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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

monet

Publié le par maplumefee
Publié dans : #1874, #auguste, #jpg, #monet, #toulmouche

 

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En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et LilouSoleil.

 

https://lilousoleil.wordpress.com

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com

 

Voici la suite du thème initié samedi dernier, sur une initiative de Fardoise « La Lecture ».

 

Les participations sont sur le blog de LilouSoleil :

 

https://lilousoleil.wordpress.com

 

 

Une jeune femme en dominante de bleu, jolie liseuse vue de dos, se love dans l'espace intime et lumineux d'une bibliothèque... J'aime beaucoup cette œuvre d'Auguste Toulmouche (1829-1890) qui fut l'un des peintres les plus célèbres du Second Empire et se fit connaître en réalisant des portraits mondains d'une élégance très recherchée.

 

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Quand la magie des livres nous happe, on ne peut résister, on dévore les mots, on se laisse emporter par une myriade de sensations et d'émotions qui nous content des vies, réelles ou fantasmagoriques...

 

Originaire de Nantes, Auguste Toulmouche s'intéressa fort jeune à l'art et de croquis en croquis, il fit ses classes chez Charles Gleyre (1806-1874), peintre suisse, grand voyageur qui fut maître d'atelier à l'École des Beaux-Arts de Paris à partir de 1843. Développant sa technique au contact des œuvres orientalistes de Charles Gleyre, enseignant connu pour sa générosité, Auguste Toulmouche devint l'un des membres du Cercle Néo-Grec créé par des artistes de talent comme Jean-Léon Gérôme (1824-1904) Jean-Louis Hamon (1821-1874) et Henri-Pierre Picou(1824-1895), élèves de Paul Delaroche (1797-1856).

 

D'abord « amoureux » de L'Antique, Auguste Toulmouche éprouva peu à peu de la lassitude face à cette vision esthétique grecque qu'il avait plébiscitée et il préféra s'intéresser à son époque : le Second Empire.

 

Il joua un rôle conséquent auprès de Claude Monet (1840-1926) dont il était le cousin par alliance. Sur demande de la tante de Monet, ce fut lui qui accueillit le jeune Claude à Paris. Devenant son protecteur après que Monet ait effectué une année de service militaire en Algérie, en 1862, il le guida à travers ses premières expériences artistiques et lui fit notamment rencontrer le débonnaire, généreux et didactique Charles Gleyre.

 

En dépit des différences de leurs styles, Auguste Toulmouche et Claude Monet développèrent une belle complicité. Chacun trouva ses affinités avec l'art de peindre et Auguste Toulmouche connut un grand succès jusqu'à ce que la vogue Impressionniste ait raison de sa renommée. Au fil de sa carrière, il fut gratifié de récompenses variées et vit plusieurs de ses toiles acquises par des célébrités comme l'Impératrice Eugénie (1826-1920) et la Princesse Mathilde Bonaparte, fille de Jérôme Bonaparte et l'une des plus importantes mécènes sous le Second Empire. Il devint Chevalier de la Légion d'Honneur en 1870.

 

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Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi d'explorer le monde de la Lecture à travers le talent de deux artistes très différents : Valentin Rekunenko, peintre ukrainien né en 1955 et Doris Margaret Shaw (1890-1972) dite Dod Procter...

 

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©Valentin Rekunenko

 

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Dod Procter

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2021/02/le-tableau-du-samedi-valentin-rekunenko-le-monde-bibliotheque-et-dod-procter-dinah-reading.html

 

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Photo trouvée sur Pinterest

 

Merci de votre fidélité... Prenez bien soin de vous, gros bisous...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #artiste, #jpg, #mer, #monet, #peintre

 

 

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 William Henry Margetson (1861-1940), portraitiste et peintre de genre de l'époque victorienne. « Au bord de la mer », 1900.

 

Avec ses mues couleur de ciel et ses lames nacrées, ses songes gris perle, émeraude ou turquoise, ses colères anthracite et ses ombres d'argent, la mer nous invite à accomplir un fascinant voyage poétique, à plonger sans retenue dans ses murmures salés, ses frissons d'outre-monde et ses grondements impétueux...

 

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Claude Monet (1840-1926), « La mer à Pourville », 1882.

 

L'eau exerçait une véritable fascination sur Monet, lui permettant d'égrener à l'infini sa passion pour les fluctuations de la lumière, les humeurs changeantes du ciel et l'ambivalence poétique des formes.

 

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Claude Monet, Coucher de soleil à Pourville, 1882.

 Bleu d'opale impressionniste et force enivrante des éléments...

 

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Sir John Lavery (1856-1941), peintre irlandais, célèbre portraitiste. « Depuis les falaises », 1901.

 

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Sir John Lavery, « Windy Day ».

 

Célébrée par une myriade d'artistes, à la fois crainte et aimée, représentée de manière réaliste ou onirique et souvent personnifiée par de voluptueuses créatures, la mer est un décor insaisissable qui happe nos pensées vagabondes et nous offre sa beauté ambivalente, mystérieuse, enchanteresse... A l'orée de sa splendeur, sous le pinceau des artistes, on récolte une multitude de petits trésors, galets et coquillages nacrés.

 

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 Lord Frederick Leighton (1830-1896), peintre et sculpteur britannique de l'époque victorienne. « Jeunes filles grecques ramassant des galets sur la plage », 1871. Mexico, Collection Pérez Simón.

 

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Beautés classiques, aux drapés d'une remarquable élégance qui flottent dans le vent marin.

 

Très célèbre au Royaume-Uni, Lord Frederick Leighton fut élu en 1878 président de la Royale Académie des Arts. Percevant l'Antiquité Gréco-Romaine comme une sorte d'âge d'or, il idéalisa, dans ses différentes œuvres, ce passé en vogue à son époque.

 

Il fut fait chevalier en 1878, baronnet en 1886 et fut le premier peintre britannique à devenir « pair du royaume », en 1896.

 

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William Henry Margetson (1861-1940), portraitiste et peintre de genre de l'époque victorienne. « Sea hath its pearl » : La mer a sa perle.

 

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William Henry Margetson, un soir d'été.

 

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William Henry Margetson, La fiancée de Poséidon dansant sur la rive.

 

Cheveux au vent, cheminons, de toile en toile, à travers des siècles de paysages et de portraits et laissons affluer nos souvenirs d'enfance au contact de l'écume, de l'eau ou du sable doré...

 

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Edmund Charles Tarbell (1862-1938), impressionniste américain, « La fillette au bateau », 1899.

 

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Edmund Charles Tarbell, « Garçon sur la plage », 1885.

 

Tarbell était membre des Ten American Painters, une association de dix peintres américains du XIXe siècle qui démissionnèrent de la Société des artistes afin de protester contre le mercantilisme de l'art. Ils se détachèrent aussi de l'Académie Nationale d'Esthétique sous l'impulsion de Mary Cassatt, de James Whistler, de Thomas Eakins et de Winslow Homer.

Le groupe des Dix était constitué de : Frederick Childe Hassam, Julian Alden Weir, John Henry Twachtman, Robert Reid, Willard Metcalf, Frank Weston Benson, Edmund Charles Tarbell, Thomas Wilmer Dewing, Joseph DeCamp et Edward Simmons.

 

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Charles Courtney Curran (1861-1942), impressionniste américain, « Enfants sur la plage ».

 

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Edward Henry Potthast (1857-1927), impressionniste américain, « By the beach ».

 

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Edward Henry Potthast, « Liseuses à la plage ».

 

Pour découvrir d'autres œuvres de ce peintre sur mon deuxième blog : La Chimère écarlate, vous pouvez cliquer sur le lien suivant : Edward Henry Potthast, peintre des étés heureux.

 

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« At the beach »

 

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« Le vendeur de ballons », 1910.
(Pour mon amie Vanessa... moi aussi, j'adore les ombres dansantes et bleutées de ce tableau!)

 

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Charles Sims (1873-1928), portraitiste et paysagiste britannique, « By summer seas ».

 

La mer est l'un des sujets de prédilection des peintres impressionnistes qui excellent à saisir ses colères, ses félicités, ses humeurs changeantes. Les couleurs du ciel et de la mer traduisent les mouvements du cœur et de l'atmosphère. Avec le bruit des vagues en filigrane, les artistes nous offrent mille et une variations sur le thème de l'eau, l'évanescence mystérieuse et la nature ambivalente des éléments.

 

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Claude Monet, « Tempête de Belle-Île en mer ». Paris, musée d'Orsay.

 

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Claude Monet, « Étretat, la porte d'Aval », 1885. Musée des Beaux-Arts de Dijon.

 

La mer et le ciel se confondent, absorbant presque toute la ligne d'horizon et l’œuvre vibre, clapote, scintille, attirant le regard vers la palette mouvante des couleurs, à de multiples endroits.

 

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Eugène Boudin (1824-1898), « Marée montante à Deauville ».

 

Celui qu'on appelait « le roi des ciels » aimait décrire les côtes normandes, les caprices des forces océanes et les activités du bord de mer avec d'élégants effets de lumière et de talentueux dégradés de gris et de bleu. Dans ses œuvres, on apprécie la profondeur de champ, l'intensité poétique des éléments et la subtilité du rendu de l'atmosphère.

 

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Eugène Boudin, L'heure du bain à Deauville, 1865.

 

Belle société et chroniques mondaines... L'artiste voyageait beaucoup mais il revenait toujours à Deauville ainsi qu'à Honfleur où il était propriétaire d'une papeterie, lieu de rencontre pour de nombreux artistes.

 

En 1858, il incita Monet à peindre sur le motif et en 1862, il créa une forme particulière de marine, celle des plages de Deauville et de Trouville qui allait devenir une véritable institution. Tout au long de sa vie, il donna libre cours à sa passion pour les « merveilleux nuages » qui dansent et courent au-dessus de la mer.

 

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Eugène Boudin, Marée basse à Étaples, 1886.

 

En 1859, Charles Baudelaire qualifia ses études au pastel de « prodigieuses magies de l'air et de l'eau ». L'artiste voulait « nager en plein ciel » et sa quête de la lumière le poussa à exécuter des centaines d'études de cieux et de nuages, au crayon, au pastel, à l'aquarelle et à l'huile.

 

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Eugène Boudin, Étude de nuages sur un ciel bleu, 1888.

 

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Frederick Childe Hassam (1855 ou 1859-1935), peintre impressionniste américain, membre de la confrérie des Ten que j'évoquais plus haut. « Duck island from Appledore » (L'île aux canards à Appledore).

 

Tout au long de sa vie, Childe Hassam a oscillé entre deux pôles d'attraction : les États-Unis et la France. Grand admirateur de l’œuvre de Claude Monet, il étudia l'art à Boston puis à Paris, à l'Académie Julian, entre 1886 à 1889 où il fut influencé par les travaux des maîtres Louis Boulanger et Jules Joseph Lefebvre.

 

Il aimait la peinture à l'huile mais il appréciait aussi beaucoup l'aquarelle et en 1897, il fonda en compagnie d'autres artistes le New York Water Color Club, (club d'aquarellistes réputé). Il devint ensuite l'un des membres fondateurs du fameux Groupe des Ten.

 

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Frederick Childe Hassam, « Appledore, The South Ledges » (Les corniches du sud).

 

Il a peint très souvent la mer et les rochers mais aussi l'atmosphère de New York au début du XXe siècle. Il a d'ailleurs fait l'acquisition d'une propriété à Long Island, en 1919.

 

La série "Appledore" représente des paysages côtiers très lumineux et pleins de magnificence. La puissance de la Nature y est exaltée.

 

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Frederick Childe Hassam, « Seaweed and Surf, Appledore » (Les algues et le surf).

 

Artiste très prolifique, il s'est aussi rendu célèbre en peignant une série de 22 tableaux montrant des drapeaux. Cette série fut perçue comme un hommage à Claude Monet.

 

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Jean-Louis Forain (1852-1931), peintre de mœurs et caricaturiste de la Belle Époque, « La plage à Trouville ».

 

Cet artiste acquit la notoriété en publiant, dans des journaux comme Le Figaro, Le Courrier français, Le New York Herald ou Le Rire, des dessins satiriques qui dénonçaient les travers et les égoïsmes de la bourgeoisie de son temps.

 

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 Joaquin Sorolla y Batisda (1863-1923), peintre impressionniste et luministe espagnol, « Femmes au bord de la mer », 1909. Musée Sorolla à Madrid.

 

 

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John William Godward (1861-1922), peintre anglais néoclassique et d'inspiration préraphaélite. Nérissa, 1906.

 

Le thème de la mer permit également aux artistes de mettre en scène des beautés nues, alanguies sur le sable ou chevauchant les forces aquatiques.

 

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Guillaume Seignac (1870-1924), peintre académique, représentant de l'École d'Écouen (je ne développe pas car j'ai prévu un article à ce sujet...), Nymphe des eaux, 1908.

 

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Guillaume Seignac, La Vague, 1908.

 

Voluptueuses personnifications de l'eau matricielle et avatars d'Amphitrite, déesse des flots et parèdre de Neptune, le seigneur des océans.

 

Les lignes serpentines des corps évoquent le flux et le reflux, les enroulements fertiles des vagues, l'intensité des mouvements de l'eau où s'incarnent l'Amour et la Vie.

 

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Paul Albert Laurens (1870-1934), peintre académique, portraitiste et enseignant dans les meilleures académies d'art de Paris. Les baigneuses, 1903.

 

Peintures considérées en leur temps comme profondément indécentes. Classées comme érotiques, elles furent très recherchées « sous le manteau » et installées, dans des cabinets de curiosités bien dissimulés, pour le plaisir de leurs propriétaires...

 

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Paul Albert Laurens, Les baigneuses, seconde version.

 

En vous souhaitant de belles rêveries artistiques à l'orée du mois de septembre, je vous adresse mes pensées d'amitié et de gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #guillaume, #lumiere, #monet, #renoir, #vers

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Portrait de deux fillettes, 1890-1892, par Auguste Renoir.


Je vous invite à découvrir, dans le majestueux écrin de l'Orangerie des Tuileries, un florilège d'oeuvres exceptionnelles. Les personnes qui voudraient lire ou relire mon article consacré à l'histoire du bâtiment pourront le retrouver ici: Les Trésors de l'Orangerie, Chapitre Un.


La lumière nous séduit dès que nous pénétrons dans ce bel espace. Elle irradie par les grandes verrières et cisèle avec grâce les murs de la vénérable bâtisse. Nos billets d'entrée dans la main, nous franchissons la passerelle menant aux Nymphéas, dans une atmosphère sereine et recueillie, comme si nous cheminions vers un lieu sacré.


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Le matin, 1920-1926.


Les Nymphéas composent une oeuvre unique en son genre, « offerte » par Claude Monet à la France, le 12 novembre 1918, et installée dans deux vastes salles ovales, d'après une scénographie imaginée par l'artiste.


« Cher et grand ami, je suis à la veille de terminer deux panneaux décoratifs que je veux signer le jour de la victoire, et viens vous demander de les offrir à l'État par votre intermédiaire. » Lettre de Claude Monet à Georges Clémenceau, le 12 novembre 1918.


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Les lieux forment une ellipse majestueuse qui accueille les gigantesques panneaux et trace, de manière panoramique, le signe de l'infini. Il y règne un doux éclairage, diffusé par les verrières zénithales.


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L'acte de donation des Nymphéas à l'État fut signé le 12 avril 1922.


Monet devait livrer les toiles dans un délai de deux ans et, malgré la cataracte dont il souffrait depuis longtemps, il persévéra avec un courage poignant. Hélas, quand les Nymphéas ouvrirent au public, en 1927, l'Impressionnisme avait perdu les faveurs des générations nouvelles.


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Le matin aux saules


De 1920 à 1927, l'architecte Camille Lefèvre effectua des travaux d'aménagement d'après les indications de Monet mais le dispositif de visite initial fut ravagé par un obus tombé dans la deuxième salle, en août 1945, et totalement déstructuré par une rénovation des plus hasardeuses dans les années 1960.


Il fallut attendre l'essor de l'abstraction lyrique et la recréation subtile de l'espace intérieur, dans les années 2000-2006, pour que l'oeuvre retrouve la place qu'elle méritait.


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Les deux saules et Matin clair aux saules.


L'architecte Olivier Brochet a élaboré un espace consacré à la lumière. Le merveilleux jardin de Claude Monet s'offre dans la rondeur d'un espace où règne une intense clarté et le chemin qui y conduit est une passerelle fluide.


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Le Bassin aux Nymphéas, harmonie verte, 1899.


A l'hiver 1893, Monet fit aménager à Giverny, un village situé sur la rive droite de la Seine, aux confins de l'Ile de France et de la Normandie, un jardin d'eau chevauché par un petit pont. L'été suivant, il y cultiva des nymphéas et des iris du Japon. Dans un enchevêtrement d'arbres et d'arbustes, il conçut un monde féerique qui se voulait un « modèle réduit de l'univers ».


Par l'intensité de la couleur et sa touche si particulière, il cherchait à saisir la fugacité d'un moment lumineux. Cueillir l'essence des effets de lumière et leurs variations sur des sujets comme l'eau, les feuilles, les façades ciselées de motifs constituait une expérience enchantée.


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Le Bassin aux Nymphéas, harmonie rose, 1900.


Sa quête des métamorphoses de la lumière s'exprima tout au long de sa vie, à travers les représentations des bords de Seine et des meules de foin, la description onirique des canaux vénitiens, les vues du Parlement de Londres ou de la cathédrale de Rouen.


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Le bateau-atelier, 1874.


Pendant l'été 1872, Monet aménagea un atelier flottant à Argenteuil. Installé dans cette barque cabanée, il étudiait à loisir les petites embarcations et leur reflets mouvants sur l'eau et saisissait la fugacité lumineuse des levers et des couchers de soleil.


Il s'inspira de l'initiative de Charles-François Daubigny (1817-1878), peintre de l'École de Barbizon. Ce précurseur de l'Impressionnisme avait fait construire en 1844, le Bottin, un atelier flottant, pour peindre en toute tranquillité les bords de la Seine et de l'Oise.


En 1989, le chantier naval du Guip, à l'Île-aux-Moines, a reconstruit le bateau-atelier de Monet pour célébrer le 150ème anniversaire de la naissance du peintre.


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Meules de foin à la fin de l'été, effets du matin, 1890.


Monet s'imposa comme le poète des formes voilées et des paysages changeants. Entre l'été 1890 et l'hiver 1891, il peignit les meules de foin qui se trouvaient dans un champ situé près de Giverny. La répétition du motif lui permit de décrire la ronde des effets de lumière et de tisser les variations de l'atmosphère.


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Les Meules, effet de neige, 1890-1891.


A travers cette première série, il expérimenta les cadrages et les impressions colorées.


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Vue de Venise, 1908.


Fasciné par les mystères et les merveilles de la Sérénissime, Monet réalisa de nombreuses vues de la lagune et des monuments qui s'y reflétaient. Il aimait s'installer dans une gondole et peindre au fil de l'eau les métamorphoses de la pierre, de la lumière et du ciel.


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Le Parlement de Londres, 1904,
reconstruit en 1834 par Sir Charles Barry et Auguste Pugin
après la destruction de l'ancien palais de Westminster.


Pendant ses séjours londoniens, Monet fut fasciné par la Tamise, ciselée de miroitements qui s'imprégnaient des couleurs des saisons et se modifiaient au gré des heures du jour et de la nuit. Depuis la fenêtre de sa chambre de l'hôtel Savoy, il fit de la lumière son sujet principal, retravaillant ensuite ses toiles dans son atelier de Giverny.


La silhouette fantasmagorique du Parlement domine les mystérieux reflets qui déferlent sur la Tamise et Monet saisit l'harmonie vaporeuse du paysage urbain dans la brume. A force de capter l'instantané, les contours du sujet ne cessent d'évoluer et le regard du peintre aussi.


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La cathédrale de Rouen, portail, temps gris,


De 1892 à 1893, Monet peignit une série de trente tableaux qui représentaient des vues de la cathédrale Notre-Dame de Rouen. Il suivait le rythme des heures du jour, du bleu matinal ombré de brouillard aux feux mordorés du crépuscule.


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La cathédrale de Rouen, le portail et la tour Saint-Romain,
plein soleil, harmonie bleue et or
, 1894.


Ses travaux sur les vibrations de la lumière et la magie atmosphérique culminèrent avec les Nymphéas.


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Reflets d'arbres


La série se décline en presque trois cents toiles qui dessinent un fabuleux réceptacle de vie, de formes et de couleurs, au gré des heures diurnes et des saisons. Monet les peignit à la lumière naturelle, dans un immense atelier, conçu pour la circonstance, à Giverny.


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Le grand atelier construit pour les Nymphéas.
(Photo trouvée dans les archives du musée de l'Orangerie).


Monet y installait ses toiles sur de puissants châssis dressés au ras du sol. Pour donner un côté miroitant à ses pigments, il les broyait avec de l'huile de lin et, chaque fois qu'il passait une couche de couleur sur la toile, il diminuait la quantité de liant afin que les pigments remontent davantage à la surface.


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La course des nuages


Le regard du spectateur est attiré vers une transmutation mystérieuse. Le secret friselis de l'eau fait naître un langage chromatique merveilleux et basculer la réalité dans un monde onirique.


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Ce paysage d'eau où frissonnent les nymphéas, les reflets d'arbres, les branches de saules entrelacées, les fragments de ciel et de nuages, se déploie comme une farandole de songes emmêlés...


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Les couleurs poudrées voltigent dans la lumière de l'aube ou du couchant,
imprégnées du chant de l'eau et du bruissement de l'air dans les fleurs et les feuillages.


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Les Nymphéas semblent s'inscrire dans un vaste cycle cosmique où les éléments se chevauchent. Toute conception classique du paysage est balayée par Monet qui explore les infinies possibilités de la lumière et de la couleur sur les surfaces mouvantes. L'étang devient, au fil des reflets et des ombres, un miroir aux émotions.


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Le matin clair aux saules.


De près, le regard est saisi par l'épaisseur et la virtuosité de la matière picturale mais dès que l'on prend du champ, les touches colorées recomposent l'image d'une nappe d'eau sans contours ni horizon.


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Monet s'inspira des travaux du chimiste Michel-Eugène Chevreul (1786-1889) sur la perception des couleurs. Par la division des touches et la juxtaposition des couleurs complémentaires, comme le jaune et le violet, l'espace se modifie.


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Le jardin est une entité vivante où la vie tisse ses mystères. Ses perspectives se renouvèlent, au rythme des saisons et des heures du jour. Les fleurs, les plantes, les rochers, la lumière et les ombres fusionnent dans une palette de formes fluides. Nymphéas, nuages, reflets, écorces et frondaisons dessinent un paysage enchanté, un monde intime où s'aventure le spectateur.


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Soleil couchant


Dans le contexte de la Première Guerre Mondiale, les Nymphéas représentaient un message de paix et de rêverie universelles. Loin du monde ravagé par la violence, l'homme pouvait prendre conscience d'évoluer dans une nature où chaque élément se fond dans le creuset des forces primitives.


Après cette promenade enchantée, retraversons la passerelle et descendons vers une extension de l'Orangerie, creusée, lors des travaux des années 2000-2006, sous le jardin des Tuileries. Nous allons y découvrir la prestigieuse collection Jean Walter et Paul Guillaume.


A l'entresol, la Librairie-Boutique de la Réunion des Musées Nationaux propose un vaste choix de cartes postales et d'ouvrages d'art, d'accessoires de papeterie et d'objets de décoration, un choix d'idées intéressantes pour de jolis cadeaux...


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Le buste de Georges Clémenceau nous accueille. Sculpté par Auguste Rodin (1840-1917), il nous rappelle le rôle essentiel joué par le Père la Victoire (1841-1929) auprès de Claude Monet quand celui-ci peignait les Nymphéas.


La Collection Jean Walter et Paul Guillaume


Elle désigne un ensemble de 144 oeuvres et rend hommage au marchand et collectionneur d'art Paul Guillaume (1891-1934).


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Paul Guillaume, Novo Pilota, 1915, par Amedeo Modigliani (1884-1920).


A cette époque, Paul Guillaume fut l'un des premiers à croire au talent de Modigliani. Une forte amitié unit les deux hommes jusqu'à la mort de l'artiste.


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Paul Guillaume, vers 1919-1920, par André Derain (1880-1954).


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Paul Guillaume, 1930, par Kees Van Dongen (1877-1968). Ce portraitiste mondain, précurseur du Fauvisme, était apprécié pour sa peinture élégante et raffinée qui faisait jaillir l'émotion par les mouvements de la couleur.


Paul Guillaume était employé dans un garage automobile quand il découvrit des sculptures africaines dans une cargaison de caoutchouc. Doté d'un tempérament audacieux, il les exposa dans la vitrine et ce décor atypique attira l'attention de Guillaume Apollinaire, le maître de la poésie moderne.


Suite à cette rencontre déterminante, Paul Guillaume devint courtier en art et en février 1914, il ouvrit une petite galerie au 6, rue de Miromesnil. En 1917, il s'installa dans une galerie plus cossue, rue du Faubourg Saint-Honoré et en 1921, il s'implanta dans la rue La Boétie, l'épicentre du quartier des plus fameux marchands.


Soutenu par son épouse Juliette Lacaze, alias Domenica, il devint l'un des plus célèbres marchands d'art de son époque et l'émanation d'un type inédit de collectionneur apparu à la fin du XIXe siècle, le marchand-collectionneur.


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Portrait de Domenica, 1924, par Marie Laurencin (1883-1956).


Les douces harmonies de gris et de rose se fondent dans un univers suave, emblématique du style de cette grande portraitiste.


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Portrait de Madame Paul Guillaume au grand chapeau,
vers 1928-1929, par André Derain.


Une belle gamme de tons chauds (beiges, ocres et bruns rouges) amplifie l'élégance du sujet.


Après la mort de Paul Guillaume, Domenica épousa un ami du couple, l'architecte et industriel Jean Walter. Elle compléta et modifia la collection avant de la céder à l'État en 1960.


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Vers 1930, Paul Guillaume possédait un appartement, au 22, avenue Foch, où il exposait des tableaux prestigieux, comme en témoignent ces maquettes qui représentent le bureau et la salle à manger.


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Le bureau


On y aperçoit des objets africains et des sculptures signées Picasso et Modigliani...


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L'Arlequin à la guitare d'André Derain, 1924, y figure en bonne place.


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La salle à manger


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Jusqu'à la fin de sa vie, Paul Guillaume fut un mécène particulièrement actif pour le peintre André Derain dont il admirait la réflexion esthétique et le sens aigu de la composition, entre simplification du dessin et force de l'expression.


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L'Âge d'Or, vers 1938-1946.


Derain élaborait des décors de théâtre et des cartons de tapisseries mais ce mystérieux Âge d'Or est la plus monumentale de ses créations. Il témoigne de ses nombreuses inspirations: les tapisseries du XVIIe siècle appelées « verdures », les représentations héraldiques de grands fauves, l'imagerie d'Épinal, les gravures de style « primitif » comme le chasseur d'Afrique où figurait un grand lion, les personnages du Douanier Rousseau...


Avec de grands aplats de couleurs, jaillit un monde archaïque merveilleux où les hommes et les animaux vivent en toute sérénité. Le peintre utilise la technique du marouflage (elle consiste à à fixer du papier ou de la toile sur un support rigide: toile plus solide, bois, pan de mur avec une colle forte qui durcit en séchant).


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Le reste de la collection se déploie dans plusieurs galeries baignées par une douce lumière, où contemplation et imagination s'entrelacent...


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Argenteuil, 1875, par Claude Monet.


En décembre 1871, Monet s'installa au nord ouest de Paris, avec sa famille. Située sur un des méandres de la Seine, Argenteuil avait été choisie pour accueillir les compétitions internationales de voile pendant l'Exposition Internationale de 1867. Ses célèbres régates et la douceur de vivre qui lui était associée attiraient de nombreux plaisanciers.


Auguste Renoir, Alfred Sisley, Gustave Caillebotte et leur aîné Édouard Manet y retrouvèrent Monet qui peignit, aux alentours de 1875, une série de vues de voiliers au mouillage.


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Le regard du spectateur est attiré vers les coques rouge vermillon qui « éclatent » parmi les nuances bleutées de l'eau et du ciel et le vert de la végétation aquatique, rehaussé par quelques touches blanches et outremer.


Auguste Renoir: les charmes de la Période Nacrée, 1889-1919.


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Bouquet de tulipes, vers 1905-1910.


« Je peins pour peindre la joie de la couleur... »


Dans sa période dite « nacrée », Auguste Renoir (1841-1919) peignit le bonheur des instants privilégiés, les douceurs de l'enfance, la beauté épanouie et la féminité triomphante. Face à la tendance à l'abstraction qui s'amplifiait, ses grands nus régénérèrent une veine souple, classique et sensuelle.


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Baigneuse aux cheveux longs (vers 1895-1896).


Grâce à une palette de couleurs lumineuses et d'ombres légères, l'artiste emporte le regard dans un fondu voluptueux.


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Les chairs rosées fascinaient Renoir. Il passait de longs moments à contempler les roses, à la bonne saison, et conjuguait les tons des chairs féminines et la nacre vibrante et rosée des coquillages et des fleurs.


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Baigneuse assise s'essuyant une jambe, vers 1914.


La poésie des ombres bleues légères caresse les contours fugitifs et soyeux des tissus et des chairs. Sa période « nacrée » est l'expression de cette délicatesse picturale, fondée sur la rencontre entre volupté, formes pleines, ondulations de la lumière...


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Femme à la lettre, vers 1890.


Dans ce tableau ravissant, Renoir dévoile son admiration pour la peinture française du XVIIIe siècle. Le sujet et la touche, le cadrage resserré et la neutralité du fond évoquent les figures de fantaisie de Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), saisies dans une activité artistique (lecture, musique, écriture).


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La Liseuse, 1770.


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Nature morte aux pêches, vers 1881-1882.


Dans ses natures mortes, Renoir exprime le volume et la texture uniquement par le biais de la couleur.


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Pommes et poires, 1890-1895.


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Jeunes filles au piano, vers 1892.


Cette huile sur toile est l'un des fleurons de la collection Jean Walter et Paul Guillaume. Elle marque un tournant dans l'oeuvre de Renoir car elle appartient à une série de tableaux qui lui valurent la reconnaissance des instances officielles. Commande de l'État certes mais surtout instantané délicieux d'un moment de bonheur.


Le peintre nous plonge dans un intérieur bourgeois à l'ambiance feutrée où sa touche ondulante traduit une douce mélodie. Deux jeunes filles absorbées dans leur passion musicale, entre joie et songe, sont emportées par une envolée de notes suaves. L'une ferme à demi les yeux et l'autre déchiffre la partition avec gourmandise.


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Renoir nous invite à caresser les étoffes, à suivre la lumière qui ruisselle sur les rubans, les chevelures et les courbes des visages.


Il interprète d'une manière très personnelle le thème de la musique, fréquemment illustré dans la peinture du XVIIe siècle. Il transcrit l'émotion à travers le traitement du piano qui s'appuie sur un fond doux et mouvant, comme s'il s'agissait d'un paysage dans la brume.


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Portrait de deux fillettes, 1890-1892.


Nous retrouvons les mêmes modèles que pour les Jeunes filles au piano et des tonalités ressemblantes dans le traitement pictural, un ruban similaire dans la chevelure blonde et une robe quasiment identique pour la jeune fille brune qui arbore un chapeau de paille.


Dans ce doux moment d'intimité mis en scène, Renoir exalte la beauté des chevelures et la coquetterie suave émanant de la fin de l'enfance (rubans, beaux tissus des robes...).


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La Lecture, 1890.


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Claude Renoir jouant, vers 1905.


Renoir peint l'enfance avec la tendresse d'un père et le regard de l'homme qui se tourne vers un délicieux « âge d'or », pétri de rêves et de fantastiques royaumes.


Ces toiles délicates ne reflètent pas le drame qui touchait l'artiste: de terribles crises d'arthrose déformant ses mains et lui provoquant d'atroces douleurs...


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Claude Renoir en clown, 1909.


Claude Renoir est son troisième et dernier enfant, né en 1901. Nous le retrouvons ici plus âgé, arborant un costume rouge de clown et un petit chapeau noir, devant deux grandes colonnes de marbre. Éloigné de la spontanéité de ses jeux, il n'appréciait pas particulièrement de prendre la pose pour satisfaire aux volontés de son père. Il dira, des années plus tard, que ses bas blancs le démangeaient et qu'il était bien difficile de rester immobile.


Dans ce tableau monumental, Renoir exprime son attirance pour les jeux de lumière à la surface des tissus, les étoffes chatoyantes et l'art du déguisement. Il rend un hommage de fantaisie aux jeunes princes et aux infantes représentés par Diego Vélasquez (1599-1660), peintre du Siècle d'Or espagnol, et aux portraits de cour d'Antoine Van Dyck (1599-1641).


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Fraises, vers 1905.


A l'instar de Renoir, mais d'une autre manière, Paul Cézanne (1839-1906) s'imposa comme une figure tutélaire du « classicisme moderne » des années vingt en accordant à la forme et à la construction des paysages et des figures une importance majeure.


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Nature morte, poire et pommes vertes, vers 1873.


« Tout dans la nature se modèle selon la sphère, le cône et le cylindre. Il faut apprendre à peindre des figures simples, on pourra ensuite faire ce qu'on voudra. » Cézanne.


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Dans le parc de Château Noir, 1898-1900.


L'oeuvre nous attire dans un mystérieux paysage où aucun sentier ne semble exister. Le regard hésite entre le vide et l'impressionnante paroi rocheuse, dressée à gauche de l'image comme un rempart.


Le volume est suscité par des facettes de couleur qui traduisent l'attachement du peintre pour la lumière et les âpres terres de Provence.


Dans ces mondes où chante le silence et par des cadrages insolites, Cézanne décompose les formes en une profusion de traits et de taches vibrantes où la couleur éclate avec lyrisme et modernité.


« La Nature pour nous hommes est plus en profondeur qu'en surface, d'où la nécessité d'introduire dans nos vibrations de lumière, représentées par les rouges et les jaunes, une somme suffisante de bleutés, pour faire sentir l'air. »


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Dans le parc de Château Noir, 1898-1900 et Le Rocher rouge, 1895.


Après le Fauvisme (1905-1906) et la Guerre, les peintres se tournèrent vers le volume et la perspective. Ainsi, dans les années 1920 et 1930, fleurirent les figures monumentales d'André Derain et de Pablo Picasso qui avait anticipé le phénomène dès les premières années du XXe siècle.


L'influence de l'art antique se manifeste dans le Nu à la cruche de Derain et l'Étreinte de Picasso.


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Le nu à la cruche, 1925.


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L'Étreinte, 1903.


Un homme et une jeune femme enceinte s'enlacent devant leur lit. Nous contemplons une des compositions de la Période Bleue de Picasso.


Bleue car en 1901, disparut l'un des plus chers amis de l'artiste: le peintre barcelonais Carles Casagemas. De retour à Paris, Picasso s’installa dans l’atelier du défunt et exprima sa tristesse par de grandes coulées de lumière froide et une palette où dominaient les bleus.


L'Étreinte met en scène deux amants confrontés aux difficultés de l'existence mais le vertige bleu qui les entoure est mêlé de notes rose pâle.


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Odalisque à la culotte rouge, 1924-1925.


A partir de 1918, les odalisques d'Henri Matisse (1869-1954) évoquent l'orientalisme de maîtres de la peinture comme Ingres, Delacroix et Renoir.


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Odalisque bleue ou l'Esclave blanche, 1921-1923.


Dans les années vingt, « avant garde » et « tradition » se réconcilièrent. Le corps féminin redevint la référence et les oeuvres des principaux artistes exaltèrent la beauté féminine dans sa plus pure volupté.


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Le beau modèle, 1923, par André Derain


En 1915, le poète Guillaume Apollinaire recommanda à Paul Guillaume différents peintres dont le « Douanier » Rousseau, Marie Laurencin et Amedeo Modigliani. Un courant primitiviste vit le jour, inspiré par un désir de se rapprocher d'une simplification « sacrée » du dessin et par l'engouement pour les sculptures africaines découvertes vers 1905 par Derain et Matisse.


Les doux sortilèges de Marie Laurencin


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Danseuses espagnoles, vers 1919.


Celle qui devint, dans les années vingt, la portraitiste du tout Paris nous livre son interprétation du Cubisme avec des figures mêlant tracé délicat, pointes et brisures. La musique du songe émane des visages de ses héroïnes.


Marie Laurencin naquit à Paris le 31 octobre 1883. Ses premières oeuvres furent influencées par les figures gracieuses des maîtres italiens et par le symbolisme où elle puisa une touche évanescente et mystérieuse.


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Brillante et décidée à marquer de son empreinte le monde artistique de son époque, elle entra en 1904 à l'Académie Humbert où elle rencontra Georges Braque (1882-1963).


Charmé par son talent, le pape du Cubisme l'introduisit auprès des artistes du Bateau-Lavoir, une vieille bâtisse de Montmartre qu'il partageait avec Picasso et de nombreux peintres, des comédiens et des poètes.


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Apollinaire et ses amis, 1909.


En 1907, au Salon des Indépendants où elle exposa pour la première fois, Marie fit la connaissance de Wilhem de Kostrowitsky, alias Guillaume Apollinaire (1880-1918) et vécut avec lui une passion dévorante.


"Mon destin, ô Marie, est de vivre à vos pieds en redisant sans cesse ô combien je vous aime".


Devenue sa muse et son égérie, elle posa à ses côtés pour une toile du Douanier Rousseau intitulée La Muse et son Poète.


Accusée de ne pas être ressemblante, l'oeuvre fut très critiquée mais Apollinaire objecta:"Si je ne suis pas ressemblant comment m'avez vous reconnu?".


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La Muse et son Poète par le Douanier Rousseau.


Ils se séparèrent en 1912 mais la mort d'Apollinaire, victime en 1918 de l'épidémie de grippe espagnole, plongea la jeune femme dans un profond chagrin.


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Femmes au chien, 1923.


Avec Berthe Morisot (1841-1895), Marie Laurencin est une preuve de cette marge exquise où se meuvent les femmes autour du travail des hommes. Tandis que Matisse, Picasso, Braque, Apollinaire, Max Jacob, créaient un monde, Marie les accompagnait et mettait en liberté une foule de jeunes filles qui relèvent des Demoiselles d'Avignon de Picasso et des Petites Filles Modèles de Madame de Ségur-Rostopchine. Ces jeunes filles aux visages triangulaires de plâtre et de clair de lune, tenant des éventails pareils aux jalousies, regardant s'ébattre et se cabrer des chiens qui pourraient être biches ou licornes ou n'importe quel animal de fable". Jean Cocteau (1889-1963).


Dans ce milieu profondément masculin, Marie, baptisée « Dame du Cubisme » apporta un vent de féminité et de sensibilité.


Elle façonna un style empreint de douceur, élabora une palette de couleurs tendres et raffinées et rechercha davantage la nuance que l'expression. A partir de 1910, sa palette offrit de subtiles nuances de rose, de gris, de bleu tendre et de vert turquoise.


« Je n'aimais pas toutes les couleurs. Alors pourquoi me servir de celles que je n'aimais pas? Résolument, je les mis de côté! »


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Les Biches, 1923.


En 1924, pour les Ballets Russes de Serge Diaghilev, elle composa les décors et les costumes du ballet les Biches sur un livret de Jean Cocteau et une musique de Francis Poulenc.


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Portrait de Mademoiselle Coco Chanel, 1923.


Dans le Paris des années vingt, elle devint l'artiste officielle du « milieu mondain ». Ses portraits se vendaient à prix d'or.


Elle illustra de nombreux ouvrages et notamment Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll.


Poétesse, elle écrivit Le Carnet des Nuits, publié en 1942, dans lequel elle relate sa jeunesse et ses années d'apprentissage au Bateau-Lavoir.


Elle disparut le 8 juin 1956 et fut inhumée au cimetière du Père Lachaise, vêtue de blanc, une rose à la main, les lettres d'Apollinaire sur son coeur...


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Henri-Julien Félix Rousseau dit le Douanier Rousseau (1844-1910)

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La fabrique de chaises à Alfortville, vers 1897 ou vers 1906-1908.


Après la guerre de 1870, ce personnage atypique entra, comme commis de deuxième classe, à l’Octroi de Paris. On y percevait les taxes des marchandises qui entraient dans Paris.


Le poète, romancier et dramaturge Alfred Jarry le surnomma «Douanier Rousseau» car il occupait le poste de «gardien des contrôles et des circulations du vin et de l'alcool».


Il entama une carrière comme peintre autodidacte et l'obtention d'une carte de copiste au musée du Louvre lui permit d'étudier les chefs-d’œuvre. Hélas, son style empreint d'une candeur étrange, de nostalgie enfantine et d'exotisme stylisé suscita les moqueries et l'incompréhension.


Il essaya, sans succès, d'exposer ses oeuvres au Salon officiel en 1885 mais il réussit à participer au Salon des Indépendants en 1886, en raison de l'absence de jury d'entrée.


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La fabrique de chaises, vers 1897 ou vers 1906-1908.


Au fil des années, il acquit l'estime de Derain et Matisse et se lia d'amitié avec Picasso et Apollinaire.


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La Noce, vers 1905.


Ce portrait de famille, qui semble inspiré d’une photographie, réunit quatre hommes et quatre femmes à l'occasion d'un mariage. Des personnages au regard étrangement figé paraissent flotter au-dessus du sol. Hormis les deux aïeux, les protagonistes de la scène n'ont pas vraiment d'âge.


Profondément marqué par le spiritisme, Rousseau pensait que les esprits s'exprimaient à travers sa peinture. Est-ce le sujet de cette noce mystérieuse qui se déroule dans une forêt imprégnée par l'imaginaire des contes? Le chien, au premier plan, apparaît-il alors comme un gardien du voile séparant le monde des vivants et celui des défunts?


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Dans cette galerie de portraits et de paysages variés, les oeuvres d'André Derain nous offrent une promenade d'une séduisante intensité.


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Arlequin et Pierrot, 1924.


A différentes époques, les peintres ont choisi d'illustrer des personnages de la Comedia dell’Arte. Ainsi Watteau, Renoir, Cézanne, Picasso... ont livré leurs versions de ces figures folkloriques recréées par le théâtre au fil du temps.


Paul Guillaume commanda cette oeuvre monumentale pour sa collection privée.


L'action se déroule dans un paysage désertique au fond duquel apparaissent des collines ondulantes et un grand pan de ciel coupé par une masse nuageuse.


On aperçoit au premier plan, à droite, une nature morte composée d’un linge blanc sur lequel reposent un violon et son archet ainsi qu'une cruche, objets familier dans les tableaux de Derain. A gauche, jaillit une plante au feuillage souple et découpé.


Arlequin et Pierrot se livrent à une étrange danse qui les déséquilibre vers l’avant du tableau, un peu comme s'ils allaient tomber sur le spectateur. Ils brandissent des instruments dénués de cordes et leur silencieuse musique crée un sentiment de solitude et de malaise.


Derain donne une dimension tragique à ces deux « amuseurs » dont les visages hermétiques resteront repliés sur le mystère de leurs expressions. Mais il rend avant tout hommage à l'amitié qui l'unissait à Paul Guillaume, donnant à Pierrot les traits du collectionneur et reproduisant son propre visage dans celui d'Arlequin.


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Le noir à la mandoline, vers 1930.


Derain était un musicien autodidacte, féru de piano, d'orgue et de clavecin et passionné par les instruments à cordes et les cuivres. Il décorait les murs de ses ateliers avec des instruments de musique. Le thème du joueur de luth, de guitare ou de mandoline est récurrent dans son oeuvre.


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Le gros arbre, vers 1929-1930.


Après avoir été un des maîtres du Fauvisme, exaltant les couleurs pures, il revint à des formes « traditionnelles » et à une palette plus sombre, caractéristique de son goût pour la sculpture sur pierre et l'art africain.


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Roses sur fond noir, vers 1932.


Ce tableau tout en nuances fait référence aux Vanités du XVIIe siècle où le clair-obscur traduisait l'éphémère. La texture même du vase se fond dans l'obscurité, faisant apparaître un sillage scintillant.


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Roses dans un vase, Auguste Renoir.


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Fleurs dans un vase, 1896-1898, Auguste Renoir.


Notre promenade s'achève sur ces notes poétiques et fleuries mais je vous invite à poursuivre cette visite de l'Orangerie dans un troisième chapitre. Nous découvrirons alors les peintres de Montmartre, les vestiges archéologiques conservés dans la structure du bâtiment et les beautés de l'exposition consacrée à Claude Debussy et aux peintres préraphaélites. A très bientôt...


Bibliographie


Georges CLÉMENCEAU: Claude Monet, Les Nymphéas. Éditions Omnia, 2010.
(Ce livre témoigne de l'amitié unissant le peintre et l'homme d'état et décrit leur correspondance )

 

 

Regards sur les Nymphéas: De Paul Claudel à André Masson.

 

Daniel MARCHESSEAU: Marie Laurencin, Catalogue raisonné de l'oeuvre peint, deux volumes. Tokyo: éditions Musée Marie Laurencin, 1985-1999.


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