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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

Publié le par maplumefee
Publié dans : #belier, #dieu, #siecle, #signe, #toison

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En ce 15 avril, je souffle avec bonheur et gourmandise mes quarante-trois bougies et je souhaite un Joyeux Anniversaire à mes ami(e)s béliers. (Merci à mon amie Vanessa pour cette ravissante carte et merci à « vous » qui m'avez envoyé tant de signes d'affection, de messages et de jolis présents.)

 

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En ce jour spécial, j'ai envie de vous parler du Bélier, cet impulsif au grand coeur, un peu, beaucoup, passionnément rebelle et de laisser caracoler ma plume sur la page...

 

Depuis l'enfance, je m'intéresse à l'Ésotérisme, à l'Occultisme, à l'Astrologie. Mes pensées sont posées sur le rebord de la fenêtre, toujours prêtes à s'envoler vers des mondes mystérieux. Je plonge avec délices dans les vieux grimoires et les forêts d'encyclopédies. Je me régale du contact avec le papier, l'odeur de l'encre et les reliures fanées par le temps.

 

Je suis à la fois universitaire et autodidacte. Cette dualité aimée nourrit mes réalités alternatives et me permet de mieux supporter les contraintes d'une pathologie très douloureuse, aux allures de monstre dévorant. Alors quand je souffle chaque année mes bougies d'anniversaire, c'est un pas de plus qui me réjouit.

 

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Emblème de force et de croissance solaire, le Bélier est un signe Cardinal. La particularité des signes Cardinaux (Bélier, Cancer, Balance, Capricorne) est de présider au début d’une saison et de marquer les solstices et les équinoxes. Le Bélier correspond à l’équinoxe de printemps. La Balance, opposé astrologique du Bélier, est associée à l’équinoxe d’automne. Le Cancer préside au retour du solstice d’été et le Capricorne, à celui du solstice d’hiver.

 

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L'Homme anatomique, enluminure issue des Très Riches Heures du Duc de Berry, XVe siècle.

 

Le Zodiaque se divise en signes Cardinaux, signes Fixes et signes Mutables.

 

Les signes Cardinaux correspondent aux quatre saisons, aux éléments, aux points cardinaux et aux Vertus Cardinales (voir à ce propos mon article sur la Fontaine Saint-Michel).

 

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Le Bélier (Force) s'éveille pour donner l'impulsion et faire jaillir les premières chaleurs du printemps. Gouverné par la planète Mars, il est le plus cardinal des signes Cardinaux.

 

Le Cancer (Tempérance) marque l'influence croissante de l'eau, le pouvoir de la sève et du solstice d’été. La Balance (Justice) correspond à l'intensité croissante de l'air qui se manifeste à l'équinoxe d’automne. Le Capricorne (Prudence) représente le pouvoir secret de la terre, plongée dans un sommeil purificateur et fertile, à la période du solstice d’hiver.

 

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Zodiaque du Livre des propriétés des choses, de Barthélémy l'Anglais (frère franciscain et encyclopédiste du XIIIe siècle), édition du XVe siècle.

 

Les quatre signes Fixes (signes qui se situent au milieu d'une saison) sont le Taureau (milieu du printemps), le Lion (milieu de l'été), le Scorpion (milieu de l'automne) et le Verseau (milieu de l'hiver).

 

Les quatre signes Mutables (signes venant conclure chaque saison) sont les Gémeaux (fin du printemps), la Vierge (fin de l'été), le Sagittaire (fin de l'automne) et les Poissons (fin de l'hiver).

 

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Vitrail de la rose ouest de Notre-Dame de Paris (1220).

 

Le Bélier se distingue, dans la ronde zodiacale, par son désir d'aventure, aussi bien réel que chimérique. Il est réputé tracer sa route et exprimer sans fléchir son caractère idéaliste et épicurien qui trouve un écho dans le signe de la Balance, son opposé astrologique.

 

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Illustration de Joséphine Wall.

 

Quand je parle « d'opposé », je ne parle pas de guerre entre les signes mais de position sur la roue zodiacale. Je suis Bélier ascendant Balance, avec la lune en Scorpion et j'ai des amis de chaque signe.

 

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Illustration de Joséphine Wall.

 

Fougueux, impétueux, passionné, émotif, hardi, gourmand, voluptueux mais aussi colérique et rebelle à l'ordre établi, un brin ou intensément provocateur même quand il n'en a pas l'air, le Bélier est appelé « le souffleur d'étincelle ».

 

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Gravure de Sidney Hall (1788-1831) issue de l'ouvrage A Familiar Treatise on Astronomy, (Londres, 1825). Nous apercevons la Mouche Boréale, petite constellation formée de trois étoiles, aujourd'hui détachée de celle du Bélier.

 

Signe des meneurs et des guerriers, initiateur né capable de régénérer ses forces rapidement, le Bélier a le sang vif. Il est aussi considéré comme enfantin. Les méchantes langues disent que sa conscience précède la conscience et qu'il agit forcément sans réfléchir. Ce n'est pas faux (rires) mais son énergie débordante et sa capacité d'action, même dans les situations les plus sombres, sont l'émanation de sa nature profonde, celle qui donne l'impulsion et fait bouger les rouages... Quant à la réflexion, elle est très intense, à des moments choisis, dans la tête d'un Bélier!

 

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Portrait de femme coiffée de cornes de bélier dit la Bacchante, par Jean-Léon Gérôme (1824-1904).

 

Les correspondances physiologiques du Bélier sont le crâne, les dents, la mâchoire, le cerveau, le visage et les yeux.

 

La couleur du Bélier est le rouge (ma couleur préférée) et les pierres du Bélier sont le jaspe rouge, le rubis, la cornaline, l'hématite et dans une certaine mesure le quartz rose et l'améthyste. D'autres pierres, en fonction des ouvrages, lui sont associées.

 

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Liber Astrologicae, 2e quart du XIIIe siècle.

 

Le Bélier est celui qui marque le commencement du Zodiaque. Dans la mythologie grecque, un bélier à la toison d'or nommé Chrysomallos transporte un jeune garçon et sa soeur, Phrixos et Hellé, menacés par la jalousie de leur belle-mère, vers le royaume de Colchide.

 

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Pendant le voyage, Hellé glisse et tombe dans la mer. Phrixos tente de lui venir en aide mais la jeune fille est aspirée par les flots. Le lieu de sa chute sera baptisé Hellespont. Dès qu'il parvient à destination, Phrixos sacrifie le bélier pour offrir sa toison à Aétès, le roi de Colchide. La toison est alors suspendue à un chêne sacré et gardée par un dragon.

 

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 Le héros Jason, chef des Argonautes, finit par la dérober au terme de rudes épreuves, grâce à la magicienne Médée. Ce cratère, daté du IVe siècle av. J.-C., décrit la présentation de la toison au roi Pélias de Thessalie. (Photo: Marie-Lan Nguyen, 2006.)

 

Pour la petite histoire, mon mémoire de Maîtrise en Lettres Modernes et en Histoire de l'Art concernait l'étude du théâtre à machines (ancêtre des effets spéciaux) au XVIIe siècle et plus particulièrement la Conquête de la Toison d'Or de Pierre Corneille, pièce baroque à la mise en scène féerique, peuplée de divinités à l'esprit retors et fondée sur des changements de décors dignes d'un film à gros budget.

 

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Gravure issue du De magnis conjunctionibus, (Des grandes conjonctions, 861-866, ouvrage d'astrologie judiciaire), édition de 1489. (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b260.)

 

Habité par la puissance de ses instincts, le bélier symbolise la force génésique qui préside à la renaissance du cycle vital. Représentation cosmique de la puissance animale du feu, entité créatrice et destructrice, rebelle et chaotique, dévorante et généreuse, il est fait de fulgurance, d'énergie indomptable et de souffle embrasé. Sa nature est bouillonnante, volcanique, convulsive. Il est l'émanation du feu originel et, pour de nombreux peuples, un être fondateur. Plusieurs dieux ont un bélier pour attribut.

 

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Bélier marin gardant la fontaine de Mars et Hygie, dans le 7e arrondissement de Paris.

 

Le dieu mésopotamien Enki (Ea) était représenté par un bélier à queue de poisson, maître des eaux fraîches et de la connaissance, protecteur de la fécondité et gardien du passage entre l'hiver et le printemps.

 

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 Dans l'ancienne Égypte, le dieu Khnoum, maître de l'eau fraîche, arborait une tête de bélier. (Photo: culture.gouv.fr. Khnoum, entre 1200 et 1100 avant J.-C.).

 

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Khnoum est celui qui crée, avec le limon du Nil, l'enfant à naître et son double (kâ). Pendant ce temps, la déesse grenouille Heqet ou la déesse Hathor aux cornes de vache, insuffle la vie dans le corps de l'être figurine, avec l'ânkh ou croix ansée. Khnoum façonne Dieux et Hommes sur son tour de potier. Il donne forme aux enfants et les place dans le sein de leur mère.

 

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Le bélier Khnoum, Basse Époque, Musée du Louvre.

 

Honoré en divers lieux de Haute-Égypte, Khnoum veille sur les sources du Nil, avec les déesses Anouket et Satet, et porte le titre de « Seigneur de la Cataracte ». Le bélier, son animal « magique », faisait l'objet d'attentions particulières tout au long de sa vie. Il était ensuite momifié. L'île d'Éléphantine, son sanctuaire principal, abrite une nécropole de béliers sacrés dont les sarcophages en bois sont décorés à la feuille d'or.

 

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Statuette de Khnoum en pierre, Basse Époque (664-332 avant J.-C.), musée du Louvre (Crédit Photographique C. Décamps).

 

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 L'allée des Béliers à Karnak, consacrés à Amon-Rê, le Soleil créateur et guérisseur, protecteur des vivants et dieu guerrier qui apparaît doté d'une tête de bélier ou sous la forme d'un bélier aux cornes recourbées symbolisant son énergie fécondante.

 

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Amon/Ammon a donné son nom aux ammonites, mystérieux animaux marins fossiles de la classe des mollusques céphalopodes. Considérées comme sacrées, les ammonites ou cornes d'Ammon (les peuples anciens croyaient qu'un serpent s'était enroulé autour d'une pierre et s'était fossilisé) étaient réputées susciter des visions prophétiques, guérir la fièvre et repousser les maléfices et les animaux venimeux. La Corne d'Ammon est aussi l'autre nom de l'hippocampe, une structure du cerveau qui joue un rôle central dans la mémoire et la navigation dans l'espace. (Photo Masur)

 

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Des ammonites aux formes variées, par Ernst Haeckel (1834-1919), naturaliste allemand, 1904.

 

A l'instar de la corne de bélier, l'ammonite est mouvement, onde et spirale. Elle symbolise l'élan vers la vie et la transmission des secrets enfouis. La corne spiralée, emblème solaire de force, de fécondité et de régénération, était vénérée par différents peuples, sur différents continents. Elle évoque, à l'instar du sang et du feu, une alchimie de vie, de mort et de fécondité.

 

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 Nous retrouvons ces formes spiralées sur le chaudron de Gundestrup, objet sacré datant du 2e siècle avant J.-C. et exhumé en 1891 dans une tourbière du Jutland, au Danemark. Le dieu celte Cernunnos aux bois de cerf, maître des animaux de la forêt, y apparaît assis dans une posture yogique. Il brandit un torque de la main droite et un serpent à tête de bélier de la main gauche.

 

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Familier du dieu des saisons, de la chasse et de la prospérité, le serpent hybride peut apparaître comme la représentation du mariage de l'Eau et du Feu, une émanation de l'énergie vitale et de la puissance indomptable de la nature.

 

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 Thor, le dieu nordique de l'orage, crée la foudre avec son marteau Mjöllnir afin de combattre les géants, incarnation des forces du chaos. Il se déplace dans un char tiré par deux boucs béliers: Tanngnjost (Dents Grinçantes) et Tanngrisnir, (Dents Étincelantes).

 

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Bélier de la fontaine Louvois, dans le 2e arrondissement de Paris.

 

Dans la Grèce antique, Hermès, le messager des dieux, guide des voyageurs sur les routes et conducteur des âmes des morts (Hermès Psychopompe) était parfois représenté comme un porteur de bélier (Kriophoros).

 

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Hermès Criophore, copie romaine d'un original grec du Ve siècle avant J.-C. (Rome, musée Barracco.)

 

Hermès Criophore et Apollon Karneios, dieu solaire aux cornes de bélier, ont présidé à des rites pastoraux qui répondaient à une volonté purificatrice.

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Statère d'argent à l'effigie d'Apollon Karneios, Ve siècle avant J.-C.

 

Dans les mythes grecs, Hermès détourna une épizootie en portant un bélier sur ses épaules et Apollon repoussa, grâce à ses cornes spiralées, les bêtes sauvages, les miasmes et les créatures malfaisantes. Ces croyances méditerranéennes sont à l'origine de la représentation du Christ Bon Pasteur, le Christ qui porte un bélier, un mouton ou un agneau sur ses épaules.

 

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Le Bon Pasteur, marbre du Vème siècle. Musée du Vatican, Rome. (Cliché FCL)

 

Le monde chrétien fit une lecture négative du symbole du bélier, en raison de son caractère martial, de sa vive sexualité et de ses relations avec le paganisme. L'Agneau de Dieu (Agnus Dei) devint alors une variante « purifiée » du bélier, offert en sacrifice pour le salut des pêcheurs. Ainsi, dans la Genèse (22, 13), le bélier est substitué à Isaac au moment du sacrifice d'Abraham.

 

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Agnus Dei photographié dans l'église Saint Ignatius à Chestnut Hill (Massachusetts), par John Workman.

 

Animal solaire, fécond, sacrificiel, le bélier est celui qui transporte les prières et les voeux. Dans la Chine ancienne, il symbolisait, à l'instar de la licorne, la monture des Immortels et il apparut, en Inde, comme un véhicule magique pour certaines divinités.

 

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 Dans les Védas (textes hindouistes sacrés), il est associé à Agni, le dieu du feu aux deux visages. Il est aussi l'un des attributs d'Indra, le seigneur du ciel et la monture de Kuvera, divinité gardienne des plus grands trésors, ce qui rappelle le mythe de la Toison d’Or.

 

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Pour les Yorubas, un peuple d'Afrique occidentale, le bélier est un animal royal au caractère fier, fiable et courageux. Il est aussi le symbole du dieu du tonnerre Schango, le porteur de hache. Le tonnerre est considéré comme le cri de l'animal, émanation de sa puissance fécondante et guerrière.

 

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 Ce pendentif en bronze, en forme de tête de bélier, décorait une robe cérémonielle de tissu rouge portée par l'Orufanran, chef militaire du royaume Yoruba. (Cote cliché: 98-007195. N° d’inventaire:73.1997.4.141. Crédit photographique:Jean-Gilles Berizzi. Paris, musée du quai Branly.)

 

Plusieurs peuples d'Afrique vénèrent le Bélier Céleste, divinité agraire qui règne sur la fécondité. Ils le représentent juché au-dessus d'un épi de maïs, l'extrémité de sa queue se métamorphosant en une tête de serpent. Les Dogons croient que le Bélier Céleste porte une Calebasse, la matrice du soleil, entre ses cornes testicules et qu'il apporte les orages en se déplaçant au firmament. Il dispose d'un phallus dressé sur son front qui lui permet de féconder la calebasse et quand il urine, la terre des Hommes se gorge de pluie bienfaisante. Sa toison est faite de feuilles vertes ou de cuivre rouge.

 

Après ce voyage à travers la symbolique du bélier et les légendes qui lui sont associées, je ne résiste pas au plaisir de vous montrer cet amour insolite né, fin 2011, entre un bélier et une biche au parc animalier de Kunming, dans la province du Yunnan, en Chine.

 

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 Changmao, le bélier blanc à « Longue Toison » et Chunzi, « la Pure » éprouvent une affection qui intrigue les gardiens et les spécialistes en comportement animalier. Ils s'accouplent plusieurs fois par jour, se câlinent et refusent de se quitter. Ils ont même été officiellement « mariés », le 14 février 2012.

 

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Bélier gardien de l'hôtel de Sandreville dans le quartier du Marais.

 

Animal mythique, le bélier a donné son nom à la machine de guerre qui permettait d'enfoncer les portes et les murs des villes et des monuments assiégés. Il est celui qui pénètre, de manière ambivalente, pour détruire et féconder car après le temps du chaos vient toujours le temps de la reconstruction et de la reverdie. Les vieux mondes s'écroulent et d'autres mondes voient le jour mais la mémoire de « ce qui fut » ne saurait disparaître.

 

Ainsi, si sa constellation brille de manière assez discrète dans le ciel nocturne, c'est parce que la mythique Toison d'Or a retrouvé sa place au sommet du chêne sacré, dans le mystérieux royaume de Colchide, et qu'un dragon sommeille tout autour de l'arbre, comme le prétendent les traditions hermétiques...

 

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Magnifique vase des Tuileries.

 

Sur ces bonnes paroles, avec mes cornes vrombissantes (rires!) je vais déguster, en charmante compagnie, mon gâteau d'anniversaire et, à défaut de pouvoir partager une succulente part avec vous (ce que j'aurais bien aimé faire), je vous adresse mes amicales et facétieuses pensées!

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #avril, #deesse, #force, #poisson, #premier

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Le Premier Avril (édition revue et augmentée)

 

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Plaisanteries, boutades et rencontres espiègles se multiplient, en ce jour qui lâche la bride aux esprits facétieux. Les poissons d'avril, les gourmandises et les déclarations d'amour sont à l'honneur.

 

Des poissons chargés d'histoire...

 

Émanation de traditions printanières et de très anciens rites de fertilité, le poisson nous séduit par sa riche symbolique et la délicieuse iconographie qui lui est associée. Il s'inscrit, tel un initiateur, au coeur des festivités qui marquent le renouvellement des forces vives de l'année.

 

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Jusqu'au XVIe siècle, le début de l'année variait suivant les diocèses. A Lyon, l'année commençait le jour de Noël; à Vienne, c'était le 25 mars. Dans certaines régions, le jour de Pâques ouvrait les portes du calendrier et dans d'autres provinces, c'était le premier avril.

 

Le roi Charles IX (1550-1574) décida de résoudre cette « complication » en fixant au premier janvier, dans l'ensemble de la France, le début de l'année civile. Le 9 août 1564, le tout jeune souverain signa, en présence de sa mère, la régente Catherine de Médicis, l'édit de Roussillon qui n'entra en vigueur qu'en 1567.

 

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Portrait de Charles IX, 1561, par François Clouet (1505/15-1572).

 

« Oyez braves gens, le premier janvier marque une fois pour toutes le début de l’année. »

 

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En 1582, la mesure fut étendue à l'ensemble du monde catholique grâce à l'adoption du calendrier grégorien.

 

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La tradition du poisson d'avril semble tirer ses origines du fameux édit de Roussillon, car, en souvenir des anciennes célébrations du premier avril, les gens continuèrent d'échanger des cadeaux, de préférence teintés de burlesque.

 

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Mais un ouvrage comme le Dictionnaire de Trévoux (1704-1771), synthèse jésuite des dictionnaires français du XVIIe siècle, proposa une autre origine au poisson fatidique. Le Christ aurait été contraint, lors de son jugement, de se rendre d'un tribunal à un autre, sous une profusion de railleries. On aurait donc pris l'habitude de faire courir et de renvoyer, d’un endroit à un autre, le premier avril, les personnes dont on voulait se moquer.

 

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De nos jours, les plaisantins accrochent un poisson en papier dans le dos de leurs victimes. Quand la farce est découverte, ils s'écrient « Poisson d'avril »!

 

Entre amis, entre collègues et dans le cadre familial, les esprits taquins rivalisent de créativité et certains canulars, de plus ou moins grande ampleur, sont organisés dans les médias.

 

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Les poissons d'avril dans le monde

 

Depuis l'an 2000, le premier avril est aussi la Journée Internationale des Livres Comestibles. Cette célébration, conçue par Judith Hoffberg et Béatrice Coron, invite les bibliophiles à réaliser des gourmandises en forme de livre. Les amateurs photographient leurs créations et les publient sur le site du Edible Book Day.

 

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Au Brésil, le premier avril est appelé « Jour du Mensonge ». Les enfants créent des poissons colorés avec du tissu et du papier et les adultes rivalisent d'ingéniosité pour élaborer le plus « gros » mensonge.

 

Au Mexique, la coutume consiste à dérober provisoirement un objet appartenant à un ami. La « victime » recevra des friandises et un message lui révélant qu'il s'est fait piéger.

 

Aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni, le jour des fous d'avril, April Fool's Day, ou All Fool's Day (Jour de tous les fous) apparaît comme une sorte de réminiscence de la Fête des Fous médiévale mais dans une version plus édulcorée.

 

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(Charivari du Roman de Fauvel, miniature du XIVe siècle.)

 

En Écosse, les farceurs oeuvrent jusqu'au 3 avril alors qu'en Espagne et en Amérique Latine, les traditions ludiques du premier avril se déroulent le 28 décembre, Jour des Saints-Innocents. En ce jour qui mêle le souvenir du massacre des enfants de Bethléem âgés de moins de deux ans par le roi Hérode et les festivités associées à l'antique Fête des Fous, les enfants accrochent un petit personnage en papier dans le dos des personnes qu'ils ont choisi de chahuter.

 

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Dans de nombreux pays, le premier avril est l'occasion de rire, de manière plutôt débonnaire, aux dépens des personnes que l'on apprécie.

 

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Les beautés d'avril

 

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Enluminure du mois d'avril issue du manuscrit des Très Riches Heures du duc de Berry, XVe siècle.

 

Le mois d'avril est une passerelle enchantée entre les deux parties de l'année. La saison sombre s'est éloignée. L'équinoxe de printemps a réveillé le pouvoir des fleurs. Les bourgeons, gorgés de force, cèdent la place aux couleurs les plus vives. La sève pulse sous l'écorce des arbres fruitiers et les animaux se départissent de leur pelage hivernal.

 

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La Nature est en liesse même si avril est un mois capricieux, propice aux giboulées. Cette inconstance météorologique a donné lieu à de nombreux dictons et proverbes:

 

« Fleurs d'Avril

Ne tiennent qu'à un fil ».

 

« Quand Avril en fureur se met

Pas de pire mois dans l'année! »

 

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« Il n'est si gentil mois d'avril

Qui n'ait son chapeau de grésil. ».

 

« La lune d'avril nouvel ne passe pas sans gel. »

 

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« Avril entrant comme un agneau

S'en retourne comme un taureau. »

 

« Quand Mars se déguise en été

Avril met ses habits fourrés. »

 

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« Avril le doux, quand il se fâche, est le pire de tous! »

 

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« Caprices d'Avril font tomber les fleurs et trembler les laboureurs. »

 

Mais heureusement, rien n'arrête la reverdie... Les beautés parées de lumière affrontent, depuis la nuit des temps, les tempêtes et les fantômes de l'hiver qui parfois les bousculent avec leurs doigts givrés.

 

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Sur la roue zodiacale, dansent, à cette période transitoire, des êtres magiques: le poisson, emblème lunaire et matriciel et le bélier, animal solaire, gorgé de force et de virilité.

 

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Le poisson d'avril, messager de l'amour et du Printemps

 

Si les canulars associés au premier avril sont toujours bien vivants, l'image du poisson était autrefois utilisée pour exprimer son ardeur amoureuse. Aux alentours de 1900, les cartes illustrées de poissons étaient très répandues. Le messager des forces printanières était accompagné d'angelots, d'enfants, de belles jeunes femmes ou de couples amoureux. Des vers romantiques et facétieux complétaient l'ensemble.

 

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Ces cartes s'inscrivent dans la lignée de celles de la Saint-Valentin et du Premier Mai. Les amoureux y déclarent leur flamme avec espièglerie et sensibilité.

 

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La vogue des cartes illustrées était l'occasion de célébrer, avec poésie, humour et tendresse, le cycle des saisons et le renouveau printanier.

 

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Cette iconographie au charme suranné est truffée de symboles d'amour et de chance. Le fer à cheval est considéré depuis fort longtemps comme un porte-bonheur, indissociable des rituels amoureux. Des rubans roses ou rouges étaient glissés dans les trous de l'objet avant d'être offerts à la personne désirée. Si le contexte était favorable, ils pouvaient être dissimulés sous son matelas ou son oreiller.

 

Les jeunes hommes frottaient des petits fers à cheval sur la lettre destinée à l'élue de leur coeur.

 

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Protecteur du foyer contre les tempêtes et les forces malveillantes, le fer à cheval était placé, les pointes vers le haut, au-dessus des portes ou des cheminées. Réputé attirer l'amour et la prospérité, il était posé, les nuits de pleine lune, sur le rebord des fenêtres. Il accompagnait aussi les pêcheurs dans leurs activités.

 

Depuis la plus lointaine antiquité, les roses symbolisent l'amour. Leur douce couleur rose-thé s'harmonise avec les nageoires et la queue des poissons.

 

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Incarnation des forces printanières, le poisson d'avril met à l'honneur une magie populaire qui offre au monde de l'enfance une place privilégiée.

 

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Le poisson peut être assimilé à la légendaire cigogne, bonne fée qui apporte les nourrissons dans les foyers.

 

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Les cartes du premier avril étaient aussi agrémentées de messages d'amitié.

 

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On vendait, dans les boutiques en vogue à la Belle Époque, des poissons en sucre, en chocolat et de jolies boîtes colorées en forme de poisson, remplies de gourmandises. Cette tradition a survécu à travers la « friture » de Pâques, florilège de chocolats en forme de créatures aquatiques.

 

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Au cours des repas, on plaçait sur la table des petits objets imitant la nourriture afin d'amuser les convives et des boîtes miniatures en forme de poisson pour y loger quelque chose de précieux.

 

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 Belle enseigne pisciforme photographiée dans le quartier du Gros-Caillou. (7e arrondissement de Paris).

 

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La symbolique du poisson

 

Le poisson fraye et se love dans les eaux matricielles, les mondes mystérieux et les profondeurs de l'inconscient. Dans les religions anciennes, il était porteur d'un symbolisme lié à l'amour et à la fécondité.

 

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Des poissons aux couleurs chatoyantes peuplaient les bassins des temples, les fontaines et les étangs sacrés.

 

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Guillaume Rondelet (1507-1566), L'histoire ancienne des poissons, 1558.

 

Des déesses mères à queue de poisson étaient célébrées au Proche-Orient, à l'instar de la déesse lunaire syrienne Atargatis, représentée avec une queue de sirène.

 

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The Mermaid, par le peintre préraphaélite John William Waterhouse (1849-1917).

 

Les premières sirènes ressemblaient à des Harpies. Leurs ailes d'oiseaux claquaient dans le vent comme les voiles des bateaux. D'après la légende, battues par les Muses dans un concours de chant, elles perdirent leurs plumes, utilisées pour tresser des couronnes.

 

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Ulysse et les Sirènes, 1891, par J.W. Waterhouse.

 

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Ulysse et les sirènes, par le peintre victorien Herbert James Draper (1863-1920).

 

Le milieu marin a toujours suscité la fascination et l'effroi. Des auteurs comme Pline l'Ancien (23-79 après J.-C.) le qualifient de « mère des monstres » mais l'eau, si mortifère soit-elle, est habitée par des forces magiques et régénératrices.

 

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The Land Baby, par le peintre préraphaélite John Collier (1850-1934).

 

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Poisson volant, par le peintre victorien Herbert James Draper (1863-1920).

 

Dans la Grèce ancienne, le poisson était consacré à Aphrodite, la déesse de l'amour et de la beauté, née de l'écume de la mer.

 

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La naissance de Vénus, vers 1485, par Sandro Botticelli (1445-1510).

 

Dans la Rome antique, le premier avril, les femmes vénéraient la déesse Vénus Verticordia et la Fortune virile. Le poète latin Ovide (43 avant J.C.- 18 après J.-C.) relate que la statue vénusienne, dépouillée de ses bijoux et de ses diverses parures, était baignée et parfumée. Les prêtresses la paraient ensuite de colliers d'or et de roses fraîches.

 

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Vénus Verticordia, 1868, par Dante Gabriel Rossetti (1828-1882), artiste préraphaélite.

 

Ce portrait, dont il existe quatre versions, représente Vénus Verticordia, «celle qui change les cœurs», une des nombreuses épiclèses de la déesse de l’Amour. (Une épiclèse est une épithète accolée au nom d'une divinité.)

 

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Alexa Wilding, l'un des modèles favoris de Rossetti, prêta ses traits à la déesse, beauté victorienne flamboyante, auréolée de papillons d'or et jaillissant d'un buisson de pivoines et de roses. Elle tient une flèche dans la main droite et une pomme dans la main gauche, fruit de connaissance et de sensualité évoquant le péché originel mais aussi le jugement de Pâris. La flèche est l'attribut de Cupidon, le dieu qui insuffle le désir.

 

Le premier avril, les femmes romaines se lavaient dans de l'eau vive, énonçaient des voeux de fécondité et portaient des couronnes de myrte vert, arbuste sacré de la déesse. Elles offraient de l'encens à la Fortune Virile, qui devait les aider à dissimuler aux hommes les petits défauts de leur anatomie. Dans les temples, elles savouraient un breuvage mystique, mélange de lait, de miel et de suc de pavot. D'après les anciennes croyances, Vénus avait absorbé cet élixir lors de ses noces avec Vulcain, le dieu du feu et de la forge.

 

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(Allégorie aquatique, place de la Concorde.)

 

Le poisson, avatar et compagnon des déesses antiques, devint, dès le début de la chrétienté, un symbole du Christ.

 

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Signe secret de reconnaissance des premiers chrétiens, le nom grec du Christ, ikhtus, peut être considéré comme un acronyme des mots: Iesos Khristos Théos Huios Sotèr soit « Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur ».

 

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Dans les traditions d'avril et de Pâques, il est question de résurrection des forces naturelles et de pêche miraculeuse.

 

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Les pêcheurs, décor du pavement de la basilique d'Aquilée, en Italie.

 

Sur les murs des Catacombes, les lampes à huile, les poteries et les sarcophages paléochrétiens, le poisson représente le sacrement de l'Eucharistie, communion suprême du Christ avec ses disciples. Il évoque le passage et le cheminement des âmes vers l'au-delà.

 

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Le calice au poisson, dans la Maison aux Poissons, à Ostie (le port de Rome).

 

Le poisson figure, à côté du pain et du vin, sur la table de la Cène. Les premiers Pères de l'Église qualifiaient les croyants de pisciculi: « petits poissons » et appelaient les fonts baptismaux piscina: « le vivier, l'étang aux poissons ».

 

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 Gardien des connaissances mystérieuses, guide spirituel, symbole de chance et de fécondité, le poisson est un initiateur, célébré dans toutes les civilisations, en orient comme en occident.

 

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 En Chine, le poisson (yü) signifie le bonheur et l'abondance. Les mouvements de sa queue et de ses nageoires dans l'eau sont assimilés au plaisir sexuel. (Image extraite de mon article sur la Pagode Loo.)

 

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 Au Japon, on le considère comme un emblème de courage, de force et d'endurance. (Estampe d'Hiroshige (1797-1858), Mulet gris et camélia.)

 

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 Il conduit aussi les âmes bienheureuses à travers les mondes aquatiques, vers les Îles Fortunées, et protège l'Oeuf de la Vie qui fait renaître le Printemps.

 

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Au numéro un de la rue Montmartre, dans le premier arrondissement de Paris, on aperçoit ce poisson sculpté dans le mur de l'église Saint-Eustache (1532-1640). Il domine une porte basse qui conduit à une petite crypte, l'actuelle sacristie.

 

Il provient d'une ancienne chapelle, construite en 1213 grâce à Jean Alais, maître des joueurs de mystères qui prêta au roi Philippe Auguste une somme d'argent conséquente et reçut l'autorisation de prélever un denier sur chaque panier de poisson vendu aux Halles. Il se remboursa si bien qu'il put faire édifier une chapelle à Sainte-Agnès, là où se dresse aujourd'hui le choeur de l'édifice. Ainsi, le poisson fut une nouvelle fois un vecteur de chance et de prospérité.

 

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Enracinés dans l'imaginaire collectif, les poissons d'avril sont les messagers des forces de reverdie et les protecteurs des anciennes croyances. Ils confrontent ceux qui en sont les « victimes » à une sorte de rite de passage. Ils frayent dans les eaux magiques, à la croisée des fluides de mort et de vie, et nous invitent à laisser papillonner notre imagination.

 

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Je souhaite qu'Avril vous soit particulièrement favorable. Merci pour vos messages, je pense bien à vous!

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #fontaine, #force, #fut, #justice, #michel, #saint

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 La Fontaine Saint-Michel, la plus haute fontaine de Paris, se dresse sur la Place Saint-Michel, dans le 6e arrondissement de la capitale. Emblématique des travaux orchestrés par le Baron Haussmann sous le Second Empire, elle attire de nombreux parisiens, des franciliens, des visiteurs de province et du monde entier.

 

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 Conçue comme un décor de théâtre, elle est un célèbre point de rendez-vous et une vitrine du Paris moderne, érigé sur les vestiges de rues médiévales aux noms évocateurs: rue de la Harpe, rue des Rats ou de la Pomme d'or... Je vous invite à découvrir ou à redécouvrir les détails de cette composition urbaine dédiée à l'archange Saint-Michel, protecteur de l'Île de la Cité et de ses alentours.

 

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 La fontaine Saint-Michel est l'émanation d'une volonté particulière, celle de Georges Eugène Haussmann (1809-1891) de mettre en oeuvre un plan de réaménagement et d'embellissement de la capitale, fondé sur l'aération du tissu urbain. Doté d'une forte personnalité, comme en témoigne ce portrait d'Henri Lehmann (1814-1882) conservé au musée Carnavalet, il dirigea une campagne de travaux pharaoniques, inspirée par les théories hygiénistes de son temps.

Excellent orateur, écrivain, haut fonctionnaire et défenseur acharné d'une nouvelle politique de la Ville, il fut nommé Préfet de la Seine en 1853.

Avec une ardeur infatigable, il entreprit de faire percer de nouvelles voies pour favoriser la circulation des véhicules et des piétons. Des boulevards, des avenues et de grandes perspectives virent le jour et un luxuriant maillage de squares et de jardins fut créé.

Dans le prolongement de l'esprit des « Lumières », la Ville devint, à l'époque de Napoléon III (1808-1873), un espace maîtrisé, doté d'un ample quadrillage, de promenades plantées et d'immeubles somptuaires mais Haussmann voulait aussi faciliter le déploiement de troupes militaires en cas de soulèvements civils. Il fut, à cet égard, particulièrement décrié.

 

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La fontaine Saint-Michel reflète les critères architecturaux et esthétiques édictés par le Baron. Construite à partir de 1858 et inaugurée en 1860, en bordure du boulevard Saint-Michel (terminé en 1859) et de la rue Danton qui descend vers la Place Saint-André-des-Arts, elle se situe dans l'axe du boulevard du Palais qui traverse l'Île de la Cité.

 

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 Élaborée dans un style éclectique par l'architecte Gabriel Davioud (1824-1881), elle se présente comme une sorte d'arc de triomphe antique, destiné à commémorer la victoire de l'archange Saint-Michel sur son adversaire.

 

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Sa structure est celle d'une fontaine-mur, à l'instar de la Fontaine Médicis au Jardin du Luxembourg et de la Fontaine des Quatre-Saisons située rue de Grenelle, dans le 7e arrondissement de Paris.

 

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La Fontaine Médicis

 

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La Fontaine des Quatre Saisons, érigée par Edme Bouchardon, entre 1739 et 1745.

 

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La fontaine Saint-Michel est l'un des plus remarquables monuments de Paris mais sa mise en scène complexe et son décor foisonnant et polychrome, lié à l'utilisation de marbre rose et vert du Languedoc, de pierre bleue de Soignies (Belgique) et de calcaire jaune de Saint-Ylie (Jura), ne firent pas l'unanimité lors de sa construction.

 

« Dans ce monument exécrable,

On ne voit ni talent ni goût,

Le Diable ne vaut rien du tout;

Saint-Michel ne vaut pas le Diable »

(Quatrain anonyme)

 

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Au-dessus d'un rocher sculpté par Félix Saupin, Saint-Michel, le chef des milices célestes, brandit son épée flamboyante et prend l'ascendant sur le Diable déchu.

 

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 Ce groupe fut exécuté par Francisque Duret (1804-1865) qui s'inspira d'un tableau de Raphaël (1483-1520), « Le Grand Saint-Michel », aujourd'hui visible au Louvre.

 

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 L'oeuvre, datée de 1518, fut commanditée par le pape Léon X (Jean de Médicis). Destinée à symboliser la bonne entente entre les peuples, elle fut offerte au roi François Ier à l'occasion du mariage de Laurent de Médicis, neveu du pape, avec Madeleine de la Tour d'Auvergne. Cette union donna naissance à Catherine de Médicis (1519-1589).

 

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A l'origine du projet, la niche centrale devait accueillir une statue monumentale de Napoléon Ier mais le choix du thème de Saint-Michel s'imposa, en référence à un ancien lieu de culte consacré à l'archange libérateur, à proximité de l'Île de la Cité.

 

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Deux imposantes chimères, créations d'Henri-Alfred Jacquemart dit Alfred Jacquemart, se dressent de part et d'autre du grand bassin.

 

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Alfred Jacquemart (1824-1896) se spécialisa dans la sculpture d'animaux et de créatures fantastiques. Il réalisa deux lions pour l'Hôtel de Ville de Paris, les lions de la fontaine de la place Félix Éboué, les aigles des colonnes rostrales de l'Opéra Garnier, le rhinocéros du parvis du Musée d'Orsay et les sphinx de la fontaine aux palmiers de la place du Châtelet. Il conçut en 1869 la statue équestre de Louis XII pour l'Hôtel de Ville de Compiègne et la maquette en cire de la statue de Napoléon III, destinée à orner les Guichets du Louvre.

 

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Très appréciées à leur époque et dans les décennies qui suivirent, les chimères de la place Saint-Michel servirent de modèle pour créer des figurines en bronze, des serre-livres et des presse-papiers.

 

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 Chimère, monstre composite, mosaïque d'êtres issus des profondeurs de l'inconscient, messagère de mondes mystérieux, gardienne des forces telluriques... Mélange de lion (tête), de quadrupède pas vraiment déterminé (corps), de serpent ou de dragon (queue) et d'oiseau (grandes ailes). Pour certains auteurs, elle aurait deux têtes, celle d'une chèvre et celle d'un lion. Pour d'autres, elle serait la fille des Titans Typhon et Echidné, à la fois mère des tempêtes, des eaux sombres et des éruptions volcaniques, incarnation des fantasmes, des peurs et des désirs inassouvis... Elle fut combattue par le héros Bellérophon qui chevauchait Pégase, le féerique cheval ailé.

 

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Dans la partie haute du monument, s'élèvent quatre statues qui représentent les Vertus Cardinales, soit la Prudence, la Justice, la Force et la Tempérance. Elles s'appuient sur l'entablement des colonnes en marbre rose et dominent des écussons à tête de lion.

 

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La Prudence, sculptée par Jean-Auguste Barre (1811-1896), a pour attributs le miroir et le serpent.

 Souvent considérée comme une femme aux deux visages, elle tient un miroir, oeil magique qui permet d'accéder à la connaissance de soi, à la conscience de ce qui fut, de ce qui est et de ce qui pourrait advenir. Les ouvrages anciens la représentent parfois casquée d'un heaume doré et entouré d'une guirlande de feuilles de mûrier; accompagnée d'un cerf qui rumine ou d'un oiseau de nuit; tenant une flèche et un petit poisson appelé rémora, une clepsydre (horloge à eau), un livre ou un compas. Avec le miroir, son principal attribut est le serpent. Gardien des secrets, démiurge, porteur et passeur de connaissance, le serpent qui s'enroule autour de son bras est appelé « le vigilant ».

« La Prudence, selon Aristote, est une habitude active, accompagnée d'une vraie raison, qui agit sur les choses possibles, pour atteindre à la félicité de la vie, en suivant le bien et fuyant le mal. » Iconologie ou explication nouvelle de plusieurs images, emblèmes et autres figures hiéroglyphiques des Vertus, des Vices, des Arts, des Sciences, des Causes naturelles, des Humeurs différentes et des Passions humaines. Tirées des recherches et des figures de César Ripa, moralisées par Jean Baudoin. A Paris, chez Mathieu Guillemot, 1644. P.164.

 

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Le serpent de la Prudence rappelle celui de la déesse Hygie (voir mon article intitulé La Fontaine de Mars et Hygie).

 

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La Justice, armée de son glaive, est l'oeuvre d'Élias (Louis-Valentin) Robert (1821-1874).

 Gardienne de l'équilibre cosmique, la Justice incarne l'ordre et la sagesse qui s'opposent à l'obscurantisme et au chaos. « C'est l'opinion de Platon que rien ne peut échapper aux yeux de la Justice (Maât) et qu'à raison de cela les anciens Prêtres des Égyptiens, disaient que par la force de la vue elle pénétrait dans le fonds de toutes choses. De là vient aussi qu'Apulée jure par l'oeil du Soleil et de la Justice ensemble, pour montrer que l'un est aussi clairvoyant que l'autre. » Iconologie de César Ripa, seconde partie, p.56.

Elle est représentée par la déesse Thémis (la justice divine) et par Dicé ou Diké, fille de Zeus et de Thémis et personnification de la justice humaine. Dicé est l'une des Heures. Ses soeurs sont Eunomie (la Loi et l'Ordre) et Eiréné (la Paix). On la nomme également Astrée, la « femme-étoile » ou « l'éclair brillant ». D'après les Métamorphoses d'Ovide, Astrée vécut parmi les Hommes pendant la période de l'Âge d'Or mais quand arriva l'Âge du Fer, pour échapper à la corruption de l'humanité, elle fut placée par Zeus dans le ciel et devint la constellation de la Vierge, avec pour attribut principal la balance.

 

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(Oeuvre de Kinuko Y Craft, artiste contemporaine.)

 Vengeresse des crimes, elle porte l'épée de Némésis, le châtiment divin.

 

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 « Le glaive de la Justice n'a pas de fourreau ». Cette citation du philosophe Joseph de Maistre (1753-1821) souligne l'importance du combat contre « la corruption des caractères et des habitudes qui engendre les venins les plus mortels ».

 

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La Tempérance est l'oeuvre de Charles Gumery (1827-1871).

 « On la dépeint avec une bride à la main (…) car cette vertu apporte la modération requise, hors de laquelle les choses qui vont dans l'excès détruisent entièrement le sujet où elles s'attachent, comme par leur débordement les grandes rivières ravagent tout ce qu'elles rencontrent. » Iconologie, p.187.

 

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La Force, création d'Eugène Guillaume (1822-1905), revêt la peau du Lion de Némée et s'appuie sur la massue en chêne d'Hercule.

 « Elle porte la physionomie d'une personne robuste (…), la taille belle, les épaules larges, les membres nerveux... Ses armes (lance, massue) sont des symboles de la force de son corps et le rameau qu'elle tient en main en est un de celle de son esprit. Par l'un elle résiste aux armes matérielles et par l'autre, aux spirituelles, qui sont les vices. Ce qui nous est démontré par le Chêne, arbre que les poètes ont toujours cru plus fort que les autres. » Iconologie, p.77.

 

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Ces quatre Vertus soulignent la victoire de Saint-Michel, guerrier des forces de lumière, sur le Diable au visage humain.

 

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Au sommet de la fontaine, veillent les allégories de la Puissance et de la Modération.

 

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 De gracieux angelots se fondent dans un décor néo-renaissance composé de palmes et de rinceaux.

 

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 Ces ornements sont l'oeuvre de Marie-Noémi Cadiot (1828-1888) alias Noémie Constant, femme de lettres et sculpteur, activement féministe. Elle fut l'élève de James Pradier (1790-1852) et l'épouse du célèbre occultiste Éliphas Lévi (1810-1875), de son vrai nom Adolphe-Louis Constant.

 

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Les armoiries de Paris dominent la niche centrale, rappelant la toute puissance économique de Paris, initiée par la Hanse ou Guilde des marchands de l'eau d'où l'emblème « fluctuat nec mergitur »: « il est battu par les flots mais ne sombre pas ».

 

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Une plaque, installée sur un côté de la fontaine, nous rappelle que, du 19 au 25 août 1944, la place Saint-Michel fut le théâtre de nombreux combats. De par sa situation sur la rive gauche de la Seine, elle était un lieu de passage obligatoire pour les troupes allemandes qui se dirigeaient vers l'est ou le nord de la capitale. Ces mots gravés célèbrent la mémoire des insurgés qui luttèrent le long du boulevard Saint-Michel, rebaptisé « boulevard de la mort ».

 

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Témoignage grandiose ou grandiloquent (selon les goûts) de la politique d'embellissement du Second Empire et d'une vision nouvelle de l'espace urbain, la fontaine Saint-Michel est plus que jamais un lieu de partage, de rencontre et de rendez-vous. Elle offre un très beau panorama sur la Seine et Notre-Dame et constitue le point de départ de plusieurs promenades à travers les méandres du Quartier Latin.

 

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Vue sur le quai des Orfèvres et la flèche de la Sainte-Chapelle depuis la fontaine Saint-Michel.

 

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Vue sur les atours de Notre-Dame mais ceci est une autre histoire...

 

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 Merci de votre fidélité, amicalement!

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #amies, #merci, #pensee, #printemps, #tendresse

 

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Illustration de Anne-Julie Aubry

 

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J'adresse un chaleureux merci à celles et ceux qui sèment des pensées d'amitié sur mon jardin de la toile. Je suis très touchée par vos messages, votre tendresse et votre sensibilité.

 

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Je reviens doucement, aimantée par les charmes du printemps naissant, après une période d'introspection profondément nécessaire et réparatrice. Alors merci à vous, amies et fidèles lecteurs qui m'avez accompagnée en pensée.

 

Je vous offre avec tendresse cette première émulsion de printemps, magique farandole de camélias, crocus, narcisses, jonquilles, pâquerettes pomponnettes et primevères...

 

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Joyeux Ostara à mes amies d'ici et d'ailleurs.

 

Affectueusement vôtre et gros bisous!

 

Cendrine

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #fleur, #hivernale, #lumiere, #ombre, #pause

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  indéterminée...

 

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Ami(e)s lectrices, lecteurs

 

Je suis dans la lune, entre ombre et lumière, à fleur d'émotion, ce qui est très créatif alors ne vous inquiétez pas pour moi...

 

Ma pause continue... Je prends le temps nécessaire.

 

Je ne vous oublie pas, prenez bien soin de vous, gros bisous à tous...

 

Cendrine

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #2014, #amour, #annee, #nouvelle, #soit

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Je vous donne rendez-vous dans une dizaine de jours...

 

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Ami(e)s lectrices, lecteurs,

 

L'ancienne année s'effeuille...

Une année toute neuve exhale ses parfums d'épices douces, de vanille enchanteresse, de fruits confits et de chocolat chaud.

 

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Je souffle vers vous mes voeux de santé, d'amour et de prospérité afin que 2014 soit pétillante, joyeuse et colorée, riche en belles rencontres et en projets réussis!

 

Nous savons que les peines et le chaos ne peuvent être facilement balayés mais continuer à croire en quelque chose de meilleur et conserver l'enthousiasme sont des atouts majeurs. J'adresse mes plus douces pensées à plusieurs ami(e)s de la toile qui ont été rudement éprouvés en 2013. Je leur souhaite de connaître des temps apaisés...

 

A toutes et à tous, je veux redire ma foi en l'avenir et en nous, nous qui sommes capables de relever de nombreux défis et d'accomplir nos rêves, par la force de nos émotions et de notre créativité. Je vous souhaite un délicieux réveillon, un excellent mois de janvier et une très belle année 2014!

 

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Une année qui m'inspire, entre deux saveurs gourmandes, quelques notes de poésie...

 

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Soufflez soufflez l'année nouvelle

Bulles dorées qui m'ensorcèlent

Bulles changeantes qui bercez

Le temps l'espace et mes pensées

 

De votre baiser mystérieux

Jaillit la caresse du feu

Né sous les neiges de printemps

Dans le silence miroitant

 

Alors que tout meurt et s'éveille

Dans les soies de l'été vermeil

Et les chauds grenats de l'automne

L'hiver enflamme sa couronne

 

Au bal des saisons et des rêves

Les voeux d'amour sont une sève

Une liqueur un florilège

De couleurs et de sortilèges

 

Bulles fantasques et sensuelles

Brodez les étoiles jumelles

Sur le blanc manteau de la terre

Parmi les roses de l'hiver

 

L'année nouvelle en ses diaprures

Efface frayeurs et censures

Elle s'épanouit en farandole

A l'heure féline et frivole

 

Sa magie hante les chemins

Les pavés bleus les parchemins

Elle file comme feuille au vent

Tantôt sinueuse ou droit devant

 

Vers les lumières boréales

A travers la nuit de cristal

Et les légendes du grand Nord

Qui font renaître son aurore...

 

                                  Cendrine

 

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Gustav Edolf Fjaestad (1868-1948), artiste suédois. Stjärnklar Vinternatt, Nuit de cristal.

 

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Que l'année nouvelle soit parfumée de roses et de sensualité...

 

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Qu'elle attise l'amour, la vigueur et apaise la douleur des coeurs esseulés...

 

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Qu'elle vous offre chance, bonheur et prospérité!

 

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Qu'elle soit ludique, facétieuse et pleine de petits trésors...

 

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Bienvenue en 2014!

 

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Gros bisous et merci pour votre fidèle amitié...

 

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #annee, #fetes, #joie, #saison, #voeux

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Ami(e)s lectrices, lecteurs,

 Que la magie de Noël rayonne dans vos foyers, présage d'une année que nous espérons remplie de joie, d'amour et de sérénité et que la ronde des saisons vous emporte dans sa féerie!

 

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Merci pour les moments de joie et de complicité que nous avons partagés, tout au long de l'année 2013. Je pense aussi très fort aux êtres aimés qui ne sont plus là et aux personnes seules et démunies en cette période de festivités...

 

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Mes pensées, chers amis, caracolent vers vous, dans le scintillement des bougies et les fragrances de chocolat chaud pour accompagner ces gourmandises de saison bien dorées...

 

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Régalez-vous, prenez soin de vous, je souhaite que vos voeux se réalisent...

 

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Gros bisous!

 

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Sous l'obédience enchantée du vieux monsieur des neiges à la barbe de nuages...

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #2014, #monde, #noel, #temps, #vitrine

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Je tiens à vous remercier, une nouvelle fois, pour votre soutien pendant les moments difficiles  que j'ai vécus. J'ai écrit cet article, en grande partie, avant ma crise d'épilepsie et ses conséquences bien douloureuses. Le publier signifie donc un renouveau pour moi... Merci à vous d'être là...

 

Paris aux couleurs de Noël

 

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Quand décembre montre son nez poudré de blanc, les façades parisiennes s'illuminent et les vitrines dévoilent, dans un concert d'animations variées, la magie de leurs mises en scène enchantées. C'est le temps des fêtes, un temps ambivalent mêlé de joie et d'une certaine mélancolie, le renouveau des plaisirs d'enfance à travers une myriade de sucreries, le temps des retrouvailles, des confidences et du partage mais aussi le temps de la solitude exacerbée pour les naufragés de la vie. C'est une période profondément initiatique...

 

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Sans oublier ceux qui n'ont pas la chance de vivre ces moments festifs, je vous invite à contempler la féerie moderne des décors de Noël, à arpenter la ville maquillée de lumière et à prêter l'oreille au murmure des légendes hivernales, entre deux dégustations de chocolat chaud.

 

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Comme chaque année, les vitrines des grands magasins du boulevard Haussmann revêtent leurs plus beaux atours.

 

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Les Galeries Lafayette ont choisi de mettre à l'honneur les contes de fées à travers des saynètes aux couleurs chatoyantes.

 

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 « Il était une fois Noël...avant les douze coups de minuit. »

 

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Sous la prestigieuse coupole Art Nouveau, se dresse un sapin d'une vingtaine de mètres, surmonté d'une chouette des neiges.

 

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Un arbre enchanté, sponsorisé par l'horloger suisse Swatch.

 

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En cette fin d'année 2013, le temps se matérialise à travers une multitude d'horloges, de rouages et de sabliers.

 

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Au pied du majestueux conifère, un village peuplé d'animaux et de charmants personnages s'anime toutes les heures.

 

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Un délicieux théâtre en mouvement, à quatre mètres au-dessus du sol...

 

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De facétieuses petites souris déclenchent les mécanismes qui font s'ébranler le décor.

 

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Chats noirs, lapins, singes, ours, chiens, oiseaux... se livrent à une farandole endiablée.

 

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Les détails de l'oeuvre (château, tourelles, clochers, maisons de formes variées) sont particulièrement soignés.

 

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Le long du boulevard Haussmann, la magie opère grâce à une charmante poupée rousse nommée Lilly.

 

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Rêveuse et aventureuse, Lilly nous accueille en compagnie du petit ours Martin.

 

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Lilly et Martin sont la version enfantine du thème de la Belle et la Bête qui s'épanouit, à travers une mise en scène onirique, du côté de la rue de la Chaussée d'Antin.

 

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La tête dans les étoiles, nos deux amis caracolent de vitrine en vitrine, après avoir reçu une singulière invitation.

 

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Au fil de leurs pérégrinations, ils découvrent des mondes enchantés qui s'animent au rythme d'horloges mystérieuses.

 

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Ils rencontrent des souricettes en tutu...

 

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Ils rêvent ou devisent sous un ciel constellé d'étoiles de glace...

 

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Pendant que perchées sur un arbre magique, des chouettes chuchotent les secrets des légendes hivernales.

 

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Ils font connaissance avec des singes et des lapins au cours d'un festin baroque.

 

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Ils s'aventurent entre des sabliers géants et rencontrent des lapins emmitouflés dans de jolies écharpes.

 

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Ils découvrent une étrange forêt peuplée de chats noirs...

 

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et un immense matou aux yeux très particuliers... Un autre gardien du temps!

 

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Temps dont les sortilèges happent notre attention grâce à des coucous musicaux, des métronomes et des rouages colorés, animés par des souris pleines de fantaisie.

 

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Un univers onirique qui semble très apprécié par Lilly la gourmande...

 

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Le temps, irrémédiablement, s'écoule mais nos amis cheminent vers la demeure de Monsieur et Madame Loup qu'ils doivent atteindre avant le douzième coup de minuit.

 

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Après avoir traversé un jardin peuplé de mécanismes mystérieux, ils découvrent des horloges mobiles gardées par des singes affublés de chapeaux haut de forme.

 

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Et ils collectent chez Monsieur et Madame Loup, dans la chaleur de l'amitié, une myriade de petits trésors.

 

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Le long de la rue de la Chaussée d'Antin, se dévoile un monde féerique... Monde imaginé par les Galeries Lafayette et les films Pathé pour annoncer le film événement du début de l'année 2014: La Belle et la Bête de Christophe Gans. Je ne vous montre pas ici tous les éléments de ce décor car je veux consacrer un article au thème de la Belle et la Bête et à la magnifique exposition intitulée « Jean Cocteau et le cinématographe » qui se tient à la Cinémathèque de Bercy jusqu'au 23 février 2014.

 

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« Noël, Joyeuse Obsession ».

 

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Du côté du Printemps Haussmann, petits et grands sont aimantés par les vitrines où s'ébattent d'irrésistibles oursons, héros régressifs de paysages aux couleurs sucrées.

 

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La maison italienne Prada a imaginé huit décors inspirés de l'univers des fêtes et truffés de références facétieuses au monde de la mode.

 

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Les oursons fétiches de la maison de haute couture ont été mis en scène par la créatrice Miuccia Prada autour d'un gâteau de pain d'épices géant, à l'intérieur d'un atelier de couture ou sur une piste de ski.

 

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Univers doux, drôles et chatoyants, indissociables du savoir-faire du marionnettiste Jean-Claude Dehix qui coordonne depuis 40 ans l'animation des vitrines afin que nos yeux s'illuminent. Ce « Gepetto des décors de Noël » dirige, à l'instar d'un chef d'orchestre, une armée de décorateurs, d'éclairagistes et d'ingénieurs du son et insuffle la vie à des personnages de chiffon, de cire, de papier dans son atelier de Gagny, en Seine-Saint-Denis. Chaque année, il anime environ deux cents personnages, dans des décors opulents et poétiques, pour les Galeries Lafayette et le Printemps.

 

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J'espère que vous avez apprécié les facéties de ces petits personnages qui animeront les vitrines des Galeries Lafayette jusqu'au 2 janvier 2014 et celles du Printemps jusqu'au 4 janvier 2014.

 

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Avec une poésie fantasque, le thème principal des vitrines de ce Noël 2013 s'articule autour du thème du temps, le temps qui file comme un fou et parfois s'arrête dans un jardin enchanté, le temps qui rêve sous les étoiles ou s'épanouit dans les dunes d'un paysage enneigé, le temps qui nous happe et nous ensorcèle...

 

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Une symphonie d'horloges et de rouages qui nous invite à nous poser à contretemps d'un monde où tout s'accélère, afin de savourer ce qui est le plus précieux...

 

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Je vous souhaite, ainsi qu'à vos proches, un très Joyeux Noël et une magnifique nouvelle année!

 

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Avec mon Amitié...

Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bien, #merci, #moi, #pathologie, #pensees

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Ami(e)s lectrices, lecteurs

Je vous remercie pour les petits mots, les mails, les commentaires, les poèmes, les jolies créations et les pensées d'amitié que vous m'avez adressés. Merci également pour vos cartes et vos nombreuses attentions. J'ai ressenti votre soutien, votre tendresse et j'en suis très touchée.

 

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 Je pense à vous bien fort comme vous le dira cette petite fée...

 

J'ai encore des plaies et des inflammations, tout ne guérit pas en une dizaine de jours. Ce n'était pas ma première crise d'une telle intensité, j'en ai vécu un nombre conséquent depuis l'enfance. J'en ai gardé des cicatrices et des blessures jamais refermées.

 

Il n'y a pas « une forme d'épilepsie » mais « des épilepsies ». Toutes sont souffrances. Comme certains d'entre vous le savent, la mienne résulte d'une pathologie orpheline. Mes vaisseaux sanguins, mes nerfs et mes racines dentaires ne sont pas « normaux », ils sont plus longs que ce qu'ils devraient être, mes nerfs ne sont pas placés comme il le faudrait, ils s'entortillent sur eux-mêmes pour former d'étranges arborescences qu'on ne peut sectionner sous peine de paralysie, ils touchent certaines artères là où il ne le faudrait pas et plusieurs fois par mois ils me provoquent des hémorragies de la bouche et du nez. Je précise les choses pour les personnes qui m'ont très gentiment soutenue et qui se posent des questions, ne connaissant pas la particularité de ma situation. A mes ami(e)s qui sont au courant, je réitère mes remerciements des plus chaleureux car votre présence et votre sensibilité sont merveilleuses.

 

La médecine continue de progresser, je suis heureuse pour ceux qui bénéficient de traitements de pointe et qui peuvent trouver du soulagement dans l'adversité. J'aimerais que cela soit possible pour tous les autres malades en attente et aussi pour moi, bien sûr, car il n'existe, pour le moment, aucun protocole de soins associé à ma pathologie.

 

Jour et nuit, ces malformations me font souffrir mais je garde le moral au beau fixe. Cela fait partie de moi, avec l'enthousiasme et l'espoir. J'ai la chance d'avoir un système immunitaire très solide et j'espère le conserver longtemps...

 

Comme je ressemble encore à une momie emberlificotée dans ses bandelettes (rires!), je referme la parenthèse et je vous remercie à nouveau, de tout coeur, pour vos messages et pour les pensées/pansées semées entre les mots. Je reviens doucement parmi vous, empaquetée mais ravie.

 

Mes pensées vont à ceux qui souffrent, quelle que soit leur affection, et à ceux qui les accompagnent. Gros bisous, prenez bien soin de vous...

 

Cendrine

 

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Ce n'est plus la saison des roses mais je tenais à vous offrir celle-ci qui vous dira, je l'espère, combien je suis sensible à vos pensées de réconfort et d'amitié. Je vais reprendre doucement le fil de mes articles et répondre à vos messages.

 

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Plume

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bientot, #cendrine, #deboites, #droit, #penser

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Bonjour à tous,

Cendrine s'est blessée pendant une de ses crises d'épilepsie. Son épaule, son poignet droit et sa cheville droite ont été déboîtés. Elle a un gros hématome à la tête et des côtes déplacées. Ses cervicales et son bras gauche ont beaucoup souffert aussi. Elle ne peut pas vous écrire mais elle n'oublie pas de penser à vous.

Dès qu'elle ira mieux, elle viendra vous rendre visite.

Merci de penser à elle.

Amicalement.

Christophe, le mari de Cendrine.

 

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Plume

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