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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

yerres

Publié le par maplumefee
Publié dans : #caillebotte, #hiere, #jpg, #riviere, #yerres

 

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Avec une promenade dans la Propriété Caillebotte...

 

Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

 

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Pour ce mardi, j'ai songé à deux poèmes, lus lors d'une promenade à Yerres où, comme je l'ai exprimé, j'aime beaucoup aller. Poèmes en résonance avec le thème du Tableau de Samedi dernier consacré aux rivières. Une passerelle d'inspiration, cette semaine, entre le mardi et le samedi.

 

Ces poèmes sont issus du programme des Francopoésies d'Yerres de 2003.

 

Claude Albarède, poète contemporain Yerrois, Riv'Yerres

 

« Comme une langue sans fin

entre ses rives

Comme de la poésie

entre deux lèvres

Elle coule de source

 

C'est quoi couler de source ?

sinon aller son chant

d'un arbre à l'autre

 

D'un mot à l'autre

Aller son rêve... »

 

Claude Albarède

 

 

Jean-François Ducis (1733-1816), poète, dramaturge, écrivain spécialiste de Shakespeare, A la rivière d'Hière...

 

« Sur tes rives, charmante Hière

Vois sans trouble ainsi que tes flots

Couler les jours d'un solitaire

Qui te demande le repos

Que ce champ de ton eau féconde

Soit pour moi les bornes du monde,

Soit pour moi l'univers entier,

Que mon esprit jamais ne songe

Qu'à ce saule, à ce peuplier

Qui couvre ton eau vagabonde !

Assez ton bord hospitalier

De grâce et de fraîcheur abonde

Ah! S'il se peut, prête à ton onde

La vertu de faire oublier. »

 

Jean-François Ducis a chanté l'Yerres/Hière à travers d'autres vers...

 

« Bords de l'Hière, aimés de Flore,

Vous m'attirez ; je viens vers vous.

Les vents ont quitté leur courroux ;

Les bourgeons sont tout près d'éclore ;

Le ciel sourit, l'air est plus doux ;

Le tendre rossignol, pour nous,

Va donc bientôt chanter encore. »

 

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L'Yerres, entité miroitante, indissociable de la vie des lieux, irrigue les différents chemins de la propriété Caillebotte, comme je prenais grand plaisir à vous le dire samedi. Puissance esthétique et matricielle, dans le regard des peintres, elle est un territoire de loisirs où règne une élégante sociabilité. Les œuvres de Gustave Caillebotte témoignent de l'attraction exercée par sa présence.

 

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Les bords de l'Yerres sont indissociables des charmes de la propriété Caillebotte où des « fabriques », séduisants petits édifices, constructions pittoresques évoquant l'architecture en vogue dans plusieurs pays, se dressent parmi la végétation.

 

Pagodes, kiosques, pyramides, temples, tourelles, colonnes, ponts miniatures, chaumières... se sont ainsi multipliés, aux XVIIe et XVIIIe siècle, un peu partout en Europe, dans de nombreux parcs et jardins. Les fabriques ont été créées en Angleterre vers les années 1750, « adoptées » dans la foulée en Allemagne et en Suède et très appréciées en France surtout à partir des années 1770. Elles symbolisent les étapes d'un voyage à travers les beautés du monde mais aussi les différents aspects d'un voyage intérieur.

 

Florilège de plaisirs architecturaux...

 

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Le KIOSQUE ORIENTAL et la GLACIÈRE : deux fabriques qui n'en forment qu'une...

 

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Le Kiosque, belvédère de conception romantique, offrait jadis au visiteur la possibilité de considérer le paysage à partir d'un « nouveau » point de vue. Il est agrémenté d'un décor de style oriental : les panneaux sont encadrés de faux bambous et décorés de fleurs de lotus qui symbolisent la sagesse. Les vitraux sont ornés ça et là de griffons, en référence au Mont Griffon, point culminant d'Yerres (115 mètres) qui se situe dans l'axe visuel de l'édifice. On n'y accède plus mais ses portes se rouvriront peut-être...

 

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Couverte d'une butte de terre surmontée du kiosque et profonde de sept mètres, la Glacière fut construite, vers 1830. On y entreposait la glace naturelle, entre des couches de paille, afin de conserver les aliments.

 

Sa porte d'accès est encadrée par un « enrochement de meulière » en forme de grotte.

 

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A proximité, se dressent une CHAUMIÈRE dite NORMANDE et une ravissante petite CHAPELLE appelée NOTRE-DAME DU LIERRE.

 

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La Chaumière était la réserve à outils de la propriété. On y entreposait entre autres les objets nécessaires à la récupération de la glace. Ses portes à croisillons de bois sont caractéristiques de l'architecture dite de montagne. Ses murs sont appareillés en pierres de meulière et son toit aux pentes fortement marquées était autrefois couvert de chaume.

 

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Notre-Dame du Lierre, petite chapelle aux lignes pures, fut consacrée en 1864. Elle fut construite pour Alfred Caillebotte, demi-frère de Gustave, qui était prêtre et son nom est emblématique du charme bucolique de l'endroit.

 

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Elle apparaît comme un ancien lieu de culte lunaire associé à une déesse mère parée de lierre, le « Gort » de la tradition celtique qui signifie « l'embrassement » et elle est liée à la rivière Yerres. Le nom qu'elle porte est le fruit d'un jeu d'écriture.

 

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La promenade se poursuit autour du CASIN, maison de campagne à l'italienne, rythmée par de jolies colonnes, érigé dans les années 1860, à l'initiative de Martial Caillebotte, père de Gustave, sur les vestiges de l'Hôtel de Narelles, manoir Renaissance de Nicolas Budé, le dernier seigneur d'Yerres. Il ne reste de cette construction que des caves voûtées qui ne se visitent pas.

 

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 Les façades de ce bâtiment aux lignes élégantes et pures ont été réhabilitées de 1997 à 2001.

 

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Caillebotte, Le Parc à Yerres avec le Casin, 1877.

 

On y admire des frises sculptées qui évoquent des divinités antiques, sans précision particulière.

 

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Le « casin » a engendré le mot « casino » qui signifie littéralement « petite maison » et désigne un lieu de détente situé à l'écart des activités trop intenses de la ville.

 

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 Un peu plus loin, apparaît L'ORANGERIE, bâtiment néo-classique dont la façade principale est orientée plein sud afin de recueillir un maximum de lumière et de chaleur solaires.

 

A l'époque de Gustave Caillebotte, elle abritait non seulement des orangers, des citronniers, des grenadiers et des mandariniers mais aussi de superbes collections d'orchidées qui ne sont plus visibles aujourd'hui.

 

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Joliment restauré, le bâtiment dévoile ses fins ornements : une nymphe gracieuse et une séduisante Vénus assise sur un dauphin fantastique.

 

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Le CHALET SUISSE, beau bâtiment de bois agrémenté d'élégantes découpures nous montre ses couleurs. Utilisé comme laiterie, à l'époque de Gustave Caillebotte, il a accueilli pendant des années un restaurant gastronomique : celui du chef Philippe Detourbe.

 

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Près du Chalet Suisse, se dresse une statue que j'aime beaucoup :

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L'ENFANT A L'OIE

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/la-propriete-caillebotte-l-exedre-et-l-enfant-a-l-oie-a130536836

 

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La rivière Yerres nous invite à découvrir de très jolis espaces autour de ses miroitements. Au fil du temps, j'aurais d'autres promenades « en vert » à vous montrer...

 

Merci pour vos messages et votre fidélité, je vous souhaite de très agréables journées d'été !

 

N'oubliez pas de bien vous reposer...

 

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Bien affectueusement...

 

Cendrine

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #caillebotte, #gustave, #oeuvre, #parc, #yerres

 

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Je vous invite à Yerres, dans l'Essonne, pour découvrir la demeure familiale du peintre impressionniste Gustave Caillebotte (1848-1894), génie atypique dont les œuvres reflètent un sens très particulier de l'art du cadrage, considéré comme photographique.

 

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Plusieurs articles nous permettront de contempler la propriété et son parc d'agrément de onze hectares, peuplé d'arbres remarquables et de fabriques, constructions pittoresques qui ont traversé le temps pour nous offrir leur élégante scénographie.

 

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L'Yerres, un affluent de la rive droite de la Seine, irrigue les lieux. Cette rivière, en partie souterraine sur son cours supérieur, naît en Seine-et-Marne, à Courbon, près de l’étang de Guerlande. Elle « nourrit » les villages de Soignolles-en-Brie et de Brie-Comte-Robert, traverse le département de l’Essonne et rejoint la Seine à Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne. Sinueuse à son point de départ, elle se nourrit de sources et de rus pour franchir autant de communes rurales que d'espaces très urbanisés. Son principal affluent se nomme Le Réveillon.

 

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Gustave Caillebotte a peint près de quatre vingt dix toiles sur ses berges végétalisées et pendant plusieurs années, ses amis artistes ont pris plaisir à le rejoindre à Yerres pour écrire, peindre et deviser au bord de l'eau.

 

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Martial Caillebotte, père de Gustave, a acquis ce lieu de villégiature pour en faire la résidence d'été familiale et ainsi « échapper » aux nouvelles contraintes du Paris Haussmannien. Martial Caillebotte avait fait fortune en fabriquant des toiles à matelas pour l'Armée Française. Son entreprise se nommait « Service des lits militaires ».

 

Avant la Propriété Caillebotte, on trouvait au bord de la rivière un parc paysager à l'anglaise aménagé dans les années 1830 par Pierre-Frédéric Borrel, chef cuisinier du célèbre restaurant Le Rocher de Cancale, à l'emplacement d'un vaste domaine agricole ayant appartenu aux seigneurs d'Yerres.

 

(Le Rocher de Cancale, institution gourmande parisienne, n'est évidemment pas le propos de cet article. Je l'ai photographié plusieurs fois au cours des années et bien sûr, à travers de prochains écrits, je vous le montrerai.)

 

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Dans les années 1860, Martial Caillebotte fit ériger LE CASIN, maison de campagne à l'italienne, rythmée par de jolies colonnades, sur les vestiges de l'Hôtel de Narelles, manoir Renaissance de Nicolas Budé, le dernier seigneur d'Yerres. Il ne reste de cette construction que des caves voûtées qui ne se visitent pas.

 

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Les façades de ce bâtiment aux lignes élégantes et pures ont été réhabilitées de 1997 à 2001.

 

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On y admire de belles frises sculptées qui évoquent des divinités antiques, sans précision particulière.

 

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Le « casin » a engendré le mot « casino » qui signifie littéralement « petite maison » et désigne un lieu de détente situé à l'écart des activités trop intenses de la ville.

 

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Inscrite à « l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques » et labellisée en 2012 « Maison des Illustres » par le ministère de la Culture, la Propriété Caillebotte appartient depuis 1973 à la commune d’Yerres qui l’a entièrement restaurée. Haut lieu de l’Impressionnisme, elle est considérée comme l'équivalent de l’atelier et du jardin de Claude Monet à Giverny.

 

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Le Parc, 1875.

 

Dès l'âge de douze ans, Gustave Caillebotte a particulièrement aimé ces lieux. Pensionnaire tout au long de l'année hormis en été, il pouvait retrouver ses parents aux grandes vacances et profiter, à Yerres, d'un bonheur bucolique. Ce fut donc naturellement qu'il se mit à peindre les différents points de vue et les endroits pittoresques du parc.

 

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Vue sur le Casin, 1876.

 

Entre 1875 et 1879, plusieurs de ses tableaux majeurs ont été peints dans l'écrin verdoyant de la demeure. Il a cheminé le long de la rivière, étudié les jeux d'ombre et de lumière sur les façades des différentes dépendances, observé l'évolution du potager... Son style atypique s'est défini à cette époque là, mêlé de poésie impressionniste et d'une modernité très personnelle.

 

En 2014, quarante trois de ses œuvres ont été exposées à Yerres et le rendez-vous était d’autant plus exceptionnel que ces tableaux n’avaient jamais été, pour la plupart, présentés devant le public.

 

On a donc pu admirer le célèbre triptyque peint en 1878 qui se compose de Pêche à la ligne, Baigneurs, bords de l’Yerres et Périssoires sur l’Yerres et l’œuvre intitulée Partie de Bateau, dit aussi Canotier au chapeau haut de forme.

 

Le Triptyque

 

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Pêche à la ligne, 1878.

 

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Baigneurs, bords de l'Yerres, 1878.

 

Ce tableau fut raillé, moqué, décrié de manière très violente, par les critiques à l'Exposition Impressionniste de 1879 où le trio de toiles fut présenté sous la forme de panneaux décoratifs.

 

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Périssoires sur l'Yerres, 1878.

 

La périssoire, sous sa forme monoplace, est un canot qui mesure entre trois mètres cinquante et quatre mètres de longueur. Il existe des périssoires de course qui sont environ deux fois plus grandes.

 

Embarcation très maniable mais susceptible de chavirer facilement, d'où la référence au verbe « périr » , la périssoire était très en vogue au XIXe et au début du XXe siècle, en Europe et dans le Nouveau Monde. Elle dérive de la pirogue Cajun, utilisée par les Français de Louisiane et fut peu à peu détrônée par le canoë kayak.

 

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Partie de bateau dit aussi Canotier au chapeau haut de forme, 1875-1878, collection particulière.

 

Ce célébrissime tableau, peint à Yerres, fut qualifié en son temps de « fantaisie ultra-naturaliste » ce qui se voulait très péjoratif. Le modèle est inconnu. Un homme en tenue de ville capte l'attention du spectateur. La vigueur du mouvement est hautement perceptible. La composition est très originale et moderne : le champ de vision n'accueille qu'une partie du corps du personnage dont le regard, détourné de celui du spectateur, effleure le vague de l'atmosphère... Avec cette oeuvre profondément personnelle, Caillebotte a rompu avec toutes les conventions de l'art ce qui lui fut intensément reproché.

 

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Le parc à Yerres, 1877.

 

Chaque fois que je me promène avec Christophe dans les allées et les petits coins secrets du parc entourant la demeure (Yerres se situe sur notre ligne de RER, la ligne D), j'imagine l'artiste arpentant les lieux avec ses toiles et ses pinceaux à la main... C'est un endroit que nous aimons beaucoup !

 

Depuis LE CASIN, on aperçoit l'ORANGERIE, bâtiment néo-classique dont la façade principale est orientée plein sud afin de recueillir un maximum de lumière et de chaleur solaires.

 

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A l'époque de Gustave Caillebotte, elle abritait non seulement des orangers, des citronniers, des grenadiers et des mandariniers mais aussi de superbes collections d'orchidées qui ne sont plus visibles aujourd'hui.

 

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Joliment restauré, le bâtiment dévoile ses fins ornements : une nymphe gracieuse et une séduisante Vénus assise sur un dauphin fantastique.

 

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Des œuvres contemporaines ont été installées à différents endroits du parc et notamment à côté de l'Orangerie. Petit florilège...

 

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Voici « Le Grand Assis » de Denis Monfleur.

 

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Cette œuvre de 2013 a été sculptée dans de la lave de Chambois, un granit gris, aux reflets argentés, extrait des carrières volcaniques du Puy de Dôme.

 

Né en 1962, Denis Monfleur est un amoureux des matières dures comme le granit et le basalte. Armé de puissantes scies à diamants, il aime s'attaquer à des blocs massifs et leur donner vie en y insufflant « l'animé », visualisation de ses possibilités d'artiste. Il est le créateur de formes énigmatiques qui évoquent des idoles gardiennes de l'énergie spirituelle de l'Humanité.

 

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Sur la pelouse qui mène à l'Orangerie, se dressent des formes mystérieuses... celles de la Suite musicale d'Alain Kirili, oeuvre de fer conçue en 2014.

 

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Né en 1946, Alain Kirili est l'un des grands noms de la sculpture contemporaine. Inspiré par la calligraphie coréenne, l'écriture hébraïque et passionné par ce qu'il appelle « les mots de l'inconscient », il est devenu l'auteur d'un étrange alphabet scriptural. Le Président Georges Pompidou était un grand admirateur de son œuvre.

 

 

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Depuis la terrasse de l'Orangerie, la vue sur le Casin est magnifique et quelques pas suffisent pour découvrir un bronze d'Antoine Bourdelle (1861-1929), sculpteur incontournable de la 2e moitié du XIXe et des premières décennies du XXe siècle.

 

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Grand guerrier avec jambe, 1893-1902 : une œuvre prêtée par le Musée Bourdelle à Paris.

 

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Ami et collaborateur d'Auguste Rodin pendant près de quinze ans, sans pour autant céder à ce que certains appelaient « l'emprise du maître », Bourdelle défendit, tout au long de sa vie, son droit à l'indépendance et à l'originalité. Grand amoureux des mythes, il appréciait le lyrisme mais il aimait aussi simplifier les formes et faire dialoguer les pleins et les vides, de façon très personnelle.

 

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En « quittant » la statue de Bourdelle et en revenant vers le Casin, on découvre le CHALET SUISSE, beau bâtiment de bois agrémenté d'élégantes découpures. Utilisé comme laiterie, à l'époque de Gustave Caillebotte, il accueille un restaurant gastronomique : celui du chef Philippe Detourbe.

 

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Vue sur le Casin, le Chalet Suisse et l'entrée principale de la propriété.

 

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Je vous donne rendez-vous dans quelques jours pour découvrir d'autres aspects du parc. En attendant, merci de votre fidélité et gros bisous !

Plume

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