réalisation de Gustave Doré (1832-1883), fut inaugurée le 4 novembre 1883, devant un parterre d'admirateurs. Elle fut financée par une souscription publique, lancée par des grands noms de la littérature et des arts comme Jules Verne, Alphonse Daudet, Pierre-Jules Hetzel, Victorien Sardou...

 

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Les architectes Joseph-Antoine Bouvard (1840-1920) et Ulysse Gravigny (1844-1901) sont les concepteurs du piédestal.

 

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Alexandre Dumas Père domine l'ensemble. Il est assis, vêtu d'une robe de chambre, sa plume d'écrivain dans la main droite.

 

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Un groupe en bronze compose une gracieuse allégorie de la lecture. Une jeune lectrice est entourée d'un forgeron et d'un étudiant. « La lecture illuminant l'esprit » peut être considérée comme une allégorie de l'instruction publique, rendue obligatoire par Jules Ferry en 1882.

 

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La signature serpentine de Gustave Doré se dévoile à côté des bottes de l'étudiant.

 

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D'Artagnan dans une position élégante, l'épée hors du fourreau...

 

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Les noms des principaux romans de Dumas Père (Les trois mousquetaires, le Comte de Montecristo, Vingt ans après, le vicomte de Bragelonne...) sont ciselés sur les côtés du monument.

 

 

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Alexandre Dumas Fils (1824-1895) résida au 98, avenue de Villiers. Sa statue fut érigée par René de Saint-Marceaux (1845-1915) et inaugurée le 12 juin 1906. Elle se situe à l'extrémité sud de la Place du Général Catroux.

 

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Autour de l'écrivain assis, gravite une ronde d'allégories féminines: la Douleur, la Résignation et la Jeunesse.

 

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On peut lire le nom de ses principales créations sur une face du piédestal: La Dame aux camélias, L'Étrangère, Denise, L'ami des femmes, Le Demi-monde...

 

René de Saint-Marceaux réalisa aussi le tombeau de l'artiste, enterré à Montmartre.

 

Au numéro 2 de la Place et au croisement du boulevard Malhesherbes (numéro 106), s'élève un bel immeuble en pierre et en brique d'inspiration néo-Renaissance et Louis XIII, érigé par l'architecte Alphonse Fiquet en 1899.

 

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Sa riche ornementation est l'oeuvre du sculpteur Antoine Margotin.

 

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Des bow-windows ornés de portraits en médaillons...

 

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Un décor luxuriant, d'autres portraits, une salamandre...

 

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De superbes fenêtres à meneaux, des personnages grotesques, une façade rythmée par des jeux de transparence et de nombreuses aérations.

 

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Un jeu complexe sur l'irrégularité des volumes, de gracieux mascarons...

 

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Des agrafes décorées de têtes de lions...

 

Au numéro 14, c'est la façade néo-renaissance italienne de l'Hôtel Fournier qui nous enchante.

 

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Il fut érigé par l'architecte Charles-Hippolyte Duttenhofer entre 1877 et 1878. Les fenêtres sont encadrées par un maillage décoratif dit « en pointe de diamant ».

 

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(Merci Mr Jacques Brice, Le Piéton de Paris, pour cette jolie photo).

 

De 1925 à 1940, le bâtiment abrita l'ambassade de Lituanie mais à la suite du pacte germano-soviétique, signé le 23 août 1939, l'Union Soviétique déposséda la Lituanie de ce bien avec l'assentiment du Gouvernement de Vichy.

 

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Je ne peux qu'inviter les promeneurs à explorer ce quartier, doté d'un patrimoine exceptionnel, mélange de goûts, de styles et de visions architecturales multiples qui se dévoilent, dans une atmosphère délicieusement surannée. Au-delà de la Place s'étendent des rues constellées d'autres trésors: la rue Prony, la rue Fortuny, la rue Jacques-Bingen et bien d'autres que j'aurais le plus grand plaisir à étudier prochainement.

 

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #fut, #louis, #mai, #paris, #place

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Ce lieu emblématique de l'histoire de Paris révèle, entre le jardin des Tuileries, les Champs-Élysées,le pont de la Concorde et la rue Royale, sa grandiose scénographie.

 

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Au fil des saisons, cette place octogonale qui abrite le célèbre obélisque de Louqsor se pare de sublimes couleurs. A des moments privilégiés, on savoure à loisir les jeux d'eau des fontaines et les variations de la lumière sur le métal et la pierre.

 

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La place de la Concorde a changé de nom plusieurs fois. Jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, l'« esplanade du Pont-Tournant » était une fondrière, peuplée de malandrins et de filles de joie.

 

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La place peinte par Alexandre-Jean Noël (1752-1834).

 

Entre 1754 et 1772, la place Louis XV fut édifiée sur les plans de l'architecte Ange-Jacques Gabriel (1698-1782). Elle devait accueillir la statue équestre du roi qui avait recouvré la santé, après une grave maladie.

 

Là où se dresse aujourd'hui l'obélisque, trônait l'effigie royale, réalisée par Edme Bouchardon (1698-1762). Elle reposait sur un piédestal aux angles duquel s'élevaient quatre allégories (la Paix, la Prudence, la Force et la Justice) sculptées par Jean-Baptiste Pigalle (1714-1785).

 

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La statue fut renversée en 1792 et la place Louis XV, devenue place de la Révolution, accueillit, jusqu'en 1800, la Liberté de François Lemot (1772-1827), une représentation en plâtre colossale, recouverte d'un enduit couleur bronze.

 

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La déesse Liberté, vêtue d'un drapé à la romaine et coiffée d'un bonnet phrygien, était assise, la lance à la main, sur le piédestal de la statue de Louis XV. Le globe qu'elle soutenait de la main droite abritait un nid de tourterelles.

 

La place devint place de la Concorde en 1795, par décret de la Convention. Elle redevint place Louis XV en 1814, fut rebaptisée place Louis XVI en 1826 et place Louis XV en 1828. Elle reprit en 1830 son nom de place de la Concorde!

 

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Quand on contemple ce remarquable décor, on imagine avec difficultés les évènements macabres qui ont émaillé l'histoire des lieux.

 

Le 30 mai 1770, à l'occasion du feu d'artifice tiré en l'honneur du mariage du Dauphin (Louis XVI), il se produisit dans la foule un mouvement de panique qui coûta la vie à 133 personnes et plus de trois cents blessés périrent dans les jours qui suivirent. Le sentiment d'effroi qui s'empara des parisiens engendra des histoires de spectres et de malédictions.

 

La sinistre guillotine fut transportée de la place du Carrousel à la place de la Révolution pour l'exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793. Dressée entre la statue de la Liberté et l'entrée des Champs-Élysées, elle ôta la vie à 1119 personnes. L'odeur de sang était paraît-il si forte que les animaux se cabraient à son approche...

 

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L'exécution du roi.

 

Au nord, la place est bordée par deux majestueux hôtels-jumeaux, dotés de colonnades corinthiennes, qui dessinent un décor de théâtre. Érigés de 1763 à 1772 sur des dessins de Gabriel, ils s'inspiraient de la colonnade du Louvre de Claude Perrault et devaient accueillir des logements pour les ambassadeurs.

 

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En 1788, le comte François Félix de Crillon fit l'acquisition de l'Hôtel d'Aumont, situé à gauche sur l'image. Le bâtiment, construit par l'architecte Louis-François Trouard(1729-1794), fut transformé en hôtel de luxe au début du XXe siècle.

 

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La façade fut classée monument historique en 1900.

 

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Chaque fronton est orné de trophées et d'allégories d'une grande finesse. La Ville personnifiée est entourée par les génies de l'abondance.

 

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L'actuel Hôtel de la Marine fut primitivement affecté au Garde-Meuble de la Couronne. Entre Pâques et la Toussaint, ses galeries, aménagées par le savant Pierre-Élisabeth de Fontanieu étaient ouvertes au public tous les premiers mardis du mois.

 

Le premier Valet de Chambre de Louis XVI, Thierry de Ville-d'Avray, y fit aménager un appartement pour Marie-Antoinette lors de ses séjours à Paris. En 1789, il accueillit le Secrétaire d'État à la Marine.

 

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En septembre 1792, des voleurs y dérobèrent les diamants de la Couronne, dont le célèbre « Régent » qui fut retrouvé, avenue Montaigne, sous un tas de gravats...

 

Sous l'Empire, un télégraphe Chappe fut établi sur le toit de l'hôtel, pour remplacer celui qui se dressait sur la tour de l'Horloge du Vieux-Louvre.

 

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Ce télégraphe optique par sémaphore, placé sur une tour, fut élaboré par Claude Chappe en 1794.

 

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L'architecte Jacques-Ignace Hittorff (1792-1867) élabora le décor actuel de la place qui, ne l'oublions pas, dessine un octogone.

 

Entre 1836 et 1840, sous le règne de Louis-Philippe, furent aménagés huit petits pavillons d'angle surmontés de statues monumentales assises.

 

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Huit statues symbolisent les principales villes de France.

 

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En 1772, la place était bordée par de larges fossés, entourés par une balustrade et chevauchés par six ponts de pierre. Aux huit angles se dressait un petit pavillon abritant l'escalier qui conduisait aux parterres de verdure et de fleurs, aménagés dans les fossés. Chaque pavillon devait accueillir un groupe allégorique, symbolisant les vertus de Louis XV: Jupiter et la Clémence, Apollon et la Poésie, Minerve et l'Étude, Mercure et la Richesse, Cérès et le Travail, Hercule et la Modération, Mars et la Justice, Neptune et la Fortune.

 

A leur emplacement trônent de puissantes dames de pierre.

 

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Brest, par Jean-Pierre Cortot, la tête ceinte d'une couronne de laurier, assise sur un canon.

 

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Rouen, par Jean-Pierre Cortot, assise sur des ballots de marchandises, la tête couronnée de feuilles de pommier.

 

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Sa main droite repose sur un écusson aux armes de la ville.

 

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Elle tient le caducée du commerce, emblème du dieu Mercure.

 

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Nantes, par Louis-Denis Caillouette. Assise sur un navire, elle tient un caducée dans la main droite et présente un écusson de la main gauche.

 

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Bordeaux, par Louis-Denis Caillouette. La tête ceinte de feuilles de vigne et de grappes de raisin, elle tient une corne d'abondance.

 

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Marseille, par Louis Petitot. Assise sur un navire, la tête couronnée d'olives et d'épis de blé, elle tient une branche d'olivier dans la main droite et un aviron dans la main gauche.

 

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Lyon, par Louis Petitot. Assise sur un rocher entouré de roseaux, elle appuie son bras droit sur une corbeille remplie d'écheveaux de soie et tient un caducée dans la main gauche. De part et d'autre, les eaux fécondes du Rhône et de la Saône s'échappent de deux urnes renversées.

 

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Strasbourg, par James Pradier. Assise sur un rocher où grimpe un pied de vigne, elle tient une épée dans la main gauche et des clefs dans la main droite. Elle a le pied posé sur un canon.

 

En 1871, suite à la défaite de la France contre l'Allemagne, elle fut drapée de noir.

 

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Lille, par James Pradier. Appuyée sur un canon et assise sur un rocher, elle brandit l'épée protectrice de la ville.

 

Vingt colonnes rostrales, des lampadaires et des candélabres forment une « ceinture de lumière » autour de la place.

 

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De part et d'autre de l'obélisque, deux somptueuses fontaines imitent celles qui se dressent sur la place Saint-Pierre de Rome.

 

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Au nord, la fontaine des fleuves célèbre la navigation sur le Rhône et le Rhin.

 

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Des génies anguipèdes (aux queues serpentines) tiennent des poissons qui crachent avec force des jets d'eau vers le ciel.

 

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Les allégories fluviales, appuyées sur des rostres de navires, brandissent des symboles de fécondité: épis de blé, grappes de raisin, fleurs...

 

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Alchimie des corps et des couleurs qui s'entremêlent dans les gouttes d'or aquatiques...

 

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Au sud, la fontaine des mers célèbre la Méditerranée, les puissances de l'océan et la pêche.

 

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Cette mythologie aquatique évoque la prospérité, la force et la félicité retrouvées après la terreur et le chaos.

 

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Qui a oublié ses bottes de sept lieues?

 

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L'obélisque fut offert en 1831 par Méhémet-Ali, vice-roi d'Égypte, à Louis-Philippe qui le fit ériger, le 25 octobre 1836, là où nous le contemplons désormais. Le souverain assista au spectacle, depuis les fenêtres de l'Hôtel de la Marine.

 

 

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Sur ses différentes faces, des hiéroglyphes relatent les évènements des règnes de Ramsès II et de Ramsès III. A sa base, se dressaient autrefois des singes cynocéphales en érection, qui furent relégués dans une salle des antiquités égyptiennes du Musée du Louvre, pour ne pas effaroucher la société prude de l'époque!

 

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Ce monument sacré de l'Égypte ancienne évoque un rayon de soleil figé et serait une manifestation du grand dieu solaire Atoum-Rê. Il provient de la résidence des rois de Thèbes à Louqsor.

Il encadrait jadis, avec son jumeau, l'entrée somptuaire du palais de Ramsès II. Les deux obélisques furent offerts à la France mais un seul, désigné, par l'égyptologue Jean-François Champollion, fut transporté vers Paris.

 

Un bateau, le Louqsor, construit pour la circonstance, accueillit le monolithe, sous la surveillance de l'ingénieur Jean-Baptiste Apollinaire Lebas (1797-1873).

 

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Une gravure, sur le haut piédestal, relate cette épopée.

 

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De puissantes machines élévatrices et de grands cabestans furent nécessaires pour dresser le monolithe en granit rose, haut d'une trentaine de mètres, vers le ciel. Pour l'anecdote, il pèse environ 222 tonnes et s'appuie sur un piédestal de 240 tonnes.

 

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L'obélisque vibre, au centre d'un réseau subtil dont il est le fer de lance. Le granit rose s'imprègne des variations atmosphériques et s'élève jusqu'au pyramidion d'or et de bronze, placé en 1998 au sommet de l'édifice.

 

Cette aiguille monolithique, appelée « la Pierre Haute », se dresse au coeur d'un cadran solaire, constitué par la place elle-même. Au-delà du ciel, l'obélisque jaillit vers les mystères de l'Univers où se lovent les dieux.

 

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La place de la Concorde dessine un vaste espace orienté vers les points cardinaux de la ville. Des lignes réelles et imaginaires la relient à des monuments qui symbolisent le pouvoir (Assemblée Nationale), la spiritualité (Église de la Madeleine), le triomphe (Champs-Élysées) et l'héritage culturel de la France (Louvre).

 

Les « Chevaux de Marly », réalisés par Guillaume Coustou et mis en place, en 1794, à l'entrée des Champs-Élysées, s'apprêtent à galoper vers les mondes antiques, peuplés de chimères et de héros.

 

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De part et d'autre de la voie triomphale, un homme cherche à maîtriser un cheval cabré dont la crinière ruisselante semble s'animer dans la lumière.

 

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Aujourd'hui, ces groupes magnifiques sont des copies mais à l'instar des colonnes rostrales, des lampadaires et des statues, ils rythment, par leur fougueuse verticalité, l'étendue horizontale de la place.

 

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Dans le cadre de sa politique de grands travaux, le Baron Haussmann voulut faire retirer l'obélisque et les fontaines mais il n'obtint heureusement pas gain de cause.  Comme dans une Rome intemporelle, les figures archétypales de la Concorde, étroitement liées à la puissance maritime de Paris et de la France, rayonnent entre l'eau vive et le ciel...

 

Bibliographie

 

Amaury DUVAL: Les Fontaines de Paris, anciennes et nouvelles. Nouvelle édition, Paris: Bance aîné, 1828.

 

Pierre-Thomas-Nicolas HURTAUT: Dictionnaire historique de la ville de Paris et de ses environs.

 

Adolphe JOANNE: Paris illustré. Paris: Hachette, 1863.

 

Pierre KJELLBERG: Le nouveau guide des statues de Paris. Paris: la Bibliothèque des Arts, 1988.

 

Marquis DE ROCHEGUDE: Promenades dans toutes les rues de Paris. Paris: Hachette, 1910

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #arbre, #petits, #place, #sous, #voeux

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Janvier s'est éveillé dans une farandole de souhaits chatoyants.

 

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Je vous remercie pour vos attentions et vos charmants petits mots, déposés sur les pages de mon blog. Merci également à ceux qui m'ont envoyé des cartes et des mails chaleureux.


En vous réitérant mes voeux de bonheur et d'excellente santé, je vous invite à prolonger la magie des fêtes, avec des images glanées en décembre, dans les rues de Paris.

 

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Autour de la place Vendôme, ont jailli des arborescences féeriques, des filaments mystérieux et des bouquets ardents.

 

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Le décorateur évènementiel Julien Septanil a orchestré cette scénographie de lumière appelée « Promenade dans la forêt enchantée ».

 

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Je contemple ces braises d'or, pétillantes dans l'écrin de la nuit, en songeant à mon aminaute Isa-Marie qui les aime tant. Son blog, Grelinette et Cassolettes, est un concentré de délices, de convivialité et de raffinement...

 

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A Châtelet les Halles, dans l'effervescence de décembre, a surgi un arbre étoilé de bleu et d'argent: le sapin des voeux, pièce maîtresse d'une poétique mise en scène.

 

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Sous le patronage de l'Unicef, en échange d'un don destiné à protéger l'enfance en danger, les passants pouvaient inscrire leurs voeux sur une étoile en carton. Et chaque petit bout d'espoir était suspendu aux branches de l'arbre géant.

 

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Des souhaits qui, je l'espère, se réaliseront...

 

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Des petits mots facétieux!

 

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« Je voudrais avoir une bonne moyenne en anglais, pour une fois, s'il vous plaît! »

 

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Le rêve sans frontières et le bonheur d'accueillir une année toute neuve...


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Étoiles au chant de vie, satinées de bienveillance...

 

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Arbre qui se nourrit de songes et de voeux, « moderne » émanation de rituels enracinés dans l'inconscient collectif. Le sapin des Halles nous rappelle les « arbres à loques » auxquels on accroche, depuis des temps très anciens, des morceaux de tissu, des rubans et des objets insolites pour inviter l'esprit sylvestre à accomplir les souhaits formulés...


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Devant sa parure d'étoiles, je suis en pleine transe photographique!

 

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Cheminons à présent de Châtelet aux Tuileries, où la Grande Roue de la Concorde nous offre, sous un ciel brumeux, un spectacle qui ne peut laisser indifférent.

 

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Roue du temps, carrousel argenté dominant une place de toute beauté, cette animation géante exerce sur les petits et les grands son pouvoir d'attraction.


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Bijou des glaces irradiant sa lumière enchantée sur le manteau de la nuit...

 

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Dans un camaïeu de gris, les oscillations de cet oeil hypnotique nous attirent entre deux mondes, au-delà de l'épaisse couche de nuages que seul le pyramidion de l'obélisque semble pouvoir percer.

 

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Pour lire ou relire mon article consacré à la place de la Concorde, il vous suffit de cliquer ici...

 

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Perchée à plus de 65 mètres de hauteur, la roue domine, telle une horloge tissant le temps, les Champs-Élysées et son marché de Noël.

 

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Depuis l'année 2008, 160 chalets, fabriqués dans les Vosges, se déploient chaque hiver sur la célèbre avenue, à l'initiative du forain Marcel Campion. Avec leurs lucarnes miniatures, leurs toits découpés et leur luxe de détails, ils sont joliment réussis.

 

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Entre la place de la Concorde et le rond-point des Champs-Élysées, ils présentent un large choix de cadeaux et de gourmandises traditionnelles.

 

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Il est agréable de cheminer dans les odeurs de marrons grillés, de vin chaud, de cannelle et de chocolat fumant.

 

Désolée pour le flou de certaines photos. Elles ont été prises dans la brume enveloppante, sous une pluie glacée...

 

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Mais cela n'altérait en rien le charme de la promenade...


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Ces petites matriochkas, fertiles symboles de la Russie des légendes, rayonnaient dans le gris ambiant.

 

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A quelques pas de la grande roue, se dressait le plus grand sapin de Noël d'Europe, titan de dix tonnes transporté depuis la forêt d'Abreschviller, en Moselle.

 

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Symbole des forces de vie frissonnant dans la main de l'hiver, il régnait avec majesté sur les festivités.

 

De l'autre côté de la place, la Patinoire des Cinq Continents aimantait petits et grands, vers ses chemins de glace.

 

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Ours blancs, cerfs, loups, pandas, pingouins, bisons... Trois cents animaux articulés étaient exposés, pour le bonheur des passants, dans de spacieuses vitrines.


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Le coeur en fête, sous les boules géantes qui dansaient dans les arbres, nous nous sommes laissés étourdir par un baiser de sucre candi... chut, il n'y a pas d'image!

 

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Nous n'avons pas chaussé de patins mais nos imaginations ont dessiné des ronds de fée sur la glace brillante...

 

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La patinoire a fermé ses portes mais le cycle des saisons nous conduit vers les prochaines lumières de Noël...

 

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Avant que l'esprit de la nouvelle année ne s'éclipse, sous ses broderies givrées, contemplons la décoration de ce restaurant, situé près de la cathédrale Notre-Dame.

 

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Dans cette rue préservée de l'agitation environnante, nous avons découvert cette crèche élégante et les animaux couleur de neige qui l'accompagnaient.


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Je referme, en vous embrassant bien fort, les pages de ce grimoire des fêtes. Une scintillante blancheur envahit nos paysages mais la fée hiver, dans ses arômes de chocolat chaud et ses senteurs balsamiques, nous emporte vers le royaume du printemps...


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Que le bonheur fasse chavirer vos coeurs et vos papilles!

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bordeaux, #fut, #girondins, #place, #ville


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A l'occasion des fêtes de Noël, je suis revenue à Bordeaux, ville chère à mon coeur... J'y ai vécu pendant longtemps, rencontré mon mari, tissé des amitiés indéfectibles, effectué mes études universitaires. J'aimerais vous faire découvrir cette perle d'Aquitaine, au gré de quelques promenades.

La Fontaine des Girondins trône sur la gigantesque Place des Quinconces, à l'emplacement d'un château féodal disparu, le Château Trompette. Construit entre 1894 et 1902, ce monument rend hommage aux députés girondins exécutés pendant la Terreur.


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De part et d'autre d'une colonne de 43 mètres de hauteur, surmontée par un Génie de la Liberté brisant ses fers, s'étalent deux bassins grandioses. Le premier est consacré au Triomphe de la République, le second au Triomphe de la Concorde.

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Le Triomphe de la République



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Le Triomphe de la Concorde

 

 


Une histoire mouvementée


En 1868, l'architecte Julien Guadet (1834-1908), petit-neveu du député Élie Guadet (1758-1794), conçut, pour la Place Dauphine (l'actuelle Place Gambetta), un projet de monument à la mémoire des Girondins, mais celui-ci ne vit jamais le jour.

En 1887, le Conseil Municipal de Bordeaux lança un concours pour la création d'un monument commémoratif sur les allées de Tourny. Le sculpteur Jules Jacques Labatut (1851-1935) et l'architecte Pierre Joseph Esquié (1853-1933) remportèrent le premier prix avec leur projet intitulé « Ainsi fait qui peut ». Mais ce dernier ne fut jamais réalisé et le second prix, appelé « Gloire aux vaincus », oeuvre du sculpteur Achille Dumilâtre (1844-1923) et de l'architecte Henri Deverin (1846-1921) fut sélectionné.

Le Conseil Municipal avait aussi commandé une fontaine au sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi (1834-1904) pour décorer la Place des Quinconces mais l'oeuvre, jugée trop coûteuse par les bordelais, fut achetée par la ville de Lyon et installée sur la Place des Terreaux.

A partir de 1894, les travaux de la colonne-fontaine des Girondins débutèrent sous la direction de l'architecte Victor Rich. Achille Dumilâtre en conçut la scénographie et s'entoura des sculpteurs Félix Charpentier (1858-1924) et Gustave Debrie (1842-1925).

En 1942, les 34 statues de bronze furent descellées par l'armée allemande, en vertu de la loi sur la récupération des métaux non ferreux mais on les retrouva intactes à Angers en octobre 1944. En juillet 1945, elles furent triomphalement restituées à la ville de Bordeaux avant d'être abandonnées sous le Pont d'Aquitaine. Il fallut attendre 1968 pour qu'elles jaillissent de l'oubli, grâce à un ancien réfugié espagnol.

Une association lutta auprès du maire Jacques Chaban-Delmas pour que les « Girondins » retrouvent la place qui leur était due. Sous la direction du musée d'Aquitaine, les statues ont été restaurées, dans des hangars situés sur les quais de Bordeaux.

En janvier 1983, on les réinstalla de part et d'autre de la colonne de la Liberté.

 

Le Triomphe de la République



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La République siège dans un char en forme de coquille, tiré par deux impressionnants chevaux marins. Elle brandit un sceptre et un globe et regarde en direction du Grand Théâtre de Bordeaux. Elle est accostée par deux groupes sculptés qui évoquent le Service Militaire et l'Instruction Publique.

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Les pattes palmées de ces chevaux des mers sont impressionnantes.



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Les trois chérubins évoquent le Service Militaire. L'enfant au drapeau se dresse fièrement à côté de l'enfant licteur.

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Dans la Rome antique, les licteurs constituaient l'escorte des magistrats possesseurs de l'imperium (le pouvoir légitime de contraindre et de punir).

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La Conscription fut instituée en 1798 par la loi Jourdan-Delluel mais la loi du 29 décembre 1804 qui institua le tirage au sort (chaque canton français devait fournir un quota d'hommes fixé à 30 ou 35% des effectifs) en tempéra les aspects. Ce système de « loterie » ne fut supprimé que le 21 mars 1905.

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L'Instruction Publique Obligatoire fut instituée par la loi Ferry, le 28 mars 1882 mais pendant la Révolution Française et après la Révolution de 1848, des députés tentèrent de rendre l'éducation accessible à de nombreux enfants. Fixée à l'origine entre 6 et 13 ans, l'Instruction Publique fut prolongée à 14 ans en 1936 puis à 16 ans, avec l'Ordonnance du 6 janvier 1959, promulguée par le président Charles de Gaulle. Elle est désormais appelée « Obligation Scolaire ».

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Livres et abécédaires constituent les bases d'une société éclairée.



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La République triomphante s'appuie sur le travail (représenté par un forgeron), la défense de la patrie et l'alphabétisation qui ouvre les portes de la connaissance. Dans sa main droite, elle tient une sphère qui suscite les interrogations. En effet, sur les cartes postales des années 1900/1905, la sphère était surmontée par trois petites statuettes qui représentaient la Liberté, l'Égalité et la Fraternité. Elles ont probablement été dérobées et, bien que les opinions diffèrent à ce sujet, il semblerait qu'elles aient été vendues aux enchères.

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Avec leur fougue tourbillonnante, les chevaux marins précipitent dans l'abîme trois personnages qui incarnent le mal, combattu par la République.

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Le Mensonge séducteur, le Vice aux oreilles de porc et l'Ignorance qui dissimule sa honte.



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L'homme au masque dont je vous laisse apprécier la plastique...



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La beauté graphique des corps et des lignes entremêlées...

 

 


Le Triomphe de la Concorde

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La déesse Concorde regarde en direction du Quai des Chartrons, un des hauts lieux de négoce du vin. Elle engendre, après les troubles civiques, la Réconciliation et la Fraternité, ciment de l'Abondance au coeur de la Cité.

 

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La Fraternité


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Incarnation de la Paix, la Concorde brandit un rameau d'olivier. Elle est entourée par deux groupes de trois chérubins.

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Les allégories des Arts et des Sciences



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La Sculpture, la Peinture et la Musique sont couronnées par les lauriers de la Gloire.



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L'Industrie et le Commerce



Ces ravissants chérubins célèbrent la grandeur industrielle de la France et la prospérité de la ville de Bordeaux, indissociable du commerce du vin, symbolisée par l'enfant au tonneau.

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Dotés de pattes griffues et d'une queue de dragon, ces chevaux fantastiques, réalisés par le sculpteur Gustave Debrie, annoncent un ordre nouveau.

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Le Triomphe du Bonheur, représenté par un homme, une femme et un chérubin qui chevauche un dauphin joueur.

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Au-dessus des bassins, s'élève la colonne de la Liberté, appuyée sur un socle décoré de masques et de poissons fantastiques. L'ensemble, réalisé par un certain Corgolin, dessine une promenade qui permet d'observer à loisir les foisonnantes sculptures.

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Au pied de la colonne, la ville de Bordeaux, altière, domine deux naïades souriantes, allégories de la Garonne et de la Dordogne. Les deux fleuves se rejoignent pour former l'estuaire de la Gironde.

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La ville de Bordeaux est assise entre la proue d'un navire et une corne d'abondance. Luxuriante et prospère, elle s'est développée autour de son port, poétiquement appelé « Port de la Lune » et inscrit au Patrimoine Mondial de l'Humanité, depuis le 28 juin 2007, au titre d' « ensemble urbain exceptionnel ». Célèbre depuis l'Antiquité, ce port a suscité l'essor de la ville, fondé sur le négoce international, la traite des esclaves, le commerce du vin et des matières précieuses.


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La très sensuelle Garonne...



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et la Dordogne, son pendant non moins voluptueux...

 


Image33 Le Coq Gaulois, incarnation solaire et patriotique, déploie ses ailes entre l'Histoire et l'Éloquence, qui tient un parchemin.

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L'Histoire

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L'Éloquence



Sous le coq, se dévoile une plaque en l'honneur des Girondins exécutés pendant la Terreur. Leurs statues devaient être installées sur des piédestaux, au-dessus des deux fontaines, mais leurs ébauches furent détruites par une tempête dans l'atelier d'Achille Dumilâtre. Vers le Grand Théâtre, auraient dû siéger Pierre-Victurnien Vergniaud, François Buzot, Charles Jean-Marie Barbaroux, Jacques Pierre Brissot et Jérôme Pétion de Villeneuve. Vers les Chartrons, Élie Guadet, Armand Gensonné, Jean-Antoine Grangeneuve et Jean-Baptiste Boyer-Fonfrède.

Pendant la Révolution Française, les Girondins formèrent un groupe politique appelé « la Gironde », composé de plusieurs députés originaires d'Aquitaine et opposés aux Montagnards.

Ils voulurent étendre le message de la Révolution aux peuples européens et se prononcèrent pour la guerre contre les puissances monarchiques d'Europe. A ce sujet, leur chef de file, Jacques Pierre Brissot, cristallisa le ressentiment et la haine de Maximilien de Robespierre.

Jacques Pierre Brissot, dit Brissot de Warville, naquit à Chartres le 15 janvier 1754 et fut guillotiné à Paris le 31 octobre 1793. Il fut l'une des figures majeures de la Révolution Française.

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Au soir du 14 juillet 1789, il reçut les clefs de la Bastille qui venait de tomber. Il avait créé quelques mois auparavant, un journal républicain, le Patriote français, qui parut du 10 avril 1789 au 2 juin 1793.

Le 17 juillet 1791, il rédigea la pétition pour la déchéance du roi Louis XVI et demanda la proclamation de la République. Puis il s'insurgea contre la condamnation à mort du roi (qu'il avait pourtant votée) car elle s'effectuait sans l'accord du peuple. Il fut « mis en arrestation » le 2 juin 1793, condamné à mort le 30 octobre 1793 et exécuté le lendemain.

Issu d'une famille de magistrats girondins, Élie Guadet (1758-1794) fonda, avec Arnaud Gensonné (1758-1793) et Pierre-Victurnien Vergniaud (1753-1793) le groupe des Girondins dont la renommée continue de briller, dans un lieu emblématique de la ville, malgré l'absence de leurs statues.

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Élie Guadet



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Le Génie ailé qui brandit des fers brisés et les palmes de la Victoire se veut une expression de la liberté des peuples au nom de laquelle tant de sang a coulé. D'une hauteur de 5,85 m, il échappa à la convoitise des allemands. En 2005, il fut descendu de la colonne, restauré  et remis en place pour les Journées du Patrimoine.

Pour terminer cette promenade historique d'une richesse infinie, je voudrais revenir vers les Chevaux Fantastiques qui jaillissent de l'onde, en direction des axes majeurs de la ville.

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Dans l'Antiquité, les créatures anguipèdes surgissaient des mondes chthoniens. Leurs formes serpentines évoquaient les ondes telluriques et les courants aquatiques. Médiateurs entre le monde humain et celui des divinités, ces êtres hybrides se révèlent les protecteurs des forces vives et des secrets de la ville.

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La puissance presque érotique des crinières et des croupes, heurtées par la lumière...

Le Monument aux Girondins est un lieu de mémoire, de rencontre et d'inspiration artistique. Érigé tel un phare au-dessus de l'esplanade des Quinconces, la plus vaste d'Europe avec ses 126.000 m2, il est un symbole des heures sombres et des fastes de la ville. Inscrit dans une élégante scénographie urbaine, réécrite il y a peu, il célèbre les héros d'autrefois et chacune de ses faces tisse une rose des vents tournée vers les points cardinaux de la cité.

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