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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

Publié le par maplumefee
Publié dans : #anemone, #graines, #merci, #rose, #six

 

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Chers Aminautes, Amies et Amis qui m'accompagnez... Il y a six ans, j'ai semé des graines d'inspiration sur un petit bout de la toile et ces graines lancées au vent ont dessiné un jardin, territoire sensible et baroque...

 

Pour différentes raisons et notamment celles liées à ma santé et que vous connaissez, je ne pensais pas être encore « là » alors en ce mois de septembre 2017, je veux vous dire « merci », du fond du cœur, pour la fidélité qui nous unit.

Merci pour votre soutien et vos présences dont je ressens l'intensité... Je vous souhaite de très belles choses et je vous offre une farandole de fleurs, à commencer par le cosmos qui illustre le début de ce billet.

 

Je pense bien à vous...

 

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Dahlia Aurore

 

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Rose trémière

 

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Hibiscus Rose de Chine (Rosa Chinensis L.)

 

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Anémone du Japon (Anemone hupehensis var. Japonica)

 

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 Magnifique rose de Bercy

 

 

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Rudbeckias, des soleils sur tige !

 

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 Et de ravissants dahlias à nouveau...

 

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Merci pour nos instants précieux et pour les joies à venir... Je vous embrasse bien fort !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #d’un, #escalier, #eymonaud, #hotel, #maison

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Dans le Montmartre secret, au fond d'une impasse appelée Marie-Blanche, les promeneurs ont la possibilité de découvrir un trésor...

 

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Une maison de style « troubadour », la Maison Eymonaud, fantaisie d'esprit gothique et renaissance mise en œuvre par Ernest Eymonaud, un antiquaire spécialisé dans la vente d'objets médiévaux.

 

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Vue de l'ancienne impasse Constance, dans le quartier des Grandes-Carrières, qui devint passage Sainte-Marie et impasse Sainte-Marie-Blanche avant de prendre, en 1873, le nom d'impasse Marie-Blanche.

 

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Au numéro 7, l'architecte Joseph-Charles Guirard de Montarnal conçut, entre 1892 et 1897, un lieu de vie et un atelier, en y intégrant des éléments d'un hôtel particulier disparu : l'Hôtel de l'Escalopier.

 

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Agrémentée d’une tour carrée de deux étages, la Maison Eymonaud présente de belles balustrades et des fenêtres à meneaux, des vitraux et un riche décor sculpté incluant un bestiaire fantastique, des gargouilles, des escargots, des salamandres, des singes et toutes sortes de petits personnages facétieux...

 

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Certaines photos sont un peu floues, j'ai fait ce que j'ai pu avec mon zoom...

 

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Les Fous et leurs marottes, issus des Soties (satires dramatiques) du Moyen-Âge et du début de la Renaissance.

 

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L'Hôtel de l'Escalopier naquit, en 1835, à l'initiative d'un personnage original et érudit : le comte Marie-Joseph-Charles de l'Escalopier (1812-1861).

 

Passionné d'archéologie, le comte de l'Escalopier descendait d'une vieille famille originaire de Vérone, les Della Scala. Il naquit le 9 avril 1812 dans la Somme, au château de Liancourt et fit ses études à Paris, au Lycée Charlemagne. Brillant élève, il publia son premier ouvrage à l'âge de 23 ans et en 1840, il devint conservateur à la bibliothèque de l'Arsenal sous la direction de l'académicien Charles Nodier (1780-1844).

 

Dès qu'il en eut la possibilité, il fit construire sous le règne de Louis-Philippe (1830-1848), en pleine vogue historiciste, une demeure que L'Annuaire de Paris et de ses environs de Leblanc de Ferrière décrit ainsi : « La façade sur la cour présente une tour en saillie crénelée en son sommet ; à gauche un avant-corps carré, surmonté d’une terrasse et d’un balcon ; les formes et les ornementations de l’édifice sont dans le style du Bas Moyen Âge, des années 1450, règne de Louis XI ; les encadrements des ouvertures, le balcon, les clochetons et les culs-de-lampe sont d’un gothique plein de délicatesse et de goût dans le choix et la réalisation ; le cadre d’une fenêtre au rez-de-chaussée est une copie fidèle de la porte de Jeanne d’Arc à Domrémy. »

 

L'Hôtel était agrémenté d'un vaste jardin, d'un gymnase et de serres remarquables : « Contiguës au bâtiment, elles sont exposées vers le sud, sur une ligne de cent vingt pieds de long et de douze pieds de large ; elles sont construites en fer ; ornées de roches et de bassins elles sont chauffées à la vapeur et renferment une collection remarquable de végétaux à propriétés historiques, les plus rares et les plus précieuses. On y entre par le salon dont la glace sans tain au-dessus de la cheminée offre une vue sur ces serres au centre desquelles un pavillon, de vingt-huit pieds de haut avec des colonnes ornées de chapiteaux dorés, est consacré à la culture des bananiers. Les serres contiennent des bambous, des papayers, des arbres à pain, des cocotiers ; tous ces arbres sont en pleine terre. Dans la quatrième serre se trouvent les plantes qui exigent le plus de chaleur : orchidées, bois de santal, muscadier, cacaoyer, copayer, mangoustanier, mancenillier, vanille… » Leblanc de Ferrière.

 

Mais le comte manqua rapidement de place pour mettre en valeur sa prestigieuse collection de livres. Il se résolut donc à remplacer les serres (après avoir donné son contenu au Jardin des Plantes) par une bibliothèque riche de cinq mille neuf cents ouvrages dédiés à l'Archéologie, à l'Histoire et à la Théologie.

 

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Il créa un musée destiné à ses amis et aux visiteurs de passage où l'on pouvait admirer des bois sculptés, des émaux, des ivoires, de l'orfèvrerie ou encore des verres médiévaux. Il tomba malade en 1859 et regagna le domaine familial de Liancourt où il décéda en 1861. Ses collections furent léguées à la ville d'Amiens et l'Hôtel de l'Escalopier fut détruit en 1882.

 

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Nous pénétrons dans la Maison Eymonaud par une porte dotée d'un bel encadrement de style Renaissance.

 

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Le petit escargot lunaire, gardien du seuil, nous ouvre le chemin...

 

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Son ami le lézard, parèdre solaire et avatar de la chimérique salamandre, également...

 

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Les pièces de la demeure ont été transformées en bureaux et en appartements. Nous ne pouvons voir les richesses ornementales qu'ils abritent mais un escalier, magnifique ossature de bois, nous accueille et le sol est décoré de carreaux de pavement dans le style « Viollet-le-Duc ».

 

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Une des « pierres figurées » de la collection d'Ernest Eymonaud qui possédait à cette adresse un atelier appelé « A l'Art Ancien ». Il y restaurait des meubles et il réalisait des copies très recherchées de meubles peuplant les intérieurs des plus beaux châteaux de France. Très sollicité par les amateurs du genre, il fit agrandir sa demeure parisienne en 1900 et en 1910.

 

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Les panneaux de bois ciselés qui se dévoilent au fil de notre progression font référence aux thèmes du Zodiaque et des Travaux des Mois.

 

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Vous reconnaîtrez des scènes de vendanges, de banquet, de chasse et de nombreuses activités agricoles...

 

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Saynètes qui forment une fascinante bande dessinée...

 

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Certaines me font penser au décor des stalles du chœur de l'église Saint-Gervais Saint-Protais, située à proximité de l'hôtel de ville de Paris, un sujet intéressant pour de futurs articles...

 

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L'escalier est une sylve peuplée de créatures chimériques et de formes flamboyantes...

 

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L'Homme Vert, le Feuillu, le Green Man, seigneur de la fécondité et de la parole magique à l'instar de l'Ogmios des Celtes, le maître du langage. Un excellent gardien de la demeure !

 

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En poursuivant notre ascension, nous découvrons d'élégantes fenêtres et la verrière sommitale.

 

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Puis nous observons le couronnement de la tour, belvédère de deux étages joliment intégré dans la structure néo-gothique des lieux.

 

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Elle ne se visite pas mais la vue sur Montmartre doit être magnifique de là haut !

 

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Voilà, il est temps de redescendre et de prendre congé de cette maison qui se love tout au fond d'une impasse du vieux Paris...

 

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La Maison Eymonaud, fabuleuse « maison troubadour », inscrite au titre des Monuments Historiques par un arrêté du 14 septembre 1995, est « accessible » en juillet, en août et au moment des Journées du Patrimoine, en respectant bien sûr la tranquillité et l'intimité des habitants autrement dit en ne faisant pas ce que quelques visiteurs ont fait : tenter de pousser des portes « privées » et de photographier à travers les fenêtres des gens.

 

En espérant vous avoir fait plaisir avec cette découverte, je vous souhaite une excellente rentrée 2017 et vous envoie de gros bisous d'amitié !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #amities, #dire, #egalement, #merci, #ravie

 

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Chers aminautes, avec ces notes de lumière nacrée, je veux vous dire « merci » pour vos petits mots reçus tout au long de l'été. Vos cartes postales m'ont fait très plaisir et je pense fort à vous.

 

Je suis également ravie des amitiés retrouvées, amitiés qui ne s'étaient pas perdues mais que la toile du temps, le flux et le reflux des jours avaient rendues silencieuses.

 

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A l'orée de la rentrée, je vous souhaite, ainsi qu'à vos proches, de belles choses en songeant aux personnes, d'ici et d'ailleurs, rudement éprouvées par les conditions climatiques, les guerres, les problèmes économiques et les soucis de santé...

 

En toute fragrance d'amitié ! Gros bisous...

 

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Image trouvée sur Pinterest

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #artiste, #jpg, #mer, #monet, #peintre

 

 

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 William Henry Margetson (1861-1940), portraitiste et peintre de genre de l'époque victorienne. « Au bord de la mer », 1900.

 

Avec ses mues couleur de ciel et ses lames nacrées, ses songes gris perle, émeraude ou turquoise, ses colères anthracite et ses ombres d'argent, la mer nous invite à accomplir un fascinant voyage poétique, à plonger sans retenue dans ses murmures salés, ses frissons d'outre-monde et ses grondements impétueux...

 

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Claude Monet (1840-1926), « La mer à Pourville », 1882.

 

L'eau exerçait une véritable fascination sur Monet, lui permettant d'égrener à l'infini sa passion pour les fluctuations de la lumière, les humeurs changeantes du ciel et l'ambivalence poétique des formes.

 

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Claude Monet, Coucher de soleil à Pourville, 1882.

 Bleu d'opale impressionniste et force enivrante des éléments...

 

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Sir John Lavery (1856-1941), peintre irlandais, célèbre portraitiste. « Depuis les falaises », 1901.

 

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Sir John Lavery, « Windy Day ».

 

Célébrée par une myriade d'artistes, à la fois crainte et aimée, représentée de manière réaliste ou onirique et souvent personnifiée par de voluptueuses créatures, la mer est un décor insaisissable qui happe nos pensées vagabondes et nous offre sa beauté ambivalente, mystérieuse, enchanteresse... A l'orée de sa splendeur, sous le pinceau des artistes, on récolte une multitude de petits trésors, galets et coquillages nacrés.

 

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 Lord Frederick Leighton (1830-1896), peintre et sculpteur britannique de l'époque victorienne. « Jeunes filles grecques ramassant des galets sur la plage », 1871. Mexico, Collection Pérez Simón.

 

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Beautés classiques, aux drapés d'une remarquable élégance qui flottent dans le vent marin.

 

Très célèbre au Royaume-Uni, Lord Frederick Leighton fut élu en 1878 président de la Royale Académie des Arts. Percevant l'Antiquité Gréco-Romaine comme une sorte d'âge d'or, il idéalisa, dans ses différentes œuvres, ce passé en vogue à son époque.

 

Il fut fait chevalier en 1878, baronnet en 1886 et fut le premier peintre britannique à devenir « pair du royaume », en 1896.

 

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William Henry Margetson (1861-1940), portraitiste et peintre de genre de l'époque victorienne. « Sea hath its pearl » : La mer a sa perle.

 

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William Henry Margetson, un soir d'été.

 

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William Henry Margetson, La fiancée de Poséidon dansant sur la rive.

 

Cheveux au vent, cheminons, de toile en toile, à travers des siècles de paysages et de portraits et laissons affluer nos souvenirs d'enfance au contact de l'écume, de l'eau ou du sable doré...

 

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Edmund Charles Tarbell (1862-1938), impressionniste américain, « La fillette au bateau », 1899.

 

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Edmund Charles Tarbell, « Garçon sur la plage », 1885.

 

Tarbell était membre des Ten American Painters, une association de dix peintres américains du XIXe siècle qui démissionnèrent de la Société des artistes afin de protester contre le mercantilisme de l'art. Ils se détachèrent aussi de l'Académie Nationale d'Esthétique sous l'impulsion de Mary Cassatt, de James Whistler, de Thomas Eakins et de Winslow Homer.

Le groupe des Dix était constitué de : Frederick Childe Hassam, Julian Alden Weir, John Henry Twachtman, Robert Reid, Willard Metcalf, Frank Weston Benson, Edmund Charles Tarbell, Thomas Wilmer Dewing, Joseph DeCamp et Edward Simmons.

 

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Charles Courtney Curran (1861-1942), impressionniste américain, « Enfants sur la plage ».

 

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Edward Henry Potthast (1857-1927), impressionniste américain, « By the beach ».

 

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Edward Henry Potthast, « Liseuses à la plage ».

 

Pour découvrir d'autres œuvres de ce peintre sur mon deuxième blog : La Chimère écarlate, vous pouvez cliquer sur le lien suivant : Edward Henry Potthast, peintre des étés heureux.

 

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« At the beach »

 

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« Le vendeur de ballons », 1910.
(Pour mon amie Vanessa... moi aussi, j'adore les ombres dansantes et bleutées de ce tableau!)

 

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Charles Sims (1873-1928), portraitiste et paysagiste britannique, « By summer seas ».

 

La mer est l'un des sujets de prédilection des peintres impressionnistes qui excellent à saisir ses colères, ses félicités, ses humeurs changeantes. Les couleurs du ciel et de la mer traduisent les mouvements du cœur et de l'atmosphère. Avec le bruit des vagues en filigrane, les artistes nous offrent mille et une variations sur le thème de l'eau, l'évanescence mystérieuse et la nature ambivalente des éléments.

 

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Claude Monet, « Tempête de Belle-Île en mer ». Paris, musée d'Orsay.

 

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Claude Monet, « Étretat, la porte d'Aval », 1885. Musée des Beaux-Arts de Dijon.

 

La mer et le ciel se confondent, absorbant presque toute la ligne d'horizon et l’œuvre vibre, clapote, scintille, attirant le regard vers la palette mouvante des couleurs, à de multiples endroits.

 

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Eugène Boudin (1824-1898), « Marée montante à Deauville ».

 

Celui qu'on appelait « le roi des ciels » aimait décrire les côtes normandes, les caprices des forces océanes et les activités du bord de mer avec d'élégants effets de lumière et de talentueux dégradés de gris et de bleu. Dans ses œuvres, on apprécie la profondeur de champ, l'intensité poétique des éléments et la subtilité du rendu de l'atmosphère.

 

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Eugène Boudin, L'heure du bain à Deauville, 1865.

 

Belle société et chroniques mondaines... L'artiste voyageait beaucoup mais il revenait toujours à Deauville ainsi qu'à Honfleur où il était propriétaire d'une papeterie, lieu de rencontre pour de nombreux artistes.

 

En 1858, il incita Monet à peindre sur le motif et en 1862, il créa une forme particulière de marine, celle des plages de Deauville et de Trouville qui allait devenir une véritable institution. Tout au long de sa vie, il donna libre cours à sa passion pour les « merveilleux nuages » qui dansent et courent au-dessus de la mer.

 

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Eugène Boudin, Marée basse à Étaples, 1886.

 

En 1859, Charles Baudelaire qualifia ses études au pastel de « prodigieuses magies de l'air et de l'eau ». L'artiste voulait « nager en plein ciel » et sa quête de la lumière le poussa à exécuter des centaines d'études de cieux et de nuages, au crayon, au pastel, à l'aquarelle et à l'huile.

 

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Eugène Boudin, Étude de nuages sur un ciel bleu, 1888.

 

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Frederick Childe Hassam (1855 ou 1859-1935), peintre impressionniste américain, membre de la confrérie des Ten que j'évoquais plus haut. « Duck island from Appledore » (L'île aux canards à Appledore).

 

Tout au long de sa vie, Childe Hassam a oscillé entre deux pôles d'attraction : les États-Unis et la France. Grand admirateur de l’œuvre de Claude Monet, il étudia l'art à Boston puis à Paris, à l'Académie Julian, entre 1886 à 1889 où il fut influencé par les travaux des maîtres Louis Boulanger et Jules Joseph Lefebvre.

 

Il aimait la peinture à l'huile mais il appréciait aussi beaucoup l'aquarelle et en 1897, il fonda en compagnie d'autres artistes le New York Water Color Club, (club d'aquarellistes réputé). Il devint ensuite l'un des membres fondateurs du fameux Groupe des Ten.

 

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Frederick Childe Hassam, « Appledore, The South Ledges » (Les corniches du sud).

 

Il a peint très souvent la mer et les rochers mais aussi l'atmosphère de New York au début du XXe siècle. Il a d'ailleurs fait l'acquisition d'une propriété à Long Island, en 1919.

 

La série "Appledore" représente des paysages côtiers très lumineux et pleins de magnificence. La puissance de la Nature y est exaltée.

 

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Frederick Childe Hassam, « Seaweed and Surf, Appledore » (Les algues et le surf).

 

Artiste très prolifique, il s'est aussi rendu célèbre en peignant une série de 22 tableaux montrant des drapeaux. Cette série fut perçue comme un hommage à Claude Monet.

 

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Jean-Louis Forain (1852-1931), peintre de mœurs et caricaturiste de la Belle Époque, « La plage à Trouville ».

 

Cet artiste acquit la notoriété en publiant, dans des journaux comme Le Figaro, Le Courrier français, Le New York Herald ou Le Rire, des dessins satiriques qui dénonçaient les travers et les égoïsmes de la bourgeoisie de son temps.

 

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 Joaquin Sorolla y Batisda (1863-1923), peintre impressionniste et luministe espagnol, « Femmes au bord de la mer », 1909. Musée Sorolla à Madrid.

 

 

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John William Godward (1861-1922), peintre anglais néoclassique et d'inspiration préraphaélite. Nérissa, 1906.

 

Le thème de la mer permit également aux artistes de mettre en scène des beautés nues, alanguies sur le sable ou chevauchant les forces aquatiques.

 

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Guillaume Seignac (1870-1924), peintre académique, représentant de l'École d'Écouen (je ne développe pas car j'ai prévu un article à ce sujet...), Nymphe des eaux, 1908.

 

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Guillaume Seignac, La Vague, 1908.

 

Voluptueuses personnifications de l'eau matricielle et avatars d'Amphitrite, déesse des flots et parèdre de Neptune, le seigneur des océans.

 

Les lignes serpentines des corps évoquent le flux et le reflux, les enroulements fertiles des vagues, l'intensité des mouvements de l'eau où s'incarnent l'Amour et la Vie.

 

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Paul Albert Laurens (1870-1934), peintre académique, portraitiste et enseignant dans les meilleures académies d'art de Paris. Les baigneuses, 1903.

 

Peintures considérées en leur temps comme profondément indécentes. Classées comme érotiques, elles furent très recherchées « sous le manteau » et installées, dans des cabinets de curiosités bien dissimulés, pour le plaisir de leurs propriétaires...

 

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Paul Albert Laurens, Les baigneuses, seconde version.

 

En vous souhaitant de belles rêveries artistiques à l'orée du mois de septembre, je vous adresse mes pensées d'amitié et de gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #albizia, #arbre, #important, #jpg, #soie

 

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Albizia, Arbre à soie ou Acacia de Constantinople... Cette essence qui s'épanouit naturellement en Chine, au Japon, en Iran et au Sud de la Turquie apprécie nos contrées et révèle, entre juin et août, dans les parcs et jardins de Paris, ses fleurs roses plumeuses au parfum délicat, proche de celui du tilleul.

 

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Les premières graines d'albizia furent rapportées de Turquie, en 1749, par Filippo Albizzi, naturaliste et noble florentin.

 

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Le climat chaud de la région de Florence plut à ces nouveaux arbres qui reçurent le nom latin d' « Albizia Julibrissin ».

 

Nom qui honore le seigneur Albizzi en soulignant l'importance d'une région située en Iran, le « Julibrissin ».

 

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 Ravissants pompons, séduisantes houppettes...

 

L'albizia est très aimé pour sa croissance rapide, son ombrage généreux, son port élégant en forme de parasol et ses fleurs aux étamines d'un rose clair ou tirant vers le fuchsia et le violet que les abeilles butinent avec bonheur.

 

Son feuillage finement découpé rappelle les feuilles des fougères et le feuillage du mimosa d'hiver qui est appelé « acacia dealbata » en latin.

 

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Les fruits de l'albizia sont des gousses plates remplies d'une profusion de graines robustes qui témoignent d'un important pouvoir de fécondité. Quant à son bois de couleur jaune, très utilisé en ébénisterie, il est considéré comme une essence luxueuse à l'instar de l'ébène et il servit, au fil du temps, à encadrer des tableaux de maîtres. On peut en contempler dans les plus grands musées.

 

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Considéré principalement comme une essence d'ornement, l'albizia possède pourtant des vertus médicinales. Avec son écorce, les herboristes préparent une infusion aux propriétés vermifuges et anti-inflammatoires et des cataplasmes contre les douleurs articulaires et les ecchymoses.

 

Les fleurs de l'albizia sont fragiles mais l'arbre possède d'importantes capacités d'adaptation aux conditions climatiques difficiles : grand vent, orage, pluie... Les feuilles se replient, à l'instar des frondes de fougères à la tombée de la nuit, ce qui permet à l'arbre de préserver de l'humidité nécessaire à son énergie vitale.

 

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 Albizias sous une pluie de juillet...

 

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 … et sous le soleil d'août...

 

En vous souhaitant une belle continuation du « mois du lion », je souffle vers vous des bisous poudrés de couleurs douces. A très bientôt !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #aventures, #enfant, #jpg, #petit, #terrain

 

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Si, comme la mienne, votre âme d'enfant est attirée par les petits riens, les breloques d'instant présent et les bimbeloteries colorées, vous apprécierez sûrement cette installation pleine de charme qui se déploie, au cœur de Paris, dans le nouveau jardin des Halles.

 

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Ventre de la capitale cher à Émile Zola, le lieu a fait peau neuve, diluant dans les brumes du temps le souvenir du Cimetière des Innocents et les fantômes des Halles de Victor Baltard. A la rentrée, je vous parlerai de ces transformations et de l'histoire des monuments qui se dressent là : la Fontaine des Innocents, l'église Saint-Eustache et la Bourse de Commerce, ancienne Halle aux Blés qui a conservé l'un des plus fascinants vestiges du vieux Paris : la colonne astrologique de l'ancien hôtel de Catherine de Médicis.

 

Ces monuments sont en pleine restauration alors je n'en dis et n'en montre à ce sujet pas davantage... Place aux joies de l'enfance en cet été lumineux !

 

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Un terrain d'aventures a été installé pour les jeunes visiteurs et l'aboutissement du parcours est marqué par cette représentation de notre terre en matériaux recyclés.

 

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Terre à reconsidérer, à préserver, à aimer, au fil des nuits et des jours, pour ses offrandes pleines de couleurs et sa diversité !

 

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Pour la sécurité des enfants et la tranquillité des parents, les adultes ne sont pas admis à l'intérieur. On ne photographie donc que l'extérieur en se contorsionnant...

 

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Le lieu est destiné à l'agrément, à l'épanouissement et à l'éveil des facultés physiques et d'observation des enfants. C'est « un parcours labyrinthique ponctué d'événements ludiques ».

 

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Un monde de sphères et de toboggans futuristes parmi un joli petit bois.

 

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Je vous souhaite un agréable mois d'août et vous remercie de vos gentils petits mots. Reposez-vous bien si c'est possible... Amicales pensées et gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bateau, #jpg, #paudeau, #petits, #voiliers

 

 

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En cette journée d'été, les visiteurs se prélassent à l'ombre des palmiers, autour du bassin octogonal du Jardin du Luxembourg. La scénographie est dominée par le palais (actuel Sénat), rêve florentin de la reine Marie de Médicis (1575-1642) construit, à partir de 1615, par l'architecte Salomon de Brosse (1571-1626)).

 

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Ravis de faire voguer sur l'eau claire ces modèles réduits de bateaux, les enfants participent avec une énergie communicative à des régates pleines de poésie.

 

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Depuis presque deux cents ans, ces voiliers miniatures font la joie des promeneurs et des collectionneurs. Leur renommée ne saurait faiblir.

 

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Photo de 1946.

 

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Photo Gallica.bnf.fr

 

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L'aventure des petits voiliers débuta en 1830.

 

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Vieille dame louant des voiliers miniatures en 1900.

 

Elle se poursuivit dans les années 1920 lorsque Clément Paudeau, serrurier-forgeron et passionné de modélisme, originaire de Saint-Gilles-Croix-de-Vie en Vendée, décida de louer, pour quelques sous, des bateaux créés par ses soins.

 

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Les époux Paudeau posent devant le bassin du Luxembourg.

 

Bricoleur dans l'âme, Clément Paudeau travaillait dans l'industrie ferroviaire à Paris et connaissait très bien les bateaux. Il avait navigué sur des « canots sardiniers vendéens » et sur un « contre-torpilleur pendant la guerre d'Indochine ».

 

D'après Jean-Rémy Couradette, auteur avec Daniel Gilles de l'ouvrage intitulé Les petits bateaux du Luxembourg, « Clément Paudeau privilégiait le cotre aurique. Un bateau muni d'un foc, et d'une grand-voile trapézoïdale surmontée d'une voile de flèche. Un gréement très répandu sur les canots vendéens du XXe siècle... » Non symétrique, une voile aurique présente toujours le même bord d'attaque au vent.

 

Avec des matériaux de récupération et une passion qui faisait écho à celle de son mari, Madame Paudeau cousait les petites voiles à la main.

 

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Source Gallica.bnf.fr

 

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 Paul Michel Dupuy (1869-1949), Enfants faisant naviguer des petits voiliers sur le grand bassin du Luxembourg.

 

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Chromolithographie réalisée pour les chocolats Perron. Image Delcampe.

 

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Bonheur d'enfance au Luxembourg. Photographie de R Schall, agence Roger Viollet, (musée Carnavalet).

 

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La flottille constituée par Clément Paudeau était destinée à fendre sans encombre les eaux claires du bassin.

 

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Les coques sont évidées et la quille très lestée afin d'obtenir une stabilisation optimale.

 

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Pierre, le fils de Clément Paudeau, grand-oncle de Jean-Rémy Couradette, co-auteur du livre que j'ai cité plus haut, reprit l'affaire familiale en 1929. Il avait l'habitude de traverser le jardin, à toutes saisons, en poussant sa charrette remplie de petits bateaux.

 

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L'affaire est toujours florissante et gérée par un amoureux du savoir-faire de la famille Paudeau.

 

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Eugène Atget (1857-1927), La location des petits bateaux en 1898.

 

Depuis 1946, l'entreprise vendéenne Tirot, spécialisée dans la fabrication de sabots en bois, crée des répliques de voiliers. Dotées de coques évidées en bois de hêtre, de « quilles lestées de plomb et de voiles tout coton », elles font la joie des collectionneurs. Ces répliques ont été inscrites au patrimoine immatériel de l'Unesco.

 

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Photographie de Jules Séeberger (1872-1932)

 

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Merci pour vos gentils petits mots, bonnes vacances et gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee

 

 

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Mouvement frénétique dans le ciel de Paris... Un monstre mécanique soulève, à travers la ouate des nuages, des hommes-insectes suspendus à de longs fils d'argent. Les cris des intrépides résonnent au-delà des immeubles de la rue de Rivoli pendant qu'aux pieds du monstre, les gourmands s'activent autour des baraques à frites et des vendeurs de pommes d'amour, de pains d'épices et de barbe à papa !

 

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 D'accord, là on se demande où sont passés les gourmands !

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C'est la fête foraine des Tuileries dans sa version estivale. Elle refermera ses portes dans la soirée du 27 août 2017.

 

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Fête foraine

 

« Tout n’était que lumière, poussière, cris, joies, tumulte ; les uns dépensaient, les autres gagnaient, les uns et les autres également joyeux.

Les enfants se suspendaient aux jupons de leurs mères pour obtenir quelque bâton de sucre,ou montaient sur les épaules de leurs pères pour mieux voir un escamoteur éblouissant comme un dieu.

Et partout, circulait, dominant tous les parfums, une odeur de friture, qui était comme l’encens de cette fête. »

Charles Baudelaire

 

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La fête foraine, dont le souvenir est lié aux joies de l'enfance, est traditionnellement considérée comme une image du monde en réduction. Gravée dans les mémoires, elle attise les sens et fait sourire les cœurs mais le plaisir ressenti est indissociable d'une face plus sombre et d'activités « initiatiques ». On vient s'y distraire et affronter, consciemment ou inconsciemment, des peurs fondamentales qui font progresser sur le chemin de la connaissance de soi.

 

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La peur des monstres et de l'enfermement, le vertige, la vitesse, les images déformées des palais des glaces, les doubles grimaçants, le mystère et l'étrangeté qui font vaciller les murs de la réalité... Quand j'étais fillette, j'imaginais que les marchands de confiseries nourrissaient les visiteurs pour mieux les sacrifier, dans l'antre du train fantôme, à une divinité de carnaval dont la voracité n'était jamais rassasiée. Je cherchais où pouvait bien se cacher l'Ogre, avide de chairs sucrées et de fritures sur pattes !!! J'ai toujours aimé les films d'horreur se déroulant dans les fêtes foraines et lorsque je m'y promène je songe à des choses qui font dresser les cheveux sur la tête... Le grand barnum qui règne dans mon esprit nourrit mon goût pour les monstres et les histoires terrifiantes et la fête foraine est un écrin idéal pour ce genre d'inspiration. Écrivains et cinéastes ne s'y sont pas trompés !

 

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La fête foraine maudite de Silent Hill 2 Révélation, film sorti en 2012.

 

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Images actucine.com

 

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Aux amateurs de fantastique et de science-fiction, je conseille la lecture ou la relecture de La Foire des Ténèbres (1962) de Ray Bradbury (1920-2012), le génial auteur de Fahrenheit 451 (1953), de Chroniques Martiennes (1950) ou encore de l'Homme illustré, sans oublier les terrifiques nouvelles intitulées Dark Carnival (1947) qui m'ont accompagnée au fil de l'adolescence et bien après. Son inquiétude face au matérialisme outrancier de la société et à la colonisation compulsive des espaces résonne tout particulièrement dans notre monde contemporain.

 

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La fête foraine de La Foire des Ténèbres est un lieu fascinant, un cauchemar éveillé tout aussi remarquable sur un plan littéraire qu'au niveau cinématographique. Je ne peux me promener dans une fête foraine sans y penser.

 

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Le livre de Bradbury raconte les péripéties de deux enfants, Jim et Will, qui visitent une fête foraine quelques jours avant Halloween. Les attractions sont toutes plus étranges les unes que les autres: un carrousel qui permet d'inverser le cours du temps, une femme endormie dans un bloc de glace... Le mystérieux Mr. Dark tire les ficelles de toutes ces bizarreries...

 

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American Horror Story : Freak Show

Attention, si vous n'aimez pas les flots de sang passez votre chemin mais si vous avez le cœur bien accroché, c'est une histoire intelligente et profondément jouissive qui se déroule dans une fête foraine très très étrange...

 

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Tuileries, 2017...

 

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Même les « monstres », les arbres monstres en l'occurrence, peuvent avoir de jolies devises... Amour toujours...

 

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Luigi Loir (1845-1916), Fête foraine, vers 1880.

 

Les historiens de la Belle Époque nous apprennent que la fête foraine fut indissociable de l'art de vivre entre 1850 et 1910. Dans un contexte d'effervescence industrielle et de recomposition des équilibres sociaux, elle apparut comme un puissant « phénomène » et l'expression baroque d'une certaine idée du bonheur, à la fois simple et familial, mais aussi comme le miroir ambivalent d'une époque tissée de contrastes. Elle fut -et demeure- une rêverie enfantine au cœur d'un monde en mouvement organisé autour d'une vision mécanique des êtres et des choses. La Belle Époque, qui cherchait à préserver le temps tout en affolant les cadences autant que son appétit de richesses le lui permettait, fut donc un écrin idéal pour cette fête aux mille visages, héritière des grandes foires commerciales du Moyen Âge.

 

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 Henry Jones Thaddeus (1859-1929), Le champ de foire, vers 1905.

 

Quant à l'art forain, ses richesses sont infinies comme en témoignent les collections du Musée des Arts Forains que l'on découvre dans les Pavillons de Bercy.

 

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Il s'agit d'un musée spectacle où les places se réservent afin d'apprécier l'esprit festif de la Belle-Époque à travers des cabinets de curiosité, des scènes de Carnaval, des attractions mystérieuses...

 

Les attractions sont aussi très nombreuses au Jardin des Tuileries...

 

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Mais loin des histoires de monstres, du fantastique et de la dark fantasy que j'aime tant, n'oublions pas le plaisir que procurent les joies de la fête foraine. Des joies simples, du partage avec ceux qu'on aime et de l'excitation quand on s'envole...

 

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Merci de vos gentils petits mots et de votre fidélité, gros bisous ensoleillés d'amitié !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #couleur, #eiffel, #peinture, #rouge, #tour

 

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C'est une belle rencontre, aux couleurs pimpantes, entre deux emblèmes de l'art de vivre sous le ciel de la capitale... En faisant du rangement dans mon ordinateur, j'ai retrouvé ces photos que je n'avais pas publiées. C'était en 2014 à Paris Plages. La Tour Eiffel fêtait ses 125 ans et la Chaise Bistro également, alors la société Fermob, créatrice de la fameuse chaise, en 1889, sur les bords de Marne, avait réalisé cette sculpture pour l'occasion.

 

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324 chaises Bistro

Se prennent pour la Tour Eiffel

Elles se font fait la courte échelle

Dans leur jolie tenue rétro

 

Dame de fer au chant du ciel

Qui aime se mirer dans l'eau

Émaillée de rouge rebelle

Aussi ardue qu'un Meccano...

                                      Cendrine

 

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Constituée de chaises entremêlées, cette tour « mobile » a eu beaucoup de succès et ce qui m'a plu c'est la référence à la couleur originelle de la dame de fer car dans les premiers temps de sa construction, elle était recouverte d'une peinture rouge.

 

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Aujourd'hui, on la repeint tous les cinq ans alors qu'au XXe siècle, on lui refaisait une beauté tous les sept ans. Des peintres spécialisés en alpinisme accomplissent ce travail impressionnant, épuisant et dangereux en dépit des précautions prises pour assurer leur sécurité. Au cours de leur ascension, les peintres peuvent signaler la présence de fissures ou des problèmes concernant les rivets et les boulons qui soutiennent l'ossature du monument.

 

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Même si cela ne se voit pas depuis le sol, la Tour Eiffel est un nuancier de couleurs. Une couleur sombre habille les parties inférieures, une couleur plus claire est appliquée sur les étages supérieurs et plus on progresse vers les hauteurs plus la couleur s'éclaircit. Ainsi, sur les vues panoramiques, la tour se fond de manière esthétique dans le maillage architectural de la capitale.

 

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Au premier étage, un boîte à suggestions permet aux visiteurs de donner leur avis sur le choix des couleurs, entre tons de brun, de marron et de bronze, associées aux futures campagnes de peinture.

 

Au départ, la tour était à dominante rouge puis elle s'est parée d'un jaune ocre avant de de se « vêtir » de brun cuivré et de nuances de bronze.

 

Le rouge originel était obtenu grâce à du fer rouge vif de Venise et à de l'huile de lin et comme il faut environ 50 tonnes de peinture pour peindre une surface de 250 000 m2, inutile de vous dire qu'on ne peut plus utiliser ce genre de matière première ! En 1889, il fallait 60 000 francs or pour assurer l'intégrité de la peinture pendant seulement une année !!!

 

 

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Dame à l'Exposition Universelle de 1889, par Luis Jiménez Y Aranda (21 juin 1845-1er mars 1928), Meadows Museum of Art, Dallas.

 

Le premier entrepreneur de peinture s'appelait monsieur Nourrisson. A l'origine du système de peinture en dégradé, il orchestra l'utilisation du fameux rouge de Venise.

 

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 Embrasement de la Tour Eiffel pendant l'Exposition Universelle de 1889, gravure en couleur offerte à Gustave Eiffel par Georges Félix Garen (1854-après 1912).

 

En 1892, monsieur Rivière, un autre entrepreneur, s'occupa de faire lessiver la tour et de la recouvrir d'huile pigmentée à l'ocre jaune pour un coût de 57 000 francs or.

 

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Tour Eiffel, par Robert Delaunay (12 avril 1885-25 octobre 1941).

 

En 1899, on décida de faire repeindre la tour tous les 7 ans et cela dura tout au long du XXe siècle. Il y eut un flottement entre 1907 et 1917 en raison de la guerre puis les choses reprirent leur cours. L'année 2001 marqua un tournant avec l'application d'une peinture sans plomb dans un but de protection de l'environnement et en 2009, plusieurs solvants disparurent du mélange employé.

 

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 La Tour, (c) Miroslaw Scheib

 

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Je vous avoue que j'aimerais bien revoir la tour Eiffel peinte en rouge, le rouge étant ma couleur préférée ! Mais quelle que soit sa couleur, sa mise en valeur au fil du temps a toujours été une réussite.

 

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Initialement « désirée » comme une construction éphémère, l’œuvre est devenue l'emblème d'un défi technique et architectural. Avec ses 321 mètres, elle était, jusqu’à la construction du Chrysler Building à New York en 1930, le plus haut édifice du monde. Plus haute que les cathédrales, les pyramides et le monument le plus haut de son temps : l'obélisque de Washington qui ne mesurait « que » 169 mètres.

 

A travers une myriade de polémiques, Gustave Eiffel a su faire en sorte que cette utopie de métal puisse prendre vie. La postérité a retenu essentiellement son nom mais la création de la tour n'est pourtant pas l'affaire d'un seul homme. A la tête d'un gros cabinet d'ingénieurs et d'architectes, ce brillant industriel avait déjà construit d'importants ouvrages en métal comme la gare de Budapest, un pont sur le Douro au Portugal, le viaduc de Garabit, dans le Cantal, en 1884 et l’armature de la statue de la Liberté envoyée à New York en 1885.

 

Concernant la tour, il a su cristalliser le talent des ingénieurs Maurice Koechlin et Émile Nouguier et celui de l'architecte Stephen Sauvestre afin de perfectionner l'esthétique de ce « grand pylône » à la fois familier et qui a toujours des choses à nous apprendre.

 

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Chimère d'acier que certains qualifiaient de squelette tant ils la trouvaient abominable et qui a réussi à défier le temps et la colère des esprits.

 

Celle qui chevauche les modes fut taxée de monstre, de Tour de Babel, de gribouillis d'encre infâme sur le ciel de Paris. On voulut éclater « son corps de cheminée d'usine » alors que d'autres voyaient en elle une reine de puissance mathématique, un nouvel arbre de vie, une vigie des utopies...

 

Entre 1887 et 1889, son audacieuse ossature jaillit d'un magma de gravier, d'un lacis de poutrelles métalliques, d'une forêt de boulons d'ancrage et de puissants arbalétriers. Elle fut inaugurée par Gustave Eiffel, le 31 mars 1889, et ouverte au public le 15 mai 1889, pour l'Exposition Universelle.

 

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Poésie de la tour photographiée par temps gelé...

 

Continuons d'aimer notre Tour Eiffel et de nous laisser séduire par ses broderies d'acier tellement aériennes !

 

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Tour Eiffel, Robe Rouge, aquarelle, (c) Trish Biddle

 

Je vous souhaite un bel été mes ami(e)s, avec de la passion, du bonheur, du repos et l'expression en chacun de nous des petits plaisirs du quotidien si précieux. Je voulais publier cet article hier (je n'ai pas pu), pour notre Fête Nationale et joindre mes pensées aux commémorations pour les victimes des attentats de Nice. Mes mots ne changeront pas grand chose mais des symboles comme notre Tour Eiffel nous montrent combien le fait de croire en soi et l'audace payent. Notre monde avance, bizarrement mais il avance et tant que nous resteront unis, nous préserverons le sens de notre devise : « Liberté, Égalité, Fraternité »...

 

Je vous fais de gros bisous, prenez bien soin de vous !

 

Des pensées également pour notre aminaute Linda et pour son cher Picasso, chat âgé de 22 ans qui s'en est allé la nuit dernière.

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #jardin, #jpg, #paris, #plages, #sable

 

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Du samedi 8 juillet au dimanche 3 septembre, le long des quais de Seine, sur le parvis de l'hôtel de ville et dans le cadre rénové du bassin de la Villette, les promeneurs auront le plaisir d'apprécier la 16 édition de Paris Plages.

 

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Chers aminautes, vous savez combien j'aime flâner sur les bords de Seine, observer de près les ponts de Paris et les détails d'architecture inaccessibles lors du passage des voitures. Bref, vous savez combien je plébiscite cette réappropriation de l'espace urbain.

 

Réappropriation qui va durer dans le temps puisque c'est officiel, le parc «Rives de Seine» et ses aménagements dédiés aux loisirs, au sport, aux circulations douces... s’étend sur près de sept kilomètres et sur les deux rives du fleuve, du bassin de l’Arsenal à Bastille jusqu’au Champ-de-Mars et à la tour Eiffel. Les voitures n'y circulent plus.

 

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A Paris Plages, chacun a ses habitudes... On peut marcher le long de l'eau, se restaurer, lire sous les parasols de la bibliothèque éphémère, profiter des animations sportives... ou ne rien faire. C'est comme on veut...

 

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Cette année, la nouveauté est la disparition du sable. Pour des raisons éthiques et déontologiques, la Mairie de Paris n'a pas reconduit le contrat qui la liait à son fournisseur, le groupe Lafarge, accusé d'avoir entretenu des relations « commerciales » avec Daesh. Le rôle de Lafarge auprès des terroristes étant sous l’œil de la justice, il n'était pas concevable de faire appel à cet équipementier et il n'était pas évident de solliciter un autre partenaire car Lafarge s'est imposé au fil du temps comme le maître des matières premières et des infrastructures de transport. Exit donc les 3500 tonnes de sable doré qui faisaient la joie des petits et des grands et place à une autre solution. La Mairie de Paris a remplacé les zones sableuses par des mosaïques de jardins fleurant bon la lavande et les herbes sauvages. Une excellente initiative à mon goût !

 

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De plus, l'argent dévolu jusque là au coût du sable a été utilisé pour développer des aires de jeux et un supplément d'animations sportives et culturelles.

 

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Petits bouts de jardins installés, au rythme de la promenade, là où passaient auparavant les voitures. On y voit danser des abeilles et des papillons (trop rapides pour que je les photographie) et les fleurs y sont allègrement butinées.

 

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 Un « hôtel » pour les abeilles et les insectes désireux de l'occuper...

 

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Outre les bouts de jardins, la Mairie a mis en place, le long des vieux quais, des arbres fruitiers, dans des pots ou sur le mode de la culture en espalier. Les pommiers s'y plaisent, ils sont robustes et leurs fruits pleins de promesses...

 

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 Belle idée que celle de cette recyclerie de vélos !

 

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J'ai beaucoup aimé ce parcours d'aventures en bois où les noms des arbres se dessinent comme des mots magiques...

 

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... et qui se termine par cette tête de serpent !

 

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Entre les jardins et les pommiers se dressent des murs d'escalade et des possibilités de faire du sport en longeant la Seine.

 

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Le plaisir est au rendez-vous !

 

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Et le jardin des brumes est le bienvenu quand il fait chaud...

 

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Je vous montrerai d'autres photos de Paris Plages au fil de l'été. En attendant, je vous souhaite de belles vacances et je vous dis merci pour vos charmants petits mots. Reposez-vous bien. A très bientôt !

 

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Plume

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