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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

Publié le par maplumefee
Publié dans : #druides, #faucille, #gaia, #jpg, #lieu

 

 

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C'est un petit personnage, au charme mystérieux, que j'apprécie tout particulièrement... On le découvre au couronnement d'une fenêtre de l'Orangerie, bâtiment majestueux que je vous ai montré, sous différents aspects, dans mon article précédent.

 

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Un personnage qui trouve sa place dans le répertoire ornemental des lieux, fondé sur des thèmes agricoles et finement réalisé par Charles Gallois-Poignant, un des artistes du Louvre de Napoléon III (1808-1873).

 

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Sous une feuillée constituée de rameaux d'olivier, dans un décor d'épis de blé, il tient un bouquet de fleurs des champs et l'attribut de Cérès/Déméter, la terre nourricière ; du dieu Chronos des premiers âges et des esprits des moissons.

 

Emblème de mort et de renaissance, d'espoir et de fertilité, la faucille est liée au sang de la terre et revêt la forme du croissant lunaire.

 

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Dans la mythologie grecque, Gaïa, la Terre Primordiale, façonna une faucille de silex pour castrer son époux Ouranos, le Ciel. Le couple divin avait engendré les Titans, les Titanides, les Cyclopes et les Hécatonchires, redoutables créatures dotées de cent bras et de cinquante têtes. Effrayé par sa progéniture, Ouranos la fit enfermer au fond du Tartare, lieu de désolation, mais Gaïa en prit ombrage. Elle remit la faucille à Chronos, son plus jeune fils, afin qu'il castre son père.

 

 

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Chronos armé de la faucille, d'après une gemme gravée par Aubin Louis Millin Éleuthérophile de Grandmaison (1759-1818), un nom d'enfer (!), naturaliste, bibliothécaire, professeur émérite d'archéologie à la Bibliothèque Nationale et érudit en de nombreux domaines. Galerie mythologique, 1811.

 

Le sang et la semence jaillirent, engendrant les Géants, les terrifiantes Erinyes, les Nymphes et la voluptueuse Aphrodite, déesse de l'amour...

 

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Gaïa, Queen of Earth, illustration de © Ravynne Phelan pour le Tarot des Rêves de Gaïa.

 

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Visions de Gaïa par © Joséphine Wall.

 

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Les Erinyes, illustrées en 1941 par © Boris Vallejo, artiste américain d'origine péruvienne. Sensuelles et effrayantes, elles sont au nombre de trois et se nomment Alecto, Mégère et Tisiphoné.

 

Alecto tourmente les criminels. Mégère sème querelles et mésententes. Tisiphoné, « celle qui punit le meurtre », envoie des maladies comme la peste sur l'Humanité.

Fréquemment, leurs yeux pleurent du sang. Elles ont d'amples chevelures qui claquent au vent et dans lesquelles se dissimulent des serpents. Elles brandissent des torches, des fouets et guident, dans le ciel de tempête, des hordes d'ombres vengeresses.

 

 

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Les Titans enchaînés dans le Tartare. Illustration réalisée pour Les Enfers de la Divine Comédie de Dante (1265-1321), en 1857, par Gustave Doré (1832-1883).

 

 

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La nymphe Galatée et le cyclope Polyphème, descendants d'Ouranos et de Gaïa, fresque romaine de la Maison de la Vieille Chasse à Pompéi, Musée archéologique national de Naples.

 

 

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Paul Jacques Aimé Baudry (1828-1886), La toilette de Vénus.

 

 

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Jeune Druidesse récoltant le gui sacré, représentation Vintage.

 

La faucille est imprégnée d'une puissante charge symbolique et mythologique. L'Encyclopédie des Symboles nous apprend qu'elle « fut l'un des premiers outils du moissonneur dans les civilisations agraires du néolithique ; elle fut tout d'abord réalisée en silex puis devint un objet de culte qui se rapportait au croissant de lune. On désignait fréquemment les épées recourbées du nom de faucilles, par exemple l'arme du dieu Marduk, le dieu protecteur de la ville de Babylone. »

 

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Paul Sérusier (1864-1927), Jeune bretonne à la faucille, 1889.

 

La faucille, dans l'Antiquité Gréco-Romaine, est l'attribut de Chronos/Saturne « que l'on considérait, à l'époque préhellénique, comme le dieu de la fertilité. Son nom fut plus tard associé à celui du temps personnifié qui porta désormais la faucille ou (plus récemment) la faux comme symbole du temps qui s'écoule impitoyablement. Voilà pourquoi la faucille et la faux devinrent également les symboles de la mort. »

 

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Pierre-Auguste Renoir (1841-1919), Femme debout à la faucille, 1890.

 

 

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Dans le Calendrier Républicain illustré, créé par le poète François Fabre d'Églantine (1750-1794), on appelait le dixième jour du mois de Messidor, (du 19 juin au 18 juillet), le jour de la Faucille. Quant au drapeau soviétique, il faut savoir que : « le régime soviétique, après la révolution de 1917, fit figurer une faucille d'or sur son drapeau rouge : symbolisant la paysannerie libérée associée à la classe ouvrière triomphante figurée par le marteau. »

 

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Textile russe des années 1930.

 

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Vincent Van Gogh (1853-1890), Le moissonneur à la faucille.

 

La faucille, au temps de la moisson, coupe les céréales et fait « saigner le blé » mais de cette mort jaillit la vie, représentée par la nourriture et le partage des denrées. La faucille est donc liée à deux énergies essentielles, celle de Thanatos, la Mort et celle d'Éros, le Désir qui attise les Forces de Vie.

 

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Camille Corot (1796-1875), Moissonneuse tenant sa faucille, 1858.

 

 

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Jules Octave Triquet (1867-1914), La femme à la faucille.

 

 

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 La jeune druidesse, image vintage issue d'ouvrages folkloriques.

 

La faucille des Druides, objet puissamment sacré, se fait l'écho de cette symbolique. Druides et Druidesses, gardiens de la connaissance des arts magiques, utilisaient la faucille pour couper les plantes médicinales et sorcières, à l'instar du gui et pour repousser les énergies négatives, les entités malveillantes et les tempêtes. On retrouve ce dernier aspect au Japon où sur le toit de certaines maisons, une faucille est installée afin de protéger les lieux contre les orages, la grêle et la fureur du vent...

 

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Velléda, célèbre druidesse dont la statue se dresse dans le Jardin du Luxembourg, arbore une faucille à la ceinture. Je ne développe pas l'histoire de cette statue, sculptée par Hippolyte Maindron (1801-1884) et adulée par les artistes représentatifs du Romantisme, car elle fera l'objet d'un article à part...

 

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Charles Voillemot (1823-1893), Velléda, 1869.

 

La faucille, comme je l'écrivais plus haut, est aussi l'attribut de Cérès, déesse très ancienne que célébraient les Latins et que les Grecs appelaient Déméter. Je vous donne rendez-vous dans quelques jours sous l'obédience de cette déesse afin d'explorer la riche iconographie qui lui est consacrée.

 

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Merci de votre fidélité pendant ces chaudes journées d'été, je pense bien à vous, bon courage pour celles et ceux qui souffrent des températures en raison de leur état de santé et pour les victimes des catastrophes climatiques, sur notre terre... Gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #jpg, #orangerie, #orangers, #pendant, #tuileries

 

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Ils se gorgent de soleil, au fil de l'été, les orangers des Tuileries... et leur beauté évoque les splendeurs verdoyantes des parcs et des jardins de nos plus grands châteaux.

 

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Ils forment une allée parfumée qui se déploie vers l'Orangerie, bâtiment tout en longueur, remarquable d'élégance et de sobriété, qui se dresse face à la Place de la Concorde, à l'extrémité occidentale de la Terrasse du Bord de l'Eau.

 

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La Terrasse du Bord de l'Eau domine, d'un côté, la Seine et ses quais ombragés et, de l'autre, une série de parterres.

 

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Côté « Bord de l'Eau », vous apercevez les oriflammes bleus de Paris Plages où nous irons nous promener dans quelques jours.

 

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 La Tour Eiffel se cache derrière les arbres...

 


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Je vous avais montré l'Orangerie en 2012. C'est fou comme le temps file... Six ans déjà ! Je prends plaisir à publier de nouvelles photos.

 

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A la Belle-Époque, l'Allée des Orangers formait une promenade particulièrement prisée. Bordée de grands marronniers, elle constituait une galerie d'exposition à ciel ouvert pour les Parisiennes qui y déployaient leurs accessoires de mode. Les jeunes gens s'y donnaient rendez-vous sous les frondaisons parfumées. Ils venaient y « sourire à des amours écloses l'hiver; sous les lustres, et maintenant épanouies au sein de la verdure, sous les brises embaumées du Printemps. » Edmond Texier: Tableau de Paris, 1852-1853.

 

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Aujourd'hui, les délicats orangers qui s'y épanouissent sont des réminiscences de ceux qui ont peuplé, pendant des siècles, l'allée centrale du jardin.

 

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L'Orangerie fut érigée à partir de 1853, sur les plans de Firmin Bourgeois, pour accueillir les orangers des Tuileries, entreposés jusque là dans une galerie du Louvre. Ludovico Visconti (1791-1853), architecte de l'empereur Napoléon III, termina la construction de ce grand vaisseau de pierre.

 

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 Partie tournée vers la Place de la Concorde.

 

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 Partie regardant vers le jardin des Tuileries.

 

Les lignes classiques du bâtiment s'harmonisent avec celles des grands Hôtels de la Place de la Concorde (l'Hôtel de Crillon et l'Hôtel de la Marine).

 

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 Vue datant de septembre 2017 Les orangers n'étaient pas encore rentrés.

 

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Une orangerie est traditionnellement un bâtiment clos, doté de vastes fenêtres tournées vers le Sud. Il y règne une température agréable et bien régulée. Les agrumes en bacs ou en pots et les végétaux fragiles, comme les palmiers, y sont protégés contre le gel.

 

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Les grandes fenêtres que j'évoquais et...

 

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...deux statues d'Auguste Rodin (1840-1917), en l'occurrence Méditation ou La Voix Intérieure et L'Ombre ou Adam (au premier plan) que je présenterai dans un article à part, avec Ève et bien sûr, le célèbre Baiser...

 

Pour le moment, ne nous éloignons pas de notre sujet : orangers et Orangerie...

 

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La mode des orangeries date de la Renaissance et vient d'Italie. Les orangers étaient gardés, à l'abri des intempéries, dans des « limonaiae ».

 

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La statue que l'on aperçoit au fond de l'image est la Reclining Figure d'Henry Moore (1898-1986), une œuvre mystérieuse datant de 1951 et qui a des rapports avec l'art maya. J'ai aussi un article en préparation à son sujet mais... revenons à l'Orangerie... sourires ! (Je résiste à mon penchant pour la digression, vous voyez... wink2)

 

Pendant la IIIe République, l'Orangerie des Tuileries fut transformée en salle de concert et en lieu d'exposition pour du matériel industriel et horticole, des objets artisanaux et des chiens de race. Elle accueillit, pendant la Première Guerre Mondiale, des soldats mobilisés et servit de dépôt d'armement.

 

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Elle fut attribuée, en 1921, à l'administration des Beaux-Arts et destinée, comme son pendant, le Jeu de Paume, à devenir une annexe du Musée du Luxembourg. Mais Georges Clémenceau (1841-1929) proposa à Claude Monet (1840-1926) d'y installer Les Nymphéas et, le 17 mai 1927, le Musée de l'Orangerie ouvrit ses portes.

 

 

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A l'est et à l'ouest, les portes monumentales sont surmontées de frontons qui décrivent des sujets agricoles, sculptés par Gallois-Poignant, un des artistes du Louvre de Napoléon III (1808-1873).

 

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Lions, cornes d'abondance, gerbes de blé, feuilles d'acanthe, faucilles, faux et divers instruments...

 

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Ce lieu magnifique n'abrite plus aujourd'hui les orangers que nous contemplons dans le jardin. Ceux-ci passent l'hiver dans l'Orangerie de Meudon. Ils s'épanouissent aux Tuileries pendant les beaux jours.

 

 

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Outre une promenade aromatique dans ce jardin que j'aime tant, je ne saurais trop vous conseiller, si vous en avez la possibilité, de visiter le musée de l'Orangerie et sa sélection raffinée de peintures impressionnistes et post-impressionnistes. Deux immenses salles ovales forment un écrin privilégié pour les célèbres Nymphéas.

 

J'en avais parlé en Juin 2012...

 

Les Trésors de l'Orangerie Chapitre Deux

 

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Avec de belles pensées ensoleillées, merci de votre fidélité et gros bisous...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #aime, #ciel, #jardin, #jpg, #vert

 

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Vue sur le pavillon de Flore et les statues du Grand Carré...

 

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Mais que regarde l'enfant au poisson du groupe sculpté La Loire et le Loiret, de Corneille Van Cleve (1645-1732) ?

 

Le ciel d'été où s'imprègnent des couleurs intenses et poétiques et de grands arbres gorgés d'une précieuse énergie verte...

 

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Ce bleu et ce vert m'ont fascinée...

 

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Les effets de « matière » aussi...

 

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Petit clin d’œil à mon ami le platane dont j'ai montré les charmes sur La Chimère écarlate dans l'article Un Platane Vénérable aux Tuileries.

 

Voici d'autres photos de ce magnifique géant !

 

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Les branches serpents et l'esthétique de la « mue » que j'aime tant !

 

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Je déambule, en pleine rêverie. Il fait très chaud. Les visiteurs avancent lentement et à certains endroits, le bleu du ciel est en métamorphose. Le jardin est un terrain de jeu pour les pensées qui papillonnent.

 

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 Vers l'obélisque de la Concorde, majestueuse aiguille au pyramidion doré, par exemple...

 

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Pomone la belle, déesse des fruits, regarde également le ciel et veille sur la géographie des lieux. J'ai aimé la photographier de dos. Je prépare un article sur elle et son parèdre Vertumne, dieu des vergers, pour la rentrée. J'ai gardé pour cette occasion les vues de son ravissant visage.

 

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Une respiration d'ombre et de lumière envahit le jardin. J'aime plonger dans cet entre-deux...

 

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Petite variante entre les deux photos, l’œil... Mystérieuse perle d'obsidienne, d'onyx ou de jais...

 

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Un peu partout, le vert est souverain ! Telle une abeille, je butine...

 

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et je fais une jolie rencontre...

 

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Scénographie de ciel où fondent les nuages, cette poésie de l'instant m'enveloppe...

 

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J'aime aussi beaucoup les lampadaires du jardin. Certains datent de la Belle-Époque, d'autres ont été conçus pour ressembler à des modèles anciens.

 

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La chaleur s'amplifie, je finis par trouver de l'eau jaillissante...

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Cette vasque de marbre se situe au centre d'un bassin rond qui borde le Grand Carré, un espace rempli de statues que je vous montrerai dans de prochains articles. Avant cela, je vous donne rendez-vous, dans quelques jours, pour une promenade aromatique dans une autre partie du jardin...

 

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Avec mes pensées d'amitié, merci de votre fidélité !

Plume

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Publié le par maplumefee

 

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Albert Lynch (1851-1912), Un moment de sérénité.

Ce portraitiste émérite reçut la médaille d'or de la Peinture lors de l'Exposition Universelle de Paris, en 1900.

 

Chers aminautes, plusieurs d'entre vous sont partis se reposer, retrouver des personnes aimées, profiter des charmes de l'été. Je vous souhaite de délicieux moments, de la douceur de vivre et pour celles et ceux qui ne sont pas en vacances, j'espère aussi un agréable été...

 

Lire et rêver dans un jardin ou sur le sable, un lieu serein et confortable... Se ressourcer, prendre le temps, laisser venir à soi les savoureux petits bonheurs... N'est-ce-pas là un beau programme ?

 

Je continuerai à publier, à un rythme buissonnier, au gré de l'été... En attendant, je vous invite à lire ou à relire un article écrit l'été dernier :

 

Rêveries artistiques en bord de mer

 

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John William Godward (1861-1922), peintre anglais néoclassique et d'inspiration préraphaélite. Nérissa, 1906.

 

Je vous invite aussi à « déguster » des « Mots de Fées » sur mon deuxième blog : La Chimère écarlate... D'ailleurs, merci à ceux qui m'ont déjà laissé un gentil petit mot.

 

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Féerie par Bente Schlick, illustrateur allemand né en 1986

 

Pour les aminautes que je ne « reverrai » qu'à la rentrée, de gros bisous d'amitié et pour les autres aussi !

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Fée et petits animaux, par Judy Mastrangelo...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #fut, #hotel, #jpg, #rue, #tresor

 

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Et si nous nous donnions rendez-vous dans une charmante impasse ombragée, située au cœur du Marais, où l'on chemine à des années lumière de l'agitation des grandes voies parisiennes ?

 

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Abordons cette rue pleine de fleurs (les rhododendrons y éclatent de beauté !) qui doit son nom à un trésor véritable, exhumé en 1882 quand fut démoli l'Hôtel d'Effiat, joyau architectural du XVIIe siècle, remplacé, au nom de la sacro-sainte spéculation immobilière (!), par une série d'immeubles de rapport.

 

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Dans les décombres de l'hôtel, on découvrit un vase de cuivre qui renfermait un trésor composé de monnaies d'or, des francs à cheval du roi Jean II le Bon (1319-1364) et des francs à pied de Charles V (1338-1380), le tout atteignant une somme de 7882 livres.

 

La rue qui fut alors percée à l'emplacement de l'hôtel, entre les rues Vieille-du-Temple et des Écouffes (les noms Écouffes ou Escouffes désignaient autrefois les Prêteurs sur Gages), fut appelée rue du Trésor.

 

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Au XVIe siècle, se dressait à cet emplacement un imposant manoir, bâti sur les vestiges d'un fief médiéval, le fief d'Autonne. Le manoir Renaissance et ses dépendances étaient la propriété de la puissante famille de Marle qui compta parmi ses membres des hauts dignitaires du royaume (en l'occurrence un Conseiller du Roi, un avocat au Parlement Royal, un Prévôt des Marchands et un magistrat du Tribunal Royal).

 

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Vous apprécierez le décor d'abondance en métal ouvragé de la jolie porte, de style « Monarchie de Juillet » (1830-1848).

 

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Au début du XVIIe siècle, l'ensemble fut acquis par le Maréchal Jacques Vignier d'Effiat, père de Cinq-Mars, célèbre favori du roi Louis XIII et Surintendant de la Maison et des Finances du Prince de Condé.

 

Après la mort du Maréchal, sa veuve, Marie de Fourcy, sollicita le célèbre architecte Clément Métezeau (1581-1652) pour agrandir la demeure et l'agrémenter d'une élégante façade.

 

L'hôtel fut cédé, en 1696, par les descendants de Marie de Fourcy à Claude Le Peletier (1631-1711) Prévôt des Marchands qui devint Contrôleur Général des Finances à la mort de Jean-Baptiste Colbert (1619-1683). Des aménagements furent entrepris (agrandissement du corps de logis et du jardin qui était à l'époque l'un des plus beaux du Marais et dont il ne reste rien...).

 

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Après la Révolution, l'hôtel fut mis en location et en 1800, des négociants venus de l'Aisne, les Mareuse, en firent l'acquisition.

 

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Au fil des années, le bâtiment fut géré par une bourgeoisie nouvelle, implantée dans les hôtels particuliers du Marais, et investi par des boutiques de négoce et d'artisanat. Il accueillit notamment le domicile d'Auguste Mariage, fondateur d'une célèbre maison de thé, véritable institution parisienne.

 

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Exemples de belles vitrines...

 

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Puis l'hôtel d'Effiat devint la propriété de la Compagnie Foncière de France et d'Algérie qui décida de le faire raser pour que soient érigés, à partir de 1882, sous la direction de l'architecte et maître d’œuvre Paul Fouquiau, huit petits immeubles de rapport.

 

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A l'extrémité de la rue, on installa une fontaine dominée par le moulage du relief qui décorait jadis l'une des façades de l'hôtel d'Effiat mais le moulage n'est plus visible et la fontaine n'est plus en eau.

 

Le relief se situait là où l'on aperçoit une petite fenêtre qui a été percée illégalement (!) et rebouchée depuis la précédente photo...

 

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Le relief original, en pierre, intitulé « Allégorie du Commerce ou du Bon Gouvernement » fut offert au Département des Sculptures du Musée du Louvre par Paul Fouquiau, en 1882.

 

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Relief original © Musée du Louvre/P. Philibert

 

C'est donc une partie conséquente de l'histoire du Marais et de l'art de vivre au XVIIe siècle qui a disparu mais le souvenir de l'hôtel d'Effiat, indissociable de cette façade fontaine lovée dans les fleurs continue de hanter les lieux.

 

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Et grâce à des photographes du vieux Paris, nous avons la possibilité de contempler des documents précieux où s'inscrivent des lambeaux de ce qui fut l'une des plus remarquables demeures aristocratiques de la capitale.

 

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Souvenirs de l'hôtel d'Effiat, par Henri Chapelle (1850-1925), auteur d'un magnifique recueil de dessins à la plume recherché par les collectionneurs.

 

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Hôtel d'Effiat en démolition, photographie attribuée à Henri Godefroy (1837-1913), l'un des photographes témoins les plus assidus des transformations de Paris, avec Charles Marville (1813-1879), Édouard Denis Baldus (1813-1889), Gustave Le Gray (1820-1884) et Eugène Atget (1857-1927)... Crédit photo musée Carnavalet/Roger-Viollet

 

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Aujourd'hui, la rue du Trésor est une voie pleine de charme qui s'offre au visiteur, une halte délicieusement fleurie dans la ville.

 

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Rénovée en 2004, elle accueille de charmantes boutiques. Le lieu est vraiment plaisant mais en 1930 voici ce qu'en disait un journaliste nommé Marius Richard : « Poursuivons notre chemin par le passage que des portes ferment, ou ne ferment pas, le soir. Les murs en sont criblés d'éraflures, de marques de coups d'on ne sait trop quoi... Les habitants du quartier ont les coudes bien pointus. C'est l'hiver qu'il faut venir dans ce boyau, lorsqu'un mauvais vent y pousse la pluie mêlée à la lumière sale du bec de gaz. Mais alors c'est un guet-apens où les courants d'air vous assassinent. »

 

Que de changements !

 

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Quant au véritable trésor, il est réparti entre le Musée Carnavalet (Musée d'Histoire de la Ville de Paris) qui a fait l'acquisition du vase de cuivre et de plusieurs pièces et les collections de numismates privés. Comme je vous le disais au début de cet article, il se compose de francs à cheval et de francs à pied.

 

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Image Musée Carnavalet

 

Sur le franc à cheval, on distingue le roi Jean II le Bon (chevauchant son destrier, armé d'un écu à fleur de lys et brandissant son épée avec le terme «Francorum Rex» (Roi des Francs). L'autre face montre une croix feuillue, lovée dans un quadrilobe. Il s'agit du premier franc frappé en or (1360) afin de payer la rançon du souverain, capturé par les Anglais à Poitiers, en 1356.

 

Dans ce contexte particulièrement troublé, les Français durent s'acquitter d'une rançon considérable, versée après plusieurs années de captivité. Le franc à cheval coûtait d'ailleurs si cher que la frappe en fut abandonnée, dès l'avènement de Charles V, en 1364.

 

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Image Musée Carnavalet

 

Le franc à pied de Charles V date de 1365. Le roi est représenté debout et couronné, sous un dais accosté de lys. Il porte la cotte d'armes fleurdelisée et tient l'épée et la main de justice dans le but d'affirmer la vaillance de la dynastie des Valois face au pouvoir vorace des Plantagenêt.

 

Le temps s'est écoulé... Le trésor est constitué de nos jours par une parenthèse fleurie dans la toile ambivalente de la ville et l'on chemine en cette rue, accompagnés de rêveries qui prennent les couleurs soyeuses des rhododendrons...

 

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Je vous souhaite un très bel été, avec d'amicales pensées en farandole !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #eve, #fleurs, #jpg, #midsummer, #nuit

 

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Que l'Été soit ! Vert chlorophylle, ciselé de douceur sous un ciel bleu intense, créatif et gorgé de délicieuses saveurs... Un été que je nous souhaite très favorable, chers aminautes ! Et à cette occasion, je ne résiste pas au plaisir de d'exposer ici un tableau que j'aime infiniment : Midsummer Eve, composé par le peintre anglais Edward Robert Hughes (1851-1914).

 

J'avais présenté ce tableau l'année dernière, sur mon autre blog : La Chimère écarlate et je me réjouis de laisser à nouveau caracoler mon esprit en des terres de fantaisie, invitée par les facétieux esprits de Midsummer.

 

Nuit magique du Solstice d'Été qui, à l'instar de la nuit de Beltane (30 avril) et de celle de Samain/Halloween (31 octobre), fait tomber le voile qui sépare le monde des humains et le territoire ambivalent du Sidh (Sidhe) où évolue le Petit Peuple...

 

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L’œuvre, datée de 1908, décrit ces instants mystérieux ("Eve" dérive de evening, le soir).

 

Edward Robert Hughes (1851-1914) est un artiste à la touche élégante, très influencé par l'Esthétisme et le Préraphaélisme. Ses œuvres ont un charme infini (je les trouve superbes : Cœur des Neiges, la Nuit et son chariot d'étoiles etc...) mais là n'est pas mon propos en cet instant... Continuons d'évoquer Midsummer, nuit de fièvre magique où tout devient possible !

 

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L'esprit féminin de Midsummer (Litha, pour le Druidisme) a appelé les créatures de la forêt qui s'assemblent autour d'elle pour former un fairy ring ou cercle de fées. Dotés d'ailes de papillons, ils portent des lampions et des lanternes en forme de boule ou de fleurs. Ces délicats éclairages évoquent la puissance créatrice des lucioles et des lampyres, coléoptères qui produisent de la lumière et font crépiter les velours d'onyx et les soies d'obsidienne de la nuit.

 

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Pour les faire venir, la fée a utilisé une sorte de flûte dont l'extrémité est évasée. Elle est rousse, à l'instar des sirènes et des lamies, déités voluptueuses qui peuplent les toiles des peintres victoriens et sont la manifestation de leurs hantises (j'y reviendrai bien sûr, tant le thème me plaît et tant j'ai écrit de choses sur le sujet au fil de mes études). Rousseur et charme de feu... Elle porte une couronne de campanules stylisées, fleurs fétiches du Petit Peuple qui s'est regroupé pour festoyer.

 

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Des fleurs roses ornent sa taille et sa robe dorée, superbement chatoyante, semble s'animer, dans le frisson des lueurs qui l'encerclent.

 

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L'atmosphère est celle d'un monde fantastique et merveilleux... celui de Litha, festival de la lumière, fête du soleil triomphant qui nourrit les sillons fertiles de la terre.

 

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À Midsummer, la chaleur palpite, les céréales grandissent. On célèbre avec des danses et des chants le jour le plus long de l'année et la force créatrice des éléments. On honore le feu, entité rouge et or qui dévore les monstres de l'obscurité. On va sur les chemins cueillir les « simples » guérisseurs et magiques avec une prédilection pour les herbes suivantes : armoise, achillée millefeuille, pissenlit, millepertuis, calendula, sauge, angélique, fenouil, reine des près, romarin, serpolet, thym, verveine, mélisse, menthe, plantain, pimprenelle, myrte, aubépine, capucine, bourrache, chélidoine, gentiane, hysope, lavande, marjolaine, joubarbe, lierre terrestre, marguerite, mauve, brunelle...

 

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Midsummer Eve Party, image (c)Tricia Fountaine.

 

Je vais donc savourer ma tisane d'armoise en vous souhaitant un très bel été et une délicieuse fête de la musique ! Laissez filer votre imagination dans les sous-bois, autour des vieilles pierres et sur le bord des étangs... Vous verrez peut-être caracoler de minuscules lanternes au gré de l'instant !

 

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Fairy Lights

 

Je pense bien à vous et je viens vous voir au rythme de mes possibilités. Mon épilepsie dont je ne parle que très peu depuis quelques temps est pourtant bien présente, avec son cortège de désagréments... Entre autres joyeusetés, j'ai très mal aux yeux et je dois prendre soin de ma rétine gauche déchirée, je fais donc comme je peux avec l'écran et un réseau Internet aussi brinquebalant que moi (sourires...) mais je ne vous oublie pas... Gros bisous !

 

J'ai grand besoin de me reposer...

 

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David Delamare, Midsummer Dream...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #fleurs, #hirano, #jpg, #miho, #papillon

 

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Des couleurs subtiles, des rêveries ambivalentes, de la magie et de la sensualité à fleur de toile... Miho Hirano, artiste japonaise contemporaine nous invite à pénétrer dans une sylve de féminité, à cheminer dans un monde où palpitent des chevelures torrentielles, où la flore est secrète, où les courbes des corps se dévoilent avec audace et enchantement.

 

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Un séduisant voyage au cours duquel nous nous interrogeons. Et si nous prenions davantage soin de la Nature ? De cet écrin de Nature où se lovent des êtres subtils, beautés gardiennes d'une terre où l'être humain, espèce invasive, commet bien des méfaits...

 

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A travers ce périple, nous rencontrons des filles fées lovées dans la sève et le sucre des fleurs, qui résonnent d'une vie diaphane, des nymphes au regard doux et farouche où perlent de troublantes mélancolies et dont les visages semblent refléter les enivrants mystères de l'entre-deux...

 

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Des esprits de l'eau et de la forêt, des enchanteresses de l'air et de l'onde à la fois puissantes et fragiles...

 

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Fragilité d'où naît une force, celle qui anime les roseaux dans le vent...

 

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Diplômée en 2007 de la prestigieuse Musashino Art University, Miho Hirano rend hommage à l'un des thèmes majeurs de l'Art Nouveau, la « Femme Fleur » si bien représentée par Alfons Mucha mais là n'est pas notre propos.

 

Elle nous offre, avec luxuriance et douceur, les feux sinueux de son inspiration mêlée d'émotions fugitives ainsi qu'une fusion très personnelle entre courbes féminines, chevelures et forces élémentales et matricielles.

 

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Sa technique consiste à réaliser un croquis au crayon et à l'animer via une peinture bleutée plutôt légère puis elle fait naître les ombres avec d'autres tons vaporeux. Ensuite vient l'étape de la peinture à l'huile.

 

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Elle dépose sur les bouches et autour des yeux un rose glamour qui « empourpre » les carnations nacrées voire spectrales de ses héroïnes, accompagnées, le plus souvent, de papillons, de carpes koi, d'oiseaux, de fleurs de cerisier, de prunier, de lotus ou de pissenlit, fleur du vent aux akènes d'argent comme on peut le voir ci-dessus.

 

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https://www.instagram.com/mihohiranoart/?hl=fr

 

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https://www.facebook.com/miho.hirano.5621

 

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Je prends plaisir à « illustrer en mots » les œuvres envoûtantes de cette artiste avec des haïkus composés par Bashô Matsuo (1644-1694), l'un des quatre grands poètes classiques (les autres étant Yosa Buson, Kobayashi Issa et Masaoka Shiki).

 

 

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Les lunes et les fleurs :

voici les véritables

maîtres

 

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Le son de la cloche s’apaise,

le parfum des fleurs

frappe le soir

 

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De quel arbre en fleur?

Je ne sais

Mais quel parfum !

 

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N'oublie jamais

La saveur solitaire

Des rosées blanches

 

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Un pétale tombé

remonte à sa branche

C'est un papillon

 

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Volutes d'encens

Ailes de papillon

Que parfume l'orchidée

 

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Réveille réveille-toi

Je te prends pour ami

Papillon

 

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Deux vies

entre elles ont vécu

les fleurs de cerisier

 

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Le coquelicot blanc

d’une averse hivernale

a fleuri

 

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Un papillon ne vole

que dans un champ

de soleil

 

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Je vous souhaite une myriade de jolies choses et vous remercie de votre fidélité. Gros bisous !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #gros, #nuage, #ouvre, #rose, #yeux

 

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La rose ouvre les yeux, enivrée par l'éclat de ses fines fragrances, à l'heure où papillonnent mille et un secrets. Dans cette gangue de printemps moite où les couleurs s'affolent, exultent et se fondent parmi les spectres des fleurs de cerisier.

 

La rose ouvre les yeux, dans le mauve et le gris perlés de bleu changeant, à peine froissée par le sillage des giboulées. Quand le ciel ne sait plus s'il attise l'or du paysage ou s'il en trouble la fugacité. Rose de juin, à contretemps.

 

Et je suis là près d'elle, tissant des mondes éphémères sur la page qui tremble, filant ma fièvre sur l'écheveau de la lumière, au creux des ombres vertes. Ici et maintenant, sous le nuage qui veille, mouton de nacre au-dessus de la ville, étrange mue d'un sortilège...

 

(Cendrine)

 

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Je repars en catimini, avec mon carnet et mon stylo adoré...

 

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Belles pensées, gros bisous d'amitié!

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #Beaubourg, #fontaine, #jpg, #maubuée, #paris, #rue, #venise

 

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Au croisement de la minuscule rue de Venise et de l'imposante rue Saint-Martin, épine dorsale du Quartier Beaubourg, se dresse l'une des plus anciennes fontaines de la capitale : la fontaine Maubuée. Rescapée d'un réseau de fontaines qui vit le jour, il y a bien longtemps, sur la rive droite de la Seine et qui ont presque toutes disparu.

 

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Mentionnée dans des lettres patentes du 9 octobre 1392, lettres par lesquelles le roi Charles VI (1368-1422) tenta de faire cesser « les concessions particulières accordées ou usurpées sur les eaux de Paris. », elle était « adossée à une maison ».

Cette maison était la propriété de la Ville de Paris qui la loua, au fil du temps, à différents notaires soit le notaire Levasseur (1600), le notaire Guy Remant (1620) et le notaire Jacques (1667).

 

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Planche conservée à la BNF.

 

Vers 1733, la fontaine fut reconstruite par les architectes, père et fils, Jean Beausire (1651-1743) et Jean-Baptiste Augustin Beausire (1693-1764) et décorée, pour l'occasion, d’un bas-relief qui représente un vase rocaille, entouré de roseaux et de plantes marines.

 

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Située jadis dans le périmètre occupé par le Centre Georges-Pompidou, (dans une vieille rue Maubuée, ex rue Simon Le Franc qui n'existe plus), la fontaine Maubuée fut démontée en 1937 et entreposée, pendant une quarantaine d'années, dans un enclos attenant à l'église Saint-Julien-le-Pauvre, rue Galande, dans le 5e arrondissement de Paris. Elle a été remontée là où nous pouvons la voir aujourd'hui.

 

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Sur cette photo datant de la fin du 19e siècle, on voit la fontaine avant son déplacement en 1937 et le nom rue « Maubuée ».

 

Maubuée signifie « mauvaise buée », « mauvaise lessive », ou « malpropre ». Cela se rapporte à la piètre qualité des eaux qui l'alimentaient autrefois. Ces eaux venaient des sources de Belleville, via l'enclos du Temple, situé à quelques encablures, et le prieuré de Saint-Martin-des-Champs. Trop calcaires, ces eaux abîmaient le linge, au grand dam des lavandières du quartier.

 

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Citée par le poète François Villon (1431-1463) en 1461, dans son Testament, la fontaine a subi les outrages du temps mais elle est encore debout.

 

« A Maubuée sa gorge arrouse » (Qu’il (le passant) arrose sa gorge à la fontaine Maubuée).

 

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Vers 1900, on pouvait lire « A la fontaine »dans le cartouche dominant le vase rocaille et un lampadaire à la fine silhouette éclairait l'endroit.

 

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A l'entrée de la rue de Venise (il s'agit plutôt d'une ruelle dont le nom se réfère à la boutique d'un prêteur sur gages Lombard du XVIe siècle : l'Écu de Venise qui a disparu), cette fontaine est un précieux vestige du Moyen Âge, une sentinelle de la mémoire de Paris. Elle nous chuchote que la création des plus anciennes fontaines fut demandée par le roi Philippe Auguste (1165-1223), considéré comme l'inventeur de la Nation Française.

 

Le symbole de la nef, emblème de la Ville de Paris et de la toute puissante Hanse des marchands de l'eau décore le côté de la fontaine donnant sur la rue de Venise.

 

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Ce n'est pas facile à photographier, la rue de Venise est plongée dans l'ombre toute la journée.

 

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La Hanse médiévale des marchands de l'eau fut l'héritière du pouvoir des Nautes, une confrérie de marchands bateliers qui appartenaient à la tribu gauloise des Parisii. Dans l'ancienne Lutèce, les Nautes avaient pour symbole une nef et leur puissance se concentrait autour d'un pilier sacré, le Pilier des Nautes dont les vestiges furent retrouvés, le 16 mars 1711, dans les fondations du maître autel de Notre-Dame de Paris, lors de fouilles entreprises avant la réalisation du Vœu de Louis XIII.

 

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Reconstitution du « pilier » (14-37 après J.-C.), une colonne monumentale gallo-romaine qui fut érigée par les Nautes en l'honneur de Jupiter, sous le règne de l'empereur Tibère (42 avant J.-C- 37 après J.-C.)

 

Haut de cinq mètres, le Pilier des Nautes était constitué de quatre dés de pierre, disposés sur un socle et ornés de bas-reliefs sculptés sur les quatre faces. Ces bas-reliefs représentent des dieux issus des panthéons latin et gaulois.

 

Le panthéon latin évoque Jupiter, maître de l'Olympe portant le foudre et accompagné de son aigle tutélaire ; le dieu guerrier Mars arborant son manteau de général (paludamentum) ; le forgeron Vulcain (Volcanus) ; Mercure, dieu du commerce ; Fortuna, qui accorde la chance ; Vénus qui règne sur l'amour et favorise la fécondité ; les Dioscures Castor et Pollux, jumeaux sacrés et protecteurs des chevaux et des cavaliers.

 

Le panthéon gaulois met en scène le dieu bûcheron Esus coupant les branches d'un arbre avec une serpe ; Cernunnos, le dieu cerf, maître des animaux de la forêt et parèdre de la Grande Déesse Mère ; Smertrios, le « Pourvoyeur », dieu de la guerre mais également dieu d'abondance et parèdre de la puissante Rosmerta, déesse à la corne d'abondance (cornucopia). Il présente aussi Tarvos Trigaranus, le taureau aux trois grues, créature magique accompagnée des « trois grues », les trois aspects de la déesse Lune (nouvelle lune, pleine lune, lune noire).

 

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Cernunnos. Photo RMN.

 

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Esus, le dieu bûcheron. Photo RMN.

 

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Vulcain, le maître des forges divines. Photo RMN.

 

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Tarvos Trigaranus, gardien des mystères de la sylve. Photo RMN.

 

On peut contempler ces vestiges dans la salle du frigidarium des thermes du Musée de Cluny.

 

La nef, indissociable du pouvoir des Nautes, est l'élément central des armoiries de Paris qui apparurent en 1190, au moment où Philippe Auguste partit pour la Terre Sainte.

 

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Le roi décrivit « un écu dont le champ était de gueules, à la nef d'argent, au chef d'azur, semé de fleurs de lys d'or. » En héraldique, « gueules » désigne le rouge, couleur de l’oriflamme de Saint-Denis, étendard sacré des rois de France. « Gueules » évoque le sang versé pour la cause que l'on défend, le sang du sacrifice et du martyre. Le bleu du « chef d'azur » désigne quant à lui le manteau céleste et protecteur de la Vierge Marie et la couleur « officielle » du souverain de la France depuis le règne de Louis VII (1120-1180).

 

Les fleurs de lys sont perçues comme le symbole de l'autorité royale à Paris, depuis le règne du roi Charles V (1338-1380).

 

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Nef de Paris dominant l'une des entrées du Passage du Grand Cerf.

 

Reconnues officiellement par Saint Louis, les armoiries de Paris connurent plusieurs transformations au fil du temps (évolution de la taille de la nef, de la forme des voiles, de la profondeur de celles-ci etc, mais aussi remplacement des fleurs de lys par des abeilles à l'initiative de Napoléon Ier et par « un semé d'étoiles » pendant la Seconde République.) Il fut même évoqué, à l'initiative de l'historien, poète, philosophe et homme politique Edgar Quinet (1803-1875), la mise en place d'un pigeon sur les dites armoiries après la guerre de 1870, les pigeons ayant rendu de grands services à la Nation pendant le conflit...

 

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Blason de Paris sous le Premier Empire (1811-1814).

 

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Blason pendant la Seconde République (1848-1852).

 

Quant à la célèbre devise : « Fluctuat nec mergitur » qui signifie « Il est battu par les flots, mais ne sombre pas », elle accompagna la nef à partir du XVIe siècle et ne fut officialisée que le 24 novembre 1853 par arrêté du baron Haussmann alors préfet de la Seine !

 

Avant l'apparition de la devise, le sceau de la Hanse était agrémenté de la sobre légende : « Sigillum mercatorum aquæ Parisius ».

 

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Le blason actuel comporte des ajouts par rapport au blason plus ancien. Sous la devise, on aperçoit, de gauche à droite : la Croix de la Libération, la Légion d’Honneur et la Croix de Guerre de 1914-1918.

 

L'écu est surmonté d'une couronne murale d'or à cinq tours crénelées et soutenu par deux branches de chêne et de laurier.

 

Les armoiries de Paris ont connu un regain de popularité après les attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan, devenant un emblème de résistance à la violence et au sang versé par les terroristes.

 


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Fluctuat nec mergitur par Seth, artiste de Street Art (photo Elle.fr). Une locution latine qui revêt plus que jamais tout son sens...

Et n'oublions pas que les couleurs de Paris : le bleu, le rouge et le blanc sont à l'origine du drapeau de la France. Après la prise de la Bastille, le marquis de La Fayette « insista » pour que Louis XVI arbore la cocarde tricolore. Une association censée symboliser une possible réconciliation entre le peuple et la monarchie...

 

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Outre l'histoire de la nef de Paris, la fontaine Maubuée nous permet d'évoquer la rue de Venise, l'une des plus étroites de la capitale que l'on aborde en imaginant le Paris médiéval, profondément enfoncé dans ses ruelles. (Et je songe aussi à la rue du Chat-qui-Pêche, insolite venelle que nous traverserons dans un futur article...)

 

La rue de Venise

 

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La rue de Venise changea souvent de nom au fil du temps. Qualifiée, au XIIe siècle, de rue Erembourg, elle devint, quelques décennies plus tard, rue Hérambourg la Tréfelière puis rue Lingarière. Elle fut connue comme rue de la Plâtrière en 1280, rue de la Corroierie en 1303, rue Bertaut qui Dort en 1388, rue Plasteye au XVe siècle, rue Courroier, rue Couroirie et enfin rue de Venise en 1512 !

 

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Comme la plupart des rues parisiennes, la rue de Venise fut fréquemment rebaptisée, les noms étant liés à des activités commerciales ou associés à des habitants qui jouissaient d'une certaine notoriété. Les gens avaient tellement l'habitude de voir les rues changer de nom qu'ils ne s'alarmaient guère ! Heureusement que cela s'est « calmé » car on ne peut qu'imaginer les complications aujourd'hui...

 

On y trouvait autrefois un commerce de chiffons ; un marchand de vin réputé, à l'enseigne du Cerf Galant ; un petit restaurant, à l'enseigne du Port-de-Venise ; le recherché Écu de Venise du Lombard Prêteur sur Gages... et le célèbre cabaret de l'Épée de Bois. Dans ce lieu fameux, Mazarin (1602-1661) avait autorisé des réunions entre des musiciens de la cour et une compagnie de maîtres à danser, sous l'autorité d'un chef appelé Roi des Violons. Ces séances chantées et dansées furent à l'origine de la création de l'Académie Royale de Danse qui établit par la suite ses quartiers aux Tuileries puis à Versailles...

 

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Si vous avez l'occasion de cheminer rue de Venise, n'hésitez pas à vous arrêter quelques instants devant la fontaine Maubuée, cette dame de pierre ancienne qui a « voyagé » dans Paris et dont les eaux ne coulent plus. Face à l'agitation qui règne sur le parvis du Centre Beaubourg, il est émouvant de la contempler et passionnant de songer à son histoire et à la symbolique dont elle est la gardienne.

 

Il semble que la mairie envisage de la faire restaurer. J'espère que cela arrivera sans trop attendre...

 

Bibliographie

 

Amaury Duval: Les Fontaines de Paris, anciennes et nouvelles. Nouvelle édition, Paris: Bance aîné, 1828.

 

Stanislas Lami : Dictionnaire des sculpteurs de l'école française au dix-huitième siècle. Paris : Honoré Champion, 1911.

 

Théophile Lavallée: Histoire de Paris depuis le temps des Gaulois jusqu'en 1850. Paris: Hetzel, 1852.

 

Félix et Louis Lazare : Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments. Paris, 1844.

 

Jean de La Tynna : Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1812.

 

Gustave Pessard : Nouveau Dictionnaire Historique de Paris, 1904

 

Comme certains aminautes me l'ont demandé, j'évoquerai Beaubourg avec grand plaisir dans le futur. J'ai de nombreux articles en préparation et Beaubourg en fait partie. En attendant de publier quelque chose à ce sujet, voici une photo prise en me trouvant à côté de la fontaine.

 

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Elle évoque L'aventure de la couleur à Metz, une exposition centrée sur « l'incarnation de la couleur dans l’histoire de l’art moderne et contemporain, d’Henri Matisse à François Morellet » et elle est présentée dans la Grande Nef du Centre Beaubourg messin, du 24 février 2018 au 22 juillet 2019.

 

La couleur, territoire infini d'émotions et de sensations... et tout au-dessus des toits de Paris, une créature de nuages...

 

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Avec mes amicales pensées, en remerciant celles et ceux qui prennent plaisir à venir en cet espace. Je vous envoie de gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #fete, #fleurs, #maman, #moscou, #peintre

 

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A toutes les mamans et à ma maman chérie, envolée bien trop tôt mais dont l'amour est enraciné à jamais dans mon cœur, je souhaite une très belle fête !

 

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Avec les fleurs chatoyantes et oniriques de l'artiste russe contemporain Igor Levashov...

 

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Cet artiste au talent reconnu, internationalement, est né en 1964 près de Moscou. Il a étudié l'art dans de prestigieux établissements comme l'Institut Sourykoff à Moscou et l’Académie Royale Moderne de la Haye.

 

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Fasciné par les possibilités de création qu'offrent les fleurs en leurs territoires mystérieux, il réalise, grâce à une palette intense et douce, fine et précieuse, des portraits de roses mais aussi de tulipes, d'iris, de magnolias, de lotus, de jonquilles, de digitales, de tournesols, d'arums, de coquelicots, de pavots etc... Sa peinture est tissée de notes élégantes et subtiles et ses œuvres, très recherchées, sont exposées dans nombre de musées et de galeries d'art à travers le monde : Russie, Hollande, Grèce, Angleterre, États-Unis...

 

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Régalons-nous de ce florilège et si, à l'occasion de la Fête des Mamans, vous désirez contempler de « Délicieuses Maternités », vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous...

 http://chimereecarlate.over-blog.com/2018/05/delicieuses-maternites.html

 

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Hugues Merle (1822-1881), peintre de genre et portraitiste, Affection maternelle, 1867.

 

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Émile Munier (1840-1895), peintre académique spécialisé dans les scènes d'enfance, Tendres enlacements.

 

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Gros bisous parfumés de tendresse, merci de votre fidélité !

 

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Plume

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