Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

riviere

Publié le par maplumefee
Publié dans : #bierstadt, #coucher, #jpg, #riviere, #soleil

 

Image001.jpg

 

Image002.jpg

 

En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

Le thème des 4 et 11 Juillet proposé par Fardoise est « Et au milieu coule une rivière... »

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

 

Merci à Fardoise et à Lilou

 

Image003.jpg

 

Pour la suite de cette aventure esthétique sur le thème des Rivières, j'ai choisi de musarder à travers la magie de deux toiles signées Albert Bierstadt (1830-1902) : « Coucher de Soleil sur la Rivière » et « Coucher de Soleil, Cerf et Rivière ». Cet artiste était un amoureux inconditionnel des paysages de l'Ouest des États-Unis.

 

Peintre américain d'origine Rhénane, il appartenait à l'Hudson River School, mouvement artistique caractérisé par sa vision Romantique de l'art, fondée sur la passion des grands espaces et des merveilles naturelles, comme les Montagnes Rocheuses, le tout sublimé par un travail très approfondi, quasi mystique, sur la lumière.

 

Image004.jpg

Coucher de Soleil sur la Rivière, détail 1

 

Les pigments de l’œuvre sont des sucres enchantés, des caramels luxuriants dont la splendeur crépite entre ciel et terre. Le soleil fond dans le ciel, ardent et vénérable... Il enchante les regards de ceux qui se promènent en cet écrin de Nature.

Image005.jpg

Coucher de Soleil sur la Rivière, détail 2

 

Image006.jpg

Coucher de Soleil sur la Rivière, détail 3

 

L'Hudson River School a attiré des artistes fascinés par une infinité de couleurs et de formes. Des artistes voyageurs qui célébraient la Beauté telle que peuvent l'offrir les éléments naturels. A travers une myriade de matières colorées, ils honoraient les Saisons et leurs nuances de pierres précieuses.

 

Image007.jpg

Coucher de Soleil, Cerf et Rivière détail 1

 

Quand fusionnent le ciel et la rivière... Émulsion de matières...

 

Image008.jpg

Coucher de Soleil, Cerf et Rivière détail 2

 

Albert Bierstadt a peint de véritables merveilles ! Son talent s'est lové dans les paysages des Montagnes Rocheuses qu'il a explorées tout au long de sa vie. Il a peint les variations de l'atmosphère, les mouvements subtils et complexes de l'eau et de l'air, les curiosités minérales... Il aimait beaucoup le comté d'Oneida, l'un des 62 comtés de l'État de New York.

 

Dans sa jeunesse, il avait étudié la peinture au sein de l’École de Düsseldorf qui magnifiait le Paysage et ses possibilités Romantiques. Il fut professeur de dessin, explorant le continent européen dont il apprécia les charmes mais l'Amérique fut sa terre de prédilection. Il aima des villes comme San Francisco et New York mais il fut toujours attiré, de manière irrépressible, par la Nature. Il multiplia donc les expéditions dans les territoires sauvages et grandioses avec des peintres, des géomètres, des arpenteurs. Il sillonna aussi les grands espaces canadiens.

 

Il laissa son empreinte dans le paysage des États-Unis avec des lieux comme le Mont Evans, dans le Colorado, une montagne de 4347 mètres qui fut renommée, en guise d'hommage, Mont Bierstadt. Ce sommet devint quelques temps plus tard le Mont Rosalie.

 

Image009.jpg

 

Albert Bierstadt vécut une vie riche et aventureuse. Il connut aussi des drames, essayant d'apaiser les souffrances de son épouse, tuberculeuse. Il s'enfonça dans la solitude après la mort de celle qui éclairait ses jours, continuant à peindre la Nature mais en 1882, un incendie détruisit son atelier situé dans la banlieue de New York. Il perdit plusieurs de ses œuvres mais heureusement, il put sauver des toiles magnifiques, aujourd'hui visibles dans les grands musées américains.

 

Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi une rivière tissée de charmes féminins, réalisée par l'artiste Paul Émile Chabas (1869-1937) :

 

Image010.jpg

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/07/le-tableau-du-samedi-paul-chabas-naiade-dans-la-riviere.html

 

Belles pensées pour vous, chers Aminautes, je vous souhaite de très belles journées d'été, en faisant bien attention à vous...

Plume

Voir les commentaires

Publié le par maplumefee
Publié dans : #caillebotte, #hiere, #jpg, #riviere, #yerres

 

Image001.jpg

 

Avec une promenade dans la Propriété Caillebotte...

 

Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

 

Image002.jpg

 

Pour ce mardi, j'ai songé à deux poèmes, lus lors d'une promenade à Yerres où, comme je l'ai exprimé, j'aime beaucoup aller. Poèmes en résonance avec le thème du Tableau de Samedi dernier consacré aux rivières. Une passerelle d'inspiration, cette semaine, entre le mardi et le samedi.

 

Ces poèmes sont issus du programme des Francopoésies d'Yerres de 2003.

 

Claude Albarède, poète contemporain Yerrois, Riv'Yerres

 

« Comme une langue sans fin

entre ses rives

Comme de la poésie

entre deux lèvres

Elle coule de source

 

C'est quoi couler de source ?

sinon aller son chant

d'un arbre à l'autre

 

D'un mot à l'autre

Aller son rêve... »

 

Claude Albarède

 

 

Jean-François Ducis (1733-1816), poète, dramaturge, écrivain spécialiste de Shakespeare, A la rivière d'Hière...

 

« Sur tes rives, charmante Hière

Vois sans trouble ainsi que tes flots

Couler les jours d'un solitaire

Qui te demande le repos

Que ce champ de ton eau féconde

Soit pour moi les bornes du monde,

Soit pour moi l'univers entier,

Que mon esprit jamais ne songe

Qu'à ce saule, à ce peuplier

Qui couvre ton eau vagabonde !

Assez ton bord hospitalier

De grâce et de fraîcheur abonde

Ah! S'il se peut, prête à ton onde

La vertu de faire oublier. »

 

Jean-François Ducis a chanté l'Yerres/Hière à travers d'autres vers...

 

« Bords de l'Hière, aimés de Flore,

Vous m'attirez ; je viens vers vous.

Les vents ont quitté leur courroux ;

Les bourgeons sont tout près d'éclore ;

Le ciel sourit, l'air est plus doux ;

Le tendre rossignol, pour nous,

Va donc bientôt chanter encore. »

 

Image003.jpg

 

L'Yerres, entité miroitante, indissociable de la vie des lieux, irrigue les différents chemins de la propriété Caillebotte, comme je prenais grand plaisir à vous le dire samedi. Puissance esthétique et matricielle, dans le regard des peintres, elle est un territoire de loisirs où règne une élégante sociabilité. Les œuvres de Gustave Caillebotte témoignent de l'attraction exercée par sa présence.

 

Image004.jpg

 

Image005.jpg

 

Image006.jpg

 

Image007.jpg

 

Image008.jpg

 

 

Les bords de l'Yerres sont indissociables des charmes de la propriété Caillebotte où des « fabriques », séduisants petits édifices, constructions pittoresques évoquant l'architecture en vogue dans plusieurs pays, se dressent parmi la végétation.

 

Pagodes, kiosques, pyramides, temples, tourelles, colonnes, ponts miniatures, chaumières... se sont ainsi multipliés, aux XVIIe et XVIIIe siècle, un peu partout en Europe, dans de nombreux parcs et jardins. Les fabriques ont été créées en Angleterre vers les années 1750, « adoptées » dans la foulée en Allemagne et en Suède et très appréciées en France surtout à partir des années 1770. Elles symbolisent les étapes d'un voyage à travers les beautés du monde mais aussi les différents aspects d'un voyage intérieur.

 

Florilège de plaisirs architecturaux...

 

Image009.jpg

 

Le KIOSQUE ORIENTAL et la GLACIÈRE : deux fabriques qui n'en forment qu'une...

 

Image010.jpg

 

Le Kiosque, belvédère de conception romantique, offrait jadis au visiteur la possibilité de considérer le paysage à partir d'un « nouveau » point de vue. Il est agrémenté d'un décor de style oriental : les panneaux sont encadrés de faux bambous et décorés de fleurs de lotus qui symbolisent la sagesse. Les vitraux sont ornés ça et là de griffons, en référence au Mont Griffon, point culminant d'Yerres (115 mètres) qui se situe dans l'axe visuel de l'édifice. On n'y accède plus mais ses portes se rouvriront peut-être...

 

Image011.jpg

 

Couverte d'une butte de terre surmontée du kiosque et profonde de sept mètres, la Glacière fut construite, vers 1830. On y entreposait la glace naturelle, entre des couches de paille, afin de conserver les aliments.

 

Sa porte d'accès est encadrée par un « enrochement de meulière » en forme de grotte.

 

Image012.jpg

 

A proximité, se dressent une CHAUMIÈRE dite NORMANDE et une ravissante petite CHAPELLE appelée NOTRE-DAME DU LIERRE.

 

Image013.jpg

 

La Chaumière était la réserve à outils de la propriété. On y entreposait entre autres les objets nécessaires à la récupération de la glace. Ses portes à croisillons de bois sont caractéristiques de l'architecture dite de montagne. Ses murs sont appareillés en pierres de meulière et son toit aux pentes fortement marquées était autrefois couvert de chaume.

 

Image014.jpg

 

Image015.jpg

 

 

Image016.jpg

 

Notre-Dame du Lierre, petite chapelle aux lignes pures, fut consacrée en 1864. Elle fut construite pour Alfred Caillebotte, demi-frère de Gustave, qui était prêtre et son nom est emblématique du charme bucolique de l'endroit.

 

Image017.jpg

 

Elle apparaît comme un ancien lieu de culte lunaire associé à une déesse mère parée de lierre, le « Gort » de la tradition celtique qui signifie « l'embrassement » et elle est liée à la rivière Yerres. Le nom qu'elle porte est le fruit d'un jeu d'écriture.

 

Image018.jpg

 

 

Image019.jpg

 

La promenade se poursuit autour du CASIN, maison de campagne à l'italienne, rythmée par de jolies colonnes, érigé dans les années 1860, à l'initiative de Martial Caillebotte, père de Gustave, sur les vestiges de l'Hôtel de Narelles, manoir Renaissance de Nicolas Budé, le dernier seigneur d'Yerres. Il ne reste de cette construction que des caves voûtées qui ne se visitent pas.

 

Image020.jpg

 Les façades de ce bâtiment aux lignes élégantes et pures ont été réhabilitées de 1997 à 2001.

 

Image021.jpg

Caillebotte, Le Parc à Yerres avec le Casin, 1877.

 

On y admire des frises sculptées qui évoquent des divinités antiques, sans précision particulière.

 

Image022.jpg

 

Le « casin » a engendré le mot « casino » qui signifie littéralement « petite maison » et désigne un lieu de détente situé à l'écart des activités trop intenses de la ville.

 

Image023.jpg

 Un peu plus loin, apparaît L'ORANGERIE, bâtiment néo-classique dont la façade principale est orientée plein sud afin de recueillir un maximum de lumière et de chaleur solaires.

 

A l'époque de Gustave Caillebotte, elle abritait non seulement des orangers, des citronniers, des grenadiers et des mandariniers mais aussi de superbes collections d'orchidées qui ne sont plus visibles aujourd'hui.

 

Image024.jpg

 

Joliment restauré, le bâtiment dévoile ses fins ornements : une nymphe gracieuse et une séduisante Vénus assise sur un dauphin fantastique.

 

Image025.jpg

 

Le CHALET SUISSE, beau bâtiment de bois agrémenté d'élégantes découpures nous montre ses couleurs. Utilisé comme laiterie, à l'époque de Gustave Caillebotte, il a accueilli pendant des années un restaurant gastronomique : celui du chef Philippe Detourbe.

 

Image026.jpg

 

Près du Chalet Suisse, se dresse une statue que j'aime beaucoup :

 Image027.jpg

 

L'ENFANT A L'OIE

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/la-propriete-caillebotte-l-exedre-et-l-enfant-a-l-oie-a130536836

 

Image028.jpg

 

La rivière Yerres nous invite à découvrir de très jolis espaces autour de ses miroitements. Au fil du temps, j'aurais d'autres promenades « en vert » à vous montrer...

 

Merci pour vos messages et votre fidélité, je vous souhaite de très agréables journées d'été !

 

N'oubliez pas de bien vous reposer...

 

Image029.jpg

 

Bien affectueusement...

 

Cendrine

Plume

Voir les commentaires

Articles récents

Hébergé par Eklablog