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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

Publié le par maplumefee
Publié dans : #arbre, #jpg, #paris, #robinia, #square

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Le square Viviani-Montebello a été créé en 1928 à l'emplacement des anciennes dépendances de l'Hôtel-Dieu, dans le 5e arrondissement de Paris. Il borde la remarquable petite église orthodoxe Saint-Julien le Pauvre et se déploie autour d'un robinier faux acacia, considéré comme le plus vieil arbre de Paris.

 

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Le lieu offre au promeneur une vue exceptionnelle sur le flanc droit de la cathédrale Notre-Dame, dentelle d'ombre et de lumière dominant le petit bras de la Seine. On y découvre des fragments lapidaires, des balustrades et des pinacles gothiques, un sarcophage, un puits légendaire du XIIe siècle et des chapiteaux disséminés sous les arbres.

 

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Il a été conçu par Léon Azéma (1888-1978), « Prix de Rome et architecte de la Ville de Paris, chargé des promenades et des expositions », à qui nous devons aussi le parc de la butte du Chapeau Rouge. (Cf. Squares et jardins de Paris. Collection Les essentiels du Patrimoine.)

 

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Après la démolition des dépendances de l'Hôtel-Dieu, ancien Hospice d'Humanité, les parisiens découvrirent un espace en friche dont les autorités municipales ne savaient que faire. Après maintes réflexions, il fut décidé d'aménager un musée des Civilisations Chrétiennes mais cette idée fut balayée lors de la Première Guerre Mondiale. Une décennie plus tard, les parisiens optèrent pour la création d'un vaste square sur les vestiges d'un passé tourmenté.

 

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Le square porte le nom de l'avocat et député socialiste René Viviani (1862-1925) et rappelle la proximité du quai de Montebello, ancien quai de la Bûcherie puis quai Bignon, aménagé à partir de 1811 entre le Pont Saint-Michel et le Petit-Pont.

 

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Député de la Seine puis de la Creuse, René Viviani fonda avec Jean Jaurès (1859-1914) le journal L'Humanité en 1904. En 1905, il fut l'initiateur de la loi sur la séparation de l'Église et de l'État. Il devint ministre du Travail (1906-1910) et président du Conseil au moment de la déclaration de la guerre de 1914–1918. (Photographie de presse, agence Meurisse, 1912, conservée à la Bibliothèque Nationale de France.)

 

Il fit voter des lois réformistes comme le repos hebdomadaire, le salaire de la femme mariée, la possibilité pour les femmes de devenir avocates, la non saisie des biens familiaux... Il fut aussi l'inventeur de l'impôt sur le revenu!

 

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Bulle de verdure à proximité de la Seine et de Notre-Dame, le square qui lui rend hommage est un écrin pour un arbre remarquable, ancêtre d'écorce et de feuilles et témoin chuchotant de l'histoire mouvementée de Paris.

 

Le vieux robinier

 

Considéré comme le plus vieil arbre de Paris, il s'enracine en ces lieux depuis plus de quatre cents ans.

 

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Planté en 1601 par Jean Robin (1550-1629), botaniste et directeur du Jardin des Apothicaires, il est soutenu par une structure en ciment, en raison de son grand âge et de son poids conséquent.

 

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Jean Robin reçut de son ami John Tradescant (1570-1638), naturaliste anglais installé en Virginie, des graines de robinia pseudoacacia, un arbre de la famille des Fabaceae (Légumineuses), originaire de la région des Appalaches.

 

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Un premier robinier fut donc planté, au tout début du XVIIe siècle, dans le jardin de l'église Saint-Julien-le-Pauvre et un second robinier mis en terre, en 1636, dans le Jardin du Roi, actuel Jardin des Plantes.

 

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La structure en ciment est constituée de puissants étais, en partie dissimulés sous un lierre, qui empêchent l'écorce de rompre sous le poids des branches et des feuilles.

 

Le tronc de l'aïeul fait 3,50 m de circonférence. En 2010, un banc circulaire en chêne a été installé tout autour. Il domine une margelle en châtaignier tressé. On s'y attarde avec bonheur, à quelques pas de l'agitation du parvis de Notre-Dame.

 

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L'écorce crevassée dessine des saillies torsadées en fort relief et les branches sinueuses composent une ample couronne de feuilles vert jaunâtre.

 

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Entre avril et juin, apparaissent des grappes pendantes de fleurs blanches délicatement parfumées. A l'instar des fleurs de courgette et des fleurs d’acacia, ces beautés mellifères sont savourées sous forme de beignets sucrés ou salés.

 

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Arbre pionnier, le robinier a toujours été apprécié pour la qualité de son bois. On l'a utilisé pour stabiliser les terrains sablonneux et rocailleux tout en enrichissant la terre.

 

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L'écorce du vieux robinier est recouverte par du lierre mais les jeunes pousses du « parasite gourmand », émetteur de racines suçoirs, sont ôtées chaque année. Les bûcherons de la ville de Paris accomplissent avec beaucoup d'attention la toilette de l'arbre ancêtre ou plutôt de ses rejets car l'arbre originel est à l'état de « fossile ».

 

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En hiver, il ressemble à un arbre de conte de fées...

 

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J'adore le photographier ainsi !

 

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Dans la lumière estivale, il s'habille d'or vert et de luxuriance.

 

Autour de lui se déploie un jardin romantique, très apprécié par les promeneurs des bords de Seine ou du parvis de Notre-Dame.

 

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Comme je l'écrivais au début de cet article, il abrite un puits du XIIe siècle réputé miraculeux, des ornements archéologiques et se pare de roses écarlates en été. Je vous en reparlerai dans un futur article consacré à l'église Saint-Julien le Pauvre.

 

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Le puits médiéval

 

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On y admire aussi une émouvante fontaine contemporaine qui fera l'objet de mon prochain article.

 

Bibliographie

 

Jacques-Antoine DULAURE: Histoire de Paris. Paris: Gabriel Roux, 1853.

 

Félix et Louis LAZARE: Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments. Éditions Maisonneuve&Larose, 1855.

 

Henri SAUVAL: Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris. Paris, 1724. 3 volumes in-8°.

 

Héron de VILLEFOSSE: Histoire de Paris. Grasset, coll. « Livre de Poche », 1995.

 

Merci à ceux qui prennent très souvent de mes nouvelles.

Je ne sais pas le dire autrement. Je suis épuisée. Les derniers traitements me mettent plus bas que terre mais je suis toujours là ! En Septembre, recommence la tournée des hôpitaux, les examens (8 IRM à passer, plusieurs électro-encéphalogrammes plus des choses au nom barbare) sans oublier les prélèvements sanguins. Je ne sais plus combien on m'a pris de tubes de sang ces derniers temps. Il vaut mieux ne pas compter. Je vais tâcher de tenir le coup mais j'ai perdu 41 kilos en deux ans et cet été je me suis encore bien amincie alors chaque journée et chaque nuit sont un long chemin...

Je tiens toujours le coup et je pense fort à vous ainsi qu'à toutes les personnes qui doivent batailler pour leur santé, gros bisous...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #farniente, #parisiens, #paves, #prelasse, #sieste

 

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Chers aminautes,

A l'instar de ce beau pigeon qui se prélasse sur les pavés parisiens, je vous souhaite de profiter au mieux de l'été qui bat son plein.

Merci à ceux qui me soutiennent, je pense également bien à vous, bises ensoleillées !

Cendrine

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #artiste, #huile, #peint, #soleil, #tournesol

 

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Gracieux et mellifère, le tournesol évoque l'été, la chaleur fertile du soleil et pare les champs d'un voile d'or pulsatile. Appréciant aussi les jardins urbains où il déploie ses belles inflorescences jaune vif, il apparaît comme l'un des motifs floraux les plus prisés des artistes.

 

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Originaire d'Amérique du Nord et d'Amérique centrale, Helianthus annuus appartient à la famille des Astéracées. Il porte des noms poétiques (girasole, grand héliotrope, soleil des jardins, couronne du soleil, graine de perroquet...) et sa floraison est généreuse de juillet à octobre. De manière élégante, si ce « fier soleil » suit la course de l'astre d'or, c'est parce qu'il est soumis à un phénomène d'héliotropisme : sa racine est pivotante et sa tige se courbe en fonction de la position du soleil. Le matin, ses bourgeons « regardent » vers l'est, le soir vers l’ouest et la nuit à nouveau vers l’est. A pleine maturité, quand les graines sont gorgées d'huile précieuse, les fleurs préfèrent rester tournées vers l'est.

 

La légende du tournesol

 

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Evelyn de Morgan (1855-1919), artiste anglaise préraphaélite, Clytie, 1893.

 

Clytie, jeune nymphe aquatique, était la maîtresse d'Apollon, le dieu du soleil mais celui-ci jeta son dévolu sur Leucothoé, fille d'Orchamos, roi de Babylone.

Le coeur brisé, Clytie, dénonça la liaison de Leucothoé et d'Apollon auprès d'Orchamos qui ordonna que Leucothoé soit enterrée vivante. Apollon essaya en vain de sauver sa bien-aimée et lui rendit hommage en versant sur sa sépulture une sorte de manne parfumée d'où naquit l'encens.

Désespérée par la portée de son acte, Clytie passa ses jours et ses nuits sur un rocher, tournant fixement chaque matin son regard vers le char d'Apollon qui ne voulut jamais la revoir. Figée dans sa douleur, elle fut métamorphosée en tournesol.

 

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Charles de La Fosse (1636-1716), Clytie changée en tournesol, 1688. Versailles, musée national du Château et de Trianon.

 

En fonction des auteurs et des époques, Clytie et Leucothoé sont sœurs.

 

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Harold F Kells (1904-1986), artiste canadien, Clytie, vers 1934, épreuve à la gélatine argentique, Musée des Beaux-Arts d'Ottawa.

 

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Louis Welden Hawkins (1849-1910), peintre symboliste. Clytie, date inconnue.

 

Dans le langage des fleurs, le tournesol est considéré comme un symbole de dévouement et d'extrême générosité du cœur. Offrir un tournesol dans un bouquet signifie : « Tu m'éblouis ! », « Je t'offre mon cœur ! », « Tu es mon soleil ! ».

 

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Le tournesol est cultivé depuis près de 4000 ans au Mexique. Dans la civilisation Aztèque, il était considéré comme la force vitale du dieu du soleil, Huitzilopochtli. On extrayait du pollen et des pétales un pigment permettant de réaliser des peintures rituelles et lors de cérémonies à caractère solaire, les prêtresses arboraient des colliers faits de pétales de tournesol.

 

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Diego Rivera (1886-1957), peintre muraliste mexicain. Tournesols, 1943.

 

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Diego Rivera, Nu avec des tournesols, 1946.

 

A partir des graines, on obtenait de l'huile, une farine et une sorte d'onguent réputé aphrodisiaque. Des remèdes à base de tournesol étaient également utilisés pour soigner les piqûres d'insectes et les morsures de serpents.

 

Les Espagnols l'importèrent en Europe au cours du XVIe siècle.

 

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En Chine, le tournesol devint l'un des symboles forts de la propagande maoïste. Mao se présentait comme le soleil dominant son peuple devenu un immense champ de tournesols tourné vers lui.

 

En 2010, l'artiste chinois dissident Ai Weiwei a réalisé une installation sensorielle composée d'un parterre géant de graines de tournesol en porcelaine, dans l'immense hall de La Tate Modern de Londres. Les visiteurs ont marché sur 100 millions de graines et au bout de deux jours, en raison d'une poussière jugée potentiellement dangereuse, l'installation a dû être fermée. Là n'est pas le plus important. A travers l'exposition de ces graines, l'artiste a souhaité rappeler que les peuples sont trop souvent écrasés par leurs dirigeants et que la liberté d'expression est un bien commun non négociable.

 

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Au Japon, le programme « Fukushima Sunflowers Foster Parent Project » consiste à planter de nombreux tournesols dans les régions touchées par la catastrophe car, d'après différentes études, le tournesol (himawari) peut absorber, en un laps de temps relativement court, d'importantes quantités de radioactivité.

 

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Photo AFP/Kazuhiro Nogi

 

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Chaque « tête » de tournesol est constituée de fleurettes tubulaires et couronnée de languettes radiales d'un jaune triomphant. L'énergie du soleil active celle de la fleur qui se change en huile gorgée de vitamine E.

 

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L'huile de tournesol est considérée comme de l'or végétal. Ses vertus sont nombreuses. Gorgée d'acide gras linoléique (Oméga 6), elle agit comme un régulateur du système endocrinien, renforce le système immunitaire et favorise la croissance des cellules. Elle est également utilisée comme biocarburant et après son extraction, on obtient un tourteau destiné à l'alimentation animale.

 

L'huile de tournesol est pour les pays nordiques et la Russie (grande consommatrice) l'équivalent de l'huile d'olive dans le monde méditerranéen.

 

A l'instar de l'huile de sésame, de l'huile de coco et d'autres huiles dotées de riches vertus, l'huile de tournesol est utilisée pour purifier la bouche en profondeur et se débarrasser des toxines pouvant altérer la santé des dents et nuire à l'équilibre de l'organisme. Il s'agit de la technique indienne du « oil pulling » dont je suis friande. Suivant des principes ayurvédiques, elle consiste à faire un bain de bouche à l'huile, chaque matin à jeun.

 

Des substances actives issues de la tige entrent dans la composition de certains produits cosmétiques.

 

Quant aux graines, délicieuses, elles sont consommées séchées, grillées ou encore germées. Au XVIIe siècle, on les torréfiait pour les utiliser comme substitut du café et du chocolat. Riches en sels minéraux (manganèse, cuivre, phosphore, zinc...), elles sont réputées fluidifier la circulation du sang.

 

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Le Tournesol dans les Arts

 

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Aimé des artistes, le tournesol déploie ses longues tiges et ses pétales charnus sur les balcons des immeubles Art Nouveau.

Un bel immeuble Art Nouveau signé Georges Malo.

 

On le retrouve fréquemment dans la Peinture et les Arts Décoratifs.

 

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Anton Van Dyck (1599-1641), Autoportrait avec un tournesol, 1632-1633. Collection particulière.

 

Installé à Londres au début des années 1630, l'artiste flamand devint Premier Peintre du roi Charles Ier d'Angleterre auquel il offrit son profond dévouement, symbolisé par la fleur de tournesol aux pétales d'or.

 

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Van Dyck, Étude pour le portrait de Sir Kenelm Digby (1603-1665), philosophe anglais, 1633.

 

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Pierre Mignard (1612-1695), La marquise Athénaïs de Montespan (1640-1707), 1670.

 

Madame de Montespan était la maîtresse de Louis XIV depuis 1667. A cet égard, elle fut souvent représentée par Pierre Mignard, Premier Peintre du roi. L'élégant bouquet de fleurs de tournesol évoque ici les faveurs royales dont elle bénéficiait et le rayonnement de sa beauté sur les charmes de la Cour.

 

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Carl Larsson (1853-1919), peintre, illustrateur et dessinateur suédois. La leçon avec les tournesols ou la première leçon, 1903.

 

Fleur des champs, le tournesol est associé chez Larsson aux joies et aux souvenirs d'enfance. Il représente également la jeunesse du soleil.

 

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Carl Larsson, Dix-huit ans, 1902.

 

Dans la main de cette jeune fille vêtue de blanc, un brin rêveuse à l'orée de ses dix-huit ans, le tournesol devient un emblème de la fertilité de la terre. Incontournable élément des fêtes de l'été particulièrement célébrées dans le monde nordique.

 

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Carl Larsson, Jeu de cache-cache.

 

Les Tournesols de Vincent Van Gogh (1853-1890)

 

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Vase avec douze tournesols, Arles, août 1888. Neue Pinakothek, Munich, Allemagne.

 

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Vase avec quinze tournesols, Arles, août 1888. National Gallery, Londres.

 

Il s'agit d'une suite de sept tableaux décrivant l'évolution des fleurs de tournesol, de l'étape de la floraison à celle du flétrissement. Le premier tableau de cette série a été peint pour Paul Gauguin afin de décorer sa chambre.

 

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Vase avec trois tournesols, Arles, août 1888. Collection privée, États-Unis.

 

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Vase avec quinze tournesols, Arles, janvier 1889. Musée Van Gogh, Amsterdam.

 

Subtile évocation du temps qui passe et de la vie qui s'écoule...

 

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Vase avec quinze tournesols, Arles, janvier 1889. Musée d'art Sompo, Tokyo.

 

Le tournesol, tel une clepsydre végétale...

 

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Vase avec douze tournesols, Arles, janvier 1889. Musée d'art de Philadelphie, États-Unis.

 

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Vase avec cinq tournesols, Arles, août 1888. L’œuvre fut détruite le 6 août 1945 au cours d'un bombardement américain sur le Japon.

 

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Les tournesols évoquent la formidable créativité de Van Gogh qui loua, en 1888, en Arles, une petite maison dont la façade était peinte en jaune.

 

Couleur maîtresse, imprégnée de l'or solaire du Midi, le jaune se déploie sous son pinceau vers les oranges et les roux caramélisés et forme un cri primal et coloré, dardé vers l’œil du spectateur.

 

En 1987, Yasuo Goto, magnat de l'assurance au Japon a fait l'acquisition d'un de ces tableaux pour la somme de 40,8 millions d'euros !!! Cela a inspiré, en 1991, au poète Jean Ferrat (1930-2010) une chanson, Les Tournesols, pleine de colère et d’écœurement face aux sommes indécentes circulant sur le marché de l'art, sachant que nombre d'artistes, à l'instar de Van Gogh, ont vécu dans la misère.

 

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Isaac Lazarus Israels (1865-1934), peintre néerlandais associé à l'Impressionnisme, Femme devant les tournesols de Van Gogh, 1917.

 

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Claude Monet (1840-1926), Bouquet de soleils, 1881.

 

A l'instar de Van Gogh, Monet aimait énormément les tournesols. A travers eux, sa touche happe la lumière tout en exhalant les couleurs comme autant de parfums.

 

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Gustav Klimt (1862-1918), Le jardin aux tournesols, 1912.

 

Artiste majeur de la Sécession Viennoise, sorte de cristallisation autrichienne de l'Art Nouveau fondée sur l'égalité entre les arts et luttant contre le Conservatisme, l'Historicisme et l'Éclectisme, Klimt peignait les fleurs comme des notes de musique ou des gemmes colorées.

 

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Klimt, Tournesols

 

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Piet Mondrian (1872-1944), Nature morte avec le tournesol, 1907.

 

Les sept années qui suivirent virent le passage progressif du maître néerlandais à l'abstraction mais déjà les masses colorées de l’œuvre traduisent la force d'une touche qui fracasse la matière tout en annonçant un vocabulaire de lignes oscillatoires.

 

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Egon Schiele (1890-1910), Tournesols expressionnistes, 1911. Vienne, Belvédère.

 

Les fleurs, sur le chemin de la mort... Quelques touches de lumière éclatent dans la palette d'ombre où les tournesols égrènent le temps.

 

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Bernard Buffet (1928-1999), Tournesols et melon, 1967.

 

Densité des lignes d'encre qui rythment l’œuvre... Dans ce maillage, la couleur explose, attisant les feux des tournesols comme autant de blessures de lumière.

 

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Edward Steichen (1879-1973), photographe, peintre et lithographe américain. Le Tournesol, 1920. National Gallery of Art, Washington.

 

A travers cette vision ultra colorée, hallucinée, l'artiste nous séduit par son énergie ludique tout en explorant la dynamique du combat entre la lumière et les ombres.

 

Je termine cette promenade solaire en compagnie du Professeur Tryphon Tournesol, né de l'imagination si fertile d'Hergé. Souvenons-nous des publicités des années 1970 pour la margarine Fruit d'Or.

 

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Merci à tous ceux qui prennent si gentiment de mes nouvelles. Je tâche de garder la tête au-dessus des flots et c'est un combat de chaque instant. Je pense bien fort à vous. Je vous souhaite un très bel été. Gros bisous !

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #anemone, #epanouit, #japon, #nouvelle, #premieres

 

 

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Princesse estivale aux atours soyeux, l'anémone du Japon (anemone hupehensis) aime l'or du soleil et s'accommode avec élégance des premières fraîcheurs de l'automne.

 

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Voluptueuse et gracile, corsetée de rose et de blanc, la belle s'épanouit de l'été aux premières gelées. On dit qu'elle suscite l'inspiration et fait voyager les pensées à travers le vent...

 

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Entre légèreté et robustesse, ses longues tiges hissent ses fleurs vers la lumière.

 

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Entre blancheur d'opale et feu d'aurore, sa robe nacrée accueille une couronne d'étamines jaune d'or.

 

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Bourdons et abeilles la butinent avec gourmandise mais elle est pour l'Homme d'une grande toxicité, ce qui préserve sa beauté.

 

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Elle appartient à la famille des Renonculacées et sa palette est différente de celle des autres anémones.

 

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Elle s'épanouit partout dans Paris mais elle aime particulièrement l'écrin du Jardin des Plantes. Je vous l'offre en photo pour vous dire merci et vous souhaiter d'agréables vacances. Avec mon amitié !

 

Pour vous donner quelques nouvelles, je suis toujours épuisée et je vais devoir changer d'hôpital car, une nouvelle fois, les traitements ne fonctionnent pas... Je tâche de garder le moral, je vous embrasse.

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #consternation, #oublier, #sans, #terrorisme, #victimes

 

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Encore une fois, que dire hormis le dégoût, la colère, l'incompréhension... et toute ma compassion pour les victimes de l'attentat de Nice et leurs familles, sans oublier les victimes du terrorisme, où qu'elles soient sur notre terre... Le sang a éclaboussé notre 14 Juillet National mais notre liberté d'exister n'est pas négociable.

 

Je pense à vous mes ami(e)s, je vous embrasse, restons unis comme à chaque tragédie de ce genre et gardons le cap vers un avenir que nous espérons meilleur...

 

Cendrine

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #nouvelle, #operation, #pense, #sens, #tenir

 

 

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A vous tous,

Une nouvelle fois merci pour votre sollicitude... je pense à vous très fort également !

Je suis au bout du rouleau mais -paradoxalement- je continue à tenir le coup. Chaque jour et chaque nuit sont une torture tant la douleur est présente mais je me bats et je crois en mon avenir. Je me dis que dans quelques mois ça devrait aller mieux, du moins je l'espère...

J'ai vu le spécialiste qui préfère ne pas m'opérer pour le moment car -je vous l'ai expliqué- c'est une opération particulièrement complexe et risquée, vu la proximité de l'hypophyse et des nerfs oculaires et la concentration de vaisseaux sanguins, sans oublier que l'opération ne garantit pas que l'on puisse nettoyer comme il le faudrait l'affection méningée. J'ai donc commencé un traitement très lourd, épuisant pour l'organisme sans compter les déchets méningés que mon corps doit tant bien que mal éliminer par toutes les voies de sortie possibles (émonctoires « courants » mais aussi par les yeux, les cartilages des oreilles, les ongles et même le nombril...). Je me sens comme ces personnages de dessin animé qui passent sous un rouleau compresseur... Mon corps tout entier n'est qu'une vaste plaie !

Je suis rentrée chez moi mais je retourne à l'hôpital lundi et mardi car je dois voir le neurologue au sujet de mes crises d'épilepsie.

Je vais tâcher de prendre un peu le soleil ce week-end. Si j'arrive à tenir sur mes jambes, cela me changera des couloirs interminables et des lumières blafardes des hôpitaux où j'ai l'impression de prendre racine... Un peu de lumière naturelle ne serait pas du luxe vu ma figure de zombie...rires !

Je pense à vous, merci encore pour vos cartes qui colorent ma boîte aux lettres, vos ravissants petits cadeaux, vos fleurs et tous vos messages. Je vous souhaite un très bel été...

Cendrine

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #medecins, #nouvelle, #passe, #temps, #voeux

 

 

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Au rythme de vos messages de réconfort, j'égrène des vœux d'été pour ceux qui souffrent et qui espèrent en des jours meilleurs. Une nouvelle fois, je vous remercie pour votre gentillesse et vos multiples attentions.

 

Concernant les nouvelles... Après ma visite, samedi 18 juin, chez le chirurgien ORL je suis plus « perplexe » que jamais. J'ai été reçue par quelqu'un qui nous a expliqué en détail la situation mais qui ne peut rien faire pour moi ! Ce monsieur a beau être spécialisé en pathologies compliquées, il ne peut intervenir dans ma cavité sphénoïdale tant cela est difficile. L'hypophyse étant proche, les nerfs oculaires et différents vaisseaux sanguins pouvant être lésés, il y a beaucoup de paramètres à considérer. J'ai également appris qu'aux Urgences de Lariboisière, « on » n'aurait pas dû me laisser repartir sans me mettre en contact avec un résident. En bref, ce qui est ressorti de notre échange, c'est que « quelqu'un comme moi » embarrasse le corps médical et qu'on préfère me balader de médecins en médecins qui ne peuvent rien faire pour moi... Suis-je surprise ? Vous connaissez ma réponse.

Du coup, après un temps phénoménal passé au téléphone par Christophe, j'ai rendez-vous à Lariboisière le 4 juillet ! Enfin, j'attends encore la convocation à domicile et comme les soucis n'arrivent jamais seuls, j'ai une foule d'examens médicaux à passer en rhumatologie, neurologie, stomatologie etc... car cette fichue infection/inflammation crée des ravages ailleurs dans l'organisme et peut avoir des atteintes cancéreuses alors je vous tiendrai au courant au fur et à mesure de toutes ces « investigations ».

 

Je formule aussi des vœux d'été pour que vous alliez bien mes ami(e)s et je vous embrasse. Je publierai de temps à autre des articles pour me changer les idées. En attendant, je vous souhaite une belle semaine. Profitez-en bien !

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #affection, #infection, #insister, #merci, #mis

 

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Chers aminautes, les mots se bousculent dans ma tête mais mes pensées volent vers vous sans hésitation. Merci de vous soucier si gentiment de ma santé ! Je mets ces quelques nouvelles en ligne car je n'ai pas pu répondre à tous vos messages inquiets.

 

Certains d'entre vous sont au courant que l'on m'a diagnostiqué, il y a quelques jours, une forme rare de méningite dans l'os sphénoïde, cavité située près de l'hypophyse. Je suis d'autant plus en colère -et plusieurs d'entre vous le sont aussi- que les médecins ont mis dix ans à trouver cette affection méningée chronique, me laissant souffrir à m'en arracher la tête ! Sans oublier le danger que je cours puisque l'affection en question est caractérisée par sa gravité et ses « possibilités mortelles ». Ces derniers mois, l'intensification de mes crises d'épilepsie était due à cette inflammation et infection qui m'épuise depuis une décennie et personne, je le répète, n'avait rien « vu » malgré tout ce que j'ai pu dire et expliquer ! Le mois dernier, j'ai vu cinq médecins différents qui me soutenaient que je n'avais pas d'infection et que ce que je ressentais étais le résultat d'un « stress épileptique », ben voyons !!! J'ai dû insister, insister et insister encore pour qu'on me prescrive des examens qui ont fini par révéler cette affection sphénoïdale et l'étendue de l'infection qui me ronge la tête. Vous imaginez si je les avais écoutés...

 

Je repars prendre mes médicaments et me reposer en attendant d'en savoir plus sur la suite des événements.

 

Prenez bien soin de vous, merci encore, je pense à vous !

 

Cendrine

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #eau, #octave, #paris, #pont, #zouave

 

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Octave, dont le nom a fait couler beaucoup d'encre, est incontestablement l'une des « personnalités » mythiques de l'histoire de Paris. Situé sur la rive droite amont du fleuve, (il se trouvait autrefois sur la rive gauche, environ 70 centimètres plus bas qu'aujourd'hui), il apparaît comme une sentinelle des humeurs de l'eau et permet de mesurer, de manière officieuse mais incontournable, les crues de la Seine.

Quand celle-ci affleure à la pointe de ses bottes, on se pose la question de la fermeture des voies sur berge et la question ne se pose plus dès que ses mollets « disparaissent ». Lors de la crue de 1910 qui culmina à 8,62 mètres, il eut de l'eau jusqu'aux épaules alors souhaitons que cela ne se reproduise pas !

 

Je joins à cet article mes pensées pour les personnes rudement éprouvées par ces inondations de Juin 2016.

 

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A l'instar du pont des Invalides qui le précède, le pont de l'Alma fut érigé à l'occasion de l'Exposition Universelle de 1855, dans le cadre des grands travaux d'embellissement menés par le Préfet Haussmann (1809-1891), mais en raison d'un hiver 1854-1855 particulièrement rigoureux et d'une succession de retards « techniques » il ne fut inauguré qu'en 1856. L'empereur Napoléon III (1808-1873) le traversa, le 2 avril 1856, pour présider la cérémonie de remise des drapeaux aux régiments illustres de la campagne de Crimée (1853-1856).

 

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Le pont de l’Alma. Vue prise vers le nord en janvier 1910 © Albert Chevojon/BHVP/Roger-Viollet.

 

La construction de ce premier ouvrage, doté de trois arches elliptiques et long de 151 mètres, fut confiée à l'architecte Gariel et aux ingénieurs Lagalisserie, Darcel et Vaudrey. Il résista à la crue de 1910 mais en 1970, suite au tassement de l'une de ses arches et à une augmentation conséquente du trafic automobile, on décida de le détruire. Entre 1970 et 1974, les ingénieurs Blanc et Cosne et les architectes Dougnac et Arsac ont érigé un pont métallique à deux arches qui se compose en réalité de deux ponts indépendants reposant chacun sur une arche formée de deux poutres-caissons métalliques.

 

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Prouesse technique, le pont mesure 142 mètres pour une largeur de 42 mètres. Inauguré en 1974 et particulièrement fréquenté, il permet de réunir d'importantes avenues haussmanniennes (Bosquet, Rapp...) et des lieux comme les Champs-Élysées et la Place du Trocadéro.

 

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Il fait référence à la bataille de l'Alma, remportée le 20 septembre 1854 par l'alliance franco-britanno-turque sur l’armée russe menée par le prince-général Menchikov.

 

Octave

 

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Il fut réalisé en pierre de Chérence, réputée pour sa solidité, par Georges Dieboldt (1816-1861), un sculpteur du Second Empire qui s'illustra notamment par la décoration de certaines parties du Louvre, de l'Hôtel de Ville de Paris et de la Tour Saint-Jacques.

 

Il mesure 5,20 mètres et pèse environ 8 tonnes. Les jambes croisées, il est appuyé sur son fusil et tourne son regard vers la gauche. Vous noterez la présence de la Croix de Guerre sur sa poitrine.

 

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Les opinions divergent en ce qui concerne son « identité ». Pour certains, il représenterait Louis-André Gody, né en 1828 à Gravelines, dans le Nord de la France, qui combattait dans le troisième régiment de zouaves de la garde impériale de Napoléon III. Pour d'autres, il serait un certain Bérizot ou Nérigot, soldat breton, mais il n'existe pas de certitude à ce sujet.

 

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A l'origine, Octave avait trois compagnons : un chasseur et un artilleur, créations d'Auguste Arnaud (1825-1883) et un grenadier, sculpté par Dieboldt.

 

Le grenadier se trouve aujourd'hui à Dijon, ville natale de son créateur.

 

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Le grenadier (Photo Erkethan, travail personnel).

 

L'artilleur a été transporté à la Fère, dans l'Aisne, où Louis XIV fonda, en 1720, la première école d'artillerie.

 

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L'artilleur (Photo CodeLyoko95120 CCBY-SA3)

 

Le chasseur est installé contre le mur sud de la redoute de Gravelle, à la pointe sud-est du bois de Vincennes et visible depuis l'autoroute A4.

 

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Le chasseur à pied, 1856 (Photo Gérard Delafond, travail personnel). Vous noterez sur l'image la présence du petit « Invader », mosaïque inspirée du jeu vidéo Space Invader, sorti en 1973 au Japon sur console Atari 2600.

 

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Ces quatre statues qui représentaient les principaux corps armés de la guerre de Crimée décoraient les avant-becs semi-circulaires de l'ancien pont.

 

Les Zouaves

 

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Aleksander Raczynski (1822-1889) : Zouaves durant la guerre de Crimée.

 

Un zouave est un soldat d’infanterie légère, associé à l'incorporation de soldats kabyles lors de la conquête de l'Algérie.

Le corps des zouaves exista de 1830 à 1962. Leur devise était « Être zouave est un honneur. Le rester est un devoir. »

 

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Image trouvée sur Pinterest

 

Leur uniforme, qui s'inspire de la tenue traditionnelle masculine algérienne, fut dessiné par le commandant Duvivier, à l'initiative du général Lamoricière. Il se compose d'un ample « sarouel » doté d'un trou au fond, le « trou Lamoricière », destiné à laisser l'eau couler après que le soldat ait franchi une rivière. Une veste-boléro appelée « bedaïa » « en drap bleu foncé avec passepoils et tresses garance » était portée sur un gilet sans manches : le « sédria ». Le zouave arborait aussi une large ceinture de laine bleu indigo, bien serrée pour tenir le ventre au chaud afin de lutter contre la dysenterie et une sorte de pèlerine courte de couleur bleu intense ou « gris de fer bleuté ». Cet uniforme pittoresque mais peu pratique dans un cadre militaire devint purement cérémoniel à partir de 1915.

 

Vigie légendaire des crues de la Seine, Octave -qui possède son compte Twitter- a été immortalisé par le chanteur Serge Reggiani (1922-2004), sur des paroles de Claude Lemesle.

 

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« Je m'appelle Octave

Et je fais le zouave

Sur le pont de l'Alma

Où quelquefois

Comme autrefois

J'en bave

Mais plus qu'en Afrique

Aux temps héroïques

Quand sous la chéchia

Garance. J'a-

Vais mission historique

D'éduquer les peuples

Sauvages et aveugles

De guider sur des

Torrents d'idées

Le grand troupeau qui beugle

Que j'ai de la peine

Toute la semaine

Moi qui aimait tant

Voir couler le sang

De voir couler la Seine!

 

On nous redoutait comme le feu, comme la peste

De Sébastopol à Magenta à Palestro

Comme Mac-Mahon je suis parti:

"J'y suis, j'y reste!"

Pour en arriver finalement à:

"Que d'eau, que d'eau!"

 

Au printemps le fleuve

Me met à l'épreuve

Comme si les frimas

Ne suffisaient pas

Il faut encore qu'il pleuve

Et il monte monte

Ce lent mastodonte

J'affrontais le front

C'est un affront

A présent que j'affronte

Car j'ai de la flotte

Jusqu'à la culotte

Jusqu'au gros colon

Jusqu'aux galons

Parfois jusqu'à la glotte

Moi qu'on put connaître

Zouave et fier de l'être

Il y a des moments

Maintenant où j'en

Ai par-dessus la tête

 

On nous redoutais comme le feu, comme la peste

De Sébastopol à Magenta à Palestro

Comme Mac-Mahon je suis parti:

"J'y suis, j'y reste!"

Pour en arriver finalement à:

"Que d'eau, que d'eau!"

 

Je m'appelle Octave

Et je fais le zouave

Sur ce pont damné

Où chaque année

Je sens que mon cas s'aggrave

Dans mes jambes ça bouge

J'ai des fourmis rouges

Un jour je vais me tirer

Faire une virée

Je vais prendre un bateau mouche

Direction le septième

Régiment que j'aime

Encore des beaux jours

Pour les Tambours

Et pour les chrysanthèmes

Paraît qu'y'a une chouette

Guéguerre qui vous guette

Ça sent le crime

Et les vieux de Crimée

Ne seraient pas de la fête

 

Bataillon! à mon commandement

Ligne de section par trois!

En avant, marche...

Une, deux, une, deux...»

Interprétation Louis BAUDEL

 

 

Jacqueline Maillan (1923-1992) lui rendit également hommage dans sa chanson intitulée : Le zouave du pont de l'Alma ou Sous le pont de l'Alma, écrite par Michel Emer, son mari et faisant référence à l’expression « la main de ma sœur dans la culotte d’un zouave ». Coquine l'expression ? Sûrement, mais elle est surtout énigmatique. Nombreux sont ceux qui se demandent ce qu'elle signifie mais les recherches sont apparemment infructueuses.

 

(https://www.youtube.com/watch?v=lQBl60H3Jjw)

 

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Crédit photo Bertrand Guay/AFP

 

Notre légendaire Octave a désormais de l'eau à mi-cuisses. J'aurais aimé pouvoir le photographier mais je ne peux me rendre à Paris pour le moment alors voici quelques liens intéressants. Les liens en question peuvent être réactualisés en fonction de l'évolution de la crue.

 

http://www.liberation.fr/france/2016/06/03/paris-2016-crue-classee_1457241

 

http://www.linternaute.com/actualite/societe/1309676-crue-de-la-seine-a-paris-pourquoi-les-previsions-se-sont-trompees-d-un-metre-3-juin-2016/

 

Compte Twitter d'Octave: https://twitter.com/zouavealma

 

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Bibliographie

 

Emmanuel BÉNÉZIT: Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs. Édition de 1999. 14 volumes.

 

Charles DUPLOMB: Histoire générale des ponts de Paris. 1911.

 

Marc GAILLARD: Quais et Ponts de Paris. Amiens: Martelle, 1996.

 

Félix LAZARE: Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments. Paris: Vindun, 1844-1849.

 

Gustave PASSARD: Nouveau Dictionnaire Historique de Paris. 1904.

 

 

J'adresse à nouveau des pensées de réconfort aux sinistrés et je vous remercie, chers aminautes, de votre fidélité. Je ne peux pas passer vous voir comme je l'aimerais. J'ai passé une semaine très éprouvante sur le plan médical, la nuit de jeudi à vendredi aux Urgences et j'enchaîne sur un scanner cérébral mercredi, avant toute une batterie d'examens. Prenez soin de vous, je vous donnerai des nouvelles au fil du temps...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #2016, #bonne, #fete, #maman, #tot

 

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A toutes les mamans et à ma maman chérie, envolée bien trop tôt mais dont l'amour est enraciné à jamais dans mon cœur, je souhaite une très belle fête !

 

Gros bisous parfumés de tendresse, merci de votre fidélité !

 

Cendrine

 

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Plume

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