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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

Publié le par maplumefee
Publié dans : #coeur, #fete, #foraine, #heureux, #petit

 

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Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

 

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Besoin de liberté, de s'envoler, de respirer dans les hauteurs... Je veux suivre mon imagination, la laisser pousser les murs de la réalité et me propulser dans les joies d'une Fête Foraine. Voilà pourquoi j'ai choisi ce poème plein d'allant signé Jacques Prévert (1900-1977).

 

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Fête Foraine

 

Heureux comme la truite remontant le torrent

 

Heureux le cœur du monde

 

Sur son jet d'eau de sang

 

Heureux le limonaire

 

Hurlant dans la poussière

 

De sa voix de citron

 

Un refrain populaire

 

Sans rime ni raison

 

Heureux les amoureux

 

Sur les montagnes russes

 

Heureuse la fille rousse

 

Sur son cheval blanc

 

Heureux le garçon brun

 

Qui l'attend en souriant

 

Heureux cet homme en deuil

 

Debout dans sa nacelle

 

Heureuse la grosse dame

 

Avec son cerf-volant

 

Heureux le vieil idiot

 

Qui fracasse la vaisselle

 

Heureux dans son carrosse

 

Un tout petit enfant

 

Malheureux les conscrits

 

Devant le stand de tir

 

Visant le cœur du monde

 

Visant leur propre cœur

 

Visant le cœur du monde

 

En éclatant de rire

 

Jacques Prévert

 

 

La Fête Foraine apparaît comme un microcosme, un lieu d'initiation où les émotions éclatent comme des bulles de savon dans l'atmosphère. C'est un univers attachant que nous conte Jacques Prévert avec son immense talent de poète populaire et de scénariste au langage riche et familier, truffé de jeux de mots qui caracolent dans le cœur et la tête.

 

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J'illustre ce poème avec des photos de la Fête Foraine des Tuileries, un endroit prisé des promeneurs qui refermera ses portes dans la soirée du dimanche 30 août 2020.

 

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La Fête Foraine des Tuileries a été maintenue, à la différence de la célèbre Fête des Loges de Saint-Germain-en-Laye qui devait, pour sa 368e édition, se dérouler du 26 juin au 16 août et qui a été annulée.

 

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A la Fête Foraine des Tuileries, on trouve plus d'une soixantaine d'attractions dont la Grande Roue, le Palais des Glaces, un carrousel ancien de petits chevaux, des auto-tamponneuses, des trampolines, des toboggans, des murs d'escalade, le Train Fantôme, la traditionnelle pêche aux petits canards et les tirs à la carabine. Il y a aussi l'Air Swing et le « 6G », un manège qui danse et tournoie à une vitesse de 140 km/h !

 

L'entrée est gratuite. Seuls les manèges sont payants.

 

Les mesures prises pour se prémunir contre la pandémie de Covid 19 sont les suivantes :

 

Cinq mille personnes pourront accéder au lieu en même temps, le port du masque sera obligatoire dans plusieurs attractions, du gel hydroalcoolique sera distribué, un siège pourra être condamné dans certains divertissements.

 

La fête est accessible tous les jours de 11h à minuit pendant la semaine et de 11h à 0h45 les vendredi, samedi et veilles de jours fériés.

 

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Le bleu du ciel estival me ravit !

 

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Les petits chevaux, fièrement, caracolent...

 

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Les autos, plus modernes, sont prêtes à se tamponner. J'aime bien mais je préfère les charmants destriers...

 

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Petits et grands sont attendus...

 

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A proximité, des canetons et leur maman se soucient peu de l'agitation ambiante. Ils déambulent à leur gré et aux Tuileries, l'herbe est encore verte, pas comme dans nombre de jardins !!!

 

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Ils ne prêtent guère attention aux créatures voraces de la fête foraine, sourires...

 

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Dans les livres d'histoire de la Belle Époque, la Fête Foraine est perçue comme indissociable de l'art de vivre entre 1850 et 1910. Dans un contexte d'effervescence industrielle et de recomposition des équilibres sociaux, elle est apparue comme un puissant « phénomène » et comme l'expression baroque d'une certaine idée du bonheur, à la fois simple et familial, mais aussi comme le miroir ambivalent d'une époque tissée de contrastes. Elle a été -et demeure- une rêverie enfantine au cœur d'un monde en mouvement organisé autour d'une vision mécanique des êtres et des choses. La Belle Époque, qui cherchait à préserver le temps tout en affolant les cadences autant que son appétit de richesses le lui permettait, a donc été un écrin idéal pour cette fête aux mille visages, héritière des grandes foires commerciales du Moyen Âge.

 

Et la fête, pleine de couleurs, de vie, de joies d'enfance est aussi un monde propice à l'expression des peurs et des pensées sombres, matérialisées par un certain nombre d'attractions dont le train fantôme ou les palais aux monstres, que l'on affronte afin de mieux retrouver les sensations de la lumière. Une myriade de films gothiques et de dark fantasy explorent ce thème que j'aime infiniment. J'en reparlerai volontiers au moment de l'automne et des célébrations du cycle de Samain/Halloween. Thème et période qui me sont chers...

 

 

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Fête Foraine, un univers riche, initiatique, ambivalent et imprégné de bonheurs simples et gourmands qui se cueillent et se partagent avec ceux qu'on aime... Sans oublier l'excitation quand on s'envole !

 

Merci de vos gentils petits mots et de votre fidélité, gros bisous ensoleillés d'amitié !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee

 

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Nu de dos

 

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La Lecture abandonnée

 

 

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En souvenir de Lady Marianne qui demeure, tendrement, dans nos pensées et maintenant, régi par Fardoise et Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

 

Le thème proposé pour le samedi 1er août et le samedi 8 août par Lilou est « La Vie en Rose ». Sur le blog de Fardoise, cette semaine, pour les liens vers les publications.

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/le-tableau-du-samedi-pour-ce-debut-du-mois-d-aout-a197330916

 

 

Pour explorer la suite de ce thème, j'ai choisi des œuvres, réalisées par l'artiste belge Fernand Toussaint (1873-1956), qui me charment profondément.

 

Le Nu de dos, tout en élégance et en volupté, décrit une jeune femme à la chevelure de feu, installée devant l'ovale de son miroir. Émanant d'une émulsion de tissu rose, elle se reflète dans l'eau secrète du miroir, à côté d'un bouquet de roses.

 

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Nu de dos, détail 1

 

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Nu de dos, détail 2

 

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Nu de dos, détail 3

 

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La Lecture abandonnée, détail 1

 

Dans La Lecture abandonnée, l'alanguissement, le sommeil, la sensualité du personnage sont de toute beauté et la robe rose, telle un nuage de matières douces, semble palpiter. La lectrice vogue sur l'océan régi par Morphée, enivrée par la magie du livre qu'elle a tenu. De méchantes langues diraient peut-être/sûrement qu'elle s'est endormie parce qu'elle s'est ennuyée. Personnellement, je ne le crois pas. Le sommeil est un voyage peuplé de rêves qui sont autant de récits et le livre, gardien d'histoires enracinées dans le monde réel ou au creux de contrées imaginaires, ouvre les voies secrètes... Le livre a suscité l'état d'abandon dans lequel se trouve l'héroïne du tableau, « disposée » d'une manière qui apparaît pleine de volupté.

 

(Une Liseuse que je veux offrir à mon Amie VANESSA, passionnée de lecture et de représentations de lectrices, avec de gros bisous pour abolir la distance géographique qui existe entre nous...)

 

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La Lecture abandonnée, détail 2

 

Artiste né à Bruxelles, Fernand Toussaint (1873-1956) fut apprécié en son temps pour la qualité et la délicatesse de ses portraits mondains. Au fil de sa carrière, il mit en scène « la femme » en son intimité séduisante. Il aima particulièrement montrer des lectrices et des jeunes femmes vues de dos. Il représenta des bouquets aux douces nuances (dont plusieurs Natures Mortes au vase de roses), des espaces fleuris, des paysages et des scènes de marines.

 

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Je n'ai pu m'empêcher d'ajouter cette « Élégante cueillant des fleurs », une huile sur panneau.

 

Fernand Toussaint fit ses classes, à l'âge de 15 ans, chez Jean-François Portaels (1818-1895), le directeur de l'Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles et quand il eut 18 ans, il se rendit à Paris où il fut intégré dans l'atelier du maître Alfred Stevens (1823-1906). Fasciné par les œuvres de maîtres anglais comme Thomas Gainsborough (1727-1788) et George Romney (1734-1802), il apprit à maîtriser de nombreuses techniques artistiques. Il fut affichiste, lithographe, aquarelliste, dessinateur de grand talent, croquant ses sujets sur le vif.

 

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Élégante cueillant des fleurs, détail 1

 

Il exerça son art au sein de La Libre Esthétique, cercle artistique belge spécialisé dans les Arts Graphiques et les Arts Plastiques et il conçut, à maintes reprises, de superbes affiches dans le style Art Nouveau. Il connut le succès de manière mondiale et fut qualifié de « maître du portrait féminin ».

 

En 1929, le Salon de Paris lui décerna une médaille d'or et les commandes affluèrent. Ses toiles et ses panneaux parent depuis lors les murs de grands musées et sont également nombreuses dans de prestigieuses collections privées.

 

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Élégante cueillant des fleurs, détail 2

 

Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi « La Protectrice de la Forêt », imaginée par l'illustrateur et peintre anglais Warwick Goble (1862-1943)...

 

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http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/08/le-tableau-du-samedi-warwick-goble-la-protectrice-de-la-foret-1913.html

 

 

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Je termine cet article en n'oubliant surtout pas les victimes de la terrible tragédie qui a eu lieu au Liban. Je pense fort aux victimes, à leur famille, à la souffrance d'un peuple épuisé par des mois et des mois de frustration, de manque, de sentiment d'abandon. Puissent ces personnes retrouver une vie normale et décente dès que ce sera possible...

 

Pensées également pour les victimes des incendies en France qui ont tout perdu, pour les personnes malades et ceux qui souffrent, en silence ou en hurlant, au quotidien... Je pensais aussi au 75e anniversaire des atrocités d'Hiroshima et de Nagasaki. J'ai vu un reportage profondément émouvant au sujet des survivants.

 

On ne peut espérer voir la Vie en Rose sans penser aux autres, sans ouvrir son cœur et partager... Je le crois profondément !

 

MERCI à vous, pour votre gentillesse, je vous adresse mes meilleures pensées... Protégez-vous bien avec cette canicule. Nous venons, dans mon Val d'Oise, de passer en alerte rouge et il y a plusieurs autres départements concernés de la même manière. Bon courage à nous tous...

 

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©Mila Marquis

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #albert, #jpg, #merat, #parfum, #Parnasse, #poeme

 

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Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

 

Parfums de Nature, chemins où vibre l'Été, instants plaisir à butiner...

J'ai choisi un poème, signé Albert Mérat (1840-1909), qui m'a happée dans sa trame subtile. Issu du recueil intitulé « Les Chimères », paru en 1866, il exprime une myriade de sensations que je voulais illustrer avec des photos cueillies au gré des mes pérégrinations.

 

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Les Parfums

 

« La moisson sent le pain : la terre boulangère

Se trahit dans ses lourds épis aux grains roussis,

Et caresse au parfum de ses chaumes durcis

L'odorat du poète et de la ménagère.

 

La tête dans l'air bleu, les pieds dans la fougère,

Les bois sont embaumés d'un arôme indécis.

La mer souffle, en mourant sur les rochers noircis,

Son haleine salubre et sa vapeur légère.

 

L'Océan, la moisson jaune, les arbres verts,

Voilà les bons et grands parfums de l'univers ;

Et l'on doute lequel est le parfum suprême.

 

J'oubliais les cheveux, tissu fragile et blond,

Qu'on déroule et qu'on fait ruisseler tout du long,

Tout du long des reins blancs de la femme qu'on aime. »

 

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Pour les amoureux de littérature, je prends plaisir à rappeler la biographie d'Albert Mérat (1840-1909), poète parnassien plutôt méconnu du grand public. Un poète dont j'apprécie infiniment les œuvres...

 

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Dans sa jeunesse, Albert Mérat fit des études de Droit puis il travailla à la Préfecture de la Seine. Passionné de poésie, il fréquenta les milieux littéraires et rencontra Paul Verlaine avec qui il tissa des liens profonds. Il fut apprécié de son vivant pour son talent mais à la différence d'autres poètes de son temps, il fut oublié ensuite dans nombre d'ouvrages et malmené par la postérité.

 

Rimbaud le qualifia « d'artiste visionnaire », Verlaine lui dédia un poème appelé « Jadis » et il fut l'auteur de plusieurs poésies pour la revue intitulée « Le Parnasse Contemporain ».

 

Le mouvement littéraire du Parnasse naquit sur une opposition aux effets lyriques du Romantisme. Le chef de file de cette école d'art et de pensée fut Leconte de Lisle et ses membres principaux furent Théodore de Banville, Théophile Gautier, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, José Maria de Heredia, Stéphane Mallarmé, Sully Prud'homme, François Coppée... Il y eut aussi Baudelaire dont la manière et le talent s'aventurèrent jusqu'au Symbolisme.

 

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La Poésie Parnassienne décrit et explore la vie de manière pittoresque, en faisant appel à un sens solide et scientifique de l'observation. Elle englobe souvent des notions historiques et archéologiques mais nombre d'artistes liés au Parnasse ont développé un art plein de fougue et de sensibilité, loin des grands effets de style et de certaines froideurs associées aux Sciences dont pourtant ils se réclamaient.

 

Albert Mérat eut une vie riche sur un plan artistique et il partagea une belle amitié avec Verlaine. En revanche, ses relations furent plus tendues avec Rimbaud. Dans la dernière partie de sa vie, nommé Chevalier de la Légion d'honneur il devint bibliothécaire au Palais du Luxembourg, l'actuel Sénat.

 

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Belles pensées, chers Aminautes...

Butinons saveurs et parfums d'Été et que dansent les couleurs !

Prenez bien soin de vous !

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #art, #dvorak, #franz, #jpg, #rose

 

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En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

 

Le thème proposé pour le samedi 1er août et le samedi 8 août par Lilou est « La Vie en Rose ».

 

J'ai choisi, à ce propos, une petite frimousse, joyeuse et cabotine... Celle d'une fillette lovée parmi les fleurs, dans une harmonie tissée de rosé, de blanc rosé et de nuances de rose, un symbole fort en des temps troublés où nos visages se couvrent face au danger. L’œuvre s'appelle « Summer ». J'aime beaucoup les sonorités de ce mot qui désigne l'Été et qui forme aussi un ravissant prénom.

 

Petit bout de femme, héroïne d'un tableau signé Franz Dvorak (1862-1927). Enfant de la lumière et âme du peintre qui quitta ce monde peu de temps après avoir « immortalisé » son visage plein de charme.

 

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Célèbre à son époque, Franz Dvorak, artiste d'origine hongroise est, de nos jours, davantage connu aux États-Unis et dans le monde anglo-saxon. Il étudia à l'Académie des Beaux-Arts de Prague et à Vienne avec les maîtres Carl Wurzinger et Christian Griepenkerl, spécialistes de la peinture d'histoire. En 1883, il poursuivit son apprentissage à l'Académie des Beaux-Arts de Munich et se fit connaître en exposant des portraits et des scènes de genre dans des galeries de Berlin et de Vienne.

 

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En 1888, Franz Dvorak découvrit la France avec Alfons Mucha avant de se rendre en Italie où il rencontra de riches amateurs d'art américains qui l'invitèrent à accomplir une tournée artistique à travers les États-Unis. En pleine vogue de l'Art Nouveau, passant par Philadelphie, New York, Chicago, Détroit... il peignit des portraits qui furent très appréciés des collectionneurs.

 

Il retrouva sa chère Prague en 1905 et il y ouvrit un atelier dans lequel il vécut jusqu'à sa mort.

 

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« Entre roses et pivoines », deuxième tableau illustrant avec élégance et poésie le thème de la vie en rose.

 

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Nous disposons de peu de renseignements biographiques le concernant mais nous savons qu'il fréquenta des milieux dits « ésotériques », des fraternités où l'art se nourrissait d'une forme de spiritualité panthéiste. Il y forgea un art très personnel et intensément poétique à travers lequel la réalité devint indissociable de mondes imaginaires. Ses héroïnes se lovent souvent parmi les fleurs comme c'est le cas dans l'Art Nouveau mais sa « manière » ne s'inspire d'aucune autre et ses œuvres se parent d'une énergie mystérieuse et mystique, sans pour autant négliger les images de son temps.

 

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Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi des œuvres du peintre russe contemporain Igor Levashov, né en 1964. Pour voir La Vie en Rose...

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/07/le-tableau-du-samedi-igor-levashov-roses.html

 

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En vous souhaitant de belles journées d'été, je vous remercie pour vos petits mots qui m'accompagnent avec bonheur ! Prenez bien soin de vous...

Plume

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Publié le par maplumefee

 

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Un poème et une chanson, une œuvre célébrissime mais que je prends toujours plaisir à réentendre et à relire. Un peu comme si je la percevais pour la première fois.

 

Profitons de doux moments d'été, chers aminautes, en voyageant à travers ces mots poétiques et via une petite pause sur un banc. J'illustre mon billet avec des photos de bancs prises au fil du temps, en cheminant dans la ville.

 

En ces temps compliqués, souvent anxiogènes, continuons à imaginer qu'on peut se « bécoter » librement... Pas évident, désormais, avec le masque mais de meilleurs moments reviendront, gardons Espoir et surtout, que Prudence et Respect des Autres soient de mise !

 

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Les Amoureux des bancs publics, 1953 (A l'origine, Bancs Publics)

 

Georges Brassens (1921-1981)

 

Les gens qui voient de travers pensent que les bancs verts

Qu'on voit sur les trottoirs

Sont faits pour les impotents ou les ventripotents

Mais c'est une absurdité car à la vérité, ils sont là, c'est notoire

Pour accueillir quelque temps les amours débutants

Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics

Bancs publics, bancs publics

En s'foutant pas mal du regard oblique des passants honnêtes

Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics

Bancs publics, bancs publics

En s'disant des "je t'aime" pathétiques

Ont des petites gueules bien sympathiques

Ils se tiennent par la main, parlent du lendemain, du papier bleu d'azur

Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher

Ils se voient déjà doucement elle cousant, lui fumant dans un bien-être sûr

Et choisissent les prénoms de leur premier bébé

Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics

Bancs publics, bancs publics

En s'foutant pas mal du regard oblique des passants honnêtes

Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics

Bancs publics, bancs publics

En s'disant des "je t'aime" pathétiques

Ont des p'tites gueules bien sympathiques

Quand la sainte famille machin croise sur son chemin deux de ces malappris

Elle leur décoche hardiment des propos venimeux

N'empêche que toute la famille

Le père, la mère, la fille, le fils, le Saint Esprit

Voudrait bien de temps en temps pouvoir s'conduire comme eux

Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics

Bancs publics, bancs publics

En s'foutant pas mal du regard oblique des passants honnêtes

Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics

Bancs publics, bancs publics

En s'disant des "je t'aime" pathétiques

Ont des p'tites gueules bien sympathiques

Quand les mois auront passé, quand seront apaisés leurs beaux rêves flambants

Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds

Ils s'apercevront émus qu'c'est au hasard des rues sur un d'ces fameux bancs

Qu'ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour

Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics

Bancs publics, bancs publics

En s'foutant pas mal du regard oblique des passants honnêtes

Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics

Bancs publics, bancs publics

En s'disant des "je t'aime" pathétiques

Ont des p'tites gueules bien sympathiques

 

Auteur : Georges Brassens

 

Paroles © Warner Chappell Music France

 

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Sur un banc et sous un parapluie...

 

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Un banc bien investi !

 

Le Poème du Mardi : Georges Brassens, Les Amoureux des Bancs Publics

Un de mes bancs préférés, quelque part, un banc qui attend...

 

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 Et un p't coin « secret »... Un autre lieu de rêverie et d'écriture entre les griffes du temps...

 

Pour les passionnés de Brassens, voici ce que l'on peut trouver dans la revue Notre Temps, sous la plume d'Oliver Calon, journaliste et historien :

 

« Les Amoureux des bancs publics fait partie des toutes premières chansons que Brassens a chanté sur la scène de chez Patachou. Bien sûr, lorsqu'on se penche que ce petit joyau, on est tenté de croire qu'il fut inspiré à Brassens par les dessins de Peynet, le père des fameux « amoureux » Valentin et Colombine, et… futur voisin de palier du chanteur. Mais il semble que ce soit une fausse piste.

 

La source d'inspiration se trouve vraisemblablement dans un ouvrage de la bibliothèque du chanteur, publié en 1926 sous la plume de Jeanne Ramel-Cals et intitulé Amours en province. Dans ce livre retrouvé après sa mort, le chanteur avait souligné des passages où il est question de « jardins publics », « d'amoureux sur les bancs », de « bébé »… Ces lignes ont-elles constitué le point de départ de la chanson ? C'est probable. »

 

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Je m'éclipse en vous envoyant de belles pensées et en vous souhaitant de profiter au mieux de votre été. Gros bisous et merci de votre fidélité !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #detail, #emile, #jeune, #jpg, #vernon

 

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En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com

 

Suite du thème proposé pour le samedi 18 et le samedi 25 juillet par Lilou soit « Quelques portraits de femmes portant chapeau... »

 

https://lilousol.wordpress.com/2020/07/15/le-tableau-du-samedi-semaine-29-le-theme

 

 

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La Jeune fille au Jardin Fleuri, détail 1

 

J'ai choisi pour ce 25 juillet des beautés douces, rayonnantes, au charme suranné, signées Émile Vernon (1872-1919).

 

Pendant plusieurs décennies, les peintures d'Émile Vernon ont été considérées avec dédain, qualifiées de mièvres et de trop académiques alors qu'elles étaient l'expression d'une mode fleurie, fraîche et délicieuse, en vigueur aux alentours de 1900.

 

Douceur et sensibilité se manifestent dans le choix des coloris, la transparence et le mouvement des fines étoffes, la qualité des broderies et des parures, le soin apporté à la description des visages et des chevelures d'où émane une sensualité diffuse.

 

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La Jeune fille au Jardin Fleuri, détail 2

 

Ces portraits élégants, fort appréciés en Angleterre et aux États-Unis, trouvent enfin leur place dans l'Histoire de l'Art, parmi les créations de la Belle-Époque.

 

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La Jeune fille au Jardin Fleuri, détail 3

 

Émile Vernon étudia à l'école des Beaux-Arts de Tours où il reçut le premier prix de dessin en 1888. Il devint à Paris l'élève d’Auguste Truphème (1836-1898) et de William Bouguereau (1825-1905), dont les nus féminins, les compositions mythologiques et les décorations murales pour de prestigieux monuments, comme le Grand Théâtre de Bordeaux, suscitèrent autant la critique que l'engouement du public. En 1898, Vernon présenta ses œuvres à l'exposition de l'école des Beaux Arts et des Arts décoratifs de Tours et jusqu'en 1913, il exposa régulièrement au Salon des Artistes Français.

 

En 1899, il réalisa des peintures pour le théâtre de Nevers et pour celui de Châtellerault (coupole et rideau de scène) sur le thème des Muses.

 

Ses portraits, ses paysages et ses peintures florales aux couleurs douces et aux atmosphères vaporeuses sont désormais recherchés par les collectionneurs américains, canadiens et japonais. (Sources Larousse, Bénézit: Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, 14 vol. nouvelle édition 1999).

 

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Le deuxième tableau que j'ai choisi pour ce samedi est La Tasse de Thé. Les détails et les ornements sont magnifiques, le chapeau me séduit au plus haut point !

 

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La Tasse de Thé détail 1

 

Avec de ravissantes figures de jeunes femmes élégantes, des portraits d'enfants souvent accompagnés d'animaux et des portraits de son épouse, Émile Vernon sut montrer qu'il était un artiste de qualité, expert en éclairages subtils. Tout au long de sa vie, il se consacra à l'art, aimant draper les courbes séductrices sous des atours d'innocence.

 

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La Tasse de Thé détail 2

 

En 1915, il se trouva mobilisé dans l’infanterie et en 1916, il fut réformé pour raisons médicales. Il perdit la vie en janvier 1920.

 

Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi une œuvre de François-Martin Kavel (1861-1931), La jeune femme au chapeau souple.

 

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http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/07/le-tableau-du-samedi-francois-martin-kavel-la-jeune-femme-au-chapeau-souple.html

 

 

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Une Rose Soleil pour vous...

 

L'Été poursuit son chemin, chers Aminautes, je vous souhaite de cueillir les charmes de l'instant...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #albert, #jpg, #lozeau, #messagere, #poete

 

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Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

 

J'ai choisi un poème qui me ravit car il célèbre un être merveilleux et tellement indispensable à la Vie : la Fleur... Muse des Cœurs, Ardente Inspiratrice, Enchanteresse qui exalte nos émotions !

 

J'illustre ce poème avec avec des « Messagères » butinées avec passion dans la Nature et dans la Ville, sous la caresse des saisons...

 

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La Messagère

 

La fleur, exquise messagère,

En son petit cœur rose ou bleu

Qu’embaume une senteur légère,

Enferme l’infini d’un vœu.

 

Frissonnante dans sa corolle,

La fleur, ce vivant billet doux,

Exhale en parfum la parole

Dite, en tremblant, du fond de nous...

 

Parfois, sous le poids chaud d’une âme,

Meurtrie, elle se penche et meurt…

Il faut être poète ou femme

Pour ne pas accabler la fleur.

 

Seule, une phrase délicate

Brûle en elle comme un encens;

Mais son âme fragile éclate

Sous le fardeau des mots pesants.

 

Pour épargner sa grâce fine,

Confions-lui le rêve aimé

Dont l’émoi subtil se devine,

En un soupir, sans l’exprimer...

 

Albert Lozeau

 

 

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Albert Lozeau (1878-1924) est un auteur québecois que j'apprécie beaucoup et dont j'avais présenté un poème (La Girouette), il y a quelques mois.

 

Au Québec, Albert Lozeau (1878-1924) est perçu comme un monument de la littérature poétique. Artiste sensible et profondément humaniste, il naquit à Montréal, aima les études et fut hélas atteint, à l'âge de treize ans, d'une arthrose de l'épine dorsale due à la tuberculose. Les années passèrent et sa maladie empira. Quand il eut 18 ans, il fut dans l'incapacité de se tenir debout et donc de marcher. Il resta tout le reste de son existence alité ou derrière sa fenêtre, à observer la Nature, le Ciel, les couleurs changeantes des Saisons.

 

Il développa une âme poétique des plus subtiles et il écrivit, de tout son être, en laissant s'aventurer son esprit au dehors...

 

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Une messagère dans l'espace urbain...

 

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Et d'autres messagères de nos pensées vagabondes et de nos espérances précieuses...

 

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Et pour nous porter bonheur...

 

Bien affectueusement, chers Aminautes !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #chapeau, #elisabeth, #fut, #jpg, #Lebrun, #paille, #Vigée

 

 

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En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

 

Voici le thème proposé pour le samedi 18 et le samedi 25 juillet par Lilou : « Quelques portraits de femmes portant chapeau... »

 

https://lilousol.wordpress.com/2020/07/15/le-tableau-du-samedi-semaine-29-le-theme/

 

 

J'ai choisi pour ce samedi d'explorer l'oeuvre d'une brillante artiste, fille et élève du peintre Louis Vigée, madame Louise Elisabeth Vigée-Lebrun (1755-1842), qui se spécialisa dans l'art du portrait et croqua avec élégance ses contemporains. Elle immortalisa de séduisantes jeunes femmes, mit à l'honneur des robes légères, des coiffures gracieuses et des décors simplifiés. Sa manière sensible et naturelle anticipa le néo-classicisme. La reine Marie-Antoinette fut sa plus célèbre commanditaire.

 

 

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Autoportrait au chapeau de paille, détail 1

 

Gourmandise esthétique, L'Autoportrait au chapeau de paille offre un jeu subtil entre la fine lumière du jour et la lumière solaire, plus affirmée. Il rend hommage aux maîtres italiens et flamands et directement à une œuvre de Rubens appelée Le Chapeau de paille. L'artiste se représente en pleine nature, sur un fond de ciel moucheté de nuages. Ses cheveux et son visage ne sont pas poudrés. Son décolleté se livre au regard, gorgé de clarté rayonnante. Paré de fleurs des champs et d'une plume d'autruche, le chapeau de paille est à la fois simple et gracieux.

 

Le tableau d'Elisabeth Vigée Lebrun est indissociable de celui de Pierre Paul Rubens (1577-1640), réalisé entre 1622 et 1625. Il s'agit d'un hommage des plus appuyés.

 

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Rubens a représenté Suzanne Fourment, sœur de Hélène Fourment, sa seconde épouse. Elisabeth Vigée-Lebrun adorait ce tableau, un portrait de fiançailles ou de mariage qui met en scène une jeune femme au regard à la fois intense et timide, arborant un chapeau non pas de paille (en dépit du titre de l’œuvre) mais sûrement davantage en feutre. Ce chapeau était dit « en forme de baldaquin » et pour désigner cette forme, on pouvait employer le terme « paille ».

 

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Autoportrait au chapeau de paille, détail 2

 

Le chapeau de l'autoportrait d'Elisabeth Vigée Lebrun est quant à lui, bien en paille. Il connut un franc succès au XVIIIe siècle où il servit d'accessoire privilégié par les élégantes qui se rendaient dans leurs jolies demeures de campagne.

 

On retrouve un chapeau ressemblant dans l’œuvre intitulée Portrait de la duchesse de Polignac, gouvernante des enfants de France (1782).

 

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La Duchesse de Polignac

 

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Autoportrait au chapeau de paille, détail 3

 

Louise-Elisabeth naquit à Paris le 16 avril 1755. Comme je l'écrivais au début de cet article, elle était la fille de Louis Vigée, pastelliste et professeur à l'Académie de Saint-Luc. Sa maman, Jeanne Maissin, issue de la paysannerie, était devenue coiffeuse après son mariage.

 

Elle grandit au couvent, de l'âge de 6 ans à l'âge de 11 ans et montra très tôt des aptitudes pour le dessin et un grand talent pour saisir les traits des personnes qui l'entouraient. Les religieuses s'en offusquèrent mais elle persévéra, dessinant des visages et des paysages partout où elle le pouvait.

Sur les murs, surtout !

 

Elle perdit son père -qu'elle adorait- quand elle n'avait que 12 ans et le chagrin l'accabla tant qu'elle cessa de dessiner mais grâce à un ami de la famille, elle reprit ses activités artistiques. Elle devint l'élève du maître Gabriel Briard dont elle eut vite fait de surpasser les capacités. Elle fut alors « conseillée » par l'un des plus grands artistes de son temps : Joseph Vernet qui l'encouragea à persévérer dans l'art du portrait.

 

Elle connut rapidement le succès, au grand dam des jaloux qui cherchèrent, tout au long de sa vie, à lui mettre des bâtons dans les roues !

 

En 1774, son atelier fut « saisi » par les officiers de police du Châtelet au motif « qu'elle pratiquait son art sans licence ». Elle devint donc postulante à l'Académie de Saint-Luc où elle fut reçue « officiellement » le 25 octobre.

 

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Autoportrait au chapeau de paille, détail 4

 

Âgée de vingt ans, elle s'installa avec sa mère et son jeune frère dans un hôtel particulier que possédait le peintre, collectionneur et marchand d'art Jean-Baptiste Pierre Lebrun.

 

Monsieur Lebrun entreprit de la séduire et elle l'épousa, le 11 Janvier 1776 mais en réalité, il était déjà marié, à l'étranger, et entretenait plusieurs maîtresses ! Sa passion pour les femmes lui fit dilapider, à plusieurs reprises, la fortune familiale mais Elisabeth, malgré ses déconvenues d'épouse, profita des connaissances en art de son mari et de la qualité des collections qu'il avait constituées. Elle mena sa vie comme elle l'entendait, travaillant sans relâche et copiant les grands maîtres pour parfaire sa technique autant qu'elle le pouvait.

 

Ses œuvres furent recherchées par la bonne société de l'époque et elle fut introduite à la Cour par Louise-Adélaïde de Bourbon-Penthièvre, épouse du duc de Chartres. Elle devint portraitiste officielle de la reine Marie-Antoinette dont elle réalisa un portrait en robe de satin avec une rose à la main. Une trentaine de portraits suivirent au fil des années.

 

Louise Elisabeth devint maman d'une petite fille, prénommée Julie, le 12 février 1780 et le 30 mai 1783 elle fut reçue à l'Académie Royale de Peinture avec « La Paix ramenant l'Abondance », une séduisante allégorie.

 

Entre la naissance de sa fille et sa réception à l'Académie Royale, elle voyagea dans les Flandres où elle se livra à une étude approfondie des grands maîtres du Nord et notamment de l'art de Rubens qu'elle admirait au plus haut point.

 

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Autoportrait au chapeau de paille, détail 5

 

Tout au long de sa vie, elle subit des calomnies, accusée d'être la maîtresse d'une infinité d'hommes influents, des hommes dont elle avait réalisé les portraits. Elle fut considérée comme ultra dépensière et brocardée de la manière dont la reine Marie-Antoinette, sans cesse, l'était.

 

La nuit du 6 octobre 1789, elle parvint à échapper, in extremis, à la fureur des foules révolutionnaires, avec sa fille et sa gouvernante, et à se réfugier en Italie. Elle n'eut pas d'autre choix que celui de rester loin de la France et en 1792, elle se rendit à Vienne où elle peignit les portraits de nobles polonais et autrichiens. Elle voyagea ensuite, depuis Prague, jusqu'à Saint-Pétersbourg.

 

Recherchée en France et bien évidemment « introuvable », elle perdit sa citoyenneté. Son mari (qui avait arrangé, depuis des années, son histoire de bigamie) tenta de la faire réhabiliter mais il fut emprisonné et dut se résoudre, en 1794, à divorcer. Pendant ce temps, Elisabeth vécut à Saint-Pétersbourg où elle fut très appréciée par la noblesse russe et la famille Impériale. Elle envoya des toiles au Salon de Paris et au bout de quelques années, grâce au Directoire, elle eut l'autorisation de regagner la France.

 

Elle s'établit à Louveciennes, à proximité de Paris où elle demeura plusieurs années, puis elle s'éteignit dans la capitale, rue Saint-Lazare, en 1842. Elle demeure l'une de nos plus talentueuses portraitistes, femme de caractère, séduisante et sensuelle, qui fut tout autant aimée que brocardée et honnie par des mesquins, jaloux de son talent...

 

Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi une jeune femme au chapeau de roses, réalisée par le peintre Albert Lynch (1860-1950).

 

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http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/07/le-tableau-du-samedi-albert-lynch-le-chapeau-de-roses.html

 

 

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Belles pensées pour vous, chers Aminautes ! Que votre été soit agréable et surtout, faites bien attention à vous...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #jpg, #lit, #Maurice, #Oreste, #poete, #roses, #ton

 

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Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

 

J'ai choisi pour ce mardi 14 juillet un poème gorgé de passion, de volupté... Des mots d'amour et de désir qui éclatent en pétales de roses ! Un feu d'artifice de sensualité... et à propos de feu d'artifice, je nous souhaite une Bonne Fête Nationale ! Bien « étrange », cette année...

 

« Dans un jardin de roses

Le sommeil t'emporte

Aux quatre coins de ton lit

Se dressent des bouquets

Faits de roses trémières:

Tagète jaune, blanche

Vives couleurs mariées

A l'arôme de menthe.

 

Un bouquet de roses rouges

Sous ton oreiller blanc

Deux autres de roses blanches

Au pied de ton lit

Des œillets parfumés

Çà et là dans ta chambre

Feront de toi ce soir

La reine de printemps.

 

Voici que vient la nuit,

Chaude d'élégance

Une nuit voluptueuse

Pleine de charmes,

Séduisante, sereine

Qui donne de l'extase.

 

Sur ton lit de roses

Tu es étendue,

Ton corps élancé

Dans ta couleur d'ébène

Aux sourires charmants,

Interroge mes sens.

 

Ton portrait alléchant

Dans ta tunique rouge

Ah! Quelle convoitise;

En te dévisageant

J'imagine déjà

Avec quelle volupté

Je te posséderai.

 

Sur ta peau de satin

Tombent des nénuphars,

Pétales blancs, rouges

Rosés de plaisirs;

Au milieu de ton lit

Tu prends ton bain de roses

Doux et sentimental

Au parfum grisant et suave.

 

Sur tes lèvres succulentes

Je dépose des baisers

Vrais bouquets de printemps,

T'enlaçant dans mes bras

Sans penser à demain;

Ivres de caresses,

Le sommeil nous emporte

Dans ton grand lit de roses. »

 

Extrait de « Cris du Cœur »

 

L'auteur, Maurice Oreste, est un poète et romancier haïtien, amoureux de sa terre natale et de sa culture dont il chante, avec beaucoup de sensualité, les beautés ardentes et les douleurs abyssales. A travers son écriture, particulièrement sensible et pleine de vie, il montre la tristesse d'un peuple souvent blessé et exprime sa foi en l'avenir et en la magie d'une terre où s'épanouit la Nature en volupté...

 

En 2011, il a publié un roman intitulé « La Voix de l'Ombre » qui a connu un grand succès.

 

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J'illustre ce poème avec des roses dont j'ai butiné, avec les yeux, la beauté si suggestive...

 

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Belles pensées pour vous, gros bisous !

 

Cendrine

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bierstadt, #coucher, #jpg, #riviere, #soleil

 

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En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

Le thème des 4 et 11 Juillet proposé par Fardoise est « Et au milieu coule une rivière... »

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

 

Merci à Fardoise et à Lilou

 

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Pour la suite de cette aventure esthétique sur le thème des Rivières, j'ai choisi de musarder à travers la magie de deux toiles signées Albert Bierstadt (1830-1902) : « Coucher de Soleil sur la Rivière » et « Coucher de Soleil, Cerf et Rivière ». Cet artiste était un amoureux inconditionnel des paysages de l'Ouest des États-Unis.

 

Peintre américain d'origine Rhénane, il appartenait à l'Hudson River School, mouvement artistique caractérisé par sa vision Romantique de l'art, fondée sur la passion des grands espaces et des merveilles naturelles, comme les Montagnes Rocheuses, le tout sublimé par un travail très approfondi, quasi mystique, sur la lumière.

 

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Coucher de Soleil sur la Rivière, détail 1

 

Les pigments de l’œuvre sont des sucres enchantés, des caramels luxuriants dont la splendeur crépite entre ciel et terre. Le soleil fond dans le ciel, ardent et vénérable... Il enchante les regards de ceux qui se promènent en cet écrin de Nature.

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Coucher de Soleil sur la Rivière, détail 2

 

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Coucher de Soleil sur la Rivière, détail 3

 

L'Hudson River School a attiré des artistes fascinés par une infinité de couleurs et de formes. Des artistes voyageurs qui célébraient la Beauté telle que peuvent l'offrir les éléments naturels. A travers une myriade de matières colorées, ils honoraient les Saisons et leurs nuances de pierres précieuses.

 

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Coucher de Soleil, Cerf et Rivière détail 1

 

Quand fusionnent le ciel et la rivière... Émulsion de matières...

 

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Coucher de Soleil, Cerf et Rivière détail 2

 

Albert Bierstadt a peint de véritables merveilles ! Son talent s'est lové dans les paysages des Montagnes Rocheuses qu'il a explorées tout au long de sa vie. Il a peint les variations de l'atmosphère, les mouvements subtils et complexes de l'eau et de l'air, les curiosités minérales... Il aimait beaucoup le comté d'Oneida, l'un des 62 comtés de l'État de New York.

 

Dans sa jeunesse, il avait étudié la peinture au sein de l’École de Düsseldorf qui magnifiait le Paysage et ses possibilités Romantiques. Il fut professeur de dessin, explorant le continent européen dont il apprécia les charmes mais l'Amérique fut sa terre de prédilection. Il aima des villes comme San Francisco et New York mais il fut toujours attiré, de manière irrépressible, par la Nature. Il multiplia donc les expéditions dans les territoires sauvages et grandioses avec des peintres, des géomètres, des arpenteurs. Il sillonna aussi les grands espaces canadiens.

 

Il laissa son empreinte dans le paysage des États-Unis avec des lieux comme le Mont Evans, dans le Colorado, une montagne de 4347 mètres qui fut renommée, en guise d'hommage, Mont Bierstadt. Ce sommet devint quelques temps plus tard le Mont Rosalie.

 

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Albert Bierstadt vécut une vie riche et aventureuse. Il connut aussi des drames, essayant d'apaiser les souffrances de son épouse, tuberculeuse. Il s'enfonça dans la solitude après la mort de celle qui éclairait ses jours, continuant à peindre la Nature mais en 1882, un incendie détruisit son atelier situé dans la banlieue de New York. Il perdit plusieurs de ses œuvres mais heureusement, il put sauver des toiles magnifiques, aujourd'hui visibles dans les grands musées américains.

 

Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi une rivière tissée de charmes féminins, réalisée par l'artiste Paul Émile Chabas (1869-1937) :

 

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http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/07/le-tableau-du-samedi-paul-chabas-naiade-dans-la-riviere.html

 

Belles pensées pour vous, chers Aminautes, je vous souhaite de très belles journées d'été, en faisant bien attention à vous...

Plume

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