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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

Publié le par maplumefee
Publié dans : #fontaine, #fut, #jpg, #poeme, #venus

 

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A proximité des Champs-Élysées, dans un joli carré de nature où s'épanouissent arbres et fleurs, se dresse une fontaine couronnée par une statue de la déesse Vénus. Rêveuse et sensuelle, élégante et à demi-dénudée, elle apprête sa longue chevelure.

 

Elle me plaît tout particulièrement pour illustrer le Poème du Mardi, un rendez-vous que j'aime partager avec vous, en souvenir de Lady Marianne qui manque beaucoup à ses ami(e)s de la blogosphère...

 

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J'ai choisi, pour ce mardi 12 mai, un poème de Guillaume Apollinaire (1880-1918), issu du recueil intitulé « Poèmes à Lou ». Des mots qui célèbrent un immense amour, incarné par Louise de Coligny-Châtillon (1881-1963) qui fut l'une des premières aviatrices françaises.

 

« Ô mon très cher amour, toi mon œuvre et que j'aime,

A jamais j'allumai le feu de ton regard,

Je t'aime comme j'aime une belle œuvre d'art,

Une noble statue, un magique poème.

 

Tu seras, mon aimée, un témoin de moi-même.

Je te crée à jamais pour qu'après mon départ,

Tu transmettes mon nom aux hommes en retard

Toi, la vie et l'amour, ma gloire et mon emblème;

 

Et je suis soucieux de ta grande beauté

Bien plus que tu ne peux toi-même en être fière:

C'est moi qui l'ai conçue et faite toute entière.

 

Ainsi, belle œuvre d'art, nos amours ont été

Et seront l'ornement du ciel et de la terre,

O toi, ma créature et ma divinité ! »

 

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En septembre 1914, Apollinaire rencontra Louise et s'éprit d'elle follement. Les deux amants s'aimèrent à Nice, passionnément et Louise devint la muse et la déesse du poète qui s'engagea dans l'armée.

 

Apollinaire continua d'écrire à Louise depuis le front où il était artilleur. Exaltant la fièvre de leurs sentiments, il lui dédia des poèmes profondément érotiques qui se heurtèrent aux mœurs prudes de la société de l'époque. À travers Louise, il exalta la femme charnelle, l'amour physique lié à la déesse Vénus, l'Aphrodite des temps anciens, déité de tous les plaisirs...

 

Vénus guida la plume du poète à travers une autre série de correspondances épistolaires enflammées dédiées à Madeleine Pagès (1892-1965) qui fut la fiancée d'Apollinaire...

 

 

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La fontaine de Vénus ou fontaine des Ambassadeurs (nommée ainsi en souvenir du Café des Ambassadeurs, établissement célèbre dans le Faubourg Saint-Honoré au XVIIIe siècle où évoluaient de nombreux diplomates étrangers) apparaît parmi les arbres, près de l'Espace Cardin que j'évoquerai davantage dans un autre billet.

 

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Appuyée sur un piédestal paré de coquillages, la déesse jaillit parmi les roseaux, dominant une vasque décorée de feuillages, d'oves, d'entrelacs et de douze mascarons en forme de têtes de lions. Elle vient de prendre son bain et prend soin de sa longue chevelure.

 

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Elle fut réalisée, en 1840, par Francisque-Joseph Duret (1804-1865), l'auteur du superbe groupe sculpté intitulé « Saint-Michel affrontant le Démon » qui décore la fontaine Saint-Michel au cœur du Quartier Latin.

 

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/la-fontaine-saint-michel-a107259126

 

Francisque-Joseph Duret fut l'un de nos plus grands sculpteurs. Élève de son père, le sculpteur François Joseph Duret (1732–1816), et du maître François Joseph Bosio (1768-1845), il devint, en 1823, Premier Prix de Rome et fut ensuite sollicité pour de nombreuses commandes publiques. Il créa des œuvres majestueuses, inspirées de l'Antiquité Gréco-Romaine et des arts florentins de la Renaissance, pour le Louvre, l'Hôtel de Ville de Paris, le Palais de Justice, le Palais de la Bourse, le Théâtre Français… Il enseigna à l'École des Beaux-Arts à partir de 1852 et forma une myriade d'élèves talentueux qui acquirent la célébrité comme Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875), Jules Dalou (1838-1902), Henri Chapu (1833-1891)...

 

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Nous devons l'architecture de la fontaine à Jacques-Ignace Hittorff (1792-1867), le concepteur des fontaines de la Place de la Concorde, de l'aménagement de la Place incluant l'installation de l'Obélisque, de nombreux immeubles de la rue de Rivoli, d'avenues somptuaires et de la Gare du Nord...

 

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La vasque dominée par la déesse Vénus est soutenue par quatre dauphins qui représentent les forces aquatiques, la luxuriance et la fécondité.

 

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Delphinos, dans la mythologie de la mer, est l'un des familiers d'Aphrodite/Vénus et aussi l'ami, le confident d'Amphitrite, l'épouse de Poséidon, le seigneur des flots.

 

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Nous devons les ornements en bronze de la fontaine à François-Étienne Calla (1762-1836) qui fut l'un des plus importants fondeurs d'art de notre pays. Grand industriel, inventeur et mécanicien émérite, il établit à Paris d'impressionnants ateliers dédiés à la construction de machines-outils et de machines à vapeur. Il réalisa des fontes ornementales pour de prestigieux monuments de la capitale : Le Panthéon, l'église de la Madeleine, les fontaines de la promenade des Champs-Élysées, la fontaine Louvois face à la Bibliothèque Nationale Richelieu...

 

Les ornements signés Calla sont considérés comme des trésors architecturaux.

 

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Je vous laisse en compagnie de la séduisante Vénus/Aphrodite et vous souhaite de très belles journées de Mai... J'espère pour nous de la sérénité et que nous puissions respirer dans des endroits où règne de l'espace... Profitons bien des petits bonheurs qui s'épanouissent et merci à vous pour les gentils messages !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #brull, #iris, #joan, #jpg, #reve, #Vinyoles, #Y

 

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Avant de plonger dans les beautés du Tableau du Samedi, je veux vous adresser un grand MERCI, chers Aminautes, pour vos messages de réconfort et répondre aux questions que plusieurs d'entre vous m'ont posées.

 

J'ai rendez-vous chez mes praticiens dans une dizaine de jours, en cabinet privé et à l'hôpital.

 

Je souffre beaucoup, j'ai des vertèbres déboîtées et mon omoplate droite qui n'est plus calée par les ligaments. Mon omoplate bouge et se déboîte aussi plusieurs fois par jour. Mes cervicales ne sont plus en place non plus. Mes névralgies chroniques sont encore plus intenses... Les crises d'épilepsie répétées du début du Printemps ont rouvert mes anciennes blessures.

 

J'habite, comme plusieurs d'entre vous le savent, à Sarcelles dans le Val d'Oise. Le Val d'Oise, département le plus touché par le coronavirus Covid-19 avec Mayotte. Pour aller à mes rendez-vous médicaux, je n'ai pas d'autre possibilité que de prendre les transports en commun.

 

J'ai rendez-vous à l'hôpital en dehors des heures de pointe, c'est déjà un peu « rassurant » mais emprunter le tramway T5, le RER D et les métros ne va pas être évident dans ces nouvelles conditions.

 

60 stations RATP vont rester fermées après le 11 mai et en ce qui concerne mon RER D, j'ai reçu un message de Transilien SNCF disant que seuls 600 passagers seraient acceptés au lieu de 2600 par train.

http://www.leparisien.fr/info-paris-ile-de-france-oise/transports/deconfinement-voici-les-stations-de-metro-qui-ne-rouvriront-pas-le-11-mai-08-05-2020-8313465.php

 

Même quand on a l'habitude des transports en commun, il va falloir se réadapter et surtout plonger dans l'inconnu. Je viens de constater que pour aller à mon hôpital qui est sur la ligne 12, de nombreuses stations de métro ne seront pas ouvertes. En conséquence, la marche va être longue entre l'aller et le retour... Bref, Je vous raconterai mon périple avec des notes d'humour... en tous cas je ferai de mon mieux pour l'humour... J'essaierai de faire un petit reportage dans la partie accessible des transports parisiens, surtout le RER, histoire de garder des « souvenirs » de cette période inédite dans nos vies...

 

Extrait du courrier reçu : « L’obligation de respecter une distance de 1 mètre entre chaque voyageur diminue fortement la capacité d’accueil à bord des trains circulant sur l’ensemble des lignes Transilien SNCF.

À partir du 11 mai, date du déconfinement progressif, sur les 3,4 millions de voyageurs transportés par Transilien SNCF chaque jour, seuls 410 000 pourront voyager.

À titre d’exemples, cela représente pour un RER D, 600 personnes au lieu de 2600 et pour un train des lignes J et L, 300 personnes sur les 1500 habituellement. »

 

Bon courage à nous tous, où que nous habitions !

 

Retour au Tableau du Samedi...

 

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En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

Voici ce que propose Fardoise pour les 9 et 16 mai 2020... : Le Thème du Rêve...

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

 

« Alors quels sont vos rêves ? En avez vous réalisé ? Comment rêvez vous la vie d'après le confinement ? Quand rêvez vous ? etc...

Les accroches sont multiples pour : Je rêve – Tu rêves – Nous rêvons... Il ne suffira peut-être pas de deux semaines...

 

 

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J'ai choisi ce tableau de l'artiste Symboliste Catalan Joan Brull Y Vinyoles qui m'inspire les mots suivants...

 

Entrer en territoire magique, regarder l'entre-deux s'épanouir dans la brume et sentir que fondent, au fil de l'instant, les limites de la réalité.

Le rêve est là, à portée de regard. C'est un paysage subtil qui s'incarne à travers une myriade de frissons et de reflets.

 

Je rêve beaucoup, mon esprit est comme un cheval au galop. Il ne reste jamais au même endroit bien longtemps. Même quand il se « pose », il se projette toujours vers un « ailleurs » brodé de couleurs changeantes, vers un paysage en métamorphose où s'entrelacent et filent des sentiers de fées...

 

Pour illustrer ce thème onirique, j'ai pensé, de manière instinctive, à cette œuvre de Joan Brull Y Vinyoles que j'ai « rencontrée » il y a bien des années. Une œuvre que j'aime énormément...

 

Souvenirs... C'était un soir d'hiver, à la bibliothèque d'Art et d'Histoire de l'Université Michel de Montaigne, à Bordeaux III. Les étudiants commençaient à déserter l'immense salle sur laquelle s'ouvraient des allées conduisant à des pièces intimistes et ma table était encore couverte de feuilles bruissantes. Il restait environ une heure avant la fermeture des lieux mais l'obscurité avait déployé ses ailes sur la ville et le froid ne nous épargnait pas.

Dès que j'avais fini de travailler « directement » pour les Unités de Valeur composant mon Cursus d'Historienne de l'Art, je parcourais la bibliothèque pour m'imprégner de tout ce qu'elle avait à offrir, au gré de l'instant présent. Je prenais des livres sur les étagères en faisant davantage appel à mon ressenti qu'à mon intellect.

 

J'ai donc ouvert ce soir-là un livre à la couverture bleue et dorée, une sorte de grimoire qui évoquait le Symbolisme dans l'Art et je suis partie en balade à travers les chapitres proposés. C'est alors que je l'ai vue, l’œuvre appelée « Le Rêve » (dont il existe plusieurs versions). Elle m'a enveloppée dans sa trame fine...

 

 

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J'ai toujours aimé les personnages saisis, de côté, dans une attitude qui accroît le mystère ou vus de dos (je suis « amoureuse » des représentations féminines d'Antoine Watteau... délicieuses héroïnes mélancoliques...)

 

Concernant l'auteur, Joan Brull Y Vinyoles, on sait qu'il fut un élève particulièrement doué à l'École des Beaux-Arts de Barcelone. Initié tout d'abord au Réalisme en Peinture, il fit vivre sous son pinceau des scènes d'histoire et des scènes de genre.

 

Artiste et critique d'art, Joan Brull a obtenu de nombreux prix et récompenses au fil de sa carrière à Madrid et à Barcelone. En 1900, à l'Exposition Universelle de Paris, il fut gratifié de la Médaille de Troisième Classe et en 1904, il fut nommé Commandeur de l'Ordre du Roi Alphonse XII.

 

Le Rêve met en scène une jeune fille dans un espace que l'on peut assimiler au Sidh/Sidhe, l'Autre Monde Celtique. Enchanteresse perçue dans une intimité douce et élégante, entre le monde réel et un ailleurs onirique qui se dessine au-delà d'une étendue d'eau. L'eau, matière onirique par excellence...

 

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Il existe plusieurs versions, les nuances colorées sont variées mais toujours brodées à partir d'une impression de brume et de magie...

 

Le Rêve qui attire la jeune fille est féerique. On aperçoit une ronde enchantée sur l'autre rive du plan d'eau. Une danse des esprits de l'eau... Il émane de ce paysage une touche de mélancolie voire quelque chose qui semble tenir du Spleen Baudelairien et qui invite, irrépressiblement, à la contemplation.

 

La fleur tutélaire de l’œuvre est l'Iris, associé dans les herbiers anciens à la puissance magique des dieux.

 

 

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Fleur d'Iris, la messagère des divinités de l'Olympe, « l'élue », la gardienne des bonnes nouvelles et la porteuse de chance qui déroulait entre ciel et terre le pont de l'arc-en-ciel.

 

Iris est liée à Cupidon, le dieu du Désir, fils d'Aphrodite/Vénus et à Morphée, le dieu du sommeil et des rêves...

 

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Les livres d'histoire rapportent que l'iris des marais protégea le roi franc Clovis pendant une attaque de guerriers Goths. Clovis, dissimulé, choisit l'iris pour emblème.

Cultivé par les égyptiens, les babyloniens, les grecs, les hébreux..., l'iris qui trouva, au fil des siècles, des applications médicales et cosmétiques variées, fut aussi associé au roi Louis VII qui gagna une bataille dans un marécage constellé d'iris. L'iris, devenu « fleur de Louis », finit par se confondre phonétiquement avec la « fleur de lys ».

 

D'après les légendes celtiques, des trésors se lovent sous les rhizomes des iris des marais, les lieux marécageux étant associés aux mondes magiques et aux initiations druidiques. L'iris est l'une des fleurs consacrées aux esprits aquatiques.

 

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L'iris évoque si bien les subtilités et les fantasmagories du Symbolisme... Courant artistique envoûtant, le Symbolisme naquit le 18 Septembre 1886, en réaction contre l'Impressionnisme et le Naturalisme, sous la plume du poète Jean Moréas qui publia dans Le Figaro un manifeste associé aux Arts Visuels, à la Musique et à la Littérature. Nourri d'un substrat poétique, onirique et mythologique, le Symbolisme s'inspirait du Préraphaélisme et des œuvres hermétiques et envoûtantes de l'ogre esthétique William Blake (1757-1827). Il s'agit d'un mouvement européen.

 

Mouvement qui cristallise ses forces autour de sensations liées au rêve, à l'imaginaire et à la spiritualité. Les artistes symbolistes aiment frayer dans l'entre-deux, en quête d'un Âge d'Or disparu, d'une Antiquité lointaine, à l'instar de Puvis de Chavannes (1824-1898), de territoires de rêve (Dante Gabriel Rossetti, Ferdinand Khnopff), de légendes médiévales (Henri Fantin-Latour, Edward Burne-Jones...), de mondes mystérieux (Gustave Moreau, Gustav Klimt...).

 

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Amoureux des effets d'atmosphère, Joan Brull Y Vinyoles a su s'éloigner de la « rigueur académique ». Ses œuvres se sont parées d'effets nacrés, d'impressions brumeuses et de notes de Romantisme très personnelles. On peut les admirer dans des musées prestigieux comme le Musée du Prado ou le Musée National d'Art de Catalogne... ainsi que dans des galeries privées.

 

Sur La Chimère écarlate, j'ai choisi un autre tableau pour illustrer le thème du Rêve...

 

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 Maxfield Parrish (1870-1966), Le Château d'Air...

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/05/le-tableau-du-samedi-maxfield-parrish-le-chateau-d-air-1904.html

 

Belles pensées pour vous, merci de votre fidélité !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bien, #image003, #jpg, #pause, #praticiens

 

BLOG EN PAUSE... Je reviens dans quelques jours...

 

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Chers Aminautes, j'espère que vous allez bien ainsi que vos proches.

 

Je me remets en pause. Vous savez que mon bras droit, régulièrement blessé par les crises d'épilepsie, n'a pas pu être soigné. Je ne peux toujours pas accéder aux praticiens qui connaissent avec précision ma pathologie neurologique orpheline et qui m'aident à me « réparer » entre les crises. Personne autour de chez moi ne peut m'aider. Tout le monde me renvoie à mes praticiens qui ne seront accessibles qu'après le 11 mai... Quand réellement ??? Mystère et boule de gomme !

 

Je souffre, tout est « réveillé » : névralgie cervico-brachiale, névralgies du trijumeau, articulations décalées, ligaments en feu etc... mais une manipulation effectuée par quelqu'un n'étant pas assez aguerri par rapport à ma pathologie serait pour moi catastrophique. Cela m'est déjà arrivé et j'en ai gardé des séquelles. Hors de question de recommencer.

 

Je me mets en pause quelques jours, je prends les traitements que nous avons établis avec mes praticiens mais j'aurais bien besoin de les revoir en vrai...

 

Je ne peux rester devant l'écran mais je pense bien à vous.

 

Prenez bien soin de vous et de vos proches, pensées pour ceux qui souffrent et se battent contre l'adversité...

 

Gros bisous !

 

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #chenier, #fut, #jpg, #nymphe, #vers

 

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Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne...

 

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J'ai choisi un poème d'André Chénier, « Invocation à la Poésie ». La Poésie, fille de l'Inspiration, y est perçue comme une Nymphe, esprit de fécondité, médiatrice entre le monde humain et celui des dieux.

 

J'illustre ce billet avec des photos d'une statue appelée « La Nymphe », visible au Jardin des Tuileries. Photos prises au fil des saisons et que je n'avais pas encore publiées.

 

« Nymphe tendre et vermeille, ô jeune Poésie !

Quel bois est aujourd’hui ta retraite choisie ?

Quelles fleurs, près d’une onde où s’égarent tes pas,

Se courbent mollement sous tes pieds délicats ?

Où te faut-il chercher ? Vois la saison nouvelle :

Sur son visage blanc quelle pourpre étincelle !

L’hirondelle a chanté ; Zéphyr est de retour :

Il revient en dansant ; il ramène l’amour.

L’ombre, les prés, les fleurs, c’est sa douce famille,

Et Jupiter se plaît à contempler sa fille,

Cette terre où partout, sous tes doigts gracieux,

S’empressent de germer des vers mélodieux.

Le fleuve qui s’étend dans les vallons humides

Roule pour toi des vers doux, sonores, liquides.

Des vers, s’ouvrant en foule aux regards du soleil,

Sont ce peuple de fleurs au calice vermeil.

Et les monts, en torrents qui blanchissent leurs cimes,

Lancent des vers brillants dans le fond des abîmes. »

 

André Marie de Chénier (1762-1794)

 

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Esprit brillant, André Marie de Chénier réussit haut la main ses études littéraires classiques au prestigieux Collège de Navarre à Paris. La poésie fit palpiter son âme, inspirée par sa enfance voyageuse... Il naquit à Constantinople (sa mère était grecque, son père français) et fut élevé, entre légendes et histoires locales, dans la cité de Carcassonne.

 

Il aima profondément la littérature antique et la mythologie gréco-romaine. Il commença à écrire très tôt et, suite à un chagrin d'amour et une tentative inaboutie de carrière dans l'armée, il reprit ses habitudes de voyageur, explorant les beautés de l'Italie et les paysages emblématiques de la Suisse. Il fut par la suite journaliste et philosophe et devint un auteur incontournable du Journal de Paris. Désireux de sauver le roi Louis XVI (1754-1793), il s'impliqua dans sa défense auprès du magistrat Malesherbes (1721-1794).

 

Ses opinions monarchiques et sa tentative d'aider le roi le mirent en danger. Il dut fuir Paris pendant l'été 1792 et fut arrêté à Passy, le 7 mars 1794. On l'expédia à la prison Saint Lazare où il fut condamné à mort par le Tribunal Révolutionnaire. Il fut guillotiné à Paris le 7 Thermidor de l’an II (25 juillet 1794) à l’âge de 31 ans.

 

Il est toujours considéré comme l'un de nos plus grands poètes...

 

 

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Beauté de marbre, la Nymphe des Tuileries fut sculptée en 1866 par Louis Auguste Lévêque (1814-1875) et installée en 1872 à proximité du Louvre et du Jardin du Carrousel. Commandée par Napoléon III (1808-1873), elle s'est parée des traits de l'impératrice Eugénie de Montijo (1826-1920).

 

Elle a été photographiée par Eugène Atget (1857-1927), vers 1905.

 

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La photo se trouve au Musée Carnavalet, musée de l'histoire de la ville de Paris.

 

Cette Nymphe, émanation de l'impératrice Eugénie, est représentée en train de regarder son chien, un braque, en train de boire dans un plan d'eau imaginaire. (Il serait bien qu'on lui refasse des mains, la pauvre!)

 

 

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Vous apprécierez sûrement ce beau toutou accompagnant sa maîtresse et si la Symbolique du Chien en Orient et aussi en Occident vous intéresse, j'ai écrit il y a quelques temps un article à ce sujet.

 http://chimereecarlate.over-blog.com/2019/02/de-l-annee-du-chien-a-l-annee-du-cochon-entre-orient-et-occident-un-passage-riche-de-symboles.html

 

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 La Nymphe, pendant l'hiver 2019... Dans sa blancheur marmoréenne, en résonance avec les nacres de la neige.

 

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Merci pour vos gentils messages,

 

Belles pensées pour vous et ceux que vous aimez, gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #fenetre, #hanks, #jpg, #lumiere, #steve

 

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En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

Voici le thème proposé pour le samedi 18 mars, par Fardoise : « Par la fenêtre ouverte... »

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com/

 

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 Un joli moment d'intimité, une rêverie à la fenêtre alors que palpite la lumière...

J'ai choisi cette œuvre de Steve Hanks (1949-2015), prestigieux aquarelliste américain, pour illustrer le thème de cette semaine et « respirer » en imagination.

 

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Passionné par ce qu'il a appelé « le réalisme émotionnel d'essence photographique », Steve Hanks est né en Californie, à San Diego. Il aimait profondément l'océan, la nature en fleurs et les paysages du Nouveau-Mexique où ses parents s'installèrent quand il était adolescent.

Il s'est intéressé très tôt aux disciplines artistiques, crayonnant au bord de l'eau et après le lycée, il s'est inscrit, à San Francisco, à l'Académie des Beaux-Arts. Il a été admis quelques temps plus tard à la prestigieuse École des Arts et Métiers de Californie où il a validé un diplôme de Licence.

 

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Tout au long de sa vie, il a réalisé des expériences picturales, étudiant les techniques variées de la peinture à l'huile, de l'aquarelle, de l'acrylique et les différentes manières de dessiner au crayon. Il a eu coutume de dire : « Si je n'avais pas passé tant de temps à perfectionner ma technique du dessin, je ne serais jamais devenu le peintre que je suis aujourd'hui. »

 

Amoureux des effets de lumière (la lumière a été, pendant toute sa carrière, l'un de ses sujets favoris), il a peint les ors subtils du soleil.

 

« Je suis fasciné par la manière dont (la lumière) filtre à travers les objets, par la manière dont elle inonde toute une pièce de couleur. Bien souvent, mes peintures sont davantage de la lumière qu'autre chose. »

 

Steve Hanks est considéré comme un maître en l'art de l'aquarelle. Ses œuvres, plusieurs fois récompensées, sont présentées dans les meilleures galeries aux États-Unis.

 

 

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Fenêtres ouvertes sur le ciel où papillonnent les couleurs des saisons... Yeux de l'habitation.

 

Les fenêtres, tout comme les portes, exercent des fonctions essentielles à la vie. Dotées d'une fonction à la fois « réelle » et profondément symbolique, elles sont un passage entre l'intimité de la pièce où l'on se trouve et le territoire social. Elles représentent la relation subtile qui s'établit entre l'espace du foyer et le monde extérieur.

 

En permettant de « voir au travers », les fenêtres sont des emblèmes réels et philosophiques de « perspicacité », d'après le latin « perspicere » qui signifie « voir » et « percevoir » avec un surcroît de subtilité.

 

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Autre tableau qui m'a beaucoup plu...

©Alex Russell Flint, artiste né en 1974, A la fenêtre...

 

https://www.facebook.com/ArfAlexRussellFlint/

 

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Les fenêtres, en permettant de faire se refléter des êtres vivants, en trois dimensions et des objets tridimensionnels sur une surface bidimensionnelle, donnent un côté fascinant et magique à l'espace qu'elles chargent de lumière et attirent le regard et l'esprit des habitants d'un lieu et des spectateurs d'un tableau dans un monde où règnent une envoûtante illusion de profondeur. Les fenêtres ont inspiré nombre d'artistes à l'instar de maîtres comme Albrecht Dürer (1471-1528), Harmen Steenwijck ou Steenwyck (1612-1656), Johannes Vermeer (1632-1675), Caspar David Friedrich (1774-1840), Wilhelm Hammershøi (1864-1916), Henri Matisse (1869-1954).

 

C'est un très beau thème que l'on pourrait explorer de manière encyclopédique...

 

En attendant que des jours meilleurs soient possibles, rêvons de liberté à travers nos fenêtres et les fenêtres composées par les artistes... Et dès que nous le pourrons, soyons prêts à retrouver le chemin filant vers l'extérieur et les douceurs des balades saisonnières...

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©Steve Hanks

 

Pour voir d'autres tableaux sur le thème de la fenêtre, si vous le souhaitez, rendez-vous sur la Chimère écarlate...

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/04/le-tableau-du-samedi-william-ladd-taylor-attendre-son-retour.html

 

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Prenez bien soin de vous chers Aminautes, je vous adresse mes pensées d'amitié sans oublier vos proches...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #adulescence », #anniversaire, #beliers, #image002, #jpg

 

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Et voilà, j'ai un an de plus... En ce 15 avril 2020, je souffle ma 49e bougie d'anniversaire !

Suis-je adulte ? Peut-être en apparence, encore que, sourires...

Le suis-je dans ma tête ? Disons que la plupart du temps, c'est « l'adulescence » qui me fait caracoler et elle fait ça très bien !!!

Est-ce que j'assume ? Et bien oui... On ne se refait pas !!! Je crois profondément dans les vertus de « l'adulescence », elle permet d'avancer, elle stimule, elle insuffle de la fantaisie salvatrice...

 

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Pensées pour vous, chers Aminautes et vive les Béliers d'Avril (et de Mars aussi...), de sacrées bêtes à cornes !

 

Joyeux Anniversaire à mes Ami(e)s Béliers, vous êtes une joyeuse myriade !

 

Sourires d'Amitié et gros bisous !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #Angellier, #auguste, #bourgeon, #fleurs, #poete, #vert

 

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Je continue la tradition du Poème du Mardi, un rendez-vous que j'apprécie beaucoup, en souvenir de Lady Marianne, avec des pensées d'amitié...

 

J'ai choisi pour ce mardi 14 avril non pas un mais trois poèmes qui célèbrent les Bourgeons, ces promesses de vie, de renaissance et de fécondité. Un florilège de poèmes, comme un bouquet d'amitié que je voulais vous offrir, accompagné de photos de bourgeons et de fleurs. Des photos prises au fil du temps...

 

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Il se promène un peu partout le Printemps !

Il resplendit au bord des routes, dans les rues silencieuses des villes, dans les champs et les forêts. Ses doux sucres aromatiques montent dans l'air et nous ne pouvons que l'effleurer... Gardons Espoir...

 

J'espère que vous allez le mieux possible, ainsi que vos proches.

Bon courage à tous ceux qui luttent...

 

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Auguste Angellier : Le Printemps, issu du Recueil « Le Chemin des Saisons » paru en 1903.

 

« Les bourgeons verts, les bourgeons blancs

Percent déjà le bout des branches,

Et, près des ruisseaux, des étangs

Aux bords parsemés de pervenches,

Teintent les arbustes tremblants ;

 

Les bourgeons blancs, les bourgeons roses,

Sur les buissons, les espaliers,

Vont se changer en fleurs écloses ;

Et les oiseaux, dans les halliers,

Entre eux déjà parlent de roses ;

 

Les bourgeons verts, les bourgeons gris,

Reluisant de gomme et de sève

Recouvrent l'écorce qui crève

Le long des rameaux amoindris ;

Les bourgeons blancs, les bourgeons rouges,

Sèment l'éveil universel,

Depuis les cours noires des bouges

 

Jusqu'au pur sommet sur lequel,

Ô neige éclatante, tu bouges ;

Bourgeons laiteux des marronniers,

Bourgeons de bronze des vieux chênes,

Bourgeons mauves des amandiers,

Bourgeons glauques des jeunes frênes,

Bourgeons cramoisis des pommiers,

 

Bourgeons d'ambre pâle du saule,

Leur frisson se propage et court,

À travers tout, vers le froid pôle,

Et grandissant avec le jour

Qui lentement sort de sa geôle,

Jette sur le bois, le pré,

Le mont, le val, les champs , les sables,

Son immense réseau tout prêt

À s'ouvrir en fleurs innombrables

Sur le monde transfiguré. »

 

 

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Auguste Angellier (1848-1911) fut un poète très apprécié en son temps. Artiste, critique d'art et historien de la littérature, il fut le premier professeur de langue et littérature anglaises de la Faculté des lettres de Lille et il en devint le doyen entre 1897 et 1900.

 

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Bourgeons dans l'atmosphère de Paris... avant le confinement...

 

Alain Hannecart, poète contemporain : © Bourgeons

 

Comme on ouvre un par un les boutons de chemise

Afin de mettre en pleine lumière un joli torse

La vie trop longtemps demeurée sous l’écorce

S’éveille au gré du vent et du soleil complice

 

Comme les mots que le poète noue en silence

Se déplient sous les yeux avec munificence

Chaque bourgeon poisseux qui déborde de lait

Conserve entre ses plis un message qui plaît

 

Comme ces flots de musique que transmettent les doigts

La vie descend les rues passe par dessus les toits

Des fleurs s’épanouissent des chants se font entendre

Sous le ciel pacifique des parfums se répandent

 

Cette éruption bigarrée colorée fantastique

Charme tous les esprits épris de l’art plastique

 

 

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Bourgeons sur Seine...

 

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Alain Hannecart, poète contemporain : ©Bonjour

 

Comme un diable au fond de sa boîte,

le bourgeon s'est tenu caché...

mais dans sa prison trop étroite

il baille et voudrait respirer.

 

Il entend des chants, des bruits d'ailes,

il a soif de grand jour et d'air...

il voudrait savoir les nouvelles,

il fait craquer son corset vert.

 

Puis, d'un geste brusque, il déchire

son habit étroit et trop court

« enfin, se dit-il, je respire,

je vis, je suis libre... bonjour ! »

 

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Prenez bien soin de vous... Gros bisous et merci de votre fidélité !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #jpg, #lapin, #lievre, #oeufs, #paques

 

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Joyeuses Pâques 2020, chers Aminautes !

 

En ces temps bien difficiles, il n'est pas évident de « célébrer » mais en tous cas, je vous envoie de gros bisous et des pensées chocolatées...

 

Comme je suis fan de Lapinous, j'ai rajouté à une publication plus ancienne, truffée de cartes et de représentations de ces petits êtres vigoureux, d'autres images à butiner, à votre gré...

 

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Fertile, habile et facétieux, le Lapin ou Lièvre de Pâques dépose des œufs en chocolat et des œufs peints dans les jardins, les parcs et différents lieux de nature. Très attendu par les gourmands, il est traditionnellement considéré comme l'émissaire des forces de Reverdie !

 

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Il est l'animal sacré de la déesse Ostara, divinité féminine associée à la Lune et à l'Aurore qui a donné son nom à la fête germanique du Printemps. L'équivalent anglo-saxon d'Ostara est Eostre.

 

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À la période de Pâques (Easter, Oyster...), le Lapin ou Lièvre du Printemps est honoré en Alsace, dans les Vosges, en Allemagne et en Angleterre sous le nom d'Osterhase. On le dit gardien des œufs prêts à éclore ou géniteur de ces précieux talismans de fécondité et on le représente, depuis l'Antiquité, sur une profusion de stèles, de statues, de plaques de cheminée, de moules à pâtisserie, etc...

 

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© Mickie Mueller, Ostara, the sabbat with the rabbit

 

La déesse Ostara gouverne les festivités de l'équinoxe de printemps (21, 22 ou 23 Mars) et les forces calendaires du mois d'Avril. En son honneur, des combats symboliques étaient organisés, simulant la lutte des énergies printanières et de l'hiver finissant. Les prêtresses d'autrefois plaçaient des œufs dans des barques miniatures glissant au fil de l'eau, enfouissaient des œufs et des figurines d'écorce dans la terre et jetaient des œufs décorés dans les brasiers rituels.

 

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© Katherine Toms, Ostara

 

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Animal ambivalent, le lièvre suscitait la méfiance dans la Grèce antique et symbolisait la fécondité dans la Rome ancienne où sa viande était réputée aphrodisiaque. Consacré à Vénus/Aphrodite, la déesse de l'amour, il incarnait paradoxalement la luxure et la vertu, sa morphologie lui permettant de détaler face aux tentations.

 

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Dans la mythologie de Pâques, il apparaît comme le messager du printemps. Un peu avant la période des Rameaux (Pâques Fleuries) où se mélangent coutumes populaires et actions liturgiques chrétiennes, il prépare les œufs gourmands puis il élabore son plan de distribution de cadeaux-talismans.

 

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Dans l'ancienne Angleterre, dans le monde germanique et dans plusieurs régions de France, sa présence est perceptible aux premières lueurs de l'aube. Il caracole aussi au crépuscule, sous la ronde lune et quand l'astre des nuits dessine un croissant argenté. Il fraye sur les vieilles voies, s'ébat à proximité des cercles de pierre, des anciens lieux de culte, des rivières et des sources. On le trouve près des rameaux verts, rameaux qui, avant d'être consacrés au Christ, étaient dédiés à Apollon, le dieu grec de la lumière et des arts, à la déesse Ostara et aux esprits des fleurs et des fruits.

 

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© Pascal Moguérou, L'Heure des Fées...

 

Le Lapin/Lièvre est très important dans le folklore européen et bien au-delà. Rusé, avisé, gourmand, maître des connaissances cachées et des comptines d'enfance, il est le familier de ceux qui pratiquent les Arts Anciens: Astrologie, Divination, Sorcellerie, Alchimie, Médecine magique...

 

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© Janie Olsen

 

A des périodes choisies, il s'aventure dans l'herbe tendre et va cueillir les plantes celtiques de longue vie: l'armoise de pleine lune qui favorise les visions secrètes, l'achillée matricielle qui nettoie et nourrit le sang, l'alchémille des elfes, le trèfle étoilé, la camomille au cœur de miel, la pimprenelle et la menthe aquatiques, la sauge des sortilèges, le serpolet, le lycopode, la verveine, le mouron d'eau, le romarin...

 

 

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© Janie Olsen

 

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© Janie Olsen, Lièvre seigneur de la fécondité, lié à la magie des abeilles et à la puissance guérisseuse du miel.

 

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© Janie Olsen

 

Comme je l'écrivais au début de mon article, il est Osterhase, celui qui annonce la venue des forces nouvelles, chasse les derniers fléaux de l'hiver, « ouvre les chemins » et attise les pouvoirs mystérieux de la terre. Il ranime les énergies d'Eos, l'Aurore aux doigts de rose et « pond », de manière magique, des œufs rouges, gorgés du sang de la vie.

 

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Dans la tradition de Pâques, les enfants lui préparent un nid douillet, tapissé d'herbes et de fleurs, dans un lieu dont l'emplacement est gardé secret. Amant et guerrier lunaire, il y dépose des œufs incandescents et multicolores après avoir affronté, un coq cuirassé d'or.

 

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© Amanda Clark, Abondance

 

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© Karen Davis, The Starlight Hare...

 

Symbole Universel, il apporte la chance, insuffle la créativité, stimule la clairvoyance...

 

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Chez les Aztèques, appelé Tochtli, il représentait le huitième jour du calendrier et apparaissait comme le signe de la Lune et du bonheur.

 

Dans la Chine ancienne, maître des remèdes alchimiques appelé Lapin de Jade et célébré à la mi-automne, il prononçait des incantations de guérison en écrasant des branches de cannelle dans un mortier sacré.

 

Dans les mondes amérindiens, en Asie, pour les Égyptiens, les Celtes, les Saxons, les Hottentots... il était l'incarnation du pouvoir magique, fécond, régénérateur de la Lune printanière. Il est également honoré dans l'Islam.

 

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Petits Lapins de la Tapisserie de la Dame à la Licorne, réalisée vers 1500. Ils représentent, à travers un luxuriant bestiaire et une farandole de symboles végétaux, la fécondité et la force du désir.

 

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© Robert Bissell, Les Magiciens

 

Le Lapin/Lièvre est un Trickster, expert en espiègleries. Vénéré par de nombreuses civilisations, il a été rejeté par l'église chrétienne. Assimilé au Malin, il est considéré dans le monde chrétien comme un emblème de luxure et un vecteur de maladies mais en tant qu'esprit de la reverdie, il a plus d'un tour dans son sac et les « gens du pagus » ont continué de le célébrer.

 

On le trouve là où pousse la Verveine (Ferfaen en vieille langue celte, Trombhad en gaélique), herbe d'amour qui régénère le sang,la peau, apaise les migraines et décongestionne les foies épuisés.

 

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 © Robert Bissell, Le Secret

 

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© Robert Bissell, Initiation

 

En magie druidique, sous l'obédience du lièvre, on utilise la verveine (herbe de l'enchanteur, herbe du chef, herbe sacrée...) pour encourager la circulation de l'Awen, force de l'inspiration, apaiser les conflits et repousser les peurs qui empêchent d'avancer. On boit du thé de verveine mêlé d'armoise et d'achillée pour stimuler la sensibilité prophétique. On balaye les espaces sacrés avec des tiges et des feuilles de verveine...

 

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© Robert Bissell, The Inquiry (L'Enquête)

 

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© Donella Arts, Le Lièvre et le Tor

 

Dans les Comtés d'Angleterre, on donne au Diable le surnom de Lapin quand il séduit les Sorcières pour les conduire au Sabbat mais pour autant le lapin/lièvre, dans le monde anglo-saxon, n'est pas empreint de négativité. Il va et vient sur ce qu'on appelle le Old Path, (le Vieux Chemin), route sacrée tissée de lignes d'énergies (Ley Lines) qui sillonne l'Angleterre et traverse, entre autres, dans le Somerset, la ville de Glastonbury.

 

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©Lisa O'Malley, Magic of the Tor

 

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A Glastonbury, s'élève le Tor, une tour dédiée à Saint-Michel sur une colline considérée comme sacrée. Le Tor est perçu comme une aiguille d'énergie pure protégeant les secrets de la vieille Angleterre, celle des enchanteurs et des villes mythiques, comme la Cité de Camelot, fief du Roi Arthur. Le Tor évoque le Graal et le bâton d'aubépine magique de Joseph d'Arimathie.

 

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Hare Print Spirit Path to Avalon Glastonbury by © eveningstardust

 

Gardien des cycles calendaires, le Lapin/Lièvre est une figure initiatique, un maître des temps secrets, à l'instar du Lapin Blanc d'Alice au pays des merveilles.

 

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White Rabbit par John Tenniel (1820–1914).

 

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Illustration de John Tenniel.

 

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Frederick Morgan (1847-1927), Feeding the rabbits (Nourrir les lapins), scène issue d'Alice au pays des merveilles.

 

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© Lisa Parker, Moongazing Hare.

 

De nombreux artistes ont célébré le Lapin/Lièvre... Il faudrait une encyclopédie pour tous les citer ! J'aime tout particulièrement les représentations des illustratrices Beatrix Potter (1868-1943), Susan Wheeler et Marjolein Bastin.

 

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The Tale of Peter Rabbit, un ouvrage de fantasy animalière signé Beatrix Potter dont la première édition parut en octobre 1902.

 

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Beatrix Potter

 

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© Susan Wheeler

 

Les lapins de Susan Wheeler sont tellement addictifs ! Cette artiste née en 1955, spécialiste de la carte de vœux, a grandi en Nouvelle-Angleterre et s'est passionnée très jeune pour la Nature et la vie des animaux. Elle a imaginé des mondes enchantés et notamment l'univers apaisant, familial, merveilleusement utopique de Holly Pond Hill où vivent des créatures des bois aux délicieuses petites manières...

 

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© Susan Wheeler

 

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© Susan Wheeler

 

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© Marjolein Bastin

 

J'espère que vous penserez aux lièvres magiques en vous promenant dans les champs ou lorsque vous dégusterez, qui sait, une infusion de verveine! Sourires...

 

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Et n'oublions pas que sur le corps diamanté de la ronde lune, palpitent des taches qui d'après de nombreuses légendes, dessinent la forme d'un lapin...

 

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Pour les personnes qui s'interrogeraient, voici la différence entre un lièvre et un lapin :

 

Le lièvre et le lapin sont des Lagomorphes. Le lapin vit en colonie dans un terrier que sa petite famille a creusé. Il est plus petit que le lièvre, il a des oreilles plus courtes, une tête ronde et un museau aplati. Sa queue est plutôt blanche.

Le lièvre, bien plus grand, est un solitaire qui ne creuse pas de terrier, préférant s'installer sous une haie ou des buissons. Sa queue est de préférence noire.

Le lapin pèse environ 1,5 kilos. Le lièvre oscille entre 3 et 5 kilos.

Le lapin aime le soir et l'aurore pour frayer en dehors de son terrier mais sans trop s'en éloigner.

Le lièvre parcourt davantage de distance lorsqu'il sort de son habitation. Il aime le crépuscule et la nuit.

 

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Joyeuses Pâques chers Aminautes !

 

Si vous voulez retrouver mes précédents articles sur le sujet, il vous suffit de cliquer sur les liens ci-dessous :

 

Mystères et Traditions de Pâques

 

Les Oeufs du Printemps

 

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Petits sourires avec ces chenapans de Lapins Crétins !

 

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Gros bisous et merci de votre fidélité !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bien, #Evstafievitc, #fleurs, #Josef, #jpg, #Krachkovsky, #printemps, #tableau

 

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En souvenir de Lady Marianne à qui nous pensons bien fort et désormais sous l'égide de Fardoise et de Lilou.

 

https://lilousol.wordpress.com/category/tableau-du-samedi

 

Voici le thème proposé pour le samedi 11 mars, dans la continuité du samedi 4 avril, par Fardoise : fêter le printemps, l'ode à la vie, comme dans « Le Printemps » de Michel Fugain : « Vive la vie et vive le vent, et vive le printemps »...

 

http://entretoilesetpapiers.eklablog.com

 

Le 4 avril, je n'ai pas publié. Me voici de retour mais en mode semi-pause en raison de mes douleurs au bras et des crises d'épilepsie qui ne prennent pas de vacances pendant la pandémie de coronavirus. Je fais avec et je garde le moral... Je veux vous dire merci pour vos gentils petits mots, vous êtes toujours dans mes pensées, vous le savez. Prenez bien soin de vous...

 

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Pour célébrer le Printemps, donc, et sa giboulée de fleurs, je voulais mettre à l'honneur sur mon blog ce tableau qui me séduit profondément. Son auteur, un peintre russe né à Varsovie, Josef Evstafievitch Krachkovsky (1854-1915), s'est illustré en France, en Italie et en Espagne entre 1880 et 1903.

 

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Cet artiste spécialisé dans l'art du paysage a fait ses études à l'Académie Impériale des Arts, sous l'égide du maître Mikhaïl Konstantinovitch Klodt, Baron von Jürgensburg (1832-1902) puis à l'École Supérieure des Arts Appliqués de Saint-Pétersbourg. En 1878, il a reçu une médaille d'or pour une peinture intitulée « Le Matin » et au fil de sa carrière, il a collecté plusieurs récompenses.

 

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Il s'est passionné pour les scènes bucoliques et les peintures dites d'atmosphère. Il a peint des effets de Nuit, de Crépuscule, des impressions de Tempête...

 

Sa biographie demeure énigmatique à bien des égards. On sait peu de choses de lui que ce soit sur le plan artistique ou sur le plan personnel. Les Annales de la Société des Artistes de Saint-Pétersbourg relatent qu'il en fut membre entre 1890 et 1903.

 

 

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Pour accompagner ce billet aux charmes fleuris, voici un bouquet de photos butinées du côté de notre cuisine. Je suis dans un tout petit logement sans balcon ni jardin mais nous avons la chance d'avoir dans la rue, contre notre immeuble, de ravissants cerisiers alors grâce à eux, j'ai pu « saisir » des impressions de Printemps...

 

La tête dans le ciel, un voyage à domicile...

 

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Happée dans le ciel par cette broderie de rose si généreux...

 

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Tout contre l'immeuble, cette floraison nous ravit ! On a la sensation d'être moins « enfermés »... Les logements sont bien petits et encore, Christophe et moi sommes à deux dans 30 mètres carrés, je ne me plains pas. Dans la plupart des logements environnants, les personnes sont entre quatre et six voire plus dans la même superficie.

 

Ce serait bien triste sans ce rose ambiant... Merci Dame Nature !

 

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Près de la porte d'entrée de l'immeuble, quelques jolies couleurs... Ma photo est un peu floue mais je l'aime bien quand même...

 

 

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Sur La Chimère écarlate, je n'ai pu résister au plaisir de montrer les joies amoureuses du Printemps à travers un de mes tableaux préférés :

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2020/04/le-tableau-du-samedi-pierre-auguste-cot-le-printemps-1873.html

 

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Tableau que j'avais présenté sur Ma Plume Fée dans Paris il y a un certain temps mais voilà, on a toujours quelque chose à dire au sujet d'une œuvre qu'on aime !

 

Prenez bien soin de vous surtout, mes pensées volent vers vous comme autant de pétales d'amitié...

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bien, #bras, #image004, #jpg, #pause

 

BLOG EN PAUSE

 

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Chers Aminautes,

 

Je pense bien à vous et j'espère que vous allez... le mieux possible...

 

Je me mets en pause pendant quelques jours, ne vous inquiétez pas.

 

Suite à une nouvelle crise d'épilepsie, d'anciennes blessures se sont rouvertes au niveau de mon bras droit. J'ai aussi une instabilité du bras gauche... épaule, poignet. D'habitude, quand ça m'arrive, je peux aller voir mon ostéopathe qui me connaît très bien mais là, évidemment, je ne peux pas ! Mon ostéopathe est sur Paris, je ne peux pas m'y rendre et de toute façon, il ne reçoit plus pour le moment.

Je ne peux pas rester devant l'écran d'ordinateur, mes bras souffrent et l'épilepsie a réveillé mes migraines ophtalmiques. Je vois à travers un voile et c'est très douloureux.

 

Je cicatrise et je reviens vers vous dans quelques jours.

 

Je ne publierai pas cette semaine de tableau du Samedi et je ne ferai pas non plus de poème du Mardi, je reprendrai avec plaisir quand ça ira mieux.

 

Prenez bien soin de vous et de vos proches, vous êtes dans mon cœur, gros bisous !

 

Pour vous, quelques photos fleuries prises avant le début du confinement...

 

Cendrine

 

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Plume

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