Ce vaste ouvrage, dont l'architecture unit classicisme et modernité, chevauche les eaux changeantes de la Seine, entre le Quai Voltaire et les Guichets du Louvre. Appelé autrefois Pont des Saints Pères, il fut initialement construit dans le prolongement de la rue des Saints Pères, ancienne rue Saint-Pierre, située à la frontière des 6e et 7e arrondissements de Paris.

Vue sur le Quai Voltaire avec la coupole de l'Institut de France, à l'arrière-plan.

La même vue sur ce cliché de 1946, trouvé sur le site de la Médiathèque de l'architecture et du patrimoine.

Vue sur les majestueux Guichets du Louvre qui feront l'objet de mon prochain article.

Avant la création du Pont du Carrousel, les marchandises et les matériaux ne pouvaient pas franchir la Seine dans « l'espace » contenu entre le Pont-Neuf et le Pont Royal. Quant au Pont des Arts, édifié en 1804 sur l'initiative de Napoléon Ier, il était réservé aux seuls piétons.
Le roi Louis Philippe fut le commanditaire d'un premier pont, voie neuve commerciale élaborée par Antoine-Rémy Polonceau (1778-1847), un ingénieur épris de modernité qui travaillait comme inspecteur divisionnaire aux Ponts et Chaussées. L'ouvrage, baptisé Pont du Carrousel, fut inauguré le 30 octobre 1834.

La tendance de l'époque était aux ponts suspendus mais, entre 1831 et 1834, Polonceau conçut un pont en arc doté d'une audacieuse structure en fonte et en bois. Plusieurs de ses contemporains se déchaînèrent aussitôt contre « l'ingénieuse merveille », critiquant son étrange esthétique et lui reprochant d'être incompatible avec le passage des péniches.

Le Pont du Carrousel, en 1839, dans le Guide pittoresque du Voyageur en France.
Les cercles de fer qui décoraient les rambardes et les arcatures du pont reçurent le sobriquet de « ronds de serviette » et l'ouvrage fut ironiquement appelé « hôtel des courants d'air ».

Le Pont du Carrousel dans le Paris Illustré.
Il fut ouvert à la circulation en 1835 et en 1847, des statues monumentales signées Louis-Messidor Petitot furent installées à chacune de ses extrémités. Ces allégories de la Ville de Paris, de la Seine, de l'Abondance et de l'Industrie constituent le décor de l'ouvrage actuel.


Les quatre anciens piédestaux étaient en fonte, peints à l'imitation de la pierre. Ils accueillaient les bureaux des percepteurs du droit de péage.

Le Pont du Carrousel vu du Pont Royal, vers 1859, sublime épreuve sur papier albuminé de Gustave Le Gray(1820-1884).
La circulation augmentant sous le Second Empire, le Baron Haussmann envisagea de faire élargir l'ouvrage mais le projet fut abandonné à cause du conflit franco-prussien de 1870. En 1883, on remplaça une partie des poutres et des traverses du tablier et en 1906, les éléments en bois disparurent au profit du fer martelé.

En 1896, l'architecte Édouard Bérard (1843-1912) conçut un projet de pont triomphal sur la Seine, face aux Guichets du Carrousel, dans la perspective de l'Exposition Universelle de 1900. Il proposa d'utiliser du ciment armé pour la structure et du plomb et du cuivre pour le décor. Il imagina deux statues monumentales et une proue de navire géante pour symboliser la ville de Paris.
L'esquisse du projet, trouvée sur le site du Musée d'Orsay.

Entre 1935 et 1939, le pont fut entièrement reconstruit, quelques dizaines de mètres en aval, d'après les plans des ingénieurs Henri Lang, Jacques Morane et Henri Malet.

Cette merveille de technicité, constituée de trois arches en béton armé, fut insérée dans un revêtement en pierre de taille pour se fondre dans le décor majestueux du Louvre et des quais de la Seine. Sa longueur est de 168 mètres pour une largeur de 33 mètres.

Pénétrer dans ses profondeurs est un mystérieux voyage, rythmé par les chuchotements de l'eau.

La reconstruction du Pont du Carrousel, 1936, par Jean Texcier(1888-1957).
Ce tableau, conservé au musée Carnavalet, décrit l'importance des travaux effectués et la puissance des infrastructures déployées pour la circonstance. Les berges de la Seine furent réaménagées et les ports du Louvre et des Saints-Pères disparurent au profit d'un mode de vie plus industrialisé.

Quand les Ponts et Chaussées sollicitèrent le sculpteur ferronnier Raymond Subes (1893-1970) pour l'éclairage des lieux, celui-ci se heurta à plusieurs contraintes. A cause de la proximité du Louvre, les lampadaires ne devaient pas paraître trop « modernes » ni s'élever à plus de 13 mètres (la hauteur des toitures du palais). Il fallait aussi que la portée des lumières soit de 20 mètres.
Il conçut alors un ingénieux dispositif composé d'obélisques télescopiques atteignant 12 mètres de hauteur le jour et 22 mètres la nuit. Ils ont été hors service pendant de longues années mais la Ville les a fait restaurer dans le cadre des illuminations liées au passage à l’an 2000.

L'ossature d’acier fut recouverte d’une tôle de cuivre repoussé et le mécanisme originel remplacé par un système de treuil automatisé, permettant à ces insolites pylônes-candélabres de retrouver leur fonction initiale, pour un coût de 6,8 millions de francs...

En 1940, comme tous les stocks de cuivre devaient être répertoriés par l'administration d'Occupation, Raymond Subes dissimula les lampadaires dans les souterrains du pont et poursuivit son travail en secret. Il les restaura après la Libération et les fit installer, en 1946, aux extrémités du monument, sur les plans de l'architecte Gustave Umdenstock.

Depuis plusieurs décennies, la silhouette Art Déco de ces étonnantes vigies crée une animation singulière et colorée dans le paysage.

Les statues qui décoraient l'ancien pont du Carrousel ont été installées aux angles de l'ouvrage moderne. Elles sont l'oeuvre du sculpteur Louis-Messidor Petitot (1794-1862) qui fut l'élève et le collaborateur du maître Pierre Cartellier (1757-1831).
La Ville de Paris, sur la rive gauche, en amont du fleuve.
Gardienne intemporelle des secrets de l'eau, elle arbore, majestueuse, un sceptre et une couronne à créneaux.
Il existe une parenté stylistique entre les allégories du Pont du Carrousel et les statues monumentales des grandes villes de France, sculptées vers 1838, pour la Place de la Concorde. Deux d'entre elles, Lyon et Marseille, sont nées sous le ciseau de Louis Petitot.

La ville de Marseille
La ville de Lyon
La Seine, sur la rive gauche, en aval du fleuve.
Couronnée de palmes et parée de bijoux, elle tient une amphore d'où s'échappe l'eau nourricière, substance vitale de Paris.
L'Abondance, sur la rive droite, en aval de la Seine.

Ses attributs évoquent la prospérité (corne d'abondance, coffret à bijoux) et la prédominance des arts dans la capitale (lyre, couronne...).


Dans la mythologie grecque, la corne d'abondance (cornucopia) ornait le front de la chèvre Amalthée, la nourrice du roi des dieux. Mais d'après certaines légendes, le puissant Hercule ôta une corne au dieu fleuve Achéloos, métamorphosé en taureau et les Nymphes transformèrent cette corne mâle de fécondité en corne d'abondance.

Merci au site de numismatique en ligne sacra-moneta.com pour ces photos de monnaies anciennes.
Conque magique, elle est une source inépuisable de richesse, de nourriture et de bienfaits, attribut de Ploutos, le dieu grec de l'abondance et de la Terre Mère sous ses multiples appellations: Gaïa, Tellus, Épona, Fortuna...
L'Abondance, en contrejour, dans ses atours de nuages...
Et sur cette photo de 1940, signée Noël Le Boyer. (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine).
L'Industrie, sur la rive droite, en amont de la Seine. La statue revêt les attributs du dieu Mercure: le caducée dans la main droite et le chapeau ailé ou pétase.

Le caducée n'est pas seulement l'emblème de la médecine, il est aussi celui du commerce et il symbolise la force, l'abondance et la prospérité.
La statue tient dans la main gauche un marteau, symbole de l'Industrie et attribut d'Héphaïstos, le dieu grec du feu et de la forge.
Appelé Vulcain par les Romains, Héphaïstos était le maître du feu souterrain, des volcans et de la métallurgie. Il forgea les armes des dieux de l'Olympe et leur érigea des palais somptueux. Il fabriqua des armures pour les humains et leur enseigna l'art de travailler le métal. Dieu artisan, démiurge et initiateur, il régnait, d'après certaines traditions, sur les Mystères des Cabires, divinités intermédiaires entre les esprits de la terre et du feu.

L'Industrie, photographiée par Charles Marville(1813-1879) en 1852. (The Metropolitan Museum of Art). On aperçoit le petit bureau où l'on devait s'acquitter du droit de péage.

Le programme iconographique du Pont du Carrousel exalte la puissance économique de la ville (Abondance et Industrie) et le caractère public de la réalisation (allégories de la Seine et de Paris) mais le monument se réfère aussi à la grandeur passée.
Les carrousels étaient des spectacles militaires équestres, originaires d'Italie, qui remplacèrent les tournois interdits en France après la disparition tragique d’Henri II.

Le roi, époux de Catherine de Médicis, fut mortellement blessé le 10 juillet 1559, lors d'une joute l'opposant au comte Gabriel de Montgomery.

La Place du Carrousel s'étend à l'ouest du Palais du Louvre. Elle préserve le souvenir du carrousel donné par Louis XIV, les 5, 6 et 7 juin 1662, pour célébrer la naissance du Dauphin.
Le mot «carrousel» fut apporté d’Italie par les armées de Charles VIII. Il dérive du latin carrus sol et de l'italien carozela qui signifie «char du soleil».

Cette huile sur toile, réalisée vers 1670 d'après une gravure d'Israël Silvestre (1621-1691) entra, en 1836, dans les collections du château de Versailles.
Un luxueux ouvrage consacré à cet opéra équestre parut en 1670. Trente sept gravures d’Israël Silvestre et de François Chauveau illustrent les textes de Charles Perrault.

(BNF, Estampes et Photographie, RES PD-10B, Folio 25V-Folio 26.)
Le carrousel des 5, 6 et 7 juin 1662 se déroula dans ce qu'on appelait à l'époque les jardins de la Grande Mademoiselle, devant 15000 personnes installées dans un amphithéâtre en bois. Une tribune monumentale fut dressée devant le pavillon central du palais des Tuileries, destinée à la reine mère Anne d’Autriche, à la reine Marie-Thérèse et aux dames de la cour. Les participants (au nombre de 1299) se divisèrent en cinq quadrilles portant les noms de puissantes nations. Le décorateur Henri de Gissey (1621-1673) réalisa pour l'occasion de nombreux costumes d'apparat.

Louis XIV, vêtu en empereur de Rome et paré d'attributs solaires, menant les cavaliers Romains.
Son écu arborait un soleil resplendissant dont l'éclat somptuaire dissipait les ténèbres.


Les Perses furent guidés par Monsieur, frère du Roi.
Monsieur exhibait un bouclier décoré d'une lune et de la devise « Uno sole minor », ce qui signifie «Seul le soleil est plus grand que moi».

Les Turcs, conduits par le prince de Condé.
Le prince arborait un croissant orné de la devise « Crescit ut ascipitur », soit «Il augmente selon qu’il est regardé».

Le duc d’Enghien dirigeant les Indiens.
Le duc portait pour emblème une planète frappée des mots « Magno de lumine lumen », soit: «Lumière qui vient d’une plus grande»…

Le duc de Guise, costumé en Roi d'Amérique.
Les cavaliers s’affrontèrent dans des courses de bagues et de têtes, mêlant jeux de précision et simulacres de combat.

Il s'agissait de saisir une bague, en plein galop, avec la pointe d'une lance et d'atteindre, avec une épée ou une lance, des têtes en papier mâché ou figurées sur une plaque de bois. Ces têtes de turc, de maure ou de Méduse cédaient parfois la place à un faquin, mannequin en paille anthropomorphe. La course de têtes fut remportée par le marquis de Bellefonds, futur Maréchal de France et la course de bagues, par le comte de Sault, héritier de la puissante lignée des Lesdiguières, Pairs de France. Le mot « pair » désignait les vassaux les plus importants du roi de France. Étymologiquement, le mot signifie « égal » du roi.

En cheminant sur les berges du fleuve, je songe à ce ballet équestre, joute de fantaisie d'une ampleur exceptionnelle, qui détermina le choix du nom de l'ouvrage et vit s'affirmer le mythe solaire de Louis XIV.
Autrefois, le Pont du Carrousel était désigné de trois façons par les Parisiens. Ils l'appelaient indifféremment Pont du Louvre, Pont des Saints-Pères et Pont du Carrousel mais en 1905, alors que s'affrontaient les partisans de la laïcité et les inconditionnels de l'église catholique, certains se mobilisèrent contre le nom "Saints-Pères". Le Conseil Municipal prit alors la décision, en 1906, de lui attribuer le patronyme de Pont du Carrousel.
Vue sur le Pont Royal et la Gare d'Orsay, à quelques encablures réelles et imaginaires...
Aimé des promeneurs et des artistes mais moins fréquenté que le Pont des Arts, le Pont du Carrousel offre une gracieuse perspective sur les bords de Seine.


L'eau y affleure avec sérénité mais ses pierres gardent en mémoire le souvenir d'un sinistre évènement. Le 1er mai 1995, trois manifestants issus du cortège du Front National, ont poussé dans la Seine Brahim Bouarram qui s'est noyé à la verticale du pont.
Le principal accusé a été condamné, le 15 mai 1998, à huit ans de prison ferme, par la Cour d'assises de Paris et le 1er mai 2003, le maire de Paris a célébré la mémoire du disparu par la pose d'une plaque commémorative.

Une cérémonie est organisée depuis, chaque année, là où le drame s'est déroulé.
Le Pont du Carrousel dans les Arts
Les ponts de Paris, les quais et les berges de la Seine ont profondément stimulé l'inspiration des artistes. A travers un florilège d'oeuvres et de sensibilités, le Pont du Carrousel dévoile sa silhouette évolutive, ses beautés classiques et contemporaines, et nous invite à voyager au fil du temps.
Chaland chargé de barils devant le Pont du Carrousel, 1841, par François-Marius Granet(1775-1849).
Dans ce paysage hivernal, surgit la silhouette fantomatique du pont qui domine la Seine gelée et se fait absorber par un épais brouillard. L'oeuvre suscite une mystérieuse impression, comme si les structures de la modernité se délitaient irrémédiablement face aux puissances de la Nature.
Le Pont du Carrousel, 1879, par Edmond Yarz (1846-1920).
Plusieurs oeuvres de cet artiste décorent la Salle des Illustres du Capitole de Toulouse, sa ville natale.
Le Pont du Carrousel, 1886, par Vincent Van Gogh(1853-1890).
Le pont fut l'un des thèmes privilégiés de l'artiste, émanation de ses recherches sur les vibrations de l'atmosphère et la poétique des éléments. Force réelle autant que mystique unissant les éléments du paysage, le pont symbolise la communication mais aussi le passage entre les âges de la vie. Cette toile est caractéristique de l'époque où Vincent rejoignit son frère Théo, galeriste à Montmartre et où il enrichit sa vision de l'art par l'exploration des techniques impressionnistes et néo-impressionnistes.
Le Louvre et le Pont du Carrousel, Effet de Nuit, 1890, par Maximilien Luce(1858-1941), peintre néo-impressionniste.
Sa touche est représentative de la technique du pointillisme, développée par Georges Seuratet Paul Signac.Elle consiste à juxtaposer des petites touches de couleurs primaires (rouge, bleu, jaune) et complémentaires (orange, violet, vert). Le regard recrée alors une alchimie subtile entre les couleurs secondaires, les ombres miroitantes et la lumière. L'artiste nous offre ici un spectacle nocturne de pure beauté, à fleur de Seine et de ciel.
Vers 1903, Pierre Bonnard (1867-1947) nous livre sa vision des lieux dans cette toile intitulée Sur le Pont du Carrousel et conservée au Los Angeles County Museum of Art.
L'artiste adorait saisir le spectacle des espaces urbains et décrire, avec une palette toute en légèreté, la vie de leurs habitants, absorbés dans leurs rêveries ou leurs activités quotidiennes, délicatement sublimées. Son oeuvre, empreinte de recueillement et de spiritualité, est représentative de l'art des Nabis, mouvement anti-académique né vers 1888 et préfigurant les recherches et les codes picturaux de l'Art Nouveau.

En 1907, Edward Hopper (1882-1967) peignit le Pont du Carrousel dans le brouillard. Le « peintre de l'Amérique profonde » fut séduit par ce pont qui exprimait la puissance industrielle de son époque et les angoisses d'un monde en pleine mutation.
De par sa position géographique privilégiée, le pont du Carrousel a « envoûté » de nombreux artistes. Le romancier Henry Miller (1891-1980) adorait y flâner, à l'orée de ses pages d'écriture. Anatole France (1844-1924) appréciait tout particulièrement les statues de Louis Petitot. Le pont apparaît dans une poésie de Rainer Maria Rilke (1875-1926) et dans les Chants de Maldoror du Comte de Lautréamont (1846-1870)...

En 1890, dans cet autoportrait-paysage intitulé Moi-même,le Douanier Rousseau (1844-1910) se représenta, avec son habituelle originalité, devant le pont du Carrousel. Les éléments de la composition (bateau au mât décoré de petits drapeaux, montgolfière, cheminées des bâtiments en arrière-plan, Tour Eiffel que l'on devine en filigrane, couple miniature au bord de l'eau) façonnent un univers empreint de féerie et d'élégante modernité.

La Senna, al mattino, da Pont du Carrousel, une oeuvre de l'artiste contemporain Paolo Frongia.
Le 24 janvier 2012, Juliette Gréco a offert à son public un album intitulé Ça se traverse et c'est beau. Elle y évoque, avec éclectisme et limpidité, les ponts de Paris, le temps qui s'écoule et la Seine au gré de ses métamorphoses. Elle s'est entourée pour l'occasion de nombreux artistes: Marc Lavoine, Mélody Gardot, Abd al Malik, Amélie Nothomb, Philippe Sollers... Cette ode aux cycles de la vie, aux émotions et aux Belles-Lettres sonne comme une croisière musicale, prélude à de fascinantes traversées...
« Rue des Saints-Pères jusqu'à la Seine
Le Pont du Carrousel serait un détour
Rendez-vous Cour Carrée avec mon amour
Dans deux minutes. Il faudrait que j'y coure
Le long du quai Malaquais jusqu'au Pont des Arts
En deux minutes, c'est impossible. Je serai en retard
Juliette est une diva, Juliette n'attendra pas
il manque un pont à Paris. Le Pont Oblique,
Qui relie la Cour Carrée à la rue des Saints-Pères.
Pourquoi Diable aurait-on inventé la Seine,
Si ce n'est pour qu'elle coule sous des ponts ? » (Amélie Nothomb).
Sources et Bibliographie
Corinne DOUCET: Les académies d'art équestre dans la France d'Ancien Régime. 2007.
Henry-Louis DUBLY: Les ponts de Paris. Paris: Veyrier, 1973.
Charles DUPLOMB: Histoire générale des ponts de Paris. Paris, 1911.
R. FILIPPI: Le nouveau pont du Carrousel, à Paris, dans "La Technique des Travaux", mai 1937.
Marc GAILLARD: Quais et Ponts de Paris. Amiens: Martelle Editions, 1996; p. 205.
Jacques LE LONG et Charles M. FEVRET DE FONTETTE: Bibliothèque Historique de la France. 1775.
Bernard MARREY: Les ponts modernes, vingtième siècle. Paris: Picard, 1995; p. 279.
Serge MONTENS: Les plus beaux ponts de France. Paris, Bonneton, 2001; p. 199.
Pylônes d'éclairage du pont du Carrousel à Paris, dans "Ossature métallique", décembre 1949, v. 14.
