
Sous les grands platanes du Jardin du Luxembourg, entre les bosquets de l'Orangerie et les jardins privés du Sénat, on découvre une fontaine lovée dans les couleurs changeantes du ciel et des saisons. Elle est dédiée à Eugène Delacroix (1798-1863), maître du Romantisme en peinture.



Le monument domine un bassin rectangulaire posé sur un soubassement de marbre blanc et décoré de six ornements végétaux qui crachent des jets d'eau. Réalisé par Jules Dalou (1838-1902) entre 1886 et 1890, il se compose d'un buste de Delacroix et de trois allégories de bronze.

L’œuvre fut commandée par un comité privé, à l'initiative d'Auguste Vacquerie (1819-1895), poète romantique, journaliste, dramaturge et photographe. Ami intime de Victor Hugo (son frère Charles Vacquerie épousa Léopoldine Hugo en 1843 et mourut avec elle la même année), il fut un auteur couronné de succès et dirigea le journal « Le Rappel ».
Le comité était constitué de Léon Bonnat, William Bouguereau, Jules Breton, Alexandre Cabanel, Jules Dalou, Paul Dubois, Paul Durand-Ruel, Alexandre Falguière, Ignace Henri Jean Fantin-Latour, Charles Garnier, Jean-Léon Gérôme, Ernest Meissonnier, Pierre Puvis de Chavannes, Henri Rochefort, Alfred Stevens et Richard Wallace.
L’œuvre en bronze fut fondue par Pierre Bingen (1842-1908), suivant la technique de la cire perdue (je n'insiste pas sur cette technique, j'ai un article en préparation...). Quand elle fut achevée, Jules Dalou ne voulut pas la faire recouvrir d'une patine industrielle, préférant qu'une oxydation naturelle veine la peau des statues. Le monument fut inauguré le 5 octobre 1890, sous la présidence de Léon Bourgeois, ministre de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts.

Le buste de Delacroix est appuyé sur une stèle au milieu du bassin. Artiste emblématique du courant Romantique, Delacroix insuffla dans le monde des arts un renouveau sans précédent. Il s'illustra notamment à l'occasion de l'Exposition Universelle de 1855 où sa force créatrice fut confrontée au néoclassicisme et au réalisme précurseur d'un autre « maître » : Jean-Auguste Dominique Ingres (1780-1867).

Au pied de la stèle, trois allégories évoquent le Temps (Saturne aux ailes puissantes), la Gloire (nue et sensuelle) et le Génie des Arts (Apollon couronné de laurier). La ronde des corps enchevêtrés est caractéristique du Romantisme, cette forme d'art qui traduit l'énergie du mouvement et exalte l'intensité des émotions.

Le dieu du Temps, vieillard ailé à longue barbe, soulève, dans le frisson vert doré du feuillage, la ravissante Gloire ou Renommée, quintessence de féminité, qui dépose les palmes de la célébrité devant le buste de l'artiste.


La scène devient virtuose, sous le regard du Génie des Arts, avatar d'Apollon, le dieu du soleil, qui applaudit de manière appuyée.

Entièrement fondée sur le mouvement, la vivacité, le dynamisme, la composition est l'émanation d'un puissant esprit baroque. Nous assistons à une scène d'enlèvement, celui de la Gloire par le Temps Saturnien, motif très apprécié dans l'art de la Renaissance, au XVIIe siècle et de nouveau en vogue dans le dernier tiers du XIXe siècle.
L'inspiration de Jules Dalou s'enracine dans l'art de Versailles et plus particulièrement dans le groupe de François Girardon (1628-1715) et Thomas Regnaudin (1622-1706), intitulé Apollon servi par les nymphes. Réalisé en 1666 pour décorer la Grotte de Téthys (détruite en 1684) le groupe comprenait aussi les chevaux du soleil pansés par les tritons de Gilles Guérin (1611-1678) et les frères Marsy (Gaspard : 1624-1681 et Balthazar : 1628-1674).

Apollon servi par les nymphes, photo de User Plyd
Jules Dalou s'inspira aussi du Saturne du bassin de l'Hiver et de l'Enlèvement de Proserpine par Pluton, un autre groupe de Girardon dont on admire la copie à Versailles, dans le Bosquet de la Colonnade.

Proserpine enlevée par Pluton. Photo de Coyau.
Sa volonté fut de traduire le mouvement voluptueux qui anime les œuvres de Delacroix. Sculpteur émérite, il est connu pour diverses réalisations monumentales dans les jardins et sur les places de Paris. Je ne développerai pas ici son parcours artistique car ce n'est pas le propos de cet article mais en continuant de flâner dans le Jardin du Luxembourg on peut admirer d'autres œuvres de son cru comme : le Triomphe de Silène, une composition que j'adore... J'y reviendrai ultérieurement.

Biographie d'Eugène Delacroix
Ferdinand Victor Eugène Delacroix naquit le 26 avril 1798. Il était le fils de Victoire Œben, fille du célèbre ébéniste de Louis XV et de Charles Delacroix (1741-1805), ministre plénipotentiaire aux Pays-Bas et préfet des Bouches-du-Rhône et de Gironde mais certains esprits bien renseignés lui attribuèrent un autre père, en l'occurrence l'illustre Talleyrand (1754-1838).
Delacroix fit ses études au Lycée Louis-le-Grand (ancien Lycée Impérial). Il faillit s'orienter vers l'apprentissage de la musique mais il décida d'entrer, en octobre 1815, dans l'atelier de Pierre Guérin (1775-1843) et de suivre, en 1816, le cursus de l'École des Beaux-Arts.
En août 1819, il posa pour le Radeau de la Méduse de Théodore Géricault (1791-1824), jouant pour l'occasion le rôle d'un naufragé au premier plan, tête penchée et bras étendu. Il s'enthousiasma pour la « manière » novatrice de son ami, considéré comme l'incarnation de l'artiste romantique.
Il produisit quelques œuvres « alimentaires » entre 1815 et 1820 mais en 1822, il exposa au Salon la Barque de Dante ou Dante et Virgile aux Enfers qui révéla sa force créatrice et le fit connaître du public, en attisant le feu des critiques.
Tout aussi admiré que violemment critiqué, il sut résister aux réactions impulsives, passionnées et ambivalentes qu'il suscitait et affirmer sa volonté d'éviter « l'académique ». En 1824, il exposa au Salon une œuvre intitulée Scène des Massacres de Scio.

Le tableau décrit les massacres perpétrés à Chios par les Ottomans, en avril 1822, lors de la guerre d'indépendance grecque et préfigure son œuvre la plus envoûtante : La Mort de Sardanapale (1828). Celle-ci fut considérée comme l'apogée, pleine de fureur et de sang, du romantisme pictural. Les critiques se déchaînèrent...

La mort de Sardanapale, esquisse
« Eugène Delacroix est devenu la pierre de scandale des expositions. » (M. Vitet)
« Que M. Delacroix se rappelle que le goût français est noble et pur et qu'il cultive Racine plutôt que Shakespeare. »
« La majeure partie du public trouve ce tableau ridicule. » (Le Moniteur universel) « L'œil ne peut y débrouiller la confusion des lignes et des couleurs... Le Sardanapale est une erreur de peintre. »
« Ses œuvres ne sont que des tartouillades. » (Delécluze).
Victor Hugo répondit à ses détracteurs : « Ne croyez pas que Delacroix ait failli. Son Sardanapale est une chose magnifique et si gigantesque qu'elle échappe aux petites vues. Du reste, ce bel ouvrage, comme beaucoup d'autres ouvrages grands et forts, n'a point eu de succès près des bourgeois de Paris. Sifflets de sots sont fanfares de gloire. » (Lettre à Victor Pavie du 3 avril 1829)
Tout au long de sa carrière, malgré l'hostilité d'une partie des membres de l'intelligentsia des arts, Delacroix reçut d'importantes commande : lithographies, portraits, scènes de batailles gorgées du souffle épique qui l'animait.
En 1826, il présenta La Grèce sur les ruines de Missolonghi et en 1831, La Liberté guidant le Peuple dont je vous ai proposé une approche dans un article consacré aux Journées du Patrimoine et qui témoigne de son impressionnante « fécondité » artistique. La même année, il fut décoré de la Légion d'Honneur.

La Grèce sur les ruines de Missolonghi

La Liberté guidant le Peuple
http://maplumefeedansparis.eklablog.com/journees-du-patrimoine-2013-a99061737

Jeune orpheline au cimetière, tableau réalisé en 1824 lors des scènes préparatoires pour les Massacres de Scio.
Les voyages nourrirent son inspiration. Il découvrit l'Angleterre en 1825, le Maroc, l'Algérie et l'Espagne en 1832, la Belgique et la Hollande en 1839, l'Allemagne en 1850...

Il décrivit, dans ses carnets de croquis, un Orient gorgé de fièvre et de parfums et donna un aspect concret à des scènes qui avaient été jusque là fantasmées. Les commandes continuèrent d'affluer et le 5 juillet 1846, il fut promu Officier de la Légion d'Honneur. (Il devint Commandeur en septembre 1855.)
Il réalisa des décors pour les principaux monuments de Paris : bibliothèque de la Chambre des Députés (1838), bibliothèque du Sénat (1840-1846), bibliothèque du Palais-Bourbon (terminée en 1847), décoration de la chapelle des Saints-Anges à l'église Saint-Sulpice (1849-1861), partie centrale du plafond de la Galerie d'Apollon au Louvre (1850-1851), décoration des salons de l'Hôtel de Ville (1851-1854)...
Artiste érudit, peintre d'histoire, portraitiste et décorateur émérite, Delacroix a produit une œuvre étonnante où s'imposent les tourments de l'âme et les passions humaines.

La bataille de Nancy, 1834, au sujet de la mort de Charles le Téméraire (1433-1477).

Femmes d'Alger dans leur appartement, 1834.

La Bataille de Taillebourg (21 juillet 1242), 1837.

Combat de chevaliers dans la campagne, vers 1825.

Médée furieuse, 1838.

La profondeur psychologique des personnages, les lignes fougueuses, la puissance narrative du décor et l'utilisation exacerbée des effets de lumière ont décontenancé nombre de ses contemporains et suscité les jalousies mais aussi recréé les codes de la peinture et repoussé les limites de la couleur et du dessin. Toute sa vie, Delacroix a poursuivi ses expériences et même à la fin, malgré les cellules cancéreuses qui lui rongeaient la gorge. Ce maître de la peinture méritait donc amplement l'hommage offert par Jules Dalou et ses contemporains.

Homme d'État, avocat, historien, journaliste et critique d'art, Adolphe Thiers (1797-1877) écrivit à son sujet dans le Constitutionnel : « L'auteur a, outre cette imagination poétique, qui est commune au peintre comme à l'écrivain, cette imagination de l'art, qu'on pourrait en quelque sorte appeler imagination du dessin, et qui est tout autre que la précédente. Il jette ses figures, les groupes, les plie avec la hardiesse de Michel-Ange et la fécondité de Rubens. Je ne sais quel souvenir des grands artistes me saisit à l'aspect de ce tableau; j'y retrouve cette puissance sauvage, ardente mais naturelle, qui cède à son propre entraînement. (...) Je ne crois pas m'y tromper, Monsieur Delacroix a reçu le génie. »

Focus sur deux œuvres d'Eugène Delacroix
Il s'agit d'extraits de dissertations réalisées pendant mes études d'Histoire de l'Art et d'Archéologie à l'Université Michel de Montaigne-Bordeaux III.
La Barque de Dante ou Dante et Virgile aux Enfers, Salon de 1822

« Aucun tableau ne révèle mieux l'avenir d'un grand peintre », écrivit Thiers pour saluer la première œuvre présentée au Salon par le tout jeune artiste Delacroix.
A l'époque de Delacroix, la France oscillait -déjà- violemment entre « l'ancien et le moderne », entre le repli sur soi et l'ouverture aux influences européennes, entre l'ultraroyalisme et le libéralisme bourgeois. En écho à ces contradictions, Delacroix exposa, au Salon de 1822, une œuvre monumentale se référant au chant VIII de l’Enfer tel qu'il apparaît dans La Divine Comédie de Dante. L’œuvre témoigne des nombreuses influences du maître soit le théâtre de Shakespeare, les poèmes d'Ossian, les écrits de Goethe, les romans de Sir Walter Scott, la poésie lyrique de Lord Byron...
Virgile (couronné de laurier) et Dante (qui a la tête couverte de rouge) ont pris place dans une barque guidée par Phlégias ou Phlégyas, roi de Béotie condamné au Tartare par le dieu Apollon pour avoir mis le feu au temple de Delphes. Leur entreprise est ardue car les damnés du fleuve Styx s'agrippent à l'embarcation. La torsion des corps, la férocité qui émane des chairs blafardes et la puissance narrative des visages aux traits déformés (observez l'homme qui retient la barque avec ses dents, au premier plan à gauche) ont allumé la flamme de la révolution romantique et choqué nombre de contemporains de Delacroix.

La palette est sombre, l'atmosphère lourde et électrique, le fond de la scène se noie dans la brume et le ciel, comme l'eau, semble crépiter.
Dante reconnaît, parmi les damnés, un de ses ennemis et rivaux nommé Filippo Argenti qui serait l'incarnation du pêché de la haine.

Les deux poètes représentent les artistes confrontés aux épreuves de la vie qui s'impose comme une impitoyable traversée. Les âmes errantes se pressent contre la barque, incarnation de l'espérance à l'image de l'art, la seule voie capable de réveiller les consciences.
L’œuvre reflète les douleurs de la Révolution, les ambivalences de la Restauration et les spectres de l'Empire. Isolés, incompris, malmenés, les poètes résistent aux forces infernales grâce au pouvoir de l'imagination salvatrice.
Le tableau traduit aussi le désespoir amoureux de Delacroix et sa détresse face aux difficultés financières qui ont suivi la mort de ses parents mais la littérature, la musique et la peinture ont pu lui offrir une forme de consolation.
Dante et Virgile aux Enfers a allumé le signal de la révolution romantique et les imposantes dimension du tableau ont « anobli le thème littéraire tenu jusque-là pour secondaire dans l’art académique. Delacroix l’élève haut dans la hiérarchie des genres. »

Nouveau langage artistique, à contre-courant de l'Académisme, le Romantisme traduit, avec une fougue irrépressible, les sentiments de celui qui peint. L'imagination et le désir de s'exprimer guident l'artiste et son vocabulaire pictural se laisse hanter par les brumes du rêve. Il explore la folie, la peur, le doute, la fièvre et l'angoisse d'aimer. Il affronte, à travers la torsion du dessin et la ronde envoûtée des couleurs, la puissance sauvage de la Nature. Le Fantastique devient l'un des thèmes majeurs de la période romantique (J'aurais l'occasion de vous en reparler en abordant le thème du Romantisme Noir mais j'ai beaucoup d'autres articles en préparation que je publierai avant...).
La Mort de Sardanapale

Ode à la fusion de la couleur et de l'arabesque, l’œuvre traduit avec fougue le sens de la liberté et l'audace artistique qui animèrent continuellement Delacroix.
Fasciné par le Sardanapale de Lord Byron, drame publié en 1821 en Angleterre et traduit en France en 1822, il mit sa palette au diapason avec l'énergie fluctuante des courbes et des lignes.
Assiégé par ses ennemis, Sardanapale décide de se donner la mort, au cœur de son palais, de manière grandiloquente et voluptueuse. L’œuvre est un déferlement de feu, de corps nus enchevêtrés, de luxe et de sauvagerie. Tout se mêle en ce lieu : les épouses et les esclaves, les soldats, les pages, les chevaux et les chiens, les tissus, l'or et les joyaux qui éclatent en gouttes de sang dans une impitoyable lumière. Delacroix l'alchimiste unit, dans l'athanor de tous les possibles, ce qui a nourri sa technique et stimulé le flux de ses émotions les plus vives : les tableaux des maîtres flamands, italiens, français et anglais, les miniatures en vogue dans l'ancienne Perse, les fulgurances de l'art étrusque, les coutumes réelles et fantasmées de l'Inde des Maharadjahs...

Immobile et drapé de blanc, Sardanapale domine la scène. Bourreau surhumain, meurtrier de ce qui lui a donné tant de plaisir, il est à la fois sultan et statue antique, point d'ancrage dans un geyser de théâtralité. Pendant qu'il trône sur un lit à têtes d’éléphant dorées, incrusté de joyaux et couvert d’une somptueuse étoffe écarlate, les flammes dévorent ce qu'il a chéri. L'audace est partout. La sensualité et la sexualité triomphent dans les spasmes de lumière, la torsion des corps, les coulées d'ombre et les formes accidentées, les plans tronqués, les diagonales vertigineuses qui scarifient le tableau pour le faire saigner.

Certains gardes égorgent des femmes à la peau nacrée et aux chevelures opulentes pendant que d'autres beautés se donnent elles-mêmes la mort. Profondément riche et hallucinée, la palette de l'artiste attise l'effroi du spectateur entre veloutés rose pâle, frissons laiteux et rouges chatoyants qui éclatent à la surface de l’œuvre.

Pendant de longs mois et à travers de nombreuses études préparatoires, Delacroix a analysé avec frénésie les possibilités de chaque corps, les torturant et les érotisant jusqu'à la rupture. Il nous offre ici sa vision complexe et subversive de l'Orientalisme et de l'Antiquité, sujet à la mode suite aux fascinants voyages de Champollion et de Vivant Denon. L'Égypte et la Perse ainsi que les grandes cités de l'Orient hellénisé (Palmyre, Petra, Baalbek...) offrirent aux artistes un profond creuset d'inspiration que Delacroix sut brillamment réinterpréter.
Bibliographie
ALLARD Sébastien, Dante et Virgile aux Enfers, Éditions de la Réunion des musées nationaux, Les dossiers du Musée du Louvre, Paris, 2004.
BAUDELAIRE Charles, L’Art Romantique, Paris, Garnier-Flammarion, réédition 2001.
BERREBI Eric-Henry, "Sardanapale ou l’impossible étreinte. L’écrit – voir. Figures de la mort", in Revue d’Histoire des Arts, 1986, n°8.
JOBERT Barthélemy, Delacroix, Paris, Gallimard, 1997.
JOHNSON Lee, The Paintings of Eugène Delacroix, Oxford, 1981.
JULLIAN Philippe, "Delacroix et le thème de Sardanapale", in Connaissance des Arts, Avril 1963.
MARTIN-FUGIER Anne, Les Romantiques, Paris, Hachette coll. « La vie quotidienne », 1998.
POMAREDE Vincent, Eugène Delacroix, La Mort de Sardanapale, Éditions de la Réunion des musées nationaux, Service culturel Musée du Louvre, Collection Solo, Paris, 1998.
RIOUX Jean-Pierre et SIRINELLI Jean-François (dir.), Histoire culturelle de la France, tome III, « Lumières et Liberté », par Antoine de BAECQUE et Françoise MELONIO, Paris, Seuil, 1998.
SERULLAZ Maurice, Delacroix, Paris, Nathan, 1981.
WAHL Marcelle, Le mouvement dans la peinture, 1955.
Collectif, Les années romantiques. La peinture française de 1815 à 1830, catalogue de l’exposition du Grand Palais, Paris, RMN, 1996.

Autoportrait au gilet vert, 1837.
On peut admirer la maison-musée de Delacroix rue de Furstemberg (au numéro 6), dans le 6e arrondissement de Paris, près de l’église Saint-Germain-des-Prés.

Une Exposition Delacroix se tient au musée du Louvre, du 29 Mars 2018 au 23 Juillet 2018.
« Le musée du Louvre et le Metropolitan Museum of Art s’associent pour organiser une exposition dédiée à Eugène Delacroix. Réunissant 180 œuvres, cette rétrospective relève un défi resté inédit depuis l’exposition parisienne qui commémorait en 1963 le centenaire de la mort de l’artiste. »

Je vous invite aussi à lire l'article de choix concocté par Alain Yvars sur son blog Si l'art était conté. Une approche passionnante de l'homme et de l'artiste qu'était Delacroix. Merci Alain !
http://www.httpsilartetaitconte.com/archive/2018/05/13/eugene-delacroix-ecrivain-6051158.html

Recevez mes plus douces pensées d'amitié en ce mois de moi, gros bisous et merci de vos belles présences...
