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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

Publié le par maplumefee
Publié dans : #caillebotte, #hiere, #jpg, #riviere, #yerres

 

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Avec une promenade dans la Propriété Caillebotte...

 

Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

 

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Pour ce mardi, j'ai songé à deux poèmes, lus lors d'une promenade à Yerres où, comme je l'ai exprimé, j'aime beaucoup aller. Poèmes en résonance avec le thème du Tableau de Samedi dernier consacré aux rivières. Une passerelle d'inspiration, cette semaine, entre le mardi et le samedi.

 

Ces poèmes sont issus du programme des Francopoésies d'Yerres de 2003.

 

Claude Albarède, poète contemporain Yerrois, Riv'Yerres

 

« Comme une langue sans fin

entre ses rives

Comme de la poésie

entre deux lèvres

Elle coule de source

 

C'est quoi couler de source ?

sinon aller son chant

d'un arbre à l'autre

 

D'un mot à l'autre

Aller son rêve... »

 

Claude Albarède

 

 

Jean-François Ducis (1733-1816), poète, dramaturge, écrivain spécialiste de Shakespeare, A la rivière d'Hière...

 

« Sur tes rives, charmante Hière

Vois sans trouble ainsi que tes flots

Couler les jours d'un solitaire

Qui te demande le repos

Que ce champ de ton eau féconde

Soit pour moi les bornes du monde,

Soit pour moi l'univers entier,

Que mon esprit jamais ne songe

Qu'à ce saule, à ce peuplier

Qui couvre ton eau vagabonde !

Assez ton bord hospitalier

De grâce et de fraîcheur abonde

Ah! S'il se peut, prête à ton onde

La vertu de faire oublier. »

 

Jean-François Ducis a chanté l'Yerres/Hière à travers d'autres vers...

 

« Bords de l'Hière, aimés de Flore,

Vous m'attirez ; je viens vers vous.

Les vents ont quitté leur courroux ;

Les bourgeons sont tout près d'éclore ;

Le ciel sourit, l'air est plus doux ;

Le tendre rossignol, pour nous,

Va donc bientôt chanter encore. »

 

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L'Yerres, entité miroitante, indissociable de la vie des lieux, irrigue les différents chemins de la propriété Caillebotte, comme je prenais grand plaisir à vous le dire samedi. Puissance esthétique et matricielle, dans le regard des peintres, elle est un territoire de loisirs où règne une élégante sociabilité. Les œuvres de Gustave Caillebotte témoignent de l'attraction exercée par sa présence.

 

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Les bords de l'Yerres sont indissociables des charmes de la propriété Caillebotte où des « fabriques », séduisants petits édifices, constructions pittoresques évoquant l'architecture en vogue dans plusieurs pays, se dressent parmi la végétation.

 

Pagodes, kiosques, pyramides, temples, tourelles, colonnes, ponts miniatures, chaumières... se sont ainsi multipliés, aux XVIIe et XVIIIe siècle, un peu partout en Europe, dans de nombreux parcs et jardins. Les fabriques ont été créées en Angleterre vers les années 1750, « adoptées » dans la foulée en Allemagne et en Suède et très appréciées en France surtout à partir des années 1770. Elles symbolisent les étapes d'un voyage à travers les beautés du monde mais aussi les différents aspects d'un voyage intérieur.

 

Florilège de plaisirs architecturaux...

 

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Le KIOSQUE ORIENTAL et la GLACIÈRE : deux fabriques qui n'en forment qu'une...

 

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Le Kiosque, belvédère de conception romantique, offrait jadis au visiteur la possibilité de considérer le paysage à partir d'un « nouveau » point de vue. Il est agrémenté d'un décor de style oriental : les panneaux sont encadrés de faux bambous et décorés de fleurs de lotus qui symbolisent la sagesse. Les vitraux sont ornés ça et là de griffons, en référence au Mont Griffon, point culminant d'Yerres (115 mètres) qui se situe dans l'axe visuel de l'édifice. On n'y accède plus mais ses portes se rouvriront peut-être...

 

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Couverte d'une butte de terre surmontée du kiosque et profonde de sept mètres, la Glacière fut construite, vers 1830. On y entreposait la glace naturelle, entre des couches de paille, afin de conserver les aliments.

 

Sa porte d'accès est encadrée par un « enrochement de meulière » en forme de grotte.

 

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A proximité, se dressent une CHAUMIÈRE dite NORMANDE et une ravissante petite CHAPELLE appelée NOTRE-DAME DU LIERRE.

 

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La Chaumière était la réserve à outils de la propriété. On y entreposait entre autres les objets nécessaires à la récupération de la glace. Ses portes à croisillons de bois sont caractéristiques de l'architecture dite de montagne. Ses murs sont appareillés en pierres de meulière et son toit aux pentes fortement marquées était autrefois couvert de chaume.

 

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Notre-Dame du Lierre, petite chapelle aux lignes pures, fut consacrée en 1864. Elle fut construite pour Alfred Caillebotte, demi-frère de Gustave, qui était prêtre et son nom est emblématique du charme bucolique de l'endroit.

 

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Elle apparaît comme un ancien lieu de culte lunaire associé à une déesse mère parée de lierre, le « Gort » de la tradition celtique qui signifie « l'embrassement » et elle est liée à la rivière Yerres. Le nom qu'elle porte est le fruit d'un jeu d'écriture.

 

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La promenade se poursuit autour du CASIN, maison de campagne à l'italienne, rythmée par de jolies colonnes, érigé dans les années 1860, à l'initiative de Martial Caillebotte, père de Gustave, sur les vestiges de l'Hôtel de Narelles, manoir Renaissance de Nicolas Budé, le dernier seigneur d'Yerres. Il ne reste de cette construction que des caves voûtées qui ne se visitent pas.

 

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 Les façades de ce bâtiment aux lignes élégantes et pures ont été réhabilitées de 1997 à 2001.

 

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Caillebotte, Le Parc à Yerres avec le Casin, 1877.

 

On y admire des frises sculptées qui évoquent des divinités antiques, sans précision particulière.

 

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Le « casin » a engendré le mot « casino » qui signifie littéralement « petite maison » et désigne un lieu de détente situé à l'écart des activités trop intenses de la ville.

 

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 Un peu plus loin, apparaît L'ORANGERIE, bâtiment néo-classique dont la façade principale est orientée plein sud afin de recueillir un maximum de lumière et de chaleur solaires.

 

A l'époque de Gustave Caillebotte, elle abritait non seulement des orangers, des citronniers, des grenadiers et des mandariniers mais aussi de superbes collections d'orchidées qui ne sont plus visibles aujourd'hui.

 

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Joliment restauré, le bâtiment dévoile ses fins ornements : une nymphe gracieuse et une séduisante Vénus assise sur un dauphin fantastique.

 

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Le CHALET SUISSE, beau bâtiment de bois agrémenté d'élégantes découpures nous montre ses couleurs. Utilisé comme laiterie, à l'époque de Gustave Caillebotte, il a accueilli pendant des années un restaurant gastronomique : celui du chef Philippe Detourbe.

 

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Près du Chalet Suisse, se dresse une statue que j'aime beaucoup :

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L'ENFANT A L'OIE

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/la-propriete-caillebotte-l-exedre-et-l-enfant-a-l-oie-a130536836

 

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La rivière Yerres nous invite à découvrir de très jolis espaces autour de ses miroitements. Au fil du temps, j'aurais d'autres promenades « en vert » à vous montrer...

 

Merci pour vos messages et votre fidélité, je vous souhaite de très agréables journées d'été !

 

N'oubliez pas de bien vous reposer...

 

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Bien affectueusement...

 

Cendrine

Plume

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Publié le par maplumefee

 

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Merci pour vos gentilles pensées et les petits mots déposés sur mon blog.

Je reviens doucement avant ma prochaine pause. Les jours derniers ont été compliqués. Plusieurs crises d'épilepsie (neuf crises en trois jours), la crainte que se rouvrent les blessures de mon bras, la douleur intense résultant des « vrillages » pendant les crises, les saignements des muqueuses, la vision floue etc...

Je teste un nouveau dosage de protocole de soins et comme je le dis chaque fois, « on verra bien, on y croit ! » Garder le Moral, Garder Espoir...

Pensées pour vous tous, bonne convalescence à plusieurs d'entre vous (Zaza, Fabienne, Annick... je ne vous cite pas toutes et tous mais le cœur y est, vous le savez, je vous soutiens bien fort, chers Aminautes) et place au Tableau du Samedi...

 

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En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

Le thème des 4 et 11 Juillet proposé par Fardoise est « Des rivières pour nous rafraîchir.. ».

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

 

Merci à Fardoise et à Lilou

 

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J'ai choisi une toile du peintre impressionniste Gustave Caillebotte (1848-1894), génie atypique dont les œuvres reflètent un sens très particulier de l'art du cadrage, considéré comme photographique.

 

Avec Christophe, nous allons à chaque fois que c'est possible à Yerres, dans l'Essonne, nous promener autour de la propriété familiale de l'artiste, d'où mon choix de publication.

 

Nous papillonnons dans les allées et les petits coins secrets du parc Caillebotte : lieu d'agrément de onze hectares entourant la demeure, peuplé de grands arbres et de fabriques, petits édifices pittoresques et j'imagine Gustave arpentant les lieux avec ses toiles et ses pinceaux à la main... Yerres se situe sur notre ligne de RER, la ligne D. C'est un endroit que nous aimons beaucoup ! J'ai hâte de pouvoir y retourner.

 

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Gustave Caillebotte nous conduit sur les bords de l'Yerres, affluent de la rive droite de la Seine, qui irrigue les lieux. Cette rivière, en partie souterraine sur son cours supérieur, naît en Seine-et-Marne, à Courbon, près de l’étang de Guerlande. Elle « nourrit » les villages de Soignolles-en-Brie et de Brie-Comte-Robert, traverse le département de l’Essonne et rejoint la Seine à Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne. Sinueuse à son point de départ, elle se nourrit de sources et de rus pour franchir autant de communes rurales que d'espaces très urbanisés. Son principal affluent se nomme Le Réveillon.

 

Gustave Caillebotte a peint près de quatre vingt dix toiles sur ses berges végétalisées et pendant plusieurs années, ses amis artistes ont pris plaisir à le rejoindre à Yerres pour écrire, peindre et deviser au bord de l'eau.

 

Martial Caillebotte, père de Gustave, a acquis ce lieu de villégiature pour en faire la résidence d'été familiale et ainsi « échapper » aux nouvelles contraintes du Paris Haussmannien. Martial Caillebotte avait fait fortune en fabriquant des toiles à matelas pour l'Armée Française. Son entreprise se nommait « Service des lits militaires ».

 

Dans les années 1860, Martial Caillebotte fit ériger bien des merveilles à Yerres. La Propriété qui vit le jour appartient depuis 1973 à la commune d’Yerres qui l’a entièrement restaurée. Haut lieu de l’Impressionnisme, elle est considérée comme l'équivalent de l’atelier et du jardin de Claude Monet à Giverny.

 

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Dès l'âge de douze ans, Gustave Caillebotte a particulièrement aimé cet endroit. Pensionnaire tout au long de l'année hormis en été, il pouvait retrouver ses parents aux grandes vacances et profiter, à Yerres, d'un bonheur bucolique. Ce fut donc naturellement qu'il se mit à peindre les différents points de vue et les endroits pittoresques du parc ainsi que la rivière.

 

Entre 1875 et 1879, plusieurs de ses tableaux majeurs ont été peints dans l'écrin verdoyant de la demeure. Il a cheminé le long de la rivière, étudié les jeux d'ombre et de lumière sur les façades des différentes dépendances, observé l'évolution du potager... Son style atypique s'est défini à cette époque là, mêlé de poésie impressionniste et d'une modernité très personnelle.

 

En 2014, quarante trois de ses œuvres ont été exposées à Yerres et le rendez-vous était d’autant plus exceptionnel que ces tableaux n’avaient jamais été, pour la plupart, présentés devant le public.

 

On a donc pu admirer les œuvres peintes au bord de la rivière dont le célèbre triptyque peint en 1878 qui se compose de Pêche à la ligne, Baigneurs, bords de l’Yerres et Périssoires sur l’Yerres ainsi que l’œuvre intitulée Partie de Bateau, dit aussi Canotier au chapeau haut de forme.

 

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Partie de bateau dit aussi Canotier au chapeau haut de forme, 1875-1878, collection particulière. Deuxième tableau de Caillebotte que j'ai choisi pour ce samedi.

 

Ce tableau fut raillé, moqué, décrié de manière très violente, par les critiques à l'Exposition Impressionniste de 1879 où le trio de toiles fut présenté sous la forme de panneaux décoratifs.

 

Ce célébrissime tableau, peint à Yerres, fut qualifié en son temps de « fantaisie ultra-naturaliste » ce qui se voulait très péjoratif. Le modèle est inconnu. Un homme en tenue de ville capte l'attention du spectateur. La vigueur du mouvement est hautement perceptible. La composition est très originale et moderne : le champ de vision n'accueille qu'une partie du corps du personnage dont le regard, détourné de celui du spectateur, effleure le vague de l'atmosphère... Avec cette œuvre profondément personnelle, Caillebotte a rompu avec toutes les conventions de l'art ce qui lui fut intensément reproché.

 

Quant aux périssoires, Caillebotte les appréciait beaucoup. Il a peint plusieurs fois leurs glissades aquatiques et les couleurs envoûtantes de l'Yerres.

 

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La périssoire, sous sa forme monoplace, est un canot qui mesure entre trois mètres cinquante et quatre mètres de longueur. Il existe des périssoires de course qui sont environ deux fois plus grandes.

 

Embarcation très maniable mais susceptible de chavirer facilement, d'où la référence au verbe « périr », la périssoire était très en vogue au XIXe et au début du XXe siècle, en Europe et dans le Nouveau Monde. Elle dérive de la pirogue Cajun, utilisée par les Français de Louisiane et fut peu à peu détrônée par le canoë kayak.

 

Je suis charmée par ces personnages qu'emportent les mouvements de l'eau, avec douceur et dans une harmonie de teintes fines et précieuses : du bleu, du vert, du jaune citronné doré... Les arbres, le long de la berge, contemplent la scène... Instants choisis, légers, privilégiés... Une alchimie de petits bonheurs !

 

Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi une autre rivière, l'Epte, célébrée par Václav Radimský (1867-1946), artiste tchèque Impressionniste.

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/07/le-tableau-du-samedi-vaclav-radimsky-la-riviere-epte.html

 

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Belles pensées pour vous et amitiés sans modération !

 

Plume

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Publié le par maplumefee

 

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BLOGUEUSE EN PAUSE QUELQUES JOURS

 

Merci pour vos pensées chers Aminautes

Nouvelle phase de soins et de convalescence pour mon épaule droite, mon omoplate, mes vertèbres. Je dois aussi reposer le côté gauche qui « compense ».

J'ai promis de ne pas toucher à l'ordinateur à chacune de ces phases, je m'y tiens...

Les soins déjà pratiqués m'ont fait du bien, je me sens mieux mais il y a encore du travail à effectuer et surtout, à chaque nouvelle crise d'épilepsie (vu ma pharmaco-résistance), les progrès peuvent être détruits ou fortement ralentis.

J'ai davantage de force dans mon bras, je pratique mes exercices assidûment tous les jours et j'espère que les choses continueront à s'améliorer. Sans crise qui ravage tout, surtout. Je croise les doigts...

 

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Je pense bien à vous et aux aminautes qui affrontent des problèmes de santé. Je suis de tout cœur avec vous.

 

Merci aux personnes, inquiètes, qui m'ont demandé des nouvelles au sujet du foyer de coronavirus de Sarcelles. Je réponds ici. Depuis février, avec Christophe, nous avons été au milieu de cas de coronavirus, il y en a eu beaucoup autour de chez nous et là, ça a empiré. Nous faisons attention et nous souhaitons le meilleur rétablissement possible à celles et ceux qui en sont atteints.

 

https://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/a-sarcelles-il-y-a-quatre-fois-plus-de-tests-positifs-au-coronavirus-qu-en-ile-de-france-17-06-2020-8337585.php

 

https://www.bfmtv.com/sante/val-d-oise-l-apparition-de-27-cas-de-coronavirus-inquiete-a-sarcelles_AV-202006190082.html

 

Gardons foi en l'avenir et préservons ceux que nous aimons...

 

Merci de votre gentillesse, je vous embrasse bien affectueusement !

 

Cendrine

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #eluard, #jpg, #poeme, #sculpture, #yeux

 

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Je continue avec plaisir la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'aime beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées pour sa famille et ses ami(e)s.

 

J'ai choisi un poème que j'aime intensément depuis longtemps et que je me récite souvent.

 

Je veux « l'offrir » en ce mardi 16 juin à mon Christophe adoré en lui souhaitant un très Joyeux Anniversaire avec plein de facéties et de gourmandises à partager, la tête dans les étoiles et nos cœurs dans le même brasier...

 

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©Marie Cardouat

 

 

« La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur,

Un rond de danse et de douceur,

Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,

Et si je ne sais plus tout ce que j’ai vécu

C’est que tes yeux ne m’ont pas toujours vu.

 

Feuilles de jour et mousse de rosée,

Roseaux du vent, sourires parfumés,

Ailes couvrant le monde de lumière,

Bateaux chargés du ciel et de la mer,

Chasseurs des bruits et sources des couleurs,

 

Parfums éclos d’une couvée d’aurores

Qui gît toujours sur la paille des astres,

Comme le jour dépend de l’innocence

Le monde entier dépend de tes yeux purs

Et tout mon sang coule dans leurs regards. »

 

Paul Eluard (1895-1952), poème écrit en 1926.

 

Pour les personnes intéressées, voici un lien pour accéder à une excellente biographie et à une chronologie des œuvres d'Eluard.

 

https://eluard.org/

 

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J'illustre ce poème avec une sculpture que j'aime infiniment pour sa force et sa simplicité. Elle est issue d'un ensemble de sculptures réparties dans le Quartier de la Défense, le long de l'Esplanade du Général de Gaulle, qui mène à la Grande Arche. Ces sculptures regroupées sous le terme « La Danse » sont des jardinières qui mêlent le béton et le grès, des émanations de matière « intense » et matricielle, situées dans ce qu'on appelle le Jardin de la Place Basse. Je vous en reparlerai bientôt avec des articles sur La Défense.

Cette sculpture d'amour, datant de 1983, entre joliment en résonance, je trouve, avec les mots de Paul Eluard. Elle est l’œuvre de Shelimo Selinger, artiste Franco-Israélien né en 1928 en Pologne. Interné dans les camps nazis, l'artiste ne cessa, en contraste avec ce qu'il avait vécu, de multiplier les œuvres « douces ». Il choisit la beauté et l'amour pour s'exprimer. En 1989, François Mitterrand l'a fait Chevalier de la Légion d'Honneur. Il est appelé « le sculpteur de lumière ».

 

 

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Très Joyeux Anniversaire à mon Christophe et aussi à l'une de mes amies qui se reconnaîtra, sous le signe du Farfadet... Sourires et secrets murmurés sur un chemin bordé de pavots...

 

Avec une infinité de gros bisous !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #alexander, #chat, #femme, #john, #noir, #White

 

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En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

Pour les 6 et 13 juin 2020, le thème proposé par Fardoise est « Nos petits compagnons ». Qu'ils soient Chiens, Chats ou NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie).

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

 

Fort joli thème, je persiste à l'écrire...

 

Après vous avoir présenté la semaine dernière des oiseaux familiers (moineau et chouette), je ne résiste pas au plaisir de présenter cette jeune femme au chat, un tableau que j'aime énormément !

 

Le cadrage de l’œuvre me ravit, de même que la robe rouge chic et sensuelle, l'attitude « stylée » du personnage et celle du chat noir, pleine de douceur voluptueuse... Cette réalisation remarquable est signée par le peintre américain John White Alexander (1856-1915).

 

Tant de beauté jaillit de cette rencontre entre la femme et le chat ! J'y reviendrai tout à l'heure...

 

Nous entrons dans un univers féminin, ardent, rêveur et tissé d'élégances, celui de John White Alexander qui naquit, en 1856, dans la ville d'Allegheny, en Pennsylvanie. L'artiste eut une vie truffée de rencontres très intéressantes.

 

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Orphelin dès son plus jeune âge, il fut élevé par ses grands-parents et dut travailler comme télégraphiste, dès l'âge de douze ans. Ce fut à cette époque qu'il manifesta des aptitudes pour le dessin.

 

En 1875, âgé de 18 ans, il s'installa à New York et débuta comme illustrateur et caricaturiste politique dans le célèbre hebdomadaire des frères Harper intitulé le Harper's Weekly.

 

Le Harper's Weekly fut, le 14 janvier 1893, le premier journal américain à publier une aventure de Sherlock Holmes. Il s'agissait de La Boîte en carton.

 

Au Harper's Weekly, John White Alexander rencontra de nombreux écrivains et de prestigieux illustrateurs comme Howard Pyle (1853-1911), Joseph Pennell (1857-1926) et Edwin Austin Abbey (1852-1911). Après deux années d'apprentissage intensif, il quitta New York pour découvrir l'Europe.

 

 

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Après un bref séjour à Paris, il se rendit en Allemagne où il devint l'élève du peintre académique hongrois Gyula Benczúr (1844-1920), à la Kunstakademie de Munich.

 

Il rejoignit ensuite en Bavière (dans le village de Polling) le cercle artistique de Frank Duveneck (1848-1919), peintre américain d'origine allemande et il rencontra des artistes prestigieux comme le peintre William Merritt Chase (1849-1916) et le romancier Henry James (1843-1916).

 

Quelques temps après son apprentissage auprès de Frank Duveneck, John White Alexander découvrit les splendeurs de Venise et le travail remarquable du peintre et graveur James Abbott Mac Neil Whistler (1834-1903) dont les créations oscillaient entre Réalisme, Symbolisme et Impressionnisme.

 

L'inspiration de John White Alexander fut à ce moment là nourrie par l'extraordinaire lumière émanant du ciel de Venise, par les formes changeantes et les mystérieux reflets de l'eau. Fasciné par les effets de matière et les ruissellements dorés de la lumière à la surface des tissus et par des maîtres comme Diego Velasquez (1599-1660) et Frans Hals (1580-1666), il poursuivit son apprentissage à Florence, à Paris et aux Pays-Bas.

 

Il regagna les États-Unis en 1881 pour enseigner le dessin à l'Université de Princeton et ses portraits de jeunes femmes aux robes magnifiques suscitèrent l'engouement des critiques et du public.

 

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Il vécut à Paris de 1890 à 1901 et bénéficia d'une solide renommée fondée sur le charme et la profondeur psychologique émanant des sujets qu'il représentait. Il multiplia les portraits féminins et les portraits d'intellectuels célèbres comme celui du poète Walt Whitman (1819-1892), réalisé en 1889, qui constitue un moment majeur dans son art.

 

Ses œuvres connurent un immense succès au Salon de 1893 et à l'Exposition Internationale Carnegie. Il fut élu membre de la Société Nationale des Beaux-Arts et fréquenta des artistes comme Auguste Rodin, Octave Mirbeau, Henry James, Oscar Wilde...

 

Membre émérite de l'Académie Américaine des Arts et des Lettres, il reçut la Médaille d'Or à l'Exposition Universelle de Paris en 1900 et à l'Exposition Universelle de Saint-Louis en 1904. Il devint Chevalier de la Légion d'Honneur en 1901.

 

Ses œuvres sont exposées dans nombre de musées prestigieux comme le Metropolitan Museum of Art, le Musée des Beaux-Arts de Boston, la Bibliothèque du Congrès à Washington ou encore le Musée d'Art de l'Institut Carnegie à Pittsburgh... Il est un artiste incontournable !

 

Profondément marqué par l'intensité psychologique des rêveries et des pensées féminines, l'art de John White Alexander honore la beauté des matières, la vibration de la couleur et la gracilité des lignes. C'est un voyage étoffé d'émotions très subtiles comme celui qui nous emporte à travers « La femme au chat »...

 

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Avec son pelage d'obsidienne qui saisit la lumière, le chat de la toile nous invite à voyager dans l'univers des mystères félins.

 

Le chat est par nature associé à la femme, à ses émotions, ses lunes, ses pensées et ses songes. Le chat est lié, de manière très intime, aux différentes étapes de la féminité. Dans l'Antiquité, il était l'apanage des déesses du foyer et de la maternité à l'instar de Bastet, la puissante divinité égyptienne de l'amour, de la naissance, de la musique et des parfums.

 

Dans l'Égypte ancienne, les chats étaient appréciés pour leur agilité, leur beauté et leur capacité à chasser les rats qui véhiculent des maladies comme la peste. Protecteurs des moissons, ils devinrent des compagnons au sein du foyer. Considérés comme des divinités familières, ils reçurent le nom de Miw et furent consacrés à Bastet. A leur mort, ils étaient embaumés et rejoignaient Bubastis, la capitale sacrée de la déesse chatte, célébrée le 5 février.

 

Entité féline, protectrice de la maternité, Bastet régnait sur la famille. On la représentait comme une chatte au regard énigmatique ou comme une femme à tête de félin. On la contemple, dans les temples et les musées, allaitant sa portée de chatons ou parée de bijoux, incarnant la sensualité de la femme, maîtresse de la beauté, des ornements et des parfums.

 

Elle joue souvent du sistre, un instrument de musique qui émet des sortes de cliquetis, représenté sur de nombreux éléments de parure, que l'on agitait comme un hochet.

 

Déesse chatte, douce, maternelle et nourricière, Bastet est l'incarnation apaisée de l’œil de Rê, le dieu soleil, dont la représentation féroce est la déesse lionne Sekhmet, redoutable guerrière.

 

D'autres déesses étaient associées au Chat, le gardien de la connaissance des cycles lunaires. En l'occurrence Diane/Artémis, déesse Lune dans l'antiquité gréco-romaine et Freya/Freyja, déesse de l'Amour, de la Magie, de la Terre et de la Fertilité dans la mythologie nordique...

 

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Le chat est également apprécié dans le monde musulman. Le prophète Mahomet préféra déchirer la manche de sa tunique plutôt que de rompre le sommeil de sa petite chatte Muezza. Il lui accorda, ainsi qu'à ses descendants, la capacité de retomber sur ses pattes.

 

Ce petit félin fut introduit en Europe sur les navires marchands grecs. Il devint le protecteur des greniers. Il fut aussi considéré comme un veilleur magique.

 

Dans plusieurs pays du nord de l'Europe, des chats lutins apportent dans les habitations la richesse et la prospérité. En Allemagne, ce sont des pourvoyeurs en nourriture.

 

Les chats noirs ont hélas été si souvent honnis, pourchassés, assassinés... au nom des peurs ancestrales associées au noir, à la nuit et à la magie des sorcières auxquelles on attribuait des chats noirs -ou roux- pour familiers mais dans plusieurs comtés d'Angleterre, les chats noirs étaient perçus comme des porteurs de chance. Dans le Yorkshire, les femmes de marins vivaient avec un chat noir familier, destiné à veiller à distance sur leurs époux. Dans le Surrey, on recommandait de caresser l'échine d'un chat noir avec un billet de loterie et de toucher sept fois la queue d'un chat noir pour attirer la prospérité et aussi pour trouver l'amour etc...

 

Les chats sont et ont été aimés par une myriade de peintres, de poètes, de romanciers, de musiciens...

Par nature, ils se lovent avec un bonheur infini dans l'univers des artistes ! Je vous reparlerai volontiers de leur symbolique dans d'autres articles car j'ai écrit un texte « conséquent » à ce sujet, il y a quelques années, pour un mémoire Universitaire. J'en ai extrait, pour ce samedi, quelques petits passages et j'y reviendrai avec grand plaisir...

 

En attendant, je vous adresse de belles pensées et je vous propose sur La Chimère écarlate de contempler un jeune garçon au lapin...

 

 

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Sir Henry Raeburn (1756-1823), Garçon au Lapin, 1814

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/06/le-tableau-du-samedi-sir-henry-raeburn-garcon-au-lapin-1814.html

 

Belles pensées pour vous, aminautes fidèles et je n'oublie pas ceux qui parmi vous sont en lutte contre des maladies et de grandes souffrances. Vous vous reconnaîtrez... Je vous aime profondément, battez-vous...

 

Pensées aussi pour l'inoubliable Pépita de notre amie Annick (http://annick-amiens.eklablog.com/) et bonne convalescence...

 

Gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #enceinte, #esther, #Granek, #jpg, #poeme, #vert

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Je continue avec plaisir la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'aime beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées pour sa famille et ses ami(e)s.

 

Pour ce mardi 9 juin, j'ai choisi un poème d'Esther Granek (1927-2016), grande dame de la poésie et survivante de la Shoah dont la plume m'enivre. Je vous avais, il y a quelques mois, présenté un de ses poèmes évoquant le Carpe Diem, un des thèmes qui m'est le plus cher dans l'existence.

 

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/le-poeme-du-mardi-esther-granek-apres-l-homme-a182388150

 

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« Je suis enceinte de prés verts…

Je porte en moi des pâturages…

Que mon humeur soit drôle ou sage,

je suis enceinte de prés verts…

 

Belle est l’image !

Doux le langage…

« Je porte en moi des pâturages… »

 

Et tout à la fois, mais qu’y faire ?

Je suis enceinte de déserts.

Et de mirages.

Et de chimères

De grands orages.

De regrets à tort à travers.

De rires à ne savoir qu’en faire.

 

Et mes grossesses cohabitent.

En tout mon être. Sans limite. »

 

Esther Granek, Je cours après mon ombre, 1981

 

La Poétesse nous invite à accepter nos ambivalences et à célébrer notre Terre, avec le cœur, l'esprit, la subtilité de nos sens. Elle écrit pour stimuler la prise de conscience de ce qui nous entoure et nous inviter à préserver, de toutes nos forces, la beauté de notre Mère Nature.

 

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 Que le Vert soit !

 

Vert de l'Espérance et de la Vie née de la sève des végétaux.

 

J'ai cueilli ces photos lors d'une randonnée de déconfinement. Nous avions grand besoin de Nature, Christophe et moi ! Instants plaisir et joies simples à butiner près de chez nous, dans le Val d'Oise...

 

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Nous avons croisé des Créatures Vertes, imaginé que nous discutions avec des Esprits de la Sylve au creux de la réalité... Du Vert, intensément, pour se ressourcer !

 

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 La voyez-vous la Créature aux cheveux dressés ? Sourires... Elle avance, à son rythme, entre campagne et forêt...

 

 

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Deux Géants mystérieux nous observent en passant. Près d'eux se dévoile une demeure de Fées, sous une émulsion d'églantines...

 

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 Nous saluons un Arbre Cerf qui se promène dans la lumière...

 

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La végétation est luxuriante, la magie verte à l’œuvre tout autour de nous...

 

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Belles pensées pour vous et gros bisous !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #fut, #jpg, #lesbie, #moineau, #petit

 

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MERCI beaucoup pour vos messages...

Retour en douceur avant une nouvelle phase de soins, mon mode « réparation » se poursuit, il faut du temps, j'avance à mon rythme d'escargot limaçon sourires... mais j'avance ! Je fais très attention à mon épaule et aux vertèbres, dès que je sens que ça commence à ne pas aller, je n'insiste pas...

J'écris mes articles petit à petit et c'est Christophe qui les publie. C'est si gentil...

Continuez à bien prendre soin de vous, je pense à vous...

 

 

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En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

Pour les 6 et 13 juin 2020, le thème proposé par Fardoise est « Nos petits compagnons ». Qu'ils soient Chiens, Chats ou NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie). Un très joli thème, je trouve, alors voici mon choix...

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com

 

 

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Dans un paysage antique, une jeune femme, élégamment vêtue de voiles couleur améthyste, prend soin de son moineau familier. L’œuvre, réalisée par le maître victorien Sir John Edward Poynter (1836-1919), met en scène Lesbia, un personnage plutôt mystérieux de l'histoire de l'art. Cette jeune femme (Lesbia ou Lesbie en français), dont on ne sait que peu de choses, a donné son nom à des tableaux peints par différents artistes.

 

Elle est considérée comme la maîtresse du poète romain Catulle (87-54 av. J.-C.) et comme sa principale source d'inspiration mais qui est-elle vraiment ? La question, au fil des siècles, a souvent été posée.

 

Certains la désignent comme une vision de Claudia, l'épouse aux moeurs libres d'un consul nommé Quintus Metellus Celer. D'autres voient en elle une sorte de double féminin de Catulle voire un nom de plume ou une image de la femme désirée par le poète, en l'occurrence la poétesse grecque Sapphô.

 

Sapphô vivait sur l'île de Lesbos. Elle avait créé une université pour femmes, un lieu plein de liberté et de sensualité où l'on enseignait l'érotisme et l'art de composer de la poésie.

 

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Émanation de la beauté antique, égérie pleine de charme, Lesbia est représentée avec un moineau familier, considéré comme un messager des pensées amoureuses, qu'elle nourrit avec du raisin. Dans le tableau de John Edward Poynter, elle est installée, parmi les roses, dans une exèdre, un lieu propice à la rêverie et à la conversation.

 

Pour des renseignements concernant les exèdres, vous pouvez cliquer sur les liens suivants :

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/les-exedres-des-tuileries-a79008369

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/la-propriete-caillebotte-l-exedre-et-l-enfant-a-l-oie-a130536836

 

 

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L'œuvre correspond aux canons esthétiques victoriens de la Beauté. Beauté qui s'enracine dans les grâces idéalisées des mondes antiques et se pare de détails élégants.

 

Les couleurs du tableau sont remarquables. Les artistes victoriens appréciaient les teintes vives et les nuances de pierres fines ou précieuses. Ici, c'est l'améthyste qui est à l'honneur. Une couleur profonde, au charme mystérieux, émanant d'un quartz violet réputé stimuler le potentiel artistique, lutter contre l'ivresse délétère, attiser le feu bénéfique de la créativité et « affiner l'intelligence » aux dires de Léonard de Vinci (1452-1519).

 

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Fils de l'architecte Ambrose Poynter, John Edward Poynter naquit à Paris et grandit en développant ses aptitudes pour les arts (peinture, sculpture, mosaïque) et en faisant des études internationales. Il voyagea à Londres puis à Rome où il se passionna pour les sculptures de Michel-Ange et il revint à Paris où il fut admis dans l'atelier du maître Charles Gleyre (1806-1874).

Fort connu et apprécié en son temps, il fut considéré comme un artiste très talentueux en matière de peinture d'histoire. Doté de nombreuses récompenses, il occupa des postes prestigieux : Directeur du Royal College of Art de 1875 à 1881, Directeur de la National Gallery de 1894 à 1904, Académicien, Président de la Royal Academy en 1896. Il fut anobli, nommé Chevalier en 1896 et Baronnet en 1902. En 1898, il fut gratifié du Titre Honorifique de Personnalité de l'Université de Cambridge.

Ses œuvres sont visibles dans les plus grands musées et l'une de ses mosaïques pare le grand hall du Palais de Westminster.

 

Il aima peindre l'Antiquité comme un Âge d'Or, un monde idéal peuplé d'élégantes héroïnes. Il fut particulièrement remarqué en réalisant un nu voluptueux, une version très sensuelle du personnage d'Andromède qui faillit être censurée mais il fut défendu par le public... J'adore cette toile mais ne nous éloignons pas du thème du jour, revenons à Lesbia et à son moineau. Comme je l'écrivais plus haut, Lesbia garde une importante part de mystère ce qui plaisait aux artistes victoriens. Elle fut plusieurs fois représentée et demeure célèbre ainsi que le petit oiseau qui se pose sur d'elle.

 

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Dans la Rome Antique, le moineau était consacré aux divinités protectrices du foyer. Petit oiseau vif et industrieux, il était considéré comme un porteur de nouvelles, un gentil chuchoteur... apportant la voix des dieux et des esprits aux humains susceptibles de les écouter.

 

Selon Didier Colin, auteur du Dictionnaire des Symboles, des Mythes et des Légendes publié chez Hachette Livre, en 2000 :

 

« Il en existe plusieurs espèces, mais on rencontre plus fréquemment le moineau domestique - que l'on peut qualifier de métropolitain, tant il fait désormais partie intégrante du décor citadin - et le moineau dit friquet - qui tient son nom de l'ancien français frique, qui signifiait à la fois "avide" et "entreprenant". On trouve ce dernier dans les campagnes exclusivement car contrairement à son frère jumeau, il a besoin de verdure. Toutefois, d'aspect, l'un et l'autre se ressemblent comme deux gouttes d'eau, et leurs mœurs sont également semblables, si ce n'est que le premier niche sous les fenêtres ou les gouttières des maisons ou des édifices, dans les anfractuosités des murs, parfois même sur les cheminées, comme les cigognes, tandis que le second préfère les trous des arbres où le mâle et la femelle confectionnent un nid de paille et de racines. Leur nichée est composée de 4 à 6 œufs. Dans les villes comme dans les campagnes, le moineau, quelle que soit son espèce, est l'ami précieux des hommes, puisqu'il se nourrit exclusivement d'insectes.

 

Ce petit oiseau familier, omniprésent dans nos villes et nos campagnes, l'était déjà chez les Romains, qui l'associèrent aux divinités protectrices et domestiques de leur foyer et de leur garde-manger, sans doute parce qu'il protégeait leur nourriture des insectes. »

 

Dans le monde chrétien, le moineau, « moinnel » ou « moisnel », fut hélas imprégné d'une symbolique négative. Aimé dans l'ancienne Rome où il incarnait le messager des dieux Lares et Pénates, il fut perçu comme maléfique, accusé d'avoir été conçu par le Diable et désireux d'apporter la mort dans une habitation ! Le Christianisme accusa le moineau d'avoir été insensible lors de la Crucifixion de Jésus... Il aurait dit, avec une voix humaine, « il vit, il vit ! » Ainsi, le supplice du Christ aurait duré plus longtemps à cause du petit moineau !!!

 

Le moineau fut également accusé d'avoir révélé la présence du Christ dans le Jardin des Oliviers. Il serait donc un méchant délateur... Décidément, pauvre petit oiseau !

 

Il est réputé sautiller car pour le punir, Dieu lui aurait attaché les pattes avec un lien invisible, l'empêchant de pouvoir se mouvoir aussi librement qu'il le voudrait. Dans une optique chrétienne, il fut donc perçu comme malveillant, portant malheur et insufflant la lubricité alors que dans une vision païenne, il apporte les bonnes nouvelles, préserve les secrets et se présente comme le messager de l'amour... Il offre aussi des connaissances à celles et ceux qui écoutent son chant.

 

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Au Moyen-Âge, on aurait pu penser que vu son nom « moineau », il serait apprécié à l'instar d'un « petit moine » or ce fut le contraire. Si son plumage évoque, d'une certaine manière, le vêtement monacal, l'étymologie de son nom est plutôt liée au monde des moissons... « Moisnel » viendrait de « Muissun » : « monde agricole », « temps des moissons ». On évoquait jadis « la part des moineaux » au temps des semailles dans les champs. On lançait des grains de blé aux quatre coins cardinaux pour attirer la protection et favoriser de futures récoltes luxuriantes.

 

Le moineau apparut bien souvent comme un compagnon des sorcières, un familier pour les jeunes femmes jugées trop « libres » et coupables de cultiver leur sensualité plutôt qu'un mode de vie vertueux. On retrouve à travers cette croyance le lien avec le personnage de Lesbia, jeune femme séduisante et dont l'esprit était riche de connaissances variées.

 

En Bretagne mais aussi en Russie et dans d'autres contrées, le folklore prévient de ne pas tuer un moineau sous peine d'apporter le malheur dans le foyer, de ne plus recevoir de nouvelles d'un être cher et de détruire un arbre. Ainsi, l'esprit de l'arbre chercherait à obtenir vengeance et seul un sort puissant pourrait venir à bout d'un tel danger.

 

Il ne faut pas non plus manger la chair du moineau sous peine de souffrir de fièvre luxurieuse.

 

Le Moyen Âge chrétien et la Renaissance n'aimèrent pas le moineau... Il fut plus apprécié à partir du XVIIe siècle et surtout au XVIIIe siècle où il apparut comme l'un des symboles du désir amoureux. On croyait aussi qu'il pouvait refuser de prendre des miettes de pain dans la main d'un menteur ou d'un intrigant.

 

Le moineau est associé au folklore de la Saint-Valentin. Déprécié par les uns, il fut apprécié par les amants et la proximité d'un nid de moineaux près de la maison de jeunes mariés était réputée leur apporter chance et bonheur.

 

Comme on peut le constater, le moineau en Occident bénéficie d'une image ambivalente. En revanche, au Japon, le moineau est un oiseau symboliquement très positif. Il évoque le bonheur familial, les plaisirs de l'amitié. Il représente les instants joyeux que l'on partage avec ses proches. Gentil, sociable et gai, il apporte la prospérité, transporte les vœux dans les mondes célestes, il est considéré comme un guide protecteur à travers les méandres de l'existence.

 

Les moineaux sont liés à des présages météorologiques :

S'ils chantent la nuit, cela peut réveiller le vent du Nord.

Quand ils se cachent dans les haies, cela annonce l'orage.

S'ils leurs plumes se replient brusquement, la gelée du jour d'après sera forte.

S'ils émettent des cris perçants en volant au-dessus des maisons, la pluie ne tardera pas à venir...

 

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J'ai pris grand plaisir à vous parler de « Lesbia et de son moineau » et sur La Chimère écarlate j'ai choisi un autre familier à plumes, en l'occurrence une chouette avec un tableau de Val Prinsep (1838-1904) intitulé « The Owl ».

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/06/le-tableau-du-samedi-valentine-cameron-prinsep-the-owl-la-chouette-1863.html

 

 

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Je vous souhaite un excellent mois de Juin avec de belles pensées et de tendres bouquets pour nos Mamans...

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bien, #droite, #mois, #pause, #soin

BLOGUEUSE EN PAUSE

 

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Merci à tous pour votre gentillesse et votre soutien...

 

Je pense bien à vous et vous souhaite d'aller le mieux possible ainsi que vos proches. Continuez à bien prendre soin de vous...

 

Début d'une longue série de soins et de massages pour réparer mes blessures.

 

Mon omoplate droite est replacée mais elle est encore fragile. Ma hanche droite est replacée aussi. Mes vertèbres donnent encore des signes de flottement. A voir dans les prochaines séances. Les ligaments autour de l'omoplate sont très enflammés et mon nerf sciatique aussi, alors je me répare, sur recommandation du praticien, en prenant une semaine par mois sans utiliser l'ordinateur.

 

J'ai promis de suivre scrupuleusement la recommandation en question. Une vingtaine de jours dans le mois avec l'ordinateur en faisant attention et en calant mon bras jusqu'à ce que ça aille vraiment mieux. Une semaine de repos complet chaque mois pour que la cicatrisation se fasse en profondeur.

 

En espérant que mes futures crises d'épilepsie n'abîment pas les soins en cours.

 

Les douleurs sont très violentes par moments, elles décroissent ensuite au gré de la journée avant de remonter en intensité la nuit.

 

Je suis contente car j'ai pu tout de même me promener dans ma ville et faire quelques photos d'arbres. J'ai fait bien attention car je ne peux pas zoomer ou prendre certaines positions comme je le voudrais. Cela finira bien par revenir, je suis confiante.

 

Gros bisous pour vous, les Amis, et à bientôt... Merci...

 

Cendrine

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #anatole, #arbres, #france, #jpg, #poeme

 

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Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

 

J'ai choisi pour ce mardi 19 mai un poème d'Anatole France, un de mes poètes préférés. Il est consacré aux Arbres, les Arbres qui m'ont tant manqué pendant le confinement... Je sais qu'ils ont manqué à une infinité de personnes... J'ai pu aller me promener en faisant attention à mon bras et j'ai pris un immense plaisir à ressentir cette énergie verte...

 

Je partage donc ce poème, illustré par des photos réalisées lors d'une promenade dans ma ville de Sarcelles, lundi 18 mai. La Nature était en pleine émulsion de vie, les bâtiments se fondaient dans le vert... Je me suis régalée au bal des chênes, des charmes, des châtaigniers, des saules, des peupliers, des platanes, des bouleaux, des chèvrefeuilles, des hêtres... et je n'oublie pas les fleurs que je vous montrerai dans de prochains billets... J'espère que ces photos vous diront que je pense fort à vous !

 

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« Ô vous qui, dans la paix et la grâce fleuris,

Animez et les champs et vos forêts natales,

Enfants silencieux des races végétales,

Beaux arbres, de rosée et de soleil nourris,

 

La Volupté par qui toute race animée

Est conçue et se dresse à la clarté du jour,

La mère aux flancs divins de qui sortit l'Amour,

Exhale aussi sur vous son haleine embaumée.

 

Fils des fleurs, vous naissez comme nous du Désir,

Et le Désir, aux jours sacrés des fleurs écloses,

Sait rassembler votre âme éparse dans les choses,

Votre âme qui se cherche et ne se peut saisir.

 

Et, tout enveloppés dans la sourde matière

Au limon paternel retenus par les pieds,

Vers la vie aspirant, vous la multipliez,

Sans achever de naître en votre vie entière. »

 

Anatole France (1844-1924)

 

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Romancier, nouvelliste et critique littéraire, François-Anatole Thibault, dit Anatole France, était le fils d'un libraire apprécié par les frères Goncourt et de célèbres écrivains.

 

En 1881, il connut le succès avec Le Crime de Sylvestre Bonnard, un roman où le héros est un érudit lové dans sa bibliothèque, « distrait, lunaire, aimable et souvent naïf ».

 

Il écrivit une Tétralogie de l'Histoire Contemporaine, quatre romans dont le héros se nomme Bergeret et qui apparaît « comme un juste panorama de la France sous la IIIe République (1870-1940) et tout particulièrement pendant l'Affaire Dreyfus.

 

En 1892, dans L'Île des Pingouins, Anatole France imagine un érudit qui se retrouve sur une île entièrement peuplée de pingouins. Il se met à les baptiser, « ce qui provoque un grand remue-ménage au Paradis Chrétien ».

 

Élu à l'Académie Française en 1896, il fut romancier, chroniqueur, critique littéraire, collectionneur féru d’antiquités...

 

En 1908, dans Les dieux ont soif, « il fit le procès des excès de la Terreur, qu'il imputa d'ailleurs non pas tant à la Révolution elle-même qu'à la nature humaine et en 1931, il reçut le Prix Nobel de Littérature pour l’ensemble de son œuvre.

 

Il fut honoré, « en contradiction avec ses dispositions testamentaires » par des obsèques nationales à Paris, le 18 octobre 1924, puis inhumé à Neuilly-sur-Seine dans le caveau familial.

 

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Il aima profondément la Nature et ses splendeurs, considérées comme des cadeaux offerts à l'Humanité...

 

Prenons-en soin...

 

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J'avais tant besoin de Vert ! Je me suis enivrée de cette promenade...

 

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Le jardin public de Sarcelles est encore fermé (nous sommes en zone rouge) mais la ville est pleine d'arbres, heureusement...

 

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La Nature est créative !

 

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Si luxuriante et parfumée...

 

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Gorgée de lumière, généreuse et artiste !

 

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Merci de votre fidélité, prenez bien soin de vous, gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #fees, #fitzgerald, #john, #jpg, #reves

 

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En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

Voici ce que propose Fardoise pour les 9 et 16 mai 2020... : Le Thème du Rêve... Suite...

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

 

« Alors quels sont vos rêves ? En avez vous réalisé ? Comment rêvez vous la vie d'après le confinement ? Quand rêvez vous ? etc...

Les accroches sont multiples pour : Je rêve – Tu rêves – Nous rêvons... Il ne suffira peut-être pas de deux semaines...

 

 

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Retour en territoire de rêve, à travers les visions d'un peintre victorien que j'aime énormément : John Anster Christian Fitzgerald (1819-1906) qui était surnommé « Fairy Fitzgerald » (Fitzgerald le féerique). Ses peintures ouvrent les portes d'univers étranges, surréalistes où le regard est cristallisé par des couleurs somptueuses et les fantaisies du monde végétal (feuilles, fruits, branchages...).

 

L’œuvre que j'ai choisie ne se situe pas dans la Nature. Elle se nomme « La substance dont les rêves sont faits... » et sa mise en scène est associée à la Magie de Mai, au temps secret et sacré de Beltane, le temps des Fées qui se poursuit en Midsummer... Ainsi, autour d'une jolie dormeuse papillonnent des êtres féeriques, des lutins et une myriade de créatures qui traversent le voile de la réalité.

 

Merci à Christophe pour les découpages au sein de ce tableau luxuriant, ce n'est pas évident vu les effets de brume et de flou mais j'adore présenter des détails et je sais que vous êtes nombreux à les apprécier aussi...

 

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Émanations d'une énergie mystérieuse, les Rêves sont les enfants privilégiés de la lignée des divinités de la Nuit (Nyx).

 

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Morphée, dieu des Rêves et fils d'Hypnos/Somnus, le dieu du Sommeil, envoie dans le creux de la Nuit, les Oneiros : les Songes fascinants et initiatiques... Ainsi, Rêves et Songes forment un carrousel fantastique de visions riches d'enseignements. Dotés du pouvoir de métamorphose, les Oneiros sont les gardiens des secrets et des vérités mystérieuses.

 

 

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Artiste victorien autodidacte, John Anster Fitzgerald, doté d'une personnalité particulièrement sensible, était le fils du poète irlandais William Thomas Fitzgerald (1759-1829).

 

Il n'aima guère la vie sociale de son temps où il était à la mode de fréquenter différents clubs, clubs d'artistes et clubs de gentlemen. Profondément épris de solitude, il se rendit parfois à Londres, au Savage Club, mais il préféra vivre loin de toute agitation, en compagnie des livres et dans les paysages enchantés du Surrey où il naquit.

 

Il fut un grand amoureux du thème des fées et il représenta également le rêve sous différentes formes : anthropomorphes, animales et notamment félines, spectrales...

 

A travers de fréquentes rêveries d'opium, de chloral et de laudanum (drogues en vogue à l'époque victorienne), il laissait son imagination dériver au pays des fées et dès qu'il en « revenait », sur les ailes du rêve, il créait de superbes compositions aux couleurs précieuses, chamarrées, chatoyantes...

 

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 John Anster Fitzgerald, Un chat parmi les fées...

 

En Angleterre, la vogue des fées coïncida avec la révolution industrielle, dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Cette révolution s'opéra avec une rapidité telle que les esprits de l'époque redécouvrirent, en réaction au « règne des machines », les univers de féerie.

 

Cette redécouverte, dans les arts et la littérature, s'associa à un engouement profond pour les œuvres de William Shakespeare (1564-1616).

 

En 1600, lors de la publication du premier in-quarto du Songe d'une nuit d'été, (A Midsummer Night's Dream), l’œuvre préférée de John Anster Fitzgerald avec La Tempête et Alice au pays des merveilles... Shakespeare apparut comme le fondateur de la mythologie féerique britannique.

 

Shakespeare miniaturisa les fées, modifia leur aspect physique et gomma le caractère démoniaque que l'Église leur avait attribué. Elles ressuscitèrent, sous sa plume, en créatures espiègles et fascinantes, associées au rythme des saisons et aux rêves de la nuit...

 

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Il établit un lien étroit entre la botanique et la féerie. Les fées devinrent des créatures hybrides, mi-femmes, mi-fleurs. Mais il ne recréa pas seulement le corps de la fée, il lui attribua de nouvelles couleurs, rompant ainsi avec la croyance populaire qui associait le noir aux êtres féeriques.

 

La vogue des êtres magiques connut aussi un regain d'intensité avec l'affaire des Fées de Cottingley. Vous pouvez, si vous le souhaitez, lire ou relire l'article que je leur ai consacré sur La Chimère écarlate.

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2017/04/les-fees-de-cottingley.html

 

Dans les mondes féeriques de John Anster Fitzgerald évoluent des êtres ambivalents, des petits personnages facétieux, créatifs, truculents, burlesques et parfois inquiétants que les historiens d'art rapprochent des visions hallucinées de maîtres comme Jérôme (Hiéronymus) Bosch (1459-1516) et Pieter Brueghel (1525-1569). On songe aussi au Cauchemar de Füssli (1741-1825).

 

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« Fairy Fitzgerald » fut également l'auteur d'une magnifique série de Fées de Noël imaginées en 1858 pour le magazine « Nouvelles Illustrées de Londres » mais ceci est une autre histoire... Je ne m'éloigne pas du tableau du samedi, sourires...

 

A propos, sur La Chimère écarlate, voici mon choix pour ce samedi 16 mars :

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/05/le-tableau-du-samedi-ferdinand-knab-le-portail-du-chateau-1881.html

 

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 Ferdinand Knab (1834-1902), Le Portail du Château, 1881

 

Merci de votre fidélité et belles pensées pour vous...

 

 

 

Plume

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