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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

Publié le par maplumefee
Publié dans : #edouard, #fut, #jeanne, #jpg, #pailleron, #samary

 

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Sous les grands arbres du Parc Monceau, parmi les fabriques romantiques de Carmontelle, un monument sculpté rend hommage à deux esprits brillants : la comédienne prodige Jeanne Samary que je présenterai tout à l'heure et l'auteur dramatique Édouard Pailleron (1834-1899).

 

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Édouard Pailleron fut également poète, avocat, journaliste, dragon pendant deux ans, directeur de la Comédie-Française et Académicien. Il avait coutume de dire : « Le seul bonheur qu'on a vient du bonheur qu'on donne. »

 

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Une rue ouverte en 1903 dans le 19e arrondissement de Paris porte son nom.

 

Docteur en droit et passionné de littérature, Édouard Pailleron fut le gendre de François Buloz, le fondateur de « La revue des Deux-Mondes » dont il devint le codirecteur. En 1882, il fut élu à l'Académie Française.

 

A travers ses œuvres, il déploya une formidable énergie créatrice et certaines de ses pièces, comme « Le monde où l'on s'ennuie » furent jouées plus de mille fois ! Un succès prodigieux. Il est inhumé au cimetière du Père Lachaise et le Parc Monceau accueille un ensemble sculpté qui célèbre son talent.

 

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« Quand le désir la touche,

Notre âme n'attend pas les mots de notre bouche. » Édouard Pailleron, Le Parasite.

 

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Le monument commémoratif, couronné par une statue en buste du prolifique homme de lettres fut créé en 1906 par le sculpteur Léopold Bernard Bernstamm (1859-1939).

 

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Léopold Bernstamm était un sculpteur allemand, né dans l'actuelle Lettonie. Il fit ses classes, à partir de 1872, dans l'atelier du sculpteur danois David Jensen, élève du maître danois Bertel Thorvaldsen (1770-1844) puis il entra, en 1874, à l'Académie Impériale des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg.

 

Artiste voyageur, il découvrit en Italie les splendeurs de Florence et de Rome et en 1885, il se rendit à Paris où il décida de s'installer.

 

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Périodiquement, il revint à Saint-Pétersbourg et réalisa de nombreux portraits sculptés de grands personnages russes et français, près de trois cents semble-t-il, parmi lesquels on trouve l'empereur Nicolas II (1868-1918), le tsar Alexandre III (1845-1894), des membres de la famille impériale russe, des artistes et des personnalités comme Anton Rubinstein (1829-1894), Fiodor Dostoïevski (1821-1881), Alexandre Pouchkine (1799-1837)... ou du côté français, Émile Zola (1840-1902), Gustave Flaubert (1821-1880), Victorien Sardou (1831-1908), Ernest Renan (1823-1892), Alexandre Falguière (1831-1900)...

 

A Paris, très apprécié, il fut l'élève d'Antonin Mercié (1845-1916) et fut sollicité par le musée Grévin pour créer un nombre conséquent de personnages de cire.

 

Au fil de sa carrière, il fut récompensé au Salon des Artistes Français et aux Expositions Universelles (il reçut la médaille d'argent en 1889 et la médaille d'or en 1900). En 1891, il fut nommé Chevalier de la Légion d'Honneur puis Officier et Commandeur.

 

 

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En 1906, outre le monument dédié à Édouard Pailleron, il a réalisé une grande sculpture en plâtre intitulée « Deux jeunes filles en mouvement ». (Image Antiquités Lassaussois.com)

 

Les deux jeunes filles sont saisies par l'artiste dans un élan facétieux. L'une d'elle tente, auprès de son amie couronnée de feuilles de vigne, de s'emparer d'un masque qui représente l'allégorie du théâtre.

 

 

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Une élégante et séduisante jeune femme est représentée au pied du monument. Il s'agit de la comédienne (Léonie Pauline) Jeanne Samary (1857-1890), égérie du Tout-Paris en son temps et figure de proue de la Comédie-Française, qui fut peinte, dans l'éclat de sa jeunesse, par Auguste Renoir (1841-1919).

 

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Issue de la lignée des Brohan, (Suzanne, Augustine et Madeleine, des comédiennes prestigieuses), Jeanne reçut le Premier Prix au Conservatoire en 1875 après avoir été l'élève de Jean-Baptiste Prosper Bressant (1815-1886). A l'âge de dix-sept ans, elle se fit remarquer en interprétant Dorine dans Tartuffe et devint très rapidement l'une des interprètes les plus recherchées pour les soubrettes du théâtre de Molière. Jeune femme pleine de charme, d'élégance et de joie de vivre, industrieuse et facétieuse, elle excella dans les pièces de Molière mais aussi dans les œuvres de Marivaux, Regnard, Victor Hugo, Victorien Sardou, Octave Mirbeau, Jean Richepin et n'oublions pas les œuvres d'Édouard Pailleron (Le Monde où l'on s'ennuie, Petite Pluie, L'Étincelle, La Souris...).

 

Elle entra à la Comédie-Française en 1875 et devint Sociétaire en 1879. Coqueluche du Paris des Arts, elle épousa en 1882 Paul Lagarde, le frère du peintre Pierre Lagarde et le couple eut trois enfants.

 

Jeanne apparaît dans la Balançoire (1876) d'Auguste Renoir (1841-1919) et le Déjeuner des Canotiers (1880/1881). Clin d’œil à mon aminaute Alain Yvars, du blog Si l'art était conté...

 

http://www.httpsilartetaitconte.com/apps/search?s=le+d%C3%A9jeuner+des+canotiers&search-submit-box-search-364419=OK

 

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Portrait de Jeanne Samary ou La Rêverie par Renoir, 1877.

 

Dans ce tableau, le visage de Jeanne Samary resplendit sur un fond rose impressionniste où se dessine la signature de Renoir. Ses yeux brillent comme des saphirs et son charme est intense (peau nacrée, lèvres rubis, chevelure de feu...), dans un monde investi par des couleurs précieuses (le bleu vert de la robe est magnifique).

 

Jeanne venait poser chez Renoir à cette époque et Renoir prenait grand plaisir à aller admirer Jeanne sur scène.

 

L’œuvre qui se trouve exposée aujourd'hui au Musée Pouchkine à Moscou fut présentée en 1877 à la troisième exposition des Impressionnistes et le ressenti des critiques et des visiteurs ne fut pas élogieux... Jeanne s'en trouva contrariée.

 

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Jeanne en robe de bal et peinte en pied, en 1878, toujours par Auguste Renoir. L’œuvre est conservée au Musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg.

 

Entre 1877 et 1880, Renoir a peint la jeune femme plus d'une douzaine de fois mais au fil du temps, les relations se compliquèrent entre les deux artistes, Jeanne reprochant à Renoir de ne pas la mettre suffisamment en valeur à travers son style très personnel et préférant se rapprocher des peintres du mouvement Académique.

 

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Jeanne Samary dans le Déjeuner des Canotiers. Les couleurs de ce détail ne sont pas identiques au tableau dans son ensemble mais, pour mes amis « puristes », j'ai fait comme j'ai pu avec ce que j'ai trouvé. wink2

 

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Jeanne Samary a aussi été peinte en 1880 par Louise Abbéma (1853-1927), une artiste prolifique et très célèbre à son époque, portraitiste attitrée et amante de Sarah Bernhardt (1844-1923).

 

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Jeanne inspirant le peintre naturaliste Jules Bastien-Lepage (1848-1884).

 

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Jeanne en déesse de la Lune, maîtresse femme photographiée par l'atelier Nadar

 

Particulièrement douée pour le théâtre, Jeanne était très aimée et sollicitée par une myriade d'auteurs hélas la fièvre typhoïde l'emporta à l'âge de 33 ans alors qu'elle allait jouer La Parisienne d'Henry Becque (1837-1899). Le peintre académique Ferdinand Humbert (1842-1934) a réalisé un portrait d'elle juste avant sa mort.

 

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Si vous vous promenez dans le Parc Monceau, vous prendrez sûrement plaisir à saluer la délicieuse Jeanne et le pétillant Édouard Pailleron, présentés selon la vision Belle-Époque de Léopold Bernstamm. Jeanne rend hommage à son ami écrivain et dramaturge en parant son monument avec une guirlande de roses après lui avoir offert deux masques qui représentent la Comédie et la Tragédie.

 

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Masques

 

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Jeanne Samary est l'auteur d'un livre pour enfants intitulé Les Gourmandises de Charlotte, illustré par le talentueux Jacques Onfroy de Breville (1858-1931) dit JOB et dont la préface fut rédigée par Édouard Pailleron.

 

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Cette fable moralisatrice, parue en 1890 chez Hachette & Cie et rééditée en 1902 et en 1914, relate l'histoire d'une fillette capricieuse qui ne mange que des sucreries. Ce mode de vie la fait rapetisser, vivre dans une boîte d'allumettes et devenir la servante d'un rat. Au fil de l'histoire, Charlotte décide de manger autre chose que des gourmandises mais elle se met à grossir plus que de raison.

 

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A la fin du livre, elle retrouve une corpulence normale en consommant une alimentation équilibrée et se métamorphose en « la plus jolie petite fille de Paris. »

 

L'ouvrage est en résonance avec les préoccupations hygiénistes de l'époque à laquelle vivait Jeanne Samary.

A la fin du XIXe siècle, toutes les audaces gastronomiques étaient encouragées et de nombreuses personnes s'empiffraient littéralement (ce qui nous rappelle que des gens agissent hélas ainsi de nos jours...). Face à cette hécatombe de trop copieuse chère et dans un contexte favorable aux cures thermales et à l'expression positive du corps etc, des médecins entreprirent d'expliquer aux parents la nécessité de surveiller l'alimentation de leurs enfants. Le livre de Jeanne Samary est donc emblématique d'une vogue qui fournira les principes de la diététique moderne.

 

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Illustration de JOB

 

Sur ces considérations qui demeurent très actuelles, je vous souhaite de belles journées de janvier et vous adresse une myriade de cœurs d'amitié...

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #belle, #hotel, #jpg, #lumiere, #ville

 

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TRÈS BELLE ANNÉE 2019 ET MERCI POUR VOS VŒUX !

 

La ville a enfilé ses habits de lumière. Prenons plaisir à découvrir, au cœur de ses rues, des clartés mouvantes et des petites touches d'enchantement qui se lovent dans la nuit...

Nous sommes sur le parvis de l'Hôtel de Ville. Un monde fantasmagorique se déploie devant ce superbe édifice.

 

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Un château urbain auquel j'ai prévu de consacrer une série d'articles en 2019. Hôtel de Ville « moderne » qui se dresse dans l'obscurité scintillante tel un palais mystérieux.

 

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Là où se déployaient autrefois les tourelles et les arcades de la Maison aux Piliers, « Domaine de Ville » acquis par le Prévôt des Marchands Étienne Marcel (1315-1358) auprès de la famille royale, les promeneurs découvrent un joli monde où se lovent des lumières opalines et des sculptures de cervidés en bois.

 

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La vaste façade dévoile son esthétique néo-renaissance qui rend hommage au palais d'autrefois... Une composition dessinée par l'architecte italien Dominique de Cortone (1470-1549) dit Le Boccador et érigée, entre 1533 et 1628, sur les vestiges de la Maison aux Piliers, au couronnement de la Place de Grève. L'Hôtel de Ville du Boccador disparut dans les flammes, le soir du 24 mai 1871, pendant les événements de La Commune.

 

La façade actuelle, qui se déploie sur 143 mètres, est rythmée par une myriade de statues qui représentent de grands personnages issus du monde des arts et de la politique. Cent six statues en pied sont accompagnées de sculptures décoratives et de figures chimériques.

 

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 Ombres des dix chevaliers en cuivre qui veillent sur le campanile, les toitures et les pavillons de l'édifice.

 

Je publierai dans le courant de l'année les détails de mes photos de jour et la documentation (gravures anciennes, peintures, plans...) que j'ai constituée au fil du temps. Un travail plus que conséquent !

 

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Entre Hôtel de Ville et tours dorées de la Cathédrale Notre-Dame, les décors de fête ont fait le bonheur des petits et des grands. Je veux partager avec vous cette poésie de l'instant.

 

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Des animaux de bois, incarnations de l'Esprit des Forêts se laissent admirer... J'ai beaucoup aimé ce côté Nature...

 

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A proximité, palpitent les lumières du Carrousel Belle-Époque du parvis de l'Hôtel de Ville. Un écrin de rêves qui s'animent dans les velours de la nuit.

 

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Lumières aux tons précieux du BHV, célèbre Bazar de l'Hôtel de Ville qui ouvrit ses portes en 1856, à l'initiative d'un commerçant ardéchois, un bimbelotier philanthrope nommé François Xavier Ruel.

 

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Lumières sur lesquelles je referme ce billet en vous présentant à nouveau mes meilleurs vœux pour 2019 et en vous disant « merci » pour vos présences amicales.

 

Douces et belles pensées pour vous !

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #2019, #annee, #belle, #jpg, #veux

 

 

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© Dona Gelsinger

 

Ami(e)s lectrices, lecteurs,

 

Bienvenue à l'année nouvelle, mêlée de blanc, de rouge et d'or, brodée de mille et une petites lumières qui enchantent la nuit...

 

Je vous adresse, ainsi qu'à vos proches, mes Vœux de Bonheur, d'Amour, de Santé et de Prospérité afin que 2019 soit colorée de belles promesses, de savoureuses rencontres et de projets réussis!

 

Peines et chaos ne peuvent être balayés facilement mais continuer à croire en quelque chose de meilleur et conserver l'Enthousiasme sont des atouts majeurs. En cette période festive, je n'oublie pas les personnes seules et démunies et les ami(e)s de la toile qui ont été rudement éprouvé(e)s en 2018. Je veux vous redire ma foi en l'avenir et vous remercier pour votre soutien et vos paroles d'amitié.

 

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Je vous souhaite une très belle année 2019! Avec de gros bisous...

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #chevre, #julbock, #noel, #nuit, #pere

 

 

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© Briar, La Reine de l'Aurore Hivernale

 

Ami(e)s lectrices, lecteurs,

 

Je vous remercie pour vos petits mots si gentiment déposés en mon espace et je vous souhaite le plus de bonheur possible en ce temps festif. Un temps qui n'est pas évident à vivre pour les personnes seules et/ou malades et démunies. Je souffle des pensées vers ceux qui souffrent et se sentent abandonnés...

 

Que la magie de Noël rayonne dans vos foyers, sereine et généreuse aux portes de l'année nouvelle! Je vous embrasse bien affectueusement...

 

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Jenny Nyström (1854-1946), L'Étoile de Noël.



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© Joséphine Wall



J'ai ajouté des illustrations à cet article que j'avais publié il y a plusieurs années. Je vous souhaite bonne lecture et n'oubliez pas que vous pouvez faire une moisson d'images, si vous le désirez...



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Scène issue du film « A la croisée des mondes : La Boussole d'Or », 2007.

 

La nuit du Solstice d'Hiver est une nuit magique, un passage entre les mondes célébré depuis des temps immémoriaux. Elle a métamorphosé les couleurs de l'automne pour créer sa propre féerie.

 

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La Conteuse, 1906, par Édouard Jérôme Paupion (1854-1912). Photo RMN-Grand Palais, F. Vizzavona / D. Arnaudet.

 

Jadis, on se réunissait devant l'âtre près de la tisseuse d'histoires, celle dont la pupille gauche révélait un croissant de lune énigmatique et dont le chant propageait le « vieux savoir » pour que la connaissance des récits fondateurs ne soit pas oubliée. Les émotions les plus vives naissaient dans la coupe de ses mots. Elle symbolisait l'âme de tout ce qui avait été et concentrait dans son regard le fascinant pouvoir des Parques. Elle contait les forêts légendaires, les fontaines, les mares et les sources enchantées, la force protectrice de la bûche de chêne, les arbres verts et le soleil en fusion dans le ciel glacé. Elle invoquait, dans les cendres du foyer, la Cailleach ou la « Vieille Épouse de Noël », mystérieuse déesse celtique associée à la chouette, emblème de sagesse et de clairvoyance...

 

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Quand le vent glacé grondait à la cime des arbres, frappait aux fenêtres et s'engouffrait sous les toits, on savait, par les hypnotiques mouvements de ses lèvres, que les Grises chevauchaient, que Lucie la Blanche parcourait les chemins, sa couronne de lumière ouvrant l'obscurité, et que le Chasseur Sauvage menait son armée fantôme sous les nuages d'argent.

 

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La Chasse Volante d'Odin, peinte en 1872 par le peintre norvégien Peter Nicolai Arbo (1831-1892).

 

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La marche des lutins, par John Bauer (1882-1918), illustrateur suédois.

 

Elle est devenue spectrale mais les braises de l'imagination rougeoient encore dans la mémoire de l'âtre. Sa magie chemine avec le Père Noël et les Dames de la Nuit (Holle, Holda, Berchta, Perchta, Aradia...), Grand-Père et Grand-Mère Hiver, les Rois Mages, la Sorcière Befana et toute une cour de personnages facétieux et fascinants.

 

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Gustav ou Gustaf Fjaestad (1868-1948), peintre suédois de sensibilité associée au Symbolisme, Paysage hivernal.

 

Pour célébrer les charmes de la période, je vous invite au cœur des contrées glacées, dans le monde merveilleux de l'illustratrice suédoise Jenny Eugenia Nyström (1854-1946), sur les traces de la Chèvre de Yule, du Julenisse et du Tomte...

 

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Dans les pays du Nord de l'Europe et les régions situées près du Cercle Polaire, de sympathiques petits lutins apportent traditionnellement les cadeaux.

 

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Pendant la nuit du Solstice d'Hiver, la plus longue de l'année, on entend tinter des grelots enchantés dans l'air soyeux. Les lutins prennent place dans un traîneau conduit par des rennes ou des boucs ou chevauchent à travers la neige une chèvre sacrée, aux cornes recourbées, émanation des forces de fécondité.

 

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Julbocken, (1912), par John Bauer (1882-1918).

 

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Ils sont les avatars de l'Esprit du Foyer, le Lutin qui veille sur chaque habitation en échange de lait, de bière, de liqueur de myrtille ou d'airelle et de plaisirs sucrés.

 

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Les illustrations de Jenny Nyström mettent en scène le Julenisse, personnage légendaire de la tradition suédoise,« héritier » du Nisse protecteur des fermes.

 

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Le Julenisse est un pourvoyeur en cadeaux, à l'instar de la Chèvre de Noël (Julbock) à laquelle il s'est peu à peu substitué. Dans l'imagerie traditionnelle, il apporte les cadeaux et présente des traits caractéristiques d'un autre personnage incontournable : le Père Noël. Il peut prendre place dans un traîneau conduit par des rennes mais la chèvre l'accompagne le plus souvent dans sa tournée.

 

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Dans les pays scandinaves, le Julbock est considéré comme l’un des plus anciens symboles de Noël. Ses origines sont pré-chrétiennes et marquent, dans le Zodiaque, la venue de la Lune du Capricorne.

 

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John Bauer, Chèvre de Jul et Nisse.

 

Jul, terme issu du monde nordique, se dit Yule dans le monde anglo-saxon.

 

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Deux boucs conduisaient le char du dieu Thor, divinité nordique du tonnerre qui créait la foudre avec son marteau Mjöllnir pour combattre les géants, forces du chaos. Pour nos ancêtres, la pluie tombait en raison de violentes querelles entre les dieux. Les dieux de la guerre jetaient leurs chars contre les nuages ou s'affrontaient en se lançant des myriades d'éclairs.

 

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Le dieu Thor, peint en 1872 par l'artiste suédois Marten Eskil Winge (1825-1896). On aperçoit ses deux puissantes montures : Tanngnjost « Dents Grinçantes » et Tanngnsnir « Dents étincelantes » qui seraient, d'après les légendes nordiques, les ancêtres des rennes du Père Noël.

 

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Attributs de Thor/Donar, le maître de la météorologie, les boucs et les chèvres furent hélas associés au Diable et aux sorcières à l'époque chrétienne mais pour les populations rurales, les petites chèvres en paille, confectionnées au moment du solstice d'hiver, étaient dotées de vertus apotropaïques.

 

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Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les croyances populaires faisaient état de boucs-croquemitaines qui se glissaient dans les maisons pour effrayer et punir les enfants turbulents, à l'instar du Père Fouettard ou de Krampus (voir mon article sur la Saint-Nicolas).

 

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Julbock, par Connie Lindqvist (1950-2002).

 

Au cours du XIXe siècle, le Julbock devint la créature chargée de distribuer les cadeaux (tout comme le lièvre d'Ostara distribue les œufs de Pâques). Chaque enfant tressait son Julbock avec du blé séché car d'après la légende, pendant la nuit de Noël, la chèvre blanche et dorée voyageait dans les airs jusqu'au pays des cadeaux afin d'y quérir ce que l'enfant désirait.

 

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Chèvre de Yule/Jul (Image Norgska.fr)

 

Le Julbock fut ensuite « remplacé » par le Julenisse mais il demeure un personnage incontournable des festivités de Noël et il accompagne le petit lutin à bonnet rouge dans ses tournées.

 

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Dans la Suède ancienne, les jeunes gens se rendaient de ferme en ferme pour chanter des chansons de quête sur le thème de la chèvre de Noël. L'un d'eux, considéré comme le porteur de l'Esprit de Noël, arborait un masque blanc et de grandes cornes. On offrait volontiers de la nourriture et des boissons traditionnelles à ces visiteurs facétieux.

 

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Illustration de John Bauer, 1910.

 

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Dans la ville de Gävle, en Suède, on peut admirer chaque année, depuis 1966, une chèvre de paille géante (13 mètres) qui reproduit, de manière contemporaine, la tradition du Julbock. Érigée à l'initiative de Stig Gavlén, un consultant en publicité, dans l'espoir d'attirer les visiteurs vers les commerces du quartier de Slottstorget, elle est devenue une véritable institution.

 

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Chèvre de Gävle, photographiée le 21 décembre 2009 par Tony Nordin/Apeshaft.

 

Chaque année, certains essayent de brûler cette version inattendue du Julbock traditionnel. Des paris sont lancés pour tenter de savoir si elle sera consumée avant Noël ou la Nouvelle Année. En 2006, les autorités locales ont décidé de la faire revêtir de matériaux ignifugés et de placer des caméras tout autour. Il est de plus en plus difficile de brûler la chèvre ou le bouc de Gävle mais des esprits zélés, périodiquement, y arrivent.

 

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Le Tomte, variante du Julenisse, apparut, en 1881, sous une forme illustrée dans le magazine suédois Ny Illustrerad Tidning.

 

«Le froid de la nuit de la mi-hiver est intense,

les étoiles scintillent et frissonnent.

Ils dorment tous dans la ferme isolée,

profondément à l'heure de minuit.

La lune glisse sur sa trajectoire silencieuse,

la neige poudre de blanc brillant pins et sapins,

la neige poudre de blanc brillant les toits des maisons.

Seul le tomte, dans l'obscure nuit, est éveillé. »

 

« Midvinternattens köld är hård,

stjärnorna gnistrar och glimmar.

Alla sover i enslig gård

djupt under midnattstimma.

Månen vandrar sin tysta ban,

snön lyser vit på fur och gran,

snön lyser vit på taken.

Endast tomten är vaken. »

(...)

Viktor Rydberg (1828-1895), Tomten

 

 

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Protecteur du foyer et pourvoyeur en nourriture et en cadeaux, le Tomte voyage à pied ou à dos, le plus souvent, de chèvre ou de cheval. Il aime tantôt la solitude, tantôt la compagnie de ses congénères et de certains animaux comme les animaux à cornes et aussi les chats.

 

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© Jan Bergerlind

 

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Les lutins s'affairent dans le paysage avec une vigueur facétieuse et la magie du Père Noël fait crépiter la nuit.

 

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« Joulupukki », le nom finnois du Père Noël, vient de « Joulu » : « Noël » et de « Pukki », mot qui désigne le bouc et fait référence au « Nuuttipukki », un personnage mystérieux de l’ancienne Finlande qui se rendait de maison en maison, vêtu d'un costume de bouc. Il arborait de grandes cornes et un masque composé d'écorce de bouleau, l'arbre traditionnel des chamanes polaires et de la Déesse Blanche. On lui donnait de l'alcool et de la nourriture. Il distribuait des friandises aux enfants sages et des fagots tressés aux turbulents.

 

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Le Père Noël vit en compagnie de son épouse, la Mère Noël (Joulumuori), des lutins (Joulutonttu) et des rennes, en Laponie finlandaise, à Korvatunturi, un mont de forme arrondie et doté, d'après la légende, de grandes oreilles qui lui permettent d'entendre ce que disent les enfants... Tout au long de l'année, avec la précieuse aide des lutins, il fabrique les cadeaux dans son atelier. A la date fatidique, il prend place dans un traîneau tiré par des rennes mais, à la différence du Santa Claus américain qui glisse dans les airs, il voyage par voie terrestre.

 

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Arthur Rackham (1867-1939), Père Noël.

 

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Profondément ancré dans le cœur et l'esprit des enfants et de ceux qui ont su préserver leur âme d'enfant, le Père Noël est l'émanation de traditions très anciennes dont l'origine se perd dans la nuit des temps. Figure païenne assumée que l'Église tenta vainement d'annihiler -allant même jusqu'à brûler son effigie devant la cathédrale de Dijon en 1951- il est le chantre des mystères du Solstice d'Hiver et prolonge les célébrations de la Saint-Nicolas...

 

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« ...Saint Nicolas qui fut abolie dans plusieurs pays d'Europe après la Réforme (XVIe siècle) mais qui survécut, pendant des décennies, aux Pays-Bas. Au XVIIe siècle, les traditions néerlandaises s'implantèrent aux États-Unis lors des arrivées massives d'immigrants. Les Hollandais fondèrent la colonie de Nieuw Amsterdam qui devint New York en 1664 et le traditionnel Sinter Klaas néerlandais devint Santa Claus, le Père Noël, qui accomplit sa tournée dans la nuit du 24 décembre.

 

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La marque Coca Cola modela son apparence et le fit connaître d'un large public mais elle n'a en aucun cas créé le débonnaire personnage à barbe blanche. Il faut se méfier de ce qu'on peut lire sur de nombreux sites qui interprètent très mal les récits de folklore et l'histoire des traditions populaires. » Extrait de mon article intitulé Saint-Nicolas, le messager de l'hiver.

 

Au fil du temps, je vous ferai découvrir les mythes qui ont présidé à la création du Père Noël et les procédés inventés par les Puritains pour tenter de le faire disparaître, sans oublier les auteurs (Washington Irving, William Gilley, Charles Dickens...) et les illustrateurs (Clément Moore, Thomas Nast, Haddon Sundbloom...) qui ont modelé l'iconographie de ce personnage indissociable de la magie hivernale.

 

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En attendant, je vous souhaite de très belles fêtes. Amicalement vôtre et gros bisous !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #christian, #jpg, #lune, #monde, #schloe

 

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© Christian Schloé

 

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INTERNET et ORDINATEUR indisponibles du 10 au 17 Décembre

 

Merci de tout cœur, chers aminautes, pour vos pensées de réconfort et vos petits mots déposés sous mon précédent billet. Je reste en pause pendant quelques jours encore. J'ai demandé à Christophe de publier cet article que j'avais écrit le mois dernier. J'espère que cette touche de magie vous fera plaisir.

 

La semaine prochaine, il y aura dans ma ville des coupures d'électricité dues à des travaux sur le réseau ERDF. Et mon ordinateur portable sera indisponible lui aussi. Je ne pourrai donc pas voir vos mails et missives pendant quelques jours. Surtout ne vous inquiétez pas.

 

Merci encore pour votre sollicitude et votre fidélité. Je pense bien à vous !

 

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© Christian Schloé, Wish upon a Star

 

Dans les mondes de Christian Schloé, artiste autrichien contemporain, s'élabore une alchimie subtile entre peinture, illustration, photographie et possibilités numériques.

 

Sur ce terreau de créativité, l'artiste sème des graines poétiques et des visions imprégnées d'un surréalisme très personnel.

 

La lune, ardente déité, y est mise en scène d'une façon particulièrement remarquable. Il suffit qu'elle paraisse et chaque personnage peut accomplir des merveilles.

 

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© Christian Schloé, Au-dessus de la ville

 

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© Christian Schloé, Peindre la Lune

 

Avec les nombreuses qualités de sa palette, elle éclaire ces œuvres fabuleuses où se déploient des motifs enchantés.

 

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© Christian Schloé, Gouttes lunaires

 

Sorcière opalescente, muse fantasmagorique, sibylle nacrée, elle se dévoile, au rythme de compositions énigmatiques et l'artiste tisse un réseau de fantaisies complexes autour de l'esprit du visiteur...

 

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© Christian Schloé, La Lectrice

 

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© Christian Schloé, La Rivière de Lune

 

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© Christian Schloé, L'entrée secrète

 

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© Christian Schloé, Floraison

 

Luminaire accroché entre terre féconde et ciel infini des chimères étoilées...

 

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© Christian Schloé, La Berceuse

 

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© Christian Schloé, Nuit de Contes de Fées

 

Beautés énigmatiques, à l'instar des dames de la Renaissance qui peuplent les tableaux des musées.

 

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© Christian Schloé, Lady Midnight

 

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© Christian Schloé, Nuit avec Vue

 

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© Christian Schloé, Élans de plume

 

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© Christian Schloé, L'instant précieux

 

Visages « botticelliens », pureté que l'on croirait formelle et qui masque de séduisantes aspérités.

 

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© Christian Schloé

 

Sirène au sang de nacre...

 

Les héroïnes de Christian Schloé se lovent dans des décors brodés de symboles comme le papillon, la rose, la clef...

 

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© Christian Schloé, La Porte Secrète

 

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© Christian Schloé, L'Offrande

 

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© Christian Schloé, Inspiration

 

Hypostases de déesses antiques, fiancées de la Nuit et mères universelles ayant des oiseaux pour familiers...

 

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© Christian Schloé, Sur les toits de la ville

 

Corneille, messagère d'Autre Monde, prophétesse aux plumes de jais, gardienne de la Triade Sacrée des Sorcières. Oiseau fétiche et incarnation de la Morrigan, la Triple Lune des Celtes qui « éveille et moissonne » à l'instar de la puissante Hécate des mondes gréco-romains.

 

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© Christian Schloé, Sur mon épaule

 

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© Christian Schloé, Le Messager

 

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© Christian Schloé

 

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© Christian Schloé, Élévation

 

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© Christian Schloé, Le Voyage

 

Cygne noir, dédoublement de la personnalité, image poétique de l'imprévu... Cygne de Nuit, émanation du désir sexuel et de la créativité sauvage de l'esprit.

 

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© Christian Schloé, Un autre monde

 

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© Christian Schloé, Le Roi de la Nuit

 

Cerf aux ramures dressées... Avec son port altier, il est vénéré, dans les anciennes traditions, pour sa force et le renouvellement périodique de ses bois. Associé aux anciens cultes des arbres et au passage des saisons, incarnation du Soleil, il est considéré comme l'amant de la Déesse Lune.

 

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© Christian Schloé, La forêt des souhaits

 

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© Christian Schloé, Mon ami le jeune cerf

 

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© Christian Schloé, La Dame de la Forêt

 

Éléments météorologiques qui reflètent les émotions des personnages, entre ciel et terre...

 

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© Christian Schloé, Les Amoureux

 

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© Christian Schloé, La mélodie de la pluie

 

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© Christian Schloé, L'ouverture du cœur

 

Le papillon, seigneur des métamorphoses et des secrets, hante l’œuvre de l'artiste.

 

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© Christian Schloé, Une lumière dans l'obscurité

 

Maître des changements et compagnon des sorcières et des fées, le papillon est un symbole érotique impérieux dans les rêves. Sa trompe donne et aspire les sucs, à la croisée des mondes, entre mort et fécondité.

 

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© Christian Schloé

 

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© Christian Schloé, Leaving Wonderland

 

Attribut de Somnus, le dieu des songes...

 

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© Christian Schloé, Autre Monde

 

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© Christian Schloé, Imagine...

 

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© Christian Schloé, Métamorphoses du Papillon

 

Les personnages de Christian Schloé caracolent souvent dans les airs...

 

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© Christian Schloé

 

Héroïne perchée sur un cheval céleste. Chevaux que l'on rencontre dans les mythes amérindiens et que l'on associait, selon la couleur de leur robe, aux différentes directions de l'espace.

 

Chevaux magiques du Nord qui apportaient tantôt l'aurore « crinière brillante », Skinfaxi, tantôt le crépuscule « crinière de givre », Hrimfaxi. Animaux chamaniques, montures des divinités, des esprits et des âmes, symboles aiguisés de clairvoyance.

 

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© Christian Schloé

 

Chat noir, enfant de la lune en décours, gardien des mondes intermédiaires et veilleur des croisées de chemins.

 

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© Christian Schloé, Le chat noir

 

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© Christian Schloé, Le chat de la nuit

 

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© Christian Schloé, La femme du marin

 

Et l'Esprit hante avec un E majuscule ces contrées de songes si personnels où la logique chavire et devient voilier...

 

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© Christian Schloé, Déesse des eaux

 

Ainsi, par-delà les tempêtes et les mers de l'existence, s'accomplissent les destinées...

 

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© Christian Schloé, Le cœur en mouvement (Longing)

 

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© Christian Schloé, You

 

Merci encore pour vos pensées et gentils petits mots associés. Je vous retrouve dans quelques jours. Prenez bien soin de vous, gros bisous !

 

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© Christian Schloé, La rivière des secrets

 

https://www.facebook.com/ChristianSchloeDigitalArt/

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #font, #image003, #jpg, #pause, #petite

 

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Chers amis lecteurs, je vous retrouverai dans quelques jours...

 

J'ai grand besoin d'une pause, mes yeux me font souffrir, ma rétine gauche déchirée doit se reposer, les crises d'épilepsie se succèdent, mon corps et ma tête sont vrillés ! Je continue mon périple médical et je fais en sorte de garder le moral...

 

Je pense bien à vous!

 

Je vous embrasse

 

Cendrine

 

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© Marie Cardouat

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #john, #mer, #perse, #saint, #site

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Chers Aminautes,

 

J'ai été contactée, fort gentiment, par les éditions LIBRINOVA (en la personne d'Anaïs que je remercie) afin de lire un ouvrage consacré à Saint-John Perse et signé Daniel Berghezan :

 

https://www.librinova.com/

 

Hommage à Saint-John Perse

 

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Dès le début de cette lecture, j'ai été saisie par une évocation pleine de force et de lyrisme !

 

Par le souffle des mots et la Passion de l'Art, déferlant telle une vague...

 

Et comme je suis sous le charme des écrits de Saint-John Perse, je me suis régalée...

 

 

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Saint-John Perse, de son vrai nom Marie-René Auguste Alexis Léger (1887-1975), était un poète, un écrivain et un diplomate français qui reçut, en 1960, le Prix Nobel de Littérature. Sur la toile de sa vie, riche d'événements, il a brodé une œuvre, envoûtante, mystérieuse, entre rêve et réalité...

 

J'ai découvert sa poésie en prose à l'Université Michel de Montaigne, à Bordeaux, quand j'étais étudiante en Lettres Modernes et en Histoire de l'Art. J'ai eu la chance de l'étudier, dans le cadre d'une UV de Poésie dont je n'ai jamais oublié les saveurs... Aussi ai-je été ravie de me plonger dans le livre de Daniel Berghezan.

 

Ce qui me plaît dans cet ouvrage, c'est l'invitation faite au lecteur à cheminer dans un monde où les images sont d'une intensité inouïe. Des images que l'on perçoit, d'une façon très « viscérale » tout autant qu'on les goûte, de manière incantatoire, avec l'esprit.

 

Les mots s'offrent, avec ardeur et générosité, évoquant un amour infini de la langue française qui transparaît à travers une myriade de nuances, de diaprures et de flamboyances. C'est enivrant !

 

Alors, si vous aimez Saint-John Perse ou si vous souhaitez découvrir son œuvre, vous apprécierez, je le pense, cet ouvrage paru aux éditions LIBRINOVA.

 

https://www.librinova.com/

 

Je ne peux publier ce billet sans y ajouter mes mots préférés de Saint-John Perse, issus d'Étroits sont les vaisseaux... Un Hymne à la Vie, à la Sensualité, à la Volupté des Corps et de l'Esprit...

 

En vous souhaitant bonne lecture...

 

« Et comme le sel est dans le blé, la mer en toi dans son principe, la chose en toi qui fut de mer, t’a fait ce goût de femme heureuse et qu’on approche…O mon amour au goût de mer…étroits sont les vaisseaux, étroite l’alliance, et plus étroite ta mesure, ô corps fidèle de l’Amante…Tu sens l’eau verte et le récif, tu sens la vierge et le varech, et tes flancs sont lavés aux bienfaits de nos jours. Tu sens la pierre pailletée d’astres et tu sens le cuivre qui s’échauffe dans la lubricité des eaux… Étroite la mesure, étroite la césure qui rompt en son milieu le corps de la femme comme le mètre antique… La mer lubrique nous exhorte et l’odeur de ses vasques erre dans notre lit… Rouge d’oursin les chambres du plaisir. Hommage à la complicité des eaux ! Il n’est point d’offense pour ton âme…plaise au plaisir sacré de joindre sa victime, et que l’Amante renversée dans ses enveloppes florales livre à la nuit de mer sa chair froissée de grande labiée ! »

 

« Râles de femme dans la nuit ne sont que roucoulement d’orage en fuite sur les eaux…Et mon corps s’ouvre sans décence à l’étalon du sacre comme la mer elle même aux saillies de la foudre… »

 

« La nuit est la passion des hommes. On parle fort au fond des cours. L’aspic des lampes est dans les chambres, la torche avide dans son anneau de fer. Et les femmes sont peintes pour la nuit au rouge pâle de corail. Ivres leurs yeux barrés de mer. Et celles qui s’ouvrent, dans les chambres, entre leurs genoux d’or, élèvent à la nuit une plainte très douce, mémoire et mer du long été – Aux portes des Amants clouez l’image du Navire ! »

 

« Et mon cœur t’ouvre femme plus fraîche que l’eau verte : semence et sève de douceur, l’acide avec le lait mêlé, le sel avec le sang très vif, et l’or et l’iode, et la saveur aussi du cuivre et son principe d’amertume – toute la mer en moi portée comme dans l’urne maternelle… »

 

 

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William Bouguereau (1825-1905), L'Océanide, 1904. Musée des Beaux-Arts de La Rochelle.

 

Le Poète se love dans les beautés de la Mer, à travers le corps de l'Amante, principe féminin, déité au sang de démiurge et l'Amante se donne, sur les eaux de création, au Maître du Lit, celui qui guide le Navire de la Vie. La Passion est à l’œuvre, merveilleusement érotique et ambivalente...

 

L'Amour, la Femme, la Mer, le Désir, l'Abandon, le Plaisir, le Ressac des Émotions... Des thèmes qui me séduisent à l'infini...

 

Si vous désirez connaître des détails très précis de la vie de Saint-John Perse, je vous invite à vous connecter sur le site ci-dessous :

 

http://www.sjperse.org/

 

Voici quelques mots du Préambule :

 

« Ce site Internet créé en 2002 est consacré au poète Saint-John Perse et à son œuvre, pour les fervents et les profanes. Depuis 2006, le site a donné naissance à une équipe de recherches et est prolongé par une revue littéraire d’études persiennes, La nouvelle anabase, publiée aux Editions L'Harmattan, qui en est aujourd'hui à son sixième numéro (décembre 2010). Depuis le 28 avril 2011, la revue a généré Les Publications de La nouvelle anabase, nouvelle collection éditoriale consacrée à l'étude du poète.

 

Connaissez-vous Saint-John Perse ? Si vous souhaitez en savoir vraiment plus à son sujet, ce site vous fournira quelques indications utiles sur la vie et l'œuvre du Prix Nobel de Littérature 1960.

 

Ceux qui désirent aller plus loin trouveront également ici des informations plus spécialisées, comme une bibliographie indicative, ainsi que diverses indications critiques concernant l'œuvre de Saint-John Perse. La rubrique "La recherche" propose par ailleurs une plate-forme inhérente aux activités de recherche et de diffusion insufflées par Sjperse.org et La nouvelle anabase depuis leur fondation. On pourra en outre connaître sur ce site l'actualité de la critique persienne (les dernières parutions) et plus généralement, celle qui concerne peu ou prou Saint-John Perse (sur le web et ailleurs). » Loïc Céry.

 

Une nouvelle fois, merci aux éditions LIBRINOVA et à Daniel Berghezan pour son ouvrage Hommage à Saint-John Perse... Un plaisir de lecture !

 

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Image trouvée sur le site de la Maison de la Poésie d'Avignon.

 

Merci de votre fidélité et gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #ching, #jpg, #loo, #pagode, #rue

 

Version réactualisée de Une pagode nommée désir... avec des photos prises en Octobre 2018.

 

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Je reviens en un lieu qui me séduit... A l'angle de la rue de Courcelles et de la rue Rembrandt, dans le 8e arrondissement de Paris, où se dresse une fascinante « maison » rouge.

 

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Je prends plaisir à la photographier dans la lumière d'automne.

 

A quelques encablures du Parc Monceau, elle apparaît, plutôt mystérieuse parmi les immeubles haussmanniens. Est-elle décor de théâtre, temple ou rêve échoué dans la réalité? Quoi qu'il en soit, sa couleur, sa hauteur et son architecture inattendues attisent la curiosité des passants.

 

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Singulière sous le ciel de Paris, avec ses volumes élégants et sa peau « sang de bœuf », la Pagode reflète la passion de son premier propriétaire, l'antiquaire Ching-Tsai Loo (1880-1957), pour les arts de l'Asie.

 

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Ce chinois ambitieux, originaire de la province méridionale du Zhejiang, s'établit à Paris au début du XXe siècle et devint le plus fameux spécialiste du commerce d'antiquités orientales que connut son époque.

 

Il acquit en 1922, rue de Courcelles, un hôtel particulier où se mêlaient styles Louis-Philippe et Napoléon III. Il voulait y installer ses collections mais comme il trouvait le bâtiment trop petit, il fit construire, entre 1926 et 1928, une maison rouge en forme de pagode par l'architecte François Bloch. L'écrivain Marcel Proust (1871-1922) a vécu dans l'immeuble situé en face de la demeure Loo.

 

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Le nouvel édifice, d'une superficie de 800 m2, séduisit par son charme insolite les habitants des luxueuses propriétés de la Plaine Monceau. Il rayonna sur un quartier qui s'était considérablement transformé sous l’impulsion du Baron Haussmann.

 

Parmi les richissimes demeures de mécènes et de collectionneurs, à l'instar des Camondo, des Menier, des André ou des Rothschild, la maison Loo devint un haut lieu d'échanges artistiques et commerciaux.

 

Grâce à Ching-Tsai Loo, de prestigieux cabinets de curiosités privés se constituèrent et plusieurs musées d'art asiatiques, comme le musée Guimet à Paris, le British Museum à Londres et le Metropolitan Museum à New York, enrichirent considérablement leurs collections.

 

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Très appréciée pour la luxuriance de son décor intérieur, la Pagode de la rue de Courcelles abrita, pendant plusieurs décennies, la galerie C.T. Loo&Cie qui se rendit célèbre en fabriquant, sur commande, des meubles vernis de laque craquelée. La galerie s’est installée, en juin 2011, dans le 7ème arrondissement de Paris.

 

A l'époque de monsieur Loo, la Pagode constituait un écrin pour des objets d'un raffinement extrême: lits à opium, porcelaines impériales, panneaux laqués, boiseries indiennes importées du Rajâsthan au XVIIIe siècle, plafond à caissons, chaises de lettrés, jades, tête de Bouddha du Gandhâra...

 

Une porte de lune permettait de découvrir un cabinet de curiosités, des murs lambrissés et des paravents somptueux.

 

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Janine Loo, la quatrième fille de monsieur Loo, prit en 1947, à la demande de son père la direction de la Pagode. Pagode qui a également été tenue par Michel Cardosi, petit-fils du remarquable antiquaire.

 

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La Maison Loo accueille aujourd'hui des expositions, des événements culturels et des ventes d’art asiatique. Elle abrite la bibliothèque privée de Ching Tsai Loo, un lieu exceptionnel doté de plus de 2000 livres, 3000 catalogues d’art, 3000 photographies et qui protège la précieuse correspondance de l'ancien maître des lieux avec des membres de prestigieuses familles comme les Rockefeller, les Morgan, les Vanderbilt...

 

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L'architecture de la Pagode

 

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Elle domine, de ses quatre étages, la place Gérard Oury, appelée autrefois place du Pérou. Ses toits et ses auvents aux extrémités courbes, ses tuiles vernissées et son décor raffiné font voyager le regard vers des cimes de poésie. Le toit terrasse du petit pavillon qui lui est adossé est accessible par un passage dérobé.

 

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Afin de tamiser la lumière, de fines grilles dessinent un maillage géométrique sur chacune des fenêtres.

 

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Au-dessus de l'élégant portail en bois précieux, s'étire une frise de créatures fantastiques et de part et d'autre du linteau, marqué du nom du propriétaire, combattent des animaux fabuleux.

 

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Dominant l'entrée et son toit aux extrémités recourbées, des créatures chimériques s'appliquent à repousser les esprits néfastes qui voudraient s'introduire dans le bâtiment.

 

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Cette fonction est aussi dévolue aux tuiles faîtières qui arborent un décor raffiné tout en assurant la cohésion des parties supérieures de l'édifice. Réputées protéger la demeure contre les incendies et contrer les êtres malveillants, elles représentent des monstres aquatiques pourvus d'une queue relevée en forme de point d'interrogation.

 

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Ces créatures sont appelées « Chiwei » ou « queue de hibou ». D'après une très ancienne légende, un poisson mythique qui ressemblait à un gros hibou pouvait éteindre les incendies en « levant les flots ». Il fut placé, de manière stylisée, en bordure des toits et remplacé par un dragon sous la dynastie Qing (1644-1912).

 

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Certains auteurs comparent les créatures dressées au sommet du porche d'entrée à des Mingqis, objets funéraires très répandus dans les sépultures de la Chine antique, mais il s'agit plus vraisemblablement de Kuilongzi, personnages qui avancent, en file indienne, sur le rebord des avant-toits des temples et des pagodes.

 

L'ornementation des bords du toit est une constante dans l'architecture chinoise. Les tuiles faîtières en grès, revêtues de glaçures plombifères, et les petits personnages juchés au sommet des habitations ont des vertus magiques et protectrices. Ils jouent aussi le rôle de messagers et d'intercesseurs entre le monde humain et celui des génies, des ancêtres et des dieux.

 

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Emblème funéraire, symbole de vigilance et de régénération, le poisson apparaît sur les poteries néolithiques. Lors des fêtes printanières, des petits poissons en céramique étaient posés près des cours d'eau pour marquer les passages entre les mondes et signifier la présence des âmes des Ancêtres.

 

Dans la Chine ancienne, le poisson (yü) était un symbole de richesse, de bonheur et d'abondance, un protecteur et un gardien des plaisirs régnant sur « les jeux érotiques des nuages et de la pluie. »

 

Il favorise la réussite et l'harmonie entre les époux. Il saisit le mal dans sa gueule, nous rappelant qu'il descend d'une monstrueuse créature primordiale née dans les abysses aquatiques.

 

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Célébré le sixième jour de la première lune de l'année, le cheval incarne le mélange harmonieux du yin et du yang. Il est aussi l'Étoile, l'animal héraldique de la 25ème constellation zodiacale.

 

Symbole de vitesse, de rapidité et de longévité, il est la monture des Immortels et celle du mythique Empereur Jaune. L'Ancêtre des Chevaux est un puissant génie protecteur.

 

Esprit du Vent, messager des Écritures Sacrées, le cheval tisse les mots dans sa course. Il a des ancêtres communs avec le ver à soie.

 

Avant le Nouvel An, on offrait au Dieu du Foyer un cheval en céramique ou en papier pour que les vœux voyagent en toute aisance vers le ciel.

 

Le cheval représente aussi la réussite professionnelle.

 

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Le Mythique Immortel, Gardien du porche et Chasseur de Démons... Comme les bêtes écailleuses, il éloigne les êtres malfaisants et il dissipe la mauvaise fortune, à l'instar des oiseaux dont les chants mélodieux engendrent la félicité.

 

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Ching Tsai Loo avait coutume de dire « L'art ne devrait avoir aucune frontière et devrait, au contraire, être une source de joie pour les peuples à travers le monde ». Il disait aussi : « Les objets d'art parcourent le monde tels des ambassadeurs silencieux. »Je m'éclipse sur ces citations en vous souhaitant de belles journées de Novembre.

 

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Bibliographie

 

Alfred FIERRO: Histoire et mémoire du nom des rues de Paris. Parigramme, 1999.

 

Géraldine LENAIN : Monsieur Loo, le roman d'un marchand d'art asiatique, 2013.

 

Maurice L TOURNIER: L'imaginaire et la symbolique dans la Chine ancienne. L'Harmattan, 1991.

 

 

Informations pratiques

 

Adresse de la Pagode: 48, rue de Courcelles.

 

Il faut emprunter la ligne 2 du métro et descendre à l'arrêt « Courcelles ».

 

Vous pouvez aussi traverser le Parc Monceau et rejoindre la rue Rembrandt. La Pagode se situe au bout de la rue, au croisement avec la rue de Courcelles.

 

Pour connaître les prochaines expositions qui se dérouleront à la Pagode, vous pouvez vous rendre sur le site www.pagodaparis.com.

 

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Les amateurs d'antiquités orientales apprécieront de découvrir le Comptoir Français de l’Orient et de la Chine ou C.F.O.C. Il se situe de l’autre côté de la rue de Courcelles, à l’angle du boulevard Haussmann.

 

Et bien sûr, des visites au Musée Cernuschi et au Musée Guimet ne pourront que susciter l'émerveillement...

 

Je vous montrerai ces trésors dans de prochains billets... Merci de votre fidélité et gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #balai, #chaudron, #jpg, #magique, #sorciere

 

 

 

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© Molly Harrison, La Sorcière d'Automne

 

...Femme de chair ou créature du folklore cristallisant les peurs et la fascination du danger. Peurs de l'enfance rassemblées dans la nuit avec les êtres de cauchemar qui veulent nous dévorer.

 

Protéiforme à travers les siècles, la Sorcière est bien vivante dans notre monde où la lumière semble dominer l'obscurité.

Clarté émanant des réverbères, enseignes brillantes des magasins, lampes et bougies à profusion... Nous ne traversons plus, le cœur battant, ces forêts géantes à l'atmosphère fantastique où la peur des créatures magiques s'est forgée. Mais la Sorcière est toujours là, indissociable des circonvolutions de notre psyché.

 

A califourchon sur le balai magique,

Chevelure au vent de minuit ou

son chapeau pointu se découpant sur le disque lunaire

La Sorcière vole,

se hâte vers un lieu tenu secret,

libérée des contraintes de son corps physique...

 

Elle va festoyer au sommet des collines,

à la croisée des vieux chemins,

sur les montagnes d'Ambre

en compagnie d'étranges créatures

que certains appelleront démons.

 

La Sorcière qui chevauche

sa monture enchantée

pendant que les humains respirent

dans les mailles du sommeil

est libre et donc considérée comme forcément dangereuse,

maléfique, adversaire de la société.

 

Son image à facettes multiples

s'est construite au fil du temps

« déguisée » par les fantasmes des inquisiteurs

et la frayeur populaire...

 

Ses familiers l'assistent

 

Le chat qui veille près de l'âtre,

le regard veiné d'or,

tissant les ombres sur son corps

La chauve-souris gardienne de son grimoire

Le serpent qui fascine les miroirs

Le crapaud qui féconde la terre

La jument de ténèbres,

monture des esprits qui la renseignent...

 

Initiatrice et Séductrice, elle est Fille de la Nature et des Éléments...

 

Bouc-émissaire...

 

Toujours puissante...

 

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©Molly Harrison, Lune du Temps d'Halloween

 

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(Je ne connais pas l'auteur...)

 

Pénétrer dans son univers, c'est découvrir une réalité protéiforme, nourrie de peurs enracinées dans l'inconscient collectif, de fantasmes sexuels et sanguinaires exacerbés par les frustrations inhérentes aux contraintes de la Religion. C'est se confronter au pouvoir des femmes et à travers elles à la voix de nos instincts.

 

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©Victoria Frances, Black Witch

 

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© The Green Fairy Art

 

Théologiens et magistrats ont discouru sur les actions jugées malveillantes des Sorcières, vouant aux tortures et aux humiliations multiples ces "filles d'Eve" prétendument disposées de par leur nature à tendre l'oreille aux paroles séductrices du Démon. La femme est, dans leurs esprits dérangés, née pour commettre crimes et méfaits. Elle s'évertue à corrompre et à nuire, telle Eve, la pécheresse initiale, sensible au chuchotement du Serpent de l'arbre, qui tendit la pomme de connaissance interdite à Adam, le premier homme modelé par Dieu.

 

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Carte Vintage

 

Pendant des siècles de maladies, de guerres et de famine, la femme a incarné l'agent privilégié de Satan sur la Terre. Pour ceux qui détestent sa nature, si elle ne naît pas sorcière, elle le devient forcément, initiée par une "maîtresse en l'art de sorcellerie" ou par le Diable lui-même. Happée dans ses rêves ou sur le chemin de sa maison, elle révèle au sabbat sa constitution perverse (d'après les démonologues compulsifs!), à travers danses obscènes et festins sauvages.

 

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© Rik Garreth, Le culte des sorcières

 

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Sabbat de sorcières à Paris, photo 1910

 

Les récits populaires et les textes érudits dépeignent une « effroyable » créature qui s'accouple avec le Diable, se donne lubriquement aux démons et aux hommes qui la convoitent, assassine des êtres innocents qu'elle fait cuire pour honorer son maître et se repaît des restes que celui-ci lui concède.

 

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La Sorcière, dans l'imaginaire des prêtres et des magistrats... Représentation issue d'un Grimoire de Démonologie, BNF.

 

Elle est accusée d'enchanter des objets inanimés, de dompter d'étranges bêtes et de chevaucher l'échine du vent personnifié. Puis d'enfanter la mort, le chaos, la famine, la destruction. On la tient pour responsable de tous les maux qui bouleversent le quotidien.

 

Quand "on" réfute qu'elle soit sorcière, la femme est "forcément" frappée d'un mal hallucinogène distillé par les contractions de son utérus!!! La prétendue « faiblesse » de ses organes, par rapport aux organes masculins, est censée affoler son esprit. Ainsi, elle croit réellement voler dans les airs, seule ou en compagnie d'autres femmes dévoyées, de diables et de bêtes et elle s'affirme sorcière pour mieux expier l'imperfection de sa nature!

 

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Cette folie a conditionné hélas la vie des femmes pendant des siècles et elle continue, dans certaines régions du monde... Chaque femme devrait être libre de faire ce qu'elle veut, comme elle le veut et de croire en ce qu'elle veut, sans être sous le joug de pensées patriarcales et de vieilles rengaines religieuses...

 

Vive la liberté des femmes, à pied ou à califourchon sur un balai! C'est aussi ce que nous dit le personnage de la Sorcière en « habitant » l'imaginaire de nombreuses civilisations.

 

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©Molly Harrison, Green Witch

 

Charismatique et complexe, la Sorcière évolue avec brio dans les romans et les contes et représente souvent de nos jours, à la télévision et au cinéma, une héroïne appréciée.

 

Prêtresse des forces de la Nature, elle considère la forêt, espace sauvage et mystérieux, comme son territoire magique. Elle y célèbre le dieu Pan, maître des puissances de fécondité.

 

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Image Pinterest

 

 

Dans les cercles de pierre, elle évoque les charges magiques, tisse les lignes d'énergie et fait pulser les points sacrés.

 

Elle "récolte" les cailloux dotés de formes particulières et les cristaux précieux qu'elle utilise pour accomplir des rituels de guérison, pour la divination et marquer des chemins de pouvoir.

 

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Image Pinterest

 

A travers l'élément liquide, la sorcière accroît ses dons de divination. Elle accomplit des rituels de guérison et façonne des charmes en puisant dans la force des eaux vives. Elle love ses secrets dans les eaux calmes aux couleurs changeantes. Elle verse ses énergies "noires" dans les eaux croupissantes et bannit, grâce à elles, ses ennemis.

 

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Les sources sont aussi très prisées par la sorcière. Elle "capte" leur chant cristallin et leur énergie vive pour canaliser certains pouvoirs comme la clairvoyance et la communication avec les esprits de la Nature.

 

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© Janna Prosvirina

 

Dans les miroirs d'eau, la sorcière lit le passé et l'avenir. Elle contemple les mondes anciens ainsi que des visions de sa propre psyché.

 

Elle recueille la pluie, eau du ciel considérée comme un fluide divin et elle célèbre, de différentes manières, les puissances océanes. Elle conjure les Grands Anciens qui habitent dans les abysses liquides. Elle "cueille" dans l'eau des coquillages et des cristaux bleus qui serviront à protéger les habitations et l'accompagneront au cours de ses rituels.

 

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Image Pinterest

 

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La Sorcière s'imprègne des énergies de la Terre pour nourrir ses charmes et ses rituels. Elle vit ou s'aventure dans les grottes les plus profondes. Elle contemple et célèbre les ondulations de la Terre Mère, les chaos de grès et de granit, la sensualité ou la rudesse des formes en présence.

 

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Le Feu lui est indispensable. Elle honore son énergie rouge, née dans les fumerolles et la lave des volcans. Dans l'antre de sorcellerie, le feu brûle sous et dans le chaudron, éclaire les rituels... Son souffle d'or chuchote à travers les charmes séculaires et la Cheminée, qualifiée de Bouche du Dragon, devient un lieu magique par où cheminent les esprits.

 

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Outre le Feu, depuis les premiers temps de l'Humanité, le Vent compose l'une des entités favorites de la Sorcière qui agit en étroite relation avec les éléments.

 

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Sorcière en chevauchée, issue de The Blue Fairy Book. The Fairy Book est un travail monumental, effectué, entre 1889 et 1910, sous la houlette de l'érudit écossais Andrew Lang (1844-1912), qui présente différents contes de fées...

 

D'après la croyance populaire, les sorcières "chevaucheuses de nuées" ou Tempestaires, conduisent, à califourchon sur leurs balais, des armées démoniaques qui apportent grêle, neige, foudre et pluies torrentielles. Métamorphosées en corbeaux, elles règnent sur la météorologie. Elles dirigent les éclairs et la foudre. Pour les conjurer, il faut faire "résonner les faux", frapper sur des ustensiles métalliques (chaudrons et pots) et tirer des balles bénites là où le ciel s'obscurcit. Ce vacarme est réputé rompre les maléfices.

 

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Albert-Joseph Pénot (1862-1930), Départ pour le sabbat, 1910.

 

 

LES USTENSILES DE LA SORCIÈRE

 

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Les Sorcières exercent leurs pouvoirs par l'intermédiaire de certains objets, indissociables des activités domestiques et qui revêtent, dans la conscience collective, une connotation maléfique ou ambigüe. Catalyseurs des énergies complexes que les sorcières manipulent, ils sont associés, en fonction de leur nature et de leur utilisation, à l'eau (balai), à l'air (baguette), à la terre (bâton) ou au feu (chaudron).

 

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© Victoria Frances Art

 

Ustensile de ménage, le BALAI est réputé depuis le XVe siècle accompagner les sorcières dans leurs déplacements nocturnes et transmettre maladies et maléfices. Brocardé par les inquisiteurs et les magistrats pontificaux, il devient la monture infernale par excellence voire le signe d'appartenance de la femme à une communauté de sorcières.

 

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© Akerdantzaria.com

 

Accusée de le graisser d'un onguent magique confectionné par ses soins ou octroyé par le Diable au premier sabbat en guise de "cadeau de bienvenue", la sorcière dénudée ou parée d'un habit de circonstance, fixe sur le manche luisant de son balai une chandelle allumée, prononce un mot de passe magique ou une formule enchantée et s'échappe dans les airs par le conduit de la cheminée. Seule ou en horde, elle vole dans le ciel nocturne, traversant le temps et l'espace pour se rendre en un lieu isolé où doit se dérouler le sabbat.

 

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Les populations se méfient des balais qui changent mystérieusement de place. Elles les croient habités par des démons ou par le Diable lui-même et redoutent ceux que les sorcières placent auprès de leurs conjoints la nuit pour leur dissimuler leur absence.

 

Le balai de sorcière est généralement constitué d'un manche en frêne, de ramilles de bouleau et de liens de saule ou d'osier.

 

Plusieurs dates dans l'année sont propices à la création de balais magiques et cérémoniels. Vers le 15 avril, les sorcières attachent les ramures d'un jeune saule à une branche de prunellier...

 

Le balai est un accessoire purificateur, utilisé pour nettoyer l'espace avant d'y établir un cercle sacré. Il est réputé attirer la chance, lever le vent bienfaiteur, dissiper les tempêtes et refouler les esprits malfaisants. Il permet de contrer la malchance. Il est associé à la venue du printemps et à la protection du foyer. Les jeunes mariés, dans le folklore de plusieurs pays, sautent par-dessus un balai avant de rejoindre leur habitation.

 

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© Lisa Parker

 

 

LE CHAUDRON

 

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C'est un ustensile culinaire qui devient le lieu d'une transformation alchimique. Il est l'Athanor des Sorcières.

 

Les chaudrons celtiques ont un rapport symbolique avec le chaudron de Dagda, le dieu père, l'Omniscient... Ce sont des récipients magiques, sacrificiels où plongent les initiés, où se régénèrent les corps et les âmes. Mais ce sont aussi des vortex ouverts sur une connaissance magique et mythologique. Les chaudrons permettent la communication entre le monde humain et celui du Sidhe ou Autre Monde Celtique.

 

Le chaudron divinatoire est un chaudron tripode rempli d'eau claire. Pendant la nuit de Samain/Halloween, on fait couler du blanc d'oeuf à la surface. Les gouttelettes qui se forment ont une fonction divinatoire. Ce procédé est appelé Ciromancie.

 

Pendant la nuit d'Halloween, on lit des présages dans le sang d'un animal versé dans un chaudron de terre ou de métal noir, posé à un carrefour ou à une croisée de chemins et encadré par quatre chandelles rouges ou noires. Il s'agit le plus souvent de sang de porc, animal de l'Autre Monde, sacré pour les Celtes, messager sacrificiel entre le monde humain et celui des dieux. On fait couler des gouttes de cire noire à la surface du sang versé.

 

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Dans le chaudron, la sorcière fait cuire ses potions et ses mixtures. Elle prépare ses philtres et ses élixirs, des "mélanges d'abondance" qu'elle remue grâce à une cuiller en bois de charme.

 

Les fonctions symboliques du Chaudron

 

Régénération saisonnière des forces de vie

Miroir de divination

Connaissance et clairvoyance

Inspiration

Création de potions et de philtres

Création de la nourriture des dieux

Mort et Résurrection

Porte entre les mondes

 

 

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Daniel Gardner (1750-1805), Les Trois Sorcières de Macbeth (Elizabeth Lamb, Vicomtesse Melbourne; Georgiana, Duchesse de Devonshire et Anne Seymour Damer), 1775.

 

 

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© Shannon Stamey

 

 

LE BÂTON

 

Le bâton permet à la sorcière de commander aux esprits et aux éléments, de chevaucher dans les airs jusqu'aux lieux de sabbat, de battre l'eau des chaudrons magiques, des sources, des mares, des fontaines pour faire venir orages, grêle, démons de l'air...

 

Le bâton protège les voyageurs, repousse les revenants (en bois de sureau), empêche les élémentaux de voler le lait et le beurre (en bois de sorbier), favorise la connaissance des choses secrètes (en bois de hêtre), attire la chance (en bois de pêcher), suscite la guérison et la prospérité (en bois de pommier), exerce une action bénéfique sur les cultures et le bétail (en bois de poirier)...

 

 

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LA BAGUETTE

 

Associée à l'élément Air, elle est depuis l'Antiquité la plus ancienne, un objet de pouvoir et l'instrument d'invocation par excellence dans les rites magico-religieux.

 

Baguettes de prêtres, de magiciens, de sorcières ou de fées qui servent à dessiner sur la terre des cercles et des symboles magiques, à délimiter dans le ciel un espace sacré, à "attirer" l'énergie émanant d'un lieu ou d'un monument particulier: cromlech, bétyle, obélisque, allée couverte, dolmens, menhirs...

 

Dans l'Antiquité égyptienne et gréco-romaine, on trouvait des baguettes en forme de serpent.

 

Instrument fétiche des sorcières, la baguette est utilisée pour mélanger les potions à l'intérieur du chaudron.

 

Dans la culture populaire, des baguettes protectrices du bétail étaient utilisées par les bergers et les bergères. Elles étaient associées à des incantations proférées contre les loups, incantations appelées "gardes".

 

Dans le Berry, haute terre de sorcellerie, on trouvait des baguettes en coudrier que l'on cueillait le Vendredi Blanc, soit neuf jours avant Pâques. On enlevait leur écorce, on les associait en nombre impair et on les attachait en de petits faisceaux. Puis elles étaient apportées par les bergères à l'église pour être guisées, c'est à dire sculptées par leurs prétendants.

 

Les baguettes étaient coupées à certaines périodes de l'année et lors de certaines phases lunaires... En Nouvelle Lune, à la Pleine Lune, "au croissant de la Lune de Mars", en période de Lune Rousse, le dimanche des Rameaux, le dimanche de Pâques, le Vendredi-Saint, le 5 Février, jour de la Sainte-Agathe, le matin de la Saint-Jean... On récoltait les branches avec un couteau neuf, une lame d'or ou de cuivre, d'un coup vif après s'être "adressé" généralement à l'arbre concerné par le biais d'une incantation.

 

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Image Le Grimoire de Sorcellerie.fr

 

Les branches collectées devenaient des baguettes investies de pouvoirs que les prêtresses et les prêtres de l'Antiquité, les sorcières et les magiciens réveillaient, grâce à des rituels et des charmes dont le souvenir demeure ancré dans les vieux grimoires...

 

 

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Image Pinterest

 

LA JARRETIERE ET LES NOEUDS

 

Les Sorcières utilisaient des Jarretières et des Cordes à Noeuds pour créer des charmes d'amour. Les Cordes à Nœuds, associées aux voies secrètes du Destin, permettaient aussi de contrôler les éléments, de susciter les tempêtes ou de repousser les vents violents, de guérir des maladies fébriles, de faciliter l'accouchement, sous l'obédience de déesses anciennes, comme la déesse romaine Junon Licinia...

 

Le motif des nœuds est récurrent dans les grottes ornées, sur les reliefs rupestres de la Préhistoire, dans l'art Celte...

 

Le nœud d'Isis, déesse magicienne de l'Égypte ancienne est parvenu jusqu'à nous, symbole gravé, incrusté ou peint sur des sarcophages, des statues, de nombreux monuments... Précieuse amulette, souvent sculptée dans la cornaline ou le jaspe rouge, pierres liées au sang, qui forme une sorte de croix Ankh ou croix de vie.

 

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Nœud d'Isis en jaspe datant du Nouvel Empire (1562-1069 avant J.C.) Photo © The British Museum, Distr. RMN-Grand Palais.

 

« Que ce Nœud me relie à toi, Déesse

Par la vie qui est dans mon corps,

Par la profondeur de mon âme,

Par l’étendue de ma conscience

Par le feu de mon esprit

Qu’il m’unisse à toi avec amour »

 

Texte issu du livre Offering to Isis de M. Isidora Forrest.

 

La Sorcière emploie des petites CLOCHES et des CLOCHETTES en cuivre, en laiton, en cristal, en verre, en bois... pour appeler les esprits au cours des rituels et des cérémonies et les renvoyer quand la magie est accomplie.

La clochette agit comme le carillon Feng-Shui dont la musique cristalline dissipe les ondes néfastes qui s'accumulent dans une pièce ou au-dessus de la porte d'entrée.

 

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© Artisanne, Scottish sea glass mobile sur Flickr.com

 

https://www.flickr.com/photos/artisanne/6070725216/in/photostream

 

Elle coupe les herbes et les plantes qui serviront aux rituels avec des SERPES et des FAUCILLES de petite taille, des couteaux à manche blanc dotés d'une lame droite ou recourbée. La lame courbe représente le croissant de lune qui scintille dans le ciel nocturne. Le manche est généralement en os, ciselé de runes ou de glyphes de connaissance et de protection. Le fourreau est noir comme les ténèbres du secret, territoire magique des sorcières.

 

Les principales lames rituelles se nomment BOLLINE (manche blanc) et ATHAMÉ.

 

L'athamé sert à diriger vers un but donné l'énergie mobilisée pendant les rites et les incantations.

 

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Je ne connais pas l'auteur...

 

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La Sorcière pratique également le SCRYING, l'art de la divination à travers un CRISTAL ou une surface réfléchissante. La forme ronde est emblématique du pouvoir de la LUNE qui régit les visions intérieures.

 

Le terme CRISTALLOMANCIE vient du grec CRYSTALLYUS qui signifie « glace » et de MANTEIA qui signifie « divination ». On regarde à travers une matière mystérieuse qui absorbe les différentes sortes de lumières. Ainsi, les couleurs, les formes et les mouvements dévoilent un langage subtil que la Sorcière interprète...

 

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© Molly Harrison

 

Je continuerai sur ce thème au fil du temps... Je vous parlerai du CHAPEAU POINTU, du PENTACLE, du BESTIAIRE de la Sorcière, des lieux associés à sa nature profonde...

 

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© Lynn Bonnette, Can we go ?

 

Le monde des Sorcières a une infinité de choses à nous apprendre... Une encyclopédie n'y suffirait pas ! Je veux ajouter que le Savoir rencontré se ressent, dans tout le corps, tout autant qu'il se perçoit avec l'esprit. Aussi, lorsqu'on s'intéresse aux mondes anciens ne peut-on pas s'appuyer que sur la seule théorie. Faire ses expériences est nécessaire pour avancer à travers la Connaissance. Découvrir avec tous ses sens est une bénédiction !

 

Merci à vous qui me lisez, je souffle vers vous mille et une pensées d'amitié et je souhaite que l'énergie automnale vous soit favorable.

 

Joyeux temps de Samain...

 

Progressons toujours avec humilité, honnêteté et respect...

 

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« Blessed be » signifie : « Soyez bénis, protégés... » C'est un porte chance !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #aime, #cote, #soir, #urbaine, #ville

 

 

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 Ma ville, le soir...

 

Sarcelles en poésie urbaine, quand tout prend une autre dimension...

 

Avec la lumière qui change, j'aime sillonner l'espace où se mêlent monde ancien et modernité.

 

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Mes pas me conduisent vers la zone commerciale où je m'amuse à « saisir » les silhouettes des grands pylônes.

 

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Ces géants de métal ont pour moi un côté très photogénique.

 

J'aime y accrocher des pensées futuristes qui se hissent dans le ciel et vont dans les étoiles...

 

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Je savoure l'instant... puis direction Les Pénates en passant par le chemin du tramway.

 

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Ma ville, ma ville que j'aime et son côté Lego chimérique... Une géométrie qui titille l'imagination...

 

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Le soir déploie ses ailes de plus en plus...

 

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Je salue la maison d'Harry Potter et la Créature de Feuilles qui va danser, les nuits de pleine lune, à la croisée des chemins...

 

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Gros bisous et merci de vos gentils petits mots...

 

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 Image Pinterest

Plume

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