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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

Publié le par maplumefee

 

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Un immense MERCI, chers Aminautes, pour le soutien que vous m'avez manifesté sur le blog et en dehors du blog, pendant cette période de cauchemar...

 

Je n'ai pas pu vous répondre, j'ai été prise dans une errance entre notre appartement sinistré et différents hôtels. Je n'ai pas emmené pas mon ordinateur dans ce périple qui ne ressemblait en rien à des vacances.

 

Avec Christophe qui vous remercie également, nous n'avons cessé de nous battre pour nous faire entendre par différentes personnes restées sourdes à notre galère pendant des semaines.

 

Pendant près d'un mois, nous n'avons pas eu de toilettes disponibles dans notre appartement et malgré certaines interventions de plomberie, les eaux usées de notre voisinage (un nombre conséquent d'appartements) ont continué à se déverser chez nous, à commencer par notre chambre...

 

A force d'assaillir le bailleur, le service de l'hygiène, l'administration etc... de mails, de messages, de courriers, de coups de téléphone..., une recherche du véritable problème a été entreprise. Ingénieurs, techniciens, sonde élaborée avec caméra pour fouiller la colonne d'eaux usées ont permis de déceler une masse de ciment énorme, située sous nos toilettes et qui datait vraisemblablement de la fondation de la résidence !

 

Cette masse de ciment avait agrégé pléthore de saletés et l'ensemble refermait quasiment la colonne d'évacuation entre nous et notre voisin d'en-dessous...

 

Le test avec la caméra aurait dû être entrepris dès que les eaux sales ont commencé à refluer partout chez nous or on nous a baladés avec des explications fumeuses en essayant de minimiser ce que nous vivions...

 

Après des heures de bataille avec de la très haute pression, les intervenants ont réussi à détruire la « chose » qui nous vampirisait la vie et enfin, il semble que nous puissions utiliser nos toilettes normalement...

 

Mais je demeure très angoissée, je n'arrive pas pour le moment à me sentir pleinement rassurée et à lâcher prise avec ce qui s'est passé.

 

De plus, si certaines nuits d'hôtels ont été prises en charge par notre assurance habitation, nous avons dû payer une semaine de nuits d'hôtels qui auraient normalement dues être payées par le bailleur. Après de multiples messages d'insistance de notre part, celui-ci s'est engagé « oralement » à nous rembourser dans un mois environ... Nous verrons bien !

 

Et nous devons nous battre en justice par rapport à notre loyer et concernant dégâts et préjudices tant matériels que personnels. Cela va prendre du temps.

 

Avec Christophe, nous avons tout à nettoyer en profondeur dans notre appartement, nous allons essayer d'y arriver avant Noël, histoire que les petits lutins du Solstice d'Hiver puissent arriver dans la propreté... on espère !

 

Je ne peux reprendre pour le moment le cours de mes articles, je le ferai bien sûr mais dans quelques temps. Je suis épuisée, barbouillée tout le temps, mes mains sont blessées, j'ai des plaies qui saignent sans se refermer, j'attends que les remèdes que je prends puissent me faire cicatriser... Je n'en peux plus...

 

Je pense bien fort à vous, j'espère que vous pourrez retrouver les êtres que vous aimez pendant ces fêtes marquées par une atmosphère bien sombre... mais je veux garder l'espoir et songer à des jours meilleurs, je vous souhaite une myriade de belles choses sans oublier vos proches. Que la lumière soit dans l'obscurité !

 

Pensées pour les personnes seules et fragilisées en ces temps de fête, pour les personnes malades, pour les voyageurs qui ne savent pas s'ils arriveront à retrouver leur famille...

 

Pensées d'Amour et d'Amitié sans modération !

 

Merci encore et gros bisous !

 

Je vous retrouverai dès que possible, pour l'instant je suis cabossée de partout...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bien, #eau, #etat, #toilettes, #usees

 

 

Chers Aminautes,

 

 

 

Je n'avais pas envie d'écrire ce billet mais vu les circonstances, j'ai grandement besoin de m'exprimer !

 

Je sais bien que d'autres personnes ont une infinité de problèmes à gérer mais Christophe et moi sommes confrontés à une vraie galère de vie décente dans notre appartement.

 

Depuis plus d'une semaine, suite à un énorme problème d'évacuation des eaux usées, le contenu des toilettes de nos voisins soit plusieurs appartements se déverse dans notre appartement et vu que la salle de bains se situe à côté de la chambre, tout rentre dans la dite chambre, vous imaginez donc la situation !

 

 

 

Au fil des années, nous avons connu plusieurs fuites et inondations de ce genre. Nous avons « écopé » les eaux usées de manière périodique et sans nous plaindre. Nous avons signalé les problèmes, nous avons surtout pris sur nous mais là, la coupe est plus que pleine !

 

 

 

Je suis toujours du genre à voir les choses du bon côté et à apprécier les petits bonheurs de la vie mais là, franchement...

 

 

 

Christophe n'a pas dormi pendant près de 96 heures, vous imaginez l'état de danger sur la santé d'un être humain. Personne ne peut rester comme ça sans dormir... 96 heures à ne pas fermer l’œil du tout ! De plus, il souffre d'hypertension artérielle et la tension se régule la nuit. Je suis très inquiète pour lui et son état d'épuisement. Il ne pouvait se coucher puisqu'il devait vidanger manuellement, de manière continuelle, les matières ultra ragoûtantes venant des toilettes et n'étant pas à nous.

 

 

 

Il pu dormir seulement dans la nuit du samedi au dimanche car un plombier est venu samedi pour cimenter nos WC. Ils n'étaient déjà pas utilisables. Ils ne le sont évidemment toujours pas, vous vous en doutez.

 

 

 

Verdict du plombier : tout changer soit une intervention dans la colonne d'eaux usées qui passe par notre cave, cave qui a été cambriolée la semaine dernière (petit aparté... ) plus des interventions à différents endroits qui ne sont accessibles que par les services du bailleur, plus changer les toilettes qui sont désormais cimentées...

 

 

 

Les jours passent et pendant ce temps, aucune proposition de relogement temporaire ne nous a été faite, aucun dédommagement pour les frais occasionnés (achats multiples de différentes choses pour tenter de juguler nous-mêmes ce problème etc... affaires ayant souffert...), même pas un petit mot de compassion de la part des gens concernés, hormis un « je suis désolée »... venant de la gardienne de la résidence.

 

 

 

Il faut également savoir que vu que nos WC sont cimentés, nos voisins des parties supérieures ne peuvent plus se servir de leurs toilettes, sous peine que leurs eaux usées refluent chez eux ! Cela fait donc plusieurs personnes dans une vraie galère et pour le moment, on attend tous de voir le bout du tunnel.

 

 

 

Je ne demande rien d'autre que de pouvoir décemment vivre dans ce logement dont nous payons le loyer, les charges etc ! Et ce n'est pas donné...

 

 

 

Bien sûr, certains nous diront de déménager or ce n'est pas si facile. Combien de personnes cherchent désespérément un logement en Île de France et pas seulement en Île de France ?

 

 

 

Si nous pouvions financièrement partir, nous l'aurions déjà fait ! Nous ne sommes pas idiots ou masochistes !

 

 

 

Pour le moment, je ne peux continuer à naviguer sur le net comme si tout allait bien. Tout ne va pas bien ! J'ai besoin de retrouver une habitation décente et Christophe en a besoin aussi.

 

 

 

Je mets donc mes blogs en pause. Il faut que je me calme et que je digère tout ça autant que faire se peut...

 

 

 

Je ne demande rien pour Noël hormis des WC en état de fonctionnement et je ne pense pas que cela soit trop exiger !

 

 

 

Nous multiplions les courriers aux différents services potentiellement concernés et j'espère que la situation pourra trouver une solution au plus vite.

 

 

 

Merci d'avoir lu ce que j'ai écrit, j'en ai plus que ras-le-bol et je me contiens pour ne pas déposer le contenu de mes propres « eaux usées » au secrétariat du bailleur mais si ça continue, je sens qu'ils vont y avoir droit ! Je ne vais pas pouvoir retenir encore longtemps la fureur que je sens monter...

 

 

 

Notre bailleur est la SNI, Société Nationale Immobilière, CDC Habitat.

 

 

 

Merci à nos amis qui nous soutiennent et sont écoeurés par la situation. On vous tient au courant de « l'évolution du problème »...

 

 

 

Combien de temps allons-nous rester sans WC, sans évacuation d'eaux usées et avec notre appartement sens dessus dessous ?

 

 

 

Le Code de la Santé Publique, notamment ses articles L.1331-1 à L.1331-31, qui régit les critères de décence d'un logement, dit que :

 

 

 

Extrait...

 

 

 

« Les équipements : sanitaires (douche et toilettes séparées de la cuisine et de la pièce principale), alimentation en eau potable, évacuation des eaux usées, cuisine, chauffage suffisant, installation électrique aux normes et fonctionnelle, etc doivent être assurés. »

 

 

 

« Il y a rupture de bail de la part du bailleur si les équipements sanitaires ne sont pas accessibles ou sont caractérisés par des indisponibilités répétées. »

 

 

 

« L'évacuation des eaux usées dans un logement doit être assurée sinon cela présente un danger pour la santé ou des risques pour la sécurité de ses habitants. Cela est passible de poursuites judiciaires. »

 

 

 

 

 

J'ai aussi des pensées pour les victimes des inondations répétées dans le sud de la France. Ce qu'ils vivent est atroce. Je vois ce que des eaux usées qui s'infiltrent partout peuvent faire alors je compatis de tout cœur... Je ne compare pas ma situation à la leur mais il y a certaines similitudes ...

 

 

 

Je suis bien peinée par tous les malheurs qui sont arrivés ces derniers temps, comme le décès de nos valeureux militaires français et celui de notre aminaute Lady Marianne que je ne risque pas d'oublier.

 

 

 

Je pense bien à vous tous et je vous souhaite un beau mois de décembre. Moi je vais tâcher de retrouver un peu de « zen » dès que ce sera possible mais je ne sais pas quand ça arrivera...

 

 

 

J'espère des jours meilleurs...

 

 

 

Gros bisous à tous...

 

 

 

Cendrine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #ciel, #deux, #etres, #jpg, #jules

 

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En hommage à Lady Marianne et parce que j'aime profondément ce rendez-vous et que je n'ai pas envie qu'il disparaisse... Je ne peux pas forcément publier tous les mardis en raison de mes soucis de santé mais quand je le peux, c'est un vrai plaisir !

 

En souvenir de Lydie, que ce poème galope dans le ciel avec des pensées d'amitié...

 

 

« J’avais un cheval

Dans un champ de ciel

Et je m’enfonçais

Dans le jour ardent.

Rien ne m’arrêtait

J’allais sans savoir,

C’était un navire

Plutôt qu’un cheval,

C’était un désir

Plutôt qu’un navire,

C’était un cheval

Comme on n’en voit pas,

Tête de coursier,

Robe de délire,

Un vent qui hennit

En se répandant.

Je montais toujours

Et faisais des signes :

« Suivez mon chemin,

Vous pouvez venir,

Mes meilleurs amis,

La route est sereine,

Le ciel est ouvert.

Mais qui parle ainsi ?

Je me perds de vue

Dans cette altitude,

Me distinguez-vous,

Je suis celui qui

Parlait tout à l’heure,

Suis-je encor celui

Qui parle à présent,

Vous-mêmes, amis,

Êtes-vous les mêmes ?

L’un efface l’autre

Et change en montant. »

 

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La vision du poète nous emporte dans le ciel changeant.

Au grand galop, avec les nuages qui déferlent dans le vent.

Dans le ciel, territoire alchimique où tout se transmute, où les possibles fusionnent pour engendrer quelque chose de toujours plus envoûtant...

 

Les nuages, comme les êtres, sont mouvants mais l'Amour et l'Amitié traversent drames et tempêtes... On se recompose, on se retrouve dans le ciel océan...

 

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Jules Supervielle (1884-1960) était un artiste particulièrement sensible. Orphelin à l'âge de huit mois, il grandit en Uruguay puis en France où il dévora les ouvrages de poètes comme Leconte de Lisle, Victor Hugo, Alfred de Vigny, Arthur Rimbaud, Paul Claudel, Jules Laforgue ou encore Walt Whitman. Voyageur dans l'âme et amoureux de l'Amérique Latine, il se passionna pour l'étude des langues. Il vécut tantôt en Uruguay, tantôt en France et chercha, tout au long de sa vie, à établir un dialogue littéraire et profondément humain avec ses parents, bien trop tôt disparus.

 

« Il est deux êtres chers, deux êtres que j'adore,

Mais je ne les ai jamais vus,

Je les cherchais longtemps et je les cherche encore.

Ils ne sont plus... Ils ne sont plus... »

 

Il aima la Nature à travers laquelle il chercha la présence de sa mère. Il aima explorer des paysages et se laisser porter par des rêveries intimistes. Ses amis l'appelaient le poète-voyageur et l'amour de son épouse, Pilar Saavedra, le poussa à découvrir les beautés de territoires immenses comme l'océan, les montagnes d'Amérique ou la pampa...

 

Dans chacun de ses poèmes, il s'est interrogé sur son identité d'orphelin, cherchant à sublimer le manque, le vide, l'absence qui pesaient sur lui « comme le ciel fond sur la terre »...

 

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Le ciel, les chevaux, les nuages, les voiliers, les vastes étendues le fascinaient... Son œuvre se rattache à certains courants poétiques comme Le Parnasse et le Symbolisme mais elle demeure avant tout très personnelle et liée à ce qu'il qualifiait « d'entre-deux »...

 

Entre deux atmosphères, deux êtres qui éternellement lui manquèrent et dont l'absence définit la force et la subtilité de sa poésie...

 

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RIP Lady Marianne et belles pensées pour vous, chers Aminautes...

 

Gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #image002, #jpg, #lady, #marianne, #mots

 

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Des mots de cœur pour une aminaute qui n'est plus...

Lady Marianne qui s'est battue avec un grand courage contre maladie et souffrances...

Nous espérions qu'elle puisse aller mieux, que le mal régresse...

Je ne l'oublierai pas...

 

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http://www.ma-chienne-de-vie.com/

 

Je pense fort à elle, à sa famille, à ses ami(e)s, à tous ceux qui l'aimaient... Je leur présente mes plus sincères condoléances.

 

Nous partagions les défis du Poème du Mardi et du Tableau du Samedi et bien d'autres choses avec les mots et entre les mots...

 

Je lui souhaite de reposer en paix...

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #chat, #godward, #samedi, #tableau, #william

 

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Pour la communauté Le Tableau du Samedi gérée par Lady Marianne à qui je souhaite un bon rétablissement, voici ma participation du samedi 23 novembre. Une aminaute, Fardoise, a proposé un thème : « Animaux de compagnie, Chien ou Chat ou autre... »

 

Le Chat, familier de nos cœurs et compagnon de nos pensées profondes...

Auprès d'un chat, le temps n'est plus tout à fait le même. La réalité se recompose et l'envie de jeu et de caresses peut être irrépressible !

 

Dans ce tableau réalisé par le peintre néo-classique John William Godward (1861-1922), une jeune femme et un petit chat roux partagent un moment d'intimité. La belle est assise, dans une attitude gracieuse, sur un banc de marbre paré d'un dieu Terme. Elle utilise une plume de paon pour stimuler l'attention du petit félin.

 

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Si la suite vous intéresse, vous pouvez la lire en cliquant sur le lien ci-dessous car je publie mes tableaux du samedi sur La Chimère écarlate.

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2019/11/le-tableau-du-samedi-john-william-godward-the-favorite-1901.html

 

 

Douces pensées et gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #banville, #chimere, #jpg, #poete, #theodore

 

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Le Mardi, on propose un poème... Pensées chaleureuses pour Lady Marianne à qui je souhaite un bon rétablissement...

 

« Monstre Inspiration, dédaigneuse Chimère,

Je te tiens ! Folle ! En vain, tordant ta lèvre amère,

Et demi-souriante et pleine de courroux,

Tu déchires ma main dans tes beaux cheveux roux.

Non, tu ne fuiras pas. Tu peux battre des ailes ;

Tout ivre que je suis du feu de tes prunelles

Et du rose divin de ta chair, je te tiens,

Et mes yeux de faucon sont cloués sur les tiens !

C’est l’or de mes sourcils que leur azur reflète.

Lionne, je te dompte avec un bras d’athlète ;

Oiseau, je t’ai surpris dans ton vol effaré,

Je t’arrache à l’éther ! Femme, je te dirai

Des mots voluptueux et sonores, et même,

Sans plus m’inquiéter du seul ange qui m’aime,

Je saurai, pour ravir avec de longs effrois

Tes limpides regards céruléens, plus froids

Que le fer de la dague et de la pertuisane,

Te mordre en te baisant, comme une courtisane.

Que pleures-tu ? Le ciel immense, ton pays ?

Tes étoiles ? Mais non, je t’adore, obéis.

Vite, allons, couche-toi, sauvage, plus de guerres.

Reste là ! Tu vois bien que je ne tremble guère

De laisser ma raison dans le réseau vermeil

De tes tresses en feu de flamme et de soleil,

Et que ma fière main sur ta croupe se plante,

Et que je n’ai pas peur de ta griffe sanglante ! »

 Bellevue, 19 décembre 1857.

 

Je me plonge très souvent dans les poésies de Théodore de Banville qui est l'un de mes poètes préférés. J'aime la luxuriance des images qu'il brode sur la page blanche et la saveur gourmande des mots qu'il saisit.

 

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Photographié par Félix Nadar (1820-1910).

 

Poète, dramaturge, chroniqueur et critique littéraire, passionné d'Esthétisme, orfèvre et sculpteur de vers, Théodore de Banville nourrit une amitié profonde avec Théophile Gautier (1811-1872), Charles Baudelaire (1821-1867) et Victor Hugo (1802-1885). Surnommé par ses amis « le poète du bonheur », il excella dans l'art d'explorer les ressources profondément variées de la poésie française.

 

L'une de ses créations les plus célèbres, la revue collective « Le Parnasse Contemporain » fut une révélation pour Arthur Rimbaud (1854-1891).

 

Tout jeune poète, Arthur Rimbaud envoya ses poèmes à Théodore de Banville qui l'encouragea à persévérer dans l'écriture et l'invita à habiter chez lui mais quelques temps plus tard, les relations se « compliquèrent » entre les deux hommes. Leurs visions artistiques entrèrent en « différence ».

 

Outre le Parnasse Contemporain et ses nombreux recueils de poésie, Théodore publia un Petit Traité de Poésie Française, en 1872, et un roman intitulé Marcelle Rabe. Il fut aussi l'éditeur, avec Charles Asselineau (1820-1874), de la Troisième édition des Fleurs du Mal de Baudelaire.

 

Je prends grand plaisir à voyager à travers ses Recueils...

 

Améthystes, Dans la Fournaise, Le Sang de la Coupe, Les Cariatides, Les Exilés, Les Princesses, Odelettes, Odes Funambulesques, Rimes Dorées, Rondels, Sonnailles et Clochettes, Trente-Six Ballades Joyeuses...

 

 

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Chimère, © Séverine Pineaux

 

Dans le poème La Chimère, le Poète s'adresse à sa Muse... Entité capricieuse, ambivalente, boudeuse, inquiétante, ardente, voluptueuse... Il évoque les relations troubles, intenses, passionnées à l'extrême qui unissent l'artiste amant à sa déité maîtresse régnant sur le feu d'Inspiration.

 

Il est tantôt écouté, conquis, repus de plaisir et tantôt délaissé, moqué, repoussé... De cette alternance naît un frisson brûlant, perceptible à travers les mots.

 

La Muse a des lèvres et des courbes douces mais également des griffes acérées, des dents luisantes et des crocs bien pointus. Elle est tout aussi avenante et subtile que vampirique et féroce. Elle fascine le Poète par sa complexité et l'homme-artiste assume son corps à corps sauvage, audacieux, pulsionnel et vorace avec une entité féminine pouvant se montrer pleine de rage et de fureur.

 

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Voici l'une des deux imposantes chimères, créations d'Henri-Alfred Jacquemart (1824-1896), sculpteur d'animaux et de créatures fantastiques, qui se dressent de part et d'autre du grand bassin de la fontaine Saint-Michel.

 

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/la-fontaine-saint-michel-a107259126

 

Chimère, monstre composite, mosaïque d'êtres issus des profondeurs de l'inconscient, messagère de mondes mystérieux, gardienne des forces telluriques... Mélange de lion (tête), de quadrupède pas vraiment déterminé (corps), de serpent ou de dragon (queue) et d'oiseau (grandes ailes). Pour certains auteurs, elle aurait deux têtes, celle d'une chèvre et celle d'un lion. Pour d'autres, elle serait la fille des Titans Typhon et Echidné, à la fois mère des tempêtes, des eaux sombres et des éruptions volcaniques, incarnation des fantasmes, des peurs et des désirs inassouvis... On dit qu'elle peut cracher du feu comme un Dragon ! Elle fut combattue par le héros grec Bellérophon (roi de Corinthe, fils « officieux » du dieu Poséidon) qui chevauchait Pégase, le féerique cheval ailé.

 

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Giovanni Battista Tiepolo (1696-1770), Bellérophon affrontant la Chimère,
fresque réalisée pour le Palais Labia, à Venise, entre 1746 et 1747.

 

 

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Mosaïque romaine découverte à Autun, en Bourgogne, Bellérophon terrasse la Chimère mais le sang de celle-ci a le pouvoir de donner vie à certains vœux et de stimuler l'Inspiration des Artistes !

 

Belles journées pour vous chers Aminautes et merci pour vos messages déposés pendant ma pause forcée. Les travaux reprendront dans trois semaines...

Bises amicales !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #mouette, #pensees, #poeme, #premiers, #reves, #Sivri

 

 

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Des travaux complexes de voirie, sur les réseaux Internet, d'eau, d'électricité etc... commencent dans ma ville qui est située dans le village des Jeux Olympiques incluant Saint-Denis, Sarcelles, Pierrefitte, Stains etc...

 

Première phase de travaux qui vont durer pendant quatre ans !!!

 

Pendant plusieurs jours, je ne pourrai accéder au réseau Internet. Je ne pourrai pas passer sur vos blogs mais je penserai bien à vous.

 

Je viendrai lire vos messages dès que l'Internet sera rétabli.

 

Je vous envoie des pensées d'amitié, gros bisous...

 

 

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Le Mardi, on propose un poème... Pensées chaleureuses pour Lady Marianne afin qu'elle puisse aller mieux et surtout ne pas souffrir... Pensées pour sa famille et tous ceux qui l'aiment...

 

Pour ce Mardi Poésie, j'ai choisi ce poème qui nous invite à nous envoler sur les ailes des mots.

L'esprit libre parmi les mouettes, vigies des forces océanes...

 

«Par les couchants sereins et calmes, les mouettes

Vont mêlant sur la mer leur vol entrecroisé,

Tels des gris souvenirs pleins de douceurs secrètes

Voltigeant dans un cœur souffrant, mais apaisé.

 

L'une, dans les clartés rouges et violettes,

D'un coucher de soleil, fend le ciel embrasé,

Une autre comme un trait, plonge dans les eaux muettes

Ou se suspend au flot lentement balancé.

 

Nul oiseau vagabond n'a de plus longues ailes

De plus libres destins, ni d'amours plus fidèles

Pour le pays des flots noirs, cuivrés, bleus ou verts

 

Et j'aime leurs ébats, car les mouettes grises

Que berce la marée et qu'enivrent les brises

Sont les grands papillons qui butinent les mers.»

 

 

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Mouettes en conciliabule aux Tuileries, sur l'une des magnifiques vasques de marbre.

 

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Jules Lemaître naquit à Vennecy (Loiret), le 27 avril 1853 et mourut à Tavers (Loiret), le 5 août 1914. Esprit brillant, il fut poète, auteur dramatique, historien, critique littéraire, critique d'art, essayiste, diplômé de l'École Normale, Professeur à la Faculté des Lettres de Besançon et de Grenoble, Officier de la Légion d’Honneur, Académicien.

 

Son élection à l'Académie Française eut lieu le 20 juin 1895. Apprécié de ses pairs, il fut reconnu pour son talent à travers une myriade de Contes, de Nouvelles, de Poésies, de Pièces de Théâtre et aussi à travers un Roman et des publications régulières dans des Journaux comme La Revue Bleue, Le Temps, Le Journal des Débats, L’Écho de Paris...

 

Ses poèmes me touchent depuis l'enfance et particulièrement, celui sur Les Mouettes... C'est aussi l'occasion de vous parler d'un oiseau qui incarne, dans plusieurs civilisations, la Liberté, la Créativité, l'Inspiration...

 

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La mouette, dans différentes civilisations, est « celle dont le regard se tend vers les mondes lointains ». Associée aux énergies des artistes, elle vole, sans entraves, au-dessus de la mer, territoire matriciel, étendue aux couleurs changeantes où naissent tous les possibles. Ce palmipède qui appartient à la famille des Laridés est un totem particulièrement puissant en Australie.

 

Perçue comme une créature magique, un être doté de grands pouvoirs, la mouette est honorée dans les Mythes Aborigènes du Temps des Rêves. Pour les Aborigènes, il existe une mouette d'une importance capitale. Elle se nomme SIVRI et elle est réputée avoir offert aux premiers humains la capacité de chanter et de danser.

 

Sivri a enseigné la musique aux premiers hommes, elle leur a donné le sens du rythme, la joie de créer et la possibilité de transmettre le savoir ancestral par le biais des « Rêves ». Sachant que les « Rêves » Aborigènes sont les « mesures d'une chanson magique et mythique ». Chanson qui se perpétue dans chaque famille comme un héritage protecteur.

 

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Sivri est une gardienne des cadences secrètes et du savoir des Premiers Temps. Elle représente la liberté et l'envie de créer et elle veille sur les artistes : musiciens, danseurs, poètes. Son vol chante la Vie !

 

Elle guide aussi ceux qui s'aventurent en mer et préserve les cartes maritimes et les objets associés à la navigation. Elle apporte, sur la terre et sur l'eau, des messages dans les rêves et la réalité.

 

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On dit qu'offrir une plume de mouette permettrait de trouver les trésors intérieurs et de donner à quelqu'un la lumière de son cœur.

 

D'après le Dictionnaire des Symboles de Jean Chevalier et Alain Gherbrant :

 

« Selon un mythe des Indiens Lilloet, de Colombie britannique, (…), la mouette était primitivement propriétaire de la lumière du jour, qu'elle conservait jalousement dans une boîte, pour son seul usage personnel. Le Corbeau, dont on connaît les qualités de démiurge dans les cultures du Nord-Ouest, réussit à rompre cette boîte, par ruse, au bénéfice de l'humanité. Le même mythe explique ensuite comment le Corbeau organise une expédition au pays des poissons, à bord de la barque de la mouette (barque de lumière) pour conquérir le feu. »

 

Dans le langage des rêves, en Occident, la mouette représente le lien avec la mère. Elle apporte la voix des ancêtres et plus particulièrement les voix féminines. Elle aide les jeunes filles à grandir en acceptant les modifications de leur corps et les phases difficiles associées aux menstruations. Elle aide aussi les femmes dans les étapes intimes de leur vie.

 

Si l'on aperçoit une mouette au lever du soleil, on peut lui chuchoter un secret pour qu'elle le porte, via les rêves, à une personne choisie... Elle est la gardienne des confidences.

 

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En vous souhaitant de belles journées pas trop froides... Je vous adresse mes pensées d'amitié !

 

Gros bisous

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #emile, #fleurs, #jpg, #poeme, #verhaeren

 

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Le Mardi, on propose un poème... Je souhaite un bon rétablissement à Lady Marianne et surtout qu'elle ne souffre pas. Pensées pour elle...

 

J'ai choisi un poème d'un artiste que j'aime profondément : Émile Verhaeren (1855-1916) qui était au programme de mon bac de français et que j'ai retrouvé ensuite à l'Université, en U.V (Unité de Valeur) de Poésie Contemporaine.

 

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Des fleurs fines et mousseuses comme l’écume...

 

En illustration, ce sont des fleurs de Khella, appelées aussi fleurs de Noukha/Ammi Visnaga (Visnaga daucoides), une plante ombellifère de la famille des Apiacées, sacrée dans l'Égypte antique, antispasmodique et associée aux énergies du cœur...

 

« Des fleurs fines et mousseuses comme l’écume

Poussaient au bord de nos chemins

Le vent tombait et l’air semblait frôler tes mains

Et tes cheveux avec des plumes.

 

L’ombre était bienveillante à nos pas réunis

En leur marche, sous le feuillage ;

Une chanson d’enfant nous venait d’un village

Et remplissait tout l’infini.

 

Nos étangs s’étalaient dans leur splendeur d’automne

Sous la garde des longs roseaux

Et le beau front des bois reflétait dans les eaux

Sa haute et flexible couronne.

 

Et tous les deux, sachant que nos coeurs formulaient

Ensemble une même pensée,

Nous songions que c’était notre vie apaisée

Que ce beau soir nous dévoilait.

 

Une suprême fois, tu vis le ciel en fête

Se parer et nous dire adieu ;

Et longtemps et longtemps tu lui donnas tes yeux

Pleins jusqu’aux bords de tendresses muettes. »

 

 

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Promenade à travers les mots d'un poète ardent, Émile Verhaeren (1855-1916), artiste belge flamand d'expression française, né dans le petit village de Saint-Amand (Sint-Amands), sur le fleuve Escaut, à la lisière de la Province d'Anvers.

 

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Deux portraits d'Émile Verhaeren réalisés par Théo Van Rysselberghe (1862-1926), artiste Post-Impressionniste, Divisionniste et Pointilliste.

 

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Passionné par les grandes questions sociales de son temps, Émile Verhaeren aima profondément le Naturalisme et fut l'un des maîtres flamboyants du Symbolisme en littérature. Soucieux des gens et imprégné par les idées de l'Anarchisme, il publia un grand nombre d’œuvres dans la presse Libertaire.

 

Issu d'un milieu aisé, (ses parents, Henri Verhaeren et Adélaïde De Bock, étaient commerçants dans le domaine du textile), Émile Verhaeren décrivit avec un mélange de Réalisme et de Lyrisme les atmosphères de la grande ville et son opposé tout aussi envoûtant, la campagne.

 

Esprit brillant, il fut poète, dramaturge, critique d'art et auteur de récits dans la veine symboliste.

 

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Portrait peint par Maximilien Luce (1858-1941).

 

Lié avec des artistes issus du Symbolisme et du Néo-Impressionnisme, il apparut comme l'un des « découvreurs » des peintres Fernand Khnopff (1858-1921), le maître de l'énigme et James Ensor (1860-1949).

 

Émile Verhaeren nourrit des liens privilégiés avec de nombreux peintres célèbres (Paul Signac, Maximilien Luce, Dario de Regoyos, Willy Schlobach, William Degouve de Nuncques, Théo Van Rysselberghe...) et des écrivains (André Gide, Stéphane Mallarmé, Maurice Maeterlinck, Camille Lemonnier, Albert Mockel...). Il fut, dans les années 1883-1899, l'un des principaux rédacteurs de la revue L’Art Moderne.

 

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Une femme compta particulièrement dans sa vie : il s'agissait de Marthe Massin (1860-1931), une artiste originaire de Liège. Quand Émile Verhaeren la rencontra, il pensait rester vieux garçon mais il eut un coup de foudre et sentit que l'influence de Marthe sur sa vie artistique ne pouvait que lui être bénéfique. Ils se marièrent en août 1891, n'eurent pas d'enfant et s'aimèrent jusqu'à la fin de leurs jours.

 

Pendant la Première Guerre Mondiale, Émile Verhaeren composa des poèmes pacifistes, s'insurgeant contre la folie des hommes et il dut se réfugier en Angleterre où il lutta à sa manière en écrivant « Les Anthologies Lyriques ».

 

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« Anthologies Lyriques » constituées de « La Belgique sanglante », « Parmi les Cendres » et « Les Ailes rouges de la Guerre ».

 

De toutes ses forces, il essaya, au cours de conférences à succès, de renforcer les liens d'amitié entre la Belgique, la France et l'Angleterre et c'est dans ce contexte qu'il connut une fin tragique...

 

Venu donner une conférence à Rouen, il fut poussé accidentellement sous un train, le 27 Novembre 1916, par la foule qui s'était amassée. Ses derniers mots auraient été, d'après la légende populaire, « Ma Femme, ma Patrie »...

 

Le gouvernement français souhaita faire transférer son corps au Panthéon mais sa famille refusa. Sa dépouille fut placée au cimetière militaire d'Adinkerque puis au cimetière de Wulveringem, à Furnes, dans la Région Flamande et enfin, en 1927, elle rejoignit le village natal de Saint-Amand où fut créé, en 1955, le musée provincial Émile Verhaeren.

 

J'illustre ce poème avec un florilège de photos qui sont autant de moments simples, précieux et d'instants chers à mon cœur...

 

Le ciel, l'eau, la végétation... matières et mondes à partager avec les êtres qu'on aime, comme dans le poème d'Émile Verhaeren...

 

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L'azur qui se mire dans le cristal d'un petit étang...

 

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La patine changeante des feuilles...

 

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Des beautés roses qui résistent encore un peu à l'avancée de la saison...

 

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Des couleurs qui palpitent...

 

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Ciel, nuages, feuilles... autant de sujets artistiques...

 

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Gros bisous, douce semaine...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #femme, #jpg, #luis, #ricardo, #sorciere

 

 

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Des sorcières dans l'atmosphère, dans les airs et sur la terre, des magiciennes, des envoûteuses, des créatures voluptueuses qui frayent auprès des forces de la nuit... Voici le temps sacré de Samain, le passage à « l'Année Sombre » que l'on célèbre en Halloween !

 

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La Sorcière, 1882.

 

Pour lire ou relire mes différents articles sur le sujet, il suffit de cliquer sur les liens ci-dessous...

 

Il était une fois la Sorcière...

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/il-etait-une-fois-la-sorciere-a149106602

 

Sortilèges d'Halloween et Traditions de la Toussaint

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/sortileges-d-halloween-et-traditions-de-la-toussaint-a102887937

 

Citrouilles et Lanternes d'Halloween

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/citrouilles-et-lanternes-d-halloween-a119157230

 

La Magie d'Halloween

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/la-magie-d-halloween-a79008333

 

Un bonbon ou un sort !

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/un-bonbon-ou-un-sort-a79008331

 

Entre citrouille et sorcière

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/entre-citrouille-et-sorciere-a132440722

 

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La Nymphe de la Lune

 

Je suis profondément charmée par les beautés « tumultueuses » de Luis Ricardo Falero (1851-1896). Ce style d'Univers, c'est tout ce que j'aime !!!

 

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La Vision de Faust, 1878, Houle féminine et passions débridées...

 

En compagnie d'êtres étranges, sous l'obédience de la chauve-souris, incarnation de la déesse Nyx, les sorcières volent, dans l'éclat de leur nudité ou chevauchent leurs balais et le bouc du sabbat à travers les velours et les nuées de la nuit.

Libres jusqu'à la transe, ensorceleuses ensorcelées sous le pinceau d'un artiste espagnol, plutôt méconnu du grand public, qui aimait représenter les femmes et le ciel tissé de magie, les déesses antiques, le feu créateur des étoiles, les signes du Zodiaque, la poésie des luminaires...

 

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Vagues de chair, courbes de femmes et corps célestes en mouvement... Extase en horde et vision savoureuse et fascinante des territoires esthétiques Faustiens !

 

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Fureur sensuelle et feux de sombres plaisirs, Eros et Thanatos en fusion viscérale...

 

 

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Portrait de l'artiste, vers 1880

 

Luis Ricardo Falero naquit à Grenade en 1851 et mourut à Londres en 1896. Issu d'une famille aristocratique, celle des Ducs de Labranzano, il fut inscrit, très jeune, au prestigieux Richmond College de Londres où il étudia l'aquarelle et l'anglais littéraire.

 

Il poursuivit ses études à Paris et revint en Espagne où il entra dans la marine de guerre espagnole mais très vite, il abandonna la carrière militaire. Fermement décidé à exercer son art au grand dam de sa famille, il quitta le confort de son rang et décida de partir sans un sou, à pied, jusqu'à Paris !

 

Une fois parvenu dans la capitale, il continua à étudier tout en réalisant des portraits pour se nourrir. Il suivit aussi des cours pour devenir ingénieur mais la peinture l'accapara, le plus rapidement possible, tout entier.

 

Il fut très apprécié en France où ses œuvres, sensuelles, ardentes, chimériques, attirèrent nombre de collectionneurs. En Espagne, il fut également connu mais ses créations choquèrent et furent qualifiées de pornographiques !

 

Il passa la dernière partie de sa vie à Londres où il conçut des portraits imprégnés d'une atmosphère fantastique. Il est considéré, à plusieurs égards, comme l'ancêtre direct de la Fantasy.

 

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Il était fasciné par les Sorcières, perçues comme l'incarnation de la liberté féminine. Comme je le comprends ! Femmes sensuelles aux chevelures ébouriffées -beaucoup sont rousses, d'une rousseur de feu !- dont la nudité évoquait la puissance d'envoûtement. Des femmes détentrices de savoirs mystérieux que recevaient certains humains choisis lors de leurs chasses et parades nocturnes.

 

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Fée dans le ciel, une vision de la déesse Nyx.

 

Outre les Sorcières, Luis Ricardo Falero aimait peindre les Déesses de l'antiquité, à la fois jeunes filles, maîtresses femmes et matriarches en volupté...

 

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La déesse Vénus, suzeraine de l'amour et du plaisir.

 

 

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La déesse des nuages, photogravure.

 

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Les deux déesses de Justice, sœurs de la Balance...

 

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La pose du modèle

 

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Le mariage de la comète, 1888

 

 

Luis Ricardo Falero réalisa également des peintures dans la veine Orientaliste avec des Odalisques pour héroïnes, jeunes femmes au corps ardemment dénudé ou souligné par des voiles fins.

 

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La Favorite

 

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Beauté d'Orient

 

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L'Enchanteresse

 

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Le Vin de Tokay, 1886, un esprit féminin, un breuvage envoûteur...

 

Le vin de Tokay, produit dans le nord de la Hongrie, issu de cépages enracinés dans un sol volcanique, est réputé avoir une saveur unique et a toujours été associé aux grandes tables et aux fins connaisseurs.

 

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La Nymphe ou L'Ensorceleuse, 1878.

 

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La Femme Papillon célèbre elle aussi les mystères de la féminité.

 

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De même que la fée aux ailes de papillon et bien d'autres beautés féminines qui hantaient l'imaginaire sensuel, voluptueux, enivrant de Luis Ricardo Falero...

 

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Lily Fairy

 

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La nymphe des eaux

 

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La reine des charmes...

 

Sur ces notes de beauté féminine qui ne peuvent laisser de marbre, je vous souhaite une excellente fin de semaine. Attention aux vents violents qui vont traverser nos contrées, prenez bien soin de vous, reposez-vous...

 

Avec mon Amitié et des pensées pour nos êtres chers dont l'amour demeure si près de nous...

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
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Des sorcières dans l'atmosphère, dans les airs et sur la terre, des magiciennes, des envoûteuses, des créatures voluptueuses qui frayent auprès des forces de la nuit... Voici le temps sacré de Samain, le passage à « l'Année Sombre » que l'on célèbre en Halloween !

 

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La Sorcière, 1882.

 

Pour lire ou relire mes différents articles sur le sujet, il suffit de cliquer sur les liens ci-dessous...

 

Il était une fois la Sorcière...

 http://maplumefeedansparis.eklablog.com/il-etait-une-fois-la-sorciere-a149106602

 

Sortilèges d'Halloween et Traditions de la Toussaint

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Citrouilles et Lanternes d'Halloween

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La Magie d'Halloween

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Un bonbon ou un sort !

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Entre citrouille et sorcière

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La Nymphe de la Lune

 

Je suis profondément charmée par les beautés « tumultueuses » de Luis Ricardo Falero (1851-1896). Ce style d'Univers, c'est tout ce que j'aime !!!

 

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La Vision de Faust, 1878, Houle féminine et passions débridées...

 

En compagnie d'êtres étranges, sous l'obédience de la chauve-souris, incarnation de la déesse Nyx, les sorcières volent, dans l'éclat de leur nudité ou chevauchent leurs balais et le bouc du sabbat à travers les velours et les nuées de la nuit.

Libres jusqu'à la transe, ensorceleuses ensorcelées sous le pinceau d'un artiste espagnol, plutôt méconnu du grand public, qui aimait représenter les femmes et le ciel tissé de magie, les déesses antiques, le feu créateur des étoiles, les signes du Zodiaque, la poésie des luminaires...

 

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Vagues de chair, courbes de femmes et corps célestes en mouvement... Extase en horde et vision savoureuse et fascinante des territoires esthétiques Faustiens !

 

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Fureur sensuelle et feux de sombres plaisirs, Eros et Thanatos en fusion viscérale...

 

 

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Portrait de l'artiste, vers 1880

 

Luis Ricardo Falero naquit à Grenade en 1851 et mourut à Londres en 1896. Issu d'une famille aristocratique, celle des Ducs de Labranzano, il fut inscrit, très jeune, au prestigieux Richmond College de Londres où il étudia l'aquarelle et l'anglais littéraire.

 

Il poursuivit ses études à Paris et revint en Espagne où il entra dans la marine de guerre espagnole mais très vite, il abandonna la carrière militaire. Fermement décidé à exercer son art au grand dam de sa famille, il quitta le confort de son rang et décida de partir sans un sou, à pied, jusqu'à Paris !

 

Une fois parvenu dans la capitale, il continua à étudier tout en réalisant des portraits pour se nourrir. Il suivit aussi des cours pour devenir ingénieur mais la peinture l'accapara, le plus rapidement possible, tout entier.

 

Il fut très apprécié en France où ses œuvres, sensuelles, ardentes, chimériques, attirèrent nombre de collectionneurs. En Espagne, il fut également connu mais ses créations choquèrent et furent qualifiées de pornographiques !

 

Il passa la dernière partie de sa vie à Londres où il conçut des portraits imprégnés d'une atmosphère fantastique. Il est considéré, à plusieurs égards, comme l'ancêtre direct de la Fantasy.

 

Image010.jpg

 

Il était fasciné par les Sorcières, perçues comme l'incarnation de la liberté féminine. Comme je le comprends ! Femmes sensuelles aux chevelures ébouriffées -beaucoup sont rousses, d'une rousseur de feu !- dont la nudité évoquait la puissance d'envoûtement. Des femmes détentrices de savoirs mystérieux que recevaient certains humains choisis lors de leurs chasses et parades nocturnes.

 

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Fée dans le ciel, une vision de la déesse Nyx.

 

Outre les Sorcières, Luis Ricardo Falero aimait peindre les Déesses de l'antiquité, à la fois jeunes filles, maîtresses femmes et matriarches en volupté...

 

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La déesse Vénus, suzeraine de l'amour et du plaisir.

 

 

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La déesse des nuages, photogravure.

 

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Les deux déesses de Justice, sœurs de la Balance...

 

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La pose du modèle

 

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Le mariage de la comète, 1888

 

 

Luis Ricardo Falero réalisa également des peintures dans la veine Orientaliste avec des Odalisques pour héroïnes, jeunes femmes au corps ardemment dénudé ou souligné par des voiles fins.

 

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La Favorite

 

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Beauté d'Orient

 

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L'Enchanteresse

 

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Le Vin de Tokay, 1886, un esprit féminin, un breuvage envoûteur...

 

Le vin de Tokay, produit dans le nord de la Hongrie, issu de cépages enracinés dans un sol volcanique, est réputé avoir une saveur unique et a toujours été associé aux grandes tables et aux fins connaisseurs.

 

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La Nymphe ou L'Ensorceleuse, 1878.

 

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La Femme Papillon célèbre elle aussi les mystères de la féminité.

 

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De même que la fée aux ailes de papillon et bien d'autres beautés féminines qui hantaient l'imaginaire sensuel, voluptueux, enivrant de Luis Ricardo Falero...

 

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Lily Fairy

 

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La nymphe des eaux

 

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La reine des charmes...

 

Sur ces notes de beauté féminine qui ne peuvent laisser de marbre, je vous souhaite une excellente fin de semaine. Attention aux vents violents qui vont traverser nos contrées, prenez bien soin de vous, reposez-vous...

 

Avec mon Amitié et des pensées pour nos êtres chers dont l'amour demeure si près de nous...

 

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