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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

grand

Publié le par maplumefee
Publié dans : #autour, #bassin, #cherubins, #grand, #jpg

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Je vous souhaite, chers Aminautes, de Joyeuses Pâques en compagnie de ceux que vous aimez, sous l'obédience du Lièvre Messager des Énergies Bienfaisantes du Printemps...

 

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http://maplumefeedansparis.eklablog.com/mysteres-et-traditions-de-paques-a79008315

 

Je ne vous ai pas oubliés... Cela fait des mois que j'essaie de publier un article et voilà, tout arrive, sourires !

 

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Promenons-nous autour du Grand Bassin du Jardin du Luxembourg. Cette majestueuse pièce d'eau, de forme octogonale, se love à la croisée de deux axes autour desquels s'articule la puissante scénographie des lieux qui abritent le Sénat.

 

Axes qui nous guident vers les méandres du Quartier Latin, les rues imprégnées de récits historiques et légendaires que l'on arpente avec une irrépressible envie de découvertes...

 

Le Grand Bassin fut installé sous le Premier Empire par Jean-François-Thérèse Chalgrin (1739-1811), architecte du roi Louis XVI (1754-1793).

Chalgrin fut Ordonnateur des fêtes publiques sous le Consulat et concepteur -entre autres « merveilles »- de l'Arc de Triomphe de la Place de l'Étoile.

 

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Le Grand Bassin accueille en son centre une fontaine composée de trois chérubins, à demi-nus et à demi-drapés, qui émergent d'un petit paysage de roseaux stylisés et soutiennent une vasque.

 

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De la vasque « s'envole un jet central de taille moyenne et l'eau s'épanche par deux rebords d'écoulement, crachée par des têtes chimériques ».

 

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L’œuvre, anonyme, est simple et gracieuse. On ne sait pas grand chose à son sujet hormis sa provenance : le Hameau de Chantilly.

 

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Le Sénat en aurait fait l'acquisition en 1801 ou en 1802, auprès d'un certain « citoyen Ovin », pour une somme de 2420 francs.

 

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Tout autour, sur l'eau miroitante, s'ébattent les fameux petits voiliers, rêveries d'enfance et pas seulement...

 

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J'ai écrit un article sur ces embarcations miniatures :

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/les-petits-voiliers-du-jardin-du-luxembourg-a130849442

 

 

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En hiver, les chérubins s'habillent de glace.

 

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La fontaine gelée attise les songeries. Les oiseaux font du patinage et les saisons tournent autour du Grand Bassin...

 

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Des Chérubins nettoyés des mousses et des scories qui recouvraient leur épiderme...

 

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Cela fait papoter !!!

 

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Un peu floue, mais j'aime bien ma photo !

 

Je vous dis « à bientôt pour d'autres promenades » ! Prenez bien soin de vous, gros bisous !

 

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Laissez-moi vous offrir cette beauté blanche tenue par Christophe...

 

 

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #grand, #moi, #route, #Walt, #whitman

 

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En souvenir de Lady Marianne, avec émotion et Amitié, j'ai choisi, pour le mardi 16 février, un extrait d'une œuvre de Walt Whitman (1819-1892) qui fut l'un des maîtres de la poésie américaine du XIXe siècle et l'auteur d'un sublime recueil appelé Leaves of Grass (Feuilles d'Herbes). Les mots de l'artiste nous donnent envie de prendre le large et de pouvoir avancer librement, avec pleine conscience de soi, au gré de la vie et des saisons...

 

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Extraits de La Grand-Route, récit poétique en 16 chapitres, appelé parfois La Piste et issu de « Leaves of Grass ». La traduction, complexe, varie suivant les publications mais le sens est préservé dans les différentes versions.

 

La Grand-Route

 

A pied, le cœur léger, je pars sur la grand-route,

Bien portant, libre, le monde devant moi,

Le long chemin brun devant moi conduit partout où je voudrai.

 

Désormais je n'appelle plus la chance, c’est moi qui suis la bonne fortune,

J'ai fini de me plaindre, de pleurnicher, de tergiverser,

J'ai fini d'avoir besoin de ceci ou de cela,

J’en ai terminé avec les récriminations, les bibliothèques, les critiques et les plaintes

Vigoureux et heureux, sans faiblesse, j’arpente la grand-route.

 

J'ai le sentiment que toi, la terre que j'entame, tu n'es pas la fin de tout.

Je ne demande pas que les constellations soient plus proches,

Je sais qu’elles sont très bien où elles sont,

Et qu’elles suffisent à ceux qui les habitent.

J'ai le sentiment qu'il y a de l'invisible, en plus, où nous sommes

Quelle magistrale leçon d'hospitalité, en toi, sans exclusion ni privilège (...)

 

J'aspire de grandes gorgées d'espace

L’est et l’ouest sont à moi, et le nord et le sud font partie de moi

Je suis plus grand, vaste, meilleur que je ne le pensais,

J'ignorais que je m'étais empli de tant de qualités.

Je n'avais pas conscience de ce trésor en moi.

Tout me paraît beau,

Aux hommes et aux femmes je continue de répéter

Je vous rendrai tout le bien que vous m'avez fait,

 

(…) Je suis affranchi des limites et des lignes de démarcation imaginaires,

J’irai où il me plaira, je serai mon propre maître, absolu et total, (...)

Je m’arrêterai, observerai, accepterai, contemplerai,

Avec douceur, mais avec une irrésistible volonté, je me libérerai des étreintes qui voudraient me retenir.

 

La route est là, devant

Elle est sûre, avec grand soin mes propres pieds l’ont essayée

Alors que rien ne te retienne ! (...)

 

(…) Camarado, je te donne la main !

Et mon amour qui est plus précieux que l’argent,

Je te donne moi-même et je vaux plus que le prêche ou la loi,

 

Veux-tu me donner de toi ? Veux tu venir en voyage avec moi ?

Serons-nous liés l’un à l’autre aussi longtemps que nous vivrons ?

 

Walt Whitman, Feuilles d’herbe, 1855.

 

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J'illustre les mots de Walt Whitman avec des photos prises en marchant, dans l'atmosphère de février, autour de chez moi, dans mon Val d'Oise aimé...

 

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Soir givré sur la Grand-Route, avant le gros épisode polaire mais il faisait déjà bien froid...

 

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Il fallait vite rentrer avant le couvre-feu... et il faisait vraiment très froid...

 

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L'appareil photo gelait entre les doigts...

 

 

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Walt Whitman apparaît sur la façade de la très célèbre librairie Shakespeare and Company, située rue de la Bûcherie, dans le 5e arrondissement de Paris, à quelques encablures de Notre-Dame. En cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez retrouver l'histoire à la fois réelle et romanesque des lieux.

 

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/shakespeare-and-company-a128059204

 

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Avec des pensées d'espoir sur la Grand-Route de la Vie, mes Ami(e)s ! Je souffle vers vous de gros bisous et des douceurs fleuries de perce-neige...

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #cerf, #grand, #jpg, #passage, #saint

 

 

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Pendant les fêtes, j'ai pris plaisir à revenir photographier l'un de mes passages préférés. Un lieu prisé des promeneurs et des rêveurs où règne une atmosphère bien à part... Il traverse l'un des plus anciens quartiers de Paris: le Quartier Montorgueil-Saint-Denis.

 

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Je vous l'avais montré en novembre 2013, (le temps file, c'est fou!) alors je vous invite à découvrir ou à redécouvrir cet endroit qui m'est familier.

 

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Son charme est bien réel et chaque fois que je l'emprunte, je suis séduite par la beauté des verrières, la qualité de la lumière, les ornements néoclassiques, les enseignes variées et les magasins de thé, d'art et de design qui rythment la promenade.

 

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Retour sur son histoire...

 

Le passage du Grand Cerf fut érigé dans la cour de la « maison du roulage du Grand Cerf », une ancienne hôtellerie, terminus des Messageries Royales, qui reliait, il y a plusieurs siècles, les rues Dussoubs et Saint-Denis.

 

L'hôtellerie fut vendue en 1812 par l'administration des Hospices et démolie en 1825 par son nouveau propriétaire: la banque Devaux-Moisson. La banque initia la construction d'un passage probablement terminé en 1835 mais la date d'ouverture au public, comme le nom de l'architecte, ne sont pas établis.

 

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La famille Monier fit l'acquisition des lieux en 1826. Mais, en 1862, suite à une affaire d'héritage, le passage fut légué à l'Assistance Publique. Il s'ensuivit une désaffection progressive à l'égard de cette voie commerciale pourtant fort appréciée quelques décennies auparavant. Il fallut attendre les années 1990 pour que l'endroit soit réhabilité.

 

Aujourd'hui, le passage du Grand Cerf possède la plus importante hauteur de verrières de tous les passages parisiens, soit 11,80 mètres et trois étages de façades.

 

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Originellement destiné à la production et à l'artisanat, le passage, long de 113 mètres, abritait une galerie marchande populaire, peuplée d'ateliers, d'échoppes et de fabriques. Seul le troisième étage était consacré à l'habitation.

 

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Lors des restaurations des années 1990, le troisième étage et les combles ont été réaménagés pour accueillir des petites maisons fleuries. Les habitants des lieux appellent cet espace privilégié « la dalle ».

 

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Plus récente que le reste du passage, la verrière est particulièrement intéressante par sa hauteur et la qualité de sa structure. L'emploi de grandes poutrelles en fer forgé et de tirants métalliques conçus comme des arcs-boutants a favorisé la création de larges espaces vitrés sur les façades intérieures.

 

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Du côté de la rue Saint-Denis, Les armoiries de Paris dominent l'entrée du passage, nous rappelant la toute puissance économique de Paris, initiée par la Hanse ou Guilde des marchands de l'eau d'où l'emblème « fluctuat nec mergitur »: « il est battu par les flots mais ne sombre pas ».

 

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Le 5 novembre 1827, sous le règne de Charles X (1757-1836), le passage du Grand Cerf fut le témoin de violentes émeutes qui se déroulèrent dans la rue Saint-Denis. Suite à la révolte des Canuts à Lyon, suscitées par une misère grandissante, les fileuses et les ouvriers du quartier Montorgueil formèrent des barricades. Un peloton d'infanterie chargea la foule à la baïonnette et le passage fut jonché de cadavres.

 

Après ces tristes événements, les petits ateliers se multiplièrent dans cette rue couverte dont la hauteur et l'élancement, plutôt inhabituels, ne doivent pas nous faire oublier les discrets ornements néoclassiques qui décorent, à l'instar de gracieuses feuilles d'acanthe, une partie de la structure.

 

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Comme dans la plupart des passages parisiens, on peut admirer des allégories de l'Abondance et du Commerce.

 

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L'Abondance brandit un bâton solaire ailé, emblème de fertilité et soutient une corbeille de fruits qui représente le pouvoir de la Terre, source inépuisable de richesse, de nourriture et de bienfaits.

 

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La renommée des lieux est associée au Commerce, allégorie qui arbore un caducée et l'aiguière à ses pieds rappelle l'importance des transactions commerciales liées au monde fluvial. (Rappelons-nous que le caducée ne représente pas toujours la médecine.) Symbole de force, d'abondance et de prospérité, le bâton aux serpents est surmonté du pétase, le chapeau rond du dieu Mercure, messager des dieux et patron du négoce, protecteur des voyageurs, des bergers et des commerçants. Dieu ambivalent qui gouverne aussi les escrocs et les brigands...

 

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Une photo du célèbre Eugène Atget (1857-1927) immortalise ce bel endroit.

 

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D'après le site de l'Histoire Européenne des Arts Photographiques, « Un jour de juin 1907, Eugène Atget, cinquante ans, installe son matériel photographique dans le passage du Grand-Cerf, galerie marchande située dans le 2e arrondissement de Paris. Sa lourde chambre noire en bois, reposant sur un trépied, contient une plaque de verre de format 24 x 18 cm. C’est sur cette plaque, recouverte d’une substance photosensible – le gélatino-bromure d’argent –, que va se former l’image du sujet qui se trouve face à l’objectif. Atget s’est placé à une extrémité du passage afin qu’une longue perspective se déroule devant lui. Il a également choisi de ne pas se positionner au centre de l’allée, mais de se décaler sur le côté. Ainsi, englobe-t-il aussi bien, sur son dépoli, l’enfilade des enseignes suspendues, qui proposent aux flâneurs « journaux », « timbres » ou « décorations pour noces », que les vitrines des boutiques qui leur font face.

Toutes les personnes présentes observent le photographe, avec surprise, étonnement ou suspicion. Si certaines restent postées là un certain temps (l’employée en train de nettoyer une vitrine et dont le corps, légèrement en mouvement, est en partie flou), d’autres ne font que s’arrêter brièvement avant de reprendre leur chemin ; elles ne sont alors présentes sur la photographie que sous la forme de « fantômes » : n’étant pas restées immobiles durant assez longtemps, elles figurent sur l’image mais sont floues ou transparentes (l’homme au premier plan à droite). Toutes ces personnes n’ont que partiellement laissé leur empreinte sur la surface sensible – la plaque de verre qu’Atget a placé dans sa chambre noire – qui a cependant enregistré tous les événements qui se sont produits devant elle durant un temps donné (celui de la prise de vue). »

 

Image BNF, Estampes Eo 109b boîte 5, microfilm : H025820, T039636.

 

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De nos jours, le passage est apprécié pour son atmosphère chic et sereine qui permet de s'extraire en douceur de la course folle des voitures et du stress ambiant.

 

 

Les promeneurs apprécient les pimpantes enseignes au-dessus des boutiques, une touche de fantaisie et d'originalité comme en témoigne la présence de cette libellule...

 

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Et les enseignes amusantes de la boutique d'Optique « Pour vos beaux yeux » qui propose des montures de lunettes anciennes, jamais portées, des stocks oubliés qui font la joie des amateurs de lunettes vintage.

 

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Je rappelle, une nouvelle fois, que je ne suis pas sponsorisée pour écrire au sujet des marques que je cite. Je montre ce qui me plaît au fil de mes pérégrinations.

 

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Les nostalgiques se souviendront du crabe et de l'éléphant...

 

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Ils ont disparu mais le passage abrite toujours la boutique Lil Weasel, plébiscitée par nos amies brodeuses et couturières...

 

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Ainsi que deux boutiques Rickshaw, à la fois cavernes d'Ali-Baba et cabinets de curiosités où l'on chine des lanternes anciennes, des plaques émaillées, des bibelots d'inspiration coloniale, en bois ou en laiton patiné par le temps, des meubles et des coffrets précieux, des miroirs et des petits flacons, des poignées peintes en céramique ou en bois et toutes sortes d'ornements insolites. De nombreux objets vendus chez Rickshaw sont réalisés à partir de matériaux recyclés.

 

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Il y en a pour tous les goûts. J'ai beaucoup aimé cette clef qui mesurait trois fois la taille de ma main !

 

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Et ces lettres en bois...

 

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Il y a des choses étonnantes chez Rickshaw !

 

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Merci pour vos messages et vos voeux, chers aminautes. Ils ont été réitérés, avec tendresse, dans mon article Le Chant des Arbres. Gros bisous et amicales pensées...

 

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Renseignements pratiques pour le Passage du Grand Cerf

 

145, rue Saint-Denis/10, rue Saint-Denis.

Ouvert du lundi au samedi de 8h30 à 20h30.

Métro Étienne Marcel, ligne 4.

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bassin, #grand, #jardin, #luxembourg, #statue

 

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La muse Calliope

 

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Retour devant le Sénat pour la suite de Lumières d'Octobre au Jardin du Luxembourg...

 

Avant tout, je veux vous dire « MERCI », en lettres majuscules, car votre enthousiasme concernant plusieurs de mes articles et mes poésies (Entre citrouille et sorcière...) m'a beaucoup touchée. Je souhaite également la bienvenue à mes nouveaux abonnés.

 

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Après avoir traversé les allées du Verger, je reviens devant le Sénat et je déambule, dans la lumière dorée, autour du Grand Bassin.

 

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Cet été, vous aviez apprécié mon article consacré aux petits voiliers de « Luco »et à la famille Paudeau. Vous pouvez le lire ou le relire en cliquant ICI...

 

 

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Le Grand Bassin se love à la croisée de deux axes autour desquels s'articule la puissante scénographie des lieux. Axes qui nous guident vers les méandres du Quartier Latin mais ne nous éloignons pas de notre sujet !

 

La majestueuse pièce d'eau, de forme octogonale, fut installée sous le Premier Empire par Jean-François-Thérèse Chalgrin (1739-1811), Architecte de Louis XVI, ordonnateur des fêtes publiques sous le Consulat et concepteur -entre autres « merveilles »- de l'Arc de Triomphe de la Place de l'Étoile.

 

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Elle accueille en son centre une fontaine composée de trois chérubins, à demi-nus, à demi-drapés, qui émergent d'un petit paysage de roseaux stylisés et soutiennent une vasque.

 

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De la vasque « s'envole un jet central de taille moyenne et l'eau s'épanche par deux rebords d'écoulement, crachée par des têtes chimériques ».

 

L'oeuvre, anonyme, est simple et gracieuse. On ne sait pas grand chose à son sujet hormis sa provenance : le Hameau de Chantilly.

 

Le Sénat en aurait fait l'acquisition en 1801 ou en 1802, auprès d'un certain « citoyen Ovin », pour une somme de 2420 francs.

 

Tout autour, sur l'eau miroitante, s'ébattent les fameux petits voiliers, rêveries d'enfance et pas seulement...

 

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 En hiver, les chérubins s'habillent de glace et les oiseaux font du patinage...

 

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J'aime cette vue gelée...

 

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et souvent je rêve devant la fontaine et la maisonnette des oiseaux...

 

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Territoire d'aventures pour les petits voiliers, le Grand Bassin est aussi un lieu d'exposition pour de majestueux Phoenix canariensis ou dattiers des Canaries et une galerie de sculptures à ciel ouvert...

 

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Ces palmiers dattiers appartiennent depuis longtemps au patrimoine botanique du Luxembourg. Pendant l'hiver, ils sont conservés dans l'Orangerie, bâtiment orné de bustes de grands artistes du XIXe siècle que je vous montrerai prochainement.

 

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Le genre Phoenix comprend dix sept espèces qui jouent un rôle ornemental et utilitaire dans différentes régions du monde : fruits comestibles, feuilles permettant de nourrir les animaux et d'isoler les maisons, bois de construction. Quant à l'huile de palme, il est hautement compréhensible que son extraction intensive et le phénomène de déforestation associé suscitent la colère des associations de défense de l'environnement. Élément essentiel de l'équation, le consommateur n'est pas obligé d'acheter des produits dangereux pour son équilibre et mortifères pour Dame Nature...

 

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Les sculptures qui ornent les alentours du Grand Bassin ne sont pas les plus connues de « Luco ». On trouve peu, voire très peu de renseignements les concernant et les visiteurs préfèrent s'intéresser à des œuvres plus célèbres. Ce n'est pas une critique, c'est une constatation...

 

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Au rythme des saisons, je prends plaisir à les contempler et j'apprécie tout particulièrement Calliope, muse de la poésie épique et de l'éloquence.

 

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Calliope, mère du poète Orphée dont elle arbore la lyre, épouse d’Apollon, dieu du soleil et de la lumière... Les poètes de l'Antiquité aimaient particulièrement l'évoquer.

 

L'année de création de ce beau marbre est inconnue.

 

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Attribuée au sculpteur, professeur et directeur de l'Académie Royale des Beaux-Arts de Carrare Ferdinando Pellicia (1808-1890 ou 1892), Calliope aurait été rapportée en France après le siège de Sébastopol, en 1855 ou 1856, par le Maréchal Aimable Pélissier (1794-1864). Le Maréchal fut fait duc de Malakoff par l'empereur Napoléon III, en remerciement de sa victoire sur l'armée russe.

 

Calliope aurait été conservée à l'Orangerie des Tuileries, parmi un dépôt de marbres réalisés d'après l'antique, jusqu'en 1890.

 

Sur le site du Sénat, il est fait état de sa « présence » au jardin du Luxembourg en 1902.

 

A proximité de la jolie muse, on rencontre une « Vénus au dauphin » dont l'auteur n'est pas identifié.

 

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La date de création est également inconnue. Ce marbre réalisé d'après l'antique fut installé au Luxembourg sous le Premier Empire.

 

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Représenté de manière fantastique, le dauphin, fidèle compagnon de la déesse de l'amour et de la beauté, est associé aux fluides de vie, à la luxuriance mais aussi à la mort et à l'ambivalence de l'eau... Vénus incarne la vie mais elle est également, ne l'oublions pas, une déesse psychopompe.

 

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Quelques pas me conduisent à une « Flore tenant une couronne ».

 

Déesse des fleurs sauvages et des fleurs cultivées, protectrice de la jeunesse et suzeraine du Printemps, Flore brandit la couronne d'inspiration poétique, emblème de joie et de fertilité associé aux Floralies, fêtes du renouveau de la Nature qui se déroulaient aux alentours du 15 avril.

 

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Comme pour la « Vénus au dauphin », l'auteur de l’œuvre n'est pas identifié. La date de création est inconnue. Ce marbre réalisé d'après l'antique était visible au Luxembourg sous le Premier Empire.

 

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Il existe deux marbres de Flore au Luxembourg, un situé à l'ouest et l'autre installé à l'est du bassin. J'ai photographié, à l'ouest, celui qui a le moins subi les affres du temps.

 

Autour du Grand Bassin, les statues masculines n'ont pas été oubliées. En longeant l'eau, on aperçoit « Marius debout sur les ruines de Carthage ».

 

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Ce marbre -pudique wink2- fut commandé, par le Ministère de l'Intérieur, au sculpteur Nicolas-Victor Alain (1818-1899). Figurant au Salon de 1861, il fut également présenté à l'Exposition Universelle de 1867.

 

L’œuvre, empreinte d'élégance et de belle simplicité dans les détails (draperie, casque...), rend hommage au général et homme d’État romain Caius Marius (157-86 avant J.-C.), élu sept fois consul, qui passa à la postérité en réformant l'armée romaine (il restructura les légions en différentes cohortes) et en remportant un nombre conséquent de victoires militaires.

 

Marius favorisa aussi, dans les institutions, le recrutement des proletarii, citoyens qui n'étaient pas propriétaires terriens et fut l'époux de Julia Cæsaris, la tante de Jules César.

 

Un peu plus loin, c'est « le dieu Vulcain qui présente les armes issues de sa forge ».

 

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Ce marbre, réalisé en 1780, fut commandé à Charles Antoine Bridan (1730-1805), artiste qui avait remporté le Premier Prix de Sculpture, en 1754, avec un sujet consacré au Massacre des Innocents.

 

La statue est présente au Luxembourg, près du bassin, depuis 1781, comme en attestent plusieurs inventaires. Son modèle en plâtre a figuré au Salon de 1777.

 

Vulcain est le dieu latin du feu et du fer, émanation du dieu grec Héphaïstos, seigneur des volcans. Il règne, sous l'Etna, sur la forge mythique des Olympiens où naissent les traits de foudre de Zeus/Jupiter. Son pouvoir se nourrit du feu bienfaisant des activités humaines. Il favorise le Commerce et l'Industrie mais peut aussi répandre sur la terre le feu destructeur des profondeurs. Aimé et craint, on l'invoquait pour repousser les incendies et se protéger des maladies fébriles.

 

A plusieurs égards, il diffère d'Héphaïstos mais je vous en reparlerai car ce thème est trop inspirant et complexe pour être traité dans un article qui évoque bien d'autres choses.

 

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De part et d'autre du Grand Bassin, sur la verte pelouse, se dressent deux colonnes surmontées chacune d'une statue. Vigies qui apportent une touche supplémentaire de charme à la mise en scène des lieux.

 

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Dans mon précédent article, vous avez vu de loin une « Vénus sortant du bain ». Chaque fois que j'ai tenté de zoomer sur elle, avec l'orientation de la lumière, que ce soit en début ou en fin de journée, ça n'a jamais fonctionné... J'ai pu mieux photographier la deuxième colonne et son « passager ».

 

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Au sommet de celle-ci veille une statue de « David vainqueur de Goliath, qui est considérée comme la plus ancienne statue du jardin.

 

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En 1993, la statue originale, dont l'auteur est inconnu, a été remplacée par un moulage et placée, après restauration, dans une galerie du Sénat.

 

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La photo est un peu floue mais je l'apprécie...

 

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Cette promenade se termine avec des vues du Grand Bassin, au crépuscule d'une belle et chaude journée d'automne...

 

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Poésie des formes, ivresse des reflets... Un des palmiers dattiers fait concurrence à la tour Montparnasse qui ressemble à un Lego géant.

 

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« Luco »... Je sais que vous l'aimez, ce merveilleux jardin qui est l'un de mes sujets de prédilection ! Mêlés à un patrimoine végétal superbe, cent six statues et groupes sculptés décorent ses allées et l'on y ressent, avec intensité, le cycle des saisons...

 

Plusieurs d'entre vous le connaissent depuis leur enfance. Quant à moi, je l'arpente depuis plus de quinze ans -peut-être même plus- et je ne me lasse jamais de retrouver les fontaines, les grands arbres, le jardin à la française, le jardin à l'anglaise, les kiosques de verdure, les vases et les statues d'un lieu tellement emblématique de l'histoire de Paris... Rendez-vous donc bientôt sous ses ombrages et à l'intérieur du Sénat, dans quelques temps... (J'ai un tri monumental de photos à faire...) En attendant, je vous souhaite de belles journées de Novembre.

 

Prenez bien soin de vous, gros bisous !

 

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Encore une fois, voici la vue du Sénat et du Grand Bassin pour le plaisir... Avec des salutations pour madame la mouette et son ami, le dragon de nuages...yes Le voyez-vous ?

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #fut, #grand, #luxembourg, #pepiniere, #verger

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Les sens aux aguets, mon carnet à la main, je m'imprègne en souriant des énergies de l'automne. Les teintes sont chaudes. L'agitation de la rentrée s'est dissipée. Dans la rouille dorée de l'atmosphère, palpitent les forces décroissantes...

 

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« Luco », bulle verte du Quartier Latin, mélange harmonieux d'allées sinueuses et rectilignes, est un nuancier de pourpre, de brun, de jaune, d'orange, de violet... Cela donne un éclat particulier aux cent six statues qui peuplent ce lieu remarquable...

 

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Je salue le Faune dansant de monsieur Lequesne... Vous vous en rappelez sûrement car sa plastique et sa propension à la joie et au plaisir, mesdames, ne vous avaient pas laissées indifférentes !

 

 

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Puis je contemple les arbres qui bordent le chemin : marronniers, châtaigniers, platanes, chênes, savonniers... et je progresse, rêveuse, sur un tapis de feuilles rousses (beaucoup ont déjà été ramassées), en direction du Sénat.

 

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Dans la lumière automnale, le bâtiment resplendit et la majesté de ses lignes s'accorde à la fine scénographie végétale.

 

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Le palais fut construit par Salomon de Brosse (1571-1626), petit-fils du célèbre graveur et architecte Jacques Ier Androuet Du Cerceau (vers 1515-1584), pour la reine Marie de Médicis (1575-1642). Veuve d'Henri IV et mère de Louis XIII, nostalgique des charmes florentins du Palais Pitti de son enfance, Marie délaissa le Louvre après l’assassinat du roi. Elle fit l'acquisition d'un vaste domaine qui appartenait la communauté monastique des Chartreux et devint propriétaire de la résidence du Prince de Piney-Luxembourg qui bordait, à quelques encablures, le chemin de Vaugirard.

 

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Statues qui baignent leurs élégantes formes de marbre blanc dans la lumière d'or... Déesses, dieux, poètes, héros, esprits de la nature et dames illustres de l'Histoire de France nous attendent, au gré d'une série d'articles consacrés à ce merveilleux jardin...

 

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A partir de 1615, Marie de Médicis fit édifier le palais de style florentin où siège le Sénat. Elle y vécut de 1625 à 1631 et commanda au maître flamand Pierre Paul Rubens (1577-1640) vingt-quatre toiles destinées à illustrer les moments importants de sa vie.

 

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Une exposition intitulée « Rubens, portraits princiers » est visible au musée du Luxembourg jusqu'au 14 janvier 2018 mais, pour le moment, ce n'est pas notre propos. Revenons devant le Sénat.

 

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L'édification du palais permit de rattacher le domaine du Luxembourg à la ville de Paris car les terres des Chartreux se trouvaient jusque là excentrées par rapport au reste de la capitale.

 

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On aperçoit la coupole du Panthéon récemment rénovée, la balustrade de marbre qui borde la terrasse supérieure du jardin, des statues, des vases et de magnifiques Dattiers des Canaries (Phoenix canariensis).

 

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Au sommet de la colonne, se dresse, depuis 1840, une Vénus sortant du bain, réalisée d'après l'antique et dont l'auteur n'est pas connu. Mon appareil a zoomé autant que possible...

 

 

Dans quelques jours, nous reviendrons devant le Sénat pour contempler, autour du Grand Bassin, un bel ensemble de statues antiques mais en attendant, je poursuis mon chemin dans la symphonie des couleurs automnales.

 

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Au rythme de mes pas, les feuilles crissent, craquent, crépitent...

 

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Arbres et arbustes sont chargés de fruits...

 

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Je prends la direction du Verger et j'aborde le Pavillon Davioud.

 

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Ce petit bâtiment qui abritait autrefois un café restaurant appelé « Buffet de la Pépinière »fut construit, en 1867, dans l'enceinte du Jardin du Luxembourg, par Gabriel Davioud (1823-1881), l'un des architectes les plus en vogue à l'époque de Napoléon III.

 

Le lieu accueille des expositions de peinture et de sculpture, des conférences culturelles, les cours publics et gratuits de l’École d’Horticulture du Luxembourg et les cours payants de la Société Centrale d’Apiculture.

 

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Je bifurque sur la gauche en direction du Rucher, un endroit que j'apprécie tout particulièrement.

 

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Créé en 1991 par la Société Centrale d'Apiculture, il perpétue la tradition du rucher-école, fondé en 1856, par Henri Hamet (1815-1889), le père de l'apiculture française.

 

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Les pensionnaires des lieux sont en pleine effervescence. Elles s'affairent, attirées par les fleurs des grands parterres, les tilleuls et les orangers et n'oublions pas à quel point elles sont précieuses ! Près de 30% des colonies d'abeilles disparaissent chaque année alors souhaitons que l'Union Européenne interdise enfin, de manière définitive, ces ignominies que sont les néo-nicotinoides...

 

Elles voltigent autour de la petite fontaine destinée à les rafraîchir puis elles vont butiner, si rapides qu'il n'est pas aisé de les photographier. Au Luxembourg, on prend grand soin de ces petites guérisseuses et nourricières, menacées par les pesticides, les O.G.M, les changements climatiques et tellement indispensables à la survie de l'Humanité.

 

Le miel collecté est vendu, chaque année, en automne, à l'Orangerie.

 

 

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Environnée de bourdonnements dorés, je continue ma route vers le Verger et je longe une pelouse où se dresse un émouvant groupe sculpté appelé « Joies de la Famille ». Je vous l'avais montré, il y a quelques années...

 

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Cette description d'un couple amoureux et de leur enfant penché vers un petit chien, emblème de fidélité conjugale (entre autres vertus attribuées à nos amis canins) est très avenante mais il serait appréciable de restaurer le bras du pauvre bébé...

 

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Son auteur, Horace Daillion (1854-1946) présenta au Salon de 1885 un modèle en plâtre appelé « Bonheur » et l'ensemble définitif en marbre, doté d'un nouveau nom, fut apprécié à l'Exposition Universelle de 1889.

 

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Le ciel est changeant... Le bleu, tantôt se dissipe, tantôt réapparaît... Plus intense ou plus clair... Magie d'automne et couleurs enivrantes... La brume qui m'a accompagnée pendant un certain temps cède la place à une agréable éclaircie.

 

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Me voici arrivée au Verger ou Pépinière de Paris où pommiers et poiriers en espalier donnent de luxuriantes récoltes. Les jardiniers du Luxembourg y travaillent assidûment et leurs cours d’horticulture, dispensés au Pavillon Davioud, sont très réputés.

 

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Le Verger se déploie sur une partie de l'ancienne pépinière des Chartreux, riche d'une exceptionnelle collection d'arbres fruitiers. La « pépinière impériale du Luxembourg » fut instituée à l'emplacement de l'ancienne pépinière de la Chartreuse par Jean-Antoine Chaptal (1756-1832), comte de Chanteloup et ministre de l'Intérieur de Napoléon Ier et un cours « public et gratuit pour la culture des arbres fruitiers » fut créé, en 1809, par son successeur : Emmanuel Cretet, comte de Champmol.

 

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La pépinière fut déplacée, quelques années plus tard, lors du percement de la rue Auguste Comte, une rue importante du Quartier Latin, dans le cadre des grands travaux haussmanniens, mais en 1866, sur un subtil tracé du célèbre paysagiste Jean-Pierre Barillet-Deschamps (1824-1873), elle fut replantée à l'endroit où je me promène actuellement.

 

 

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« Un verger conservatoire de variétés et de formes fruitières comprenant plus de six cents variétés de pommes et de poires. On y trouve près d'un millier de plantes, arbres et arbustes. »

 

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Et voilà, chers amis, notre promenade touche à sa fin... Après quelques facéties d'Halloween, je vous donne rendez-vous en novembre devant le Grand Bassin... Passez d'agréables moments en compagnie de vos proches. Merci de votre fidélité, grosses bises et à très bientôt !

 

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Encore de gros bisous...

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #grand, #marie, #passage, #rue, #saint

 

 

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 Ce passage élégant, où règne une atmosphère hors du temps, traverse l'un des plus anciens quartiers de Paris: le Quartier Montorgueil-Saint-Denis. Même si vous le connaissez, je vous invite à redécouvrir sa belle architecture, ses ornements néoclassiques et les nombreuses boutiques d'artisanat moderne et vintage qu'il abrite.

 

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 Il n'est pas le plus décoré des passages de la capitale mais son charme est bien réel et chaque fois que je l'emprunte, je suis séduite par la beauté des verrières, la qualité de la lumière, les enseignes colorées et les magasins de thé, d'art et de design qui rythment la promenade. Attention si vous souhaitez le visiter, il n'est pas ouvert le dimanche.

 

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Il fut érigé dans la cour de la « maison du roulage du Grand Cerf », une ancienne hôtellerie, terminus des Messageries Royales, qui reliait, il y a plusieurs siècles, les rues Dussoubs et Saint-Denis.

 

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L'hôtellerie fut vendue en 1812 par l'administration des Hospices et démolie en 1825 par son nouveau propriétaire: la banque Devaux-Moisson. La banque initia la construction d'un passage probablement terminé en 1835 mais la date d'ouverture au public, comme le nom de l'architecte, ne sont pas établis.

 

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La famille Monier fit l'acquisition des lieux en 1826. Mais, en 1862, suite à une affaire d'héritage, le passage fut légué à l'Assistance Publique. Il s'ensuivit une désaffection progressive à l'égard de cette voie commerciale pourtant fort appréciée quelques décennies auparavant. Il fallut attendre les années 1990 pour que l'endroit soit réhabilité.

 

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Aujourd'hui, le passage du Grand Cerf possède la plus importante hauteur de verrières de tous les passages parisiens, soit 11,80 mètres et trois étages de façades.

 

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Originellement destiné à la production et à l'artisanat, le passage, long de 113 mètres, abritait une galerie marchande populaire, peuplée d'ateliers, d'échoppes et de fabriques. Seul le troisième étage était consacré à l'habitation.

 

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Lors des restauration des années 1990, le troisième étage et les combles ont été réaménagés pour accueillir des petites maisons fleuries. Les habitants des lieux appellent cet espace privilégié « la dalle ».

 

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Plus récente que le reste du passage, la verrière est particulièrement intéressante par sa hauteur et la qualité de sa structure. L'emploi de grandes poutrelles en fer forgé et de tirants métalliques conçus comme des arcs-boutants a favorisé la création de larges espaces vitrés sur les façades intérieures.

 

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Le passage du Grand Cerf se situe dans le prolongement de la rue Marie Stuart où se dressait autrefois le terminus des Messageries Royales. Les Messageries reliaient les provinces de l'est et du nord de la France à Paris.

 

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La rue Marie Stuart (ancienne rue Tire-vit puis Tireboudin) formait, avec la rue Brisemiche et la rue Dussoubs (ancienne rue Gratte-Cul), le quartier général des prostituées du quartier Montorgueil. Le nom actuel de cette voie tranquille est le fruit d'une erreur commise par l'historien Henri Sauval (1623-1676). Ce dernier nous rapporte que le nom Tire-vit fut changé en Tireboudin pour ne pas choquer la reine Marie Stuart, épouse du Dauphin et futur François II.

« Marie Stuart passant dans cette rue, en demanda le nom; il n’était pas honnête à prononcer; on en changea la dernière syllabe, & ce changement a subsisté. De toutes les rues affectées aux femmes publiques, cette rue, & la rue Brisemiche, étaient les mieux fournies. »

 Mais l'appellation Tireboudin était déjà utilisée en 1419 alors que la reine vécut de 1542 à 1587. La rue fut pourtant baptisée rue Marie Stuart en 1809 par le ministre Joseph Fouché (1759-1820). Les habitants du quartier proposèrent le nom de rue du Grand Cerf mais le ministre s'y opposa, considérant que « cela faisait trop médiéval et populaire. »

 

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La rue Marie Stuart, photographiée en juillet 1907 par Eugène Atget (1857-1927). (Source gallica.bnf.fr).

 

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La rue Marie Stuart  et l'entrée du passage du Grand Cerf.

 

L'ancienne rue aux Ribaudes prit le nom d'une reine mais le souvenir des « filles bordelières » qui louaient des baraques en planches ou « bords » afin d'y exercer leur activité de « bordel », est toujours bien vivant dans les livres d'histoire. Les péripatéticiennes s'étaient installées là suite au décret de Saint Louis, promulgué en 1256 pour interdire la prostitution dans Paris. Elles avaient franchi l’enceinte de Philippe-Auguste, dont l'emplacement correspondait à l'actuelle rue Étienne-Marcel, et comptaient parmi leurs clients ceux de l'ancienne hôtellerie du Grand Cerf.

 

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On admire aujourd'hui dans la rue Marie Stuart de belles portes, des ornements sculptés et de gracieux balcons en fonte et en fer forgé.

 

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Indissociable de l'histoire et de la scénographie du passage du Grand Cerf, la rue Marie Stuart se situait, au XVIIIe siècle, au débouché des Messageries Royales, composées de diligences, de roulages et de coches d'eau qui desservaient les plus grands départements de France.

 

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De l'autre côté, s'ouvre la rue Saint-Denis, l'une des antiques voies d'accès à Paris qu'il suffit de traverser pour s'engouffrer dans le passage du Bourg-l'Abbé auquel je consacrerai bientôt un article.

 

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Les armoiries de Paris dominent l'entrée du passage, nous rappelant la toute puissance économique de Paris, initiée par la Hanse ou Guilde des marchands de l'eau d'où l'emblème « fluctuat nec mergitur »: « il est battu par les flots mais ne sombre pas ».

 

Le 5 novembre 1827, sous le règne de Charles X (1757-1836), le passage fut le témoin de violentes émeutes qui se déroulèrent dans la rue Saint-Denis. Suite à la révolte des Canuts à Lyon, suscitées par une misère grandissante, les fileuses et les ouvriers du quartier Montorgueil formèrent des barricades. Un peloton d'infanterie chargea la foule à la baïonnette et le passage fut jonché de cadavres.

 

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Après ces tristes événements, les petits ateliers se multiplièrent dans cette rue couverte dont la hauteur et l'élancement, plutôt inhabituels, ne doivent pas nous faire oublier les discrets ornements néoclassiques qui décorent, à l'instar des gracieuses feuilles d'acanthe, une partie de la structure.

 

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 On contemple, comme dans la plupart des passages parisiens, des allégories de l'Abondance et du Commerce.

 

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L'Abondance soutient une corbeille de fruits qui représente le pouvoir de la Terre, source inépuisable de richesse, de nourriture et de bienfaits.

 

La renommée des lieux est associée au Commerce, allégorie qui brandit un caducée. (Rappelons-nous que le caducée ne représente pas toujours la médecine.) Symbole de force, d'abondance et de prospérité, le bâton aux serpents est surmonté du pétase, le chapeau rond du dieu Mercure, messager des dieux et patron du négoce, protecteur des voyageurs, des bergers et des commerçants. Dieu ambivalent qui gouverne aussi les escrocs et les brigands...

 

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Photographie d'Eugène Atget, 1909. (BNF, Estampes Eo 109b boîte 5, microfilm : H025820, T039636.)

 

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De nos jours, le passage est apprécié pour son atmosphère chic et sereine qui permet de s'extraire en douceur de la course folle des voitures et du stress ambiant.

 

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Les promeneurs apprécient les pimpantes enseignes au-dessus des boutiques, touche de fantaisie et d'originalité.

 

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La boutique d'Optique « Pour vos beaux yeux » propose des montures de lunettes anciennes, jamais portées, des stocks oubliés qui font la joie des amateurs de lunettes vintage.

(Je précise que je ne suis pas sponsorisée pour écrire au sujet des marques que je cite. Je montre ce qui me plaît au fil de mes pérégrinations.)

 

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Mes amies brodeuses apprécieront sûrement l'enseigne et la vitrine de Lil Weasel, boutique plébiscitée par les aficionados de la couture et du tricot.

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Côté rue Saint-Denis, les visiteurs sont accueillis par des bouquets romantiques.

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Mais le passage est surtout connu pour abriter deux boutiques Rickshaw, à la fois cavernes d'Ali-Baba et cabinets de curiosités dans lesquels on chine des lanternes anciennes, des plaques émaillées, des bibelots d'inspiration coloniale, en bois ou en laiton patiné par le temps, des meubles et des coffrets précieux, des miroirs et des petits flacons, des poignées peintes en céramique ou en bois et toutes sortes d'ornements insolites. De nombreux objets sont réalisés à partir de matériaux recyclés.

 

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(Un peu floue ma photo mais je l'aime bien quand même...)

 

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Le passage est aussi très apprécié pour ses ateliers de stylisme et de bijouterie fantaisie, ses boutiques de thé, de luminaires, de tissus parfumés et d'objets poétiques.

 

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Éléments indissociables du développement urbain et d'un certain art de vivre, galeries et passages témoignent des bouleversements architecturaux et économiques survenus à Paris dans le dernier quart du XVIIIe siècle, lorsque le duc d'Orléans ouvrit les alentours du Palais-Royal à la spéculation immobilière. (Un article sur le sujet est en préparation...)

 

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Des galeries de bois du Palais-Royal, créées en 1786 et dédiées au plaisir sous toutes ses formes, aux passages les plus intimes ou les plus majestueux, ces voies piétonnes qui relient deux rues ou deux artères, sont, à de très rares exceptions près, des lieux mondains et commerciaux, des espaces de rencontre et surtout des microcosmes où le temps semble s'écouler à un rythme différent. Ils offrent aussi aux piétons une protection contre les intempéries et les encombrements de la route.

Tantôt à la mode et tantôt boudés en raison de l'essor des Grands Magasins, parfois privés d'une partie de leurs éléments structurels et décoratifs ou soumis à des restaurations que certains jugeront hasardeuses, ils nous séduisent encore aujourd'hui par leurs détails pittoresques et leur atmosphère agréablement surannée.

 

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Petites et grandes, secrètes ou maintes fois chuchotées, il y a tant d'histoires à redécouvrir au fil de ces passages, coiffés de belles et amples toitures de verre qui créent une aération bienvenue dans l'épaisseur du tissu urbain. Je me réjouis de vous les montrer, au fil du temps...

 

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Je vous dis à très bientôt pour d'autres reportages sur le sujet. Merci pour vos messages, je souffle vers vous, avec les feuilles d'automne, mes amicales pensées...

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Renseignements pratiques

 

145, rue Saint-Denis/10, rue Saint-Denis.

Ouvert du lundi au samedi de 8h30 à 20h30.

Métro Étienne Marcel, ligne 4.

 

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Quelques bijoux d'automne...

 

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