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Ma Plume Fée dans Paris

Ma Plume Fée dans Paris

Une passionnée d'écriture qui explore les chemins de Paris et d'ailleurs...

Publié le par maplumefee
Publié dans : #automne, #feuille, #lumiere, #petit, #pigments

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Soufflée par la tempête, dans les feuilles crépitantes, je déambule à travers Paris. La lumière est un carrousel qui redessine à l'infini le ciel, la végétation et la pierre.

 

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Tapis et ronds de feuilles au pied des arbres composent des paysages oniriques.

 

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Ombres d'or...

 

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La magnifique lumière du soir au Jardin du Luxembourg.

 

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Le grand mur emmitouflé de feuilles de l'Hôtel de Sully, dans le quartier du Marais.

 

Dans ce jardin, situé entre corps de logis et orangerie, l'automne invente un monde à la fois grandiose et propice à la rêverie. On aperçoit, à l'extrémité gauche de l'image, une petite porte qui permet d'accéder à la Place des Vosges.

 

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Sur la pierre gorgée d'Histoire, les feuilles déferlent avec voracité.

 

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Des sucres parfumés, des encres chatoyantes, les pigments d'automne dans toute leur splendeur... (Atmosphères d'automne).

 

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Précieuse

 

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Mystique

 

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Jungle de Novembre

 

 

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Luges à lutins...

 

Saturées en anthocyanines (de somptueux pigments rouges, pourpres, écarlates), les feuilles voltigent doucement avant d'échouer sur le sol et d'être chevauchées par le Petit Peuple.

 

 

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En robe de framboise, de mûre ou de cassis...

 

 

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Petites flammes enfiévrées

Qui forment rondes sur les prés

Cercles filants sur le bitume

Mues de serpent et noeuds de brume...

 

 

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Lignes de vie...

 

 

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Un nid se dévoile dans les feuilles papillons...

 

 

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Les feuilles revêtent leurs plus beaux atours avant de connaître une mort grandiose.

 

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Les arbres à feuilles caduques glissent dans le sommeil mais avant d'affronter l'hiver, ils se dénudent magnifiquement.

 

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Saison féconde et luxuriante, l'automne engendre des fruits qui ressemblent à des bonbons suspendus.

 

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Des gourmandises aux couleurs sublimes... de célèbres petites fraises qui titillent nos souvenirs d'enfance, peut-être...

 

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Le généreux plaqueminier (Diospyros kaki) de la famille des Ébénacées, dans le verger du Luxembourg.

 

Les kakis, très appréciés au Japon et en Chine mais pas seulement, sont riches en vitamine C et en substances qui favorisent la prévention contre les maladies cardiovasculaires.

 

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Magnificence

 

J'ai suivi le rire du vent

Mêlé de lumière et d'arômes

Au coeur d'un étrange royaume

Où sombrent les enchantements...

 

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Une palette mordorée

 

 

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De lumière et de sang...

 

 

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Une feuille rousse pour toi

Une feuille rouge pour moi

Une feuille orange et dorée

Pour y écrire nos secrets...

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #brunehaut, #chateau, #etang, #moulin, #reine

 

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Ce bel édifice néogothique se dresse dans la forêt domaniale de Chantilly, face à l'étang de la Loge, près de la commune de Coye-la-Forêt. Au XIIIe siècle, les moines convers de l'abbaye de Châalis ont aménagé quatre étangs dans la vallée de la Thève, les étangs de Commelles.

 

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On chemine vers ces vastes plans d'eau depuis la gare d'Orry la Ville/Coye-la-Forêt, située dans le département de l'Oise, à environ 35 km au nord de Paris. Accessible par la ligne D du RER et par le réseau TER Picardie, elle est appréciée par de nombreux randonneurs.

 

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De belles portes et des fenêtres en ogive, des tourelles crénelées, une atmosphère de conte de fées... le château témoigne d'une inspiration romantique et de la vogue de l'époque pour le néogothique d'origine anglaise.

 

 

Histoire du Château

 

En 1293, Pierre de Chambly, le seigneur de Viarmes, acheta à l'abbaye de la Victoire les bois et les étangs de Chantilly et fit construire un logis, flanqué de quatre tourelles, au bord de l'eau.

En 1406, ses héritiers cédèrent au duc Louis d'Orléans, le frère du roi Charles VI, le bâtiment, les viviers à poissons créés par les moines et le bois environnant. Le duc transmit l'ensemble aux Célestins de Paris. En 1412, l'abbaye de Royaumont fit l'acquisition du domaine et la « Loge » fut agrémentée d'un moulin.

 

En 1658, Toussaint Roze, marquis de Coye et secrétaire du cabinet de Louis XIV, devint le propriétaire des lieux. Quand il mourut, en 1701, sa fille vendit l'ensemble au Prince Henri-Jules de Bourbon-Condé.

 

En 1788, Mandrou de Villeneuve, « manufacturier établi à Coye » acheta la « Loge de Viarmes » pour y installer un moulin à papier.

 

Après une période chaotique, le domaine fut racheté en 1823 par le duc Louis VI Henri de Bourbon-Condé, dernier prince de Condé. Il sollicita l'architecte Victor Dubois pour transformer l'ancien moulin en un petit château d'inspiration médiévale, destiné à devenir une halte de chasse.

 

N'ayant pas d'héritiers, il transmit ses biens, en 1830, à son filleul, le duc d'Aumale, fils du roi Louis-Philippe. En 1897, le domaine fut légué à l'Institut de France.

 

Au fil des siècles, le bâtiment et ses dépendances changèrent plusieurs fois de fonction et d'aspect: moulin de tanneur en 1426, (on y lavait les peaux et on y travaillait les cuirs) moulin à fouler le drap, à foulon ou à maillets en 1533, moulin à blé en 1765, manufacture de papier en 1787.

 

A partir de 1825, Victor Dubois détruisit les constructions annexes pour créer une fantaisie néogothique inspirée par le séjour du duc de Bourbon en Angleterre pendant la Révolution. L'élégant rendez-vous de chasse devint incontournable pour la bonne société.

 

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Le nom attribué à ce « castel de fantaisie » se réfère à la mère du roi Saint-Louis, la reine Blanche de Castille, mais il semble qu'elle n'y ait jamais séjourné.

 

Le balcon sculpté est soutenu par des consoles en forme d'animaux fantastiques.

 

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Trois statues de chevaliers ont été sculptées par Messieurs Boichard et Thierry et placées sur la façade en 1828.

 

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Les aménagements intérieurs:

 

Le château, qui ne se visite pas, se compose de deux pièces voûtées sur croisées d'ogives: un salon au rez-de-chaussée et une salle à manger au premier étage. En 1826, les murs ont été recouverts de tissus irlandais de couleur verte.

 

Une cheminée sculptée accueille les privilégiés dont nous aimerions beaucoup faire partie... Le décor est riche, de style gothique flamboyant, et le mobilier raffiné. Les fauteuils et les chaises ont de magnifiques dossiers sculptés qui ressemblent à « des stalles de cathédrale ». Une grande table de chêne, aux pieds voûtés en ogives, trône au milieu de la pièce.

 

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Le lieu est magnifique. Nous l'avons découvert par une belle journée ensoleillée mais je suis impatiente d'y revenir un jour de brume et de ressentir son atmosphère ensorcelante et mélancolique.

 

Alors que nous savourions des sucreries face à l'étang, j'ai entendu le vent, l'espace d'un moment, chuchoter au creux de mon oreille. Il y versait un langage doux et sibyllin, mêlé des murmures de l'eau. Je me suis interrogée... l'esprit plus ouvert encore, entendrais-je la voix d'un être féerique?

 

Le royaume aquatique de la Reine Blanche

 

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Même s'il apparaît vraisemblable que Blanche de Castille n'ait pas vécu dans le château, son empreinte « matriarcale » se dessine, de manière poétique, dans le paysage et le nom de cette reine drapée dans l'Histoire éveille un désir de mystère.

 

Dans ce monde de lumière, de chatoiements et de plantes aquatiques, on peut s'attendre à voir surgir la Nisse, croquemitaine des eaux, prête à happer l'imprudent et à l'entraîner sous les herbes profondes et les tourbillons mystérieux.

 

On rêve aussi de chasses sauvages dans un ciel de tempête, d'antiques voies sacrées, d'un réseau étoilé de routes légendaires qui s'enfoncent dans la vieille forêt de Chantilly, de biches et de cerfs blancs traversant les anciens mondes celtiques...

 

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  Racines mystérieuses...

 

Au XVe siècle, d'après un plan issu des archives du château de Chantilly, l'étang de la Loge se nichait entre deux larges chaussées où se dressaient des moulins: « la Loge Chapron en amont » et « la Loge de Viarmes en aval ». Au-delà de la Loge de Viarmes se situe l'étang de la Troublerie, lieu propice aux superstitions. Il abordait jadis le « chemin ferré de Saint-Martin » (actuelle Chaussée Brunehaut) qui « desservait Coye ».

 

Saint-Martin était le patron du royaume mérovingien et le protecteur du peuple franc. Il est particulièrement fêté, le 11 Novembre, dans le Nord de la France où son culte populaire révèle une longue tradition de partage de vêtements et de nourriture. Des rituels magiques, des coutumes pittoresques et des processions nocturnes aux flambeaux lui sont associés. A cette occasion, les enfants et les adultes fabriquent des lanternes fantastiques avec des courges, des betteraves, des potirons ou des pommes de terre qu'ils creusent et éclairent grâce à des petites bougies. A l'équinoxe d'automne, à la période de Samain/Halloween, au début du cycle hivernal, les célébrations de la Saint-Martin marquent leur empreinte dans le paysage. Des silhouettes fantastiques empruntent les fameux « chemins ferrés », à la frontière de la réalité et du conte...

 

Brunehilde ou Brunehaut (547-613) était une princesse wisigothe qui épousa Sigebert 1er, le roi des Francs en Austrasie. Elle apparut comme l'instigatrice d'une sorte de « vendetta » ou faide opposant Sigebert à son frère Chilpéric.

 

La faide (fehde en allemand), en vigueur dans les anciennes sociétés germaniques, consistait à exercer une vengeance de nature « privée » sur un individu reconnu coupable par un tribunal public.

 

Les livres d'histoire ont immortalisé les luttes fratricides et les intrigues de Brunehaut et de Frédégonde, l'épouse de Chilpéric.

 

Assassinée dans de terribles conditions, Brunehaut est considérée comme une reine damnée. Ses soldats la livrèrent à Clotaire II, l'unificateur du royaume Franc, fils de Frédégonde et de Chilpéric. Pendant trois jours, Brunehaut fut soumise aux brimades des hommes de troupe et finalement attachée par les cheveux à la queue d'un cheval.

 

D'après la légende, une pierre géante en grès fut édifiée, en guise de tombeau, pour son corps déchiqueté, là où s'arrêta la course endiablée du cheval. Cette Pierre Brunehaut se dresse en Belgique, près de Hollain, à la croisée de « six chemins ».

 

L'expression « Chaussée Brunehaut » évoque, depuis l'époque médiévale, un ensemble de routes mystérieuses qui auraient relié, suivant un tracé rectiligne, certaines cités de la Gaule. Ces routes énigmatiques ont suscité de nombreuses spéculations et controverses.

 

Les Chaussées Brunehaut sont-elles d'anciennes pistes néolithiques, des voies gauloises empruntées et restaurées par les Romains, des réseaux d'énergie tellurique révélés par un puissant archidruide, des routes tracées par le corps supplicié de Brunehaut ou d'autres légendaires chemins?

 

D'après d'anciennes inscriptions retrouvées sur des stèles ou des colonnes commémoratives, elles seraient des voies construites par les Romains et restaurées par l'infortunée Brunehaut.

 

Le château de la reine Blanche se love en terre de légendes, à l'instar du moulin qui contemplait autrefois l'étang de la Loge.

 

Au fil des époques, l'énergie générée par les moulins a permis aux hommes de moudre le grain, d'obtenir de l'huile, de broyer l'écorce des arbres riches en tanin (châtaignier, chêne) afin d'assurer la conservation des cuirs, de fouler les draps, de travailler le lin, la pâte à papier, de râper le tabac, de scier les troncs d'arbres, de forger le métal, de produire de l'électricité... Indispensables pendant des siècles, les moulins sont associés à une riche symbolique, celle des eaux fécondantes, de la roue et des forces matricielles. Au carrefour de l'eau et du vent, il évoque la régénération du temps, le cycle des saisons, la mort et la renaissance...

 

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Sources et bibliographie

 

Ma thèse d'Histoire de l'Art à l'Université Michel de Montaigne (Bordeaux III).

 

Le Château de la Reine Blanche, une étude de Raoul de Broglie, conservateur-adjoint du Musée de Chantilly. APSOM/HR Mars 2009.

 

Nicolas BERGIER: Histoire des grands chemins de l'Empire Romain. 1736.

 

Louis GRAVES: Notice archéologique sur le département de l'Oise. 1839.

 

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #fleurs, #lieu, #roses, #sarcelles, #ville

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C'est une promenade aux couleurs de l'amitié que je vous propose aujourd'hui. J'ai sillonné avec CHRIS, (du blog  Au fil des jours et des menus plaisirs), les chemins inattendus de Sarcelles, cité emblématique du Val d'Oise et de la banlieue nord parisienne.

 

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Je te remercie, Chris, pour les moments de joie et de complicité que nous avons partagés. Ils sont aussi lumineux que ces fleurs.

 

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Amis lecteurs, je vous invite à découvrir les balades intimistes de CHRIS dans Paris, ses escapades en Île de France et ses décorations fort réussies mais vous la connaissez peut-être déjà...

 

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Si vous vous demandez ce que Sarcelles offre en matière de verdure et de patrimoine, mon article vous surprendra sûrement. En dépit de sa réputation négative, le lieu est loin d'être inhospitalier et recèle, dans sa partie la plus ancienne, de véritables petits trésors.

 

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Sarcelles est mon « chez moi » depuis plus de dix ans mais Paris est mon royaume de rêves et une terre infinie d'exploration. Osciller entre les deux nourrit mon inspiration...

 

Autrefois, Sarcelles était nichée dans la campagne, au coeur d'un territoire luxuriant, constitué de vignes, de champs, de cultures potagères (choux-fleurs, petits pois) et de vergers (poiriers, pommiers) dont les récoltes étaient acheminées, par voie ferrée, jusqu'à Paris. A la fin du XIXe siècle, on y construisit d'élégants pavillons mais à partir des années cinquante, l'urbanisation galopante donna naissance à de grands ensembles, destinés, de prime abord, à accueillir les rescapés de l'Hiver 54 et les français rapatriés d'Algérie.

 

Cette « nécessité immobilière » modifia sans concessions le visage des lieux. La bourgade champêtre se métamorphosa en une banlieue tentaculaire peuplée de tours immenses et un terrible mal de vivre, appelé « sarcellite », fit son apparition.

 

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(Image trouvée sur le Net)

 

Cette angoisse mortifère, soulignée avec force détails en mars 1962, naquit dans la première phase du Grand Ensemble. Au milieu des barres de béton, elle suscita une vague de troubles psychologiques et de suicides mais elle s'atténua quand les quartiers furent équipés de commerces, d'écoles, de bureaux de poste, de bibliothèques et d'espaces de loisirs.

 

Le Canard Enchaîné lui consacra sa une, le 9 février 1966 et le livre Regards et témoignages sur Sarcelles de Claude Mezrahi, publié en 1986, en décrivit les différentes manifestations.

 

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Le ciel au crépuscule, contemplé depuis ma fenêtre, au coeur du Grand Ensemble.

 

Sarcelles est l'union de deux entités: le vieux Sarcelles, dit Sarcelles Village et la ville nouvelle, appelée Sarcelles Lochères.

 

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Sarcelles Village

 

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Sarcelles Lochères fut le premier exemple de « ville neuve », érigée entre 1955 et 1970 à l'initiative de François Bloch-Lainé, président de la Société immobilière de la Caisse des Dépôts et Consignations (SCIC). Il confia la réalisation du projet aux architectes Jacques-Henri Labourdette (1915-2003) et Roger Boileau.

 

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Les immeubles de Jacques-Henri Labourdette ont été conçus pour s'adapter aux contraintes d'une ville très dense. Leur écriture architecturale est fondée sur les exigences du rationalisme constructif. Baies vitrées, panneaux de pierre et bandeaux de béton rythment les plus grands bâtiments qui abritent aussi bien des logements que des bureaux et des activités libérales.

 

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Labourdette est connu pour avoir édifié, en 1960, avec Édouard Albert, la Tour Albert, premier gratte-ciel de Paris. Sa hauteur de 61 mètres suscita une âpre controverse mais son ossature tubulaire en acier était si novatrice pour l'époque que le bâtiment est considéré, aujourd'hui encore, comme un exemple de modernisme.

 

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La Tour Albert, 33, rue Croulebarbe, photographiée par Jacques Mossot pour Structurae (Base de données internationale du patrimoine du génie civil).

 

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Les « Labourdettes » érigées sur le Cours Belsunce, à Marseille, entre 1960 et 1962. Ces trois tours ont obtenu le label « Patrimoine XXe siècle ». (La photo est de Xavier de Jauréguiberry pour Djibnet.)

 

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J'habite à l'ombre des « Labourdettes » de Sarcelles, dans un immeuble de quatre étages. Comme vous pouvez le constater, la Nature a retrouvé une place importante dans la ville.

 

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Depuis plusieurs années, des espaces verdoyants, des massifs de fleurs et des arbres vigoureux, qui s'élancent plus haut que certains immeubles, ont adouci l'hydre de béton.

 

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Sous l'orage, une inquiétante et fascinante poésie...

 

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Le paysage s'est considérablement modifié par rapport à l'époque du « tout béton », comme en témoignent ces séductrices photographiées au pied de mon habitation.

 

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Quand je longe ces « espaces de respiration » émaillés de roses voluptueuses, je songe aux premiers temps de la ville moderne, à la grisaille omniprésente et je me dis que les lieux ont bien changé.

 

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Que serions-nous sans ces beautés opulentes, caressées par les larmes du ciel?

 

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Le patrimoine vert de Sarcelles constitue près de 25% du territoire de la commune (source Mairie) et chaque petite place est agrémentée de compositions florales.

 

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Cette réécriture végétale et colorée de l'espace urbain est particulièrement appréciée par les riverains.

 

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Mon arrêt de bus

 

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Rubdbeckias couleur de soleil, pensées et pétunias composent une palette de soie et de lumière.

 

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Devant la gare...

 

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Un petit coin de prairie découvert en cheminant vers Sarcelles Village qui a préservé son authenticité, parmi les squares verdoyants et les monuments classés, à l'instar de l'église et de l'Hôtel de Ville.

 

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Ancienne Place de la Mairie, la Place de la Libération se dresse à l'emplacement de l'ancien cimetière (1730).

 

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Ce bel espace ombragé, orné de roses, honore la mémoire du docteur Marius Galvani (1844-1920).

 

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Le nom de ce médecin au grand coeur est indissociable du combat contre le choléra.

 

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Marius Galvani naquit à Zante, une île d'Ionie, le 20 novembre 1844. Pendant la guerre de 1870, il s'engagea dans les ambulances volantes des armées de terre et de mer. Diplômé de médecine à Paris en 1874, il s'établit à Sarcelles, en 1875, et devint conseiller municipal. Pendant l'épidémie de choléra de 1892, il soigna sans relâche les malades sarcellois et reçut la Légion d'honneur.

 

Le monument fut érigé grâce à des fonds collectés auprès des anciens malades, en 1938, et inauguré en 1946.

 

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Les lieux avant l'aménagement du square. De récentes campagnes de fouille ont révélé qu'il s'agissait du premier établissement humain à Sarcelles.

 

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Quelques pas nous conduisent au square d'Hattersheim, un lieu ravissant qui célèbre le jumelage de la ville d'Hattersheim, en Allemagne, avec Sarcelles, le 14 juin 1987.

 

Bien que située dans une zone fortement industrialisée, Hattersheim s'est épanouie au bord de l'eau, sur les rives du Main. Elle est appelée « la ville des roses » car, dès la fin du XIXe siècle, des horticulteurs se spécialisèrent dans la culture et l'exportation de roses coupées. En 1997, une somptueuse roseraie y fut inaugurée. On y contemple aujourd'hui plusieurs centaines de variétés de roses, une pyramide ornementale géante, des bassins parsemés de roses aquatiques... On y donne, sous les frondaisons parfumées, des « Concerts de Sérénades ».

 

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La roseraie d'Hattersheim. (Image trouvée sur le net).

 

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Rose d'Hattersheim

 

En attendant de consacrer un article à la reine des fleurs, je veux offrir celle-ci à une délicieuse poétesse, Corinne (Cronin), qui signe d'une rose ses vers exquis et ses missives d'amitié.

 

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Nous sommes accueillis par une allégorie de l'abondance, gracieuse incarnation de l'esprit des vignes qui couvraient autrefois la campagne sarcelloise.

 

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Un peu floue sous un rideau de pluie...

 

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Dans sa grâce juvénile, cette vendangeuse au visage poupin rayonne, telle une nymphe des fleurs.

 

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A ses pieds, jaillit un tapis de verdure et de fleurs colorées, tableau chamarré où les couleurs chaudes s'entremêlent...

 

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Elle se dresse à côté du manoir de Miraville (l'actuel hôtel de ville) et regarde en direction de l'église du village.

 

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Le manoir de Miraville fut construit en 1885 par Frédéric Aylé, un collectionneur d'objets d'art strasbourgeois, qui devint maire de Sarcelles, de 1878 à 1881 et de 1884 à 1896. Je vous ferai visiter ce remarquable bâtiment dans un prochain article.

 

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L'église Saint-Pierre et Saint-Paul, dont le porche Renaissance fut construit par le célèbre architecte et sculpteur Jean Bullant(1515-1578). J'ai prévu de lui consacrer un article dans quelques temps.

 

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Je suis ravie de vous avoir montré différents visages de Sarcelles qui, avant d'être « la zone » est un lieu de vie et une ville chargée d'histoire.

 

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Je remercie CHRIS de sa visite. J'ai savouré chaque moment de notre promenade estivale, si éloignée des persiflages, des regards condescendants et des phrases du genre: « ah, vous habitez LE Sarcelles »...

 

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Avec l'arrivée du Tram dans les prochains mois, Sarcelles se métamorphose encore. Nombre de quartiers seront désenclavés mais trottoirs et routes ont déjà pris un sacré coup de neuf.

 

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Essais du tram photographiés en août 2012.

 

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Avant que le froid de l'automne les fasse glisser dans le sommeil hivernal, je vous offre des fleurs de Sarcelles, sans oublier quelques vues représentatives de mon « univers ».

 

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #jardin, #plantes, #potager, #rose, #saint, #Saint-Jean de Beauregard, #terre

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Je vous invite à découvrir, dans la luxuriante campagne de l'Essonne, la Fête des plantes vivaces de Saint-Jean de Beauregard. Cet événement dédié aux amoureux des jardins s'est déroulé, du 21 au 23 septembre 2012, autour d'un élégant château, niché dans l'ancienne province du Hurepoix. Le prochain rendez-vous aura lieu les 12, 13 et14 avril 2013.

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Je remercie Isa-Marie, du blog Grelinettes et Cassolettes, pour les invitations dont nous avons si joliment bénéficié.

Si vous ne connaissez pas déjà Isa-Marie, vous pouvez lui rendre visite en cliquant sur ce lien. Son blog est un petit bijou de gourmandise et de créativité culinaire. Elle ouvre avec poésie les portes de sa bibliothèque et ses recettes sont toujours magnifiquement présentées...

A l'occasion de cette nouvelle fête des jardins, elle propose de gagner des entrées alors si vous souhaitez connaître les modalités du jeu, il vous suffit de cliquer ici. Il reste encore quelques jours pour participer.

 

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Le château de Saint-Jean de Beauregard fut majoritairement construit entre 1610 et 1760. Il domine un parc magnifique, composé d'un jardin à la française, d'un jardin à l'anglaise et d'un potager remarquable, classé Monument Historique.


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(Photographie trouvée sur le site Jardins de France.)

Le potager du XVIIe siècle, clos de murs, est conçu sur le modèle d'un potager médiéval. Il se compose de quatre grands carrés délimités par des allées bordées de fleurs qui symbolisent les fleuves du Paradis. Ces allées convergent vers un bassin central, représentation de la Source de Vie.

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(Jardins de France)

Ce lieu remarquable fut recréé en 1984 par Muriel de Curel qui s'inspira du Potager du Roi à Versailles, élaboré en 1678 par La Quintinie. On y découvre, au gré des saisons, des fleurs luxuriantes, une collection d'arbres fruitiers taillés en espalier ou en palmette, de nombreuses variétés de pommes et de poires, des serres à raisin et une chambre de conservation des précieuses grappes.

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(Tourisme-essonne.com)

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Une douce pénombre règne dans la chambre de conservation des raisins. Les murs sont tapissés de meubles de bois qui accueillent des fioles remplies d'eau. Dans chacune d'elles, on plonge le sarment d'une grappe et on cautérise l'autre côté de la tige avec une pointe de cire. L'eau reste saine grâce à un petit morceau de charbon de bois et le raisin se conserve ainsi jusqu'à Noël.

Ce procédé fut inventé en 1848 à Thomery, en Seine-et-Marne, où l'on produit, depuis des siècles, un succulent chasselas doré.

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Le chasselas de Thomery


Rose Charmeux (1819-1899) mit au point ce mode de conservation des grappes de raisin, après leur cueillette, dans des petites bouteilles remplies d'eau. Le procédé, fort ingénieux, fut breveté en 1877. Il permet de maintenir la fraîcheur du raisin jusqu'aux fêtes de Noël et parfois même jusqu'à Pâques.

 

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Le potager est bordé par un saut-de-loup, fossé qui assure la limite du jardin en s'intégrant parfaitement dans le paysage. Les lieux se composent, autour du bassin central, de quatre carrés eux-mêmes divisés en quatre par des allées fleuries. On y trouve une collection de légumes rares, des plantes médicinales et de savoureuses cucurbitacées comme la Courge Galeuse d'Eysines.

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(graines-bocquet.fr)

 

Cette variété de courge, appelée aussi « potiron ou giraumon brodé galeux », est originaire d'Eysines, près de Bordeaux. Elle est reconnaissable aux gales sèches liégeuses qui parsèment sa peau rosée. Sa chair orangée, délicieusement sucrée, a des saveurs très fines. Vous pouvez lire ici l'article qu'Isa-Marie lui a consacré.

Outre les crosnes, les vitelottes à la peau bleue, les insolites petits pois carrés etc, voici l'épinard fraise (chenopodium capitatum), un légume-fruit que j'adorerais planter dans mon jardin si j'en avais un!

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Cette plante insolite, originaire d'Asie, produit des petites baies rouges, juteuses et acidulées, qui ressemblent à des fraises et dont le goût rappelle celui de la betterave. Les feuilles ont une saveur de noisette. Elles se dégustent cuites ou en salade.

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A l'instar de cet iris délicat, les fleurs sont suzeraines dans le potager.

 

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L'envoûtante rose de Noël ou hellébore noir.

 

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Les clématites « beautiful bride » et leurs atours de dames blanches.


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Rêveuse...


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Le château connut de nombreuses transformations au cours des siècles mais il a conservé son corps de logis central et ses pavillons de style Louis XIII, son bel appareil de grès, ses élégantes toitures et ses hautes souches de cheminées.


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Le domaine fut restauré aux alentours de 1880 par le comte de Caraman, ancêtre des actuels propriétaires.


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A l'extrémité des communs se dresse un remarquable pigeonnier construit en 1680, un des plus grands d'Île de France.

 

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Cet édifice imposant, classé Monument Historique depuis 1993, est tapissé de 4500 boulins, espaces aménagés pour accueillir des couples de pigeons.


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Le potager fournissait de la viande, des oeufs et de la colombine, excrément utilisé comme engrais dans le potager.


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Doté d'une impressionnante charpente et d'une double échelle pivotante, de douze mètres de hauteur, il apparaît comme une vigie dans le paysage et un élément représentatif de l'art de vivre dans les demeures aristocratiques du XVIIe siècle.

 

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Sous les grands arbres crépitants, la pluie suscite une atmosphère propice à des flâneries imaginaires.


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Mais qui suis-je?


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Une gourmandise végétale qui ressemble à un petit bijou: le Physalis, originaire des Amériques et appartenant à la famille des Solanacées.

 

De très nombreuses plantes, dites de « sorcières » et composant des herbiers vénéneux, sont issues de cette fascinante famille. Les Solanacées regroupent des espèces alimentaires comme la pomme de terre, la tomate ou l'aubergine, des espèces ornementales comme le pétunia et des espèces riches en alcaloïdes, utilisées et redoutées pour leurs effets psychotropes, comme la mythique mandragore, la ténébreuse morelle, la pomme épineuse (datura stramonium) appelée aussi tabac du Diable, la très dangereuse belladone ou encore le tabac...

 

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Les noms du physalis témoignent de la variété de ses espèces (une centaine environ): Amour en cage, pomme d'amour, lanterne chinoise, lanterne japonaise, lanterne vénitienne, coquerelle, coqueret du Pérou, groseille du Cap, mirabelle de Corse, herbe à cloques, herbe aux lanternes, cerise de terre, cerise d'Hiver, cerise des Juifs...

 

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Certaines espèces sont toxiques mais d'autres sont gorgées de bienfaits et appréciées tout autant pour leur beauté que pour leurs baies comestibles. Les connaisseurs auront plaisir à déguster ce délicieux petit fruit nature, en confiture, en gelée, en tarte, avec du gibier ou à l'accommoder avec du chocolat fondu...

 

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Une baie qui ressemble à une grosse cerise ou à une petite tomate, riche en vitamines C, A et B et fort appréciée dans la pharmacopée traditionnelle pour ses propriétés fébrifuges, anti-rhumatismales, rafraîchissantes, diurétiques et laxatives... Les tribus amérindiennes consommaient ces fruits d'or et les offraient à leurs divinités lors de certains changements de lune.

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Dame Nature, une artiste magnifiquement inspirée...

 

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L'amour en cage: une sculpture de chocolat en forme de physalis, dentelle voluptueuse et chic qui laisse entrevoir une perle rouge comme la passion...

 

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Dans l'écrin de l'automne, des collections de plantes rares, des fleurs luxuriantes et des ornements pour le jardin sont rassemblés.


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J'ai eu un coup de coeur pour les gracieuses terres cuites d'Une Maison en Toscane.  Image43  

Depuis 2005, Une Maison en Toscane propose une sélection très élégante de terres cuites réalisées à la main, d'après des techniques de fabrication transmises de génération en génération. Je ne suis pas sponsorisée pour écrire à leur sujet. Je ne fais qu'exprimer mon admiration pour un savoir-faire qui a traversé le temps.


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Ces terracotta sont originaires d'Impruneta, une petite ville entourée de collines boisées, située dans la région du Chianti, près de Florence. Elles sont façonnées à la main à partir d'une argile bleue appelée « terra turchina ». Grâce à cette argile riche en oxyde de fer, en sulfate de cuivre et en sels de carbonate de calcium, la terracotta résiste au gel et aux intempéries. Ses délicates couleurs s'étendent du rose à l'orangé et se patinent fort joliment avec le temps.


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La technique de la terracotta naquit au Moyen-âge, entre Sienne et Florence, et s'imposa dans le décor des églises et des palais de Toscane à la Renaissance.


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D'après l'artiste florentin Lorenzo Ghiberti (1378 ou 1381-1455), « l'argile est mère de tous les arts ».

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Ce bas-relief en terracotta vernie, attribué à Donatello (vers 1386-1466), représente la Création d'Ève.Il est conservé au musée de l'Oeuvre du Dôme de Florence.

La terre cuite d'Impruneta fut utilisée pour la réalisation du Dôme de la Cathédrale de Florence. Cette coupole, oeuvre de l'architecte Filippo Brunelleschi (1377-1446), est une merveille de solidité, de légèreté et de plasticité.

 

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(Carte postale)


Les terracotta d'Une Maison en Toscane offrent les remarquables propriétés physico-chimiques des terres cuites d'Impruneta.

 

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L'Homme Vert, le Feuillu ou Green Man, figure hybride représentée, depuis l'Antiquité, sur de nombreux monuments. Il est formé d'un visage humain, encerclé ou tissé de feuillages. Il expire parfois des branches verdoyantes et peut arborer des cornes de fécondité ou des noeuds de serpent.


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Réminiscence d'une très ancienne divinité de la forêt, il est le maître des cycles de la Nature et le gardien des mythes et des légendes...


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Au Printemps et à l'Automne, la Fête des Plantes Vivaces de Saint-Jean de Beauregard constitue un rendez-vous horticole de première importance. On chemine parmi les fleurs et les arbustes luxuriants, le regard happé par les ornements indispensables à l'embellissement d'un jardin.

 

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Un banc secret où le temps ralentit sa course, dans le doux murmure de la pluie...


Image63.jpgDe mystérieuses cucurbitacées...

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Je vous laisse admirer le stand de Grelinette et Cassolettes et imaginer une myriade de recettes avec la chair goûteuse de ces « créatures » végétales.


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Avant de clore le premier chapitre de cette promenade, je ne résiste pas au plaisir de vous offrir un bouquet de couleurs et de parfums.


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Le Rudbeckia automn glory, épanoui de début août à la fin octobre. De séduisantes fleurs solaires qui résistent vaillamment aux premiers froids, aux parasites et aux maladies.


Image71.jpg Un bassin romantique orné de dahlias.

Le dahlia est originaire d'Amérique Centrale et plus exactement des hauts plateaux du Mexique et du Guatemala. Il en existe plus de 40000 variétés, de formes et de tailles très diverses.

Image72.jpg Il était cultivé par les Mayas et les Aztèques qui le nommaient «acocotli», c'est à dire «canne à eau».


Image73.jpg Les roses d'automne composent une palette nacrée, à l'éclat d'aurore et de vermeil.

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Merveilleuse, fragile et perlée d'eau céleste...


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Entre lune pâle et sorbet grenadine...


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…s'épanouit une belle nommée Cassandre...


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Des jupons embaumés qui chuchotent entre les feuilles malachite...


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Le baiser d'une rose, sucrerie veloutée qui s'offre sans retenue aux passionnés de nature et d'art du jardin...

 Je vous invite à découvrir, tout au long de l'année ou pendant les Fêtes des Plantes Vivaces, les charmes de Saint-Jean de Beauregard. Je vous remercie pour vos nombreux messages et votre fidélité sans faille et je vous dis « à bientôt » pour la suite de cette promenade.


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Je n'ai pas été, les jours derniers, aussi présente que je l'aurais souhaité mais j'ai beaucoup pensé à vous. A l'orée du Printemps, mes forces reviennent peu à peu, j'espère les conserver le plus longtemps possible. Je vous embrasse bien fort...


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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bassin, #certes, #domaine, #eau, #pres

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Je voudrais vous emmener sur la rive Est du Bassin d'Arcachon, dans un endroit mystérieux et magique, le Domaine de Certes-Graveyron. Juste avant de fêter 2012, cette escapade en terre girondine, aux portes de la mer, a été particulièrement ressourçante.

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Dans ce paysage magnifique, doté d'un patrimoine et d'une biodiversité exceptionnels, le ciel, la végétation et le vent s'entremêlent. Savourer l'air gorgé d'embruns et de douceur sucrée, presque printanière, fut un bonheur indicible.

Des Espaces Naturels Sensibles

Depuis 1991, le Conseil Général de la Gironde gère et valorise ces lieux choisis en raison de leur richesse historique et biologique.

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Dans les prés salés, les vaches apprécient le goût iodé de l'herbe.



Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, le marquis de Civrac, seigneur local, fit mener d'importants travaux d'endiguement et transformer les prés salés en marais salants. Constamment attaquées par les tempêtes et les fortes marées, les digues sont étroitement surveillées. Leur entretien minutieux permet de protéger les terres et favorise l'accès au Sentier du Littoral.

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Une mosaïque de prairies humides, naturellement salées. Un camaïeu de vert, d'argent et de bleu qui nous attire vers des contrées oniriques...

Historique des lieux

A l'époque médiévale, un tertre artificiel fut érigé sur le domaine de Certes afin de surveiller « la circulation maritime du bassin d'Arcachon ».

A partir de 1768, dans un paysage de prés salés, de marais côtiers et de végétation herbacée, la saliculture se développa, grâce à François Emery de Durfort, marquis de Civrac, seigneur de Lamothe, de Certes, de Comprian et baron d'Audenge. Les seigneurs locaux arboraient également un titre princier, celui de « Captal de Certes ».

Dispensé par le roi de payer l'impôt sur le sel, le marquis fit dresser de puissantes digues autour de l'île de Branne, située à proximité, et créer des marais salants, entre 1768 et 1773,  le long du domaine de Certes. Mais quand son privilège d'exonération de redevance sur le sel fut aboli, suite aux récriminations des producteurs de sel charentais, les ennuis s'accumulèrent. Il termina sa vie ruiné par les travaux pharaoniques qu'il avait engagés et par son train de vie dispendieux à la Cour, car il résidait le plus souvent au château de Versailles et dans son hôtel parisien.

Les salines tombèrent peu à peu en désuétude, au profit des prés salés originaux, mais les modifications humaines se poursuivirent.

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Les écluses croisées sur le bord du chemin en témoignent. Elles sont plus que jamais les gardiennes du niveau des eaux en fonction des marées et des variations de la météorologie. Il en existe 31, réparties sur la totalité du Domaine.


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A partir de 1843, Ernest Valeton de Boissière (1811-1894), le fils de François Valeton Boissière, un négociant en vin du Quai des Chartrons, à Bordeaux, influa sur le destin de Certes. Il fit planter des pins et creuser des bassins pour la pisciculture.

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Diplômé en 1830 de l'École Polytechnique, ce personnage atypique devint ingénieur géographe dans l'armée avant de quitter celle-ci vers 1832.

En 1818, son père avait acquis une importante partie du Domaine de Certes auprès d'un certain Guillaume Darles, pharmacien bordelais. En 1837, il acheta de nouveaux terrains au parisien Augustin Walbreck.

Dès 1843, Ernest de Boissière entreprit la transformation progressive des anciennes salines en réservoirs à poissons. Cette politique de grands travaux exprimait une vision humaniste de la société, fondée sur les théories de Charles Fourier.

Charles Fourier (1772-1937) envisageait une société composée de phalanstères, des bâtiments communautaires habités par des personnes qui décidaient de s'unir librement. Dans cette nouvelle société utopique, devaient fleurir les fermes, les potagers, les vergers et les viviers à poissons. L'Homme et la Nature pouvaient ainsi vivre en harmonie, éloignés de la notion de profit égoïste.

Grand philanthrope, Ernest de Boissière concrétisa ces théories en fondant des écoles mixtes. Il semblerait d'ailleurs que le premier collège mixte de France ait été celui d'Audenge, une commune attenante au domaine. Il traversa l'Atlantique quelques années plus tard, en des temps troublés, pour créer une communauté idéale à Silkville, au Kansas.

Le château de Certes

Un premier château fut érigé vers 1350, sur une motte féodale, pendant la Guerre de Cent Ans. Il fut détruit en 1765.

Entre 1766 et 1769, le marquis de Civrac fit édifier une demeure seigneuriale qui disparut en 1866. Ce « vieux château » se dressait sur une butte artificielle. Un moulin à eau était situé près de sa tour.

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Carte datant de 1708.



Ernest de Boissière fit raser cette construction et ériger à la place une élégante chartreuse, aux alentours de 1855. Il utilisa des matériaux issus des bâtiments démolis et notamment des modillons médiévaux.

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Après sa mort, Camille Descas, le fils de Jean Descas, un célèbre négociant en vin de Bordeaux, fit moderniser la « maison Boissière » dans le style Second Empire. Il fit ériger des tourelles et un belvédère et agrémenter la demeure d'un décor « Art Nouveau », composé de faïences et de boiseries précieuses, mais le 14 novembre 2010, l'aile sud fut détruite par un incendie.

Camille Descas et son frère Ferdinand favorisèrent l'essor de la pisciculture et de l'élevage dans les prés salés mais, après leur disparition, survint une période troublée au cours de laquelle le domaine partit en déliquescence.

Le Conservatoire de l'Espace Littoral et des Rivages Lacustres (CELRL) acquit, à partir de 1984, cette mosaïque de zones humides pour assurer leur protection.

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Le Domaine de Certes-Graveyron offre une harmonieuse variété d'oiseaux. Hérons, milans noirs, spatules blanches, aigrettes, cormorans, mouettes, goélands, bernaches, canards, oies cendrées, cygnes et bien d'autres évoluent dans ce paradis aquatique, survolant l'immensité des prés salés.

Les poissons qui entrent dans les bassins, grâce aux fortes marées du Bassin d'Arcachon servent de nourriture aux plus gourmands, ce qui explique la présence de filets sur certains viviers.

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Ce beau cygne a gentiment pris la pose au moment où nous passions.



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L'énergie sauvage des marées et la volonté humaine ont modelé ce réseau d'écluses et de canaux où se reflètent les humeurs du ciel.

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Les « bosses » sont des levées de terre qui séparent les bassins. Les eaux peu profondes y favorisent le développement des algues et des plantes aquatiques et dessinent des méandres bleu saphir.

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Au fil de notre marche, nous avons longé le joli port d'Audenge à marée basse. A l'extrémité du quai, se dresse la cabane bleue aux artistes où, de février à novembre, se déroulent des expositions. Les peintres, les sculpteurs et les écrivains y rencontrent le public dans un cadre qui se veut authentique.

 


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La mélodie graphique des pontons, un monde fascinant de force et de fragilité...



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Des écritures scintillantes qui se métamorphosent au rythme des marées...

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Le lieu est propice à de nombreuses activités: canoë kayak, randonnée, ramassage de coquillages, visite des tonnes (les cabanes de chasseurs), découverte de l'ostréiculture, balades à vélo sur les pistes cyclables autorisées (à ce propos, il est nécessaire de se renseigner dans les Offices de Tourisme d'Audenge et de Lanton).

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Les silhouettes tourmentées des cotonniers qui jalonnent le chemin.



Le baccharis ou faux cotonnier d'Amérique est une espèce invasive, dont les branches et les troncs composent en hiver une étrange forêt. Au printemps, les fruits ressemblent à de grandes aigrettes cotonneuses, répandues par le vent. En été et en automne, ses fleurs mellifères, appréciées des abeilles, donnent un miel de caractère, vendu dans les épiceries locales et bio.

Les Cotonniers de Bassalane est un roman de Michèle Perrein (1929-2010), paru en 1984 aux éditions Grasset. Ce livre, qui reçut le Prix Interallié la même année, relate la vie à la grande époque de la pisciculture.

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Nous abordons à présent la « petite plage » qui fait les délices des baigneurs, à la bonne saison.

Dans ce lieu, les cotonniers, les tamaris et les ronciers affrontent les colères du vent et servent de refuge à différents animaux.

 


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Ce monde changeant offre une palette unique de formes et de couleurs, comme si le givre de la nuit avait griffé le ciel.

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Je remercie mon amie Antoinette, son mari et sa maman de nous avoir guidés à travers ce paysage alchimique, né de la force du flux et du reflux, entre mer et marais...


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Des espèces rares et menacées vivent dans ce milieu remarquable. Une prise de conscience de leur vulnérabilité est donc indispensable.

La Cistude d'Europe (Emys orbicularis) est une petite tortue qui aime les eaux douces et saumâtres, âgée de deux millions d'années et en voie de disparition. Dotée d'une carapace sombre et un peu bombée, ornée de petits points jaunes, elle possède des pattes palmées, aux puissantes griffes, et une longue queue effilée. Elle arbore un plastron généralement jaune ou noir.

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Elle ressemble à un beau galet brillant.

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Elle aime les marais, les étangs, les lacs, les canaux et les tourbières. Elle se nourrit de végétaux (elle raffole des carottes) mais elle est aussi carnivore et nécrophage. Elle savoure des poissons, des crustacés, des amphibiens et des petits animaux morts.

Dans les haies, les roselières et les prairies humides, vivent aussi le vison d'Europe, nocturne et discret, la loutre joueuse, la genette farouche et la belette, agile, vorace et gourmande, sans oublier les ragondins, les musaraignes et les facétieux lapins sauvages.

Le lézard vert aime profiter de la chaleur sur le bord des chemins. Pendant la période nuptiale, la gorge des mâles se pare d'une somptueuse couleur turquoise.

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Les rainettes arboricoles se lovent dans les ronciers et les arbustes des haies: prunelliers, aubépines, églantiers...

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Les chauve-souris, les papillons (paon de nuit) et les insectes (capricornes, lucanes cerf-volant...) abondent dans le domaine. Des « chasses au drap », organisées périodiquement par la Société Linnéenne de Bordeaux permettent de découvrir ces fascinantes créatures nocturnes.

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La flore locale est aussi luxuriante que la faune. Roseaux, ajoncs, salicornes, fraisiers, violettes et arums sauvages, jacinthe des bois, lavande de mer, pissenlits et boutons d'or composent une symphonie colorée et parfumée qui répond, à la saison propice, aux senteurs enivrantes des aubépines et des acacias en fleur.

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La beauté des eaux saumâtres dont la gestion des niveaux doit être effectuée avec beaucoup de minutie.

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Le clocher de l'église d'Audenge, comme un phare dans le paysage...


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Une vie luxuriante palpite dans les eaux mêlées.


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Dans ce territoire, nous évoluons constamment à la lisière du conte et de la réalité. Quand les formes se troublent, quand le jour et la nuit s'interpénètrent, nos sens aiguisés s'enivrent du chant de l'eau et de la respiration de l'air.

Si vous en avez un jour l'occasion, je ne peux que vous inviter à découvrir ces merveilles, dans le plus grand respect de ce fragile écosystème, en évolution permanente, dont la préservation est une absolue priorité.


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Bibliographie

C. BOUSQUET-BRESSOLIER, F. BOUSCAU et M.-J. PAJOT: Les aménagements du Bassin d'Arcachon au XVIIIe siècle. Mémoire du laboratoire de géomorphologie de l'École Pratique des Hautes Études, n°43. Dinard éditions, 1990, 224 p.

M. HOUDART: Entre terre et mer, les 250 ans du littoral. IFREMER, mai 2003.

F. VERGER: Marais et estuaires du littoral français. Paris: Belin éditions. 333p.


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Publié le par maplumefee
Publié dans : #bordeaux, #fut, #girondins, #place, #ville


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A l'occasion des fêtes de Noël, je suis revenue à Bordeaux, ville chère à mon coeur... J'y ai vécu pendant longtemps, rencontré mon mari, tissé des amitiés indéfectibles, effectué mes études universitaires. J'aimerais vous faire découvrir cette perle d'Aquitaine, au gré de quelques promenades.

La Fontaine des Girondins trône sur la gigantesque Place des Quinconces, à l'emplacement d'un château féodal disparu, le Château Trompette. Construit entre 1894 et 1902, ce monument rend hommage aux députés girondins exécutés pendant la Terreur.


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De part et d'autre d'une colonne de 43 mètres de hauteur, surmontée par un Génie de la Liberté brisant ses fers, s'étalent deux bassins grandioses. Le premier est consacré au Triomphe de la République, le second au Triomphe de la Concorde.

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Le Triomphe de la République



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Le Triomphe de la Concorde

 

 


Une histoire mouvementée


En 1868, l'architecte Julien Guadet (1834-1908), petit-neveu du député Élie Guadet (1758-1794), conçut, pour la Place Dauphine (l'actuelle Place Gambetta), un projet de monument à la mémoire des Girondins, mais celui-ci ne vit jamais le jour.

En 1887, le Conseil Municipal de Bordeaux lança un concours pour la création d'un monument commémoratif sur les allées de Tourny. Le sculpteur Jules Jacques Labatut (1851-1935) et l'architecte Pierre Joseph Esquié (1853-1933) remportèrent le premier prix avec leur projet intitulé « Ainsi fait qui peut ». Mais ce dernier ne fut jamais réalisé et le second prix, appelé « Gloire aux vaincus », oeuvre du sculpteur Achille Dumilâtre (1844-1923) et de l'architecte Henri Deverin (1846-1921) fut sélectionné.

Le Conseil Municipal avait aussi commandé une fontaine au sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi (1834-1904) pour décorer la Place des Quinconces mais l'oeuvre, jugée trop coûteuse par les bordelais, fut achetée par la ville de Lyon et installée sur la Place des Terreaux.

A partir de 1894, les travaux de la colonne-fontaine des Girondins débutèrent sous la direction de l'architecte Victor Rich. Achille Dumilâtre en conçut la scénographie et s'entoura des sculpteurs Félix Charpentier (1858-1924) et Gustave Debrie (1842-1925).

En 1942, les 34 statues de bronze furent descellées par l'armée allemande, en vertu de la loi sur la récupération des métaux non ferreux mais on les retrouva intactes à Angers en octobre 1944. En juillet 1945, elles furent triomphalement restituées à la ville de Bordeaux avant d'être abandonnées sous le Pont d'Aquitaine. Il fallut attendre 1968 pour qu'elles jaillissent de l'oubli, grâce à un ancien réfugié espagnol.

Une association lutta auprès du maire Jacques Chaban-Delmas pour que les « Girondins » retrouvent la place qui leur était due. Sous la direction du musée d'Aquitaine, les statues ont été restaurées, dans des hangars situés sur les quais de Bordeaux.

En janvier 1983, on les réinstalla de part et d'autre de la colonne de la Liberté.

 

Le Triomphe de la République



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La République siège dans un char en forme de coquille, tiré par deux impressionnants chevaux marins. Elle brandit un sceptre et un globe et regarde en direction du Grand Théâtre de Bordeaux. Elle est accostée par deux groupes sculptés qui évoquent le Service Militaire et l'Instruction Publique.

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Les pattes palmées de ces chevaux des mers sont impressionnantes.



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Les trois chérubins évoquent le Service Militaire. L'enfant au drapeau se dresse fièrement à côté de l'enfant licteur.

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Dans la Rome antique, les licteurs constituaient l'escorte des magistrats possesseurs de l'imperium (le pouvoir légitime de contraindre et de punir).

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La Conscription fut instituée en 1798 par la loi Jourdan-Delluel mais la loi du 29 décembre 1804 qui institua le tirage au sort (chaque canton français devait fournir un quota d'hommes fixé à 30 ou 35% des effectifs) en tempéra les aspects. Ce système de « loterie » ne fut supprimé que le 21 mars 1905.

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L'Instruction Publique Obligatoire fut instituée par la loi Ferry, le 28 mars 1882 mais pendant la Révolution Française et après la Révolution de 1848, des députés tentèrent de rendre l'éducation accessible à de nombreux enfants. Fixée à l'origine entre 6 et 13 ans, l'Instruction Publique fut prolongée à 14 ans en 1936 puis à 16 ans, avec l'Ordonnance du 6 janvier 1959, promulguée par le président Charles de Gaulle. Elle est désormais appelée « Obligation Scolaire ».

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Livres et abécédaires constituent les bases d'une société éclairée.



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La République triomphante s'appuie sur le travail (représenté par un forgeron), la défense de la patrie et l'alphabétisation qui ouvre les portes de la connaissance. Dans sa main droite, elle tient une sphère qui suscite les interrogations. En effet, sur les cartes postales des années 1900/1905, la sphère était surmontée par trois petites statuettes qui représentaient la Liberté, l'Égalité et la Fraternité. Elles ont probablement été dérobées et, bien que les opinions diffèrent à ce sujet, il semblerait qu'elles aient été vendues aux enchères.

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Avec leur fougue tourbillonnante, les chevaux marins précipitent dans l'abîme trois personnages qui incarnent le mal, combattu par la République.

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Le Mensonge séducteur, le Vice aux oreilles de porc et l'Ignorance qui dissimule sa honte.



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L'homme au masque dont je vous laisse apprécier la plastique...



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La beauté graphique des corps et des lignes entremêlées...

 

 


Le Triomphe de la Concorde

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La déesse Concorde regarde en direction du Quai des Chartrons, un des hauts lieux de négoce du vin. Elle engendre, après les troubles civiques, la Réconciliation et la Fraternité, ciment de l'Abondance au coeur de la Cité.

 

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La Fraternité


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Incarnation de la Paix, la Concorde brandit un rameau d'olivier. Elle est entourée par deux groupes de trois chérubins.

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Les allégories des Arts et des Sciences



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La Sculpture, la Peinture et la Musique sont couronnées par les lauriers de la Gloire.



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L'Industrie et le Commerce



Ces ravissants chérubins célèbrent la grandeur industrielle de la France et la prospérité de la ville de Bordeaux, indissociable du commerce du vin, symbolisée par l'enfant au tonneau.

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Dotés de pattes griffues et d'une queue de dragon, ces chevaux fantastiques, réalisés par le sculpteur Gustave Debrie, annoncent un ordre nouveau.

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Le Triomphe du Bonheur, représenté par un homme, une femme et un chérubin qui chevauche un dauphin joueur.

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Au-dessus des bassins, s'élève la colonne de la Liberté, appuyée sur un socle décoré de masques et de poissons fantastiques. L'ensemble, réalisé par un certain Corgolin, dessine une promenade qui permet d'observer à loisir les foisonnantes sculptures.

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Au pied de la colonne, la ville de Bordeaux, altière, domine deux naïades souriantes, allégories de la Garonne et de la Dordogne. Les deux fleuves se rejoignent pour former l'estuaire de la Gironde.

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La ville de Bordeaux est assise entre la proue d'un navire et une corne d'abondance. Luxuriante et prospère, elle s'est développée autour de son port, poétiquement appelé « Port de la Lune » et inscrit au Patrimoine Mondial de l'Humanité, depuis le 28 juin 2007, au titre d' « ensemble urbain exceptionnel ». Célèbre depuis l'Antiquité, ce port a suscité l'essor de la ville, fondé sur le négoce international, la traite des esclaves, le commerce du vin et des matières précieuses.


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La très sensuelle Garonne...



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et la Dordogne, son pendant non moins voluptueux...

 


Image33 Le Coq Gaulois, incarnation solaire et patriotique, déploie ses ailes entre l'Histoire et l'Éloquence, qui tient un parchemin.

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L'Histoire

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L'Éloquence



Sous le coq, se dévoile une plaque en l'honneur des Girondins exécutés pendant la Terreur. Leurs statues devaient être installées sur des piédestaux, au-dessus des deux fontaines, mais leurs ébauches furent détruites par une tempête dans l'atelier d'Achille Dumilâtre. Vers le Grand Théâtre, auraient dû siéger Pierre-Victurnien Vergniaud, François Buzot, Charles Jean-Marie Barbaroux, Jacques Pierre Brissot et Jérôme Pétion de Villeneuve. Vers les Chartrons, Élie Guadet, Armand Gensonné, Jean-Antoine Grangeneuve et Jean-Baptiste Boyer-Fonfrède.

Pendant la Révolution Française, les Girondins formèrent un groupe politique appelé « la Gironde », composé de plusieurs députés originaires d'Aquitaine et opposés aux Montagnards.

Ils voulurent étendre le message de la Révolution aux peuples européens et se prononcèrent pour la guerre contre les puissances monarchiques d'Europe. A ce sujet, leur chef de file, Jacques Pierre Brissot, cristallisa le ressentiment et la haine de Maximilien de Robespierre.

Jacques Pierre Brissot, dit Brissot de Warville, naquit à Chartres le 15 janvier 1754 et fut guillotiné à Paris le 31 octobre 1793. Il fut l'une des figures majeures de la Révolution Française.

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Au soir du 14 juillet 1789, il reçut les clefs de la Bastille qui venait de tomber. Il avait créé quelques mois auparavant, un journal républicain, le Patriote français, qui parut du 10 avril 1789 au 2 juin 1793.

Le 17 juillet 1791, il rédigea la pétition pour la déchéance du roi Louis XVI et demanda la proclamation de la République. Puis il s'insurgea contre la condamnation à mort du roi (qu'il avait pourtant votée) car elle s'effectuait sans l'accord du peuple. Il fut « mis en arrestation » le 2 juin 1793, condamné à mort le 30 octobre 1793 et exécuté le lendemain.

Issu d'une famille de magistrats girondins, Élie Guadet (1758-1794) fonda, avec Arnaud Gensonné (1758-1793) et Pierre-Victurnien Vergniaud (1753-1793) le groupe des Girondins dont la renommée continue de briller, dans un lieu emblématique de la ville, malgré l'absence de leurs statues.

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Élie Guadet



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Le Génie ailé qui brandit des fers brisés et les palmes de la Victoire se veut une expression de la liberté des peuples au nom de laquelle tant de sang a coulé. D'une hauteur de 5,85 m, il échappa à la convoitise des allemands. En 2005, il fut descendu de la colonne, restauré  et remis en place pour les Journées du Patrimoine.

Pour terminer cette promenade historique d'une richesse infinie, je voudrais revenir vers les Chevaux Fantastiques qui jaillissent de l'onde, en direction des axes majeurs de la ville.

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Dans l'Antiquité, les créatures anguipèdes surgissaient des mondes chthoniens. Leurs formes serpentines évoquaient les ondes telluriques et les courants aquatiques. Médiateurs entre le monde humain et celui des divinités, ces êtres hybrides se révèlent les protecteurs des forces vives et des secrets de la ville.

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La puissance presque érotique des crinières et des croupes, heurtées par la lumière...

Le Monument aux Girondins est un lieu de mémoire, de rencontre et d'inspiration artistique. Érigé tel un phare au-dessus de l'esplanade des Quinconces, la plus vaste d'Europe avec ses 126.000 m2, il est un symbole des heures sombres et des fastes de la ville. Inscrit dans une élégante scénographie urbaine, réécrite il y a peu, il célèbre les héros d'autrefois et chacune de ses faces tisse une rose des vents tournée vers les points cardinaux de la cité.

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Publié le par maplumefee

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #2012, #amis, #bonnes, #pense, #vacances

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Chers lecteurs et amis,

 

Que cette belle enivrante, aux lèvres parfumées, vous dise combien je pense à vous!

 

Je vais me reposer, écrire au fil de mes désirs et retrouver des amis qui viennent savourer l'été à Paris.

 

Je vous remercie de votre gentillesse et de votre fidélité et vous donne rendez-vous après le 6 août.

 

Je vous souhaite un délicieux été et vous embrasse affectueusement!

 

Cendrine

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #fontaine, #monceau, #parc, #paris, #pont

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Mon blog souffle sa première bougie!

 

Voilà déjà un an que je me réjouis d'écrire sur la toile!

 

Un an de découvertes, de rencontres et de partage avec vous, mes chers lecteurs et lectrices qui m'avez tant apporté et que je remercie, du fond du coeur!

 

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Merci pour votre fidélité, votre soutien, votre gentillesse et votre sollicitude quant à mon état de santé...

 

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J'aime retrouver, au fil des jours, vos petits mots, vos billets poétiques, vos traits d'humour et vos remarques pertinentes. Tout cela fait partie de mon grimoire...

 

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Nous nous enrichissons les uns les autres et notre curiosité attise sa flamme à travers les méandres de la blogosphère.

 

J'ai décidé d'y ajouter ma pierre de touche après avoir visité, au cours de l'été 2011, une superbe exposition consacrée aux Mayas du Guatemala.

 

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C'est ainsi que « Ma Plume Fée dans Paris » a vu le jour.

 

Si vous désirez lire ou relire cet article « originel », vous pourrez le trouver ici:

Or et Sang, les civilisations d'Amérique du Sud.

 

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Et voici un florilège en images des articles de l'année écoulée.

 

La Nature y occupe une place privilégiée, balayant les préjugés qui font de notre belle capitale un ogre de noirceur et de béton.

 

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Le Musée du Quai Branly

 

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Se ressourcer parmi les fleurs à Paris

 

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Le réveil de Flore

 

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Déesse du Printemps

 

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Les exèdres des Tuileries

 

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En robes de déesses

 

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Promenade au parc Monceau

 

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Le Parc Monceau

 

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Le ciel de Paris n'est-il pas superbe à contempler?

 

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Géographie intime du Parc Monceau

 

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Le vieux platane du Parc Monceau

 

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Merci à Christophe, mon meilleur ami depuis presque 20 ans et mon mari depuis bientôt 12 ans!

 

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Les Arbres de Paris

 

Dans ce Paris intimiste, des animaux de métal et de pierre, réels ou chimériques, composent un savoureux bestiaire.

 

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Le Jardin des Grands Explorateurs

 

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Cap sur l'Observatoire de Paris

 

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De la fontaine Saint-Michel à Notre Dame de Paris

 

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La Fontaine du Gros-Caillou

 

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Le fabuleux bestiaire de la rue des Mathurins

 

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A Paris, l'exotisme nous attend souvent au détour d'une rue...

 

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 Promenade dans la rue Rembrandt(La Pagode Loo).

 

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L'insolite aussi, avec cet éléphant de verdure qui se dévoile à proximité du Parc Monceau.

 

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La Maison aux Arums

 

Le charme de Paris est également sublimé par la beauté de ses fontaines.

 

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La Fontaine de l'Observatoire

 

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La Fontaine de Mars

 

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  La Fontaine Saint-Michel

 

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Fontaine de la Concorde

 

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La Fontaine Médicis

 

 

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Les ponts sont les veines nourricières de la cité. Chaque élément qui les compose s'inscrit avec élégance et fonctionnalité dans le paysage.

 

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Les secrets du Pont-Neuf

 

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Le Pont des Arts

 

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Le Pont du Carrousel

 

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Les splendeurs du Pont Alexandre III

 

Paris est une arche où s'entrelacent les mystères du temps.

 

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La Place de la Concorde

 

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La Pyramide du Parc Monceau

 

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Flânerie dans la rue Georges Berger

 

Les âmes d'autrefois ont dessiné de fascinants visages dans la pierre.

 

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Les gourmandises de la rue Cler

 

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  Le château « Gaillard » de la Plaine Monceau

 

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L'Eglise Saint-Séverin

 

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Mascaron du Pont-Neuf

 

J'aime aussi partager avec vous mes poésies, mes impressions artistiques, vous conter des histoires de fées et des récits de folklore...

 

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Encre vénitienne

 

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Les Trésors de l'Orangerie: Chapitre II

 

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La Saint-Valentin

 

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Le Premier Avril

 

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Mystères et Traditions de Pâques

 

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Fée de Beltane

 

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La Magie de Mai

 

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La Magie d'Halloween

 

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Un bonbon ou un sort!

 

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Bienvenue dans l'année du Dragon!

 

Paris ne cesse d'attiser mon désir d'écrire. Je serai donc ravie de vous retrouver au gré de mes rêveries, de mes recherches et de mon inspiration...

 

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Les Trésors de l'Orangerie: Chapitre Un

 

Laissez-moi vous dire, une fois encore, avec une intense émotion: MERCI!

 

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Et un merci spécial à mon amie Valérie qui m'a envoyé cette carte pour souhaiter un bon anniversaire à « Ma Plume Fée dans Paris ».

 

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Bisous à toutes et à tous!

Plume4

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Publié le par maplumefee
Publié dans : #archeologique, #journees, #paris, #patrimoine, #site

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La forêt en automne, par Gustave Courbet (1819-1877).

 

Les couleurs automnales s'installent doucement dans le paysage et les Journées Européennes du Patrimoine refleurissent les 15 et 16 septembre 2012.

 

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Cette 29ème édition, placée sous le signe des « Patrimoines Cachés », nous invite à explorer des cours secrètes, des jardins archéologiques, des galeries qui serpentent sous la terre, des forteresses dans les nuages... L'évocation de ces lieux insolites titille notre curiosité.

 

Vous pouvez retrouver le programme de ces journées exceptionnelles à l'adresse suivante:

 

www.journeesdupatrimoine.culture.fr

 

Ce voyage à travers le temps se décline en six grands thèmes:

 

Le patrimoine souterrain

 

Ouvrons les portes closes et empruntons des escaliers taillés dans la roche, à la recherche d'anciennes carrières et d'habitations troglodytes.

 

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Les catacombes et les égouts de Paris nous confrontent à un monde mystérieux où la mort est scénographiée. Enfonçons-nous, dans un labyrinthe d'ossements, à plus de 20 mètres sous Paris, pour découvrir d'antiques carrières de gypse et d'immenses bancs calcaires datant du Lutécien (45 millions d'années).

 

Le patrimoine enfoui

 

La terre qui résonne sous nos pas  célèbre l'art originel et la force irrépressible de création, le sacré qui palpite, entre flammes et ténèbres, sur les parois des grottes de la Préhistoire.

 

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La Grotte Chauvet, en Ardèche. (Image trouvée sur le site du Ministère de la Culture).

 

Descendons dans des cryptes façonnées par la ferveur des Hommes et laissons nos pensées s'entrelacer avec les spires du temps.

 

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L'église souterraine d'Aubeterre sur Dronne, en Charente, la plus haute église monolithe de France.

 

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Une des pièces archéologiques conservées dans le square Georges Cain, (3e arrondissement de Paris), lieu intimiste accueillant des vestiges de l'histoire de Paris.

 

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Des jardins archéologiques aux strates renaissants des villes, le passé ravivé ou mis en scène brillamment nous promet de remarquables découvertes.

 

Vous pourrez trouver à l'adresse suivante, www.grands-sites-archeologiques.culture.fr, un florilège de sites antiques et médiévaux d'exception.

 

Le patrimoine militaire

 

Du littoral atlantique à la frontière franco-allemande, les sombres vestiges des deux guerres mondiales du XXème siècle sont toujours présents, comme un sillon de poudre et de suie dans le paysage. Mais ces constructions déchues, mémoriaux de la souffrance des peuples, sont peu à peu dévorées par le sable et l'océan. Des associations se mobilisent pour les préserver et les visiteurs sont au rendez-vous.

 

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Image trouvée sur RTL.fr.

 

Ainsi, bunkers et blockaus se voient investis d'une légitimité archéologique et bénéficient d'une attention nouvelle de la part des promeneurs et des autorités.

 

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Vue sur les bunkers du Cap Ferret. (Image trouvée sur le site cestenfrance.net.)

 

Le patrimoine en hauteur

 

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La sublime flèche de Notre-Dame de Paris.

 

Élevons notre regard vers les cimes célestes et contemplons le savoir-faire des bâtisseurs du patrimoine. La ferveur et la foi, la nécessité de se défendre, le désir de paraître et le sens de l'esthétique imprègnent ces oeuvres qui s'élancent vers l'infini.

 

Flèches de cathédrales, clochers puissants, donjons orgueilleux, balcons élégants, galeries aériennes, décors profanes et sacrés composent un fascinant théâtre suspendu, entre limbes d'azur et terre. Ces journées patrimoniales nous encouragent à prendre de l'altitude pour appréhender les trésors ciselés dans la pierre.

 

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Vue sur les tours de Notre-Dame depuis le square Viviani.

 

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La tour astrologique où officiait Cosme Ruggieri, l'astrologue fétiche de Catherine de Médicis. Accolée à la Bourse de commerce, cette colonne dorique haute de 31 mètres nous remémore les bouleversements survenus autour de l'ancienne halle aux blés, érigée sur l'emplacement du palais de la reine. La halle devint Bourse officielle de marchandises puis Bourse de commerce, en 1889.

 

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La tour de l'Hôtel des Postes, érigé de 1878 à 1886 par Julien Guadet, à proximité des Halles et réaménagé en 1930 et en 1960.

 

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Les gracieux ornements de l'Opéra Garnier qui se dorent dans la lumière du soir.

 

Cours, coulisses et curiosités

 

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Peut-être aurez-vous l'occasion de découvrir la Cour du Mûrier, ses élégantes arcades et sa fontaine octogonale, havre de romantisme situé dans l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, entre la rue Bonaparte et le Quai Malaquais.

 

Le grand mûrier de Chine fut planté par Alexandre Lenoir (1761-1839) dans la cour de l'ancien cloître du couvent des Petits-Augustins. Ce médiéviste amateur fut témoin de la destruction des tombeaux royaux de la basilique Saint-Denis, décrétée par la Convention, le 1er août 1793. Il s'employa à lutter contre le vandalisme révolutionnaire et parvint à soustraire de nombreuses oeuvres à la fureur populaire.

 

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Son portrait par Jacques-Louis David, 1815-1817.

 

En 1795, il ouvrit au public le Musée des monuments français, qu'il administra pendant une trentaine d'années.

 

Son courage et sa ténacité nous permettent de contempler aujourd'hui des vestiges fondamentaux de notre histoire.

 

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Aimer le patrimoine, c'est observer avec bonheur et respect les signes du temps qui passe. Ainsi, depuis 1885, à la Poste Centrale du Louvre, cette horloge signée Henry-Lepaute, horloger de Louis-Philippe et de Napoléon III, tisse la soie des minutes et des heures.

 

Réserves, archives et collections

 

Et n'oublions pas que le patrimoine se love au coeur des réserves des musées, sous forme de pièces exceptionnelles, trésors fragiles veillés par les restaurateurs et les conservateurs qui partagent volontiers leurs connaissances pendant ces journées si spéciales.

 

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Les amoureux de Jean-Jacques Rousseau pourront ainsi déambuler dans les rues de Paris, en compagnie de comédiens costumés, écouter des airs composés par le philosophe, assister à des mises en scène de ses textes et admirer son célèbre herbier.

 

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Jusqu'à la fin du mois de septembre, des reproductions de certaines planches seront visibles au Forum des Halles. L'herbier fut commencé en 1771 par Jean-Jacques Rousseau pour initier à la botanique Mademoiselle Delessert, la fille d’une de ses amies.

 

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Cet ouvrage remarquable est la propriété du Musée Jean-Jacques Rousseau, à Montmorency.

 

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L'herbier est visible dans son intégralité sur le site suivant : http://museejjrousseau.montmorency.fr

 

Je vous souhaite d'excellentes Journées du Patrimoine. Je ne rallumerai pas mon ordinateur avant la semaine prochaine mais je penserai bien à vous! Je vous remercie pour les nombreux messages que vous m'avez envoyés à l'occasion du premier anniversaire de mon blog. Ils m'ont beaucoup touchée...

 

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Ne manquez pas de prêter l'oreille aux chuchotements de la gargouille si vous la rencontrez...

Plume4

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