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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

Publié le par maplumefee

 

 

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Hans Zatzka (1859-1945), peintre académique autrichien. Rencontre avec les fées...

 

Joyeux Temps du Solstice d'Été ! Voici le Jour le plus long de l'année... Le Soleil vibre de tous ses feux. Le Petit Peuple se rassemble et nous invite à nous laisser happer vers les mystères de l'Entre-Deux...

 

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© Charlotte Bird, Midsummer Eve (Eve pour Evening : La soirée de Midsummer...)

 

A Midsummer (Solstice d'Été) et à d'autres périodes de l'année, les fées tissent des moments de pure magie, des sortilèges colorés que rythment rondes et caroles sur les chemins du Sidh/Sidhe...

 

Autour des arbres dotés de formes chimériques, dans les clairières nimbées de lune où poussent fleurs sauvages et champignons, sur le bord des étangs et des sources sacrées..., les danses auxquelles elles se livrent leur permettent de se nourrir d'énergie aérienne et tellurique.

 

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© Asako Eguchi, Danse féerique sur un champignon.

 

De manière très poétique, le paysage accueille des traces de leur passage. Ainsi certains lieux sont-ils réputés pour l'étrange esthétisme des pas laissés sur la terre, à proximité de bois anciens, de ruisseaux et de chaos rocheux.

 

Les Cercles de Fées scintillent sur l'herbe tendre quand les « Fines Dames » y tournoient au rythme d'une musicalité ardente. On y contemple des Champignons à Chapeaux...

 

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© Asako Eguchi, Champignons et Petit Peuple

 

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Cercle de fée, anneau ou rond de sorcière par © Liga Marta sur DeviantArt.

 

Des récits rapportent que « Celui qui danse avec les fées, Voit sa dernière heure arrivée. » Les fées font danser les humains jusqu'à l'épuisement ou bien les humains vieillissent trop vite car une danse de cinq minutes pour les fées équivaut à une période « humaine » de dix années !

 

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© Kinuko Y Craft, Golden Dancers.

 

Dans d'autres histoires, ceux qui dansent avec les fées n'en sont pas affectés et après cet incroyable moment ressenti, ils sont récompensés. Certains de leurs vœux sont exaucés.

 

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Johan August Malmström (1829-1901), La Danse des Fées (Älvalek), 1866.

 

Dans cette œuvre fascinante, les fées émanent d'une dimension cachée. Les lieux de « puissante nature » sont leurs territoires : collines, lacs, mares, étangs, tertres, enchevêtrements de racines moussues...

Elles sont les gardiennes du Old Path, le Vieux Chemin qui traverse les terres anciennes où sont tissées les Ley Lines, lignes d'opale telluriques qui relient, via une secrète géomancie, les lieux sacrés du Paganisme.

 

Dans l’œuvre d'August Malmström, le spectateur devient le témoin d'un instant brodé de pure fantasmagorie...

 

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Sous la ligne d'horizon, une nuée nacrée emplit l'atmosphère. Les fées papillonnent avec frénésie et ce ballet vaporeux enivre le regard. Semblant jaillir de l'eau, elles donnent vie à une sarabande voluptueuse. Le mouvement, dans cette composition, est remarquablement rendu par l'artiste. Le déplacement féerique s'élabore avant que le soleil ne découvre sa puissance ou bien avant qu'il ne plonge dans l'eau... C'est le charme de l’œuvre, imprégnée de tant de mystère... Á quel moment de la journée sommes-nous ? Le peintre s'amuse avec les notions d'espace et de de temps tout comme les fées virevoltent au-dessus de l'eau.

 

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Peintre et illustrateur suédois, August Malmström (14 octobre 1829-18 octobre 1901) fut professeur à l'Académie Royale des Arts de Suède de 1867 à 1894. Très apprécié par ses pairs et ses élèves, il dirigea la vénérable institution de 1887 à 1893.

 

Représentant du courant dit « gothique suédois » ou « gothiciste », il puisa son inspiration dans les thèmes littéraires de son pays et dans la mythologie nordique. Outre les représentants du Petit Peuple, il aima peindre des scènes d'enfance et fut un illustrateur accompli pour des livres de contes et différents journaux.

 

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© Judy Mastrangelo, Défilé de Fairies

 

Pour voir le Petit Peuple, de vieux grimoires nous invitent à regarder à travers une pierre trouée, ramassée au bord de l'eau lors de la nouvelle lune ou à la pleine lune.

 

On peut aussi trouver un cercle naturel de champignons, au coucher du soleil ou baigné par les rayons nacrés de la pleine lune.

 

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Mais pour ne pas altérer les liens qui pourraient se tisser avec les esprits de la nature, il ne faut pas porter sur soi de fer ou de sifflet.

 

Les fées adorent danser autour des plus vieux chênes, des pommiers, des hêtres, des sureaux, des aulnes... Elles aiment la douce odeur sucrée des feuilles de tilleul, la blancheur élégante des fleurs d'aubépine, l'énergie protectrice des noisetiers et des hamamélis... et pas seulement. Elles veillent sur toute la Nature !

 

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Nils Blommér (1816-1853), peintre suédois issu du mouvement Romantique. Ängsälvor, The Fairies of Meadow, Les Fées de la Prairie, 1850.

 

Le parfum des roses les attire irrépressiblement.

 

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D'anciens grimoires livrent une recette d'eau de rose permettant de communiquer avec le monde des fées...

 

Cette eau de rose, considérée comme « sacrée », est obtenue en faisant macérer, d'une pleine lune à une autre, « 21 mesures de pétales de rose dans une bouilloire en cuivre, avec son couvercle. » On peut y ajouter de la vanille sous forme de gousse ou d'extrait naturel. L'eau de rose est ensuite versée dans un flacon en verre au fond duquel on place un cristal de quartz rose, associé à l'amour, à la chance, au bonheur, à la créativité, à la prospérité...

 

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Au sujet des fées, Lewis Carroll, le célébrissime auteur d'Alice aux pays des merveilles a écrit :

 

« Quel est le meilleur moment pour voir les fées ? Je crois que je peux répondre à cela… La première règle : ce doit être une journée très chaude, nous pouvons considérer cela comme une chose établie ; et vous devrez être un peu endormi, mais pas trop de façon à garder vos yeux et votre esprit ouverts. Bien, et vous devrez vous sentir un peu, ce qu’on peut appeler « enchanté », les Écossais nomment cela « eerie », et peut-être est-ce un plus joli terme ; si vous ne savez pas ce que cela signifie, je crains de ne pouvoir l’expliquer que difficilement ; vous devrez attendre jusqu’au moment où vous verrez une Fée, et alors vous saurez… Et la dernière règle : les criquets ne doivent pas chanter. Je ne peux pas m’arrêter là-dessus pour vous l’expliquer ; vous devez me croire sur parole pour le moment. Donc, si toutes les circonstances sont réunies, vous aurez une bonne chance de voir une fée, ou tout au moins une bien meilleure chance que si elles ne l’étaient pas… »

 

Et si l'on parvient à voir une fée... Il paraît qu'il vaut mieux éviter de cligner des paupières car seul un regard fixe a la capacité de « fixer » la présence de la fée. Autrement, elle disparaît illico dans une nuée de poussière dorée ou argentée...

 

Je vous souhaite un très bel été et une excellente fête de la Musique !

 

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© Viktoria Gavrilenko (Viccolatte) sur Deviantart.com

 

Prenez bien soin de vous les Ami(e)s avec les orages violents et la canicule qui approche à grands pas... Bon courage à toutes les personnes malades qui souffrent particulièrement de la chaleur. Je vous avoue que j'appréhende les températures très élevées de la semaine prochaine et que je croise les doigts autant que possible pour ne pas déclencher de crise d'épilepsie... Allez, on y croit !

 

Gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee

 

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Retour en un lieu que j'aime tout particulièrement... Je vous l'avais montré il y a des années et j'avais très envie de partager avec vous des photos faites en 2019. J'ai pris grand plaisir à observer, dans un univers fleuri, un élégant héron, des poules d'eau et d'adorables petits canards... Je vous les montrerai au fil de mes billets.

 

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Vous verrez dans ma prochaine publication de nombreuses photos du Héron qui déambule ici... En attendant...

 

Pour se remémorer ce que sont les exèdres

 

De part et d'autre de la Grande Allée des Tuileries, axe majeur du jardin, deux bassins s'étendent sous les arbres, dans une atmosphère apaisante et romantique. Couronnés par un banc semi-circulaire appelé exèdre, ils sont parés de sculptures et bordés par une végétation luxuriante.

 

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Exèdre Sud, notre propos... Nous verrons l'Exèdre Nord plus tard, dans un billet qui lui sera entièrement consacré.

 

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Bassins et exèdres furent réalisés après la Révolution, quand le jardin devint « bien national ». La Convention décida la restauration des parties dégradées et la mise en œuvre d'un programme d'embellissements.

 

Dans ce contexte, le projet de restructuration du domaine des Tuileries fut confié, en 1794, au peintre Jacques Louis David (1748-1825), également député et grand ordonnateur des fêtes de la Révolution.

 

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Autoportrait de l'artiste, 1794.

 

Assisté par son beau-frère, l'architecte Auguste Cheval de Saint-Hubert, Louis David devait élaborer un ensemble monumental composé de galeries, de propylées, d'une palestre et des deux exèdres mais le projet fut désavoué après la chute de Robespierre.

 

Demeurent les fameuses exèdres, insérées dans la végétation et décorées de statues qui proviennent du Château de Marly, dans les Yvelines. Aujourd'hui, ce sont des moulages que nous contemplons, les originaux étant conservés au Musée du Louvre.

 

Une exèdre est un édicule de pierre semi-circulaire ou rectangulaire qui dessine un banc, parfois décoré de niches et de statues. Dans la Grèce antique, cette structure architecturale était un élément privilégié des lieux publics, des sanctuaires, des agorae et des voies sacrées.

 

L'exèdre est associée à la conversation et à la philosophie. Espace de réunion où se réunissaient autrefois les poètes et les philosophes, elle offrait des banquettes de pierre décorées de dauphins, de rinceaux et de grandes feuilles d'acanthe. Parfois, on y représentait les donateurs qui les avaient fait ériger.

 

Dans la Rome triomphale, elle s'inséra, agrémentée de niches et de statues, dans les façades des monuments publics.

 

Les exèdres des Tuileries sont l'émanation d'une volonté patriotique se référant aux grandeurs des siècles antiques.

 

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Au bord des bassins qui semblent endormis, se dévoilent des sphinges, les femelles des sphinx, créatures fabuleuses au corps mi-léonin mi-humain. Ces êtres mystérieux sont les gardiens des métamorphoses et des secrets...

 

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La séduisante Vénus Callipyge de François Barois (1656-1726) règne sur l'Exèdre Sud.

 

On peut admirer au Louvre le marbre originel des années 1683-1686.

 

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Vénus Callipyge soulève son péplos et contemple ses courbes avenantes par dessus son épaule. La belle a été restaurée, j'ai pris grand plaisir à la photographier.

 

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Le péplos est une tunique féminine antique de style dorien, conçue à partir du péplos en or brodé par les femmes d'Athènes pour honorer la déesse Athéna lors de ses fêtes tutélaires : les Panathénées.

 

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Les mots kallos: « beauté » et pygos: « fesse » sont à l'origine du terme « Callipyge » et le mot « kalligloutos » se traduit par « aux jolies fesses ».

 

D'après l'érudit grec Athénée (IIe-IIIe siècle après J.-C.), il existait un temple dédié à Aphrodite des belles fesses, à Syracuse, en Sicile.

 

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Vénus Callipyge au Parc de Saint-Cloud, dans les Hauts-de-Seine, « délicieuse demeure » de Monsieur, frère de Louis XIV. Une séduisante copie de la Vénus Callipyge du musée archéologique national de Naples.

 

 

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Les deux filles d'un fermier demandèrent à un jeune homme qui passait de désigner celle qui avait le plus joli postérieur. Après une observation « assidue », il choisit l'aînée et s'éprit de sa beauté. Il retrouva ensuite son jeune frère à la ville et l'encouragea à aller contempler les charmes de la campagne. Le cadet suivit son conseil et fut séduit par la plus jeune sœur. Malgré les réticences de leur père, riche et âgé, les garçons épousèrent leurs sensuelles dulcinées. Elles fondèrent alors, en guise de remerciement, un temple dédié à la déesse aux jolies fesses.

 

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D'après le théoricien chrétien Clément d’Alexandrie (vers 150 après J.-C.-vers 220), un culte érotique était dédié à la déesse aux courbes avenantes. Elle traversa les époques et inspira, au XVIIe siècle, un conte en vers au fabuliste Jean de La Fontaine (1621-1695).

 

Les Contes sont aux adultes ce que les Fables sont aux enfants.

 

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Les Contes et Nouvelles en vers furent écrits entre 1660 et 1693. Bien que frappés par la censure officielle, ils connurent un succès immense et s'imposèrent comme une œuvre majeure de la culture galante. Les amateurs de littérature libertine apprécieront ces truculentes saynètes et les charmantes illustrations de Jean-Honoré Fragonard (1732-1806).

 

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Aux Tuileries, les rotondités de la Vénus des Tuileries ont été voilées par le sculpteur Jean Thierry (1669-1739) afin de ne pas choquer les promeneurs!

 

Conte tiré d'Athénée

 

« Du temps des Grecs, deux sœurs disaient avoir

Aussi beau cul que fille de leur sorte;

La question ne fut que de savoir

Quelle des deux dessus l’autre l’emporte:

Pour en juger un expert étant pris,

À la moins jeune il accorde le prix,

Puis l’épousant, lui fait don de son âme;

À son exemple, un sien frère est épris

De la cadette, et la prend pour sa femme;

Tant fut entre eux, à la fin, procédé,

Que par les sœurs un temple fut fondé,

Dessous le nom de Vénus belle-fesse;

Je ne sais pas à quelle intention;

Mais c’eût été le temple de la Grèce

Pour qui j’eusse eu plus de dévotion. »

 

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Quelques siècles plus tard, la Vénus Callipyge refleurit sous la plume de notre Georges Brassens (1921-1981) national.

 

« Que jamais l'art abstrait, qui sévit maintenant

N'enlève à vos attraits ce volume étonnant

Au temps où les faux culs sont la majorité

Gloire à celui qui dit toute la vérité

 

Votre dos perd son nom avec si bonne grâce

Qu'on ne peut s'empêcher de lui donner raison

Que ne suis-je, madame, un poète de race

Pour dire à sa louange un immortel blason

 

En le voyant passer, j'en eus la chair de poule

Enfin, je vins au monde et, depuis, je lui voue

Un culte véritable et, quand je perds aux boules

En embrassant Fanny, je ne pense qu'à vous

 

Pour obtenir, madame, un galbe de cet ordre

Vous devez torturer les gens de votre entour

Donner aux couturiers bien du fil à retordre

Et vous devez crever votre dame d'atours

 

C'est le duc de Bordeaux qui s'en va, tête basse

Car il ressemble au mien comme deux gouttes d'eau

S'il ressemblait au vôtre, on dirait, quand il passe

« C'est un joli garçon que le duc de Bordeaux ! »

 

Ne faites aucun cas des jaloux qui professent

Que vous avez placé votre orgueil un peu bas

Que vous présumez trop, en somme de vos fesses

Et surtout, par faveur, ne vous asseyez pas

 

Laissez-les raconter qu'en sortant de calèche

La brise a fait voler votre robe et qu'on vit

Écrite dans un cœur transpercé d'une flèche

Cette expression triviale : « A Julot pour la vie »

 

Laissez-les dire encor qu'à la cour d'Angleterre

Faisant la révérence aux souverains anglois

Vous êtes, patatras ! tombée assise à terre

La loi d'la pesanteur est dur', mais c'est la loi.

 

Nul ne peut aujourd'hui trépasser sans voir Naples

A l'assaut des chefs-d'œuvre ils veulent tous courir

Mes ambitions à moi sont bien plus raisonnables:

Voir votre académie, madame, et puis mourir.

 

Que jamais l'art abstrait, qui sévit maintenant

N'enlève à vos attraits ce volume étonnant

Au temps où les faux culs sont la majorité

Gloire à celui qui dit toute la vérité. »

 

Vénus Callipyge, Archive de l'INA, 17 décembre 1964, sur YouTube

 

https://www.youtube.com/watch?v=vZM7WiW9WBo

 

 

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A l'extrémité opposée du bassin, deux statues semblent prendre leur élan. Il s'agit de Daphné poursuivie par Apollon et d'Apollon poursuivant Daphné. Certains d'entre vous, chers aminautes s'en souviennent peut-être/sûrement, j'ai consacré un article à ces deux célèbres amants que vous pouvez retrouver en cliquant sur les liens qui s'affichent. Les statues des Tuileries sont aussi dans l'article en question.

 

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/apollon-et-daphne-a144629118

 

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Le Petit Peuple de l'Exèdre est bien charmant...

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Toutes mignonnes les poules d'eau à l'affût...

 

http://www.oiseaux.net/oiseaux/gallinule.poule-d.eau.html

 

 

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Je vous donne rendez-vous dans quelques jours pour la suite de cette promenade...

 

Merci de votre fidélité chers Aminautes,

 

Gros bisous !

 

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© An Melis

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #banville, #celle, #muse, #poete, #theodore

 

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Savourons des plaisirs poétiques en souhaitant une Très Bonne Fête à nos Mamans... J'adresse de douces pensées à celles qui rayonnent ici et à nos chères disparues, toujours présentes dans l'écrin du cœur...

 

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Les Roses

 

« Le Printemps rayonnant, qui fait rire le jour

En montrant son beau front, vermeil comme l’aurore,

Naît, tressaille, fleurit, chante, et dans l’air sonore

Éveille les divins murmures de l’amour.

 

O Sylphes ingénus, vous voilà de retour!

De mille joyaux d’or la forêt se décore,

Et blanche, regardant les corolles éclore,

Titania folâtre au milieu de sa cour,

 

A travers l’éther pur dont elle fait sa proie,

Tandis que la lumière, éclatante de joie,

Frissonne dans la bleue immensité des cieux.

 

Beauté qui nous ravis avec tes molles poses,

Dis, n’est-ce pas qu’il est doux et délicieux

De plonger follement ta bouche dans les roses? »

 

Novembre 1888

 

Théodore de Banville, Dans la fournaise, 1892

 

 

Titania, dans le monde anglo-saxon, est la reine des fées et l'épouse d'Obéron, le roi du Petit Peuple. Ces deux-là s'aiment passionnément mais, dotés d'un caractère ombrageux et de grands pouvoirs magiques, ils se disputent souvent ! Ils se jouent des tours, se lancent des sortilèges puis se réconcilient, ce qui fait le bonheur des lutins et des fées.

 

Ils sont issus du Songe d'une Nuit d'Été de William Shakespeare (1564-1616).

 

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Surnommé par ses amis « le poète du bonheur », Théodore de Banville excella dans l'art d'explorer les ressources profondément variées de la poésie française.

 

Éclectique dans l'âme, il écrivit une partition Romantique et Parnassienne, brodée de fièvre Symboliste et nous convie, dans chacune de ses œuvres, à un voyage en mots.

 

Poète, dramaturge, chroniqueur et critique littéraire, passionné d'Esthétisme, orfèvre et sculpteur de vers, Théodore de Banville nourrit une amitié profonde avec Théophile Gautier (1811-1872), Charles Baudelaire (1821-1867) et Victor Hugo (1802-1885).

 

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L'une de ses créations les plus célèbres, la revue collective « Le Parnasse Contemporain » fut une révélation pour Arthur Rimbaud (1854-1891).

 

Tout jeune poète, Arthur Rimbaud envoya ses poèmes à Théodore de Banville qui l'encouragea à persévérer dans l'écriture et l'invita à habiter chez lui mais quelques temps plus tard, les relations se « compliquèrent » entre les deux hommes. Leurs visions artistiques entrèrent en « différence ».

 

Outre le Parnasse Contemporain et ses nombreux recueils de poésie, Théodore publia un Petit Traité de Poésie Française, en 1872, et un roman intitulé Marcelle Rabe. Il fut aussi l'éditeur, avec Charles Asselineau (1820-1874), de la Troisième édition des Fleurs du Mal de Baudelaire.

 

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Mouvement poétique incontournable de la deuxième moitié du XIXe siècle, Le Parnasse émane directement du Parnasse Contemporain, revue, recueil et symphonie littéraire publiée, entre 1866 et 1876, par le grand éditeur Alphonse Lemerre.

Loin, très loin d'une vision esthétique « morale ou utile », Le Parnasse se fonde sur la beauté de « l'art pour l'art » comme le préconisait Théophile Gautier. Il exalte le travail du poète considéré comme un sculpteur de mots, un artisan d'une opiniâtreté dans faille, un ciseleur de mondes sur les reliefs imaginaires de la page blanche.

 

Le Poète est perçu comme un Alchimiste de la Matière Poétique et Le Parnasse se veut un hommage à cette activité subtile, sous l'égide des Muses...

 

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Le Parnasse, fresque réalisée par Raffaello Sanzio dit Raphaël (1483-1520) de 1509 à 1511. Il s'agit de la « Maison de la Poésie » et du « Séjour des Poètes ».

 

Neuf Muses, filles de Mnémosyne, la Mémoire et de Zeus/Jupiter, le maître des Olympiens sont honorées comme des Déesses. Leurs voix mélodieuses résonnent dans les lieux élevés. Leur assemblée est présidée par le dieu Apollon. Les Grâces paraissent auprès d'elles ainsi que le dieu de l'Amour, des artistes, des sages et des philosophes.

 

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Apollon et les Muses, 1826, par Heinrich Maria von Hess (1798–1863).

 

Belles, jeunes, brillantes, sensuelles, gardiennes de la Connaissance, inspiratrices des Arts, les Muses (Mnémosynides) ne se laissent pas défier sans réagir avec intensité. Elles sont à l'origine de la transformation des Sirènes, esprits de l'air sous leur forme initiale, en demoiselles des eaux. Les Sirènes, femmes ailées, leurs disputèrent le premier prix de chant auprès des Olympiens. Les Muses, opiniâtres, gagnèrent et les Sirènes perdirent leur plumage et furent obligées de s'exiler sur une île lointaine, à proximité des terrifiants Charybde et Scylla.

Quelques temps plus tard, neuf sœurs dotées de belles qualités artistiques, les Piérides, se mesurèrent aux Muses. Elles perdirent et se mirent en colère. En guise de punition pour avoir vilipendé les Muses, elles furent transformées en pies par les dieux. Condamnées à jacasser pour l'Éternité...

 

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Les Muses, image Pinterest

 

De nombreuses fontaines et sources leurs sont consacrées, à l'instar de l'Hippocrène, source née d'un coup de sabot du cheval ailé Pégase, coursier merveilleux associé à l'Inspiration Poétique.

 

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Visite de Minerve aux Muses par Joos de Momper le Jeune (1564-1635). Pégase et la source/fontaine Hippocrène apparaissent à droite.

 

Les Neuf Muses sont :

 

Uranie « la savante » qui règne sur l’Astronomie et l’Astrologie.

 

Calliope, la spécialiste de l’éloquence et de la poésie héroïque, mère du poète Orphée.

 

Clio, suzeraine de l'Histoire, gardienne des grands événements et des mémoires ancestrales.

 

Thalie, « la vive », qui préside à la comédie et apporte la joie.

 

Melpomène, la reine de la tragédie, celle qui charme par ses vers héroïques.

 

Erato, suzeraine de la poésie passionnée, muse des vers ardents et de l'élégie.

 

Euterpe créatrice de la musique, reine des instruments à vents. Couronnée de fleurs, elle tient une flûte.

 

Polymnie, fondatrice de la poésie lyrique et de l’harmonie.

 

Terpsichore, maîtresse de la danse et de l'énergie flamboyante des mouvements.

 

Dans l'Antiquité, on les invoquait au début et à la fin de chaque chanson et on leur offrait des libations à base d’eau fraîche, de lait parfumé à la rose et de miel.

 

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Théodore de Banville a célébré l'énergie créatrice des Muses à travers ses recueils poétiques aux noms évocateurs :

 

Améthystes, Dans la Fournaise, Le Sang de la Coupe, Les Cariatides, Les Exilés, Les Princesses, Odelettes, Odes Funambulesques, Rimes Dorées, Rondels, Sonnailles et Clochettes, Trente-Six Ballades Joyeuses...

 

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La Muse

 

« La Muse est un oiseau, disait un maître ancien.

Auguste Vacquerie.

 

Près du ruisseau, sous la feuillée,

Menons la Muse émerveillée

Chanter avec le doux roseau,

Puisque la Muse est un oiseau.

 

Puisque la Muse est un oiseau,

Gardons que quelque damoiseau

N’apprenne ses chansons nouvelles

Pour aller les redire aux belles.

 

Un méchant aux plus fortes ailes

Tend mille pièges infidèles.

Gardons-la bien de son réseau,

Puisque la Muse est un oiseau.

 

Puisque la Muse est un oiseau,

Empêchons qu’un fatal ciseau

Ne la poursuive et ne s’engage

Dans les plumes de son corsage.

 

Mère, veillez bien sur la cage

Où la Muse rêve au bocage.

Veillez en tournant le fuseau,

Puisque la Muse est un oiseau. »

 

Avril 1844.

 

Théodore de Banville, Les Stalactites, 1846

 

Auguste Vacquerie (1819-1895) était un poète, un dramaturge, un photographe et un grand journaliste.

 

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Les Muses au tombeau

 

« Près de la pierre close

Sous laquelle repose

Théophile Gautier,

(Non tout entier,

 

Car par son œuvre altière

Ce dompteur de matière

Est comme auparavant

Toujours vivant,)

 

Regardant cette tombe

De leurs yeux de colombe,

Les Muses vont pleurant

Et soupirant.

 

Toutes se plaignent : celle

Dont l'œil sombre étincelle

Et qui réveille encor

Le clairon d'or,

 

Celle que le délire

Effréné de la Lyre

Offre aux jeux arrogants

Des ouragans,

 

Celle qui rend docile

Un mètre de Sicile

Et tire du roseau

Des chants d'oiseau,

 

Celle qui, dans son rêve

Farouche, porte un glaive

Frissonnant sur son flanc

Taché de sang,

 

Et celle qui se joue

Et pour orner sa joue

Prend aux coteaux voisins

Les noirs raisins,

 

Et la plus intrépide,

La Nymphe au pied rapide,

Celle qui, sur les monts

Où nous l'aimons,

 

Par sa grâce savante,

Fait voir, chanson vivante,

Les rythmes clairs dansants

Et bondissants.

 

Oui, toutes se lamentent

Et pieusement chantent

Dans l'ombre où leur ami

S'est endormi.

 

Car il n'en est pas une

Qui n'ait eu la fortune

D'obtenir à son tour

Son fier amour ;

 

Pas une qu'en sa vie

Il n'ait prise et ravie

Par un chant immortel

Empli de ciel !

 

Ses pas foulaient ta cime,

Mont neigeux et sublime

Où nul Dieu sans effroi

Ne passe ; et toi,

 

Fontaine violette,

Il a vu, ce poète,

Errer dans tes ravins

Les chœurs divins !

 

Et toi, monstre qui passes

A travers les espaces,

Usant ton sabot sur

Les cieux d'azur,

 

Cheval aux ailes blanches

Comme les avalanches,

Tu prenais ton vol, l'œil

Ivre d'orgueil,

 

Quand sa main blanche et nue

T'empoignait sous la nue,

Ainsi que tu le veux,

Par les cheveux !

 

Mais, ô Déesses pures,

Ornez vos chevelures

De couronnes de fleurs,

Séchez vos pleurs !

 

Car le divin poète

Que votre voix regrette

Va sortir du tombeau

Joyeux et beau.

 

Les Odes qu'il fit naître

Lui redonneront l'être

A leur tour, et feront

Croître à son front

 

Victorieux de l'ombre,

L'illustre laurier sombre

Que rien ne peut faner

Ni profaner.

 

Toujours, parmi les hommes,

Sur la terre où nous sommes

Il restera vivant,

Maître savant

 

De l'Ode cadencée,

Et sa noble pensée

Que notre âge adora,

Joyeuse, aura

 

Pour voler sur les lèvres

Que brûleront les fièvres

De notre humanité

L'éternité ! »

 

Théodore de Banville

 

Recueil : Odelettes (1856).

 

 

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Églé

 

« Sous le lourd fleuve d’or qui va le caressant,

Avec ses sombres yeux et sa bouche de rose,

Le visage d’Églé, fait pour l’apothéose,

Apparaît, comme au ciel un astre éblouissant.

 

Dans sa prunelle en feu rit le désir naissant,

Et du col au talon qui sur le sol se pose,

Sur le torse, où le lys a mis sa neige éclose,

La ligne glorieuse et tranquille descend.

 

Toute troublée encor par le songe nocturne,

Églé lève ses bras comme des anses d’urne,

Et prend ses grands cheveux, mêlés par le sommeil.

 

Un frissonnant rayon de lumière glisse entre

Ses jeunes seins, baisant leur bout rose et vermeil,

Et met dans la clarté la blancheur de son ventre. »

 

Villa de Banville, 29 octobre 1884

 

Théodore de Banville, Dans la fournaise.

 

Dans la mythologie grecque, Églé ou Aeglé, est « la Brillante » et « l'éclat du feu ». Elle est l'une des trois Hespérides, filles du titan Hespérus, le frère d'Atlas qui porte le fardeau du monde. Elle a pour sœurs Érythie, « la Rouge » et Hesperaréthousa, « l'Aréthuse du Couchant ».

 

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Théodore de Banville appartient à mon groupe de poètes préférés avec Charles Baudelaire, Théophile Gautier, Paul Éluard, Saint-John Perse, Louis Aragon, Albert Samain, Anna de Noailles, Aimé Césaire...

 

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Je vous adresse mes meilleures pensées, chers aminautes et je réitère mes vœux de bonne fête pour les mamans... A très bientôt !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #auguste, #Duncan, #fut, #gorguet, #papillon, #symboliste

 

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Un banc de marbre en demi-lune dans un jardin ensoleillé, peuplé de hautes herbes et de luxuriants iris.

Une fée parée d'ailes bleues de papillon vient offrir des fleurs à une jeune fille vêtue de blanc. Magie d'une rencontre... La fée, initiatrice en cette scène d'intimité, touche la tête de sa visiteuse dont le visage est éclairé par un radieux sourire.

 

La fée aux ailes de papillon est un être psychopompe, une messagère entre les mondes. Elle porte les rêves dans le palais de Somnus, le dieu antique des songes et des initiations qui s'élaborent au niveau de la psyché.

 

Psyché mythologique, délicieuse amante de Cupidon, le Désir, qui arbore des ailes de papillon...

 

Le Papillon est l'une des créatures les plus aimées du Bestiaire Symboliste et du Bestiaire Art Nouveau. A la fois fragile et doux, enivrant et ambivalent, emblème de vie et de mort, gardien des secrets et des métamorphoses... Double envoûtant de la femme qui connaît plusieurs transformations au cours de sa vie.

 

L’œuvre, tissée d'un charme Symboliste mêlé d'Art Nouveau, est signée du peintre parisien, dessinateur, graveur et affichiste Auguste Gorguet.

 

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Artiste prolifique, Auguste François-Marie Gorguet (1862-1927) étudia à l'École des Beaux-Arts de Paris, sous la direction des maîtres Gustave Boulanger (1824-1888), Jean-Léon Gérôme (1824-1904), Léon Bonnat (1833-1922) et Aimé Morot (1850-1913). Son talent fut reconnu au Salon à partir de l'année 1885 et en 1892, il reçut une distinction dans les milieux artistiques de la ville de Chicago. La photographie ci-dessus a été prise en 1896.

 

Il fut un peintre décorateur qui réalisa sur une inspiration Symboliste, des plafonds, des panneaux, des huiles sur toile, une myriade d'affiches et de couvertures de magazines.

 

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Le Symbolisme naquit le 18 Septembre 1886 sous la plume du poète Jean Moréas (15 avril 1856-30 avril 1910) qui publia dans Le Figaro un manifeste associé aux Arts Visuels, à la Musique et à la Littérature. Nourri d'un substrat poétique, onirique et mythologique, le Symbolisme s'inspirait du Préraphaélisme et des œuvres hermétiques et envoûtantes de William Blake (1757-1827). Il s'agit d'un mouvement européen.

 

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Quant au Préraphaélisme, je vous en parle souvent... Les personnes intéressées pourront en retrouver la définition, assortie de détails esthétiques, dans mon article intitulé Les atmosphères enchantées de John Atkinson Grimshaw.

 

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/les-atmospheres-enchantees-de-john-atkinson-grimshaw-a138324034

 

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Allégorie de l'Hiver

 

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Passionné de Littérature, Auguste Gorguet a illustré de nombreux ouvrages dont Le Lys Rouge d'Anatole France, plusieurs livres d'Alphonse Daudet (1840-1897) et de Victor Hugo (1802-1885) ainsi que Les Poèmes de Sapphô (poétesse brillante et sulfureuse, chanteuse et danseuse née vers 632 avant J-C à Mytilène, sur l’île de Lesbos...)

 

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Les Compositions de Sapphô, 1897.

 

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Il a donc conçu de nombreuses affiches pour le Théâtre et l'Opéra, il a aussi gravé des billets de banque et différents titres financiers comme des actions, des emprunts et des obligations.

 

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La Symbolique du Théâtre

 

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Portrait du romancier et dramaturge Georges Courteline (1858-1929).

 

Il a travaillé, entre 1914 et 1916, avec Pierre Carrier-Belleuse (1851-1932), peintre renommé et portraitiste des danseuses de l'Opéra, à l'élaboration du Panthéon de la Guerre, une immense peinture panoramique de forme circulaire. L’œuvre, inaugurée par Raymond Poincaré le 19 octobre 1918, se trouve aujourd'hui disséminée à travers le monde. Elle a nécessité lors de sa création la présence d'une vingtaine d'artistes et l'édification d'un bâtiment près de l'Hôtel des Invalides.

 

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Le déjeuner des amoureux, 1890

 

Auguste Gorguet a réalisé des œuvres variées, délicatement colorées et emblématiques d'une certaine harmonie dans la façon de vivre et de ressentir son époque.

 

Il était fasciné par Isadora Duncan (1877-1927), danseuse et chorégraphe américaine, d'origine irlandaise par sa mère et écossaise par son père.

 

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Cette « pionnière de la danse moderne » était l'incarnation faite femme d'une forme nouvelle de liberté. Héroïne féministe, artiste passionnée par la créativité de tous les aspects de l'être, elle se métamorphosait sur scène... Papillon, Libellule, Cygne... Elle avait adoré incarner une fée dans Le Songe d'une nuit d'été de William Shakespeare.

Elle portait de fines tuniques dites « à la grecque » et offrait à son public la possibilité de contempler des mouvements particulièrement inventifs. Passionnée d'art chorégraphique, elle lutta toute sa vie contre ce qu'elle appelait « le corps corseté ». Elle aimait être pieds nus, privilégiait l'improvisation et ce qu'elle considérait comme le langage intime du corps. Détestant le Puritanisme et le Conservatisme, elle pratiqua la « danse serpentine », d'inspiration dionysiaque et fut l'égérie d'une foule d'artistes et de grands personnages parmi lesquels on trouvait Georges Clémenceau, Auguste Rodin... et Auguste Gorguet qui nous concerne ici. Elle avait coutume de dire « Montrer son corps relève de l’art, le dissimuler est vulgaire. »

 

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Elle connut une autre danseuse d'exception : Loïe Fuller, un fascinant personnage qui m'inspire l'écriture d'un article que je publierai dans quelques temps.

 

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Isadora Duncan disparut de manière bien tragique. Dans la soirée du 14 septembre 1927, à Nice, vers le numéro 239 de la Promenade des Anglais, un morceau de son écharpe fut happé par une roue de son automobile... Elle mourut étranglée.

 

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Étude de nu, inspirée d'Isadora Duncan.

 

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Auguste Gorguet, Isadora

 

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Andante Nocturne

 

Auguste Gorguet fut un professeur de dessin renommé et très aimé de ses élèves. Il ne cessa de mêler, au fil de sa vie, le merveilleux à la réalité, recherchant une énergie secrète à travers la femme, les fleurs, les éléments...

 

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La jeune femme à l'iris et aux ombelles...

 

 

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Le Jardin des Hespérides... Merveilleux jardin situé à l'Extrême-Occident, au bord de l'Océan, où coulaient des sources d'ambroisie destinées aux dieux. Un arbre fabuleux, porteur de « fruits d'or », s'y épanouissait, sous la garde d'un dragon à cent têtes, appelé Ladon et des gracieuses Hespérides.

 

L'orange ou « pomme d'or » est associée au mythe du Jardin des Hespérides. Je ne développe pas plus, j'ai un article à publier sur le sujet...

 

 

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Le verger de Pomone, la déesse des fruits... J'ai aussi consacré un article à cette déesse et à son parèdre, le dieu Vertumne. Il s'agit d'une future publication. Je m'éclipse donc en vous laissant savourer avec les yeux ces fruits luxuriants.

 

En attendant de vous retrouver, merci pour vos petits mots pleins d'amitié. A bientôt, chers Aminautes !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #anthologies, #ephemeres, #merci, #mots, #reves

 

 

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Il était une fois des mots qui chantaient... Libres, ardents, bénévoles !

 

Des mots dessinés sur la page blanche pour concrétiser des Rêves d'enfants qui affrontent avec un courage infini de très graves maladies.

 

http://www.reves.fr/

 

https://quichottine.fr/2019/05/metiers-improbables-la-couverture.html

 

Merci à Quichottine, généreuse fée de ce magnifique projet, pour ce qu'elle a accompli au fil des années!

Merci à Solyzaan, sensible illustratrice pour la couverture de ce livre nouveau-né.

Merci à celles et ceux qui ont semé des sourires et des graines d'inspiration et merci de m'avoir accueillie dans ce recueil, le sixième des Anthologies Éphémères, écrit et illustré bénévolement par 108 Auteurs.

 

Si vous voulez contribuer à donner du bonheur via l'association Rêves, vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous pour accéder au bulletin de souscription.

 

https://quichottine.fr/2019/05/metiers-improbables-souscription.html

 

Vous pouvez également, si vous le désirez, faire de la publicité autour de vous pour ce projet plein d'Humanisme.

 

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Vive l'Espoir, en notes rosées, avec ces petites pâquerettes pomponnettes que j'aime énormément !

 

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Merci de votre fidélité, gros bisous et pensées pour ces Rêves d'Enfants...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #eau, #enghien, #jpg, #lac, #ville

 

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Retour sur les bords du lac d'Enghien, entouré de nombreux bâtiments de style éclectique. Il y a quelques jours, je vous ai conté l'Histoire de la Ville et du Casino depuis la jetée ornée d'élégants lampadaires. Tout en suivant le mouvement de l'eau, nous allons poursuivre notre découverte des lieux.

 

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Affiche illustrée par Raymond Tournon (1870-1919) pour les chemins de fer du Nord.

 

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La réputation d'Enghien, ville cossue, s'est forgée autour de la beauté de ses eaux et des vertus médicinales qui leur ont été attribuées. Comme je vous le disais il y a quelques jours, en 1823, les eaux d’Enghien-les-Bains ont été associées à la guérison du roi Louis XVIII (1755-1824) qui souffrait d’un ulcère à la jambe. Grâce à la nouvelle qui s'est répandue très rapidement à l'époque, Enghien est devenu le lieu de villégiature à la mode, la station thermale où tout le monde voulait venir.

 

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Après avoir évoqué Mistinguett, Arsène Lupin et Louis Blériot, le Navire-Casino, le Pavillon Chinois et bien d'autres choses encore..., nous continuons à longer le lac qui constitue une formidable réserve de biodiversité. Tout autour, l'architecture, pleine de charme, nous offre l'opportunité de contempler une myriade de styles : balnéaire, néo-classique, néo-gothique, néo-féodal, régionaliste, Second Empire, Art Nouveau...

 

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Plusieurs de ces demeures se situent Avenue de Ceinture, dans une partie de la ville que je vous montrerai à travers ses détails au fil du temps.

 

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Le lac possède une superficie de quarante-trois hectares. Il est peuplé d'oiseaux (cygnes, canards colverts, oies...) et abrite de nombreux poissons : gardons, carpes, rotengles, tanches, carassins, brochets, sandres, perches, poissons chats et aussi des anguilles et des écrevisses (attention, les écrevisses se raréfient, la pêche est réglementée...)

 

On ne peut pas en faire le tour complètement. Certaines parties sont fermées par des grilles à la circulation des véhicules et des piétons ou dévorées par une végétation qui empêche le passage mais la promenade est tout de même très étendue. Je vous montre différents « visages » de ce magnifique plan d'eau et ses couleurs changeantes.

 

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C'est en contemplant les moires aquatiques, dans une partie plus intime de la ville (nous passons par les Jardins du Pont de la Muse et de la Presqu'île aux Fleurs), que je veux me plonger dans l'histoire du nom « Enghien ».

 

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Aux origines du mot Enghien-les-Bains, on trouve une ville de Belgique : Enghien (Edingen), située dans le Comté de Hainaut, à 30 kilomètres de Bruxelles.

 

La famille des Princes de Condé possédait ce territoire grâce au mariage de Marie de Luxembourg (1462-1546), protectrice des arts et grande bâtisseuse, fille du Comte Pierre II de Luxembourg et de la puissante Marguerite de Savoie (1439-1483), avec François de Bourbon, Comte de Vendôme, ancêtre de la lignée des Condé.

 

L'aîné des Princes de Condé portait le titre de Duc d'Enghien mais les Condé voulurent se départir de cet héritage (pour la spéculation...) tout en conservant le nom, ce qui n'était pas compatible avec la loi française. Ils eurent alors recours à une solution acceptée par le roi Louis XIV : donner le nom d'Enghien à l'une de leurs meilleures terres de France, la terre de Montmorency.

 

Deux étangs existaient à cette époque là dans la région de Montmorency : L'Étang Neuf et l'Étang Vieux. Ces plans d'eau devinrent tous les deux Étangs d'Enghien.

 

Après la Révolution Française, Montmorency reprit son nom initial mais l'Étang Neuf continua d'être appelé « Étang d'Enghien ». La Ville d'Enghien, née officiellement vers 1850, est issue d'un regroupement de terres qui affleuraient vers le fameux étang, devenu lac aux propriétés thermales mondialement réputées.

 

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Enghien-les-Bains et Enghien en Belgique sont jumelées depuis 1957.

 

Le blason d'Enghien-les-Bains est « d'azur aux trois fleurs de lys d'or, au bâton péri en bande de gueules, brisé en chef d'un lambel d'argent. »

 

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Il s'agit des armes traditionnelles de la maison de Bourbon-Condé, ces mêmes armes que portait Louis-Antoine duc d'Enghien, le 21 mars 1804, lors de son exécution dans les fossés du château de Vincennes.

 

https://www.herodote.net/21_mars_1804-evenement-18040321.php

 

 

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Le blason d'Enghien en Belgique est un « blasonné gironné de dix d'argent et de sable, chaque deuxième pièce étant chargée de trois croisettes recroisetées au pied fiché d'or. »

 

En héraldique, le terme « sable » signifie « noir » et le terme « gueules » signifie « rouge ».

 

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Une histoire bien complexe que celle d'Enghien !

 

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Profitons de cet élégant petit kiosque situé sur les berges du lac et dont je vous ai montré des détails un peu plus haut dans mon article...

 

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La vue est très agréable et l'eau, comme le ciel, modifie souvent ses couleurs...

 

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De l'autre côté du kiosque, il y a une zone plus sauvage que j'aime beaucoup et cet arbre chargé de lierre et de gui. Il me fascine avec son allure de créature de conte de fées et ses habitants aux ailes bruissantes...

 

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Le lac d'Enghien est une mosaïque de territoires. Il est issu de la rencontre de plusieurs étangs, réserves piscicoles au Moyen Âge entre Montmorency et L'Isle-Adam (des lieux où je vous emmènerai au fil du temps...). Des levées de terre furent aménagées pour permettre le fonctionnement de plusieurs moulins à travers de vastes zones marécageuses. Ces zones avaient été explorées par les Romains, créateurs de la chaussée César, au premier siècle de notre ère.

 

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La gestion des lieux est associée à un projet européen de recherche appelé Prolyphic. Ce projet, fondé sur l'étude de la prolifération des micro-algues, étudie le taux d'oxygène dans l'eau et différents facteurs comme la fluorométrie (ou spectroscopie de fluorescence), une étude des photons de lumière à travers les différentes molécules d'eau. Ces travaux sont essentiels pour connaître la qualité du milieu aquatique et pouvoir surseoir à une prolifération d'organismes dangereux.

 

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C'est dans ce milieu particulièrement riche au niveau de la faune et de la flore que le père Louis Cotte découvrit, en 1766, les particularités médicinales des eaux locales, les plus sulfureuses de France.

 

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Affiche de Léonce Burret (1866-1915), Imprimerie Bourgerie & Cie, 1897, Paris, Faubourg Saint Denis.

 

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Enghien, Grand établissement thermal, 1906, illustration de H. Bertheteiny.

 

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Gardienne des activités humaines sur le lac, la Société Nautique d’Enghien fut créée, le 29 septembre 1885, par des riverains qui avaient reçu, via la Société Anonyme des Eaux d’Enghien, des permis de pêche et de bateau pour une durée de 99 ans. Des activités de voile et d'aviron se multiplièrent depuis la base nautique située sur l’île aux Cygnes au milieu du grand plan d'eau.

 

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Avant la création de la Société Nautique, il y eut des régates sur le lac et l'histoire locale fait état d'une fête orchestrée, le 9 septembre 1860, par le directeur des Beaux-Arts et du Musée du Louvre, Monsieur De Reiset qui venait d’être élu Maire. Il choisit de célébrer sa victoire en lançant une invitation « aux canotiers d’Asnières et des autres ports de Seine à venir se mesurer à l’aviron sur le lac. »

 

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Vous apercevez sur la photo l'ancien Casino avec ses deux grandes tours et son navire ornemental. Un aspect de l'histoire d'Enghien que j'ai développé dans mon précédent article.

 

Plaisirs d'architecture autour du Lac d'Enghien

 

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Image Port-Rhu.com

 

La Société Nautique d’Enghien est à l'origine de la formation de nombreux athlètes en voile et en aviron. Elle a obtenu des dizaines de titres de Champions de France et plusieurs titres de Champions du Monde, de Champions d'Europe et de Champions Olympiques.

 

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Outre les performances sportives accomplies sur le lac d'Enghien, on aperçoit aux beaux jours des adeptes du pédalo et le long de la jetée promenade, chaque été, on peut flâner, savourer des glaces, prendre un bain de soleil...

 

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J'ai encore nombre de photos et d'informations historiques à partager sur Enghien alors au fil du temps, nous continuerons à nous promener dans cette ville-lac pleine de charme...

 

Merci de votre fidélité, chers aminautes, je pense bien à vous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #1er, #clochette, #mai, #muguet, #premier

 

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Célébrons le renouveau de la Nature avec ces clochettes délicates, calices miniatures où le petit Peuple vient savourer l'ambroisie des Elfes et la manne des Fées... La Rosée de Lumière y tremble goutte à goutte !

 

Je vous adresse mes vœux d'Amour, d'Amitié, de Chance et de Prospérité !

 

En republiant un article que j'avais pris grand plaisir à écrire, agrémenté de nouvelles images qui se mêlent aux images déjà montrées.

 

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Le Muguet: description et propriétés

 

Plante vivace aux noms poétiques (Lis de Mai, Lis des vallées, Clochette des bois, Grelots, Grillets, Amourette, Gazon du Parnasse, Larmes de Notre-Dame...), le muguet se développe dans les bois clairs, sur les chemins dégagés et les pentes rocailleuses. Il se multiplie grâce à son rhizome traçant appelé « griffe ». Il est également cultivé pour ses ravissantes clochettes blanches au parfum enivrant dont le nom dérive de musc et de muscade. Ses fruits, très toxiques et de la grosseur d'un pois, deviennent rouges à maturité, en septembre ou en octobre.

 

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La pharmacopée populaire connaît, depuis des siècles, les propriétés médicinales du muguet et sa richesse en convallatoxine, une substance apparentée à la digitaline qui possède une action sédative sur le cœur. L'infusion de fleurs, sucrée au miel, est toujours utilisée mais, en raison de sa toxicité, les conseils d'un thérapeute sont absolument nécessaires.

 

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Prisée comme du tabac, la poudre de fleurs, préalablement séchées dans un lieu ombragé, est réputée calmer les migraines d'origine nerveuse, dissiper les vertiges et libérer les sécrétions des voies nasales. Mais souvenez-vous que les propriétés cardiotoniques du muguet ne sont pas à prendre à la légère et que ses jolies baies rouges ne doivent pas être consommées. Il faut également veiller à ce que les enfants n'absorbent pas l'eau dans laquelle le muguet a trempé. ATTENTION DANGER !!!

 

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Au-delà de ses vertus « guérisseuses », cette petite plante aux clochettes lactescentes, aimée des fées et destinée à « chasser l'hiver », nous fait revivre des moments importants de l'Histoire de France...

 

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 Petite boîte cœur en porcelaine de Limoges, image Pinterest.

 

La tradition consistant à offrir du muguet, le premier mai, semble remonter à l'époque de Charles IX (1550-1574). En 1560, alors qu'il visitait la Drôme, le roi reçut un brin de muguet. Séduit par ce présent, il fit distribuer, à partir de 1561, des bouquets odorants aux dames de la Cour. Les seigneurs s'empressèrent de l'imiter en « muguetant », c'est à dire en « faisant les galants »...

 

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Les bals du muguet fleurirent, à partir de la Renaissance. Les messieurs arboraient à la boutonnière de jolis brins parfumés.

 

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Le premier mai 1895, le muguet fut associé à une romance parisienne. Le chansonnier Félix Mayol (1872-1941), auteur de la chanson « Viens poupoule », offrit, sur le quai de la gare Saint-Lazare, un bouquet de muguet à son amie Jenny Cook.

 

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Quand il monta sur les planches du « Concert Parisien », sa jaquette était ornée de clochettes immaculées. Il connut un tel succès que le muguet devint son porte-bonheur attitré.

 

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Le premier mai 1900, lors de festivités organisées par des couturiers parisiens, les clientes et les ouvrières reçurent des brins de muguet. Les couturières prirent ensuite l'habitude d'offrir, chaque premier mai, du muguet à leurs clientes.

 

Dans le Paris de la Belle Époque, les « fêtes du muguet » se multiplièrent et connurent un succès retentissant, lié à l'élection des « reines de Mai »: de jolies jeunes femmes vêtues de blanc, perçues comme les incarnations de Flore, la déesse du Printemps.

 

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 Reines du muguet (Photo Delcampe)

 

Muguet en vogue dans les cours européennes et dans celle de la reine Victoria (1819-1901).

 

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Ce tableau du peintre lithographe allemand Franz Xaver Winterhalter (1805-1873) décrit l'offrande par le duc de Wellington d'un cadeau à la reine Victoria, au prince Albert et au prince Arthur, dans une scène prévue pour ressembler à une Adoration des Mages. Le tableau fut commandé par la reine pour commémorer le 1er mai 1851, un jour doté d'une triple signification car il évoquait le premier anniversaire du prince Arthur, le quatre-vingt deuxième anniversaire du duc de Wellington, parrain du prince et la date d'ouverture de l'Exposition Universelle.

 

Le petit prince tient des brins de muguet et le Crystal Palace, fleuron de l'exposition, est visible en arrière-plan.

 

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Emblème de reverdie et de féminité, le muguet est aussi, depuis 1921, l'emblème du Rugby Club de Toulon!

 

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La journée de huit heures et la Fête du Travail

 

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Les clochettes de muguet sont associées, en dépit de leur douceur et de leur fragilité, à des luttes sociales majeures.

 

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Le 1er mai 1884, au IVe congrès de l'American Federation of Labor, les principaux syndicats ouvriers des États-Unis se donnèrent deux ans pour imposer à leurs employeurs la journée de travail de huit heures.

 

Cette idée naquit en Australie où les travailleurs avaient organisé, le 21 avril 1856, une manifestation en faveur de la journée de huit heures. Le succès fut si retentissant qu'il fut décidé de renouveler cette journée d'action tous les ans.

 

Le 1er mai 1886, alors qu'une partie des travailleurs venait d'obtenir satisfaction, de nombreux ouvriers, lésés, firent grève pour forcer les patrons à accepter leurs revendications.

 

Le 3 mai, à Chicago, trois grévistes de la société McCormick Harvester perdirent la vie au cours d'une manifestation et le lendemain soir, alors qu'une marche de protestation se dispersait à Haymarket Square, une bombe explosa, tuant quinze policiers.

 

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La révolte de Haymarket Square (Chicago, 4 mai 1886).

 

Trois syndicalistes furent condamnés à la prison à perpétuité et cinq autres trouvèrent la mort par pendaison, le 11 novembre 1886, en dépit du manque de solidité des preuves dont la justice disposait. Ils finirent par être réhabilités.

 

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Les derniers mots du condamné August Spies sont lisibles sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago: «Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui.»

 

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Trois ans après le drame de Haymarket, le deuxième congrès de la IIe Internationale socialiste se réunit à Paris, au 42, rue Rochechouart, salle des Fantaisies Parisiennes, dans le contexte de l'Exposition Universelle et de la commémoration du centenaire de la Révolution française.

 

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Les ouvriers défilèrent à partir du premier mai 1890, un triangle rouge à la boutonnière pour symboliser le partage de la journée en trois temps (temps de travail, temps de loisir et temps de sommeil).

 

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 Le 1er mai, lithographie de Jules Grandjouan (1875-1968) réalisée pour l'Assiette au beurre (1906), une revue illustrée, satirique et libertaire de la Belle Époque.

 

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 Une guirlande pour le Premier Mai, 1895, par Walter Crane (1845-1915).

 

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En 1891, à Fourmies, commune du nord de la France, la manifestation du premier mai s'acheva dans le sang, marquant un tournant essentiel dans l’histoire du mouvement ouvrier. Les forces de l'ordre, équipées des nouveaux fusils Lebel, tirèrent sur la foule. Elles tuèrent dix personnes et firent trente-cinq blessés. Une ouvrière de 18 ans nommée Maria Blondeau reçut une balle dans la tête à bout portant et devint le symbole de cette tragique journée.

 

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 La manifestation à Fourmies. (Image Fourmies info/archives.)

 

Les autres victimes étaient Louise Hublet (vingt ans), Ernestine Diot (17 ans), Félicie Tonnelier (16 ans), Kléber Giloteaux (19 ans), Charles Leroy (20 ans), Emile Ségaux (30 ans), Gustave Pestiaux (14 ans), Emile Cornaille (11 ans) et Camille Latour (46 ans). Je conseille aux personnes intéressées par cette histoire de lire l'excellent ouvrage d'André Pierrard et Jean-Louis Chappat intitulé La fusillade de Fourmies, aux éditions Maxima.

 

Dans le journal « l’Illustration » du 9 mai 1891, il est écrit: «C'est le fusil Lebel qui vient d'entrer en scène pour la première fois. Il ressort de ce nouveau fait à l'actif de la balle Lebel qu'elle peut très certainement traverser trois ou quatre personnes à la suite les uns des autres et les tuer.» Ce fusil équipera l’armée française jusqu’à la fin de la première guerre mondiale.

 

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 Fourmies, Funérailles des Victimes

 

A la fin de l’année 1891, l'Internationale Socialiste renouvela le « caractère revendicatif et international du 1er mai », en hommage aux « martyrs de Fourmies ». Le 23 avril 1919, le Sénat Français ratifia la journée de 8 heures et le 7 juin 1936, la signature des accords de Matignon par Léon Blum permit d'obtenir « une augmentation des salaires de 7 à 15 %, la reconnaissance du droit syndical dans l’entreprise, l’élection des délégués ouvriers, la création de conventions collectives, la semaine de 40 heures et quinze jours de congés payés ».

 

 

Dans la Russie de 1920, le 1er mai fut chômé grâce à Lénine et en 1933, Hitler alla plus loin en rendant ce jour emblématique chômé et payé.

 

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 Affiche de Nikolaï Kitchenguine pour le 1er mai 1920.

 

Le 24 avril 1941, sur les recommandations de René Belin, un ancien dirigeant de l'aile socialiste de la CGT, le Maréchal Pétain qualifia le premier mai de « Fête du Travail et de la Concorde Sociale ».

 

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 1er Mai 1941

 

En avril 1947, à l'initiative du député socialiste Daniel Mayer et du ministre communiste du Travail, Ambroise Croizat, le 1er Mai devint, dans les entreprises publiques et privées, un jour chômé et payé...

 

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 1er mai 1947, discours de Maurice Thorez, secrétaire général du PCF, Place de la Concorde à Paris.

 

 

Les Symboles du Premier Mai

 

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En France, les manifestants du 1er mai défilèrent, à partir de 1890, avec le fameux triangle rouge « des trois temps » bien visible à la boutonnière. Ce triangle fut remplacé, en 1892, par une fleur d'aubépine suspendue à un ruban rouge, en l'honneur de Maria Blondeau, la jeune ouvrière de Fourmies, qui avait trouvé la mort en brandissant un bouquet d’aubépine. En 1895, le socialiste Paul Brousse invita, par le biais d'un concours, les travailleuses à choisir une fleur qui représenterait le « Mai » et c'est l’églantine qui fut choisie.

 

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 Maria Blondeau

 

Cette fleur traditionnelle du nord de la France, liée au souvenir de la Révolution française, fut remplacée par le muguet, en 1907 à Paris. Emblème du printemps francilien, le muguet était accroché à la boutonnière avec un ruban rouge, symbole du sang versé.

 

Après la Première Guerre mondiale, la presse encensa le muguet, aux dépens de la rouge églantine, et en 1941, sous le régime de Vichy, le muguet s'imposa.

 

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La vente du muguet

 

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 Elena Salnikova, la jeune vendeuse de muguet

 

Depuis les années 1930, une tolérance administrative autorise les particuliers à vendre, chaque 1er mai, des brins de muguet sans formalités, ni taxes mais cette tradition populaire se répandit surtout à partir de 1936. Elle semble trouver ses origines à Nantes où monsieur Aimé Delrue (1902-1961), droguiste et président du comité des fêtes de la ville, avait organisé « la Fête du Lait de Mai ».

 

Symbole de renouveau et de fécondité, le lait fraîchement tiré était associé à la blancheur immaculée des clochettes de muguet.

 

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 Zubkov Fedor, Les Anges de Mai

 

Depuis 1936, chacun peut vendre du muguet, sans patente, mais il s'agit d'une tolérance que certains arrêtés, en fonction des communes, n'hésitent pas à réglementer.

 

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 Robert Doisneau (1912-1994), Le 1er mai 1950 à Paris, Place Victor Basch.

 

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 Robert Doisneau, 1er mai 1969, La vendeuse de muguet.

 

 

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 Robert Doisneau, Le Muguet du Métro, 1953, MOMA © 2018 Robert Doisneau, courtesy Bruce Silverstein.

 

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Des larmes de Marie au sang de Saint-Léonard

 

On appelle le muguet « larmes de Notre-Dame » car il aurait jailli des pleurs de la Vierge, versés au pied de la croix.

 

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D'autres légendes l'associent à Saint-Léonard, guerrier et ami du roi Clovis, qui choisit de vivre en ermite au fond des bois. Un jour, sous un bouquet d'arbres sacrés, Léonard se heurta à un dragon contre lequel il reprit les armes. Le combat fut très violent. De chaque goutte de sang perdue par le saint fleurirent des brins de muguet. D'après certaines croyances, on entend parfois, quand le vent souffle, le bruit de cette lutte fantastique...

 

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 Émile Gallé (1846-1904), vase au muguet, marqueterie sur verre, vers 1898-1900.

 

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 Pablo Picasso (1881-1973), Brin de muguet (pousse verte)

 

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Folklore et Traditions

 

Comme toutes les fleurs à clochettes, le muguet est lié au Petit Peuple et aux déesses de l'amour et de la fécondité.

 

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 Cicely Mary Barker (1895-1973), Flower Fairies

 

Avec la campanule, la digitale et le thym sauvage, le muguet est l'une des fleurs préférées des lutins et des fées qui viennent danser, en cercles opalescents, là où s'épanouissent les clochettes parfumées.

 

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 Titania, la reine des fées, couronnée de muguet, sous le pinceau aux accents préraphaélites de Sir Frank Bernard Dicksee (1853-1928).

 

D'après une légende allemande, le muguet serait sous la protection d'une Dame Blanche.

 

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 Idylle de printemps par George Henry Boughton (1834-1905).

 

Fleur d'inspiration, le muguet est consacré à Apollon Belenos, dieu des Arts et du Soleil, qui couvrit en l'honneur des Muses, le Mont Parnasse de clochettes nacrées, d'où l'appellation « Gazon de Parnasse ».

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 Jugend, 1897, illustration d'Adolf Höfer (1869-1927) pour un journal munichois.

 

Dans le folklore européen, l'éclosion des fleurs de muguet constitue un signe bénéfique, annonciateur du retour des déesses du printemps. En fonction des croyances, on pourra préférer les brins à douze ou à treize clochettes...

 

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 Anne Cotterill (1933-2010), Lily of the Valley.

 

Dans le Vaudou et la magie des Caraïbes, le muguet est associé à l'invocation des esprits et aux trois planètes de puissance, de protection et de réalisation que sont le Soleil, Vénus et Mercure. Réduit en poudre et brûlé sur des charbons ardents, il est réputé favoriser la concrétisation des affaires matérielles.

 

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Les druidesses faisaient brûler de l'encens de muguet pour accroître leurs capacités de clairvoyance.

 

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Dans la tradition populaire, le muguet est considéré comme un porte-bonheur puissant que l'on adresse aux personnes aimées et qu'on laisse sécher pour obtenir la réalisation de ses vœux. Il s'offre après la nuit de Beltane, nuit sacrée pour les Celtes ouvrant les portes de « l'année claire » jusqu'au retour de « l'année sombre » à la période de Samain/Halloween.

 

Dans des temps très anciens, c'était l'aubépine que l'on offrait pour célébrer le retour de Maïa, la déesse mère du printemps.

 

Si vous souhaitez vous plonger dans les coutumes entourant l'Arbre de Mai et caracoler en compagnie des fées de Beltane, je vous invite à lire mon article intitulé la Magie de Mai...

 

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Généreuses clochettes signifiant l'amour, la passion, la fidélité et le bonheur partagé...

 

...ainsi que le souvenir et la pureté des sentiments...

 

Joyeux Premier Mai!

 

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 Image Pinterest

 

Bibliographie

 

DUBOIS, Pierre: La Grande Encyclopédie des Fées. Hoebeke, 2008.

 

DUBOIS-AUBIN, Hélène: L'esprit des fleurs: mythes, légendes et croyances. Le Coudray-Macouard: Cheminements, 2002.

 

SEBILLOT, Paul-Yves: Le Folklore de France.

 

SIKE, Yvonne de: Fêtes et croyances populaires en Europe. Bordas, 1994.

 

VESCOLI, Michaël: Calendrier celtique. Actes Sud, 1996.

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #casino, #eau, #enghien, #lac, #ville

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Rendez-vous sur la jetée promenade du Lac d'Enghien, dans le Val d'Oise, le 95, mon département, à environ onze kilomètres au nord de Paris.

 

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La promenade, aménagée en 1910 par l'architecte Louis Olivier, a des similitudes esthétiques avec la jetée de la ville d'Arcachon, inaugurée en 1903.

 

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Les promeneurs apprécient l'esplanade Henri Patenôtre-Desnoyers, la vue sur le lac et le casino dont je parlerai tout à l'heure.

 

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A Enghien, ville propice à la villégiature, la marche est rythmée par l'élégante présence du mobilier urbain. Les hautes silhouettes des lampadaires se découpent sur le bleu de l'eau et du ciel et la scénographie de l'espace est particulièrement réussie.

 

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J'aime tout particulièrement ces têtes de béliers !

 

Si la symbolique du Bélier dans les Arts vous intéresse, vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous :

 

Le Bélier dans les Arts et le Folklore

 

http://chimereecarlate.over-blog.com/2018/04/le-belier-dans-les-arts-et-le-folklore.html

 

 

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L'eau est indissociable du développement et de la renommée d'Enghien mais avant de se nommer « Enghien-les-Bains », la ville fut l'un des territoires affiliés à la puissante seigneurie de Montmorency qui connut, au XVIIe siècle, ses lettres de noblesse.

 

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En 1633, les Princes de Condé firent l'acquisition de ce vaste domaine qui devint « Duché d'Enghien », en raison du titre de ducs d'Enghien détenu par les Condé dès le XVIe siècle.

 

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Au creux de la vallée de Montmorency, Louis Cotte (1740-1815), jeune prêtre de l'oratoire de Montmorency et scientifique aguerri, découvrit, en longeant une étendue d'eau appelée « Étang d'Enghien » des eaux sulfureuses qui favorisèrent la création d'établissements de nature thermale.

 

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En 1820, grâce à une analyse gouvernementale des vertus des eaux du royaume, Enghien acquit une renommée qui allait se développer tout au long des 19e et 20e siècle. La devise de la ville est : « Dant robur virtutemque fontes » soit : « Ces sources qui donnent force et courage ».

 

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Le roi Louis XVIII (1755-1824) bénéficia des vertus de ces eaux qui lui permirent de soigner un ulcère à la jambe et le médecin en chef de l'Hôpital Saint-Louis en fit l'apologie.

 

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A l'époque des Lumières, les lacs s'imposèrent comme des éléments incontournables de la mise en scène du paysage, ce qui annonçait une vision romantique de la Nature et une série d'aménagements financiers et hydrauliques.

 

Madame de Sévigné (1626-1696), Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) ou encore Alphonse de Lamartine (1790-1869)... (ils ne furent pas les seuls...) chantèrent les vertus des lacs de France et de Suisse et le thermalisme devint l'un des fleurons des théories hygiénistes de l'époque. Dans ce contexte, la station thermale d'Enghien se développa grâce à Jean-Baptiste Péligot 1777-1837), ancien administrateur en chef des hôpitaux et hospices de Paris.

 

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Les abords du lac furent défrichés, aménagés. On se mit à forer des puits artésiens, on lotit de manière effrénée. Une symphonie architecturale vit le jour, composée de belvédères, de chaumières, d'ermitages, de chalets, de demeures néo-gothiques, néo-normandes ou Renaissance et Enghien se métamorphosa en « Nouveau Village d'Enghien ».

 

 

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Le 7 août 1850, l’Assemblée Nationale opta pour la création d’une commune nouvelle appelée « Enghien-les-Bains » et en 1863, les thermes furent remplacés par un complexe de soins qui est devenu l’un des plus modernes et des plus prisés sur la scène européenne et de manière internationale.

 

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Dans les années 1830, on pouvait admirer, dans ce décor de carte postale, l'Hôtel des Quatre Pavillons qui a disparu. Gravure BNF Estampes.

 

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Affiche Enghien, Compagnie de Chemin de Fer du Nord, Musée de l'Île de France.

 

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Le lac d'Enghien a attiré de nombreux artistes, venus chercher l'inspiration dans un paysage peuplé de demeures pittoresques, de hameaux de style versaillais, de chalets suisses et de pavillons exotiques. Enghien avait ses habitués comme le maître sculpteur James Pradier (1790-1852), les peintres Horace Vernet (1789-1863), Eugène Isabey (1803-1886), Paul Delaroche (1797-1856) et bien d'autres, ainsi que des personnalités politiques comme Napoléon III (1808-1873), Charles Giraud (1802-1881) etc... et de célèbres actrices comme Mademoiselle Mars (1779-1847).

 

Enghien est aussi la ville de Mistinguett (1875-1966), pétillante artiste née Jeanne Florentine Bourgeois au numéro 5 de la rue du Chemin-de-Fer (actuelle rue Gaston Israël).

 

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Vous trouverez, en cliquant sur le lien ci-dessous, une biographie très complète, agrémentée de nombreuses photos.

 

http://www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net/fiches_bio//mistinguett/mistinguett.htm

 

 

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Mistinguett en revue

 

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Sur les bords du lac, on aperçoit le célèbre Casino d'Enghien.

 

En 1870, lors de l'occupation prussienne, le casino était une sorte de chalet où les habitants d'Enghien venaient se livrer à des activités ludiques : jeux de société, jeux de boules... mais les Prussiens, saisis par le froid intense de l'hiver, démontèrent le bâtiment pour en faire du petit bois qu'ils brûlèrent pour réchauffer.

 

Le casino fut reconstruit, en forme de navire, entre 1901 et 1902 par l'architecte Edmond Autant. Il attira de nombreux visiteurs, il abrita même un hôpital militaire mais des problèmes de sécurité furent signalés au fil du temps. Le bâtiment fut reconstruit en 1908 et associé à un théâtre à l'italienne, pouvant accueillir jusqu'à 700 spectateurs.

 

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Le navire casino : Reproduction Vialles, J-B, 2009. Service Patrimoine et Inventaire du Conseil régional d'Île de France (base Mémoire 20099500213).

 

Un théâtre à l'italienne est un théâtre dont la salle est en forme de demi-cercle et où les spectateurs sont placés à plusieurs niveaux( l'orchestre, les corbeilles, les balcons, la galerie).

 

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Le casino actuel appartient au groupe Lucien Barrière dirigé par Dominique Desseigne. Lucien Barrière est le neveu de François André, homme d'affaires inventeur du concept de « resort à la française », soit la réunion dans un même lieu d'un casino, d'hôtels, d'un hippodrome et de terrains de golf.

 

François André et son associé, Eugène Cornuché, s'illustrèrent en faisant construire des établissements de luxe, à partir de 1912, sur les côtes de Normandie. Personnages incontournables des Années Folles, ils se lièrent d'amitié avec les rois, les princes, les hommes politiques et les artistes. François André fut le premier à ouvrir les portes des casinos à une clientèle féminine.

 

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Des célébrités comme Coco Chanel (1883-1971), André Citroën (1878-1935), le peintre Maurice Utrillo (1883-1955) ou encore les membres de la famille Rothschild avaient l'habitude de fréquenter les lieux et à la fin du mois de mai 1906, le célèbre ingénieur Louis Blériot (1872-1936) a entamé sur le lac « les essais d’un intéressant aéroplane de son invention. »

 

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Photo trouvée sur Le Figaro.fr

 

Voici ce que nous dit la revue L’Aérophile de la même année.

 

« Cet appareil a une surface portante de 60 m² répartis sur deux cellules elliptiques. Ces surfaces sont en soie Française vernie, tendue sur une armature en bois de frêne creux. À l’avant, se trouvent deux hélices de 2 mètres de diamètre, tournant à 600 tours et placées côte à côte. Elles sont actionnées, au moyen de deux arbres flexibles, qui constituent une transmission d’une régularité et d’une souplesse remarquables, par un moteur de la célèbre marque « Antoinette », de 24 chevaux, 8 cylindres, pesant 40 kilogrammes. Les hélices ainsi actionnées ont fourni un effort de traction de 80 kilogrammes. L’ensemble de l’aéroplane est monté sur un hydroplane extrêmement léger, en bois perforé, garni de flotteurs en toile caoutchoutée. Des gouvernails horizontaux et verticaux assurent la stabilité dans tous les sens. L’appareil peut être monté par une ou deux personnes. Il a été établi sur les données de M. Blériot, le constructeur de phares bien connu dans les grands ateliers d’aviation Blériot et Voisin, à Billancourt. »

 

 

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Le casino d'Enghien-les-Bains est semble-t-il le seul casino de France à avoir un droit d'accès payant et qui varie en fonction de chaque jour.

 

Je ne suis pas entrée à l'intérieur. J'ai préféré me promener sur les bords du lac en songeant à la vie qui bruissait là autrefois et en me rappelant de certaines lectures comme Le Bouchon de Cristal, roman policier de Maurice Leblanc (1864-1941) qui met en scène les aventures du gentleman-cambrioleur Arsène Lupin.

 

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Le roman parut en feuilleton dans Le Journal, de septembre à novembre 1912 puis il sortit, peu de temps après, en librairie. Maurice Leblanc rend hommage à La Lettre Volée d'Edgar Allan Poe (1809-1849), une nouvelle pleine de rebondissements dans laquelle un objet que l'on cherche à dissimuler est placé en évidence. L'action du Chapitre Un du Bouchon de Cristal se déroule au Lac d'Enghien.

 

Synopsis : « Arsène Lupin cambriole la villa du député Daubrecq. Mais les choses tournent mal : Lupin réussit à s’enfuir avec un bouchon de cristal, qui disparaît presque aussitôt. Lupin espionne Daubrecq et découvre que c’est un maître chanteur qui possède une liste de vingt-sept noms impliqués dans l’affaire du Canal de Panama. Un scandale qui s'est déroulé entre 1892 et 1893.

Un document explosif serait caché dans le fameux bouchon de cristal ! »

 

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Époque fascinante du Pavillon Chinois, une construction issue de l'Exposition Universelle qui se déroula à Paris en 1867. A la fin de la manifestation, il fut démonté à l'initiative d'Albert De Montry, le directeur du premier établissement thermal et installé à Enghien où les visiteurs et la haute bourgeoisie de la ville l'apprécièrent pour son dôme exotique et ses formes polygonales incurvées et mouvantes, entre ombre et lumière. Il s'altéra hélas au fil du temps et dut être remplacé par un bâtiment inauguré le 14 juillet 1911.

 

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Il abrite aujourd'hui le restaurant panoramique du Pavillon du Lac.

 

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De l'ancien vers le nouveau...

 

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Enghien est une ville magnifique qui a été tout autant convoitée que menacée, dans sa beauté éclectique, au fil du temps.

 

Pendant la seconde guerre mondiale, elle a abrité, de manière régulière, les régiments allemands de passage ainsi qu’une Kommandantur d'importance régionale. A la Libération, des affrontements d'une grande violence se sont déroulés dans ses rues « entre les forces allemandes et des éléments de la seconde division blindée du général Leclerc, appuyés par la Résistance locale. »

 

 

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J'ai encore plein de choses à vous dire au sujet d'Enghien et une myriade de photos à vous montrer alors je vous donne rendez-vous dans quelques jours, après ma publication du Premier Mai, pour la suite de cette promenade.

 

Merci de tout cœur pour votre gentillesse, chers aminautes qui vous reconnaîtrez. Belles et douces pensées pour vous et gros bisous !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #jpg, #lapin, #lievre, #oeufs, #paques

 

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Fertile, habile et facétieux, le Lapin ou Lièvre de Pâques dépose des œufs en chocolat et des œufs peints dans les jardins, les parcs et différents lieux de nature. Très attendu par les gourmands, il est traditionnellement considéré comme l'émissaire des forces de Reverdie !

 

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Il est l'animal sacré de la déesse Ostara, divinité féminine associée à la Lune et à l'Aurore qui a donné son nom à la fête germanique du Printemps. L'équivalent anglo-saxon d'Ostara est Eostre.

 

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À la période de Pâques (Easter, Oyster...), le Lapin ou Lièvre du Printemps est honoré en Alsace, dans les Vosges, en Allemagne et en Angleterre sous le nom d'Osterhase. On le dit gardien des œufs prêts à éclore ou géniteur de ces précieux talismans de fécondité et on le représente, depuis l'Antiquité, sur une profusion de stèles, de statues, de plaques de cheminée, de moules à pâtisserie, etc...

 

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© Mickie Mueller, Ostara, the sabbat with the rabbit

 

La déesse Ostara gouverne les festivités de l'équinoxe de printemps (21, 22 ou 23 Mars) et les forces calendaires du mois d'Avril. En son honneur, des combats symboliques étaient organisés, simulant la lutte des énergies printanières et de l'hiver finissant. Les prêtresses d'autrefois plaçaient des œufs dans des barques miniatures glissant au fil de l'eau, enfouissaient des œufs et des figurines d'écorce dans la terre et jetaient des œufs décorés dans les brasiers rituels.

 

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© Katherine Toms, Ostara

 

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Animal ambivalent, le lièvre suscitait la méfiance dans la Grèce antique et symbolisait la fécondité dans la Rome ancienne où sa viande était réputée aphrodisiaque. Consacré à Vénus/Aphrodite, la déesse de l'amour, il incarnait paradoxalement la luxure et la vertu, sa morphologie lui permettant de détaler face aux tentations.

 

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Dans la mythologie de Pâques, il apparaît comme le messager du printemps. Un peu avant la période des Rameaux (Pâques Fleuries) où se mélangent coutumes populaires et actions liturgiques chrétiennes, il prépare les œufs gourmands puis il élabore son plan de distribution de cadeaux-talismans.

 

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Dans l'ancienne Angleterre, dans le monde germanique et dans plusieurs régions de France, sa présence est perceptible aux premières lueurs de l'aube. Il caracole aussi au crépuscule, sous la ronde lune et quand l'astre des nuits dessine un croissant argenté. Il fraye sur les vieilles voies, s'ébat à proximité des cercles de pierre, des anciens lieux de culte, des rivières et des sources. On le trouve près des rameaux verts, rameaux qui, avant d'être consacrés au Christ, étaient dédiés à Apollon, le dieu grec de la lumière et des arts, à la déesse Ostara et aux esprits des fleurs et des fruits.

 

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© Pascal Moguérou, L'Heure des Fées...

 

Le Lapin/Lièvre est très important dans le folklore européen et bien au-delà. Rusé, avisé, gourmand, maître des connaissances cachées et des comptines d'enfance, il est le familier de ceux qui pratiquent les Arts Anciens: Astrologie, Divination, Sorcellerie, Alchimie, Médecine magique...

 

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© Janie Olsen

 

À des périodes choisies, il s'aventure dans l'herbe tendre et va cueillir les plantes celtiques de longue vie: l'armoise de pleine lune qui favorise les visions secrètes, l'achillée matricielle qui nettoie et nourrit le sang, l'alchémille des elfes, le trèfle étoilé, la camomille au cœur de miel, la pimprenelle et la menthe aquatiques, la sauge des sortilèges, le serpolet, le lycopode, la verveine, le mouron d'eau, le romarin...

 

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© Janie Olsen

 

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© Janie Olsen, Lièvre seigneur de la fécondité, lié à la magie des abeilles et à la puissance guérisseuse du miel.

 

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© Janie Olsen

 

Comme je l'écrivais au début de mon article, il est Osterhase, celui qui annonce la venue des forces nouvelles, chasse les derniers fléaux de l'hiver, « ouvre les chemins » et attise les pouvoirs mystérieux de la terre. Il ranime les énergies d'Eos, l'Aurore aux doigts de rose et « pond », de manière magique, des œufs rouges, gorgés du sang de la vie.

 

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Dans la tradition de Pâques, les enfants lui préparent un nid douillet, tapissé d'herbes et de fleurs, dans un lieu dont l'emplacement est gardé secret. Amant et guerrier lunaire, il y dépose des œufs incandescents et multicolores après avoir affronté, un coq cuirassé d'or.

 

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© Amanda Clark, Abondance

 

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© Karen Davis, The Starlight Hare...

 

Symbole Universel, il apporte la chance, insuffle la créativité, stimule la clairvoyance...

 

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Chez les Aztèques, appelé Tochtli, il représentait le huitième jour du calendrier et apparaissait comme le signe de la Lune et du bonheur.

 

Dans la Chine ancienne, maître des remèdes alchimiques appelé Lapin de Jade et célébré à la mi-automne, il prononçait des incantations de guérison en écrasant des branches de cannelle dans un mortier sacré.

 

Dans les mondes amérindiens, en Asie, pour les Égyptiens, les Celtes, les Saxons, les Hottentots... il était l'incarnation du pouvoir magique, fécond, régénérateur de la Lune printanière. Il est également honoré dans l'Islam.

 

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Petits Lapins de la Tapisserie de la Dame à la Licorne, réalisée vers 1500. Ils représentent, à travers un luxuriant bestiaire et une farandole de symboles végétaux, la fécondité et la force du désir.

 

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© Robert Bissell, Les Magiciens

 

Le Lapin/Lièvre est un Trickster, expert en espiègleries. Vénéré par de nombreuses civilisations, il a été rejeté par l'église chrétienne. Assimilé au Malin, il est considéré dans le monde chrétien comme un emblème de luxure et un vecteur de maladies mais en tant qu'esprit de la reverdie, il a plus d'un tour dans son sac et les « gens du pagus » ont continué de le célébrer.

 

On le trouve là où pousse la Verveine (Ferfaen en vieille langue celte, Trombhad en gaélique), herbe d'amour qui régénère le sang,la peau, apaise les migraines et décongestionne les foies épuisés.

 

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© Robert Bissell, Le Secret

 

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© Robert Bissell, Initiation

 

En magie druidique, sous l'obédience du lièvre, on utilise la verveine (herbe de l'enchanteur, herbe du chef, herbe sacrée...) pour encourager la circulation de l'Awen, force de l'inspiration, apaiser les conflits et repousser les peurs qui empêchent d'avancer. On boit du thé de verveine mêlé d'armoise et d'achillée pour stimuler la sensibilité prophétique. On balaye les espaces sacrés avec des tiges et des feuilles de verveine...

 

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© Robert Bissell, The Inquiry (L'Enquête)

 

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© Donella Arts, Le Lièvre et le Tor

 

Dans les Comtés d'Angleterre, on donne au Diable le surnom de Lapin quand il séduit les Sorcières pour les conduire au Sabbat mais pour autant le lapin/lièvre, dans le monde anglo-saxon, n'est pas empreint de négativité. Il va et vient sur ce qu'on appelle le Old Path, (le Vieux Chemin), route sacrée tissée de lignes d'énergies (Ley Lines) qui sillonne l'Angleterre et traverse, entre autres, dans le Somerset, la ville de Glastonbury.

 

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©Lisa O'Malley, Magic of the Tor

 

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À Glastonbury, s'élève le Tor, une tour dédiée à Saint-Michel sur une colline considérée comme sacrée. Le Tor est perçu comme une aiguille d'énergie pure protégeant les secrets de la vieille Angleterre, celle des enchanteurs et des villes mythiques, comme la Cité de Camelot, fief du Roi Arthur. Le Tor évoque le Graal et le bâton d'aubépine magique de Joseph d'Arimathie.

 

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Hare Print Spirit Path to Avalon Glastonbury by © eveningstardust

 

Gardien des cycles calendaires, le Lapin/Lièvre est une figure initiatique, un maître des temps secrets, à l'instar du Lapin Blanc d'Alice au pays des merveilles.

 

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White Rabbit par John Tenniel (1820–1914).

 

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Illustration de John Tenniel.

 

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Frederick Morgan (1847-1927), Feeding the rabbits (Nourrir les lapins), scène issue d'Alice au pays des merveilles.

 

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© Lisa Parker, Moongazing Hare.

 

De nombreux artistes ont célébré le Lapin/Lièvre... Il faudrait une encyclopédie pour tous les citer ! J'aime tout particulièrement les représentations des illustratrices Beatrix Potter (1868-1943), Susan Wheeler et Marjolein Bastin.

 

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The Tale of Peter Rabbit, un ouvrage de fantasy animalière signé Beatrix Potter dont la première édition parut en octobre 1902.

 

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Beatrix Potter

 

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© Susan Wheeler

 

Les lapins de Susan Wheeler sont tellement addictifs ! Cette artiste née en 1955, spécialiste de la carte de vœux, a grandi en Nouvelle-Angleterre et s'est passionnée très jeune pour la Nature et la vie des animaux. Elle a imaginé des mondes enchantés et notamment l'univers apaisant, familial, merveilleusement utopique de Holly Pond Hill où vivent des créatures des bois aux délicieuses petites manières...

 

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© Susan Wheeler

 

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© Susan Wheeler

 

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© Marjolein Bastin

 

J'espère que vous penserez aux lièvres magiques en vous promenant dans les champs ou lorsque vous dégusterez, qui sait, une infusion de verveine! Sourires...

 

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Et n'oublions pas que sur le corps diamanté de la ronde lune, palpitent des taches qui d'après de nombreuses légendes, dessinent la forme d'un lapin...

 

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Pour les personnes qui s'interrogeraient, voici la différence entre un lièvre et un lapin :

 

Le lièvre et le lapin sont des Lagomorphes. Le lapin vit en colonie dans un terrier que sa petite famille a creusé. Il est plus petit que le lièvre, il a des oreilles plus courtes, une tête ronde et un museau aplati. Sa queue est plutôt blanche.

Le lièvre, bien plus grand, est un solitaire qui ne creuse pas de terrier, préférant s'installer sous une haie ou des buissons. Sa queue est de préférence noire.

Le lapin pèse environ 1,5 kilos. Le lièvre oscille entre 3 et 5 kilos.

Le lapin aime le soir et l'aurore pour frayer en dehors de son terrier mais sans trop s'en éloigner.

Le lièvre parcourt davantage de distance lorsqu'il sort de son habitation. Il aime le crépuscule et la nuit.

 

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Joyeuses Pâques chers Aminautes !

 

Si vous voulez retrouver mes précédents articles sur le sujet, il vous suffit de cliquer sur les liens ci-dessous :

 

Mystères et Traditions de Pâques

 

Les Œufs du Printemps

 

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Petits sourires avec ces chenapans de Lapins Crétins !

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Gros bisous et merci de votre fidélité !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #avril, #dame, #Notre Dame de Paris, #paris, #parvis, #pompiers

 

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 Notre-Dame vue, pendant l'hiver 2019, depuis le parvis de l'Hôtel de Ville avec au premier plan, à gauche, La Science, 1880-1882, de Jules Blanchard (1832-1916).

 

Comment ne pas se sentir bouleversé par tant de beauté, de mystère, de force esthétique ?

 

Nous avons failli perdre un inestimable joyau...

 

Sans les pompiers de Paris auxquels un hommage ô combien mérité vient d'être rendu, Notre-Dame ne serait qu'un spectre de pierre, noyé dans la poussière... Alors bravo à celles et ceux qui se sont battus, au péril de leur vie, pour que la Cathédrale demeure, œuvre de Foi et de Ferveur au cœur de l'Île de la Cité.

 

Il faudra du temps pour la reconstruction... A ce sujet, je ressens l'Espérance de bien des personnes, une Espérance qui balaye, bien heureusement, de vaines polémiques associées à l'argent versé pour permettre la renaissance d'un chef-d’œuvre.

 

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La Cathédrale est un Trésor Intemporel. Au-delà de toutes croyances, elle incarne la Concorde entre Religion et Laïcité, elle est notre héritage à travers les siècles, elle a résonné de toute son âme pendant les moments clefs de notre histoire...

 

Comme nombre d'entre nous, je dois digérer ma tristesse et l'angoisse que j'ai ressentie en cette nuit où elle flambait, une nuit qui semblait irréelle...

 

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Image L'Opinion

 

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Image Europe 1

 

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Image France 24.fr

 

Notre-Dame est encore debout et les 200 000 abeilles qui vivent au sommet de la sacristie attenante ont survécu ! C'est un beau symbole... Petites abeilles industrieuses qui se gorgent de miel afin de protéger leur reine lorsqu'elles détectent un danger et qui s'endorment dans les atmosphères enfumées. Leurs minuscules organismes se sont réveillés après l'incendie. Les réactions affluent du monde entier pour saluer la bonne nouvelle.

 

Une autre nouvelle... La girouette en forme de coq qui couronnait la pointe de la flèche a été retrouvée dans la soirée du 16 avril. « Cabossée mais vraisemblablement restaurable » d'après le ministère de la Culture.

 

Le coq contenait, à l'instar d'un « paratonnerre spirituel », un fragment de la Couronne d’Épines, une relique de Saint-Denis et une relique de Sainte-Geneviève, la sainte patronne et protectrice de Paris. Ce coq reliquaire, en cuivre repoussé, est enfoncé et il est compliqué de savoir s'il abrite encore une partie de ses trésors.

 

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Photo © Jacques Chanut montrant Philippe Villeneuve, l'architecte en charge des travaux de Notre-Dame, avec la girouette.

 

La flèche que nous connaissions fut conçue, entre 1859 et 1860, par l'architecte Eugène Viollet-le-Duc. Heureusement les douze apôtres et les quatre évangélistes monumentaux qui ornaient sa splendeur avaient été retirés des hauteurs de Notre-Dame quelques jours avant l'incendie. Ils sont en cours de restauration dans la ville de Périgueux.

 

La flèche originelle avait été érigée en 1250 et démontée entre 1786 et 1792.

 

Je veux dire encore BRAVO aux pompiers de Paris qui ont sauvé la Cathédrale et espérer qu'un magnifique projet de restauration puisse voir le jour...

 

Pour les personnes intéressées, j'avais publié un billet consacré à Notre-Dame de Paris, au moment des fêtes de Noël 2018, sur La Chimère Écarlate :

 http://chimereecarlate.over-blog.com/2018/12/notre-dame-de-paris-et-son-sapin.html

 

 

Les photos qui suivent ont été prises les 16 et 18 avril. Les rues qui entourent le parvis ne sont pas accessibles. Il y a un monde fou et plein de télévisions françaises et étrangères. Il n'est pas évident de se frayer un chemin pour photographier mais vous aurez une idée de l'état de Notre-Dame... Avec beaucoup d'émotion associée...

 

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On ne peut se rendre sur le parvis. Les pompiers ont toujours beaucoup de travail à accomplir car des pignons et différents éléments sculptés risquent -hélas- de tomber.

 

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Notre-Dame est vraiment une miraculée !

 

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18 avril

 

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16 avril

 

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18 avril, jour de l'Hommage rendu aux pompiers et à Notre-Dame sur le parvis de l'Hôtel de Ville. La foule s'était dispersée après les discours d'Anne Hidalgo et de Christophe Castaner.

 

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Continuons de penser très fort à la Dame du cœur de l'Île de la Cité et à ses pierres vives...

 

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J'aimais tellement voir cette flèche s'élancer dans le ciel...

 

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Image Infos.fr

 

Pensées pour tous les bâtisseurs, petits ou grands et que résonnent à jamais les mots des amoureux de Notre-Dame...

 

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Superbe roman paru en 1831 chez l'éditeur Charles Gosselin.

 

Né de la plume ardente de Victor Hugo (1802-1885) qui nous emporte dans le Paris de 1482.

 

A redécouvrir ou à découvrir avec un féroce appétit littéraire !

 

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Notre-Dame de Paris, Quasimodo et Esmeralda, illustration de © Benjamin Lacombe.

 

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Esmeralda par © Benjamin Lacombe

 

Pensées pour vous chers Aminautes et merci de votre fidélité...

 

Gros bisous gourmands à l'orée de Pâques...

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© Lynn Bonnette

Plume

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