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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

Publié le par maplumefee
Publié dans : #enseignement, #ferry, #jules, #monument, #preside

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Ce monument majestueux, qui rend hommage à Jules Ferry (1832-1893), se love dans l'écrin du jardin des Tuileries, à proximité de la rue de Rivoli et de la place des Pyramides. Il fut érigé à l'initiative de la Ligue de l'Enseignement, fondée en 1866 par Jean Macé (1815-1894).

 

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Dans le but d'exalter les forces vives de la République, les membres de la Ligue organisèrent une souscription auprès des enfants des écoles afin d'honorer « celui avait tant fait pour l'éducation et qui avait été profondément critiqué pour son action coloniale. »

 

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Le monument, inauguré le 20 novembre 1910, fut réalisé par le sculpteur Gustave Michel et l'architecte Charles Blondel.

 

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Jules Ferry se dresse au sommet du monument pour énoncer les lois laïques pendant que Marianne ou l'Instruction soulève le voile de l'Ignorance. Une institutrice, considérée comme l'un des piliers de la Nation, saisit la main d'un jeune garçon. Appuyée sur un globe terrestre, elle tient un livre, en référence au mot fameux de Victor Hugo : « Ceci tuera cela ».

 

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Cette sentence fut prononcée par l’archidiacre Claude Frollo, personnage du roman Notre-Dame de Paris. « Ceci tuera cela » que l'on pourrait aussi traduire par « Le livre va tuer l’édifice », est une allusion directe à l’invention de l’imprimerie (entre 1452 et 1456, bien que les Chinois aient été, au IIIe siècle de notre ère, les précurseurs de cette technique qui s'est imposée comme un événement majeur de l’histoire humaine). La « Bible de Plomb », initiée par Johannes Gutenberg (vers 1400-1468), supplante donc la « Bible de Pierre » qui s'adresse d'une autre manière au regard et à l'esprit. La révolution des mots et du papier accompagne la mise en place d'un rapport nouveau entre le lecteur et sa pensée.

 

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Sur l'autre face du monument, le Génie de la République soutient le drapeau et arbore le rameau de la paix.

 

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Jules Ferry disait souvent qu'il préférait voir les enfants à l'école plutôt qu'au service militaire.

 

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Son portrait, par Félix Nadar (1832-1893).

 

Jules Ferry naquit à Saint-Dié dans les Vosges, le 5 avril 1832. Après avoir étudié le droit, il s’inscrivit au barreau de Paris mais il préféra s'orienter vers une carrière de journaliste d’opposition. Un article intitulé « Les comptes fantastiques d’Haussmann », qui parut dans le journal « Le Temps », le fit connaître du public.

 

Sa carrière politique débuta par son élection, en 1869, comme député de la 6ème circonscription de la Seine et s'affirma par son opposition à la déclaration de guerre contre la Prusse.

 

Après la défaite de Sedan, le 1er septembre 1870, il devint maire de Paris et reçut le surnom de « Ferry la famine » en raison des restrictions alimentaires qu'il dut exiger.

 

Il quitta la capitale pour Versailles pendant la Commune et fut élu député des Vosges, le 8 février 1871. Violemment opposé aux conservateurs, ses engagements firent de lui « une figure majeure de l'opposition en France, avec Gambetta et Grévy, et le chef de la Gauche Républicaine ».

 

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Nommé, le 4 février 1879 et jusqu’en novembre 1883, ministre de l’Instruction publique et des Beaux Arts, par le président Jules Grévy, il exerça aussi la fonction de président du Conseil et de ministre des affaires étrangères.

Après avoir cristallisé les réactions négatives, notamment dans le camp de la droite et de l'extrême-gauche, sa politique coloniale lui fit essuyer un échec aux élections présidentielles de 1887. Quelques jours après le passage aux urnes, il fut victime d'un attentat au Palais-Bourbon.

Il fut battu aux élections législatives de 1889 mais élu au Sénat en 1891. Il présida la commission des Douanes et la commission de l’Algérie et devint, en 1893, Président du Sénat dès le premier tour, en dépit de relations houleuses avec des membres de la haute assemblée. Une crise cardiaque l'emporta le 17 mars 1893.

 

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Controversé pour ses idées colonialistes, Jules Ferry est resté dans les mémoires grâce à ses engagements concernant l'instruction publique et l'enseignement supérieur. Désireux d'ouvrir l'école aux jeunes filles et aux écoliers issus des familles les plus modestes tout en empêchant les congrégations religieuses de prodiguer des formes de savoir dogmatique, il initia des réformes décisives pour l'avènement de la laïcité. Malgré l'avis défavorable d'une partie de l'opinion publique et de certains parlementaires, il parvint à faire voter, entre 1881 et 1884, plusieurs lois concernant la gratuité (juin 1881), l'obligation scolaire, entre 6 et 13 ans, et la laïcité de l'enseignement des jeunes filles et de tous les écoliers (mars 1882). Il s'impliqua aussi dans la fondation d'une École Normale de jeunes filles à Sèvres.

Il justifia son action coloniale par la nécessité d’œuvrer pour l'éducation des peuples et la volonté de porter la lumière de la civilisation française en Europe et partout dans le monde.

 

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Je vous propose maintenant de lire un texte issu du Petit Parisien, journal quotidien du soir publié de 1876 à 1944. Il rapporte les détails de la journée de commémoration de la mémoire de Jules Ferry par les écoliers.

 

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Source de l'image : Gallica.bnf.fr

 

« La fête des écoles, magistralement organisée par la Ligue française de l'enseignement, a remporté le vif succès qu'elle méritait, et cela malgré la pluie fine qui n'a cessé de tomber sur Paris au cours de cette journée pour laquelle on avait escompté un soleil un peu moins avare de ses rayons.

Il s'agissait, avant tout, de célébrer les noces d'argent de l'école laïque créée en France par le grand républicain Jules Ferry, dont notre collaborateur retraçait, hier, l'œuvre inoubliable. La Ligue de l'enseignement, par une heureuse inspiration, avait tenu à faire coïncider cette belle manifestation avec la pose de la première pierre du monument qui sera élevé à la mémoire du promoteur de l'école républicaine. N'était-il pas naturel qu'à cette occasion, les écoliers d'aujourd'hui, c'est-à-dire les hommes de demain, vinssent apporter un suprême hommage au grand Français qui ne craignit pas, au lendemain des pires désastres, de jeter les bases de l'école laïque, qui devait donner à la France démocratique des générations républicaines.

Dès une heure et demie, les quais de l'Hôtel-de-Ville, des Célestins et Henri-IV présentaient, malgré le mauvais temps, une fiévreuse animation. Les diverses sociétés, précédées de leurs bannières, de leurs fanfares, arrivaient successivement et allaient se réfugier sous les arbres. Les parapluies étaient, hélas de la fête mais, malgré cela, la bonne humeur ne perdait pas ses droits. On s'interpellait de quartier à quartier, d'arrondissement à arrondissement.

Le Tout-Paris scolaire était, en effet, massé là. On y voyait, en outre, nombre de sociétés de secours mutuels, d'associations d'enseignement populaire, de sociétés de préparation militaire, etc.

Le cortège s'organisa avec une discipline parfaite.

Pendant ce temps, dans les salons de l'Hôtel de Ville, il y avait grande réception. Le comité de la Ligue de l'enseignement présentait au conseil municipal les 421 enfants porteurs des listes de souscription au monument en tout deux millions de signatures représentant nombre de francs.

Les écoliers se redressaient avec fierté, serrant précieusement sur leurs poitrines les petits cartons rouges, contenant les desiderata de l'enseignement laïque. Plus d'un rougit lorsque M. André Lefèvre, président du conseil municipal, s'attarda dans les rangs pour tapoter une petite joue couleur de pomme d'api ou faire un compliment sur une mine éveillée.

Les enfants écoutèrent distraitement les discours que l'on prononça, ceux de M. Lefèvre et de M. Dessoye, président de la Ligue de l'Enseignement. Ce qui les préoccupait surtout c'était qu'ils allaient, tout à l'heure, marcher en tête du cortège. Il y avait bien la pluie qui allait abîmer leurs beaux habits du dimanche, mais ils ne paraissaient guère y songer.

Monsieur Lefèvre, qu'entouraient M. Armand Bernard, secrétaire général de la préfecture de la Seine, et M. Laurent, secrétaire général de la préfecture de police, fit l'historique des luttes qui aboutirent à la fondation de l'enseignement laïque. Énumérant ensuite les efforts de la Ville de Paris pour seconder l'œuvre entreprise par la Ligue de l'enseignement, il termina ainsi :

« Nous savons que les défiances, les hostilités, les armes rôdent encore autour de l'école laïque. Ses adversaires n'ont pas désarmé. Ils caressent le rêve d'une impossible revanche. La Ligue de l'enseignement, qui fut depuis un quart de siècle la conscience même de la démocratie républicaine. se doit de veiller sur les conquêtes réalisées. Nous les considérons comme indispensables. A vous, messieurs, de les préserver de toute atteinte !»

Le discours de M. Dessoye fut ensuite un hommage à la Ville de Paris et au Conseil Municipal. Enfin, l'on donna le signal du départ. La foule des écoliers et des écolières, dirigés par leurs instituteurs et institutrices, descendit l'escalier du palais municipal et déboucha sur la place de l'Hôtel-de-Ville. Au même moment, le canon de la tour Eiffel fit entendre sa voix de bronze, laquelle semblait déchirer les nuages accumulés sur la ville.

Le cortège se mit alors en marche dans le plus grand ordre, à défaut de silence.

Quatre heures de l'après-midi. La pluie, la maudite pluie, tombe toujours; le canon de la tour Eiffel tonne de plus en plus. On aperçoit le cortège qui s'avance lentement par la rue de Rivoli, vers les Tuileries où va avoir lieu, dans quelques minutes, la pose de !a première pierre du monument élevé, par souscription publique à Jules Ferry.

Le jardin est littéralement envahi par la foule.

Dans la grande tribune, qui peut contenir trois à quatre cents personnes, prennent place un grand nombre de personnalités politiques et de notables de l'enseignement. Nous remarquons, au premier rang, près de MM. Emile Loubet, Antonin Dubost et Mlle Dubost, Mme Jules Ferry et Monsieur Charles Ferry, veuve et frère de Jules Ferry, Mme Charles Floquet le général Dalstein, gouverneur militaire de Paris, Monsieur Lépine, préfet de police, Ferdinand Buisson, ancien président de la ligue de l'enseignement Siegfried, Joseph Reinach et le député Gasquet, directeur de l'enseignement primaire ainsi que les membres des comités de la Ligue de l'enseignement. On y rencontre également Charles Blondel, architecte du monument et Gustave Michel, statuaire, etc.

M. Dessoye, député de Chaumont, président de la Ligue de l'enseignement, préside la cérémonie. II est assisté de Monsieur Émile Loubet, ancien Président de la République et président d'honneur de la ligue, et Antonin Dubost, président du Sénat.

Bientôt il est procédé à la pose de la première pierre du monument.

M. Léon Robinet fait, tout d'abord, signer le procès-verbal de cette cérémonie par ceux qui vont y procéder. Puis M. Dessoye quitte la tribune, suivi des personnages officiels qui l'entourent et se dirige vers l'endroit où sera élevé le monument Jules Ferry.

L'architecte Charles Blondel présente alors la truelle et le ciment à Messieurs Émile Loubet, Dubost et Dessoye.

M. Émile Loubet scelle ensuite à l'aide d'un marteau la première pierre et M. Antonin Dubost, en riant, fait remarquer à M. Loubet qu'il est très compétent en la matière.

C'est forcé, répond l'ancien Président de la République. Pendant sept ans j'ai eu tant d'occasions de m'exercer à cela!

Enfin, M. Dessoye prend la parole. Après avoir retracé rapidement l’œuvre de Jules Ferry il donne rendez-vous aux personnes présentes pour l'inauguration du monument.

Comme M. Dessoye achève de parler, le président du patronage laïque du troisième arrondissement, suivi des membres du patronage, s'avance vers la tribune et s'écrie à haute voix

Nous en avons assez de nous faire mouiller ! Défilons et vive la République ! Le meilleur des discours, en somme !

Un grand concert débuta alors, suivi d'un départ de ballons et la Marseillaise retentit sur cette inoubliable journée !

 

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Et voici ce qui est écrit dans L'Humanité du 21 novembre 1910 :

« L'inauguration officielle du monument élevé par souscription à Jules Ferry a eu lieu hier après-midi et n'a point manqué d'une certaine solennité. Autour de la statue trois tribunes avaient été édifiées. M. Fallières, les présidents du Sénat et de la Chambre, le président dut Conseil, des ministres, de nombreux personnages politiques et les membres de la famille occupaient l'une de ces tribunes. Les deux autres avaient été réservées à des délégations scolaires parmi lesquelles on remarquait tout particulièrement celle des écoles vosgiennes comprenant 250 garçonnets ou fillettes porteurs de brassards tricolores et tenant à la main une branche de sapin nouée d'un ruban aux trois couleurs.

Après la Marseillaise, exécutée par la garde républicaine et écoutée debout par tous les assistants, les élèves-maîtresses de l'école normale d'institutrices de la Seine et les élèves de l'École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses ont chanté la Marche troyenne de Berlioz, accompagnée par la musique de la garde républicaine. Les discours commencèrent alors. Au nom de la Ligue de l'enseignement, M. Dessoye prit d'abord la parole.

M. Antonin Dubost, qui lui succéda, retraça toute la vie politique de Jules Ferry. Puis l'Aventurier, qui pensait, d'évidence, beaucoup plus à sa propre carrière qu'à celle de Ferry, prononça une sorte de plaidoyer personnel dans lequel, il eut le toupet de s'apparenter aux grands républicains en s'efforçant, sous couleur de louer l'opportunisme, d'expliquer sa propre, ou plutôt sa malpropre évolution ! Après son maître, M. Maurice Faure évoqua l'œuvre scolaire de Jules Ferry. On entendit les élèves des écoles normales qui chantèrent l'Hymne à la Liberté.

Un homme d'assez haute taille vêtu de noir, coiffé d'un chapeau haut de forme, passa à travers la haie formée par les agents et les municipaux et arriva jusqu'auprès du président du Conseil. Il saisit M. Briand par le col de son pardessus et tenta de le frapper au visage. Le président du Conseil perdit un instant l'équilibre ; son chapeau roula à terre. L'homme fut appréhendé, entraîné par les agents, tandis qu'il recevait maints horions au passage. Le président du Conseil qui n'avait pas été atteint alla prendre sa place dans la voiture présidentielle qui attendait rue de Rivoli.

L'agresseur fut conduit au commissariat du Marché Saint-Honoré, où il fut interrogé par MM. Lépine, Touny, Guichard, Roy, et d'autres personnages solennels. Il déclara se nommer Lacour, être âgé de 30 ans et exercer la profession de menuisier. II avait pu pénétrer aux Tuileries avec une carte d'invitation au nom de Petit. Edmond Lacour, qui est patron menuisier, demeure 3, rue Vezal, au Panthéon. il se borna à dire qu'il se refusait à donner des explications sur son geste et qu'il avait agi suivant sa conscience. Lacour a été envoyé au dépôt dans la soirée. Lacour est, dit-on, connu dans les milieux royalistes comme un actif militant. Il aurait été plusieurs fois arrêté au cours de manifestations politiques. »

 

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Le mardi 15 mai 2012, c'est devant le monument à Jules Ferry que François Hollande a choisi de prononcer son discours d'inauguration de la fonction présidentielle. Suscitant une vive polémique, il a tenu à préciser : « Je n'ignore rien de ses égarements politiques. Sa défense de la colonisation fut une faute morale et politique. Elle doit à ce titre être condamnée ». Ajoutant : « C'est donc empreint de cette lucidité indispensable que je suis venu saluer le législateur Ferry qui conçut l'école publique, le bâtisseur de cette maison commune qu'est l'école de la République ».

 

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Je souhaite aux écolières, aux écoliers, aux étudiants et aux professeurs et aux parents une excellente rentrée !

 

Merci pour vos charmants messages et vos pensées d'amitié... Je pense également beaucoup à vous...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #fleur, #rose, #roses, #tremiere, #vert

 

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Je vous remercie pour vos gentils petits mots et je vous souhaite de belles vacances. Je n'ai pas encore pu passer vous voir sur vos blogs respectifs comme je l'aurais voulu mais n'oubliez pas que je pense à vous. J'allume très peu l'ordinateur et j'écris à petite vitesse à cause de mes problèmes aux yeux et des différents examens et soins subis ces derniers temps. Le repos m'est indispensable alors je vous donne rendez-vous à la rentrée. Prenez bien soin de vous, les ami(e)s !

 

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L'été resplendit et les Alcea Rosea, (plantes vivaces de la famille des Malvacées), dressent avec générosité leurs puissantes hampes vers le ciel.

 

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Rose d'Outremer, passerose, primerose, rose de Candie, rose de mai, rose-à-boutons, rose papale, bâton de roi, bâton de Jacob ou encore majorette, la rose trémière est une enchanteresse dont la beauté palpite où papillonne le vent. Son origine demeure incertaine mais les traités de botanique prétendent que les Croisés des XIIe et XIIIe siècles l'ont ramenée d'Orient. Les poètes savent qu'ensuite Zéphyr, Borée et leurs innombrables cousins ont fait le reste.

 

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On la nomme passerose car elle est censée pousser quand les roses sont passées. C'était sûrement vrai autrefois mais avec les changements de saisons que nous connaissons, roses et roses trémières rivalisent simultanément de beauté.

 

A la fois rêveuse et conquérante, elle s'approprie les toits, les venelles et l'ombre argentée que jettent les vieux murs devant eux. Rose bohémienne dont les graines ne sont pas domptées par une volonté d'asservir le paysage. Friande d'été, née au passage du vent mais se méfiant des bourrasques qui peuvent froisser ses velours et briser sa superbe, elle pare de couleurs intenses les lieux monotones et s'offre au visiteur de l'instant.

 

La tradition rapporte que si l'on fait un vœu en jetant des graines d'alcea par-dessus son épaule gauche, on sera entendu par les fées...

 

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Son nom de « rose trémière » est une altération de « rose d'outremer » mais où se situe le berceau de cette vivace herbacée ? En Asie centrale ou en Asie occidentale ? En Turquie ou en Palestine ? En Crète ou dans les Balkans ? A-t-elle été réellement rapportée des Croisades au XIIe ou au XIIIe siècle, importée de Chine au XVIe siècle ou semée par le vent, dans le Bassin Méditerranéen, il y a très très longtemps ? Bien des questions se posent mais quoi qu'il en soit, cette voyageuse aux origines complexes et incertaines a su préserver son mystère et se naturaliser dans de nombreux pays.

 

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Frederic Childe Hassam (1859-1935) : Celia Thaxter Garden Appledore Isles of Shoals, 1890.

 

La rose trémière a deux noms scientifiques : Alcea rosea et Althaea rosea qui dérive de « althainô » signifiant « je guéris » ou « je suis faite pour guérir ».

 

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Althea rosa par Friedrich Gottlob Hayne (1763-1832), botaniste et pharmacien allemand.

 

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Althaea rosa issue de l'Atlas des plantes exotiques et européennes illustré par D. Bois à Paris, en 1896.

 

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Ornementale et médicinale, elle arbore de grandes et nombreuses fleurs simples, semi-doubles ou doubles et comestibles (j'y reviendrai), aux couleurs variées : rose, blanc, rouge, jaune, mauve, grenat ou encore violet tirant vers le noir…

 

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Elle possède de longues tiges pubescentes (couvertes d'un duvet blanchâtre) qui soutiennent les feuilles vert clair et découpées peu profondément en 5 à 7 lobes dentés. Les fleurs apparaissent sur de courts pédoncules situés dans les aisselles supérieures des feuilles. Dotée de cinq pétales, la corolle évasée s'ouvre autour du pistil, formé de plusieurs carpelles soudés. Généralement bisannuelle, elle meurt après la fructification et se resème.

 

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Riches en glucides, en amidon, en mucilages et en pectine, les fleurs de rose trémière contiennent aussi des matières minérales, des flavonoïdes, des tanins, des triterpènes et des traces d’huile essentielle.

 

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Cousine de la guimauve officinale et des suaves hibiscus, la rose trémière est appréciée depuis fort longtemps par la médecine populaire qui lui prête des propriétés adoucissantes et pectorales mais également antipyrétiques (qui fait tomber la fièvre), veinotoniques, diurétiques, laxatives, digestives, émollientes (qui détend les tissus de l'organisme), astringentes, expectorantes, reminéralisantes, hydratantes et anti-inflammatoires. Le savoir oral et les livres anciens préconisaient l'usage de l'infusion de rose trémière pour soigner les angines et apaiser la toux. Les fumigations de jeunes fleurs étaient autrefois recommandées contre les maux d’oreilles persistants et les fleurs aux pétales grenat considérées comme les plus efficaces.

 

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Dans les campagnes, les cataplasmes imbibés d'infusion ou de décoction légère de rose trémière étaient réputés apaiser les irritations de la peau (prurit), faire mûrir les furoncles, guérir les plaies et les lésions peu profondes. Les gargarismes d'infusion ont une efficacité observée contre les inflammations buccales.

 

Dans la médecine asiatique, la décoction de rose trémière est utilisée pour fluidifier la circulation sanguine, soigner l'hématurie (présence de sang dans les urines), combattre la fièvre et calmer le syndrome prémenstruel.

 

La fleur entre dans la composition de shampooings pour cheveux secs et cassants mais aussi de masques adaptés aux cuirs chevelus gras, de bains de bouche, de dentifrices, de crèmes anti-âge et de lotions florales apaisantes et hydratantes. Dans la Rome antique, elle était utilisée, sous forme d'onguent, pour nourrir les chevelures délicates.

 

On l'utilisait autrefois pour teindre les tissus en lie-de-vin ou en violet et sa tige, riche en substances souples et fibreuses, entrait dans la fabrication de tissus, de cordages et de papier. Le vin doux additionné de tisane sucrée au miel était aussi très apprécié.

 

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Outre les bords de routes, les jardins publics aiment accueillir sa floraison abondante comme par exemple à La Réunion où elle décore de nombreux espaces verts et elle est bien sûr indissociable de l'Île de Ré dont elle orne les rues avec la grâce qui la caractérise.

 

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Chromo illustré par le peintre symboliste Gaston Bussière (1862-1928) pour décorer des boîtes de gaufrettes à la vanille. Image Delcampe.

 

Comme je l'écrivais plus haut, la rose trémière est comestible. Ses pétales et ses boutons floraux, appréciés des gourmets, apportent des touches colorées aux salades. Les capitules peuvent aussi être cuisinés et les jeunes feuilles sont mangées crues ou cuites.

 

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Roses trémières de Bercy

 

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Dans le langage des fleurs, la rose trémière représente la simplicité de l'amour tout en évoquant l'ambition féminine et la puissance de création. Elle se répand très facilement et donne de riches couleurs à l'espace urbain.

 

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On lui attribuait jadis le pouvoir de retrouver les objets égarés et de reconstituer les virginités perdues. A cet égard, les vieux grimoires conseillent de brûler une rose trémière séchée, de mêler ses cendres avec de la rosée matinale et du crottin de cheval puis de laisser reposer l'ensemble au soleil pendant au moins un mois pour obtenir une pommade aux vertus magiques... Les sorcières préparaient aussi un onguent à base de rose trémière, de pomme épineuse et de mouche cantharide (entre autres mélanges mystérieux) pour se rendre au sabbat.

 

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En Chine, où elle est considérée comme un symbole de fertilité, elle est associée à la séduction féminine car elle dévoile sa beauté le long des chemins.

 

Beauté que les poètes ont célébré, à l'instar de Verlaine (1844-1896) dans ses Poèmes saturniens...

« Baiser !

Rose trémière

Au jardin des caresses,

Vif accompagnement

Sur le clavier

Des dents ! »

 

...et de Gérard de Nerval (1808-1855) qui en fit à plusieurs reprises une compagne trouble et sauvage de la féminité.

 

Artémis

 

La Treizième revient... C'est encor la première ;

Et c'est toujours la Seule, - ou c'est le seul moment :

Car es-tu Reine, ô Toi! la première ou dernière ?

Es-tu Roi, toi le seul ou le dernier amant ? ...

 

Aimez qui vous aima du berceau dans la bière ;

Celle que j'aimai seul m'aime encor tendrement :

C'est la Mort - ou la Morte... Ô délice ! ô tourment !

La rose qu'elle tient, c'est la Rose trémière.

 

Sainte napolitaine aux mains pleines de feux,

Rose au cœur violet, fleur de sainte Gudule,

As-tu trouvé ta Croix dans le désert des cieux ?

 

Roses blanches, tombez ! vous insultez nos Dieux,

Tombez, fantômes blancs, de votre ciel qui brûle :

- La sainte de l'abîme est plus sainte à mes yeux !

 

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Je clos cette promenade sur le thème de la rose trémière en vous laissant contempler cette jolie porte, ornée de roses trémières et photographiée rue de Grenelle, dans les 6e et 7e arrondissements de Paris.

 

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Grosses bises, je pense à vous et je vous dis « à bientôt » !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #cathy, #hommage, #revois, #tes, #toi

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Cathy, mon amie,

Il m'a fallu du temps pour t'écrire cet hommage...

Tu as choisi de tourner la page, le cours de ta vie s'est interrompu et personne ne peut te juger. La souffrance t'a très souvent accompagnée alors, de tout cœur, j'espère que tu trouveras l'apaisement dans une autre existence où rien ne pourra assombrir tes pensées.

Je nous revois cheminant toutes les deux sous les allées verdoyantes du jardin du Luxembourg, je nous revois papotant et mangeant une glace en débattant de tous les sujets. Je te revois, avec Maximilien, dans notre salon. Tu vas me manquer profondément !

Christophe aussi se souviendra de toi. Il se joint à la peine de tes proches et tout comme moi, il a du mal à réaliser.

Nous parlions sans tabou de nos épilepsies et des conséquences souvent désastreuses des quatre ou cinq crises qui nous tomb(ai)ent dessus en l'espace de deux jours. Comme tu le disais, il n'y a pas une forme d'épilepsie mais une infinité de souffrances neurologiques.

Je me souviens de toi, si désolée et me prenant tendrement dans tes bras après la crise que j'avais faite lors de votre dernière visite. Nous nous comprenions à travers ces douleurs physiques et ces tempêtes morales.

Je n'oublierai jamais ton beau sourire, nos échanges et nos éclats de rire, ta ferveur poétique et ces petits riens précieux dont tu aimais tant souligner la beauté...

Je continue d'avancer chère Cathy, comme je te l'ai promis dans nos derniers mails et tu es avec moi. Puisses-tu rêver et jouir de ta plume sous des cieux plus cléments !

Nous présentons nos condoléances à Maximilien et à tes enfants.

Je pense aussi à tous les amis et aminautes qui ont le cœur bien lourd...

Je souffle vers toi une profusion de bisous.

Sois en paix...

Cendrine

 

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Le blog de Cathy, puisse-t-il lui survivre ...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #davioud, #fontaine, #jpg, #pavillon, #place

BLOGUEUSE EN CONVALESCENCE


(Merci pour vos gentils petits mots. Je continue à cicatriser mais avec l'élévation des températures c'est plus difficile et mes plaies sont encore profondes. Je publie des articles courts en raison de mes problèmes oculaires. Je vous envoie de grosses bises. Prenez bien soin de vous...)

 

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A proximité de la fontaine des Ruches (voir mon précédent article), on découvre ce petit pavillon qui abritait autrefois un café restaurant appelé « Buffet de la Pépinière ». Il fut réalisé, en 1867, dans l'enceinte du Jardin du Luxembourg, par l'architecte Gabriel Davioud (1823-1881).

 

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Fervent représentant de l'éclectisme architectural en vogue sous Napoléon III (1808-1873), Davioud fut nommé, sous la direction du Baron Haussmann (1809-1891), Inspecteur général des travaux d'architecture de la ville de Paris et Architecte en Chef au service des Promenades et Plantations.

 

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Image trouvée sur le site de la librairie Le Cabanon, spécialisée dans les ouvrages d'art, les livres anciens et les monographies d'architectes bien documentées.



Sculpteur et paysagiste, il conçut, entre autres bâtiments remarquables, les plans des deux théâtres de la place du Châtelet et ceux du théâtre du Rond-Point Renaud-Barrault (ancien Panorama National réalisé pour l'Exposition Universelle de 1855, dans le 8e arrondissement de la capitale), les plans du Palais du Trocadéro (aujourd'hui détruit), de la Caserne et des Magasins Réunis de la Place de la République, la mairie du 19e arrondissement (place Armand Carrel), la fontaine de l'Observatoire, la fontaine Saint-Michel, la fontaine du Château d'Eau sur l'actuelle place Félix Éboué (ancienne place Daumesnil), les pavillons d'entrée du bois de Boulogne, les tribunes de Longchamp et plusieurs fabriques disséminées dans le parc des Buttes-Chaumont, comme le temple de la Sybille sur l'île du Belvédère (1869).

 

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La fontaine Saint-Michel (il vous suffit de cliquer sur le lien associé pour lire mon article).

 

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 Un des lions de la place Félix Éboué (je vous en parlerai bientôt).

 

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 Le Théâtre du Châtelet



Il orchestra, place du Châtelet, le déplacement de la fontaine du Palmier et créa de nombreux squares dans Paris : square des Batignolles, de Grenelle, de Montrouge, de Charonne, de Saint-Denis, square Pigalle, squares et fontaines des Champs-Élysées... Nous lui devons aussi la réalisation du théâtre d'Étampes (1851-1852), une grande quantité de mobilier urbain et les magnifiques grilles dorées du Parc Monceau (voir la photo ci-dessous).

 

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Le pavillon Davioud accueille aujourd’hui des expositions de peinture et de sculpture, des conférences culturelles, les cours publics et gratuits de l’École d’Horticulture du Luxembourg et les cours payants de la Société Centrale d’Apiculture.

 

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On aperçoit, à proximité, un élégant groupe sculpté appelé « Joies de la Famille ».

 

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Un modèle en plâtre de l'oeuvre, appelé « Bonheur », fut présenté au Salon de 1885. L'ensemble définitif, en marbre et doté d'un nouveau nom, fut apprécié à l'Exposition Universelle de 1889.

 

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Je vous souhaite de profiter, le plus agréablement possible, de cette deuxième partie du mois de juin. Bon courage à celles et ceux qui passent le bac et différents examens. Grosses bises et amicales pensées !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #abeille, #jardin, #jpg, #luxembourg, #rucher

BLOGUEUSE EN CONVALESCENCE

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En cheminant dans les allées verdoyantes du jardin, à proximité du Pavillon Davioud et de la rue d'Assas, on découvre un rucher et une petite fontaine destinée à rafraîchir les abeilles qui butinent autour. Cet enclos, établi en 1991 par la Société Centrale d'Apiculture, perpétue la tradition du rucher-école, créé en 1856, par Henri Hamet (1815-1889).

 

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Considéré comme « le père de l'apiculture française », Henri Hamet fut tour à tour ou simultanément libraire, instituteur, professeur de collège, directeur du journal « Le Cultivateur » et d'une fabrique d'hydromel.

 

En 1854, s'appuyant sur un vivier de passionnés, il créa la Société Centrale d'Apiculture et développa, en 1856, le rucher-école de la pépinière du jardin du Luxembourg, « grâce à la concession accordée par le Général Marquis d'Hautpoul, grand référendaire du Sénat. »

 

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Il publia en 1859 un Cours d'Apiculture qui connut de nombreuses mises à jour et rééditions.

 

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Il est inhumé au Cimetière du Montparnasse dans « une concession perpétuelle gratuite décidée par la Ville de Paris ».

 

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En 1866, dans le cadre des travaux haussmanniens, la pépinière fut détruite lors du percement de la rue Auguste Comte (rue qui borde aujourd'hui les grilles du jardin du côté de l'avenue de l'Observatoire). Le rucher disparut mais il fut réinstallé à son emplacement actuel en 1872. On l'a entièrement reconstruit en 1991.

 

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Chaque année, en automne, le miel collecté est vendu à l'Orangerie du Luxembourg.

 

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(Image Solutions-santé.net)

 

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Les cours dispensés initient les élèves à la magie qui s'opère « de la fleur au pot de miel ». Ils se déroulent de février à fin septembre et sont interrompus en juillet et en août. Un examen final permet de valider le diplôme d'apiculture. Le tarif pour l'année est de 250 euros.

 

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Les ruchers sont de plus en plus nombreux dans les jardins et sur les toits de Paris. En dépit de la pollution, les abeilles apprécient l'environnement de la capitale, comme en témoignent les colonies du parc Georges Brassens (15e arrondissement), du parc Monceau (8e), du parc Kellermann (13e), du Jardin d'Acclimatation (16e), du Jardin partagé de l'Aqueduc (14e), du Parc Floral de Vincennes, des Jardins du Conseil Régional (7e), du rucher-école de Montreuil mais aussi des toits de l'Opéra Garnier, de la sacristie de Notre-Dame de Paris, de l'Église Réformée de l'Étoile (avenue de la Grande Armée, 17e), du restaurant « La Tour d'Argent », de la Mairie du 4e arrondissement et du Crédit Municipal, situé dans le Marais...

 

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Il existe plus de trois cents ruches dans Paris...

 

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(Imagerie trouvée sur le site de la Grande Épicerie)

 

De plus en plus de particuliers décident de « sauter le pas » et de créer leur propre rucher sachant que, depuis le 1er janvier 2010, ils doivent obligatoirement déclarer la présence de leurs abeilles auprès de la Préfecture de Police.

 

Le miel de Paris se vend lors des fêtes du miel, chaque automne, dans plusieurs parcs et jardins, mais aussi sur les marchés (Place des Fêtes, Porte Dorée, Cours de Vincennes, etc...) et dans les épiceries fines comme Fauchon ou la Grande Épicerie. Les magasins Monoprix fabriquent également leur miel et le distribuent sous la marque « Monoprix Gourmet ».

 

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Que butinent les abeilles du Jardin du Luxembourg ?

 

De nombreuses plantes mellifères, des fleurs d'aubépine, de pommier, de poirier, de prunus, de tilleul ou de marronnier... Le verger, situé à proximité du rucher, les attire par la variété de fleurs et de fruits qu'il abrite et la fontaine miniature aux vasques brillantes leur apporte l'eau dont elles ont besoin.

 

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Le pommier à fleurs (Malus floribunda, Rosacées) dont la floraison blanche et rose constitue un « mets de choix » pour nos amies ailées.

 

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(Image Larousse.fr)

 

Je ne peux que rappeler combien les abeilles sont des êtres fragiles et indispensables à la survie de l'humanité. L'abeille est une sentinelle, une nourricière, une guérisseuse hélas menacée par les pesticides, les O.G.M et les changements climatiques. Nombreux sont ceux qui prétendent le savoir mais qui ne prennent pas conscience de l'urgence de la situation, dans le « concret ».

 

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Je vous souhaite une excellente semaine et je vous remercie, une nouvelle fois, pour vos messages et vos pensées d'amitié. Je continue de cicatriser. Mes plaies sont profondes et pas encore refermées. Plusieurs mois seront nécessaires. Je pense bien à vous et ne vous oublie pas, même quand je garde le silence. Gros bisous...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #clochettes, #mai

BILLET PROGRAMMÉ

 

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Monte dans l'air une subtile fragrance et tintinnabulent les clochettes de Mai. Puissent-elles vous apporter la joie, la santé et la prospérité ! Je pense bien fort à vous...

 

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Aussi délicates qu'enivrantes, ces clochettes frêles et précieuses nous invitent à célébrer le renouveau de la Nature. Vous pouvez retrouver ICI la symbolique des brins de muguet et l'histoire des traditions de Mai. Je vous souhaite une agréable lecture.

 

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Les Clochettes de Mai, article de Ma Plume Fée dans Paris.

 

 

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Illustration de Cicely Mary Barker (1895-1973).

 

Merci pour vos messages et vos pensées d'amitié... Gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #jpg, #merci, #pensees, #remercie, #souffre

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Ami(e)s lectrices, lecteurs

 

Je vous remercie pour les petits mots, les mails, les commentaires, les poèmes, les jolies créations et les pensées d'amitié que vous m'avez adressés. Merci également pour vos cartes d'anniversaire et vos nombreuses attentions. J'ai ressenti votre soutien, votre tendresse et j'en suis très touchée.

 

Je cicatrise doucement. Le temps fait son oeuvre, mais la douleur est au rendez-vous chaque jour sur le trajet du nerf trijumeau et je suis confrontée à des problèmes de vue, consécutifs à l'intervention qui a eu lieu. Je souffre aussi de photosensibilité, j'ai bientôt rendez-vous avec le médecin, j'espère qu'une solution pourra être trouvée.

 

Je vous remercie à nouveau, de tout coeur, pour vos messages. Mes pensées vont à ceux qui souffrent, quelle que soit leur affection, et à ceux qui les accompagnent. Gros bisous, prenez bien soin de vous...

 

Cendrine

 

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Laissez-moi vous offrir ces pâquerettes pomponnettes, corsetées de rose et de blanc et gorgées de sève printanière.

 

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Plume

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Publié le par maplumefee

 

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Image Cathy Delanssay

 

Ami(e)s lectrices, lecteurs

Comme vos petits mots m'ont fait chaud au cœur ! Je vous en remercie profondément... Je sais que nombre d'entre vous se sont inquiétés pour moi, attendant des nouvelles. Je suis désolée d'avoir gardé le silence, je n'avais pas la force de me manifester.

 

J'ai été opérée il y a cinq jours. On m'a retiré, sur le tracé du nerf trijumeau, des nerfs, plus longs que la normale et atteints de malformations, qui composent des arborescences dangereuses mais les arborescences les plus problématiques sont inatteignables. Elles se situent trop près de l'artère carotide (les sectionner pourrait me vider de mon sang) de l'axe mandibulaire et des cervicales (je pourrais connaître une paralysie de plusieurs fonctions liées au goût, à la déglutition, aux sensations de chaud et de froid ainsi que des altérations visuelles et auditives irréversibles si on tentait de les extraire).

Ce qui a été enlevé l'a été dans de bonnes conditions. J'ai beaucoup saigné, j'ai une molaire en moins (elle était située sur le trajet de l'opération), on m'a ouvert profondément alors la cicatrisation sera longue. Je prends du fer à fortes doses et j'ai un traitement neurologique adapté. Pour le moment, je me sens sur un bateau ivre, j'ai des vertiges et je souffre beaucoup mais je suis heureuse que l'intervention soit terminée et je garde foi en l'avenir.

 

Vous m'avez beaucoup manqué. Je vous souhaite de Joyeuses Pâques ainsi qu'à vos proches. J'espère que vous allez pour le mieux. Gros bisous et merci encore pour votre soutien...

Cendrine

 

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Pour lire ou relire mon article consacré aux Mystères et Traditions de Pâques, il vous suffit de cliquer sur le lien souligné.

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bien, #infection, #plusieurs, #recidive, #temps

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Ami(e)s lectrices, lecteurs,

Merci de vous être inquiété(e)s pour moi alors que je ne donnais pas de nouvelles. Depuis plusieurs semaines, j'ai connu une récidive des douleurs et des lésions associées à ma pathologie et un risque important d'endocardite infectieuse (infection du coeur) et de septicémie. J'ai fait un malaise mercredi dernier (tachycardie paroxystique très violente) suivi de récidives et d'une inflammation des surrénales. Je combats actuellement plusieurs infections et je suis épuisée. Le traitement est lourd, je reviendrai sur la blogosphère lorsque j'aurai vaincu ces infections, en attendant je vous souhaite plein de belles choses. Je pense à vous et ne vous oublie pas. Grosses bises à toutes et à tous.

Cendrine

 

P.S : Je connaîtrai dans quelques jours la date de mon opération des nerfs, je vous la communiquerai bien sûr et pendant plusieurs semaines je n'écrirai pas d'articles « longs ». Je publierai de temps en temps mais au rythme de mes possibilités qui sont bien réduites en ce moment. Je viendrai aussi vous voir quand je le pourrai. Merci à ceux qui m'envoient de très gentils petits mots même quand je ne peux pas répondre, vous êtes dans mon cœur...

 

Carpe Diem !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee

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William Bouguereau (1825-1905), Psyché et Cupidon.

 

Chers lecteurs, nous nous sommes intéressés, la semaine dernière, à une représentation de Psyché, signée Hélène Bertaux (1825-1909) et considérée comme un manifeste artistique pour l'émancipation créatrice des femmes.

 

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Psyché sous l'emprise du mystère (pour lire ou relire cet article, il vous suffit de cliquer).

 

Psyché est aimée des artistes qui l'ont souvent représentée, au fil des siècles, seule ou en compagnie de Cupidon, le dieu de l'amour et du désir. Aussi je vous propose, pour fêter la Saint-Valentin, de cheminer à travers les méandres sensuels et romantiques de leur iconographie.

 

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William Bouguereau, Amour et Psyché, enfants, 1890.

 

Psyché, l'âme éternelle, arbore, traditionnellement, des ailes de papillon. (La version réalisée par Hélène Bertaux, très épurée, n'en comporte pas.)

 

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Amour et Psyché adolescents, représentés par le même artiste. De leur union naquit une fille appelée Volupté.

 

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William Bouguereau, la passion d'Éros et de Psyché.

 

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Wilhelm Kray (1828-1889), Psyché au papillon.

 

Psyché apparaît dans l'Âne d'Or ou Les Métamorphoses d'Apulée, célèbre philosophe antique né vers 123 ou 125 après J.-C. et mort aux environs de l'an 170.

 

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Guillaume Seignac (1870-1924), L'éveil de Psyché, 1904.

 

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Guillaume Seignac (1870-1924), Rêveuse Psyché, 1904.

 

Un ancien roi de Grèce était le père de trois filles. Parmi elles, Psyché était honorée pour sa resplendissante beauté. Les sujets du royaume l'admiraient tant qu'ils oublièrent, au fil du temps, de célébrer les charmes de Vénus, la déesse de l'Amour.

 

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Giovanni Pellegrini (1675-1741), Vénus et Cupidon.

 

Piquée au vif, Vénus ordonna à Cupidon d'inspirer à Psyché un amour sans limites pour le plus méprisable des mortels.

 

Cupidon s'envola pour exécuter les volontés de sa mère mais dès qu'il aperçut Psyché, il fut tant ébloui par sa beauté qu'il se blessa avec l'une de ses flèches et tomba éperdument amoureux.

 

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Guillaume Seignac (1870-1924), Psyché.

 

Les sœurs de Psyché épousèrent de riches personnages mais personne ne demanda la ravissante princesse en mariage. Contrarié, le roi consulta un oracle qui lui ordonna de vêtir Psyché de noir et de l'abandonner au sommet d'une colline où une monstrueuse créature viendrait s'unir à elle. Le roi dut se résoudre, malgré son désespoir, à faire conduire la jeune fille au lieu du sacrifice.

 

Quand elle fut seule, Psyché sentit qu'un souffle parfumé gonflait le tissu de sa robe. Elle fut enlevée par Zéphyr, le vent d'ouest, qui la transporta jusqu'à une prairie verdoyante où elle s'endormit.

 

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John William Waterhouse (1849-1917), Psyché dans le jardin d'Éros, 1904.

 

Au matin, elle découvrit un palais somptueux, soutenu par des colonnes d'or et des voûtes d'ivoire et de bois de citronnier, décoré de bas-reliefs en argent et de mosaïques de perles et de diamants. Elle y pénétra, sous l'impulsion d'une voix mystérieuse qui l'invita à savourer des mets luxueux, à se glisser dans un bain délassant et à s'étendre, à la nuit tombée, sur un lit précieux où la rejoignit son époux...

 

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Frederick Leighton (1830-1896), le bain de Psyché, 1879.

 

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Louis Jean-François Lagrenée (1724-1805), L'Amour et Psyché.

 

Comblée pendant sa nuit de noces, Psyché connut des semaines de plaisir intense mais le souvenir de sa famille hantait son coeur et son esprit. Son époux lui permit de rejoindre les siens, l'espace de quelques jours, tout en obtenant d'elle la promesse de ne jamais chercher à contempler son visage.

 

Elle retrouva ses parents et ses sœurs mais celles-ci, jalouses de son bonheur, s'efforcèrent d'instiller le doute en elle, en affirmant que, dans l'obscurité, elle s'unissait très certainement à un monstre.

 

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Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), Psyché et ses deux soeurs.

 

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Jameson Middleton (1851-1919), Cupidon et Psyché, 1898.

 

La nuit qui suivit son retour au palais, Psyché s'approcha de son époux endormi et l'éclaira de sa lampe. A son grand soulagement, elle distingua les traits du plus séduisant de tous les dieux mais alors qu'elle s'émerveillait de sa découverte, une goutte d'huile bouillante tomba sur l'épaule de Cupidon. Réveillé en sursaut, il reprocha à la jeune femme d'avoir trahi sa parole et disparut.

 

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Charles-Joseph Natoire (1700-1770), Psyché levant sa lampe pour contempler Cupidon endormi, 1737-1739, peinture appartenant au Cycle de l'Histoire de Psyché, réalisée pour l'Hôtel de Soubise à Paris.

 

Désespérée, Psyché chercha sans succès son époux aux quatre coins de la terre et se résolut à adresser des prières à Vénus.

 

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Carle Van Loo (1705-1765), L'Amour quittant Psyché, 1747. Versailles, musée national du château et des Trianons.

 

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Jacques-Louis David (1748-1825), Psyché abandonnée, vers 1795, collection particulière.

 

Ravie de pouvoir se venger, Vénus imposa à Psyché une série de travaux rudes et humiliants mais aucune tâche ne semblait impossible à la jeune femme tant son amour lui donnait du courage et de la persévérance.

 

Un soir, la déesse mélangea du froment, de l'orge, du millet, des graines de pavot, des pois, des lentilles et des fèves et ordonna à Psyché de trier chaque sorte de graine. La jeune femme vit aussitôt une myriade de fourmis venir à son aide. Ces « filles de la terre » plongèrent dans le monticule de graines et classèrent l'ensemble par petits tas. Quand Vénus découvrit le résultat, elle manifesta vivement sa colère.

 

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Raffaello Sanzio dit Raphaël (1483-1520), Vénus et Psyché, fresque réalisée pour la Loggia de Psyché, Villa Farnesina, Rome.

 

Elle ordonna ensuite à Psyché de traverser un bois sacré, bordé par une rivière, à la recherche d'un troupeau de brebis à la toison dorée et de lui rapporter un flocon de leur précieuse laine. Mais alors que Psyché s'approchait du troupeau, un roseau lui chuchota que les brebis étaient enragées. Il lui conseilla d'attendre que le soleil soit moins haut dans le ciel afin de rejoindre un bouquet d'arbres dominant la rivière. La laine d'or, portée par le vent, s'y attachait en grappes scintillantes.

 

Psyché revint saine et sauve auprès de Vénus. Mécontente, la déesse lui ordonna de se rendre au sommet d'une montagne et de remplir un flacon avec de l'eau venant d'une source mystérieuse.

 

Psyché trouva la source mais de grandes mâchoires de pierre la menacèrent. Apparut alors un aigle royal, oiseau tutélaire de Jupiter, le roi des dieux. L'aigle prit le flacon entre ses serres et le remplit. Psyché réussit donc l'épreuve et Vénus fut, une fois encore, prise à son propre piège...

 

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Friedrich Paul Thumann (1834-1908), Psyché et son reflet, 1893.

 

La déesse ordonna ensuite à la jeune femme de descendre dans les Enfers et de collecter, auprès de Proserpine, l'épouse du dieu Hadès, un peu de beauté enchantée dans un coffret.

 

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Paul Alfred de Curzon (1820-1895), Psyché.

 

Persuadée de devoir mourir pour entreprendre ce voyage, Psyché monta au sommet d'une tour pour se jeter dans le vide mais une voix résonna à travers les pierres, lui révélant l'existence d'un autre chemin. Psyché traversa le Styx sur la barque du nocher Charon, envoûta le féroce chien Cerbère à trois têtes et reçut des mains de Proserpine la boîte qui contenait la beauté des déesses.

 

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Charles-Joseph Natoire (1700-1777), Psyché obtenant de Proserpine l'élixir de beauté, 1735.

 

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Nikolaos Gyzis (1842-1901), Psyché, 1893.

 

Mais dès qu'elle fut sortie des Enfers, une irrépressible curiosité s'empara d'elle. Elle ouvrit la boîte, laissant échapper une vapeur bleutée qui la fit sombrer dans un état de léthargie proche de la mort.

 

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John William Waterhouse (1849-1917), Psyché ouvrant la boîte, 1903.

 

Emprisonné par sa mère en raison de ses noces clandestines, Cupidon parvint à se libérer et à rejoindre Psyché. Ses baisers lui réinsufflèrent la vie.

 

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Edward Burne-Jones (1833-1898), Cupidon délivrant Psyché.

 

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Psyché ranimée par le baiser de l'Amour, 1793, sculpture d'Antonio Canova (1757-1822), Louvre.

 

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Raffaello Sanzio dit Raphaël (1483-1520), Cupidon et Jupiter, fresque réalisée pour la Loggia de Psyché, Villa Farnesina, Rome.

 

Psyché remit la boîte à Vénus pendant que Cupidon implorait Jupiter, maître de l'Olympe, de lui accorder son soutien. Jupiter accepta et convoqua le Conseil des Dieux. Psyché y parut, dans l'éclat de sa beauté, et but, devant la divine assemblée, une coupe d'ambroisie qui lui offrit l'immortalité. Les noces de Psyché et de Cupidon furent officiellement célébrées et Vénus accepta sa belle-fille...

 

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Lionel Noël Royer (1852-1926), Les noces d'Amour et de Psyché, 1893.

 

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Raffaello Sanzio dit Raphaël (1483-1520), le banquet de mariage de Cupidon et de Psyché, Villa Farnesina, Rome.

 

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Baron François Gérard (1770-1837), Psyché et l'Amour, 1798, Louvre.

 

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Annie Louisa Swynnerton (1844-1933), Cupidon et Psyché, 1891.

 

Psyché est l'incarnation des premières émotions de l'âme, l'âme-souffle qui s'éveille à l'amour...

 

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Si vous désirez lire ou relire mon article intitulé Mystères et Traditions de la Saint-Valentin, il vous suffit de cliquer sur le lien souligné...

 

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Avec d'affectueuses pensées, je vous souhaite un très agréable week-end et une excellente semaine. Gros bisous !

 

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Plume

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