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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

Publié le par maplumefee

 

 

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A l'orée du Printemps, j'aime entendre l'air crépiter. J'aime voir les branches nues des arbres serpenter dans la lumière et ressentir l'instant comme une pépite à préserver.

 

Débusquer les couleurs au hasard du chemin, effeuiller les nuances du ciel, contempler les parades des oiseaux...

 

C'est un Bonheur Simple, en lettres majuscules, un Privilège qui se dévore alors merci à Dame Nature...

 

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Je m'éclipse sur la pointe des pieds et je laisse parler les images... Grosses bises à tous et merci de votre fidélité !

 

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Au bal des crocus et des hellébores...

 

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Mars est un mois alchimique où s'opèrent de grandes métamorphoses...

 

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Encore de gros bisous et que bourgeonne l'Inspiration, sans modération !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #grimshaw, #jpg, #leeds, #lune, #ville

 

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La dame de l'automne, 1871

 

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Lovers in the night

 

Laissons-nous happer, au clair de lune, par les brumes fantastiques et les couleurs mouvantes de la palette de John Atkinson Grimshaw, artiste emblématique de l'ère victorienne. La lumière dorée, argentée ou nacrée de la ronde lune irrigue souvent ses œuvres où règne une sensibilité puissante.

 

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Réflexions sur le Thames, Westminster, 1880

 

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Lune d'hiver

 

A travers son regard, la ville victorienne s'offre à nous, vêtue de nuit et de brouillard, mouillée de cendres, voilée d'opale... Elle émane d'un réseau d'ombres labyrinthiques et précieuses. Une ville personnage où s'enfoncent, entre ivresse et mélancolie, le regard et l'esprit...

 

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Ombres sur le mur, Roundhay Park, Leeds, 1880

 

John Atkinson Grimshaw naquit à Leeds, une ville du nord de l'Angleterre, en 1836, dans une famille très stricte. Il fut clerc de notaire et travailla, pendant quelques années, pour une compagnie de chemin de fer anglaise, la GNR (Great Northern Railway) mais, insatisfait de ses activités, il décida de suivre une carrière artistique.

 

Son choix se fit au grand dam de ses parents qui considéraient l'art comme une chose néfaste. Il ne reçut donc aucun soutien de la part de son père, policier et de sa mère qui s'employa à détruire, bien des années après, une partie de ses tableaux !

 

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Les amants

 

Dans sa jeunesse, il bénéficia de l'aide morale et financière de son cousin germain, T.S Cooper, et de l'assentiment de son épouse et cousine éloignée, Theodosia Frances Hubbard (1835-1917), ce qui lui permit de tenter sa chance et d'exposer pour la première fois, en 1862, « sous le haut patronage de la Société Philosophique et Littéraire de Leeds » des tableaux représentant des fleurs, des fruits et des oiseaux.

 

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Headingley Lane à Leeds

 

En 1865, ses peintures étaient vendues dans plusieurs galeries d'art et librairies de Leeds et un antiquaire nommé Thomas Fenteman était l'un de ses clients principaux. Il put faire l'acquisition de Knostrop Hall, une jolie propriété du XVIe siècle située dans les parties « riches » de la ville et en 1870, il se fit construire une maison secondaire à Scarborough, ville côtière située dans le comté du Yorkshire du Nord, qui devint son sujet de prédilection.

 

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Knostrop Hall, tôt le matin, 1870

 

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Après-midi de novembre à Stapleton Park, 1877

 

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Forge Valley à Scarborough

 

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Scarborough, 1878

 

Une très jolie ville, belvédère sur la mer du Nord, peuplée de maisons pimpantes qui se dressent au bord de l'eau... Elle est appréciée pour son phare, ses demeures historiques et ses activités de voile. La romancière Anne Brontë (1820-1849) est enterrée dans son cimetière.

 

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The lighthouse à Scarborough

 

S'y adonnant à sa passion pour les atmosphères d'entre-deux, John Atkinson Grimshaw gagna en notoriété, loua un studio de peinture à Londres et vendit plusieurs de ses œuvres à William Agnew, un marchand d'art londonien. Une de ses œuvres fut également acceptée par la Royal Academy.

 

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La maison hantée

 

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Le pont de Leeds, 1880.

 

Mais quelques années plus tard, il connut de graves problèmes financiers qui l’obligèrent à revenir à Leeds et à peindre des portraits, essentiellement féminins et des scènes de la vie de la ville, comme les marchés, les places, les fêtes locales... Il peignit aussi des scènes de plage, des vues maritimes et des paysages hivernaux.

 

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The cradle song, la berceuse.

 

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The cradle song, détail

 

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Snowbound, Enneigée, 1883

 

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Le virage, 1883

 

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Automne d'or

 

Grimshaw mourut d'une leucémie, le 13 octobre 1893, à l’âge de 57 ans. Il repose à Leeds, dans le cimetière de Woodhouse. Surnommé « Grimmy » par ses proches, il sut saisir avec brio les atmosphères changeantes de la ville victorienne, entité mystérieuse et ambivalente. Il aimait particulièrement décrire les effets de lumière et la magie des saisons, les variations météorologiques mais dans une veine plutôt Réaliste.

 

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Matin d'automne

 

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A golden beam, un rayon doré

 

Marqué par le Préraphaélisme, il le fut aussi par l'Aesthétic Movement (Mouvement Esthétique), une évolution du Préraphaélisme que l'on qualifie de Post-Préraphaélisme et qui partit en guerre contre l'industrialisation massive et « la laideur manufacturée », pour reprendre les mots d'Oscar Wilde (1854-1900).

 

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Promenade du soir

 

Pour les personnes qui s'interrogeraient, je rappelle ce qu'est le Préraphaélisme. Il s'agit d'un phénomène de l'art, puissamment inspiré, gorgé d'un sang rebelle, qui fut initié par trois étudiants de la Royal Academy : Dante Gabriel Rossetti (1828-1882), John Everett Millais (1829-1896) et William Holman Hunt (1827-1910).

 

Ces trois jeunes gens ne supportaient plus le poids des conventions, la morale qu'ils qualifiaient d'insidieuse, le dogmatisme et la mièvrerie sentimentale qui caractérisait pour eux la peinture britannique de leur temps. Ils considéraient que de lourdes règles esthétiques issues de la Renaissance étaient responsable d'une sclérose de l'art et que l'esprit du spectateur, se voyant obligé de composer avec de la peinture de genre où ne brillait aucune créativité, se racornissait. Ils partirent donc en guerre contre l'enseignement académique et leur trio s'agrandit rapidement.

 

Il y eut plusieurs périodes et courants Préraphaélites et de nombreux artistes concernés mais restons en compagnie de John Atkinson Grimshaw...

 

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Clair de lune de novembre

 

Grimmy admira aussi l’œuvre de James Tissot (1836-1902), artiste complexe, ami de Degas et de Manet, qui partagea sa vie entre Paris et Londres où il devint l'un des plus célèbres portraitistes de son époque. Fils d'un marchand de mode et d'une modiste, Tissot ne cessa d'accorder dans ses toiles la primauté aux vêtements et aux accessoires. Il aimait également mettre en scène ses personnages de manière « photographique ».Les musées anglais abritent un grand nombre de ses œuvres.

 

On trouve, entre autres, des références à Tissot dans le tableau La Berceuse (The cradle song que je vous ai montré plus haut), avec sa belle atmosphère « japonisante » et dans le tableau qui suit.

 

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La vigie de la nuit

 

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Méditation, 1875

 

Les Clairs de Lune de Grimshaw sont très appréciés des collectionneurs.

 

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Silver moonlight, clair de lune argenté

 

L'instant du crépuscule qui conduit à la nuit, la clarté fine et fantasmagorique de la lune, le brouillard et sa texture si particulière, les atmosphères singulières l'inspiraient. Il exploitait avec grand talent les effets de l'humidité à la fois réelle et chimérique.

 

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Le port de Whitby

 

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Port de Whitby sous le clair de lune

 

Whitby, petite ville située sur la côte du Yorkshire, à l’embouchure de l’Esk, est un port à l’existence très ancienne. Whitby est renommée pour ses plages, le souvenir des pêcheurs de baleines qui la peuplèrent, ses bijoux de jais à connotation magico-religieuse, ses fossiles très réputés auprès des collectionneurs (des ammonites entre autres...), sa superbe abbaye Sainte-Mary considérée comme hantée et pour avoir inspiré Bram Stoker (1847-1912) le célèbre auteur de Dracula.

 

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Le vieux Chelsea

 

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Pluie sur Hampstead

 

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Old Hall sous la lune

 

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Fasciné par la photographie, Grimshaw faisait appel au procédé de la camera oscura...

 

Ce mot italien qui signifie « chambre noire » désigne un appareil d'optique grâce auquel on obtient une image la plus nette possible d'un objet que l'on souhaite reproduire.

 

La lumière entre dans une sorte de boîte par un petit orifice et se heurte, de l'autre côté, à un papier blanc de relative épaisseur ou à un verre dépoli. Certaines versions de la camera oscura, plus élaborées, font appel à une lentille convergente ou à des cloisons coulissantes qui permettent de moduler la distance à laquelle se trouve l'objet, d'accroître la netteté de ce que l'on voit etc...

 

La camera oscura fut utilisée par de nombreux artistes au fil des siècles à l'instar de Léonard de Vinci, de Vermeer de Delft ou des védutistes italiens du XVIIIe siècles comme Giuseppe Canaletto... Tant et tant d'artistes y eurent recours et plus proches de nous, les recherches de Louis Daguerre (1787-1851) et de Joseph Nicéphore Niepce (1765-1833) se réfèrent à la manière dont la camera oscura retranscrit une image.

 

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Glasgow, 1887

 

Vous apprécierez la puissance fantasmagorique des effets de lumière, les lignes qui se dévoilent et se fondent dans une envoûtante atmosphère, les parties sombres qui palpitent comme des frissons d'encre...

 

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Les docks de Glasgow

 

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Liverpool

 

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Westminster Bridge avec les maisons du Parlement

 

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Westminster Bridge au crépuscule... Je pourrais regarder ce tableau et le paysage pendant des heures ! Il y a tant de magie...

 

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Paysage entre clair et obscur

 

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Moonlight

 

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Esprit de la nuit

 

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Automne

 

Grimshaw a également peint des scènes féeriques et illustré les balades littéraires et les poèmes d'Henry Longfellow (1807-1882) et d'Alfred Tennyson (1809-1892), monuments de la littérature américaine et anglaise. Il a d'ailleurs donné à ses enfants (sur les quinze qu'il eut, seulement six atteignirent l'âge adulte) les prénoms de personnages mis en scène par Tennyson.

 

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La dame de Shalott, 1879

 

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Elaine

 

Lady Elaine de Shalott est une héroïne récurrente des légendes arthuriennes, « ressuscitée » par Alfred Tennyson (1809-1892) et muse des peintres préraphaélites.

 

Sur l'île de Shalott, une belle dame, enfermée dans une tour mystérieuse, doit tisser une tapisserie pour l'éternité. La malédiction qui l'étreint lui interdit de regarder par la fenêtre mais elle contemple le monde dans un miroir où elle aperçoit un jour le reflet du chevalier Lancelot. Elle en tombe éperdument amoureuse et décide de lui exprimer ses sentiments.

 

Consciente du sort funeste qui l'attend en quittant la tour, elle embarque pourtant sur un navire qu'elle a baptisé de son nom. Tout au long du voyage, elle continue de tisser son ouvrage mais comme elle approche de Camelot une tempête automnale se lève et la tapisserie épuise ses dernières forces. Les dames et les chevaliers d'Arthur découvrent son corps glacé sur une berge. Ils lui rendent hommage et Lancelot promet de ne jamais oublier son beau visage qui semblait endormi.

 

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Elaine...

 

Avec ses paysages à la fois réels et brodés de féerie et de mystère, John Atkinson Grimshaw nous a laissé une œuvre pleine de poésie et d'élégance très personnelle mais les historiens d'art ne possèdent pas de documents privés susceptibles de les aider à explorer davantage son art. Il eut sa renommée, ses créations sont accessibles grâce à des expositions qui lui ont été consacrées (surtout à Leeds) mais le temps s'est écoulé. Les dates de plusieurs de ses œuvres sont incertaines ou ne sont pas précisées et l'artiste mérite qu'on s'intéresse à lui davantage. J'espère que vous aurez pris plaisir à accomplir ce voyage...

 

En vous souhaitant un très agréable mois de mars, je vous envoie de gros bisous et vous remercie de votre fidélité !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #cire, #grevin, #mari, #musee, #portrait

 

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Chers aminautes, nous revoici au musée Grévin et vous pouvez lire ou relire ICI le premier chapitre de cette promenade.

 

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L'histoire des portraits de cire du musée, associée à Arthur Meyer, Alfred Grévin et Gabriel Thomas, nous fait remonter le temps à travers une myriade de saynètes occidentales ou exotiques qui s'ancrent dans le Moyen Âge, l'époque Renaissance, l'Âge Baroque, le Romantisme... et nous fait aussi évoluer au rythme de notre monde contemporain, à la rencontre de personnalités vivantes. Il y en a réellement pour tous les goûts !

 

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Comme plusieurs d'entre vous, je ne suis pas particulièrement sensible à la présence de « gens connus » mais j'ai tout de même photographié quelques habitants des lieux dont la superbe Marylin. Ce que j'ai surtout aimé au musée Grévin, c'est le Palais des Mirages, l'escalier de Gustave Rives, les décors magnifiques et je suis également très intéressée par l'histoire des personnages de cire.

 

Une histoire foisonnante, liée à des artistes comme la célèbre Madame Tussaud et qui se réfère à un art ancien, en vogue à la Cour de France sous l'Ancien Régime : l'art de mouler le visage d'un défunt de sang royal.

 

Si l'on veut appréhender au mieux ce qui a fait du musée Grévin l'un des plus célèbres lieux culturels au monde, il faut s'intéresser au destin artistique de Marie Tussaud, destin qui se mêle à celui d'un médecin, anatomiste et sculpteur sur cire franco-allemand, nommé Philippe Mathé-Curtz (1737-1794), dit Curtius.

 

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Portrait de Curtius par Marie Tussaud, conservé au musée Carnavalet. Photo de Jospe CC BY-SA 3.0.

 

En 1761, Curtius prit à son service comme femme de ménage Anne Made, une jeune veuve qui avait une fille, Marie Greshlotz, la future Madame Tussaud.

 

La petite Marie appela Curtius « mon oncle » et celui-ci lui enseigna l’art du modelage ainsi que différentes considérations anatomiques. L'attention manifestée par Curtius permit à Marie de réaliser avec talent, en 1777, son premier visage de cire, celui du philosophe Voltaire. En 1778, elle conçut, avec autant de réussite, les portraits de Jean-Jacques Rousseau et de Benjamin Franklin.

 

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Voltaire, par Marie Tussaud (photo Rue du Savoir.com)

 

En 1765, Curtius avait créé à Paris un cabinet de portraits en cire et depuis le portrait qu'il avait fait de Madame du Barry, la maîtresse de Louis XV, le succès ne s'était pas démenti.

 

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Portrait de Madame du Barry en Belle au Bois Dormant (photo trouvée sur marie-antoinette.forumactif.org)

 

En 1776, il présenta au Palais-Royal (au numéro 17 de la galerie Montpensier, actuelle boutique du fabriquant de médailles Bacqueville, une autre histoire...) la dernière version de son exposition de figures, consacrée aux célébrités de son temps, et la foule parisienne se déplaça en masse. Six ans plus tard, boulevard du Temple, il ouvrit « la Caverne des Grands Voleurs » où il prit plaisir à exposer des brigands, des repris de justice et des scènes de crime qui préfiguraient ce qu'on a appelé La Chambre des Horreurs.

 

Il moula les effigies de nombreux guillotinés et immortalisa les traits de révolutionnaires comme Robespierre et Marat. A ses côtés, Marie Greshlotz put réaliser des moulages des têtes de Louis XVI et de Marie-Antoinette.

 

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Marie-Antoinette au musée de Londres, d'après le masque réalisé par Marie Tussaud. Je ne connais pas l'auteur de la photo.

 

Pendant plusieurs années, Marie s'entendit bien avec le peuple et la noblesse mais, calomniée par un certain Jacques Dutruy, aide-exécuteur du bourreau Samson, elle fut arrêtée par les Révolutionnaires. Elle partagea alors la cellule de Joséphine de Beauharnais, future épouse de Napoléon.

 

Elle allait être emmenée à la guillotine quand le peintre Jacques-Louis David réussit à intercéder en sa faveur. Il obtint in extremis du Tribunal Révolutionnaire qu’elle soit libérée pour créer les masques mortuaires des décapités. Elle eut donc l'opportunité de modeler les visages de Marie-Antoinette et de Robespierre. Elle réalisa aussi le masque mortuaire de Marat, dit « l’Ami du Peuple », assassiné dans son bain par Charlotte Corday.

 

En 1791, après la mort de Curtius, Marie hérita la collection d’œuvres en cire de son mentor et en 1795, elle épousa un ingénieur civil nommé François Tussaud qui lui donna deux fils, Joseph et François. Sept ans plus tard, séparée de son mari, elle se rendit à Londres où elle entra dans la troupe de Paul Philidor, un magicien itinérant. Pendant des années, elle présenta, de ville en ville, des figures de cire au public puis, en 1835, elle parvint à ouvrir à Londres, à Baker Street (les fans de Sherlock Holmes apprécieront!) son propre musée sous le nom de Madame Tussaud.

 

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Rédigeant ses Mémoires à partir de 1838, elle mourut paisiblement le 15 avril 1850 et son œuvre a perduré. A Londres, une plaque mortuaire en son honneur fut installée du côté droit de la nef de l’église Saint-Mary à Cadogan Street.

 

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Image catherinepope.co.uk

 

Outre le musée Grévin, Paris connut d'autres lieux associés à l'art des portraits de cire. En 1865, un professeur suédois nommé Schwartz ouvrit, dans le passage de l'Opéra (disparu), le musée Hartkoff, une galerie d'anatomie, d'ethnologie et de géologie dans laquelle il exposait des dissections de corps en cire et d'étranges écorchés et sur les Champs-Élysées, on trouvait une boutique grand-guignolesque appelée « Maison de la figure de cire ».

 

Fasciné par l'utilisation documentaire des portraits de cire, Arthur Meyer a sollicité Alfred Grévin, voir à ce sujet le premier volet de cette promenade, et le financier Gabriel Thomas a complété l'équation.

 

Le musée Grévin est rempli de « merveilles ». Nous l'avons vu avec l'escalier de marbre 1900, le Palais des Mirages et le Théâtre Italien. Découvrons à présent la magnifique Salle des Colonnes, de style baroque, lambrissée de bois de palissandre et sculptée d'or et de marbre.

 

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Elle est conçue comme une sorte de théâtre avec de belles torchères, des petits balcons, une décoration très opulente, des chimères, des masques, des putti...

 

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Elle est surmontée d'une coupole en mosaïque de Venise, de couleur bleue et or, qui donne l'impression d'évoluer sous un ciel rayonnant.

 

En cheminant entre les colonnes, on découvre deux statues de cire pleines de charme : un faune et une faunesse, mes personnages préférés !

 

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Outre son magnifique décor baroque, la Salle des Colonnes est réputée pour ses jeux de lumière qui séduisent les visiteurs. On y donne aussi des fêtes privées, des banquets d'affaires, des soirées dansantes etc...

 

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Et maintenant, je vous propose de « saluer » certains habitants du musée...

 

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Le rêveur Charlie Chaplin (16 avril 1889-25 décembre 1977)...

 

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La styliste Chantal Thomass, née le 5 septembre 1947.

 

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La Marquise de Pompadour (29 décembre 1721-15 avril 1764)... et ses innombrables escarpins, humour !

 

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Orson Welles (6 mai 1915-10 octobre 1985) et Gérard Depardieu (né le 27 décembre 1948)

 

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Salvador Dali (11 mai 1904-23 janvier 1989)

 

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Pablo Picasso (25 octobre 1881-8 avril 1973)

 

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Auguste Rodin (12 novembre 1840-17 novembre 1917)

 

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Atelier de Rodin

 

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Bernard Pivot (né le 5 mai 1935)

 

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Amélie Nothomb (née le 13 août 1967)

 

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Jean d'Ormesson (16 juin 1925-5 décembre 2017)

 

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Jean-Paul Sartre (21 juin 1905-15 avril 1980) et Fabrice Luchini (né le 1er novembre 1951)

 

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Comment choisit-on les nouveaux « pensionnaires » des lieux ? En ayant recours à l'Académie Grévin ?

 

Restant proche de l'esprit original de création, celle-ci, présidée, depuis 2014, par Stéphane Bern et constituée de onze « sages » issus du monde des lettres et des médias, se réunit deux fois par an pour désigner les nouvelles personnalités du musée. On trouve parmi les membres de l'Académie Nikos Aliagas, Daniela Lumbroso, Eve Ruggieri, Gérard Holtz, William Leymergie, Laurent Boyer ou la romancière Christine Orban...

 

Ensuite, il faut environ une quinzaine d'artistes pour faire vivre un personnage de cire et différents rendez-vous pendant près de six mois pour prendre les mesures, mouler les traits du visage dans la terre glaise avec une précision inouïe, y insuffler une énergie caractéristique de « l'esprit Grévin » etc...

 

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Un travail impressionnant comme en témoigne l'effigie de Jean Reno !

 

Les tenues d'époque sont conçues, d'après des documents historiques, dans les foisonnants ateliers de Grévin. Quant aux actuelles célébrités, elles donnent au musée une de leurs tenues préférées.

 

Chaque détail (cernes, tâches, cicatrices...) fait l'objet de plusieurs heures d'attention. Les cheveux sont naturels, implantés un par un et on en compte jusqu'à 500 000 sur une seule tête ! Les couleurs des dents sont très précisément choisies et les yeux, de véritables prothèses en verre.

 

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J'ai aimé la partie du musée consacrée aux pâtissiers, aux cuisiniers et décorée de citations sur l'art culinaire.

 

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Pierre Hermé (né le 20 novembre 1961), l'alchimiste des macarons !

 

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Le regretté Paul Bocuse (11 février 1926-20 janvier 2018)

 

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(Je sais qu'il manque les accents circonflexes, je l'écris pour les puristes... mais je souscris pleinement à la citation !)

 

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Un peu plus loin, c'est le pape François (né le 17 décembre 1936) qui nous attend, avec un franc sourire !

 

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Je n'avais pas envie de photographier Nicolas Sarkozy, François Hollande, Donald Trump, Angela Merkel... alors j'ai passé mon chemin. J'ai aussi laissé de côté les sportifs et les chanteurs à la mode...

 

J'ai préféré les personnages qui suivent...

 

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 Gaston Lagaffe, « né » le 28 février 1957 sous le crayon d'André Franquin, associé à Yvan Delporte dans Le journal de Spirou (n°985).

 

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Le trop mignon Idéfix !

 

Saviez-vous que le nom de ce facétieux petit chien blanc avait été choisi par les lecteurs du journal Pilote dans lequel étaient publiées les aventures d'Astérix et Obélix ? Idéfix est apparu dans l'album Le Tour de Gaule (5e album d'Astérix), « comme un gag » d'après Albert Uderzo. On ne devait pas le revoir dans les albums suivants mais les lecteurs ont tant apprécié ce petit chien (il attend devant la porte d'une charcuterie et suit les héros pour leur dérober l'os du jambon qu'ils ont acheté) qu'ils ont demandé avec force son retour. Il est donc devenu un personnage à part entière de la saga Astérix.

 

Il a aussi sa propre série d'albums, publiée à partir de 1972, et qui n'a pas de lien avec les aventures d'Astérix et Obélix.

 

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Le Petit Prince m'a charmée ! On se souvient forcément avec émotion de la lecture de ce magnifique conte philosophique né à New York en 1943, sous la plume d'Antoine de Saint-Exupéry...

 

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Le musée regorge ensuite de saynètes historiques associées à la Révolution Française, aux Rois de France, à des personnages comme Nostradamus, Catherine de Médicis, Jeanne d'Arc ou la mythique Esmeralda du roman Notre-Dame de Paris.

 

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Je n'ai pas pu prendre beaucoup de photos dans cette partie-là. C'était très sombre et j'avais déjà collecté tant d'images que mes batteries étaient presque hors service.

 

Voici François Ier (12 septembre 1494-31 mars 1547).

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Saint-Louis (25 avril 1214-25 août 1270)

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La Grande Peste ou Peste Noire de 1347

 

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Le philosophe Denis Diderot (5 octobre 1713-31 juillet 1784)

 

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Jean de la Fontaine (8 juillet 1621-13 avril 1695) dont j'ai beaucoup apprécié l'attitude et le regard intense et rêveur mais la photo est piquetée, désolée...

 

Il est temps de partir alors j'espère que vous aurez pris comme moi, plaisir à visiter ou à revisiter ce lieu emblématique d'une certaine histoire de Paris.

 

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Nous sortons par une porte située au milieu du passage Jouffroy.

 

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Conçue par l'architecte François Lafaye, elle est dominée par une œuvre du sculpteur oublié Alexandre Barbieri, élève du sculpteur et peintre Albert Louis Edmond Chartier (1898-1992) qui travailla au musée Grévin pour Gabriel Thomas.

 

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Elle réunit différents personnages de l'histoire de France comme Jeanne d’Arc, Louis XI, François Ier, Henri IV, Richelieu, Louis XIV, Napoléon Bonaparte.

 

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Le musée Grévin est une aventure que j'ai beaucoup aimé partager avec vous et cela m'a amusée de suivre l'imposante main-enseigne dorée...

 

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Merci de votre fidélité et gros bisous !

 

J'ajoute un merci très tendre et passionné aux personnes qui m'apportent chaque jour une délicieuse amitié et qui se reconnaîtront. Je suis profondément heureuse des relations qui nous unissent, de manière privée et je veux vous embrasser très fort !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee

 

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 Les Amoureux, Joséphine Wall

 

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Colorées, pimpantes, foisonnantes, elles sont remplies de fins chocolats, de beaux gâteaux et agrémentées de jolis cœurs rubis ! Les vitrines de Saint-Valentin... Je ne suis pas sponsorisée, vous le savez, mais je préfère le signifier à chaque fois que je montre des photos de boutiques. Je suis motivée par le plaisir des yeux, le frisson des papilles et la joie du partage...

 

Concernant l'histoire de la Saint-Valentin, je vous renvoie à mon article :  Mystères et Traditions de la Saint-Valentin...

 

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Régalons-nous à contempler des œuvres d'art gourmandes et cheminons, à cet effet, rue Montorgueil, dans le 2e arrondissement de Paris. La pâtisserie Stohrer, la plus ancienne pâtisserie de la capitale, nous y attend.

 

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Nicolas Stohrer (né en 1706...) était le pâtissier de Marie Leszczynska (1703-1768), la seconde fille de Catherine Opalinska (1680-1747) et du roi Stanislas de Pologne (1677-1766) dit « Stanislas le Bienfaisant ». Marie Leszczynska fut choisie parmi une centaine de princesses pour épouser le roi Louis XV (1710-1774), le 5 septembre 1725, à Fontainebleau.

 

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 Marie Leszczynska, peinte en 1740 par Louis Tocqué (1696-1772). Ce portrait est conservé au Louvre.

 

Nicolas Stohrer suivit la jeune reine à Versailles. Fort de son expérience d'apprenti dans la ville franco-alsacienne de Wissembourg, il séduisit les membres de la Cour et devint le pâtissier attitré du souverain.

 

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En 1730, il ouvrit sa pâtisserie au numéro 51 de la rue Montorgueil, dans le deuxième arrondissement de Paris et il y « imagina » de prestigieux desserts pour la royauté. On y vend toujours des éclairs au chocolat qui sont parmi les plus réputés de la capitale.

 

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La boutique originelle a « disparu ». Le décor de la boutique actuelle est classé monument historique depuis le 23 mai 1984 et date de la seconde moitié du XIXe siècle. Réalisé à partir de 1864, il est signé Paul Baudry (1828-1886).

 

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Paul Baudry était un artiste du Second Empire qui venait d'atteindre la célébrité en créant des décors pour le prestigieux hôtel Galliera (actuel musée de la mode) et le Foyer de l'Opéra de Paris. Il travailla aussi pour l'hôtel de la Païva et faillit réaliser des ornements pour le Panthéon.

 

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Nicolas Stohrer est l’inventeur du baba au rhum. Il conçut ce délice à partir d’une brioche sèche, rapportée par le roi Stanislas d'un de ses voyages, qu'il arrosa de vin de Malaga, parfuma de safran, de fleur d'oranger et fourra de crème pâtissière, de raisins secs et de raisins frais.

 

Pour certains historiens, le nom Baba viendrait du roi Stanislas qui, adorant les Contes des Mille et Une Nuits, aurait appelé Ali-Baba ce généreux dessert.

 

Le nom Baba pourrait aussi désigner la « Grand-Mère » en polonais et signifier un gâteau qui rassure, nourrit, enveloppe de ses bienfaits...

 

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En 1835, un descendant de Nicolas Stohrer a remplacé le malaga par du rhum pour imbiber la pâte à baba et vers 1844, d'autres pâtissiers renommés, les frères Julien ont créé le savarin en s’inspirant de la recette du baba.

 

Le savarin, qui rend hommage au gastronome Jean Anthelme Brillat-Savarin (1755-1826), est cuit dans un moule en forme de couronne et trempé dans un sirop aromatisé au kirsch, à l’absinthe et à l’eau de rose. Le baba, d’abord imprégné de rhum pur, fut également imbibé de sirop, aromatisé au rhum.

 

De nos jours, Stohrer propose un service de traiteur et une myriade de gourmandises comme le Puits d'amour, des meringues, des millefeuilles, les fameux éclairs au chocolat, des pyramides de macarons et de gâteaux variés...

 

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Le Puits d’amour (dont la première recette date de 1735) était autrefois un vol au vent en pâte feuilletée que l'on remplissait de gelée de groseille et qui était surmonté d’une anse de feuilletage imitant le seau d’un puits. On disait que Louis XV offrait à ses jeunes et jolies maîtresses ce petit gâteau lors de leurs nuits d’amour et qu'il adorait en déguster entre leurs cuisses... A partir de la recette originale, Nicolas Stohrer a créé un dessert constitué de feuilletage rempli d’une crème pâtissière à la vanille et couvert de caramel fondant.

 

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La pâtisserie Stohrer a été rachetée, en toute discrétion, au mois de mai 2017, par la marque « A la Mère de Famille » dont voici quelques trésors...

 

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A la Mère de Famille est une « maison de chocolat » qui fut fondée en 1761, au numéro 35 de la rue du Faubourg-Montmartre, par Pierre-Jean Bernard, un jeune épicier.

 

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En 1791, son beau-fils, Jean-Marie Bridault, héritier d'une importante famille d'épiciers de la rue Saint-Antoine, lui succéda.

 

A partir de 1807, Marie Adélaïde Bridault, surnommée « la Mère de Famille », fit connaître un âge d'or à la boutique. Grâce à elle, la renommée de l'établissement ne cessa de grandir au-delà du faubourg.

 

Le célèbre critique gastronomique Alexandre Grimod de la Reynière loua ses vertus dans son Almanach des Gourmands. Cette publicité enflammée fit affluer les clients.

 

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Au milieu du XIXe siècle, les confiseries se multiplièrent, avec l'essor croissant du sucre de betterave.

 

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A partir de 1895, Georges Lecoeur, le nouveau propriétaire, modernisa la boutique (installation du téléphone, édition de brochures de luxe, distribution de publicités...). Dans le contexte virevoltant de la Belle-Époque, « A la Mère de Famille » devint une véritable institution, plébiscitée entre autres par les danseuses des Folies Bergère!

 

En 1906, à l'Exposition Culinaire Universelle de Paris, les délicates confitures, les chocolats surfins et les bonbons aux fleurs obtinrent un franc succès.

 

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Tout au long du XXe siècle, les héritiers directs ou spirituels de la famille Bridault et de Georges Lecoeur ont pris soin de proposer aux gourmands une gamme étendue de produits. Après la première guerre mondiale, Régis Dreux et, à partir des années 1950, Suzanne Bretonneau ont marqué les lieux de leur empreinte. Entre 1985 et aujourd'hui, des grands noms de l'art chocolatier et des connaisseurs émérites se sont succédé aux commandes de l'établissement: Serge Neveu, la famille Dolfi et le créateur Julien Merceron.

 

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Plusieurs boutiques perpétuent, aux quatre coins de Paris, le savoir-faire initial de la maison mère. Ne manquez surtout pas de les visiter, à commencer par la boutique du Faubourg-Montmartre, au charme suranné. En 1984, sa superbe devanture verte, rehaussée de lettres d'or, fut inscrite à l'Inventaire des Monuments Historiques. A l'intérieur, sur des comptoirs en bois patiné, se dévoilent chocolats variés, calissons, caramels, guimauves, berlingots, nougats, fruits confits, marrons glacés, florentins, bêtises de Cambrai... Ces « divines gourmandises » ont inspiré un très beau livre de recettes.

 

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Terminons cette promenade avec la vitrine de Charles Chocolatier, boutique située dans le prolongement de Stohrer. Vous apprécierez sûrement le petit ange à croquer et vous reconnaîtrez des escarpins en chocolat, dotés d'une semelle rouge, qui font référence à ceux, célébrissimes, du créateur Christian Louboutin.

 

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Je vous souhaite beaucoup d'amour, de passion, de plaisir, de sensualité et cela tout au long de l'année, avec une émulsion de gourmandise volcanique le jour de la Saint-Valentin !

 

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 A déguster sans modération...

 

Gros bisous et sourires d'amitié !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #avons, #carrousel, #jardin, #jpg, #neige

 

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La France grelotte et Paris n'est pas en reste, euphémisme ! Mais comme neige, glace et verglas sont des artistes très inspirés, j'ai photographié avec grand plaisir (en tentant de ne pas déraper...) certains lieux transfigurés par cette poésie du froid.

 

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Sans oublier les sans-abris, les personnes précaires et rudement éprouvées par les conditions climatiques, je vous invite à traverser des espaces urbains brodés de blanc.

 

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Je publierai bientôt la suite de ma promenade au Musée Grévin. Accueillons, avec nos âmes d'enfants, ces beautés hivernales !

 

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Nous sommes à Châtelet, devant le terrain d'aventures du jardin Nelson Mandela et souvenez-vous, j'ai publié un billet à ce sujet l'été dernier.

 

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/le-terrain-d-aventures-de-chatelet-a130949468

 

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Le terrain s'est agrandi. Les enfants s'amusent dans un espace décoré de ballons au pied du nouveau Forum et de sa canopée.

 

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Cet ensemble au riche passé architectural et les monuments qui l'entourent sont encore en travaux. Je n'aborde donc pas l'histoire des lieux (Les Halles, Le Cimetière et la Fontaine des Innocents, La Bourse de Commerce, La Colonne Astrologique de la reine Catherine de Médicis, L'Église Saint-Eustache etc... ) et de toute façon, ce n'est pas le propos de cet article.

 

Vous rappelez-vous cette représentation de notre Terre en matériaux recyclés ? Au mois d'août 2017, je vous l'avais montrée « baignée » de chaleur et la voici brodée de blancheur.

 

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En profitant de la fine lumière et des crépitements de cette neige immaculée, nous cheminons vers les Tuileries dans une atmosphère d'une étrange beauté.

 

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Les Tuileries sont fermées, comme le jardin du Palais-Royal et de nombreux squares et jardins de la capitale, mais le jardin du Carrousel nous accueille.

 

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Un espace ouvert qui se déploie derrière l'arc de triomphe du Carrousel et qui abrite, au cœur d'un labyrinthe, un superbe ensemble de statues signées Aristide Maillol (1861-1944).

 

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 La Nymphe et le bonhomme de neige, sourires !

 

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 Vénus, 1910

 

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 Baigneuse se coiffant, 1910

 

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 Pomone, 1910. Déesse des fruits, émulsion de sensualité et de fécondité...

 

J'ai souvent photographié ces belles et dans quelques temps, je consacrerai un article à leurs formes lisses et épanouies...

 

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 L'Été, 1910

 

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J'ai longuement parlé du thème du Carrousel dans mon article intitulé Le Pont du Carrousel.

 

http://maplumefeedansparis.eklablog.com/le-pont-du-carrousel-a79008359

 

Jardin du Carrousel qui jouxte celui des Tuileries, un monde ouvert alors que les Tuileries sont entourées de grilles...

 

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 Pomone drapée, jeune fille allongée et allégorie de la Douleur, 1922, par Aristide Maillol...

 

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Dans le cadre de l'aménagement du Grand Louvre et de la création de la célèbre Pyramide de Ieoh Ming Pei (et des petites pyramides l'accompagnant), le paysagiste belge Jacques Wirtz, maître de l'art topiaire originaire d'Anvers, a conçu, à l'initiative du Président François Mitterrand, un jardin que l'on dit « suspendu sur une dalle, constitué de parterres de buissons d'ifs taillés en éventail, rayonnant à partir de l'arc de triomphe. »

 

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 Arc de triomphe né de la volonté de Napoléon Ier, en 1806, de donner aux Tuileries une entrée monumentale.

 

Conçu par les architectes Charles Percier et Pierre François Léonard Fontaine, en hommage à la campagne d'Austerlitz, il s'inspire de l'arc de triomphe de Septime Sévère à Rome et fut achevé en 1809. Les sujets des bas-reliefs furent choisis par Vivant Denon, dessinés par Charles Meynier et réalisés par de prestigieux sculpteurs néoclassiques comme Pierre Cartellier, Clodion, Claude Ramey etc... Je ne développe pas davantage, je le ferai dans un article pleinement consacré à cet ensemble magistral.

 

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 Vue sur La Nuit, 1909.

 

En ce jardin, en 1965, André Malraux, alors ministre de la Culture a fait installer les 18 statues d'Aristide Maillol, maître de la sculpture et chantre du corps féminin, alchimiste des formes généreuses.

 

Pour Dina Vierny, muse et modèle absolu : « Maillol supprime la narration, s'écarte du romantisme, simplifie les formes, ouvre la voie du silence, abolit le mouvement... »

 

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 Air, 1932, sculpture en plomb, éloge du féminin sacré...

 

Quelques pas plus loin, le jardin des Tuileries est endormi sous la neige, enveloppé de magie blanche...

 

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Vue sur l'un des bassins du Grand Carré créé par André Le Nôtre (1613-1700). Tout est gelé et la Tigresse portant un paon à ses petits, du sculpteur animalier Auguste Cain, 1873, a fière allure...

 

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Il fait très froid et le sol devient de plus en plus glissant malgré le sel qui a été répandu. Il est temps de repartir en faisant preuve de patience...

 

A ce propos, merci aux employés de la Ville de Paris qui ont bien travaillé et qui en ont pris plein la tête dans les médias et les propos de gens passant leur temps à se plaindre dès qu'il fait froid...

 

Et oui, il fait froid, ça s'appelle l'Hiver et nous, humains, devons composer avec les saisons, c'est comme ça depuis la nuit des temps ! Je sais qu'il y a beaucoup de râleurs, des gens qui voudraient faire des procès à la neige parce qu'elle est tombée en abondance et qui reprochent tout et n'importe quoi aux autorités mais quand les conditions climatiques sont rudes, il faut faire avec, c'est comme ça ! Parfois, dans la vie on est bloqué sur une route ou dans une gare. Ce n'est pas « marrant » mais on est parfois obligé de prendre son mal en patience, de passer une nuit quelque part ou de marcher pendant des heures. Cela m'est arrivé plusieurs fois dans ma vie, je n'ai pas « chouiné » !!!

 

Avec Christophe, nous avons attendu notre RER un certain temps. Nous avions froid, nous en avons laissé passer quelques uns qui étaient trop pleins et nous sommes rentrés fatigués et très tard (de plus, nous avions dû réparer notre chaudière en pleine nuit car nous n'avions plus d'eau chaude...) mais nous n'avons pas râlé en accusant les autres de n'avoir pas bossé... Au regard des sinistrés des crues de la Seine et des gens qui n'ont pas de logement, il faut savoir relativiser. J'ai été excédée d'entendre des gens se plaindre d'être bloqués l'espace d'une nuit. Ce n'est pas drôle mais ça peut arriver alors que ceux qui ont raté un repas du soir ou qui ont dû dormir exceptionnellement dans leur voiture aient un peu de décence ! Je l'ai vécu aussi, dans ma vie, plusieurs fois, je n'en suis pas morte !

 

J'ai entendu les alertes météo dès le dimanche 4 février, les premières saleuses sont intervenues dans la nuit, j'en ai vu dans ma rue alors que certains ont dit que les saleuses n'étaient pas passées. J'ai dit à Christophe lundi matin « tu vas voir, les gens vont prendre leurs bagnoles malgré l'alerte orange, ils vont rester bloqués sur la route et hurler en disant qu'ils ne savaient pas qu'il allait neiger ou que la neige allait drue. Ils vont accuser le gouvernement, la ville de Paris et le Père Noël si ça se trouve !!! » Et bien, je ne m'étais pas trompée...

 

Je salue en revanche les personnes qui ont pris les choses au rythme où elles venaient et qui ont composé avec la situation sans se comporter en enfants gâtés pourris...

 

La neige, ce n'est pas évident mais ça offre aussi de belles choses, ça permet de voir son environnement autrement et de partager de jolis instants avec ceux qu'on aime et cela n'a pas de prix !

 

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En vous souhaitant de belles journées de Février et en vous remerciant de vos petits mots charmants et de votre fidélité, gros bisous !

 

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #crue, #paris, #pont, #saint, #seine

 

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Dame Seine modèle et remodèle le paysage d'Île de France. En cet hiver 2018, j'ai pris grand plaisir à la photographier alors qu'elle charriait, toutes les deux secondes, la taille d'une piscine olympique !

 

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Avant de poursuivre notre promenade au musée Grévin, je voulais partager ces photos avec vous.

 

Avec des pensées pour les personnes rudement touchées par les inondations, la jeune policière de la brigade fluviale de Paris, emportée par les flots au pied de Notre-Dame et les victimes de ces crues dans les différents départements. Bon courage à tous les sinistrés...

 

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Pour répondre aux personnes qui ont gentiment pris de mes nouvelles, mon département : le Val d'Oise est touché mais là où nous nous trouvons nous avons la chance de ne pas être inondés. Nous avons des soucis d'infiltration d'eau et de moisissures dus à un phénomène de capillarité entre les murs de notre vieil immeuble et les sols trempés. Ce n'est pas évident, je galère pour préserver mes livres et mes carnets, je suis obligée de tout emballer dans des boîtes ou des petits sacs étanches et d'entasser comme je peux mais nous n'avons pas à nous plaindre au regard de ce qui arrive à de nombreuses personnes.

 

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 Vue sur le pont au Change très « enfoncé » dans l'eau et sur les sauveteurs sillonnant la Seine. Merci à eux pour leur humanité et leur efficacité !

 

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La crue de 1910 transforma Paris en spectrale Venise. Elle est enracinée dans les mémoires mais Paris connut d'autres inondations tragiques au fil de son histoire et notamment celle de 1658.

 

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A compter du 20 décembre 1657, un froid terrible enveloppe la capitale. Les Parisiens se calfeutrent comme ils le peuvent et brusquement, le 18 février, neige et glace se mettent à fondre. Les températures remontent vite et les habitants de la capitale sont confrontés à une crue de la Seine qui atteint, le 28 février 1658, le terrible record de 8 mètres 81 !

 

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Vue de Grenelle lors de la crue de 1658

 

Les principales rues du Paris d'alors, voies antiques et médiévales majeures, soit les rues Saint Martin, Saint Denis, Saint Antoine…, mais aussi la place de Grève, les Halles jusqu'à l'église Saint-Eustache, l’hôpital des Quinze Vingt, le Cloître des Célestins et différents faubourgs de la rive gauche (Saint Marcel, Saint Victor, le quartier Saint Bernard...), les rues de l’Université, la rue du Bac, le quartier des Jacobins etc... sont inondés. La vie s'organise tant bien que mal et les sinistrés se déplacent sur des petites barques, sortant de leurs habitations par les fenêtres...

 

Le récit d'un chanoine de l’abbaye de Saint Victor, le père de Thoulouse, est édifiant : « Le vendredi après dîner, les religieux se promenaient à pied sec dans les prés. Après les vêpres, la Seine dégorgea par le canal de la rivière de la Bièvre, dont un bras arrose nos prés, et, le lendemain, samedi 23 à 7 heures du matin, les eaux se trouvèrent au haut des degrés par où on accède au pré, sous la bibliothèque. Il fallut employer la matinée à vider la chapelle Notre Dame, et tous les lieux en contrebas où l’eau vint dans l’après midi. Le cellerier, s’en allant, le samedi à la halle, marchait dans l’eau à la barrière des Sergents (située au bas de la montagne Sainte Geneviève) à la place Maubert, et eut beaucoup de peine à gagner la rue des Noyers. Le 27 février, les eaux furent, dans les endroits les plus bas, 5 pouces (0m13) plus haut qu’elles n’avaient paru pendant les années 1649 et 1651. »

 

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Dans la nuit du 1er mars 1658, ce furent deux arches du Pont-Marie, ouvrage reliant la rive droite à l‘île Saint Louis, qui cédèrent entre une et deux heures du matin. Vingt deux habitations furent précipitées dans les flots et le bilan fut terrible : environ soixante morts et de nombreux blessés. Le Pont-Marie fut reconstruit une vingtaine d'années plus tard mais en 1769, en référence à la crue meurtrière de 1658, toute construction de maisons sur les ponts de Paris fut interdite.

 

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Pont-Marie, janvier 2018

 

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Pont-Marie, Été 2017.

 

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Au pied du Pont-Marie, en janvier 2018, là où les Parisiens se prélassent au moment de Paris Plages...

 

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Très éprouvés après la tragédie du Pont-Marie, les Parisiens prièrent avec ferveur Sainte-Geneviève, protectrice de la ville, et voici ce qu'écrivait un Conseiller du Parlement de l'époque : « Dans notre infortune, nous pouvons avouer que notre salut n’est pas dans nos mains. Ces inondations aussi fréquentes que funestes sont des effets de la colère du Ciel. Élevons notre esprit au dessus de nos yeux, et considérons que, regardant toujours la terre pour y trouver un canal, c’est dans le Ciel que le plus efficace se trouve. Le canal dans le Ciel est tout formé, c’est sainte Geneviève qui est le canal divin par lequel Dieu fait découler toutes ses grâces. »

 

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Paris a toujours dû s'adapter au rythme des crues...

 

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Entre 779 et 780, des travaux furent entrepris à l'initiative de l'empereur Charlemagne (vers 742-814) pour tenter d'endiguer le fléau résultant d'inondations répétées mais dans les années qui suivirent, de nombreux champs furent ravagés par la force des eaux. Famine et peste s'installèrent, notamment dans les années 816-817, 819-820, 830-831, 833-834, 841-842, 845-846...

 

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En 886, une crue historique de la Seine suscita la levée du siège de Paris par les Normands.

 

En 1119, la Seine déborda violemment et en mars 1196, elle brisa plusieurs ponts de la capitale. Elle fut également destructrice en 1206, 1219, 1235, 1240, 1242, 1281 et en 1296 où elle anéantit le Petit Châtelet.

 

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Comme je l'ai écrit plus haut, l'année 1658 fut terrible pour les habitants des bords de Seine et le XVIIIe siècle connut un épisode de crue majeure, en 1740, quand la Seine atteignit 7 mètres 90 au pont de la Tournelle.

 

L'année 1802 est soulignée, dans les almanachs et les livres d'histoire, pour la puissance des intempéries observées et en 1876, la pluie tomba en hiver pendant plus d'un mois, de manière ininterrompue. Les habitants d'Alfort durent être évacués par l'armée et jusqu'à la mi-mars, Joinville, Maisons-Alfort, Charenton et les campagnes alentour furent « avalés » par les eaux.

 

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Après la crue centennale de 1910, il y eut des crues dangereuses en 1924 (7,32m), en 1939, en 1945, en 1955 (7,12m) et en 1982 (6,18m).

 

Hormis ces phénomènes, la Seine connaît, de manière régulière, ce qu'on appelle des crues moyennes. Celles-ci se traduisent par la fermeture des voies sur berge quand le niveau d'eau atteint les 3 mètres 30 et la navigation sur le fleuve est interdite à partir de 4,30 mètres.

 

Crue de l'hiver 2018...

 

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Depuis le Pont-Neuf, la vue est impressionnante, le paysage transfiguré. A cet emplacement, se déploie normalement le square du Vert Galant...

 

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Ce petit écrin de verdure est sous les eaux...

 

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Il se love à fleur de Seine, à l'extrémité ouest de l'Île de la Cité. Isolé du tumulte et de l'agitation de la ville, il offre un point de vue remarquable sur le fleuve, le Louvre et plusieurs ponts de Paris. Bordé par de grands arbres (marronniers, érables, noyers...) il se situe à proximité de sites emblématiques de la capitale : place Dauphine, Palais de Justice, cathédrale Notre-Dame, hôtels particuliers de l'Île Saint-Louis etc...

 

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Vous pouvez retrouver l'histoire du Pont-Neuf et celle du square du Vert Galant en cliquant sur ce lien : Les Secrets du Pont-Neuf.

 

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Le square en été...

 

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en cet hiver 2018, comme vous le constatez, il a « disparu »...

 

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Un peu plus loin, les piles du pont des Arts ont fait de même...

 

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D'habitude, c'est ce que l'on voit...

 

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Devant la gare d'Orsay, la passerelle Léopold Sédar-Senghor s'enfonce inexorablement...

 

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Le spectacle fascine...

 

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Fascination certes... Je ne donne pas de leçon, ayant moi-même franchi des barrières installées par la ville pour photographier le square du Vert Galant, mais le danger est bien réel.

 

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Nous suivons l'eau et les Renommées dorées du pont Alexandre III semblent très loin...

 

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Les bateaux mouches restent à quai...

 

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...gardés par le T-Rex du sculpteur Philippe Pasqua.

 

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La Tour Eiffel se dresse toujours comme une « épingle à chapeaux »...

 

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et Octave le Zouave s'interroge... Combien de temps cela va-t-il durer ?

 

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Mon article sur le pont de l'Alma et l'histoire d'Octave

 

Voici ce qui est écrit dans le Parisien du 31 janvier...

 

« Ce mardi, la Seine était à 5,74 m, contre 5,85 lundi. Malgré tout, la Ville guette avec inquiétude les pluies annoncées ce mercredi et jeudi.

 

Les berges restent submergées et les bateaux à l’arrêt. Fermées depuis le 24 janvier, les sept gares parisiennes du RER C ne rouvriront pas avant le 5 février. A l’Hôtel de Ville, Anne Hidalgo a réuni à nouveau ce mardi après-midi la cellule de crise avec les opérateurs concernés (Enedis, GRDF, Eau de Paris, RATP, SNCF…) ainsi que les maires d’arrondissement. La mairie de Paris réitère ses conseils de prudence et de vigilance. »

 

Bon courage à nos amis de Normandie, de Seine-Maritime et des différents départements où les eaux débordent...

 

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Et gros bisous, chers aminautes, en vous remerciant de votre fidélité !

Plume

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Publié le par maplumefee

 

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Chers aminautes, avant les fêtes, je vous avais donné rendez-vous au musée Grévin, temple parisien des portraits de cire où résonne le souvenir d'attractions mystérieuses, comme l'envoûtant et superbe Palais des Mirages.

 

Nous avions visité le passage Jouffroy, sur le boulevard Montmartre et le musée nous attendait... Si nous laissions un lutin de Janvier nous en conter l'histoire ?

 

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Le musée Grévin naquit à l'initiative du journaliste Arthur Meyer (1844-1917), personnage mondain, complexe, controversé (il était royaliste, conservateur, juif et antidreyfusard...) qui désirait transcrire « en trois dimensions » les visages des invités de son journal, le quotidien « Le Gaulois ».

 

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Arthur Meyer en 1914, photographe inconnu.

 

Je conseille aux lecteurs intéressés par les détails de sa vie, indissociable de celle du Tout-Paris du Second Empire, la lecture du livre d'Odette Carasso, paru en 2003 et intitulé « Arthur Meyer, Directeur du Gaulois ».

 

Pour la mise en œuvre de son pittoresque projet, Meyer sollicita le célèbre caricaturiste et costumier de théâtre, Alfred Grévin (1827-1892), auteur de l'album Les Parisiennes et de dessins savoureux parus dans « Le Charivari », « Le Gaulois » ou le Journal « Amusant ».

 

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Un vaste bâtiment doté d'annexes destinées à accueillir les ateliers de sculpture et de moulage fut construit par l'architecte Eugène-Emile Esnault-Pelterie. Quant à Alfred Grévin, il s'investit corps et âme dans le projet et finit par supplanter Arthur Meyer.

 

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Le jour de l'inauguration, le 5 juin 1882, on lisait dans le journal « Le Moniteur » : « le Tout-Paris se presse autour d'Alfred Grévin qui pose en plastronnant, debout, un crayon à la main, appuyé sur une console, le béret enfoncé sur la tête ».

 

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Fines et pleines de fraîcheur, les œuvres d'Alfred Grévin étaient particulièrement recherchées. Vous apprécierez sûrement ce costume de Don Juan issu d'un projet de douze maquettes de costumes de mascarade en 1875. (Image Gallica.fr)

 

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Le 29 août 1883, Grévin l'ambitieux fut nommé Directeur de la Société du Musée et la même année, Gabriel Thomas, un financier qui avait conçu la société d'exploitation de la Tour Eiffel et qui était aussi promoteur du théâtre des Champs-Élysées, s'investit dans l'affaire.

 

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Image Grévin.fr

 

Amateur d'art et collectionneur émérite, Gabriel Thomas, qui était aussi le cousin germain de la talentueuse Berthe Morisot (1841-1895), dota le musée de superbes décors et se porta acquéreur du Palais des Mirages, un spectacle son et lumières élaboré par Eugène Hénard (1849-1923), pour l'Exposition Universelle de 1900.

 

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Les enfants de Gabriel Thomas, peints par Berthe Morisot en 1894. Le tableau est conservé au musée municipal de l'Évêché à Limoges.

 

Le Palais des Mirages fusionna avec le Musée Grévin en 1906 et l'on y accède par un superbe escalier de marbre, construit en 1900 par l’architecte Gustave Rives (1858-1926).

 

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Désolée pour le flou de certaines images à l'intérieur du musée, il m'a été impossible de faire mieux en raison des jeux de miroirs et des lumières changeantes. Mes photos vous donneront toutefois une idée de la magnificence des lieux.

 

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Un escalier de style éclectique, caractéristique de la Belle-Époque.

 

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L'escalier au décor luxuriant nous conduit au Palais des Mirages, le fameux spectacle son et lumières qui fut présenté au Trocadéro lors de l’Exposition Universelle de 1900, installé au musée Grévin en 1906 et rénové en 2006, sous le parrainage d'Arturo Brachetti.

 

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Couleurs changeantes...

 

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Vidéos et photos ne sont pas autorisées pendant le spectacle. Téléphones portables, caméras et appareils photographiques pourraient perturber la magie ambiante par des lumières parasites mais j'ai pu « saisir » quelques aspects de l'attraction avant son commencement.

 

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Il s'agit de trois changements de décors rythmés par d'impressionnants jeux de lumières qui passent à travers des miroirs et multiplient l'espace à perte de vue. Pendant une durée de six minutes, le spectateur évolue d'un temple hindou à une jungle profonde, plutôt inquiétante et se retrouve, guidé par des papillons géants, vers un palais des Mille et une Nuits et une île paradisiaque.

 

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L'illusion d'optique de ce kaléidoscope géant est juste remarquable. J'ai adoré ces instants de rêve et de magie visuels ainsi que la musique. Une réinterprétation fidèle à l'esprit de la création originale, signée Arturo Brachetti, Manu Katché et Bernard Szajner.

 

Outre le Palais des Mirages, le musée Grévin a accueilli d'autres attractions tout aussi captivantes.

 

Le 28 octobre 1892, un dessin animé, le premier dessin animé de l'histoire, appelé « Pauvre Pierrot » fut projeté devant le public, grâce au procédé complexe et ingénieux du Théâtre optique d'Émile Reynaud.

 

Charles-Émile Reynaud (1844-1918) était un inventeur, photographe, professeur de sciences et réalisateur de « dessins animés », grâce aux procédés du Praxinoscope et du Théâtre Optique, qui fonctionnaient à partir de miroirs tournants.

 

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Émile Reynaud projetant Pauvre Pierrot dans son Théâtre Optique (gravure de Louis Poyet)

 

Le Praxinoscope permet de visualiser une petite animation à travers un cylindre composé de miroirs à facettes tournant autour d'un axe. Le Théâtre optique permet, quant à lui, de projeter des images animées.

 

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Comme au XVIIIe siècle avec la magie des œuvres de Carmontelle, le public s'émerveillait devant ces prouesses esthétiques.

 

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Le premier dessin animé s'intitulait donc « Pauvre Pierrot » et d'autres furent célèbres, à l'instar de « Autour d'une cabine » ou de « Clown et ses chiens ».

 

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Personnages de « Autour d'une cabine ».

 

Chaque image mouvante était peinte à la main mais Émile Reynaud, s'inquiétant de la proche concurrence du cinéma des frères Lumière, cherchait, à la manière d'un alchimiste, « le secret du cinéma en relief ». Il finit par y arriver mais la qualité de ses projections ne sut le satisfaire.

 

Sous l'effet du désespoir, il jeta, en 1910, ses appareils et pellicules dans la Seine. Les seuls films que nous avons conservé de lui sont Autour d'une cabine et Pauvre Pierrot. Épuisé par ses travaux incessants, angoissé par la mobilisation de ses deux fils à la guerre, désargenté (il dut, pour acheter à manger, vendre le cuivre de plusieurs de ses appareils), il eut une bien triste fin de vie et mourut de congestion, le 9 janvier 1918.

 

Au fil du temps, le musée Grévin et plusieurs cinémathèques ont rendu hommage à cet esprit novateur que certains appellent le Walt Disney français.

 

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Les Pantomimes lumineuses, 1892, affiche de Jules Chéret (1836-1932). (Peintre, décorateur, lithographe et chromolithographe, Jules Chéret est considéré comme « le père de l'affiche moderne ».)

 

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Les Pantomimes Lumineuses furent données dans ce qu'on appelait alors le Premier Cabinet Fantastique. Ce lieu, en activité de 1886 à 1900, fut construit à l'initiative de Gabriel Thomas, au premier étage du musée par l'architecte Gustave Rives, le concepteur de l'escalier qui nous accueille au début de la visite. Il s'agissait d'une salle de style néo-renaissance en bois sombre, truffée de décors gothiques et de diableries sculptées.

 

Sur cette scène se produisirent de grands noms de la magie de l'époque comme le professeur Carmelli, le professeur Marga et aussi Georges Méliès.

 

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Photo datant de septembre 1889, issue du catalogue du musée Grévin.

 

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L'effigie du professeur Carmelli (1850-1919).

 

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De 1885 à 1888, c'est Georges Méliès (1861-1938), le réalisateur du Voyage dans la Lune, qui se produisit comme magicien au Premier Cabinet Fantastique du musée Grévin. Sans l'association des Amis de Georges Méliès, créée en 1961, ses films auraient pu disparaître à jamais car, insatisfait, il en brûla lui-même une partie.

 

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Georges Méliès, Projection à deux lanternes magiques.

 

En 1888, il avait racheté le Théâtre Robert Houdin, situé 8, boulevard des Italiens, pour y créer de spectacles de prestidigitation et de grande illusion. Puis il découvrit le cinéma, devint spécialiste des trucages et projeta son premier film, le 5 avril 1896.

 

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Une scène fantasmagorique issue de l'extraordinaire Voyage dans la Lune...

 

Le Premier Cabinet Fantastique fut remplacé par un Deuxième Cabinet Fantastique que l'on nomme « Joli Théâtre » ou « Théâtre Italien ».

 

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Vous avez bien sûr reconnu Franc Dubosc et Kad Merad, facétieux pensionnaires de la belle salle aux fauteuils rouges, inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 23 novembre 1964. Un article du Figaro, datant du 10 novembre 1901, vol. 47, n°314, p. 5, évoque l'endroit, construit à partir de 1900.

 

« Sous peu de jours, en plein boulevard, en face des Variétés, s'ouvriront les portes d'un "joli théâtre". Très récemment construite dans le style Empire le plus pur, cette salle offrira à la curiosité des Parisiens plus ou moins blasés le coup d'oeil d'une véritable merveille, chef-d'oeuvre exquis du parisianisme le plus moderne. Ce théâtre, dont les destinées sont confiées au directeur de l'une de nos scènes de genre aujourd'hui des plus appréciées, nous avons nommé M. Abel Deval, le sympathique directeur de l'Athénée, aura nom de "Joli théâtre Grévin" et tiendra ses assises au 10, boulevard Montmartre, dans un local attenant au musée du même nom. Les spectacles y seront des plus variés, tous les jours, de 4 à 6 heures, matinées blanches, où pourront assister les jeunes filles ; le soir, spectacle des plus éclectiques, susceptible de satisfaire tous les goûts. On parle du 15 courant pour la soirée d'inauguration. » A. Mercklein, spécialiste des Spectacles & Concerts.

 

Et vous apprécierez sûrement le magnifique rideau de scène, conçu par Jules Chéret.

 

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Esprit joyeux de la Commedia dell'Arte, finesse colorée de la Belle-Époque, talent narratif du père des « Chérettes », surnommé par Manet le « Watteau des rues », dont je reparlerai dans un de mes prochains articles.

 

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La scène est dominée par un relief appelé « Les Nuées », sculpté par Antoine Bourdelle (1861-1929) et que je n'ai pas réussi à bien photographier. Il était situé beaucoup trop haut pour le zoom de mon appareil photo et je devais composer avec la lumière... J'ai cherché sur le net et constaté que nombre de visiteurs du musée Grévin ne l'avaient pas non plus photographié.

 

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Impossible de faire mieux... Il aurait fallu pouvoir se hisser au niveau du balcon supérieur, snif ! Je voulais « vraiment voir » cette œuvre de Bourdelle et je n'ai pas pu mais heureusement, j'ai pu apprécier le rideau de scène de Chéret et de jolis ornements du théâtre.

 

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Je vous donne rendez-vous dans quelques jours afin de continuer cette visite car le musée Grévin nous réserve encore bien des surprises...

 

Le lieu est surtout connu aujourd'hui pour ses portraits de cire qui représentent plusieurs centaines de personnages célèbres dans différents domaines. Nous nous intéresserons donc à l'histoire de leur conception et aux liens qui unissent le musée Grévin et l'antre londonien de Madame Tussaud. A très bientôt, chers aminautes ! Je vous laisse en compagnie d'Anne Roumanoff et de Kev Adams qui prennent la pose devant le rideau de Jules Chéret. Merci de votre fidélité et gros bisous...

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #cerf, #grand, #jpg, #passage, #saint

 

 

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Pendant les fêtes, j'ai pris plaisir à revenir photographier l'un de mes passages préférés. Un lieu prisé des promeneurs et des rêveurs où règne une atmosphère bien à part... Il traverse l'un des plus anciens quartiers de Paris: le Quartier Montorgueil-Saint-Denis.

 

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Je vous l'avais montré en novembre 2013, (le temps file, c'est fou!) alors je vous invite à découvrir ou à redécouvrir cet endroit qui m'est familier.

 

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Son charme est bien réel et chaque fois que je l'emprunte, je suis séduite par la beauté des verrières, la qualité de la lumière, les ornements néoclassiques, les enseignes variées et les magasins de thé, d'art et de design qui rythment la promenade.

 

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Retour sur son histoire...

 

Le passage du Grand Cerf fut érigé dans la cour de la « maison du roulage du Grand Cerf », une ancienne hôtellerie, terminus des Messageries Royales, qui reliait, il y a plusieurs siècles, les rues Dussoubs et Saint-Denis.

 

L'hôtellerie fut vendue en 1812 par l'administration des Hospices et démolie en 1825 par son nouveau propriétaire: la banque Devaux-Moisson. La banque initia la construction d'un passage probablement terminé en 1835 mais la date d'ouverture au public, comme le nom de l'architecte, ne sont pas établis.

 

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La famille Monier fit l'acquisition des lieux en 1826. Mais, en 1862, suite à une affaire d'héritage, le passage fut légué à l'Assistance Publique. Il s'ensuivit une désaffection progressive à l'égard de cette voie commerciale pourtant fort appréciée quelques décennies auparavant. Il fallut attendre les années 1990 pour que l'endroit soit réhabilité.

 

Aujourd'hui, le passage du Grand Cerf possède la plus importante hauteur de verrières de tous les passages parisiens, soit 11,80 mètres et trois étages de façades.

 

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Originellement destiné à la production et à l'artisanat, le passage, long de 113 mètres, abritait une galerie marchande populaire, peuplée d'ateliers, d'échoppes et de fabriques. Seul le troisième étage était consacré à l'habitation.

 

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Lors des restaurations des années 1990, le troisième étage et les combles ont été réaménagés pour accueillir des petites maisons fleuries. Les habitants des lieux appellent cet espace privilégié « la dalle ».

 

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Plus récente que le reste du passage, la verrière est particulièrement intéressante par sa hauteur et la qualité de sa structure. L'emploi de grandes poutrelles en fer forgé et de tirants métalliques conçus comme des arcs-boutants a favorisé la création de larges espaces vitrés sur les façades intérieures.

 

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Du côté de la rue Saint-Denis, Les armoiries de Paris dominent l'entrée du passage, nous rappelant la toute puissance économique de Paris, initiée par la Hanse ou Guilde des marchands de l'eau d'où l'emblème « fluctuat nec mergitur »: « il est battu par les flots mais ne sombre pas ».

 

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Le 5 novembre 1827, sous le règne de Charles X (1757-1836), le passage du Grand Cerf fut le témoin de violentes émeutes qui se déroulèrent dans la rue Saint-Denis. Suite à la révolte des Canuts à Lyon, suscitées par une misère grandissante, les fileuses et les ouvriers du quartier Montorgueil formèrent des barricades. Un peloton d'infanterie chargea la foule à la baïonnette et le passage fut jonché de cadavres.

 

Après ces tristes événements, les petits ateliers se multiplièrent dans cette rue couverte dont la hauteur et l'élancement, plutôt inhabituels, ne doivent pas nous faire oublier les discrets ornements néoclassiques qui décorent, à l'instar de gracieuses feuilles d'acanthe, une partie de la structure.

 

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Comme dans la plupart des passages parisiens, on peut admirer des allégories de l'Abondance et du Commerce.

 

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L'Abondance brandit un bâton solaire ailé, emblème de fertilité et soutient une corbeille de fruits qui représente le pouvoir de la Terre, source inépuisable de richesse, de nourriture et de bienfaits.

 

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La renommée des lieux est associée au Commerce, allégorie qui arbore un caducée et l'aiguière à ses pieds rappelle l'importance des transactions commerciales liées au monde fluvial. (Rappelons-nous que le caducée ne représente pas toujours la médecine.) Symbole de force, d'abondance et de prospérité, le bâton aux serpents est surmonté du pétase, le chapeau rond du dieu Mercure, messager des dieux et patron du négoce, protecteur des voyageurs, des bergers et des commerçants. Dieu ambivalent qui gouverne aussi les escrocs et les brigands...

 

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Une photo du célèbre Eugène Atget (1857-1927) immortalise ce bel endroit.

 

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D'après le site de l'Histoire Européenne des Arts Photographiques, « Un jour de juin 1907, Eugène Atget, cinquante ans, installe son matériel photographique dans le passage du Grand-Cerf, galerie marchande située dans le 2e arrondissement de Paris. Sa lourde chambre noire en bois, reposant sur un trépied, contient une plaque de verre de format 24 x 18 cm. C’est sur cette plaque, recouverte d’une substance photosensible – le gélatino-bromure d’argent –, que va se former l’image du sujet qui se trouve face à l’objectif. Atget s’est placé à une extrémité du passage afin qu’une longue perspective se déroule devant lui. Il a également choisi de ne pas se positionner au centre de l’allée, mais de se décaler sur le côté. Ainsi, englobe-t-il aussi bien, sur son dépoli, l’enfilade des enseignes suspendues, qui proposent aux flâneurs « journaux », « timbres » ou « décorations pour noces », que les vitrines des boutiques qui leur font face.

Toutes les personnes présentes observent le photographe, avec surprise, étonnement ou suspicion. Si certaines restent postées là un certain temps (l’employée en train de nettoyer une vitrine et dont le corps, légèrement en mouvement, est en partie flou), d’autres ne font que s’arrêter brièvement avant de reprendre leur chemin ; elles ne sont alors présentes sur la photographie que sous la forme de « fantômes » : n’étant pas restées immobiles durant assez longtemps, elles figurent sur l’image mais sont floues ou transparentes (l’homme au premier plan à droite). Toutes ces personnes n’ont que partiellement laissé leur empreinte sur la surface sensible – la plaque de verre qu’Atget a placé dans sa chambre noire – qui a cependant enregistré tous les événements qui se sont produits devant elle durant un temps donné (celui de la prise de vue). »

 

Image BNF, Estampes Eo 109b boîte 5, microfilm : H025820, T039636.

 

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De nos jours, le passage est apprécié pour son atmosphère chic et sereine qui permet de s'extraire en douceur de la course folle des voitures et du stress ambiant.

 

 

Les promeneurs apprécient les pimpantes enseignes au-dessus des boutiques, une touche de fantaisie et d'originalité comme en témoigne la présence de cette libellule...

 

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Et les enseignes amusantes de la boutique d'Optique « Pour vos beaux yeux » qui propose des montures de lunettes anciennes, jamais portées, des stocks oubliés qui font la joie des amateurs de lunettes vintage.

 

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Je rappelle, une nouvelle fois, que je ne suis pas sponsorisée pour écrire au sujet des marques que je cite. Je montre ce qui me plaît au fil de mes pérégrinations.

 

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Les nostalgiques se souviendront du crabe et de l'éléphant...

 

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Ils ont disparu mais le passage abrite toujours la boutique Lil Weasel, plébiscitée par nos amies brodeuses et couturières...

 

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Ainsi que deux boutiques Rickshaw, à la fois cavernes d'Ali-Baba et cabinets de curiosités où l'on chine des lanternes anciennes, des plaques émaillées, des bibelots d'inspiration coloniale, en bois ou en laiton patiné par le temps, des meubles et des coffrets précieux, des miroirs et des petits flacons, des poignées peintes en céramique ou en bois et toutes sortes d'ornements insolites. De nombreux objets vendus chez Rickshaw sont réalisés à partir de matériaux recyclés.

 

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Il y en a pour tous les goûts. J'ai beaucoup aimé cette clef qui mesurait trois fois la taille de ma main !

 

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Et ces lettres en bois...

 

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Il y a des choses étonnantes chez Rickshaw !

 

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Merci pour vos messages et vos voeux, chers aminautes. Ils ont été réitérés, avec tendresse, dans mon article Le Chant des Arbres. Gros bisous et amicales pensées...

 

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Renseignements pratiques pour le Passage du Grand Cerf

 

145, rue Saint-Denis/10, rue Saint-Denis.

Ouvert du lundi au samedi de 8h30 à 20h30.

Métro Étienne Marcel, ligne 4.

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #aime, #arbres, #foret, #sentir, #soit

 

 

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Dans le ciel, contorsionnés, les arbres mystérieux incantent les secrets de l'hiver....

 

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Des arbres amoureux qui portent si haut les vœux... Géants qui s'enracinent dans les mondes anciens, imprégnés d'ombre et de lumière, réceptacles de liesse et de sang vert.

 

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Des corps mêlés, des émotions qui s'entrelacent...

 

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Pour commencer l'année, je voulais rendre hommage à ces « vivants piliers »...

 

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Je prends tant de plaisir à les photographier au fil des saisons, le long des chemins !

 

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Voici mon ami des quatre saisons... De tous les arbres que j'aime, c'est avec celui-ci que j'ai le plus d'affinités. Il vit près de chez moi, dans ma chère forêt d'Écouen, dans le Val d'Oise...

 

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Qu'il soit nu ou vêtu de feuilles, il me fascine et je l'aime profondément !

 

Mais j'aime aussi tant d'autres arbres avec leurs silhouettes oniriques, la puissance de leurs ramures et leur capacité de métamorphose... Des êtres précieux qui embrassent une myriade d'effets de ciels !

 

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Déambuler dans la forêt et sentir l'écorce, les pierres, les mousses, les feuilles, les mues étranges de la sylve crépiter autour de moi... Présences qui résonnent, éperdument... Visualiser, à travers mon sang, les mouvements de la sève dans les veines des chênes et des hêtres. Sentir le flux et le reflux de cet océan vert. L'intensité farouche de mille battements de cœur. Laisser la rage d'être exulter sous ma peau. Être dans le grand tout, chevelure ébouriffée, sauvage... Ici et maintenant, avec des yeux de louve et de dryade quand les grands arbres tremblent... Réceptive et fidèle à ma philosophie : Carpe Diem !

 

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Forêt du soir qui tombe, magnifiée de sortilèges...

 

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Les arbres ont ce langage auquel je ne résiste pas...

 

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Couleurs du soir qui se diluent dans l'énergie bleue de la nuit...

 

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C'est le retour à la « civilisation »...

 

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En vous souhaitant de nouveau, via ce voyage poétique sous les arbres, une très belle année 2018 et en vous remerciant de vos vœux qui m'ont beaucoup touchée !

 

Merci à tous, gros bisous

Plume

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Publié le par maplumefee

 

 

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Chers Amis, voici l'année nouvelle, parée de mille feux, d'espoirs et de rêves qui étincellent... Comme une étoile qui s'embrase dans le ciel d'hiver. Au creux de sa lumière, je vous souhaite beaucoup de bonheur et la réalisation de vos vœux !

 

Que votre santé soit la meilleure possible et que vos proches soient épargnés par la maladie !

Que l'Amour et l'Amitié vous enveloppent, au fil des jours, de leurs brûlantes énergies !

Que les petits lutins, gardiens de mystérieuses escarcelles, vous apportent le nécessaire au quotidien et que la Créativité rayonne sans faiblir sur nos blogs et pas seulement...

 

Un grand merci pour les liens que nous avons tissés et que notre fidélité honore !

Je vous embrasse bien fort !

Cendrine

 

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Entrons dans un palais enchanté où brillent de fines faïences, des sculptures de verre, des cristaux poudrés d'or, et profitons, avec les yeux, du charme chimérique et précieux de ces tables de fête...

 

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Prenez bien soin de vous, je vous présente encore mes meilleurs vœux !

 

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Plume

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