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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

auguste

Publié le par maplumefee
Publié dans : #1874, #auguste, #jpg, #monet, #toulmouche

 

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En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et LilouSoleil.

 

https://lilousoleil.wordpress.com

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com

 

Voici la suite du thème initié samedi dernier, sur une initiative de Fardoise « La Lecture ».

 

Les participations sont sur le blog de LilouSoleil :

 

https://lilousoleil.wordpress.com

 

 

Une jeune femme en dominante de bleu, jolie liseuse vue de dos, se love dans l'espace intime et lumineux d'une bibliothèque... J'aime beaucoup cette œuvre d'Auguste Toulmouche (1829-1890) qui fut l'un des peintres les plus célèbres du Second Empire et se fit connaître en réalisant des portraits mondains d'une élégance très recherchée.

 

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Quand la magie des livres nous happe, on ne peut résister, on dévore les mots, on se laisse emporter par une myriade de sensations et d'émotions qui nous content des vies, réelles ou fantasmagoriques...

 

Originaire de Nantes, Auguste Toulmouche s'intéressa fort jeune à l'art et de croquis en croquis, il fit ses classes chez Charles Gleyre (1806-1874), peintre suisse, grand voyageur qui fut maître d'atelier à l'École des Beaux-Arts de Paris à partir de 1843. Développant sa technique au contact des œuvres orientalistes de Charles Gleyre, enseignant connu pour sa générosité, Auguste Toulmouche devint l'un des membres du Cercle Néo-Grec créé par des artistes de talent comme Jean-Léon Gérôme (1824-1904) Jean-Louis Hamon (1821-1874) et Henri-Pierre Picou(1824-1895), élèves de Paul Delaroche (1797-1856).

 

D'abord « amoureux » de L'Antique, Auguste Toulmouche éprouva peu à peu de la lassitude face à cette vision esthétique grecque qu'il avait plébiscitée et il préféra s'intéresser à son époque : le Second Empire.

 

Il joua un rôle conséquent auprès de Claude Monet (1840-1926) dont il était le cousin par alliance. Sur demande de la tante de Monet, ce fut lui qui accueillit le jeune Claude à Paris. Devenant son protecteur après que Monet ait effectué une année de service militaire en Algérie, en 1862, il le guida à travers ses premières expériences artistiques et lui fit notamment rencontrer le débonnaire, généreux et didactique Charles Gleyre.

 

En dépit des différences de leurs styles, Auguste Toulmouche et Claude Monet développèrent une belle complicité. Chacun trouva ses affinités avec l'art de peindre et Auguste Toulmouche connut un grand succès jusqu'à ce que la vogue Impressionniste ait raison de sa renommée. Au fil de sa carrière, il fut gratifié de récompenses variées et vit plusieurs de ses toiles acquises par des célébrités comme l'Impératrice Eugénie (1826-1920) et la Princesse Mathilde Bonaparte, fille de Jérôme Bonaparte et l'une des plus importantes mécènes sous le Second Empire. Il devint Chevalier de la Légion d'Honneur en 1870.

 

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Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi d'explorer le monde de la Lecture à travers le talent de deux artistes très différents : Valentin Rekunenko, peintre ukrainien né en 1955 et Doris Margaret Shaw (1890-1972) dite Dod Procter...

 

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©Valentin Rekunenko

 

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Dod Procter

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2021/02/le-tableau-du-samedi-valentin-rekunenko-le-monde-bibliotheque-et-dod-procter-dinah-reading.html

 

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Photo trouvée sur Pinterest

 

Merci de votre fidélité... Prenez bien soin de vous, gros bisous...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #Angellier, #auguste, #bourgeon, #fleurs, #poete, #vert

 

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Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

 

J'ai choisi pour ce mardi 14 avril non pas un mais trois poèmes qui célèbrent les Bourgeons, ces promesses de vie, de renaissance et de fécondité. Un florilège de poèmes, comme un bouquet d'amitié que je voulais vous offrir, accompagné de photos de bourgeons et de fleurs. Des photos prises au fil du temps...

 

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Il se promène un peu partout le Printemps !

Il resplendit au bord des routes, dans les rues silencieuses des villes, dans les champs et les forêts. Ses doux sucres aromatiques montent dans l'air et nous ne pouvons que l'effleurer... Gardons Espoir...

 

J'espère que vous allez le mieux possible, ainsi que vos proches.

Bon courage à tous ceux qui luttent...

 

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Auguste Angellier : Le Printemps, issu du Recueil « Le Chemin des Saisons » paru en 1903.

 

« Les bourgeons verts, les bourgeons blancs

Percent déjà le bout des branches,

Et, près des ruisseaux, des étangs

Aux bords parsemés de pervenches,

Teintent les arbustes tremblants ;

 

Les bourgeons blancs, les bourgeons roses,

Sur les buissons, les espaliers,

Vont se changer en fleurs écloses ;

Et les oiseaux, dans les halliers,

Entre eux déjà parlent de roses ;

 

Les bourgeons verts, les bourgeons gris,

Reluisant de gomme et de sève

Recouvrent l'écorce qui crève

Le long des rameaux amoindris ;

Les bourgeons blancs, les bourgeons rouges,

Sèment l'éveil universel,

Depuis les cours noires des bouges

 

Jusqu'au pur sommet sur lequel,

Ô neige éclatante, tu bouges ;

Bourgeons laiteux des marronniers,

Bourgeons de bronze des vieux chênes,

Bourgeons mauves des amandiers,

Bourgeons glauques des jeunes frênes,

Bourgeons cramoisis des pommiers,

 

Bourgeons d'ambre pâle du saule,

Leur frisson se propage et court,

À travers tout, vers le froid pôle,

Et grandissant avec le jour

Qui lentement sort de sa geôle,

Jette sur le bois, le pré,

Le mont, le val, les champs , les sables,

Son immense réseau tout prêt

À s'ouvrir en fleurs innombrables

Sur le monde transfiguré. »

 

 

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Auguste Angellier (1848-1911) fut un poète très apprécié en son temps. Artiste, critique d'art et historien de la littérature, il fut le premier professeur de langue et littérature anglaises de la Faculté des lettres de Lille et il en devint le doyen entre 1897 et 1900.

 

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Bourgeons dans l'atmosphère de Paris... avant le confinement...

 

Alain Hannecart, poète contemporain : © Bourgeons

 

Comme on ouvre un par un les boutons de chemise

Afin de mettre en pleine lumière un joli torse

La vie trop longtemps demeurée sous l’écorce

S’éveille au gré du vent et du soleil complice

 

Comme les mots que le poète noue en silence

Se déplient sous les yeux avec munificence

Chaque bourgeon poisseux qui déborde de lait

Conserve entre ses plis un message qui plaît

 

Comme ces flots de musique que transmettent les doigts

La vie descend les rues passe par dessus les toits

Des fleurs s’épanouissent des chants se font entendre

Sous le ciel pacifique des parfums se répandent

 

Cette éruption bigarrée colorée fantastique

Charme tous les esprits épris de l’art plastique

 

 

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Bourgeons sur Seine...

 

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Alain Hannecart, poète contemporain : ©Bonjour

 

Comme un diable au fond de sa boîte,

le bourgeon s'est tenu caché...

mais dans sa prison trop étroite

il baille et voudrait respirer.

 

Il entend des chants, des bruits d'ailes,

il a soif de grand jour et d'air...

il voudrait savoir les nouvelles,

il fait craquer son corset vert.

 

Puis, d'un geste brusque, il déchire

son habit étroit et trop court

« enfin, se dit-il, je respire,

je vis, je suis libre... bonjour ! »

 

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Prenez bien soin de vous... Gros bisous et merci de votre fidélité !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #auguste, #Duncan, #fut, #gorguet, #papillon, #symboliste

 

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Un banc de marbre en demi-lune dans un jardin ensoleillé, peuplé de hautes herbes et de luxuriants iris.

Une fée parée d'ailes bleues de papillon vient offrir des fleurs à une jeune fille vêtue de blanc. Magie d'une rencontre... La fée, initiatrice en cette scène d'intimité, touche la tête de sa visiteuse dont le visage est éclairé par un radieux sourire.

 

La fée aux ailes de papillon est un être psychopompe, une messagère entre les mondes. Elle porte les rêves dans le palais de Somnus, le dieu antique des songes et des initiations qui s'élaborent au niveau de la psyché.

 

Psyché mythologique, délicieuse amante de Cupidon, le Désir, qui arbore des ailes de papillon...

 

Le Papillon est l'une des créatures les plus aimées du Bestiaire Symboliste et du Bestiaire Art Nouveau. A la fois fragile et doux, enivrant et ambivalent, emblème de vie et de mort, gardien des secrets et des métamorphoses... Double envoûtant de la femme qui connaît plusieurs transformations au cours de sa vie.

 

L’œuvre, tissée d'un charme Symboliste mêlé d'Art Nouveau, est signée du peintre parisien, dessinateur, graveur et affichiste Auguste Gorguet.

 

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Artiste prolifique, Auguste François-Marie Gorguet (1862-1927) étudia à l'École des Beaux-Arts de Paris, sous la direction des maîtres Gustave Boulanger (1824-1888), Jean-Léon Gérôme (1824-1904), Léon Bonnat (1833-1922) et Aimé Morot (1850-1913). Son talent fut reconnu au Salon à partir de l'année 1885 et en 1892, il reçut une distinction dans les milieux artistiques de la ville de Chicago. La photographie ci-dessus a été prise en 1896.

 

Il fut un peintre décorateur qui réalisa sur une inspiration Symboliste, des plafonds, des panneaux, des huiles sur toile, une myriade d'affiches et de couvertures de magazines.

 

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Le Symbolisme naquit le 18 Septembre 1886 sous la plume du poète Jean Moréas (15 avril 1856-30 avril 1910) qui publia dans Le Figaro un manifeste associé aux Arts Visuels, à la Musique et à la Littérature. Nourri d'un substrat poétique, onirique et mythologique, le Symbolisme s'inspirait du Préraphaélisme et des œuvres hermétiques et envoûtantes de William Blake (1757-1827). Il s'agit d'un mouvement européen.

 

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Quant au Préraphaélisme, je vous en parle souvent... Les personnes intéressées pourront en retrouver la définition, assortie de détails esthétiques, dans mon article intitulé Les atmosphères enchantées de John Atkinson Grimshaw.

 

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/les-atmospheres-enchantees-de-john-atkinson-grimshaw-a138324034

 

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Allégorie de l'Hiver

 

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Passionné de Littérature, Auguste Gorguet a illustré de nombreux ouvrages dont Le Lys Rouge d'Anatole France, plusieurs livres d'Alphonse Daudet (1840-1897) et de Victor Hugo (1802-1885) ainsi que Les Poèmes de Sapphô (poétesse brillante et sulfureuse, chanteuse et danseuse née vers 632 avant J-C à Mytilène, sur l’île de Lesbos...)

 

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Les Compositions de Sapphô, 1897.

 

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Il a donc conçu de nombreuses affiches pour le Théâtre et l'Opéra, il a aussi gravé des billets de banque et différents titres financiers comme des actions, des emprunts et des obligations.

 

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La Symbolique du Théâtre

 

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Portrait du romancier et dramaturge Georges Courteline (1858-1929).

 

Il a travaillé, entre 1914 et 1916, avec Pierre Carrier-Belleuse (1851-1932), peintre renommé et portraitiste des danseuses de l'Opéra, à l'élaboration du Panthéon de la Guerre, une immense peinture panoramique de forme circulaire. L’œuvre, inaugurée par Raymond Poincaré le 19 octobre 1918, se trouve aujourd'hui disséminée à travers le monde. Elle a nécessité lors de sa création la présence d'une vingtaine d'artistes et l'édification d'un bâtiment près de l'Hôtel des Invalides.

 

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Le déjeuner des amoureux, 1890

 

Auguste Gorguet a réalisé des œuvres variées, délicatement colorées et emblématiques d'une certaine harmonie dans la façon de vivre et de ressentir son époque.

 

Il était fasciné par Isadora Duncan (1877-1927), danseuse et chorégraphe américaine, d'origine irlandaise par sa mère et écossaise par son père.

 

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Cette « pionnière de la danse moderne » était l'incarnation faite femme d'une forme nouvelle de liberté. Héroïne féministe, artiste passionnée par la créativité de tous les aspects de l'être, elle se métamorphosait sur scène... Papillon, Libellule, Cygne... Elle avait adoré incarner une fée dans Le Songe d'une nuit d'été de William Shakespeare.

Elle portait de fines tuniques dites « à la grecque » et offrait à son public la possibilité de contempler des mouvements particulièrement inventifs. Passionnée d'art chorégraphique, elle lutta toute sa vie contre ce qu'elle appelait « le corps corseté ». Elle aimait être pieds nus, privilégiait l'improvisation et ce qu'elle considérait comme le langage intime du corps. Détestant le Puritanisme et le Conservatisme, elle pratiqua la « danse serpentine », d'inspiration dionysiaque et fut l'égérie d'une foule d'artistes et de grands personnages parmi lesquels on trouvait Georges Clémenceau, Auguste Rodin... et Auguste Gorguet qui nous concerne ici. Elle avait coutume de dire « Montrer son corps relève de l’art, le dissimuler est vulgaire. »

 

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Elle connut une autre danseuse d'exception : Loïe Fuller, un fascinant personnage qui m'inspire l'écriture d'un article que je publierai dans quelques temps.

 

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Isadora Duncan disparut de manière bien tragique. Dans la soirée du 14 septembre 1927, à Nice, vers le numéro 239 de la Promenade des Anglais, un morceau de son écharpe fut happé par une roue de son automobile... Elle mourut étranglée.

 

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Étude de nu, inspirée d'Isadora Duncan.

 

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Auguste Gorguet, Isadora

 

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Andante Nocturne

 

Auguste Gorguet fut un professeur de dessin renommé et très aimé de ses élèves. Il ne cessa de mêler, au fil de sa vie, le merveilleux à la réalité, recherchant une énergie secrète à travers la femme, les fleurs, les éléments...

 

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La jeune femme à l'iris et aux ombelles...

 

 

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Le Jardin des Hespérides... Merveilleux jardin situé à l'Extrême-Occident, au bord de l'Océan, où coulaient des sources d'ambroisie destinées aux dieux. Un arbre fabuleux, porteur de « fruits d'or », s'y épanouissait, sous la garde d'un dragon à cent têtes, appelé Ladon et des gracieuses Hespérides.

 

L'orange ou « pomme d'or » est associée au mythe du Jardin des Hespérides. Je ne développe pas plus, j'ai un article à publier sur le sujet...

 

 

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Le verger de Pomone, la déesse des fruits... J'ai aussi consacré un article à cette déesse et à son parèdre, le dieu Vertumne. Il s'agit d'une future publication. Je m'éclipse donc en vous laissant savourer avec les yeux ces fruits luxuriants.

 

En attendant de vous retrouver, merci pour vos petits mots pleins d'amitié. A bientôt, chers Aminautes !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #auguste, #cot, #jpg, #pierre, #printemps

 

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Le Printemps (Springtime), 1873.

 

Charmes de l'instant, finesse et grâce des lignes, offrande vive d'un regard en pleine Reverdie... Le Printemps, tableau réalisé en 1873, nous ouvre les portes de l'univers enivrant du peintre Pierre-Auguste Cot (1837-1883) dont le talent fut mêlé de Romantisme, d'Académisme et de Pré-Impressionnisme.

 

L’œuvre met en scène un jeune couple sur une balançoire, dans une forêt dense. Le Printemps est revenu, la chaleur envahit la Nature qui se pare de vert intense et de notes fruitées et fleuries.

 

La forêt forme un écrin pour les amoureux. Elle est le lieu d'un rendez-vous secret et dessine un territoire où la magie des sentiments peut crépiter. Dans ce cocon émeraude et doré, la jeunesse du couple exprime la passion de la vie et la renaissance des énergies de fertilité.

 

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Les deux jeunes gens sont suspendus dans la lumière, très amoureusement enlacés...

 

Le tableau de Pierre-Auguste Cot décrit les prémices d'une offrande érotique, ce qui a choqué les parangons de vertu, à son époque. Mais l’œuvre, jugée trop sensuelle par les uns, fut très appréciée par les autres...

 

Le Printemps chante... La jeune fille, ravissante et désirable dans sa fine tunique, s'apprête à donner sa virginité à son amoureux. Le blanc transparent de son vêtement s'apparente à la texture de l'air.

 

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Le garçon arbore une tunique rouge, émanation de la passion charnelle. Le rouge évoque directement le sang de la virginité, offrande de sa bien-aimée.

 

Le regard de la jeune fille est explicite, les émotions ne se cachent pas et les effleurements des corps disent la vigueur des envies et des sentiments. Le Printemps jaillit telle une flamme verte dans cette forêt propice aux ardeurs voluptueuses.

 

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Montre pendentif réalisée vers 1880, image Sotheby's

 

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La Tempête (The Storm), une toile peinte en 1880 pour une collectionneuse américaine nommée Miss Wolfe et conservée, comme Le Printemps, au Metropolitan Museum of Art, à New York, décline à nouveau le thème des jeunes amants lovés dans un milieu naturel faisant écho à leurs sentiments. Cette course contre les éléments déchaînés les rapproche d'une fusion charnelle.

 

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Le Printemps et La Tempête ont suscité la passion de nombreux visiteurs du MET. Leur potentiel d'attraction ne s'étant jamais démenti, ils ont été reproduits sous forme de cartes postales, de posters et dans de nombreux livres d'art. Des artistes se sont amusés à les utiliser dans leurs créations.

 

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© John Sapiro

 

Un collectionneur d'origine turque tomba tellement sous le charme de La Tempête qu'il voulut en faire l'acquisition mais Miss Wolfe n'étant pas disposée à en séparer, il fit peindre une copie de grande qualité par un artiste de son pays. La copie est exposée au Palais Présidentiel d'Ankara !

 

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Panneau de soie tissée vendu sur ©Artcurial

 

Pierre Auguste Cot naquit le 17 février 1847 à Bédarieux, dans une famille modeste de l'Hérault. Il montra dès ses jeunes années de belles dispositions artistiques et reçut une aide de sa municipalité pour étudier à Toulouse où il fit la rencontre du sculpteur Antonin Mercié (1845-1916) et du peintre d'histoire et sculpteur Jean-Paul Laurens (1838-1921).

 

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La nouvelle poupée

 

En 1862, il fut le lauréat du Grand Prix de la Ville de Paris et put s'inscrire à l'École des Beaux-Arts, où il fit ses classes sous la direction des maîtres Alexandre Cabanel (1823-1889), William Bouguereau (1825-1905) et Léon Cogniet (1794-1880).

 

En 1863, ses premières œuvres furent exposées au Salon de Paris et à partir de 1870, il devint membre des jurys du Salon de Paris et du Prix de Rome. Il participa aussi à des cercles culturels renommés comme Le Parnasse Club et La Cigale.

 

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Portrait d'une jeune femme dit La Baigneuse

 

En 1868, il épousa Juliette Duret, la fille du maître sculpteur Francisque Duret (1804-1865) et le 7 Juillet 1874, il reçut le titre de Chevalier de la Légion d'Honneur. Ses créations furent gratifiées de nombreuses récompenses et médailles. Très apprécié dans la haute société du Second Empire, il fut un portraitiste accompli et représenta le gotha. Il collabora également avec son ancien maître, le peintre et professeur émérite William Bouguereau.

 

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Dionysia, 1870.

 

Sa peinture, hélas oubliée du grand public, demeure prisée par les connaisseurs des subtilités Académiques.

 

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Une Lady, 1879.

 

Pierre-Auguste Cot aima profondément sa terre d'Occitanie et sa ville de Bédarieux où il possédait un atelier, au Mas Tantajo.

 

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Image trouvée sur Geneanet

 

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Ophelia ou La Lecture

 

En 1882, il réalisa une œuvre intitulée Mireille en Arles qui est conservée au Musée Fabre à Montpellier et en 1883, il commença, sur commande de la Cour d'Autriche, une vaste composition qui devait représenter « Sainte-Élisabeth de Hongrie soignant les malades ». Hélas, il mourut à l'âge de 46 ans et son travail resta inachevé.

 

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Mireille en Arles. Le prénom Mireille vient du latin « Miracula » qui signifie « Prodige ». Il semble que « Mireille » soit la forme provençale de « Marie ». Les « Mireille » sont d'ailleurs célébrées le 15 août, jour de l'Assomption de la Vierge.

On attribue la création de « Mireille » au poète occitan Frédéric Mistral (1830-1914) et on relie aussi ce joli nom à « Myriam », un prénom d'origine hébraïque qui désigne un être « cher » ou « aimé ».

 

 

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Sainte-Élisabeth de Hongrie, l’œuvre que Pierre-Auguste Cot ne put terminer.

 

https://www.sainteelisabethdehongrie.com/se_vie.html

 

Il fut enterré au cimetière du Père-Lachaise (division 19), dans la tombe de son beau-père, Francisque Duret et le 9 août 1891, la ville de Bédarieux inaugura un monument commémoratif, réalisé par le sculpteur Antonin Mercié (1845-1916) et l'architecte toulousain Paul Pujol (1848-1926).

 

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Image trouvée sur E.Monument.net. Crédit Photo Musée d'Orsay, Fonds Debuisson.

 

En 1942, sous le régime de Vichy, les ornements en bronze de l’œuvre furent fondus. Dans les années 1970, un nouveau buste fut créé et la statue de l'enfant fut remplacée par une palette, un pinceau et une palme.

 

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 La charmante baigneuse

 

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Je vous souhaite d'être amoureusement emportés par les souffles du Printemps et je vous dis merci pour votre fidélité... Gros bisous les ami(e)s !

Plume

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